Lille
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| Lille | |||
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais (préfecture) | ||
| Département | Nord (préfecture) | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Lille (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de neuf cantons | ||
| Code Insee abr. | 59350 | ||
| Code postal | 59000, 59033, 59800 | ||
| Maire Mandat en cours |
Martine Aubry (PS) 2008 - 2014 |
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| Intercommunalité | Lille Métropole Communauté urbaine | ||
| Site internet | www.mairie-lille.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 226 014 hab. (2006) | ||
| Densité | 6 489 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 1 143 125 hab. | ||
| Gentilé | Lilloises, Lillois | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 18 m — maxi. 46 m | ||
| Superficie | 34,83 km² | ||
Lille (Rijsel en néerlandais) est une ville du nord de la France. C'est la préfecture du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais.
Avec ses 226 000 habitants, Lille est la principale ville, aux côtés de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq, de Lille Métropole Communauté urbaine, intercommunalité qui regroupe 85 communes et compte 1,1 million d'habitants. Plus largement, elle appartient à une vaste conurbation formée avec les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin qui a donné naissance en janvier 2008 au premier Groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai, et qui totalise près de deux millions d’habitants.
Son nom en ancien français (L’Isle), comme en flamand occidental (Rysel ou Rijsel en néerlandais), provient d’une île des marécages de la vallée de la Deûle sur laquelle elle a été fondée.
Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, anciens territoires du comté de Flandre mais ne faisant pas partie de l'aire linguistique du néerlandais. Lille a ainsi toujours été une ville de langue romane[1].
Ville de garnison, Lille a connu une histoire mouvementée du Moyen Âge à la Révolution française et est connue pour avoir été la ville la plus assiégée de France. Elle a appartenu successivement au comté de Flandre, au royaume de France, à l'État bourguignon, au Saint-Empire romain germanique et aux Pays-Bas espagnols avant d'être définitivement reprise par les armées françaises menées par Vauban lors de la guerre de Succession d'Espagne. Elle sera encore assiégée en 1792 lors de la guerre franco-autrichienne.
Cité marchande depuis ses origines, manufacturière depuis le XVIe siècle, la révolution industrielle en fera une grande capitale industrielle principalement autour des industries textiles et mécaniques. Leur déclin, à partir des années 1960, ouvrira une longue période de crise et ce n'est qu'à partir des années 1990 que la reconversion vers le secteur tertiaire et la réhabilitation des quartiers sinistrés donneront un autre visage à la ville.
La construction du nouveau quartier d'affaires Euralille à partir de 1988, l'arrivée du TGV en 1993 et de l'Eurostar en 1994, le développement d'un pôle universitaire qui accueille aujourd'hui près de 100 000 étudiants, le classement Ville d’art et d’histoire en 2004 et les manifestations de Lille 2004, Capitale européenne de la culture, constituent les principaux symboles de ce renouveau.
[modifier] Toponymie
Le nom de la ville provient de sa situation géographique : une île sur la Deûle où la ville a été fondée. Son nom a ainsi évolué d'Insula (île en latin) à l’Isle en vieux français, pour devenir finalement Lille.
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Lille est située dans le nord de la France, au nord du département du Nord et à proximité de la Belgique, à une vingtaine de kilomètres de la région flamande au nord et de la région wallonne à l'est.
Elle s'est établie dans la vallée de la Deûle dont plusieurs bras, aujourd'hui pour la plupart couverts, parcourent la ville. Naviguée depuis l'époque gallo-romaine, la rivière, aménagée récemment en canal à grand gabarit, traverse la ville du sud-ouest au nord pour rejoindre la Lys.
Au déclin de l'empire romain d'Occident, des peuples Germains se sont installés dès le milieu du IVe siècle au nord de la route Boulogne-Cologne : la frontière linguistique passait au Sud de Lille comme le montre la toponymie en hem de Wazemmes, Esquermes, Hellemmes…[2] Pourtant, Lille et ses environs appartiennent à la région historique de la Flandre romane, c'est-à-dire aux anciens territoires du comté de Flandre ne faisant pas partie de l'aire linguistique du néerlandais, contrairement à Dunkerque et Bailleul. Ainsi, à l'opposé d'une idée assez répandue, Lille n'a jamais été une ville de langue néerlandaise, mais de dialectes romans : au XIe siècle, lors de la naissance de Lille, la frontière linguistique passait déjà à l'ouest de la ville[3].
