Hockey sur glace

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Hockey sur glace

Description de l'image  Ice hockey pictogram.svg.
Fédération internationale IIHF (fondée en 1908)
Sport olympique depuis 1920
Joueurs licenciés 1 513 329[1]
Champion(ne)(s) du monde en titre masculin Drapeau : Suède Suède
féminin Drapeau : États-Unis États-Unis
Description de cette image, également commentée ci-après

Début de la demi-finale des JO 2006 entre la Finlande et la Russie

Le hockey sur glace, appelé le plus souvent hockey, est un sport d’équipe se jouant sur une patinoire spécialement aménagée. L’objectif de chaque équipe est de marquer des buts en envoyant un disque de caoutchouc vulcanisé, appelé rondelle ou palet[2], à l’intérieur du but adverse situé à une extrémité de la patinoire. L’équipe se compose de six joueurs, dont un gardien de but, qui se déplacent en patins à glace et manipulent la rondelle à l’aide d’un bâton de hockey[3], également appelée crosse en France et canne de hockey en Belgique et en Suisse.

Le hockey est originaire du Canada et s’est développé à la fin du XIXe siècle en Amérique du Nord. Sport de vitesse, il est souvent qualifié de « sport collectif le plus rapide du monde »[4],[5], mais c’est aussi un sport violent avec ses mises en échec parfois dangereuses[6].

Historique

Article détaillé : Chronologie du hockey sur glace.

Les origines

Depuis l’Antiquité, l’homme a joué à des jeux où un objet était frappé avec un bâton incurvé. Par exemple, une peinture de Pieter Bruegel (père), Chasseurs dans la neige (1565), montre des joueurs qui utilisent des bâtons courbés pour jouer avec un petit objet sur la glace.

L’utilisation du mot « hockey » pour désigner de tels jeux est attestée depuis 1785 (1527 pour hockie) mais son étymologie est incertaine. Il dérive peut-être du vieux mot français d’origine germanique hoquet (bâton de berger, crochet)[7], ou de l’hokkie hollandais, diminutif de hok (chenil ou cabane et désignant dans ce cas les cages de but). Beaucoup de ces jeux furent développés pour les champs, mais furent joués également sur la glace, comme on le voit sur certaines peintures hollandaises du XVIe siècle. Cependant les origines du jeu moderne se trouvent en Amérique du Nord.

Les immigrants européens ont introduit en Amérique du Nord une multitude de jeux similaires au hockey, tels que la crosse française, le shinty écossais, le hurling irlandais et le hockey sur gazon, joué en Angleterre. Ces jeux semblent avoir été adaptés pour être joués sur la glace, et avoir importé certains aspects du jeu de la crosse (comme la dureté physique) joué par les Amérindiens de la famille iroquoise.

En 1825, Sir John Franklin écrivait : « Le jeu de hockey joué sur la glace était le sport du matin » sur le Grand lac de l’Ours durant une de ses expéditions arctiques. En 1843, un officier de l’armée britannique à Kingston (Ontario) écrivait : « J’ai commencé à patiner cette année, m’améliorant et j’ai eu rapidement un grand plaisir à jouer au hockey ». La Society for International Hockey Research indique, en se référant à un article de la Boston Evening Gazette de 1859, que la première partie de hockey sur glace eut lieu à Halifax cette année-là. La première partie à utiliser une rondelle au lieu d’une balle eut lieu en 1860 sur le port de Kingston entre d’anciens vétérans de la Guerre de Crimée.

Cependant, les villes de Windsor et de Dartmouth, toutes les deux en Nouvelle-Écosse, revendiquent également le privilège d’avoir vu naître le hockey sur glace[8].

Fondation du jeu moderne

Photo noir et blanc d’un match de hockey joué en extérieur devant une ville enneigée.
Hockey sur glace à l’université McGill de Montréal en 1884.

