Besançon

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Besançon
Vue aérienne de la boucle du Doubs à Besançon
Vue aérienne de la boucle du Doubs à Besançon
Blason de Besançon
Blason
Besançon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté (préfecture)
Département Doubs (préfecture)
Arrondissement Besançon (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de six cantons : Besançon-Est, Besançon-Nord-Est, Besançon-Nord-Ouest, Besançon-Ouest, Besançon-Planoise, Besançon-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Besançon
Maire
Mandat
Jean-Louis Fousseret
2014-2020
Code postal 25000
Code commune 25056
Démographie
Gentilé Bisontins
Population
municipale
115 879 hab. (2011)
Densité 1 781 hab./km2
Population
aire urbaine
245 092 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 35″ N 6° 01′ 19″ E / 47.24306, 6.0219447° 14′ 35″ Nord 6° 01′ 19″ Est / 47.24306, 6.02194  
Altitude Min. 275 m – Max. 620 m
Superficie 65,05 km2
Localisation

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Liens
Site web besancon.fr

Besançon (prononcé [bə.zɑ̃.ˈsɔ̃ ]) est une commune de l'est de la France, préfecture du département du Doubs et de la région Franche-Comté, et qui fait partie de la métropole Rhin-Rhône et de l'Espace urbain Est. Elle est située sur le Doubs. Elle est également siège d’académie et de province ecclésiastique. Ses habitants sont appelés les Bisontins.

La ville compte 115 879 habitants en 2011 (population municipale stricto sensu) et se place au 32e rang des villes de France classées par population. L'agglomération du Grand Besançon regroupe 176 904 habitants[1] et l'Aire urbaine de Besançon 245 092 habitants, ce qui la place à la 42e position des plus grandes aires urbaines françaises. Sa zone d'emploi regroupe, en 2010, plus de 300 000 habitants, et sa croissance démographique est une des plus rapides parmi les zones d'emploi du Grand Est.

Établie dans un méandre du Doubs, la cité joue un rôle important dès l’époque gallo-romaine sous le nom de Vesontio. Sa géographie et son histoire spécifique ont fait d’elle tour à tour une place forte militaire, une cité de garnison, un centre politique et une capitale religieuse.

Proclamée première ville verte de France[Note 1], la capitale comtoise jouit d’une qualité de vie reconnue. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon possède un label Ville d’Art et d’Histoire depuis 1986 et ses fortifications dues à Vauban figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue générale sur la vieille ville.

Une première mention écrite de la ville est faite par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules sous le nom de Vesontio. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243. Les recherches sur l’origine de l’appellation Vesontio ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. La plus « satisfaisante » évoque la racine celtique wes- qui désignerait une montagne et que l’on retrouverait notamment dans les noms de Vésuve, Vesoul ou encore Vézelay.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis[A 1] (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparaît dans un écrit de 821[C 1], n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance

Aussi, à la Belle Époque, lorsque la ville connaît une intense activité thermale, elle est parfois appelée Besançon-les-Bains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Besançon vu par le satellite Landsat 7.
Besançon vu par le satellite Spot.

La ville de Besançon jouit d’une situation privilégiée sur l’axe structurant européen dit « Rhin-Rhône »[2], voie de communication entre mer du Nord et Méditerranée, l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. Elle est située plus précisément à la jonction de la région montagneuse d’élevage du massif du Jura et des vastes plaines cultivables fertiles franc-comtoises. La ville est placée sur le front externe du massif jurassien, dans la zone des faisceaux externes ; Besançon étant situé entre deux faisceaux, les faisceaux des Avant-Monts au nord et le faisceau bisontin au sud[3],[4],[5].

Elle se trouve dans la pointe nord-ouest du département du Doubs, dans la vallée du Doubs[5]. Elle est distante d’environ 90 kilomètres de Dijon en Bourgogne, de Lausanne en Suisse et de Belfort aux portes de l’Alsace et de l’Allemagne. Sa distance avec la capitale nationale, Paris, est de 327 kilomètres à vol d’oiseau pour un cap de 304 °[6]. Il est à remarquer également que Besançon se situe presque exactement au milieu d’un segment Lyon-Strasbourg, chacune de ces villes étant distante de 190 kilomètres environ.

Besançon fait partie de la Métropole Rhin-Rhône[7] constituée en 2004 avec les villes de Dijon, Mulhouse, Belfort et Montbéliard et associant également depuis cette date, l’agglomération trinationale de Bâle, la communauté urbaine de Le Creusot-Montceau-les-Mines, Chalon-sur-Saône et Neuchâtel. Depuis 2012, la communauté d'agglomération du Grand Besançon est également membre du Pôle métropolitain Centre Franche-Comté, dont les autres membres sont la communauté d'agglomération du Grand Dole, la communauté d'agglomération de Lons-le-Saunier, la communauté d'agglomération de Vesoul et la communauté de communes du Larmont (Pontarlier)[8].

Rose des vents Bonnay
Tallenay
Mérey-Vieilley, Vieilley Braillans Rose des vents
Châtillon-le-Duc
École-Valentin
Pirey
Pouilley-les-Vignes
Serre-les-Sapins
N Thise
Chalezeule
Montfaucon
Morre
O    BESANÇON    E
S
Franois Avanne-Aveney, Beure Fontain

Climat[modifier | modifier le code]

Besançon est soumise à une double influence climatique, océanique d’une part (précipitations importantes tant en quantité qu’en fréquence) et une forte influence continentale d’autre part avec des hivers rudes (fortes gelées, neige) et des étés chauds et secs. D’une manière générale, le climat de Besançon se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d’une saison que d’une année sur l’autre.

Tableau comparatif des données climatiques de Besançon[9]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Besançon 1 836,3 1 186,9 29 28 22
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Avec 1 108 millimètres de précipitations par an, la ville est une des plus pluvieuses du pays avec Brest (1 109 mm/an) et Biarritz (1 483 mm/an). Ces précipitations ont lieu en moyenne 141 jours par an, dont une trentaine de jours avec chutes de neige. Elle bénéficie malgré cela d’un bon ensoleillement de 1 797 heures par an, variant de 55 heures en décembre à 246 heures en août. Il gèle en moyenne 67 jours par an. Le secteur de Besançon n’est pas très venté, la vitesse du vent atteignant en moyenne 2,2 m/s, avec une seule journée par an où l’on relève des rafales d’au moins 100 km/h.

Les records de température maximale et minimale sur Besançon sont respectivement de 40,3 °C le 28 juillet 1921 et -20,7 °C le 1er janvier 1985[10]. La température moyenne annuelle est de 10,2 °C.

Relevés de la station météorologique de Besançon (normales 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,7 −0,2 2,7 5,2 9,3 12,4 14,5 14,1 10,9 7,6 2,9 0,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 5,2 7 11,4 15,2 19,5 22,8 25,3 25 20,7 16 9,5 5,7 15,3
Record de froid (°C)
date du record
−20,7
9/01/1985
−20,6
10/02/1956
−14,1
1/03/2005
−5,2
2/04/1952
−2,4
3/05/1909
2,1
2/06/1936
4,5
18/07/1970
3,4
20/08/1885
−0,1
25/09/1931
−6,1
28/10/1887
−11,3
28/11/1915
−19,3
30/12/1939
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
20/01/1918
21,7
29/02/1960
24,8
25/03/1955
29,1
27/04/1893
32,2
26/05/1892
35,2
22/06/2011
40,3
28/07/1921
38,3
12/08/2003
34,6
5/09/1949
30,1
7/10/2009
23
2/11/1899
20,8
16/12/1989
Ensoleillement (h) 75,1 95,5 142,1 176,1 206,6 230,4 244,1 232,3 175,8 132,6 72,7 53 1 836,3
Précipitations (mm) 86,3 79,7 92 94,2 114,8 101,5 90 91,9 107,2 115,7 104,4 109,2 1 186,9
Nombre de jours avec précipitations 13 12 12 11 13 11 10 10 10 12 13 13 141
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,2
−0,7
86,3
 
 
 
7
−0,2
79,7
 
 
 
11,4
2,7
92
 
 
 
15,2
5,2
94,2
 
 
 
19,5
9,3
114,8
 
 
 
22,8
12,4
101,5
 
 
 
25,3
14,5
90
 
 
 
25
14,1
91,9
 
 
 
20,7
10,9
107,2
 
 
 
16
7,6
115,7
 
 
 
9,5
2,9
104,4
 
 
 
5,7
0,4
109,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Le tramway de Besançon, place de la Révolution.

Dès l’Antiquité, Besançon était située sur la route de Rome, voie romaine reliant Rome à la mer du Nord, appelée Via Francigena[11] à partir du Moyen Âge et passant par Calais, Reims, Lausanne et Aoste.

De nos jours, les transports à Besançon, comme dans de nombreuses autres villes européennes, sont dominés par l’automobile dont le trafic augmente continuellement depuis plusieurs années. L’autoroute A 36 Beaune - Mulhouse, qui passe au nord de l’agglomération, est l’axe principal la reliant aux autres villes françaises et étrangères. Deux routes nationales, la N 57 reliant Metz et Nancy à la frontière suisse et la N 83 Lyon - Strasbourg constituent les deux autres axes principaux. Au niveau local, des efforts sont entrepris depuis plusieurs années pour décongestionner la ville avec la construction d’un contournement[12] dont le maillon nord-ouest (voie des Montboucons) a été ouvert en 2003 et le maillon sud-ouest (voie des Mercureaux) le 11 juillet 2011[13].

À Besançon, la principale alternative à la route est la voie ferrée. La ville est desservie par la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône[14] depuis le 11 décembre 2011, les rames TGV desservant majoritairement la gare de Besançon Franche-Comté TGV située en périphérie mais également la gare de Besançon-Viotte proche du centre-ville. La ligne ferroviaire reliant les deux gares est aussi empruntée par des TER assurant un service de navettes gratuites avec une fréquence d'environ toutes les heures. L'ouverture de la première branche de la LGV Rhin-Rhône, la branche Est, a permis de raccourcir notablement les temps de parcours vers Paris (2h), Lyon (1h55) et surtout Strasbourg (1h30). Par l'intermédiaire de cette ligne, Besançon bénéficie aussi de connexions directes avec entre autres Francfort-sur-le-Main, Zürich, Marseille, Montpellier ou encore Lille. Les branches ouest (entre Genlis et la LGV sud-est) et sud (entre Dole et Bourg-en-Bresse) sont en cours d’étude avec une mise en service à l'horizon 2020. La desserte ferroviaire est complétée par des lignes TER vers Belfort et Montbéliard, vers Dole et Dijon, vers Morteau et la Suisse, ainsi que vers Lons-le-Saunier et Bourg-en-Bresse. Les liaisons régionales se font depuis les gares de Besançon-Viotte et de Besançon-la Mouillère.

La desserte fluviale est marginale, Besançon étant traversée par le canal du Rhône au Rhin qui n'est emprunté que par des bateaux-mouches et des embarcations touristiques. Après plusieurs années de tergiversations et de contestation, sa mise à grand gabarit, permettant une utilisation commerciale, a été abandonnée en 1997[15], quoique sa relance refasse parfois surface[16].

Réseau de transports de l'agglomération de Besançon.

De même, la desserte aérienne est mineure, Besançon ne disposant pas d'aéroport mais seulement de deux petits aérodromes situés sur des communes voisines : l’aérodrome de Besançon-La Vèze (aérodrome d'affaires avec un service d’avion taxi sur toute l’Europe) et l’aérodrome de Besançon-Thise. Les aéroports internationaux les plus proches sont ceux de Genève, de Lyon-Saint-Exupéry et l’aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg.

Au niveau intra-urbain, les transports en commun sont assurés par le réseau de bus Ginko (exploitant : Besançon mobilités, branche de Transdev) qui dessert 19 lignes urbaines et 30 lignes périurbaines. Des efforts ont été entrepris d’un point de vue environnemental puisqu’un quart des bus roulent au gaz naturel, soit 59 véhicules. Un réseau de tramway est actuellement en service commercial et complète l'offre des bus. Les transports urbains comptent de nombreuses alternatives : la ville fut pionnière dans la création d’un secteur piétonnier dès 1974, un système de vélos en libre-service baptisé VéloCité est opérationnel depuis le 25 septembre 2007 de même qu'un système d'autopartage baptisé Auto'cité[E 1] depuis le 16 mars 2010.

Géologie[modifier | modifier le code]

La série stratigraphique du sous-sol bisontin s'étend du début du Jurassique moyen (-175 Ma) jusqu'à nos jours, cependant les strates du Crétacé et de l'ère tertiaire sont manquantes.

Une bonne partie du territoire de la commune est constituée de calcaires du Bathonien. Cette couche traverse la commune en recouvrant la partie est et sud de la forêt de Chailluz, les quartiers Palente-Orchamps-Saragosse, Battant et Planoise-Châteaufarine, les moitiés sud des quartiers Saint-Claude-Torcols et Montrapon-Montboucons, les moitiés nord des quartiers Chaprais-Cras et Butte-Grette. Le nord de la commune est constitué de calcaires de l'Aalénien supérieur et du Bajocien inférieur. Les parties sud des quartiers de Palente-Orchamps-Saragosse et de Chaprais-Cras sont constitués de dalles nacrées du Callovien inférieur ; on retrouve aussi cette roche sur des portions de falaises du mont de Brégille et à Châteaufarine. Les calcaires de l'Oxfordien et du Callovien supérieur sont présents à Châteaufarine, dans la zone industrielle de Trépillot et sur les pentes du mont de Brégille. En plusieurs endroits, se trouvent des dépôts fluviatiles non-datés recouvrant les calcaires bathoniens, notamment à Saint-Ferjeux et Planoise[17].

Le site de Besançon est traversé par un réseau de petites failles orientées parallèlement au faisceau bisontin[17]. C'est dans la région bisontine que les caractéristiques de ce faisceau sont les plus visibles. Besançon est située à la bordure nord du faisceau et une partie de la ville est placée dans un des deux synclinaux de cette structure plissée[4].

Site[modifier | modifier le code]

Carte du site de Besançon.
Article détaillé : Topographie de Besançon.

La ville de Besançon s’inscrit également dans un site géographique naturel particulièrement remarquable. En effet, la cité s’est d’abord développée dans un important méandre du Doubs de près d’un kilomètre de diamètre, prenant la forme d’une boucle presque parfaite fermée et surplombée par le mont Saint-Étienne, une section du faisceau bisontin abrupt du côté de la ville, dont la pointe est intégralement coiffée de l’imposante citadelle de Vauban. Puis la ville a débordé de ce cadre initial (d’une altitude moyenne de 250 mètres) pour s’étendre dans une cuvette entourée de sept collines dont la plupart est coiffée de forts : Chaudanne (422 m), Bregille (458 m), Saint-Étienne (371 m), la Roche d’Or (316 m), Planoise (490 m), Rosemont (466 m), Fort-Benoit (360 m). Le point culminant de la commune de 620 m est situé au fort de Chailluz (dit aussi fort de la Dame Blanche), sur la crête des Avant-Monts[5]. Cette configuration amène parfois à faire la comparaison avec le site de la ville de Rome qui est également dominée par sept collines.