Le développement du jeu moderne eut lieu à Montréal au Québec. Le 3 mars 1875 fut joué le premier match codifié au Victoria skating rink de Montréal. En 1877, des étudiants de l’université McGill (James Creighton, Henry Joseph, Richard F. Smith, W. F. Robertson et W. L. Murray) rédigèrent sept règles[9] et le premier club, le McGill University Hockey Club, fut fondé en 1880. Le jeu devint si populaire qu’il fut présent au carnaval d’hiver de Montréal de 1883. En 1885, A. P. Low introduisit le hockey à Ottawa. Durant la même année, un second club fut créé à l’Université d'Oxford. En 1888, le nouveau gouverneur du Canada, Lord Stanley (dont les huit fils et deux filles devinrent des amateurs de hockey), impressionné par le match qu’il vit au tournoi de 1888 du Carnaval d'hiver de Montréal, décida de créer un trophée pour récompenser la meilleure équipe de ce même tournoi en 1889. La Coupe Stanley fut attribuée en 1893 au champion amateur du Canada, les Montréal AAA. À cette époque, Montréal regroupait une centaine d’équipes et des ligues existaient à travers tout le Canada. Également en 1893, des joueurs de Winnipeg eurent l’idée d’utiliser des équipements de cricket pour protéger les jambes des gardiens.

1893 fut également la date du premier match aux États-Unis entre l’Université Yale et l’Université Johns-Hopkins. La ligue américaine amateur de hockey fut fondée en 1896 à New York, et la première équipe professionnelle, les Portage Lakers, fut créée en 1903 à Houghton dans le Michigan.

Le développement

Photo noir et blanc d'un match de hockey en extérieur.
L’université Oxford contre la Suisse, 1922. Le futur premier ministre canadien Lester Pearson est à droite.
Photo noir et blanc de jeunes joueurs écoutant les conseils de leur entraîneur.
Jeunes hockeyeurs canadiens en 1956.

Les cinq fils de Lord Stanley apportèrent le hockey sur glace en Europe, en affrontant une équipe de la Cour d’Angleterre (incluant les futurs Edward VII et George V) à Buckingham Palace en 1895. En 1905, la Fédération française de hockey (FFH) fut fondée. En 1908, le patineur français Louis Magnus créa la Ligue internationale de hockey. Le premier championnat d’Europe de hockey eut lieu en 1910 à Montreux et fut remporté par la Grande-Bretagne.

En 1909 est fondée la plus vieille équipe encore existante aujourd’hui : le Club de Hockey Canadien de Montréal. Les règles continuent d'évoluer : en 1913, apparition du hors-jeu de ligne bleue et de la séparation de la patinoire en trois parties. 1917 voit l'apparition de la Ligue nationale de hockey (National Hockey League en anglais).

En 1920, le hockey sur glace devient sport olympique lors des olympiades d’été d’Anvers, et dix ans plus tard, 1930 : premier championnat du monde de hockey remporté par le Canada au Palais des sports de Berlin en Allemagne où les organisateurs de Chamonix avaient dû déplacer la 2ème partie de la compétition pour cause de mauvais temps.

L’ère professionnelle

Le Temple de la renommée du hockey est fondé en 1943. La LNH qui était descendue à six franchises pendant 25 ans s’ouvre à six nouvelles villes en 1967. Par la suite, le sport est marqué par l’affrontement du Canada et de l’Union soviétique en 1972 lors de la Série du siècle, par le record de 24e Coupe Stanley remporté en 1993 par les Canadiens de Montréal et par la première participation des joueurs de la LNH au tournoi olympique, à Nagano.

Le hockey féminin se développe : 1990, premiers championnats du monde féminin et en 1998, premiers Jeux olympiques.

Le jeu

Représentation schématique d’une patinoire de hockey vue de dessus.
La patinoire de hockey sur glace.
En rouge : ligne centrale et lignes de but.
En bleu : lignes d’attaque.
Photo de profil d’un joueur marquant un but à un gardien.
Gardien de but en action

Le hockey sur glace se joue sur une patinoire. Chaque équipe est composée de six joueurs (cinq joueurs de champ et un gardien de but) qui sont équipés de patins à glace. L’objectif est de marquer des buts en envoyant un disque de caoutchouc vulcanisé appelé palet ou rondelle[2], dans le filet adverse, placé à l’autre extrémité de la patinoire. Les joueurs manipulent la rondelle à l’aide d’une crosse de hockey également appelée bâton de hockey.

Les cinq joueurs de champ sont généralement trois attaquants (un centre, un ailier gauche et un ailier droit) et deux défenseurs. Un groupe de trois attaquants forme une ligne d’attaque et une paire de défenseurs forme une ligne de défense. Il existe également des lignes spécifiques aux situations d’infériorité numérique ou de supériorité numérique.

Les changements de ligne peuvent intervenir lors des arrêts de jeu, mais également au cours du jeu (on parle alors de changement volant).

Une équipe de hockey compte une vingtaine de joueurs (quatre lignes d’attaquants, quatre à six défenseurs et deux gardiens de buts).

Certaines charges et certains contacts sont autorisés sur le porteur du disque. Il s’agit, avant tout, de gêner l’adversaire, de le déstabiliser lors de prochains contacts, de le fatiguer et de lui faire perdre le palet. C’est une technique de base au hockey. On parle alors de mise en échec. Toutefois, les actions dangereuses ou contraires aux règles, sont sanctionnées par des pénalités ou punitions. Le joueur fautif doit alors sortir du jeu pour une certaine durée, sans être remplacé.

La bande (ou la balustrade) et le filet entourant la glace permet de garder la rondelle (ou le palet) à l’intérieur de la patinoire, le jeu pouvant ainsi durer plusieurs minutes sans interruption. Quand l’action s’arrête, le jeu reprend toujours par une mise au jeu (ou engagement). Les deux règles majeures limitant les mouvements de la rondelle sont le hors-jeu, qui stipule que le palet doit entrer dans la zone d’attaque (ligne bleue) avant tout joueur de l’équipe attaquante, et le dégagement interdit, qui interdit à un joueur en défense de dégager le palet derrière la ligne rouge située dans sa zone d’attaque.

Un match dure trois périodes de 20 minutes chacune, l’horloge étant arrêtée à chaque arrêt de jeu. En cas d’égalité à la fin du temps réglementaire, la procédure varie suivant le contexte et suivant les règles spécifiques à chaque championnat. Le match peut alors se poursuivre avec une période de prolongation en mort subite pour déterminer un vainqueur. Si le score est inchangé à l’issue de la prolongation, une séance de tirs de fusillade peut se dérouler. Depuis la modification des règles IIHF en 2006, tous les matchs doivent désigner un vainqueur, il y a donc automatiquement mort subite en cas d’égalité.

Un match peut également comporter des combats entre joueurs, combats tolérés ou interdits selon les ligues et les compétitions.

Règlements

Photo d’un arbitre avec un bras en l’air.
Arbitre de hockey
Photo d'un joueur portant le maillot numéro 5 des Sharks de San José.
Hockeyeur professionnel
Photo de deux manequins portant des équipement de hockey.
Équipement de hockey

Les règles internationales du hockey sur glace sont édictées par la Fédération internationale (IIHF)[10]. C’est également le règlement qui s’applique dans les championnats nationaux de la plupart des pays, en dehors de l’Amérique du Nord.

En effet, aux États-Unis et au Canada (et bien que ces pays soient membres de l’IIHF), les ligues peuvent édicter leurs propres règles. Ainsi la Ligue nationale de hockey (LNH), ligue la plus importante[11], possède un règlement[12] qui diffère quelque peu de celui de l’IIHF (notamment au sujet des combats, totalement interdits dans le règlement international).

Le règlement est appliqué par les arbitres et par les autres officiels. Les arbitres sont au nombre de deux ou trois (voire quatre pour la LNH et certains matchs importants comme les finales de championnats et de coupes nationaux et internationaux) suivant les catégories et veillent au bon déroulement du match, et entre autres, au signalement des pénalités. Deux arbitres de ligne (juges de ligne) indiquent notamment les hors-jeu et dégagements interdits.

Équipement

Outre les patins à glace pour se déplacer sur la patinoire et le bâton (ou crosse) pour manipuler la rondelle, un joueur de hockey porte un certain nombre de protections[13] afin de se protéger des charges adverses mais également des palets (rondelles) qui peuvent atteindre 180 km/h.