Ce site particulier a donc pendant longtemps constitué un emplacement idéal de développement urbain, tant d’un point de vue stratégique et militaire (site défensif) qu’économique et commercial (débouché fluvial, forêts, agriculture et élevage).

Le centre historique, correspondant au quartier installé à l’intérieur du méandre du Doubs, dit quartier de la Boucle, et au quartier de Battant, première excroissance historique sur l’autre rive, constitue le site exclusif (ou site primitif) de développement de la ville jusqu’à la Révolution industrielle.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Besançon.
Carte des quartiers de Besançon
01 : Centre, Chapelle des buis
02 : Velotte
03 : Butte Grette
04 : Battant
05 : Chaprais Cras
06 : Bregille
07 : Saint-Ferjeux Rosemont
08 : Montrapon Montboucons
09 : Saint-Claude Torcols
10 : Palente Orchamps Saragosse
11 : Vaîte Clairs-Soleils
12 : Planoise Châteaufarine Hauts du Chazal
13 : Tilleroyes
14 : Forêt de Chailluz

Selon l’agence d'urbanisme de l’agglomération de Besançon (AudaB)[F 1], la commune est composée de quatorze grands quartiers présentant une étonnante diversité, de Velotte (2 000 habitants) aux allures de village champêtre à la vaste ZUP de Planoise (18 000 habitants) en passant par Battant, ancien quartier de vignerons:

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Plan du centre-ville de Besançon.

Le centre historique présente principalement un plan en damier tel qu’on peut le retrouver dans la plupart des cités romaines. Le cardo maximus correspondait plus ou moins à l’actuelle Grande Rue qui débouchait au nord sur l’unique pont de la ville, le « pont Battant », et au sud sur la porte Noire, un arc de triomphe. Une deuxième artère nord-sud d’importance est constituée par l’actuelle rue des Granges. L’habitat y est très dense et les rues étroites.

Au XIXe siècle, les quartiers voisins de la première couronne, tels que les Chaprais, la Butte, Viotte… connaissent un essor important. Ces quartiers présentent aujourd’hui un tissu dense d’immeubles ne dépassant pas cinq ou six étages et de zones pavillonnaires.

Après la Seconde Guerre mondiale et durant tout le baby boom, les besoins en logements sont importants : de grands ensembles sont construits le long d’un axe est-ouest, avec notamment Planoise, Montrapon, Orchamps, Palente, Clairs-Soleils. La plupart de ces quartiers connaissent à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle des opérations de démolition-reconstruction et de réhabilitation importantes.

L’essentiel de la croissance démographique au début du XXIe siècle s’effectue dans les quartiers limitrophes de la commune, les Tilleroyes, les Montboucons ou encore les Torcols, à dominante pavillonnaire.

Globalement, l’étalement urbain s’est opéré selon un axe préférentiel sud-ouest - nord-est du fait notamment du faisceau de collines créant un effet de barrière au sud. L’urbanisation s’opère sur une distance maximale nord-sud de six kilomètres environ[Note 2] tandis que de l’est à l’ouest, cette distance est quasiment double avec douze kilomètres[Note 3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Pierre de Chailluz.
Grille de fenêtre, ornement courant à Besançon.

Le centre ancien constitue un ensemble architectural homogène et dense constitué de vieux immeubles d’habitation et d’édifices publics bien préservés.

La majorité des bâtiments y sont construits en pierre de Chailluz, pierre calcaire extraite de carrières proches de Besançon et dont la particularité et de présenter deux teintes : ocre avec de grandes taches de couleur bleu-gris. Cette pierre a été imposée en 1569 afin de mettre un terme aux incendies destructeurs qui sévissaient régulièrement et détruisaient des quartiers entiers. L’habitat y est très serré, laissant néanmoins la place à une multitude d’arrière-cours et leurs somptueux escaliers à cage ouverte, une des spécificités de Besançon, dont la plus célèbre est celle de l’Hôtel de Champagney.

Une des particularités des immeubles de Besançon est également la présence de grilles arrondies en fer forgé fixées aux fenêtres des rez-de-chaussées, évoquant les « rejas » d’origine espagnole.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Selon le dernier recensement, la ville comptait en 2007 un total de 64 950 logements[G 1] dont 59 877 étaient des résidences principales, 3 937 des logements vacants, 510 logements occasionnels et 626 résidences secondaires. On trouve une large majorité de logements en immeubles collectifs qui représentent 84,8 % de l’ensemble du parc de logements tandis que la part des logements individuels s’élève à 15,2 % en 1999 : cependant, entre 1990 et 1999, le nombre de logements individuels a progressé plus vite (+30,7 %) que celui de logements collectifs (+13,9 %)[18].

Le parc des résidences principales est globalement vieillissant puisque 24,4 % de celles-ci datent d’avant 1949, 40,1 % ont été achevées entre 1949 et 1974, 19,9 % de 1975 à 1989 et enfin 15,6 % entre 1990 et 2004[19].

En ce qui concerne les logements sociaux[F 2], la ville en compte 14 598 sur un total de 55 159 résidences principales, soit une proportion de 26,5 % qui dépasse largement le seuil de 20 % exigé par la loi SRU. La localisation de ces logements sociaux est concentrée au sud-ouest de la commune (Planoise, Rosemont et Grette) avec 45,8 % de l'ensemble et à l'est (Palente, Orchamps, Clairs-Soleils) qui représente 14,2 % du parc communal.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

De nombreux projets sont en cours d'élaboration ou de finalisation dans la ville au début du XXIe siècle. Le projet de restructuration de l'« îlot Pasteur », dans le quartier de la Boucle, a été adopté en 2004 et devrait être livré en juin 2015 : il s'agit de créer un ensemble immobilier intégrant 15 000 m2 environ de surfaces commerciales et 8 400 m2 de logements et de réaménager la place Pasteur. Un autre secteur en pleine restructuration et celui concernant les friches du port fluvial et de l'usine Rhodia qui est voué à devenir un « campus culturel » : salle de concert La Rodia en 2011, la Cité des Arts et de la Culture (intégrant le nouveau conservatoire et le Fonds Régional d'Art Contemporain) dessinée par l'architecte japonais Kengo Kuma. En 2008, la mise en place d'un Transport en commun en site propre (TCSP) est adoptée, se matérialisant sous la forme d'un tramway pour une mise en service en septembre 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Classée ville d'Art et d'Histoire, la ville de Besançon possède un riche passé historique dont son patrimoine architectural est un témoin fort. Depuis la fondation d'un oppidum gaulois, la cité n'a cessé de se développer et de s'agrandir avant de devenir un centre culturel, militaire et économique de premier ordre. Tantôt germanique tantôt française, la capitale comtoise a gardé de nombreuses traces des différentes périodes de son histoire de l'Antiquité au XIXe siècle.

Devises et héraldique[modifier | modifier le code]

Utinam - Place Jean-Cornet.
Article détaillé : Blason de Besançon.
  • Utinam (« Plaise à Dieu ») : devise « officielle » de la ville[20] que l'on retrouve notamment sur la fontaine de la place Jean-Cornet, sur les frontons de l'école de Rivotte, sur l'Hôtel de ville, sur le monument aux morts.
  • Deo et caesari fidelis perpetuo (« Fidélité éternelle à Dieu et César »). Cette devise a été substituée à la précédente en 1815 mais ne fut employée que peu de temps avant que la devise Utinam soit reprise[21].
  • Le blason de la ville est constitué d'une aigle attribuée à la ville par l'empereur germanique Charles Quint en 1537 entourée de deux colonnes triomphales évoquant l'antique cité gallo-romaine Vesontio. À l'origine, l'aigle était bicéphale comme celle des Habsbourg.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Aux origines, un site idéal de peuplement : le passage de chasseurs-cueilleurs remontant à 50 000 ans, durant la période du paléolithique moyen, a été attesté.

Les fouilles menées au cours des derniers siècles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont[A 2], ces traces d'habitat étant datées de 4 000 ans avant J.-C. environ.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'oppidum gaulois de Vesontio[modifier | modifier le code]

Au IIe siècle av. J.-C., l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois (voir Celtes) qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[22]. La présence d'aménagements publics à cette époque est attestée par des campagnes de fouilles ; les plus anciens ont été découverts lors des fouilles préventives réalisées sur le site des remparts dérasés en 2001. La ville était ceinturée par un mur de berge (murus gallicus) dont des vestiges ont été mis au jour sur ce même site. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.

L'oppidum, du nom de Vesontio (en latin), était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains. Il est occupé en -59 ou peut-être même quelques années auparavant par Arioviste et ses Suèves, puis par les Éduens avant que Jules César n'en fasse à son tour la conquête en -58.

Vesontio, cité gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Jules César, impressionné par ce site stratégique qu'il décrit dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, décide de confirmer son rôle de capitale de la tribu gauloise des Séquanes (Civitas Maxima Sequanorum[23]) de citadelle militaire et de carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure.

En 68, elle est le théâtre de la bataille de Vesontio opposant Lucius Verginius Rufus, fidèle de l'empereur Néron, à Gaius Julius Vindex, un rebelle qui est vaincu et finit par se suicider[24]. Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre (arènes de Besançon) pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de témoins de cette époque[25], on dénombre en effet non moins de 200 points de découverte dans La Boucle et les quartiers situés aux abords immédiats.

Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la porte Noire érigée sous Marc-Aurèle vers 175. Durant son règne, la cité est marquée par des troubles entre 172 et 175. Les autres vestiges importants sont les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre, les domus du Palais de Justice et domus du collège Lumière où a été retrouvée entre autres une mosaïque romaine dite « de la Méduse » exposée au musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon[26],[27]. Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la Provincia Maxima Sequanorum. En 360, l'empereur Julien, de passage à Vesontio, décrit une « bourgade ramassée sur elle-même », une cité sur le déclin qui n'est guère plus qu'un village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De par son héritage, Henri II rattacha la ville au Saint-Empire en l'an 1032. Sacramentaire, Bibliothèque d'État de Bavière, Clm4456, f.11r

Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen Âge est très mal connue, les documents et indices étant largement insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte[Note 4] mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis (du grec ancien χρυσός / khrusόs (« or ») et πόλις / pόlis (« ville »)). De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Francie médiane, puis à la Lotharingie, puis, à la mort de Lothaire II, devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879[A 3]. Les évêques de Besançon obtiennent le 1er novembre[28] 871 un atelier monétaire et le droit de frapper monnaie.

Besançon, métropole ecclésiastique[modifier | modifier le code]

C'est en 888 qu'Eudes Ier de France, dans sa féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole est rattaché au Comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Ce comté aura pour premier comte (dit « comte palatin de Bourgogne ») Otte-Guillaume de Bourgogne (982-1026)[A 4]. Besançon devient également siège archiépiscopal en tant qu'archevêché indépendant. Le titulaire du siège archiépiscopal est traditionnellement le Chancelier du roi de Bourgogne. Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, n'ayant pas de descendants mâles, lègue ses biens bourguignons à son neveu Henri II du Saint-Empire.

En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est donc rattachée au Saint-Empire romain germanique. L'archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale.

Besançon, ville libre impériale[modifier | modifier le code]

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de vingt-huit notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans.

Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Besançon, possession des souverains du Saint-Empire.

À la suite de la mort de Charles le Téméraire, la ville de Besançon était soutenue par le roi Louis XI. En février puis mars 1481, non seulement il confirma les privilèges de la ville[29],[30] mais aussi ordonna la translation de l'université de Dole à Besançon, en mars[31]. En effet, c'était principalement grâce à Charles de Neufchâtel, archevêque de Besançon ainsi que conseiller de Louis XI[32].

À l'époque de la Renaissance, la Franche-Comté appartient de nouveau à l'Empire germanique. L'empereur Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient chancelier de l'Empire en 1519 puis garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le palais Granvelle et l'hôtel de ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. La ville compte alors de 8 000 à 9 000 habitants en 1518, population qui serait passée entre 11 000 et 12 000 habitants en 1608[A 5]. L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voire les trois quarts de la population et faisaient donc de la viticulture l'activité principale de la ville[A 6] (voir cabordes de Besançon).

Le « siècle souffrant » et la conquête française[modifier | modifier le code]

Alors que la ville avait vécu une époque de progrès au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué par les guerres et une grande misère[B 1].

En 1631, la ville accueille à deux reprises le duc Gaston d'Orléans, frère du roi et ennemi personnel du cardinal de Richelieu[B 2]. La guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode bourguignon de la guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère. Besançon, qui a échappé plusieurs fois à un siège, souffre néanmoins des mêmes fléaux que son arrière-pays dévasté : la peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644[B 3].

Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal (appartenant au roi d'Espagne) et Besançon (relevant de l'Empire) est suggéré à partir de 1651. Les Bisontins, habitants de la cité Impériale, trouvent cette proposition disproportionnée. Ce n'est qu'en 1664 qu'ils accepteront, cent villages devant être adjoints à leur ville pour constituer un nouveau bailliage[B 4]. Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd alors son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. La trêve n'est que de courte durée et le 8 février 1668, l'armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales eurent capitulé. L'occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin[B 5]. La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l'amélioration des fortifications : la première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l'autre extrémité, d'importants travaux sont entrepris autour de Charmont (sur les hauteurs de Battant)[B 6].

Siège de Besançon par Louis XIV en 1674.

Le 26 avril 1674, Henri-Jules de Bourbon-Condé, duc d'Enghien et fils du Grand-Condé, prend position devant la cité à la tête d'une armée composée de 15 000 à 20 000 hommes[B 7]. Vauban participe également au siège. Afin d'écourter la prise de la ville, ce dernier décide de faire monter de nuit, quasiment à dos d'homme, sur le mont Chaudanne une « grande artillerie » de 36 bouches à feu[33]. Au terme d'un siège de vingt-sept jours auquel assistent Louis XIV qui réside au château de Marnay pendant le siège, et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai[B 8]. Besançon, après plusieurs tentatives vaines, devient enfin la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole par lettres patentes du 1er octobre 1677 : un grand nombre d'administrations, parmi lesquelles le gouvernement militaire, l'intendance, le parlement ou encore l'université, sont progressivement implantées dans la nouvelle capitale[B 9]. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.

Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires[B 10]. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. La construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or.

Une ère de prospérité[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14 000 à 32 000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Une ville sur le déclin[modifier | modifier le code]

Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale, n'étant plus que le chef-lieu d'un département privé des terres agricoles les plus productives du bas pays[B 11]. La population, estimée à 32 000 habitants à la veille de la Révolution, décline à 25 328 habitants en 1793 pour ne remonter timidement qu'à 28 463 en 1800[B 12]. Cependant, c'est également durant cette période que l'industrie horlogère s'installe dans la ville à la suite de la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés helvétiques mené par l'horloger genevois Laurent Mégevand, expulsé de Suisse pour ses activités politiques[B 13]. L'activité démarre difficilement, notamment du fait de l'hostilité d'une part de la population, mais le nombre d'horlogers est estimé à 1 000 en 1795 et la production de montres progresse tout de même de 14 700 pièces en l'an III (1794-1795) à 21 400 en l'an XI (1802-1803).

Besançon, le pont Battant et la Madeleine, juillet 1906 Carte postale

Les guerres contre l’Allemagne (1870-1945)[modifier | modifier le code]

Sous la Troisième République, Besançon connaît une relative stagnation, sa population oscillant autour de 55 000 habitants pendant plusieurs décennies. Indépendamment de la démographie, l'horlogerie continue son ascension, produisant 395 000 montres en 1872 puis 501 602 en 1883. Ainsi, selon la chambre de commerce, Besançon participait en 1880 pour 90 % de la production horlogère française et comptait environ 5 000 ouvriers spécialisés dans ce secteur et 10 000 ouvrières y travaillant à temps perdu[B 14]. Devant faire face à la concurrence suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXe siècle pour produire 635 980 articles en 1900 mais n'employer plus que 3 000 ouvriers et ouvrières en 1910[B 15]. D'autres industries se développent à cette époque : brasseries (dont la plus renommée est la brasserie Gangloff), papeteries, métallurgie… C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891[B 16]. En 1860, la ville organise Exposition internationale de 1860, dont le but est de promouvoir l'industrie horlogère, très présente dans la région, ainsi que les arts locaux. L'exposition s'est tenue de juin à octobre 1860 place Labourey (actuelle place de la Révolution).

C'est également à la fin du XIXe siècle que la ville « s'invente » une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains Salins de la Mouillère. Le tourisme se développe alors autour du produit d'appel de Besançon-les-Bains qui engendre la construction d'un établissement thermal, de l'hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896[B 17].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940 bien que les autorités militaires françaises aient décidé de faire sauter les ponts à l'approche de l'occupant[B 18]. La ville se retrouve en zone occupée (la ligne de démarcation n'est qu'à environ 30 kilomètres à l'ouest) et même en zone interdite, ce qui implique qu'elle soit annexée au Reich en cas de victoire de l'Allemagne[B 19]. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre, si ce n'est le bombardement dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 du quartier de la Viotte par l'aviation anglaise dont un bombardier s'écrase sur la gare : le bilan est de 50 morts, 40 blessés graves et une centaine de blessés légers[B 20]. La Résistance s'organise tardivement, perpétrant ses premiers attentats au printemps 1942[B 21] : les Allemands ripostent par des arrestations et 16 résistants sont exécutés dans l'enceinte de la Citadelle de Besançon le 26 septembre 1943[B 22], 83 subissent le même sort par la suite. La ville est libérée le 6 septembre par les 3e division d'infanterie et 45e division d'infanterie, débarquées en Provence[34]. Le 6e corps de l'armée américaine arrive le 8 septembre 1944 après quatre jours de combats[B 23] et c'est donc une ville libérée que visite le général de Gaulle le 23 septembre[B 24].

Une expansion sans précédent (1945-1973)[modifier | modifier le code]

Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide. L'essor démographique est particulièrement vif, la ville doublant sa population en à peine plus de 20 ans (de 63 508 habitants en 1946 à 113 220 habitants en 1968), et particulièrement entre 1954 et 1962 où sa progression de 38,5 % n'est dépassée seulement que par les villes de Grenoble et de Caen[B 25]. Les voies de communication n'accompagnent que difficilement cette évolution[B 26], l'électrification de la ligne ferroviaire vers Paris n'intervenant qu'en 1970, la mise à grand gabarit du canal n'étant envisagée qu'à partir de 1975 tandis que l'autoroute ne parvient à Besançon en 1978. Quant à la possibilité de développer un aéroport à La Vèze, l'idée est bien vite enterrée.

L'industrie horlogère reste dominante mais est en recul, passant de 50 % des emplois industriels en 1954 à 35 % en 1962 et cédant le pas progressivement face à d'autres secteurs en plein essor tels que le textile, le bâtiment ou l'industrie alimentaire[B 27]. En 1962, trois entreprises dépassent les 1 000 employés : les firmes horlogères Lip et Kelton-Timex, et l'usine textile de la Rhodiacéta[B 28]. Cela n'empêche pas Besançon de confirmer son statut de capitale de l'horlogerie française grâce notamment à ses fonctions administratives (sièges sociaux) et scientifiques (enseignement et recherche)[B 29]. Le textile et la confection connaissent par ailleurs un dynamisme certain, la Rhodia employant jusqu'à 3 300 employés en 1966 et l'entreprise familiale Weil atteint 1 500 emplois en 1965, devenant ainsi la première entreprise française de confection masculine[B 30].

Face à cette croissance exponentielle, la municipalité décide de répondre notamment à la crise du logement en débutant en 1952 la construction des cités de Montrapon et de Palente-Orchamps et en 1960 celle des trois immeubles appelés les 408 (en référence au nombre de logements) par les Bisontins qui accueillent une population majoritairement ouvrière[B 31]. La réalisation de ces équipements est assez anarchique et un plan de modernisation et d'équipement est élaboré entre 1961 et 1963 prévoyant la création de la Z. U. P. de Planoise, des zones industrielles de Palente et de Trépillot, et du campus de la Bouloie[B 32]. On prévoit également la réalisation de trois boulevards permettant de fluidifier la circulation.

La ville devient capitale régionale grâce à la création des circonscriptions d'action régionale par un décret du 2 juin 1960.

Crises et reconversions (1973 à nos jours)[modifier | modifier le code]

La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant. Cette crise est d'abord symbolisée par la célèbre affaire Lip[B 33] qui marquera durablement l'histoire de la ville. L'entreprise horlogère est en effet menacée d'un plan de licenciements au printemps 1973 et donne alors naissance à une lutte sociale d'un genre nouveau basée sur l'autogestion et provoquant un élan de solidarité national qui culmine le 29 septembre avec la « marche Lip » qui voit défiler 100 000 personnes dans une ville morte. Après avoir entrevu un semblant de redémarrage de l'activité, le dépôt de bilan est inéluctable et Lip disparaît en 1977. En 1982, c'est un nouveau coup dur pour la ville avec la fermeture de l'usine Rhodiacéta qui laisse sur le carreau près de 2 000 salariés[35], tout comme l'entreprise horlogère Kelton-Timex peu après. Durant les années 1990, c'est un autre fleuron de l'industrie bisontine qui s'efface, puisque l'entreprise de confection Weil délocalise et les effectifs passent de plus d'un millier de salariés à une petite centaine. En près de 20 ans, la ville perd donc près de 10 000 emplois industriels et semble pouvoir s'en relever difficilement.

Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de deux siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale. D'autres atouts comme la qualité de vie et le patrimoine, ou encore la situation sur l'axe Rhin-Rhône, un des axes structurants à l'échelle européenne, permettent à Besançon, au début du XXIe siècle, de prendre un nouveau départ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville est le chef-lieu de la région Franche-Comté, du département du Doubs et de l'arrondissement de Besançon. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Besançon et de la province ecclésiastique de Besançon. Elle est également à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Besançon. En 2011, la commune de Besançon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[36].

Municipalité[modifier | modifier le code]

Mairie de Besançon, esplanade des droits de l'homme.

Le maire actuel de Besançon est Jean-Louis Fousseret (PS), reconduit pour un troisième mandat à l'issue de l'élection municipale de 2014, la liste d'union de la gauche qu'il menait ayant été élue dans une triangulaire lors du second tour avec 47,4 % des suffrages contre 44,4 % à celle de son principal concurrent Jacques Grosperrin (UMP) et 8,2 % pour la liste du candidat d'extrême-droite Philippe Mougin.

Comme toute commune dont la population est comprise entre 100 000 et 149 999 habitants, Besançon est administrée par un conseil municipal composé de cinquante-cinq élus.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Besançon est divisée en six cantons :

Conseiller général Canton Code cantonal Population (2009)
Éric Alauzet Besançon-Est 25 28 24 698 hab.
Claude Girard Besançon-Nord-Est 25 25 22 672 hab.
Vincent Fuster Besançon-Nord-Ouest 25 32 17 503 hab.
Claude Jeannerot Besançon-Ouest 25 29 21 425 hab.
Lotfi Saïd Besançon-Planoise 25 33 20 930 hab.
Yves-Michel Dahoui Besançon-Sud 25 06 23 278 hab.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2007, la ville a porté la candidate socialiste Ségolène Royal devant son homologue UMP Nicolas Sarkozy avec respectivement 53 % contre 47 % des votes lors du second tour. La capitale comtoise a la spécificité de demeurer un des rares bastions socialistes dans un département du Doubs dont les principales villes sont ancrées à droite (alors que le conseil général est à gauche depuis 2004). Toutefois, les deux circonscriptions départementales entre lesquelles est partagée Besançon ont élu les candidats UMP en 2007, alors qu'en 1977, on comptait deux élus PS. Cet ancrage à gauche s'est confirmé en 2012, Besançon ayant attribué plus de 59 % de ses suffrages à François Hollande et étant désormais représentée à l'Assemblée Nationale par deux députés de gauche, Barbara Romagnan pour le Parti Socialiste et Eric Alauzet, pour Europe Écologie-Les Verts (une première pour la région).

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Le palais de justice comprend quatre juridictions : Cour d'appel, le tribunal de grande instance, le tribunal d'instance, le tribunal de commerce.

Défense[modifier | modifier le code]

Besançon est le siège de l'état-major de force n° 1 depuis 1999.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Besançon a signé des accords de jumelage ou de coopération avec onze collectivités territoriales étrangères[E 2]. Elle apporte son soutien au développement local de celles d’Afrique et d'Europe orientale. Elle favorise aussi les échanges en menant ses propres actions, et en allouant des subventions aux associations et établissements d’enseignement bisontins qui développent des partenariats avec leurs homologues étrangers. Elle met en relation des structures économiques, scolaires et sportives, des artistes… Enfin, elle apporte son aide afin de permettre aux personnes intéressées de suivre des stages à l’étranger.

Blasons de Besançon et de Fribourg-en-Brisgau, symboles de leur jumelage respectif.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville de Besançon et le Grand Besançon ont lancé en 2002 une démarche de développement durable à travers deux outils : l'Agenda 21 pour la ville de Besançon[E 3] et la charte de l'environnement pour le Grand Besançon. Ces programmes regroupant 150 actions fixent trois objectifs : réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver les ressources naturelles et valoriser les ressources locales, agir solidairement.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Besançon.

En 2011, la commune comptait 115 879 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
25 328 28 436 28 727 26 388 29 167 29 718 36 461 39 949 41 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
43 544 46 786 46 961 49 401 54 404 57 067 56 511 56 055 57 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
55 362 56 168 57 978 55 652 58 525 60 367 65 022 63 508 73 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
95 642 113 220 120 315 113 283 113 828 117 733 117 080 115 879 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Un pic démographique a été atteint en 1975 avec 120 315 habitants.

Besançon est donc une capitale régionale de taille modeste. Cependant, elle se trouve au centre d’une aire urbaine de 245 092 habitants, la plus importante de la région devant Montbéliard (162 582 hab.) et Belfort (113 152 hab.), villes-centres des deux autres grands pôles urbains de Franche-Comté[39].

Sociologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sociologie de Besançon.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Condé, établissement professionnel
.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

On dénombre à Besançon, pour la rentrée 2006, 45 écoles maternelles dont 40 publiques et 5 écoles privées[E 4]. La répartition par quartier de ces écoles se fait de la manière suivante (pour la liste des écoles, se reporter aux articles sur les quartiers correspondants) :

On dénombre par ailleurs 40 écoles primaires dont 35 publiques et 5 privées à la rentrée 2006[E 5].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La ville compte 11 collèges, 6 lycées d'enseignement général et technologique, 2 lycées polyvalents, 12 lycées professionnels et 1 établissement régional d'enseignement adapté[40],[E 6].

Collèges publics

  • Collège Albert-Camus
  • Collège Clairs-Soleil
  • Collège Diderot
  • Collège Louis-et-Auguste-Lumière
  • Collège Pierre-Joseph-Proudhon
  • Collège Stendhal
  • Collège Victor-Hugo
  • Collège Voltaire

Collèges privés

  • Collège Notre-Dame
  • Collège Saint-Joseph
  • Collège Sainte-Ursule

Lycées d'enseignement général et technologique publics

  • Lycée Claude Nicolas-Ledoux
  • Lycée Louis-Pasteur
  • Lycée Louis-Pergaud
  • Lycée Victor-Hugo

Lycées d'enseignement général et technologique privés

  • Lycée Saint-Jean
  • Lycée Saint-Paul

Lycées polyvalent public

Lycées professionnels publics

  • Lycée professionnel Condé
  • Lycée Louis-Pergaud
  • Lycée professionnel Montjoux
  • Lycée professionnel Pierre Adrien Pâris
  • Lycée professionnel Tristan-Bernard

Lycées professionnels privés

  • Lycée professionnel Association Franc-Comtoise Formation Coiffure
  • Lycée professionnel Cours Hôtelier de Besançon
  • Lycée professionnel École de Coiffure Cordier
  • Lycée professionnel École des Métiers Artistiques
  • Lycée professionnel Saint-Joseph
  • Lycée professionnel Sainte-Famille
  • Lycée professionnel François-Xavier

Établissement régional d'enseignement adapté public

  • ÉREA Alain Fournier

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Franche-Comté principalement située à Besançon compte 17 796 étudiants en 2011-2012 sur les cinq UFR de Besançon[41]. L'Institut supérieur d'ingénieurs de Franche-Comté[42] (ISIFC), composante de l'université de Franche-Comté, compte environ 180 étudiants. L'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon[43] (ENSMM) compte 917 élèves ingénieurs. S'y ajoutent plus de 2 400 stagiaires français ou étrangers accueillis chaque année par le Centre de Linguistique Appliquée[44] (CLA), spécialisé dans l'apprentissage intensif des langues. Elle abrite enfin l'École régionale des Beaux-Arts de Besançon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Janvier - Festival de courts métrages Besancourt[45] : festival de court métrages créé en 2007 qui présente des projections thématiques ainsi qu'une compétition.
  • Février - Festival GéNéRiQ[46] : organisé conjointement avec Dijon, Mulhouse et Belfort, ce festival créé en 2007 explore les nouvelles tendances musicales telles que l'électro clubbing, le méditerranean surf, le free metal, l'éclectro blues, l'alternative hip hop ou encore le néo ghetto folk.
  • Avril - Festival Electro-Clique[47] : festival de musiques électroniques (techno, house, hip hop, trance, drum’n’Bass, hardcore…) créé en 2006.
  • Mai - L'Herbe en Zik : festival de musique (pop-rock, reggae, metal, variété française…) créé en 2002 et qui a lieu pendant trois jours sur le campus de la Bouloie.
  • Mai - Foire comtoise[48] : foire-exposition qui accueille annuellement, autour du week-end de l'Ascension, près de 400 exposants et 140 000 visiteurs. Chaque année, un pays ou une collectivité est invité d'honneur et présente son artisanat ainsi que ses coutumes et ses traditions à travers des spectacles. Une fête foraine complète l'offre d'animations.
  • Juin - Jazz en Franche-Comté : festival de jazz et de musiques improvisées créé en 1981.
  • Juillet-août - Les Temps Chauds de l'été.
  • Septembre - Les Mots Doubs[49] : salon départemental du livre créé en 2002.
  • Septembre - Les Instants Gourmands : marché des produits du terroir.
  • Septembre - Festival international de musique de Besançon Franche-Comté[50] : il a été créé en 1948 et complété en 1951 par le Concours international de jeunes chefs d'orchestre, un des plus prestigieux de la discipline. Le Festival se déroule tous les ans pendant le mois de septembre tandis que le Concours international de jeunes chefs d'orchestre a lieu tous les deux ans (années impaires).
  • Novembre - Lumières d'Afrique[51], festival des cinémas d'Afrique créé en 1996.
  • Décembre - Marché de Noël.