Les protections pour un joueur de champ se composent :

  • d’un quatre-patte qui offre plus de confort au joueur et l’isole de son équipement ;
  • d’une coquille et porte-jarretelles (dans le jargon québécois : jack-strap) ;
  • d’une culotte, appelée également cuissette (gros short rembourré) ;
  • des jambières (qui protègent les genoux et les tibias et qui sont recouvertes d’un bas) ;
  • de patins, qui sont différents pour les gardiens et les joueurs ;
  • d’un protège-cou (facultatif à partir de junior) ;
  • des épaulières (ou plastron, épaulettes) ;
  • des coudières ;
  • des gants ;
  • d’un maillot de la couleur de leur équipe (appelé chandail au Québec)
  • d’un casque, et appelé « masque » pour le gardien ;
  • d’une crosse, fabriqué en des matériaux différents (bois, carbone…) ;
  • d’un protège-dents (facultatif en sénior, ligue Magnus et LNH).

L’équipement du gardien est un peu plus complet avec notamment :

  • une paire de patins coqués (pour protéger davantage les pieds du gardien), ayant une lame plus longue et plus plate que des patins de joueur pour une meilleure stabilité du gardien ;
  • deux gants différents : une mitaine, permettant d’attraper le palet. Et un bouclier, aussi appelé plaque, accroché à un gant permettant de tenir la crosse et de repousser le palet vers l’extérieur ;
  • deux jambières plus larges, appelés bottes, tenus par des lanières et rattachés aux patins pour une bonne tenue de la botte ;
  • d’une crosse plus épaisse que celles des autres joueurs ;
  • d’une coquille plus épaisse que celle du joueur, parfois à double coque ;
  • d’une culotte plus épaisse et protégé que celle du joueur ;
  • d’une jugulaire (protège-cou plus grand que celui du joueur) ;
  • d’un plastron faisant trois à quatre fois celui du joueur, lui protégeant les bras et tout l’avant de la taille jusqu'au cou ;
  • d’un masque spécifique, entièrement fermé sur le devant avec l’usage systématique d’une grille de protection (standard ou à œil de chat).

Le poids de l’équipement du gardien se situe entre 15 et 30 kg.

L’équipement a connu une évolution depuis les débuts du hockey, évolution dictée par des accidents et par des changements de mentalité. Ainsi, au début des années 1920, dans la Ligue nationale de hockey, les joueurs de champ jouaient sans casque et ce n’est qu’en 1979 que le casque fut rendu obligatoire dans la LNH et ceci à la suite d'un accident ayant causé le décès de Bill Masterton près de 10 ans plus tôt[14].

De même, l’usage de la jugulaire a été mis en exergue à la suite d'un accident lors d'un match entre les Sabres de Buffalo et les Blues de Saint-Louis. Au cours d’une action devant les buts des Sabres, Clint Malarchuk, à terre, reçut un coup de lame de patin, ce qui entraîna la section de l’artère carotide externe. Le gardien frôla la mort mais il fut sauvé par l’intervention rapide des secouristes[15].

Le 10 février 2008, lors d’un match entre les Panthers de la Floride et les Sabres de Buffalo, le joueur des Panthers Richard Zedník se fait accidentellement couper l’artère carotide externe par un patin de son coéquipier, Olli Jokinen, et une hémorragie importante en découle[16]. Bien qu’il soit rare qu’un joueur porte un protège-cou dans la LNH, puisque Zedník a failli perdre la vie lors de cet évènement, il décide de porter cette pièce d’équipement lors de la saison suivante[17].

Les arbitres sont, à l’exception des arbitres derrière le marbre au baseball, les seuls officiels tous sports confondus à porter de l’équipement protecteur dans la mesure où ils se trouvent assez souvent au milieu de l’action. En plus d’un casque (préférablement noir) et de patins, ils revêtent des jambières, une gaine protectrice (pour les cuisses, l’aine et les hanches), une coquille avec support athlétique et des protège-coudes. De plus, les officiels de hockey sur glace portent un pantalon noir fabriqué dans un matériau suffisamment résistant pour prévenir des coupures de patins. Ce dernier est assez ample pour y accueillir les jambières et la gaine. Depuis le début des années 1960, ils portent le classique gilet rayé de bandes verticales noires et blanches. Pour fin de différenciation, l’arbitre porte des brassards rouges ou orange de 15 cm (6 pouces) sur chaque bras contrairement aux juges de lignes qui n’en ont pas. Finalement, pour rappeler le jeu, le stopper ou avertir les joueurs, chaque officiel est équipé d’un sifflet (habituellement en métal) muni de larges bandes métalliques repliées en crochets et permettant d’être porté aux doigts.