Santé[modifier | modifier le code]

L'ancien hôpital Saint-Jacques et la chapelle Notre-Dame du Refuge attenante.

La ville accueille sur son territoire de nombreux établissements de santé[F 3] dont le principal est le Centre hospitalier universitaire (C. H. U.) réparti actuellement sur deux sites (hôpital Saint-Jacques au centre-ville et Hôpital Jean-Minjoz à Châteaufarine) mais dont l'ensemble des services seront rassemblés à terme (2012) sur le site de Minjoz au sein du pôle santé de la technopole Temis. Le CHU de Besançon est particulièrement renommé dans les domaines de la bio-ingénierie, de la microrobotique appliquée à la santé et pour son pôle cancérologie. Les autres établissements notables sont la polyclinique de Franche-Comté et la clinique Saint-Vincent.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Besançon.

La pratique du sport dans l'agglomération bisontine est assez diversifiée, d'une part parce que la municipalité ne souhaite pas tout miser sur une ou deux disciplines professionnelles qui porteraient haut les couleurs de la ville, mais plutôt encourager sa population à pratiquer toutes les disciplines, et d'autre part parce que le cadre particulier de la ville (collines, falaises, rivières) permet de pratiquer une large palette de sports de plein air tels que la randonnée, le VTT, l'escalade, le canoë-kayak… Le handball avec les clubs de l'Entente Sportive Bisontine Féminine et de l'Entente Sportive Bisontine Masculine, le basket-ball avec le Besançon Basket Comté Doubs et le football avec l'AS Les Orchamps Besançon (ASOB) qui se consacre exclusivement à l'enseignement actif du football à l'école de football.

Dans le domaine des sports individuels au niveau professionnel et amateur, la cité se distingue dans la boxe avec le médaillé olympique Khedafi Djelkhir, la lutte avec le médaillé olympique Ghani Yalouz, le tir à l'arc avec Jean-Charles Valladont plusieurs fois médaillé aux championnat du Monde et d'Europe, le judo, le cyclisme (Amicale Cycliste Bisontine), l'haltérophilie (La Française de Besançon) ou encore le canoë-kayak. Besançon accueille également le club de Franche-Comté Judo Besançon fort de 90 podiums nationaux, 50 titre de Champion de France toutes catégories confondues et 20 podiums européens et mondiaux.

La ville est dotée d'un palais des Sports dont la capacité est modulable, de 4 200 places en configuration basket et de 3 380 places en configuration handball. Le stade Léo-Lagrange est actuellement en pleine restructuration. On trouve par ailleurs une patinoire, deux piscines olympiques couvertes et deux piscines de plein air, treize gymnases, trois complexes sportifs et six autres stades.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le quotidien régional L'Est républicain et par le mensuel La Presse Bisontine. La station de télévision régionale de France 3 Franche-Comté est située Avenue de la Gare d'Eau. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont France Bleu Besançon, Chérie Fm Franche-Comté, Radio Sud, Radio Campus Besançon ou encore RCF et Radio Shalom Besançon. La plus ancienne radio privée locale de Besançon est Radio BIP[52]. La ville édite un mensuel municipal, le BVV (Besançon Votre Ville)[E 7].

La blogosphère bisontine se développe. Depuis février 2008, le site d'information collaboratif www.macommune.info[53] propose de suivre et de commenter l'actualité des 59 communes de la communauté d'agglomération du Grand Besançon. D'autres initiatives numériques (blogs, twitter…) stimulent la vie locale et le débat civique.

Besançon possède un grand réseau de médiathèques[E 8] accessible aux adultes comme aux enfants. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • la médiathèque du conservatoire national de région de Besançon qui possède environ 10 000 partitions de musique, des livres et des compacts disques consultables sur place.
  • la médiathèque de Montrapon ouverte en 1989 place de Coubertin, qui possède plus de 25 000 documents multisupports.
  • la médiathèque Pierre-Bayle dans un bâtiment du XVIIIe siècle rue de la République. Elle abrite un important secteur jeunesse ainsi qu'un espace musique.
  • la médiathèque Aimé Césaire (ex-bibliothèque des Clairs-Soleils) inaugurée en novembre 2009.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le cimetière juif de Besançon, situé rue Anne Frank fut acquis en 1796.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Christianisme à Besançon.

Le christianisme serait la première religion de la ville, implantée par les saints martyrs Ferjeux et Ferréol dès le IIIe siècle[54],[55],[A 7], bien que certains historiens mettent en doute la véracité de cette version[56]. Après que les deux évangélisateurs auraient été suppliciés et décapités[A 7], la première église-mère est construite : l'actuelle cathédrale Saint-Jean de Besançon. Puis, au fil des siècles, de nombreuses églises se construisent dans toute la ville avant que la Réforme[57] puis la séparation de l'Église et de l'État[58] ne viennent perturber la toute-puissance de l'Église catholique en Franche-Comté. Dès 1793, les protestants réformés chassés en 1575, reviennent s'installer comme horlogers dans la ville. La ville leur attribue en 1793 la Chapelle du Refuge de l'Hôpital Saint-Jacques, en 1803 le cimetière protestant des Champs Bruley, puis en 1805 la chapelle du Couvent des Capucins (disparue), enfin en 1842 la chapelle du Saint-Esprit leur temple actuel[59]. À partir du XXe siècle de nouvelles communautés apparaissent: des orthodoxes, des protestants évangéliques de plusieurs traditions, et des communautés dérivées du christianisme [60] témoins de Jéhovah ou Mormons qui établissent leurs églises dans la ville. Actuellement la congrégation catholique de la ville connait une baisse de fréquentation de ses églises[61] ; cependant le christianisme reste encore la religion majoritaire des bisontins.

Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Islam à Besançon.

L'islam serait la seconde religion de la ville en nombre d'adeptes, estimé à 15 000 personnes soit 13 % des habitants de la ville[62]. Cette religion est apparue dans la région à partir des années 1870 lorsque des soldats coloniaux étaient en garnison afin de prendre part aux combats contre l'Allemagne[63], et resteront jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[64]. Puis vint l'immigration proprement dite dans les années 1960 où un grand nombre de nord-africains s'installeront dans la capitale comtoise et organiseront peu à peu une véritable nouvelle communauté religieuse[65]. La première mosquée est achevée à la fin des années 1990 (mosquée Sunna de Besançon[65]) rapidement suivie par d'autres salles de prières (mosquée Al-Fath[66], mosquée de Montrapon-Fontaine-Écu[67]…).

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs à Besançon.

L'histoire des Juifs à Besançon débute au Moyen Âge, lorsqu'une communauté se forme dans la ville, attirée par l'activité de place commerciale de celle-ci[68]. Après avoir longtemps toléré les Juifs, la ville finit par expulser la communauté au XVe siècle mais ils reviendront en nombre après la Révolution française qui les émancipe[68]. Le cimetière juif de Besançon est acquis en 1796[69], puis une véritable synagogue de style mauresque est construite à Battant : l'actuelle synagogue de Besançon[70]. La communauté de Besançon prendra part aux combats de la Première Guerre mondiale, et sera touchée de plein fouet par la politique antisémite nazie[68]. Avec la récente immigration venue d'Afrique du nord, la communauté juive a retrouvé de la vitalité, au point que les offices à la synagogue sont aujourd'hui de rite séfarade[68].

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme à Besançon.

La communauté bouddhiste de Besançon est formée à partir des années 1970, avec l'immigration asiatique[65]. Dans les années 1980 un bonze originaire du Cambodge venait tous les ans dans la ville afin d'y célébrer les cérémonies religieuses et guider les pratiquants, preuve de l'activité de cette religion à Besançon ; un « Centre bouddhique de Besançon » fut même créé afin de fonder une pagode dans un bâtiment de Planoise[65]. Actuellement le bouddhisme est une religion minoritaire dans la région, même si plusieurs associations ont vu le jour ces dernières années.

Économie[modifier | modifier le code]

Repères historiques[modifier | modifier le code]

Avant la crise des années 1970 et 1980 qui provoque de nombreuses fermetures et délocalisations d'entreprises de la ville, l'économie bisontine est principalement tournée vers le secteur industriel, en particulier l'horlogerie et le textile[71]. Aujourd'hui, le secteur tertiaire est le principal pourvoyeur d'emplois (voir tableau), l'industrie restant représentée par de multiples petites et moyennes entreprises spécialisées notamment dans les microtechniques, la nanotechnologie et la mécanique (découpage, emboutissage). Besançon est ainsi passée du statut de capitale de la montre à la capitale de l'infiniment petit. Cette reconversion réussie permet actuellement à la ville de bénéficier d'un certain dynamisme et d'un tissu économique solide, mais la mutation ne s'est pas faite sans heurts et de nombreuses suppressions d'emplois. En effet, dans une ville dont l'histoire est marquée par une tradition de socialisme et d'utopisme, des conflits emblématiques marquent profondément le paysage économique et social tant au niveau local que national. Ainsi, la grande grève de l'usine textile Rhodiaceta en 1967[72], préfigurant les événements de mai 68, la célèbre affaire Lip en 1973, du nom de cette entreprise horlogère déclarée en faillite qui fut à l'origine d'une lutte sociale d'un nouveau genre débouchant sur une expérience originale d'autogestion, ou encore les délocalisations des entreprises horlogère Kelton Timex (Fralsen) et textile Weil. L'économie de Besançon connait un tournant au début du XXIe siècle grâce à la création en 2000 d'une technopole microtechnique et scientifique baptisée Temis, qui se trouve intégrée dès 2005 à un pôle de compétitivité national créé en Franche-Comté autour des microtechniques.

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune de Besançon comptait 9 836 établissements actifs au 31 janvier 2010, représentant un peu plus de 71 000 emplois[G 2] se répartissant selon les secteurs d'activité de la manière suivante :

Répartition des emplois selon le secteur d'activité (2009)
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Commune de Besançon[G 2] 86,5 % 9,7 % 3,5 % 0,2 %
Zone d'emploi de Besançon[G 3] 75,6 % 15,2 % 6,5 % 2,7 %
France métropolitaine[G 4] 76,3 % 13,8 % 6,9 % 2,9 %

En 2009, le taux de chômage des 15-64 ans pour la commune de Besançon s'élevait à 14,4 %[G 2] et à 9,7 % pour l'ensemble de la zone d'emploi de Besançon[G 3], tandis qu'au niveau national et à l'échelle de la région Franche-Comté, les taux de chômage pour la même année s'élevaient respectivement à 11,7 %[G 4] et 10,6%[G 5].

Les quartiers les plus pourvus en emplois[73] sont ceux du Centre (La Boucle et Saint-Jean)-Chapelle des Buis qui concentrait 25,9 % des emplois bisontins en 1999, des Tilleroyes (15,3 %), de Planoise-Châteaufarine (11 %) et de Montrapon-Montboucons (10,7 %).

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Activités industrielles[modifier | modifier le code]
Mécanique et microtechniques[modifier | modifier le code]

Après avoir été la capitale française de l'horlogerie, Besançon s'est reconvertie en utilisant son savoir-faire pour se spécialiser dans les branches de la micromécanique, des microtechniques, des nanotechnologies, de l'optique et de l'électronique. La ville constitue depuis juin 2005 avec d'autres zones de la région Franche-Comté un pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques[74]. La microtechnique bisontine est symbolisée par le technopôle Temis (Technopole Microtechnique et Scientifique) qui regroupe entreprises, laboratoires de recherche et instituts de formation spécialisés (ENSMM). Leur promotion est assurée par le salon Micronora[75], salon international des microtechniques, qui se déroule tous les deux ans.

Biomédical[modifier | modifier le code]
Technopôle Temis

Besançon est l'un des 11 pôles nationaux de génie biomédical. Ce pôle d'activité est né de la volonté commune d'échange de compétences des différents acteurs, industriels, hospitaliers, de la recherche et de l'enseignement. Il a été créé pour les entreprises des secteurs de la santé, du biomédical, des biotechnologies, de télémédecine. Il constitue la partie micro-médicale du Technopôle TEMIS. L'ISIFC, première école Française du genre, forme depuis 2001 des Ingénieurs en Génie Biomédical. Depuis 2009 se tient également un salon national consacré à l'industrie du biomédical, le salon MEDTEC France[76] organisé par la société UBM Canon.

Au total, les secteurs des microtechniques et du biomédical représente dans la ville environ 350 entreprises, 500 chercheurs et 11 000 emplois pour un chiffre d'affaires annuel de 1,36 milliard d'euros[77].

Hormis les microtechniques, la mécanique et les nanotechnologies, il n'existe pas d'autre grand secteur industriel à Besançon depuis la crise de l'industrie textile. On peut citer toutefois parmi les activités industrielles significatives de Besançon :

  • la plasturgie représentée principalement par la firme Superfos Besançon (115 salariés) qui produit des emballages plastiques;
  • l'agroalimentaire au travers des usines LU France (167 salariés sur la Z.I. de Trépillot) célèbre pour ses biscuits, et Buhler (36 salariés à Velotte);
  • L'édition de logiciels techniques, qui concerne une demi-douzaine de PME, comme les sociétés Smartesting (logiciels d'automatisation de tests fonctionnels, 28 personnes), Digital Surf (logiciels de visualisation 3D pour les microscopes, 28 personnes), Prolipsia (logiciels d'assistance à la rédaction technique non ambigüe, 3 personnes), Covalia (logiciels de télémédecine, 12 personnes), Erdil (Logiciels de linguistique appliqués au traitement automatique des messages clients, 10 personnes[78]). Ces entreprises[79] totalisent ainsi environ 80 salariés, auxquels il convient d'ajouter les effectifs des services de conception de logiciels embarqués des entreprises ERG Transit Systems et Parkeon, qui sont au service des activités monétiques respectives de ces entreprises.
Établissements industriels[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2012, Besançon comptabilisait 451 établissements industriels, dont 368 pour l'industrie manufacturière. Le tableau suivant montre la répartition de ces établissements selon la branche industrielle à laquelle ils appartiennent.

Répartition des établissements industriels par sous-section d'activité (2012)
Nombre d'établissements Pourcentage du total
Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 83 18,4 %
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 101 22,4 %
Cokéfaction et raffinage 0 0 %
Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines 45 10 %
Fabrication de matériels de transport 3 0,7 %
Fabrication d'autres produits industriels 219 48,5 %

Les principales entreprises industrielles de Besançon dans l'industrie manufacturière sont les suivantes[80] :

Raison sociale Effectif
2010
Chiffre d'affaires
2012
Libellé code NAF 2008 Activité en clair
Camelin 88 Décolletage
Cryla 73 7,0 M Mécanique industrielle
Cml Innovative Technologies 112 83,1 M Fabrication d'appareils d'éclairage électrique
Diehl Auge Decoupage Sas 211 40,1 M Découpage, emboutissage Découpage de précision, assemblage par rivetage.
ECE Zodiac Aero Electric 198 214,6 M Fabrication de matériel de distribution et de commande électrique Fabrication d'équipements spécifiques pour les aéronefs: systèmes électriques panneaux cockpit aéronautiques, éclairages intérieurs et extérieurs aéronautiques, essuie-glaces aéronautiques.
Fabricom Systèmes d'assemblage 107 44 M Fabrication d'autres machines spécialisées Conception et réalisation de lignes, îlots de fabrication automatisés ou de bancs d'essais clés en main pour les constructeurs automobiles.
FCI Besançon 284 94,4 M Fabrication de composants électroniques Leader mondial dans la conception et la fabrication des connecteurs et des systèmes d'interconnexion dans les domaines de l'automobile, l'électronique industrielle et grand public, les infrastructures télécom et la micro-connectique.
Fralsen 108 9,3 M Horlogerie
IER 100 75,1 M Fabrication d'ordinateurs et d'équipements périphériques Production d'imprimantes, lecteurs et bornes libre-service destinés aux marchés du transport aérien, du transport terrestre ainsi qu'aux administrations et collectivités locales.
LU France 136 518,2 M Fabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation
Mantion 89 19,6 M Fabrication de serrures et de ferrures
Micro Mega 180 18,4 M Fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire Leader de l'endodontie.
Parkeon 478 115,5 M Fabrication d'instrumentation scientifique et technique Horodateurs, systèmes de billettique pour le transport et de gestion de parkings d'ouvrage
R. Bourgeois 356 Découpage, emboutissage Conception et réalisation d'outils de découpe. Découpage et assemblage de tôles, moteurs électrique et transfo. Une voiture sur 3 dans le monde utilise un stator fabriqué par R. Bourgeois[81]
Rpc Superfos Besancon 115 33,8 M Fabrication d'emballages en matières plastiques
SA Belot Frères 75 32,6 M Transformation et conservation de la viande de boucherie
Sfm 87 19,6 M Fabrication d’articles de joaillerie et bijouterie
Smb 121 31,6 M Horlogerie
Société de peinture industrielle comtoise 51 Traitement et revêtement des métaux
Société Noiséenne d'Outillage de Presse 100 272,3 M Découpage, emboutissage
Somica 111 18,2 M Découpage, emboutissage
Sophysa 47 11,9 M Fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire
Stanley Tools 102 8,8 M Fabrication d'équipements d'emballage, de conditionnement et de pesage
Statice Manufacturing 61 6,9 M Fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire
Zenith Precision 57 Fonderie d'autres métaux non ferreux
Start-up issues de la recherche universitaire en microtechniques[modifier | modifier le code]

La présence sur le sol bisontin d'importants laboratoires universitaires de recherche en microtechniques, comme FEMTO-ST a permis la naissance sur la commune de Besançon de plusieurs start-up innovantes qui sont devenus des leaders internationaux de leur niche technologique, comme :

  • AR Electronique : oscillateurs ultra-haute stabilité pour la télédiffusion et l'aéronautique ;
  • Digital Surf : Initialement fabricant de profilomètres 3D, aujourd'hui éditeur de logiciels d'analyse 3D du relief microscopique pour les profilomètres, les microscopes optiques ou à force atomique[82],[83],[84],[85],[86];
  • Imasonic : transducteurs ultra-sons pour le diagnostic médical et industriel et la thérapie[87];
  • Photline : Systèmes de modulateurs optiques haut débit (40 GHz) pour les communications et l'instrumentation spatiale[88],[89];
  • Sophysa : valves pour le contrôle de la pression intra-crânienne (traitement de l'hydrocéphalie)[90];
  • Statice : Société de Recherches sous contrat en microtechniques fondée par les anciens responsables de la R&D de Lip[91].

Ces entreprises ont constitué en 2004 le noyau industriel des fondateurs du Pôle des microtechniques. Dotées d'une croissance à deux chiffres et d'un pourcentage important de ventes à l'export, elles sont observées comme une possible relève dans le secteur des microtechniques.

Tertiaire[modifier | modifier le code]

Dans la communauté d'agglomération du Grand Besançon (CAGB), le secteur tertiaire concentre 85 % des établissements et 75 % de l'emploi salarié[92].

Administration et services publics[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Besançon (plus de 5 000 salariés) est le plus gros pourvoyeur d'emploi de la capitale comtoise, suivi de la commune de Besançon (2 800 salariés), du Crédit agricole mutuel de Franche-Comté (1 500 salariés), du département du Doubs (900 à 1 000 salariés), de la SNCF (600 à 700 salariés), du centre communal d'action sociale, et de la régie de transports en commun Ginko, qui emploient de 500 à 600 salariés[93].

Besançon est le siège de la CCI du Doubs qui gère le port fluvial, l'aérodrome de Besançon-La Vèze ainsi que divers entrepôts et de la CRCI de Franche-Comté.

Armée[modifier | modifier le code]

L'armée tient également une place importante puisque la garnison de Besançon demeure aujourd'hui l'une des plus importantes de France, avec près de 1 650 militaires et 400 personnels civils de l'Armée de terre[94]. Ses composantes sont l'état-major de force no 1 (installé dans le quartier Ruty), le 6e régiment du matériel, l'état-major de la 7e brigade blindée et le 19e Régiment du Génie (19e RG) de Besançon (installé depuis 2006 dans le quartier Joffre), la 7e Compagnie de Commandement et de Transmissions (7e CCT) de Besançon et le 7e Bataillon du Train (7e BT) de Besançon.

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville est équipée d'espaces commerciaux denses dans les quartiers du centre-ville avec notamment les deux grandes artères commerçantes de la Grande Rue et de la rue des Granges, ainsi que sur les trois zones périphériques de Châteaufarine à l'ouest, Valentin au nord et Chalezeule à l'est. On note une forte représentation de la grande distribution[F 4] dont les fers de lance en termes d'effectifs sont les trois hypermarchés (Carrefour Valentin et Carrefour Chalezeule, respectivement 366 et 314 salariés ; Géant Châteaufarine, 235 salariés), un supermarché de 100 salariés (Super U Amitié), un grand magasin (Galeries Lafayette, 93 salariés), un espace commercial de sport (Decathlon, 103 salariés) et une grande surface de bricolage (Leroy Merlin, 114 salariés).

L'horlogerie et la joaillerie représentent une part importante du commerce bisontin : la société de vente par correspondance de montre et de joaillerie Maty est un des plus grands employeurs de la ville avec 345 salariés. Le bureau de Festina France (commerce de gros d'articles d'horlogerie) emploie par ailleurs 99 personnes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue sur les toits du centre historique et la citadelle en arrière-plan
Rue de Mayence dans le quartier Battant

Besançon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis le 14 février 1986 et possède des fortifications inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis le 7 juillet 2008, au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban[95] créé en 2005 à l'initiative de la ville de Besançon.

Le quartier Battant a fait l'objet d'un secteur sauvegardé de 30 hectares en 1964 tandis qu'en 1994 a été créé un secteur sauvegardé de 238 hectares pour la Boucle et les zones d'accompagnement, l'ensemble constituant actuellement le deuxième plus grand secteur sauvegardé de France[96].

Avec 186 édifices protégés au titre des monuments historiques en 2011, Besançon arrive en douzième position des communes comptant le plus de monuments classés.

Monuments[modifier | modifier le code]

Fortifications et édifices militaires[modifier | modifier le code]

La majeure partie du système de fortification actuel (citadelle, enceinte urbaine composée des remparts et bastions, fort Griffon) est l'œuvre de Vauban. C'est cet ensemble qui permet à Besançon de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au sein du Réseau des Sites Majeurs de Vauban. Les forts présents sur les autres collines ont tous été construits au XIXe siècle. Les seules fortifications pré-Vauban subsistantes sont la porte Rivotte, la porte Taillée, la tour Carrée et la tour de la Pelote.

La citadelle de Besançon a été construite par Vauban de 1678 à 1771 et constitue avec plus de 250 000 visiteurs chaque année le site le plus visité de Franche-Comté. Elle s'étend sur onze hectares au sommet du Mont Saint-Étienne à une altitude comprise entre 330 mètres et 370 mètres, dominant ainsi le méandre du Doubs, qui présente une altitude comprise entre 240 et 250 mètres. Elle regroupe en son sein un musée de la Résistance et de la Déportation, un musée de la vie comtoise, le service régional d'archéologie et un zoo. Elle est le symbole de la ville. Le Fort Griffon[C 2], dont le nom provient de l'architecte italien qui fut chargé de le construire en 1595, Jean Griffoni, fait figure de seconde citadelle. Il fut ensuite complètement remanié par Vauban. Vendu par l'Armée en 1947, il est affecté à l'école normale d'institutrices puis à l'IUFM.

L’enceinte urbaine de Vauban comprend l'ensemble des fortifications de la Boucle qui sont reconstruites de 1675 à 1695. Vauban substitue en effet aux défenses médiévales restaurées et complétées par Charles Quint au XVIe siècle une ceinture pourvue de six tours à canon bastionnées qui sont d'aval en amont : la tour Notre-Dame, la tour bastionnée de Chamars, la tour bastionnée des Marais, la tour bastionnée des Cordeliers (achevée en 1691), la tour bastionnée de Bregille et la tour bastionnée de Rivotte.

Les fortifications antérieures à la conquête française sont également nombreuses. La tour de la Pelote, située quai de Strasbourg, fut construite en 1546 par le gouvernement communal sur ordre de Charles Quint. Son nom viendrait de l'ancien propriétaire du terrain où elle a été construite, Pierre Pillot, seigneur de Chenecey. La « porte Rivotte », datant du XVIe siècle, se compose de deux tours rondes à poivrières un d'un fronton sur lequel est sculpté le soleil de Louis XIV. La « porte Taillée », ouverte dans un éperon rocheux, est l'œuvre des romains. Elle marque l'entrée de la ville sur la route de la Suisse. Elle est surmontée d'un corps de garde et d'une tour de guet construits en 1546. La « tour Carrée », située dans la promenade des Glacis, est appelée également tour de Battant ou tour Montmart. Elle a été construite en 1526.

Les fortifications du XIXe siècle sont constituées d'un ensemble de forts coiffant toutes les hauteurs de la ville : le fort de Chaudanne construit de 1837 à 1842 dont le nom officiel est fort Baudrand, le fort de Bregille construit de 1820 à 1832 dont le nom officiel est fort Morand, le fort de Planoise construit de 1877 à 1880 et dont le nom officiel est fort Moncey. Il est utilisé de nos jours par les Compagnons d'Emmaüs. Le fort Benoît a été édifié de 1877 à 1880, le fort de Beauregard en 1830.

Citons encore les Lunettes de Trois-Châtels et de Tousey, toutes les deux construites à la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle, ainsi que le fort de Rosemont (batterie construite pendant la guerre de 1870-1871), le fort des Montboucons construit de 1877 à 1880 et le fort des Justices construit à partir de 1870. Une troisième Lunette d'Arçon est située à l'intérieur de l'enceinte du fort de Chaudanne, mais fut partiellement abîmée lors de la construction du fort de Chaudanne à la fin du XIXe siècle.

La caserne Ruty[C 3], anciennement caserne Saint-Paul, est composée de quatre pavillons entourant une cour servant de place d'Armes et datant des XVIIIe et XIXe siècles. Elle abrite actuellement l'état-major de la 7e brigade blindée et l'État Major de Force no 1 (EMF 1).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine religieux de Besançon.

Après avoir acquis un siège épiscopal dès le IIIe siècle, les églises et les abbayes se multiplient pendant la période du haut Moyen Âge. D'importantes constructions ou reconstructions des édifices religieux ont ensuite lieu au XIe siècle durant l'épiscopat d'Hugues Ier de Salins et de nombreuses églises sont embellies ou rebâties après la conquête française de 1674. En 1842, l'église du Saint-Esprit est officiellement cédée à la communauté protestante tandis que la communauté juive inaugure sa synagogue en 1869. Enfin, la communauté musulmane fait construire deux mosquées à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle.

L'édifice religieux consacré au culte catholique le plus important de Besançon est la cathédrale Saint-Jean[D 1], d'architecture gothique, datant des IXe, XIIe et XVIIIe siècles. Elle comporte deux absides et renferme un chef-d'œuvre de Fra Bartolomeo, le tableau de la Vierge aux Saints peint en 1512. La cathédrale domine l'ancien quartier capitulaire qui inclut l'archevêché de Besançon situé dans l'ancien hôtel Boistouset et l'ancien palais archiépiscopal occupé actuellement par le Rectorat d'académie. Le Grand Séminaire a été construit de 1670 à 1695 par l’archevêque Antoine-Pierre Ier de Grammont et complété au XVIIIe siècle par l’élévation du portail et la construction d’un beau corps de logis en façade. La chapelle présente sur la rue une élégante façade à deux étages de pilastres corinthiens. Son portail est surmonté d’un tympan où le sculpteur Huguenin représenta une Vierge à l’Enfant en 1848.

À l'autre extrémité de l'ancien cardo et actuelle Grande Rue, se trouve l'église Sainte-Madeleine[D 2] élevée de 1746 à 1766 sur des plans de Nicolas Nicole. Elle est définitivement terminée en 1828-1830 par la construction de ses deux tours, dont l'une sert de perchoir au célèbre automate carillonneur Jacquemart. Sa toiture est composée de tuiles polychromes vernissées.

En plein cœur du centre-ville, l'église Saint-Pierre, édifiée par le Bisontin Claude Joseph Alexandre Bertrand de 1782 à 1786, impressionne par la hauteur de son clocher qui servait de beffroi à l'hôtel de ville qui lui fait face. L'église Saint-Maurice, fondée au VIe siècle, est reconstruite de 1711 à 1714 avec une façade de style jésuite surmontée d'un carillon. L'église Notre-Dame correspond à l'ancienne abbaye bénédictine Saint-Vincent qui fut fondée au XIe siècle. C'est sous l'Empire qu'elle devient l'église paroissiale Notre-Dame. Sa façade a été conçue en 1720 par l'architecte Jean-Pierre Gazelot. On y distingue encore le grand portail d'entrée de l'abbaye et la tour des cloches du XVIe siècle. Elle occupée aujourd'hui par la faculté de Lettres et Sciences Humaines. L'église Saint-François-Xavier, ancienne chapelle du collège des Jésuites, a été édifiée entre 1680 et 1688. Son plan est en forme de croix latine entourée de petites chapelles latérales. Elle a été désaffectée en 1975. L'abbatiale Saint-Paul, église de l’ancienne abbaye fondée vers 628 par saint Donat, archevêque de Besançon, fû rebâtie aux XIVe et XVe siècles. Elle possède un beau vaisseau gothique. La chapelle Notre-Dame-du-Foyer, construite de 1739 à 1745 par le Bisontin Nicolas Nicole, était autrefois la chapelle du Couvent du Refuge avant d'être rattachée à l'hôpital Saint-Jacques en 1802.