Les compétitions

Le championnat le plus connu et le plus relevé est celui de la Ligue nationale de hockey (LNH), joué en Amérique du Nord[11], dont le champion se voit attribuer la Coupe Stanley. Les plus grands joueurs participent à ce championnat. Les championnats européens de meilleur niveau sont ceux de Suède (Elitserien), de Russie (KHL), de Finlande (SM-liiga), de République tchèque (Extraliga), de Suisse (Ligue Nationale A) et d’Allemagne (Deutsche Eishockey-Liga)[18].

Au niveau international, les compétitions les plus importantes[19] sont le tournoi de hockey des Jeux olympiques et le championnat du monde de hockey organisés par la Fédération internationale de hockey sur glace et la Coupe du monde de hockey (anciennement Coupe Canada) organisée par la LNH ainsi que la toute nouvelle Ligue des Champions de hockey sur glace.

Palmarès

International

Parmi les 64 États membres de la Fédération internationale de hockey sur glace (souvent désignée par l’acronyme de son nom anglais : IIHF pour « International Ice Hockey Federation »), le Canada, la République tchèque, la Finlande, la Russie, la Slovaquie, la Suède et les États-Unis se sont souvent partagé les trois premières places aux championnats du monde de l’IIHF.

Des 63 médailles attribuées aux Jeux olympiques depuis 1920, seulement six ne sont pas allées à l’un de ces pays (en comptant la Tchécoslovaquie et l’Union soviétique) dont cinq en bronze. Ces sept nations ont aussi remporté 162 des 177 médailles attribuées aux 59 championnats du monde et aucune ne leur a échappé depuis 1954.

De la même manière, les neuf médailles olympiques et les 27 médailles du championnat du monde de hockey sur glace féminin sont allées à un de ces sept pays. La Suisse a gagné deux médailles de bronze aux Jeux olympiques et a fini sept fois sur le podium au championnat du monde. Elle possède aussi une des plus vieilles et une des meilleures ligues de hockey sur glace européennes (la Ligue nationale A) et est ainsi considérée comme la huitième nation du hockey.

Nationaux

Dans la Ligue nationale de hockey, le club le plus titré est celui des Canadiens de Montréal avec 24 titres. En Europe, parmi les plus grands clubs, citons le CSKA Moscou (32 titres de champion d’URSS), le HC Davos (29 titres de champion de Suisse)[20], le Djurgårdens IF (16 titres de champion de Suède)[21], le HC Sparta Prague (8 titres de champion de Tchécoslovaquie et de Tchéquie)[22] et le Jokerit Helsinki (6 titres de champion de Finlande)[23]. En France, Chamonix (30 titres) et Paris (21 titres)[24] sont les villes les plus titrées. Plus récemment, les clubs dominants sont les Dragons de Rouen et les Brûleurs de loups de Grenoble.

Popularité

Photo de joueurs amateurs en extérieur.
Joueurs de hockey d’antan au Québec
Photo d’un match organisé dans un stade destiné à accueillir habituellement du football américain.
71 217 spectateurs pour la Classique hivernale de la LNH 2008 à Buffalo dans l’État de New York.

D’origine canadienne, le hockey est particulièrement populaire en Amérique du Nord (au Canada et dans certains États du nord des États-Unis comme le Minnesota, le Michigan et le Massachusetts), dans les pays nordiques (Finlande, Norvège, Suède), dans les pays d'Europe de l'Est (Russie, Biélorussie, Lettonie) et d'Europe centrale (République tchèque, Slovaquie), en Suisse ou encore dans la région du Tyrol du Sud en Italie. En 2008, le recensement de pratiquants du hockey sur glace au Québec est évalué à environ 650 000 Québécois, sur une population d'environ 7 800 000 personnes.

Le hockey sur glace est un des quatre sports professionnels majeurs en Amérique du Nord[25]. C’est le sport d’hiver national au Canada[26] où il jouit d’une immense popularité[27]. Même si seulement sept des trente franchises de la LNH sont implantées au Canada, les joueurs canadiens sont plus nombreux que les Américains avec une proportion de trois joueurs canadiens contre un américain[28]. À peu près un quart des joueurs de la ligue ne viennent pas d’Amérique du Nord[28].

La popularité du hockey aux États-Unis est concentrée dans certaines régions, notamment dans le Nord-Est, le Midwest et l’Alaska. Cette concentration fait que le hockey sur glace y est le sport majeur le moins regardé[29]. Néanmoins, dans certaines grandes villes américaines (notamment Buffalo, Détroit, Pittsburgh, Minneapolis, Chicago, Boston, New York, Philadelphie, Dallas, Tampa Bay et Denver) il jouit d’une popularité semblable ou supérieure à celle du basket-ball[30].

En Europe, c’est également le sport le plus populaire en Finlande et l’un des principaux sports dans des pays tels que la Suisse[31], la Russie[32], la République tchèque[33] ou l’Allemagne[34].

En France, il est surtout populaire dans le massif des Alpes (Grenoble, Morzine, Villard, Mont Blanc, Briançon, Gap…) et dans le nord-Ouest (Rouen, Amiens, Caen, Brest…). Le Grand-Est (Strasbourg, Épinal, Mulhouse, Dijon…) et le Centre (Tours, Angers…) ont également des équipes de haut niveau[35]. D’autres grandes villes (Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Bordeaux, Valence) possèdent une patinoire adéquate et une équipe, mais leur popularité locale n’est pas aussi forte et les clubs ne peuvent pas souvent faire concurrence aux autres sports (comme les clubs de football par exemple)[36]

Hockey féminin

Article détaillé : Hockey sur glace féminin.
Photo de la gardienne Manon Rhéaume devant son but.
La gardienne de but Manon Rhéaume

Le hockey féminin devient de plus en plus populaire aujourd’hui, en particulier au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Bien qu’il n’existe pas autant de ligues féminines que de ligues masculines, il en existe de tous niveaux comme la Ligue Canadienne de Hockey Féminin souvent désignée comme la Canadian Women’s Hockey League (CWHL) ainsi qu’à une ligue de l’Ouest appelée Western Women’s Hockey League ou simplement WWHL. De plus il existe plusieurs championnats européens féminins, des équipes nationales, olympiques, universitaires et de loisirs. Treize championnats du monde féminins ont déjà été organisés. Le hockey féminin intègre les Jeux olympiques d'hiver depuis l'olympiade de Nagano.

La grande différence entre le hockey sur glace masculin et féminin est l’interdiction des charges chez les femmes. Après les championnats du monde 1990, ces charges furent interdites à cause de la trop grande différence physique entre les joueuses nord-américaines et celles des autres pays.

Le hockey sur glace dans la culture populaire

Le hockey sur glace étant un des sports majeurs en Amérique du Nord, il joue un rôle important dans la culture populaire américaine et canadienne.

Cinéma

Ainsi, plusieurs films célèbres d’Hollywood ont pour sujet le hockey.

Ces films incluent La Castagne (en anglais : « Slap Shot ») sorti en 1977[37], Les Petits Champions (en anglais : « The Mighty Ducks») sorti en 1992. Ce dernier a été assez réussi pour engranger deux suites et entraîner la création d’une franchise de la LNH nommée les Mighty Ducks d’Anaheim, maintenant connue sous le nom de Ducks d’Anaheim)[38] ou encore Miracle (2004). Les deux premiers sont des comédies fictives ; le dernier est un drame qui est basé sur la vraie histoire de 1980, « Le Miracle sur glace » quand l’équipe américaine a remporté la médaille d’or olympique[39]. On peut également citer : Youngblood, Hockey Night, H.-E Double Hockey Sticks, Mystery, Alaska, Le Chandail et le film de John Wayne en 1937, Idol of the Crowds.

Au Québec, la série de films Les Boys est un classique de nombreux amateurs de hockey, et est considérée comme le plus grand succès populaire du cinéma québécois[40]. Le film a récolté près de sept millions de dollars en recette au box-office lors de sa carrière commerciale, ce qui en faisait alors le plus grand succès du cinéma québécois. De plus, le film Maurice Richard est une œuvre majeure du cinéma québécois qui raconte la vraie histoire d'un joueur local devenu héros national. Également, le film québécois Bon Cop, Bad Cop d’Érik Canuel mêle humour et enquête policière sur les traces d’un tueur en série dont les victimes sont toutes issues du monde du hockey.