En dehors de la vieille ville, parmi les édifices catholiques d'importance, se trouve la basilique Saint-Ferjeux de style romano-byzantin construite sur la grotte des saints patrons de Besançon saint Ferjeux et saint Ferréol. Notre-Dame des Buis, chapelle du XIXe siècle, domine la ville à 491 mètres d'altitude.

La communauté protestante s'est vue affecté en 1842 l'ancien hospice du Saint-Esprit, aujourd'hui temple du Saint-Esprit. Il s'agit d'un édifice gothique du XIIIe siècle augmenté d'une chapelle au XVe siècle et privée de son clocher pendant la Révolution. Il se distingue par sa galerie de bois sculpté, chef-d'œuvre d'un artiste anonyme. Son portail néo-gothique a été réalisé en 1841 par l'architecte Alphonse Delacroix à la place du vieux porche.

La communauté juive, en plein essor dans la ville au milieu du XIXe siècle, fait construire la synagogue de Besançon de 1869 à 1871 sur des plans de l'architecte Pierre Marnotte. Classée monument historique en 1984, elle est particulièrement remarquable de par son style mauresque inspiré de l'Alhambra de Grenade.

Les lieux de culte les plus récemment édifiés à Besançon sont de confession musulmane: il s'agit de la Mosquée Sounna construite à la fin du XXe siècle sur un terrain cédé par la ville dans le quartier de Saint-Claude et de la Mosquée Al-Fath située dans le quartier de Planoise.

Vestiges gallo-romains[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, Vesontio est une métropole importante de la Gaule romaine. Elle se pare de monuments dont certains ont subsisté, les fouilles archéologiques menées au gré des chantiers de construction révélant souvent de nouvelles découvertes datées de cette période.

Le monument le plus emblématique et le mieux conservé datant de cette période est la porte Noire[E 9], un arc de triomphe gallo-romain édifié sous Marc Aurèle au IIe siècle dans le quartier Saint-Jean. Fortement détériorée par les aléas du temps et la pollution, elle a fait l'objet au début du XXIe siècle d'une longue et difficile opération de restauration. Immédiatement en contrebas se trouve le square Castan[C 4] présentant un ensemble de vestiges archéologiques du IIe siècle ou du IIIe siècle composé notamment de huit colonnes corinthiennes.

Sur l'autre rive du Doubs, dans le quartier Battant, les vestiges des arènes de Vesontio[C 5] sont visibles : seuls quelques gradins et fondations ont été mis au jour, ses pierres ayant été largement utilisées au Moyen Âge pour la construction d'autres édifices.

Deux domus du quartier résidentiel de Vesontio : les domus du Palais de Justice et domus du collège Lumière avec mosaïque romaine exposées in situ et au musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon. D'autres vestiges sont visibles dans des lieux plus anonymes, telles les fondations antiques dans le parking souterrain du conseil régional de Franche-Comté.

Palais et hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Palais de Justice : à l'origine, il s'agissait du second corps de bâtiment de l'hôtel de ville. En effet, en 1582, la municipalité décide d'agrandir l'hôtel de ville pour y établir son tribunal et sa chapelle. La construction en fut confiée à l'architecte Hugues Sambin qui s'inspira grandement de l'esprit de la Renaissance. Il est actuellement le siège du Palais de justice.

Palais Granvelle : palais Renaissance du XVIe siècle construit pas Nicolas Perrenot de Granvelle, Chancelier et garde des sceaux de l'empereur Charles Quint. Il abrite aujourd'hui le musée du Temps. Classé monument historique en 1862.

Hôtel de l'Intendance[D 3] : actuelle préfecture du Doubs, il fut édifié de 1770 à 1778 à la demande de l'intendant Charles de Lacoré. Les plans ont été réalisés par le grand architecte parisien Victor Louis et les travaux dirigés par l'architecte bisontin Nicolas Nicole. Il adopte le plan traditionnel des hôtels particuliers, avec une cour d'honneur présentant une façade composée de six colonnes ioniques surmontées d'un fronton et un jardin à l'arrière du bâtiment dont la façade est agrémentée d'une rotonde s'avançant légèrement sur le jardin.

L'hôtel de ville sur la place du 8 septembre

Hôtel de ville : édifié par l'architecte Richard Maire qui l'acheva en 1573, il présente une façade à bossages dans l'esprit des palais de la Renaissance italienne. Une grande niche dans la façade abritait jusqu’à la Révolution une statue en bronze de Charles Quint chevauchant un aigle à deux têtes. Classé monument historique en 1912.

Le centre ancien de Besançon comporte par ailleurs une trentaine d'hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, remarquables notamment par leurs façades en pierre de Chailluz bleue-grise et ocre, leurs cours intérieures et leurs escaliers extérieurs monumentaux.

Hôtel Mareschal.

Hôtel Mareschal : il appartenait à une importante famille bisontine, la famille Mareschal. Incendié le 4 juin 1516, Guillaume Mareschal le fit reconstruire en 1532 avec une flore ornementale qui annonce la Renaissance. Il plaça au fronton de la porte d'entrée un écusson avec ses armes : « D’argent à la bande d’azur chargée de trois étoiles d’or et accompagnées de deux grappes de raisin de pourpre, feuillées et tigées de sinople, celle de la pointe ayant la queue en bas » qui se voyait encore à la Révolution.

Hôtel de Champagney : édifié au 37 de la rue Battant par Jacques Bonvalot, seigneur de Champagney, sa construction date de la première moitié du XVIe siècle. Sa fille Nicole Bonvalot, veuve de Nicolas de Granvelle, fit remanier les locaux et aménager la cour de 1560 à 1565 par l’architecte Richard Maire. Il se distingue par les quatre belles gargouilles qui ornent sa façade et par sa cour intérieure avec passage voûté d’arrêtes et galeries à colonnes de bois d'une grande beauté. L'ensemble est classé monument historique depuis 1966.

L'Hôtel des Bains.

Hôtel des Bains : créé en 1890, il est le vestige d'un ancien complexe balnéaire luxueux comprenant un établissement thermal, un casino et l'hôtel, le tout entouré de jardins et de parcs.

Hôtel de Grammont : ancien hôtel du chambrier (trésorier de la chambre épiscopale) reconstruit au XVIIIe siècle. C'est actuellement le siège du conseil régional de Franche-Comté.

Hôtel Terrier de Santans : construit entre 1770 et 1772 pour le marquis Terrier de Santans, premier président au parlement, par l’architecte Claude Bertrand.

Parmi la trentaine d'hôtels particuliers, d'autres, moins importants, mais remarquables néanmoins sont les hôtels Michotey (et son pavillon de musique décoré) ; Chevanney, Gauthiot d'Ancier, Bonvalot, du Bouteiller (XVIe siècle) ; d'Anvers (XVIIe siècle) ; Camus, Terrier, Courbouzon, Magnoncourt, de Clévans, Quettet et de Rosières (XVIIIe siècle).

Divers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine ornemental de Besançon.
Le théâtre municipal.
Le casino municipal.

Théâtre municipal : commande de l’intendant Charles-André de Lacoré à Claude-Nicolas Ledoux qui en dessina les plans et en confia la construction à Claude-Joseph-Alexandre Bertrand qui débuta en 1778 pour s'achever par son inauguration le 9 août 1784 sous la houlette de Louis V Joseph de Bourbon-Condé. D'une capacité de 2 000 places, il était considéré comme très novateur, car doté d’un parterre assis, d’une salle en amphithéâtre sans loges et c'était le premier au monde à posséder une fosse d’orchestre. Le 29 avril 1958, un dramatique incendie détruisit totalement l'intérieur et la toiture de l'édifice. Les murs sont les seuls témoins qui ont subsisté, dont la façade et ses six colonnes monumentales.

Casino municipal : installé dans un édifice de style Belle Époque, il a été inauguré en 1882.

Horloge astronomique : située dans la cathédrale Saint-Jean, elle fut commandée en 1858 par le cardinal Mathieu à Auguste-Lucien Vérité.

Quai Vauban : ensemble monumental de maisons à arcades construit de 1692 à 1695.

Hôpital Saint-Jacques[D 4] : les travaux de cet hôpital qui avait vocation à remplacer celui situé rue d'Arènes commencèrent en 1686 pour s'achever en 1702. Sa grille d'entrée monumentale, exécutée par le serrurier Nicolas Chapuis en 1703 a été remplacée par une copie.

Vue sur le Quai Vauban.

Usine Dodane : bâtiment en béton armé en forme de L dont la construction a été confiée par l'horloger Dodane à l'architecte Auguste Perret qui a également dessiné les éléments de décor intérieur. Il est agrémenté d'un jardin privé comprenant piscine et court de tennis. L'ensemble a été achevé en 1943.

Café du Commerce : brasserie de la deuxième moitié du XIXe siècle avec un riche décor intérieur style Belle Époque. Inscrit aux Monuments historiques en 1981.

École nationale d'horlogerie : édifiée de 1928 à 1932 par l’architecte Guadet, elle abrite aujourd'hui le lycée Jules-Haag.

Observatoire astronomique : créé par décret présidentiel en 1878 et classé monument historique en 2007. Les bâtiments de l'observatoire astronomique sont élevés de 1883 à 1884 d'après des plans de l’architecte Étienne-Bernard Saint-Ginest.

Cabordes de Besançon : anciennes cabanes vigneronnes en pierre sèche calcaire de Besançon qui témoignent de l’important vignoble bisontin du passé.

Le Minotaure de Jens Boettcher.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Avec 2 408 hectares d'espaces verts, dont 2 000 hectares de forêts, Besançon est souvent reconnue comme la première ville verte de France avec ses 204 m2 d'espaces verts par habitant[97].

La forêt de Chailluz, avec ses 1 625 hectares, représente à elle seule un quart de la superficie totale de la commune. La ville est propriétaire de cette forêt composée essentiellement de feuillus et dans laquelle se trouvent notamment un parc animalier et un parcours santé en plus des nombreux sentiers.

Le centre historique est entièrement ceinturé d'espaces verts. À l'ouest de la vieille ville, sur la rive gauche du Doubs, s'étendent les jardins de la Gare d'eau: l'arrivée en 1833 du canal du Rhône au Rhin poussa la ville à créer un petit port (gare d'eau) pour la batellerie mais celui-ci devient vite inutilisé du fait du percement d'un canal sous la citadelle. Le parc de deux hectares aménagés autour du bassin est actuellement propriété du conseil général du Doubs.

Promenade Chamars.

Jouxtant directement ces jardins, plus au nord, la promenade Chamars aménagée durant le quatrième quart du XVIIIe siècle doit son nom à la contraction de Champs de Mars (campus martii). Ce fut d'abord un terrain marécageux séparé en deux par un bras du Doubs : le grand et le petit Chamars. Vauban, jugeant cet endroit vulnérable, le fait fortifier à l'aide de remparts et de bastions. La ville obtient la permission de transformer cet espace en promenade en 1739, réaménagée par l'architecte bisontin Bertrand entre 1770 et 1778 qui y incorpore un café, des bains publics, une volière d'oiseaux rares, des cascades, un jardin botanique et de nombreuses plantations à la française. Celle-ci disparaît en grande partie à partir de 1830 avec l'arasement du rempart intérieur et la création de la gare d'eau. Un jardin public y est réaménagé entre 1978 et 1982, les seuls éléments subsistants de l'ancienne promenade Chamars étant les deux pavillons de garde, quelques platanes et les vases de pierre du sculpteur Jean-Baptiste Boutry.

Au nord du quartier historique de Battant, sur la rive droite du Doubs, la promenade des Glacis, créée dans le milieu du XIXe siècle, est l'œuvre du paysagiste Brice Michel et de l'architecte Boutterin. En plein cœur de ce quartier, le Clos Barbisier[D 5] est un jardin créé en 1988 et présentant une importante variété de roses.

La ceinture verte se prolonge à l'est de la vieille ville, toujours sur la rive droite du Doubs, par la promenade Helvétie qui abrite un jardin botanique appelé jardin des Sens et des Senteurs réalisé en 1987, accessible aux malvoyants grâce à ses plantes et arbustes présentant certaines particularités sensorielles (odeur, toucher) et à ses panneaux signalétiques en braille. Directement au sud se trouve la promenade Micaud aménagée progressivement sur trois hectares à partir de 1843, sur des plans de l'architecte Alphonse Delacroix. Elle porte le nom de Jules Micaud, maire à l'origine de cette réalisation. Elle regroupe plus de quatre cent arbres dont un magnolia à grandes fleurs et un hêtre à feuillage lacinié, un kiosque à musique, un bassin et plusieurs sculptures. Les Jardins du Casino, jardin public aménagé de pelouses fleuries et d'allées arborées se trouvent directement de l'autre côté de l'avenue Édouard Droz qui longe le parc Micaud.

Promenade Granvelle.

En plein cœur de La Boucle, la Promenade Granvelle est un ancien jardin privé du palais Granvelle datant du XVIe siècle dont la municipalité s'est portée acquéreur en 1712 et qui fut ouvert au public dès 1728. L'architecte Bertrand le réaménage en jardin d'agrément de 1775 à 1778, c'est alors qu'il devient la promenade Granvelle. On y trouve notamment un kiosque à musique, une grotte artificielle, une fontaine Wallace, des statues de Victor Hugo et Auguste Veil-Picard, le portail de l'église du couvent des Grands-Carmes, et une colonnade néo-classique, vestige d'un pavillon de rafraîchissement.

Le premier jardin botanique de Besançon aurait été créé en 1580. Il a ensuite occupé plus de dix sites différents, dont l'emplacement actuel de la place Leclerc depuis 1957. Le Parc de l'observatoire, créé en 1904 à la demande du directeur de l'observatoire astronomique Auguste Lebeuf, abrite notamment un hêtre pourpre, un hêtre pleureur, des châtaigniers et des pins.

La ville possède également de nombreuses fontaines, notamment du fait de son passé de station thermale: fontaine des Carmes, des Clarisses, des Dames, du Doubs, de Saint-Quentin, Billecul, Bacchus, Marulaz, Minotaure, de Jupiter, Victor-Hugo, de la place de la Révolution, de l'Hôtel-de-Ville, de la place Saint-Pierre.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Besançon propose une offre culturelle importante, étant notamment la seule ville de cette taille à posséder cinq musées. Les théâtres sont également nombreux et leur programmation complémentaire tandis qu'une seule salle est dédiée spécifiquement à la musique, la Rodia, d'autres concerts se tenant dans une salle du parc des expositions Micropolis. L'offre de cinéma est satisfaisante avec un total de 22 salles sur l'agglomération. La Cité des Arts et de la Culture, œuvre de l'architecte japonais Kengo Kuma, intègre depuis 2013 le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) et le Conservatoire national de région (CNR) à l'emplacement de l'ancien port fluvial[98],[E 10].