Télévision

En raison de la grande popularité du hockey au Canada, il est considéré comme un élément important de la culture. Il est souvent présenté à la télévision et dans des films ; comme les séries de CBC Television Hockey : A People’s History et Hockeyville, la téléréalité de Global TV Making The Cut : Last Man Standing, de même que les séries scénarisées de CTV Power Play (1998-2000) et de Showcase Rent-A-Goalie (2006-). Les populaires séries télévisées québécoises Lance et compte (1986 -) ont également le hockey sur glace comme thème central.

Le hockey est parfois présent dans des séries télévisées américaines en tant que passion de personnages principaux.

Ainsi dans Scrubs, le Dr Cox porte fréquemment un chandail des Red Wings de Détroit quand il n’est pas à l’hôpital.

Beaucoup d’épisodes de Friends impliquent aussi Joey, Chandler et Ross assistant à des parties des Rangers de New York.

L’acteur Richard Dean Anderson a laissé transparaître son amour personnel du hockey dans deux de ses personnages : MacGyver et O’Neill dans SG-1.

Dans NYPD Blues, le personnage de Donna Abandando, joué par Gail O'Grady, et amoureuse du détective Greg Medavoy dans la saison 3, est une fan des Rangers de New York qui était sortie précédemment avec un des joueurs. Sa banderole des Rangers était mise en évidence dans son bureau.

Dans Entourage, le personnage d’Eric « E » Murphy, joué par Kevin Connolly (natif de Long Island), affiche à quelques reprises les couleurs des Islanders de New York comme dans l’épisode 1 de la saison 4 où il porte fièrement une casquette de ces derniers.

Dans How I Met Your Mother, le personnage de Robin Scherbatsky native du Canada supporte ce sport et plus particulièrement les Canucks de Vancouver.

Dans Une famille presque parfaite, dans l’épisode À bas l’opéra, vive le hockey, Bill Miller (joué par Mark Addy) a porté un chandail des Blackhawks de Chicago dans une scène de l’épisode.

Dans Bones, l’épisode Le feu sous la glace (s03e13), Luc Robitaille, ancien joueur de hockey sur glace, fait une apparition lors d’une hallucination de l’agent Seeley Booth, qui est un fan de hockey.

Musique

Parmi les références les plus célèbres du hockey dans la musique, on peut citer The Hockey Song, par le chanteur folklorique canadien Stompin’ Tom Connors[41]. Warren Zevon est connu pour sa chanson Hit Somebody ! (The Hockey Song) de l’album My Ride’s Here de 2002[42]. Le titre de la chanson est une référence aux combats qui ont tendance à avoir lieu durant les parties et l’histoire de Buddy, un fermier canadien qui est devenu un goon.

Les Hanson Brothers, groupe parodique imitant les Ramones, sont composés de quatre frères fictifs fans de hockey (il s’agit d’un sideproject du bassiste et du batteur de No Means No, réellement frères dans la vie).

Il y a plusieurs autres chansons connues qui ont directement ou indirectement un lien avec les caractéristiques du hockey ou les équipes, comme Zamboni (référence à la machine utilisée pour refaire la glace entre les périodes et les parties) par les Gear Daddies, I Like Hockey de 2009[43] par Françoise Doherty[44], et Time to Go par les Dropkick Murphys, qui se réfère directement au hockey et aux couleurs de l’équipe des Bruins de Boston (noir et or)[45]. Le single fut distribué gratuitement à la suite d'un match des Bruins en novembre 2003[46].

Jeux vidéo

Beaucoup de jeux ayant pour thème le hockey ont été réalisés, la plupart proposant de disputer la LNH.

La série la plus connue est certainement la série des NHL d’Electronic Arts, initiée en 1991 avec EA Hockey, et qui depuis, a proposé une version chaque année[47].

D’autres séries de jeux ont essayé de concurrencer celle d’EA, telles les NHL Hitz de Midway et les NHL2k de 2K Sports.