Musées[modifier | modifier le code]

On dénombre cinq musées à Besançon, tous bénéficiant du label « musée de France ».

Le musée des beaux-arts et d'archéologie fut le premier musée créé en France en 1694, près d'un siècle avant le Louvre. Occupant aujourd'hui une ancienne halle aux grains de 1835, il a été réaménagé dans les années 1960 par Louis Miquel, élève de Le Corbusier.

Le musée du Temps, inauguré en juin 2002, était anciennement le musée d'histoire de la Ville. Situé dans le palais Granvelle, son concept est unique en Europe, regroupant des collections d'horlogerie (montres, cadrans solaires[99], sabliers, ensemble des moyens de mesure du temps…) et les fonds du musée d'histoire (tableaux, gravures).

Par ailleurs, trois musées sont regroupés dans la citadelle Vauban : le musée de la Résistance et de la Déportation ouvert depuis 1971 dans le bâtiment des Cadets, figure parmi les plus importants de sa catégorie au niveau national. Il se compose de vingt salles, retraçant les thèmes liés à la Seconde Guerre mondiale (le nazisme, l'Occupation, le régime de Vichy, la Résistance, la Libération, la Déportation) à travers des photographies, des textes, des documents et des objets de collection originaux… L'établissement possède également deux salles consacrées à des artistes dont les œuvres ont été réalisées en camps de concentration ; le musée Comtois, installé en 1961 dans le Front Royal, présente les arts et traditions régionales à travers seize salles d'expositions permanentes agrémentées des collections comptant plus de 20 000 objets, principalement du XIXe siècle et du début du XXe siècle; le Muséum d'histoire naturelle, créé en 1959 sous l'impulsion du maire Jean Minjoz, présente des fonds variés dans un petit parcours de l'Évolution autour des collections de sciences naturelles (animaux naturalisés, herbiers…) ; il présente également des animaux vivants en quatre secteurs (parc zoologique, insectarium, noctarium et aquarium).

À ces musées vient s'ajouter la maison natale de Victor Hugo présentant l'engagement politique humaniste du célèbre écrivain ainsi que la Cité des Arts et de la Culture où sont exposées une partie des œuvres du fonds régional d'art contemporain Franche-Comté.

Spectacle vivant[modifier | modifier le code]

Le théâtre du Grand Kursaal.

La ville abrite un centre dramatique national, le CDN Besançon Franche-Comté[100] créé en 1972 et installé dans l'ancienne salle des fêtes du Casino et une scène nationale, la Scène nationale de Besançon[101], qui regroupe depuis 2012 le Théâtre de l'Espace et le Théâtre Musical. Besançon compte également de plus petites structures: le Théâtre Bacchus[102] situé dans le quartier Saint-Jean, petit théâtre d'une capacité d'environ 100 places qui propose pièces de théâtre et concerts de la troupe ou des artistes régionaux ; le Petit théâtre de la Bouloie[103] situé sur le campus et d'une capacité de 150 places, accueille des projets étudiants afin de favoriser la pratique artistique et culturelle (théâtre universitaire, chorale universitaire…), des résidences artistiques de jeunes compagnies, des spectacles professionnels proposés par les structures partenaires et des spectacles de jeunes compagnies ; le Théâtre Alcyon[104] compagnie installée depuis 1995 dans le Fort de Chaudanne où sont organisés spectacles, ateliers et stages de théâtre, danse et musique.

Le Kursaal de Besançon[E 11] est né de la volonté de proposer des animations et spectacles aux curistes de la station thermale de Besançon-les-Bains créée en 1891 et aux militaires en garnison dans la ville. Le Kursaal-Cirque ouvre ses portes dans la fin de l'année 1893 mais les finances du promoteur, madame veuve Pellegrin, ne lui permettent pas de rembourser les frais engagés. La ville s'en porte acquéreur en 1895 et le Kursaal devient alors la salle des fêtes de la ville. Il ferme en 1970 pour des raisons de vétusté, avant d'être rénové à partir de 1979 puis rouvert en septembre 1982. Une salle de conférences de 360 places, appelée Petit Kursaal a également été créée en sous-sol. La salle principale, dite du Grand Kursaal présente deux balcons et un plafond en coupole décoré de très belles fresques évoquant les arts du cirque. Sa capacité peut aller jusqu’à 1 038 places assises dont 450 aux deux balcons.

Pour les concerts la ville est équipée de La Rodia[105], scène de musiques actuelles située dans la zone des Près-de-Vaux qui comporte une grande salle de 900 places et une salle « club » de 320 places ainsi que 2 studios de création et dont l'ouverture en janvier 2011 est venu combler le manque créé par la fermeture de la salle du Montjoye en 1998. Le parc des Expositions Micropolis[106] abrite une salle modulable avec une capacité d'accueil de 2 200 à 6 500 places, où se produisent la majorité des artistes et groupes en tournée nationale et internationale. La FJT Les Oiseaux[107], salle du Foyer des Jeunes Travailleurs d'une capacité de 200 places assises ou 700 places debout, accueille concerts, expositions, soirées dansantes et projections du ciné-club.

Les arts du cirque sont représentés principalement par le Cirque Plume, compagnie emblématique du nouveau cirque créée à Besançon en 1984 et soutenue par la municipalité depuis de nombreuses années. En 2007, une structure permanente permettant aux artistes de préparer les nouveaux spectacles a été implantée rue Battant.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le Cinéma Marché-Beaux-Arts.

L'offre cinématographique de l'agglomération bisontine[F 5] est importante et diversifiée, avec 22 salles et 3591 fauteuils en 2011[108], soit un fauteuil pour 38 habitants. Elle est équipée de deux multiplexes : le Pathé Beaux-Arts[109] (8 salles et 1331 fauteuils), ouvert en novembre 2003, est situé dans le centre historique alors que le Mégarama[110] (10 salles et 1436 fauteuils) est implanté en périphérie sur la commune limitrophe d'École-Valentin depuis décembre 1999. Ceux-ci ont remplacé au début des années 2000 les deux cinémas traditionnels du centre-ville qu'étaient le Vox et le Plazza Lumière. L'offre est complétée par deux cinémas d'Art et Essai, le Cinéma Victor-Hugo[111] (3 salles et 461 fauteuils), l' Espace cinéma dont la programmation se fait alternativement au théâtre de l'Espace dans le quartier de Planoise et au cinéma du Kursaal dans le centre-ville. En 2011, les cinémas bisontins ont cumulé 1 025 000 entrées, présentant ainsi un indice de fréquentation (rapport entre le nombre d'entrées et la population) de 7,59 parmi les plus élevés des unités urbaines françaises de plus de 50 000 habitants.

Besançon dans la littérature[modifier | modifier le code]

Besançon, de par son riche passé et le nombre important d'hommes de lettres qu'elle a vu naître, est citée dans de nombreux ouvrages. Ainsi, Jules César donne une description de l'ancienne cité antique Vesontio dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules : « […] Le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas ; […] ».

Sur les autres projets Wikimedia :

Victor Hugo évoque quant à lui sa ville natale dans le premier poème du recueil Les Feuilles d’automne intitulé Ce siècle avait deux ans : « Alors dans Besançon vieille ville espagnole / Jeté comme une graine au gré de l'air qui vole / Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois / Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix. ». Aussi, une partie de l'action du roman de Stendhal Le Rouge et le Noir se déroule à Besançon où le personnage principal Julien Sorel entre au séminaire : « Besançon n'est pas seulement une des plus jolies villes de France, elle abonde en gens de cœur et d'esprit. Mais Julien n'était qu'un petit paysan et n'eut aucun moyen d'approcher les hommes distingués. ».

Parmi les autres auteurs importants qui ont évoqué Besançon dans leurs œuvres littéraires, on peut citer Charles Nodier (Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Les Marionnettes), Honoré de Balzac (Albert Savarus), Huguette Bouchardeau (La Grande Verrière), Alexandre Dumas (Vingt Ans après), Charles Exbrayat (Tu n'aurais pas dû, Marguerite), Colette (Mes apprentissages).

Personnalités liées à Besançon[modifier | modifier le code]

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Besançon : parmi les plus renommées, on trouve des hommes de lettres tels que Jean-Jacques Boissard, Victor Hugo, Pierre Joseph Proudhon, Charles Fourier, Tristan Bernard et Charles Nodier, les inventeurs du cinématographe que sont les Frères Lumière, le compositeur Claude Goudimel, le peintre Paul Krôn, le coureur cycliste et directeur sportif Jean de Gribaldy, les boxeurs Jean Josselin et Khedafi Djelkhir, le Disc jockey Gaspard Augé, le réalisateur Francis Duquet, sans oublier le pianiste Philippe Cassard.

Les Justes parmi les nations à Besançon :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Produits du terroir franc-comtois.

La gastronomie de Besançon tire parti de toutes les richesses de la Franche-Comté, région d'élevage bovin, de production laitière et de fromages, de salaisons fumées du Haut-Doubs et du Haut-Jura, d’eau claire des torrents, rivières et lacs, de forêts à champignons, de gibier, et des vignobles de Franche-Comté.

Quelques exemples de produits régionaux :

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

La ville est régulièrement distinguée par la presse nationale pour sa qualité de vie et ses innovations économiques et sociales. En voici une liste non exhaustive :

Qualité de vie[modifier | modifier le code]

Une qualité de vie reconnue.
  • Première des villes de plus de 100 000 habitants lors du concours national 2010 Capitale française de la Biodiversité devant Rennes et Lille[122].
  • Première pour l'état de santé de sa population et cinquième au classement général du « Palmarès Santé des villes » (2006)[123].
  • Reconnue comme la première ville verte de France avec 204 m² d'espaces verts par habitant.
  • Meilleure offre de transports en commun de province avec 47,8 kilomètres par an et par habitant.
  • Classée 1re de l'enquête sur « L'image des villes » (2006)[124].
  • Classée 1re en 1997, 1999 et 2001 par le magazine Ça m'intéresse dans son enquête annuelle intitulée « Où fait-il bon vivre en France ? ».
  • 2e ville de plus de 100 000 habitants la plus sportive de France (2001)[125].
  • Classée 3e sur 100 villes de l'enquête « Où vit-on le mieux en France ? » (2003)[126].
  • Ville fleurie : trois fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[127]
  • Première régie publique certifiée sur sa gestion durable du cycle urbain de l'eau : ISO 9001 (qualité et suivi à l'usager) et ISO 14001 (démarche environnementale) (2007) et première régie municipale de l'eau à commercialiser une eau du robinet pétillante en bouteilles.

Économie et innovations industrielles[modifier | modifier le code]

  • Première ville française à mettre en place un réseau métropolitain de télécommunication à haut débit (fibres optiques), appelé réseau Lumière (1994)[E 12],[128].
  • Première ville au monde à téléphoner sur Internet (2000)[129].
  • Première montre à quartz du monde sortie des usines Lip (1971).
  • Trophée national de l’Académie des Arts de la Rue pour la mise en lumière de la Ville (2004).

Social[modifier | modifier le code]

  • Création à Besançon-Chalezeule du premier Jardin de Cocagne[130], jardin biologique collectif à vocation d’insertion sociale repris dans toute la France (1991).
  • Inventrice du RMI, institué en 1968 sous l'appellation « Minimum social garanti » par Henri Huot, adjoint aux affaires sociales.
  • Trophée 2002 de la démocratie participative pour le dialogue instauré avec les habitants depuis 1983 (date de la mise en place du Conseil bisontin des Jeunes).
  • Déclarée « ville des passerelles » pour sa tradition de fraternité et de solidarité (2004)[131].
  • Besançon se voit décerner « la Rose d’Or » internationale (1er prix mondial) par l’association mondiale des jardins familiaux (juillet 2005).
  • L’UNICEF déclare Besançon « Ville amie des enfants » pour sa politique en faveur des enfants (2005)[132].
  • Classée 2e sur les 22 capitales régionales pour l'accessibilité urbaine pour les personnes handicapées (2004)[133].
  • Le projet besançon. clic[E 13] a remporté le prix du European eGovernment Award 2007[134] dans la catégorie « des services publics pour l'inclusion sociale et la cohésion ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur Besançon.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (fr) Daniel Antony, Marc Paygnard et Jack Varlet, Besançon, l'esprit du temps, Sekoya Eds Du, 2001 (ISBN 978-2-84751-001-0)
  • (fr) Dominique Bonnet et Denis Maraux, Découvrir Besançon, La Taillanderie, 2002 (ISBN 978-2-87629-257-4)
  • (fr) Eric THIOU, Annuaire des Bisontins à la veille de la Révolution, préface de Maurice Gresset, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2012, 340 p.
  • (fr) Eric THIOU, Les citoyens de Besançon sous l’Ancien Régime (1677-1790), Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2006, 260 p.
  • (fr) Catherine Chaillet et Pierre Laurent, Besançon : un temps d'avance, collection Villes en mouvement, Autrement, 2007 (ISBN 978-2-7467-0947-8)
  • (fr) Jean-Louis Clade et André Choteau, Besançon an 2000, Yens (Suisse), Cabédita, 1999, 117 p. (ISBN 978-2-88295-270-7)
  • (fr) Jean Courtier, Besançon en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne
  • (fr) Collectif, De Vesontio à Besançon, Chaman, 2006 (ISBN 978-2-9700435-3-9)
  • (fr) Collectif, Besançon, collection Tranches de Villes, Déclics, 2006 (ISBN 978-2-84768-104-8)
  • (fr) Robert Dutriez, Besançon, ville fortifiée : De Vauban à Séré de Rivières, Cêtre, Besançon, 1981, 291 p. (ISBN 978-2-901040-20-0)
  • (fr) Lionel Estavoyer, Besançon côté cours, Besançon côté jardins, Sekoya Eds Du, 1999 (ISBN 978-2-9514573-0-0)
  • (fr) Bernard Faille et André-Hubert Demazure, Besançon 1958-1985 : regards d'objectif, Cêtre, 1992 (ISBN 2878230222[à vérifier : ISBN invalide])
  • (fr) Claude Fohlen, Histoire de Besançon, tome 1, Cêtre, 1994 (ISBN 978-2-901040-21-7)
  • (fr) Claude Fohlen, Histoire de Besançon, tome 2, Cêtre, 1994 (ISBN 978-2-901040-27-9)
  • (fr) Denis Maraux et Émilie Gasc, Besançon, Déclics, 2003 (ISBN 2847680322)
  • (fr) Denis Maraux et Émilie Gasc, Besançon, Déclics, 2006 (ISBN 978-2-84768-104-8)
  • (fr) Eveline Toillon, Besançon insolite et secret, Alan Sutton, 2005 (ISBN 978-2-84253-914-6)
  • (fr) Eveline Toillon, Besançon ville horlogère, Alan Sutton, coll. « Parcours et labeurs », Joué-les-Tours, 2001, 126 p. (ISBN 2842534743)
  • (fr) Hélène Walter et Jean-Claude Barçon, Vesontio Besançon, PUL, Lyon, 2004, 84 p. (ISBN 2729707395)
  • Jean Courtieu, « Besançon » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 24 septembre 2002.