Il existe aussi des jeux proposant d’incarner un entraîneur ou dirigeant d’une équipe de hockey, tel PowerPlay Manager, Hockey Arena, GM Hockey Renaissance ou NHL Eastside Hockey Manager.

Notes et références

  1. (en) Survey of players 2008, IIHF
  2. a et b Le terme rondelle est le seul terme francophone reconnu au Canada alors que dans les autres pays, le terme palet est préféré.
  3. Ice hockey stick en anglais
  4. (fr) « Hockey sur glace : pour ne pas rester en froid », sur Conseil général du Loiret,‎ 06/02/2003 (consulté le 19 octobre 2008)
  5. (fr) « Le hockey français, à toute vitesse », sur Valeurs actuelles,‎ 9 mai 2008 (consulté le 19 octobre 2008)
  6. Réjean Tremblay La Presse
  7. Définitions lexicographiques et étymologiques de « hockey » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  8. collectionscanada.ca
  9. (fr) « Compte rendu d’un match disputé en 1877 à Montréal », Regards sur le hockey, sur collectionscanada.gc.ca,‎ 26 juillet 2005 (consulté le 21 octobre 2008)
  10. Règles IIHF
  11. a et b Championnats de hockey sur Encarta
  12. Règles de la LNH
  13. [PDF] (fr) Liste des équipements réglementaires sur HockeyFrance.com
  14. (fr) Évolution de l’équipement sur http://www.collectionscanada.ca/.
  15. (en) Biographie de Malarchuk sur www.legendsofhockey.net.
  16. (en) « Richard Zednik, hockey statistics and profile », sur Legends of Hockey Net (consulté le 29 mai 2011).
  17. (fr) « Richard Zedník espère oublier », sur RDS.ca,‎ 10 septembre 2008 (consulté le 29 mai 2011)
  18. Désignation du rang des championnats par l'IIHF
  19. (fr) « Hockey international », sur thecanadianencyclopedia.com (consulté le )
  20. (sv) Historique du HC Davos sur [1].
  21. (sv) Historique de Djurgårdens IF sur http://www.difhockey.se.
  22. (en) Historique du Sparta Prague sur http://www.hcsparta.cz/.
  23. (en) Historique du Jokerit sur http://www.jokerit.com/.
  24. (fr) Article sur les Patineurs de Paris sur le site http://hockeyarchives.info
  25. (en) Article sur http://www.gsb.
  26. thecanadianencyclopedia.com
  27. Sport au canada sur Culture.ca
  28. a et b (en) Étude sur les joueurs en 2005-2006 sur thephysicsofhockey.com
  29. (en) Présentation du hockey sur Encarta.
  30. (en) Popular US Sports sur usatourist.com
  31. (en) Présentation du sport en Suisse sur All-about-switzerland.info.
  32. (en) Histoire du hockey en Russie depuis la Seconde Guerre mondiale sur http://sports.espn.go.com/.
  33. (en) Présentation du hockey sur glace en République tchèque http://www.czech.cz/
  34. (en) Présentation des sports populaires d’Allemagne sur http://www.germany.info/.
  35. Site de la Fédération Française de Hockey sur Glace
  36. À titre d’exemple : le Stade Jacques-Chaban-Delmas, stade des Girondins de Bordeaux, possède 34 440 places, (source), contre 3 535 places pour la patinoire de Mériadeck (source).
  37. (en) Fiche de La Castagne sur http://www.imdb.com/.
  38. (en) Historique des Mighty Ducks d’Anaheim sur http://ducks.nhl.com/.
  39. (en) Page sur le film Miracle sur http://www.chasingthefrog.com.
  40. http://www.canoe.com/divertissement/cinema/entrevues/2002/12/03/1749484-jdm.html Présentation de Louis Saia, réalisateur des 4 films
  41. A-C-T Records Presents: The Official Stompin' Tom Connors Website
  42. Warren Zevon
  43. http://radio3.cbc.ca/#/play/band/Francoise-Doherty
  44. http://en.wikipedia.org/wiki/Francoise_Doherty
  45. (en) Parole de Time to Go des Dropkick Murphys sur http://www.sing365.com/music/lyric.nsf/.
  46. (en) Page sur Time to Go des Dropkick Murphys http://www.dropkickmurphys.com
  47. Histoire de la série NHL

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