Revues[modifier | modifier le code]

  • (fr) Revue Historia Thématique no 106, mars-avril 2007, « Vauban, l'Homme de l'année », par Nicolas Faucherre
  • (fr) Revue Historia Mensuel no 724, avril 2007, « Spécial Besançon: Une capitale aux trésors méconnus », par Éric Pincas
  • (fr) Magazine hebdomadaire Télérama no 2121, 5 septembre 1990, « Besançon - Doubs… très doux », dossier de la série « De ville en ville » réalisé par Marie-Laure Le Foulon
  • (fr) Magazine hebdomadaire Pèlerin Magazine no 5841, 11 novembre 1994, « Besançon, discrète et séduisante », dossier réalisé par Luc Balbont
  • (fr) Magazine hors-série Pays Comtois, 2004, « Spécial Besançon - Capitale du Temps »

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • (fr) Quotidien La Croix du 11/12 août 2001, « Besançon, la boucle verte », dossier de la série « Une ville en tenue d'été », par Philippe Royer
  • (fr) Quotidien Le Monde du 4 février 2001, « Besançon dans son cocon trop douillet », article de Jean-Pierre Tenoux www.lemonde.fr
  • (fr) Quotidien Le Monde du 18 novembre 2004, « Week-end « patrimoine » à Besançon », article de Jean-Pierre Tenoux www.lemonde.fr
  • (fr) Quotidien Le Monde du 29 avril 1999, « Besançon, l'heure du renouveau », article de Jacques Brunel www.lemonde.fr
  • (fr) Quotidien Le Figaro du 18 février 1998, « Besançon: amour, socialisme, consensus et somnolence », article de Thierry Desjardins cgi.lefigaro.fr/cgi/perm/archives/find?url=http://newportal.cedrom-sni.com
  • (fr) Quotidien Le Figaro du 24 janvier 2007, « Besançon joue contre la montre », article de Philippe Viguie-Desplaces www.figaroscope.fr
  • (fr) Quotidien Libération no 7318 du 20 novembre 2004, « Besançon avec son temps »
  • (fr) Quotidien Libération du 27 mai 2012, « Besançon, terreau durable », article d'Eliane Patriarca [1]

Guides[modifier | modifier le code]

  • (fr) Guide Pélican, Balades autour de Besançon, collection Balades, Éditions du Pélican, 1996 (ISBN 2903696993)
  • (fr) Lucien Lerat, « Besançon antique », Guides archéologiques de la France, 1990 (ISBN 2110810599)
  • (fr) Collectif, Petit Futé Besançon 2007, collection City Guide, Petit Futé, 2006 (ISBN 274691834X)
  • (fr) Collectif, Guide Gallimard Franche-Comté, Gallimard, 1999 (ISBN 2742405070)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire et héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et société[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En considérant la surface d’espaces verts en m² par habitant
  2. Calcul sur Google Maps de la distance entre la Citadelle et le chemin des graviers blancs
  3. Calcul de la distance sur Google Maps entre la rue Louis Aragon et le chemin des marnières
  4. Circulaire adressée par Louis le Pieux à l'archevêque Bernoin en 821
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Histoire de Besançon sous la direction de Claude Fohlen[modifier | modifier le code]

  • (fr) Claude Fohlen (dir.), Histoire de Besançon : Des origines à la fin du XVIe siècle, t. 1, Besançon, Cêtre,‎ 1981, 692 p. (ISBN 2901040276)
  1. p. 211-213
  2. p. 29-34
  3. p. 214-219
  4. p. 229-231
  5. p. 583
  6. p. 603-604
  7. a et b p. 161-167
  • (fr) Claude Fohlen (dir.), Histoire de Besançon : De la Conquête française à nos jours, t. 2, Besançon, Cêtre,‎ 1982, 824 p. (ISBN 2901040217)
  1. p. 9
  2. p. 20-21
  3. p. 25
  4. p. 26-29
  5. p. 35-37
  6. p. 38
  7. p. 41
  8. p. 42
  9. p. 46
  10. p. 55-68
  11. p. 238
  12. p. 233
  13. p. 251-253
  14. p. 378
  15. p. 379
  16. p. 380
  17. p. 380-382
  18. p. 487-488
  19. p. 489
  20. p. 493
  21. p. 500
  22. p. 501-502
  23. p. 505
  24. p. 508
  25. p. 513
  26. p. 517
  27. p. 518
  28. p. 519
  29. p. 521
  30. p. 523
  31. p. 530
  32. p. 531
  33. p. 570-571

Besançon insolite et secret d'Eveline Toillon[modifier | modifier le code]

  • (fr) Eveline Toillon, Besançon : Insolite et secret, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton,‎ 2003, 127 p. (ISBN 2842539141)
  1. p. 37
  2. p. 101-102
  3. p. 113
  4. p. 35
  5. p. 106

Découvrir Besançon de D. Bonnet et D. Maraux[modifier | modifier le code]

  • (fr) Dominique Bonnet et Denis Maraux, Découvrir Besançon, Châtillon-sur-Chalaronne, La Taillanderie,‎ 2002, 64 p. (ISBN 2876292572)
  1. p. 21
  2. p. 38-39
  3. p. 24-25
  4. p. 30-31
  5. p. 44

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Autocité - Voitures en libre service », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  2. « Les villes partenaires », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  3. « Agenda 21 », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  4. « Enseignement maternel », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  5. « Enseignement élémentaire », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  6. « Enseignement secondaire », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  7. « BVV - Journal municipal », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  8. « Les bibliothèques municipales de Besançon », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  9. « Laissez-vous conter la Porte Noire », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  10. « Cité des Arts et de la Culture », sur besancon.fr (consulté le 20 avril 2011)
  11. « Kursaal », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  12. « Réseau Lumière », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)
  13. « Besançon.clic : cartable numérique », sur besancon.fr (consulté le 19 avril 2011)

Agence d'urbanisme de l'agglomération de Besançon (AudaB)[modifier | modifier le code]

  1. AudaB, Quartiers bisontins et dynamiques démographiques, coll. « Observatoire socio-urbain » (no 1),‎ septembre 2010 (lire en ligne)
  2. AudaB, Le logement social, coll. « Chiffres clés » (no 18),‎ octobre 2002 (lire en ligne)
  3. AudaB, Tableau de bord de l'agglomération bisontine,‎ mai 2005 (lire en ligne), p. 68-70
  4. AudaB, Les grands employeurs, coll. « Observatoire économique » (no 2),‎ novembre 2005 (lire en ligne), p. 4
  5. AudaB, Le cinéma, coll. « Chiffres clés » (no 37),‎ mai 2006 (lire en ligne), p. 1

Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)[modifier | modifier le code]

  1. « LOG2 - Logements par type, catégorie et nombre de pièces », sur recensement.insee.fr (consulté le 20 avril 2011)
  2. a, b et c « Dossier local - Commune - Besançon », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 2 février 2014)
  3. a et b « Dossier local - Zone d'emploi 2010 - Besançon », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 2 février 2014)
  4. a et b « Dossier local - France - France », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 2 février 2014)
  5. « Dossier local - Région - Franche-Comté », sur statistiques-locales.insee.fr (consulté le 2 février 2014)

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2010&nivgeo=EPCI&codgeo=242500361
  2. Jean-Louis Fousseret, Mission d'information commune sur les perspectives économiques et sociales de l'aménagement de l'axe européen Rhin-Rhône, « Rapport d'information N°1920 de l'Assemblée Nationale », sur assemblee-nationale.fr,‎ 15 novembre 1999 (consulté le 2 novembre 2010)
  3. Direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, « Le schéma départemental des carrières du Doubs », sur franche-comte.developpement-durable.gouv.fr,‎ 16 juin 1998 (consulté le 2 novembre 2010)
  4. a et b (fr) Vincent Bichet et Michel Campy, Montagnes du Jura • Géologie et Paysages, Besançon, NÉO éditions,‎ 2008, 304 p. (ISBN 978-2-9147-4161-3)
  5. a, b et c Cartes IGN consultées sur Géoportail.
  6. « Distance entre deux villes à vol d'oiseau », sur ephemeride.com (consulté le 2 novembre 2010)
  7. « Entre Rhin et Rhône, une métropole d'un nouveau type », sur adu-montbeliard.fr (consulté le 4 novembre 2010)
  8. « Pôle métropolitain Centre Franche-Comté », sur poles-metropolitains.fr (consulté le 3 juin 2012)
  9. « Le climat de Besançon », sur linternaute.com, L'encyclopédie des villes de France (consulté le 4 novembre 2010)
  10. « Records météorologiques pour la station de Besançon », sur lameteo.org (consulté le 4 novembre 2010)
  11. « La route de Sigéric », sur viafrancigena.fr (consulté le 2 novembre 2010)
  12. Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Franche Comté (DREAL), « www.contournement-besancon.com », sur contournement-besancon.com (consulté en 2 novembre2010)
  13. Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Franche Comté (DREAL), « DREAL Franche-Comté - Lundi 11 juillet 2011 - Inauguration de la voie des Mercureaux », sur franche-comte.developpement-durable.gouv.fr
  14. Réseau Ferré de France (RFF), « LGV Rhin-Rhône - Branche Est », sur est.lgvrhinrhone.com (consulté en 2 novembre2010)
  15. Abandon du projet canal Rhin Rhône, site Rivernet
  16. Philippe Defawe, « La relance du canal Rhin-Rhône parmi les priorités du gouvernement », Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment,‎ 7 avril 2006 (ISSN 0026-9700, lire en ligne)
  17. a et b Carte géologique de la France au 1/50 000e consultée sur InfoTerre.
  18. Fiche profil métropole - Logements : le parc, Insee, Recensement de la population, 1999
  19. Insee, RP2007, « LOG1 - Logements construits avant 2005 par type, catégorie et époque d'achèvement de la construction », sur recensement.insee.fr (consulté le 4 novembre 2010)
  20. André Borel d'Hauterive, « Histoire des armoiries des Villes de France », sur euraldic.com (consulté le 10 novembre 2010)
  21. « Devises et Armoiries des villes de France », sur notrefamille.com (consulté le 10 novembre 2010)
  22. Claire Stoullig(dir.), De Vesontio à Besançon, Chaman Édition, Neuchâtel, 10 mai 2006, 164 p. (ISBN 978-2-9700435-3-9) [lire en ligne (page consultée le 1er novembre 2010)]
  23. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules [« Commentarii de Bello Gallico »], I, chap. 38
  24. Dictionnaire de l'Antiquité, Jean Leclant et Christian Goudineau, éd. Puf
  25. Besançon gallo-romain, site de l'Académie de Besançon
  26. Claudine Munier, « Collège Lumière (1) », sur Institut national de recherches archéologiques préventives,‎ 2009 (consulté le 2 novembre 2010).
  27. Sylvie Briet, « Méduse en médaillon apparaît à Besançon », Libération,‎ 20 avril 2004 (ISSN 0335-1793, lire en ligne)
  28. Arthur Engel, Raymond Serrure, Traité de Numismatique du Moyen Âge, Elibron.com, 1999
  29. Lettres patentes de Louis XI, Thouars, février 1481 (1480 avant Pâques), [lire en ligne]
  30. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1481 (1480 avant Pâques), [lire en ligne]
  31. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1481 (1480 avant Pâques), [lire en ligne]. À la suite du trépas de Louis XI en 1483, cette translation ne fut pas effectuée.
  32. Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1480 (1479 avant Pâques), [lire en ligne]
  33. Bernard Pujo, Vauban, Albin Michel,‎ 1991, 374 p. (ISBN 222605250X), p. 75
  34. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 35
  35. « Les Prés-de-Vaux, cœur de l’activité ouvrière bisontine », l'Hebdo de Besançon du 30 mai 2007
  36. « Palmarès des labels Ville Internet 2011 », sur villes-internet.net (consulté le 18 avril 2011)
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  39. Population de l'aire urbaine de Besançon sur le site de l'Insee
  40. « Les établissements du second degré en Franche-Comté », sur ac-besancon.fr (consulté le 13 novembre 2010)
  41. « Université en chiffres 2011-2012 », sur le site de l'université de Franche-Comté (consulté le 9 juin 2012).
  42. « Site Internet de l'Institut supérieur d'ingénieurs de Franche-Comté (Besançon) », sur isifc.univ-fcomte.fr (consulté le 20 juin 2011)
  43. « Site Internet de l'École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon », sur ens2m.fr (consulté le 13 novembre 2010)
  44. « Site Internet du Centre de Linguistique Appliquée de Besançon », sur cla.univ-fcomte.fr (consulté le 13 novembre 2010)
  45. « Site Internet du festival de court métrage besancourt », sur besancourt.fr
  46. « Site Internet du festival GéNéRiQ », sur generiq-festival.com (consulté le 19 avril 2011)
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  48. « Site Internet de la Foire Comtoise », sur foire-comtoise.com (consulté le 19 avril 2011)
  49. « Site Internet de la fête du livre Les Mots Doubs », sur fetedulivre.doubs.fr (consulté le 19 avril 2011)
  50. « Site Internet du Festival International de Musique de Besançon Franche-Comté », sur festival-besancon.com (consulté le 19 avril 2011)
  51. « Site Internet du festival Lumières d'Afrique », sur lumieresdafrique.com (consulté le 19 avril 2011)
  52. « Site Internet de Radio BIP », sur radiobip.fr (consulté le 19 avril 2011)
  53. « Site Internet d'information macommune.info », sur macommune.info (consulté le 19 avril 2011)
  54. La cathédrale Saint-Jean de Besançon, page 6.
  55. Les saints Ferjeux et Ferréol sur le site officiel du diocèse de Besançon (consulté le 20 août 2010).
  56. Yves Jeannin, « Le peuple christianisé à la recherche de "ses martyrs" : le cas de Besançon », Mélanges Pierre Lévêque, Besançon, 1992, p. 127-138.
  57. La Réforme à Besançon et à la Chapelle des Buis sur le site officiel du BVV (consulté le 20 août 2010).
  58. Besançon autrefois, pages 64 à 72.
  59. Église Réformée de Besançon
  60. Église Réformée de Besançon, les témoins de Jéhovah ou les Mormons utilisant des écrits censurés ou autres que le texte biblique commun à toutes les Églises chrétiennes sont sortis du christianisme
  61. L’Église St François : un bâtiment qui ne paie pas de mine, sur Planoisereflexions (consulté le 20 août 2010).
  62. Journal du 11 août 2010 de France Bleu Besançon, à propos du jeûne du Ramadan en France et à Besançon (consulté le 13 août 2010).
  63. Les coloniaux dans l’histoire militaire du nord-est de la France (1re partie) sur Migrations.Besançon.fr (consulté le 31 mai 2010).
  64. Le député de Besançon et l’armée indigène en 1915 sur le BVV de novembre 2006 (consulté le 1er mai 2010).
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