Lille est à la croisée de grands itinéraires européens, routiers, mais aussi ferroviaires ou maritimes, Est Ouest entre l'Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et le Royaume-Uni, Nord Sud entre les Pays-Bas, la Belgique, la France et l'Espagne.
Par la route, Lille est distante de 80 km de Dunkerque, de 110 km de Calais, de 225 km de Paris, de 110 km de Bruxelles, de 90 km d'Ostende, de 125 km d'Anvers, de 300 km d'Amsterdam, de 305 km de Luxembourg, de 225 km de Londres (+ 55 km en shuttle), de 330 km de Cologne et de 345 km de Bonn.
[modifier] Relief et géologie
La ville de Lille est située à environ 20 mètres d'altitude[4] dans un élargissement de la vallée de la Deûle. À cet endroit, les derniers affleurements crayeux (Sénonien et Turonien) de la région naturelle du Mélantois plongent à l’ouest sous les Weppes, et, au nord, sous le Barœul, deux régions de reliefs modérés développés dans le sable landénien et l’argile yprésienne. La couverture sédimentaire récente (pléistocène) est omniprésente, sous forme de lœss sur les versants ou d’alluvions en fond de vallées.
[modifier] Hydrographie
La Deûle est une rivière au débit faible perdue dans une large vallée. Très fortement anthropisée dès le Moyen Âge, les multiples états de ses canalisations et aménagements, dans un contexte de relief très peu marqué, rendent difficile la perception de son tracé originel.
La ville se serait développée initialement sur un point de rupture de charge de la Deûle, nécessitant le déchargement des bateaux jusqu’à une section plus navigable de la rivière. De fait, jusqu’au creusement du canal de l’Esplanade au XVIIIe siècle, les marchandises transportées par voie d’eau devaient transiter par voie de terre entre la « Haute » et la « Basse » Deûle.
La ville ancienne était traversée de nombreux canaux, pour certains issus du cours originel des petites rivières qui convergeaient vers la Deûle (les nombreux bras du Fourchon et de l’Arbonnoise, le Bucquet, la Riviérette, le Ruisseau de Fives...), pour d'autres issus des fossés des enceintes successives ou creusés pour des besoins spécifiques. Soumis à un fort envasement et considérés comme des agents infectieux, la plupart ont été comblés ou transformés en égouts et recouverts au cours du XIXe siècle. Le canal de l'Esplanade est lui-même recouvert au lendemain de la première guerre mondiale pour devenir l'avenue du Peuple Belge.
Aujourd'hui, trois bras de la Deûle subsistent en partie : le bras de Canteleu ou de la Haute Deûle, qui longe le quartier des Bois-Blancs ; le bras de la Barre et de la Moyenne Deûle, qui affleure Quai du Wault, entre la citadelle et le Vieux-Lille ; et le bras de la Basse Deûle qui émerge au bout de l'avenue du Peuple Belge.
[modifier] Ressources en matériaux de construction
Le lœss a alimenté de nombreuses briqueteries qui ont fourni la ville, jusque dans la seconde partie du XXe siècle. La craie, appelée localement pierre de Lezennes a été largement exploitée pour la construction, en carrières souterraines (à la périphérie de Lille, principalement à Loos et à Emmerin, au sud, et à Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont matérialisées dans les champs par des ouvertures clôturées (les têtes de catiches), effondrement ou fontis mettant en relation les réseaux souterrains avec la surface. La craie en moellons, matériau bon marché, était traditionnellement utilisée en mélange avec la brique (créant les rouges-barres). Sinon elle était destinée à la fabrication de chaux.
[modifier] Climat
On rencontre à Lille les principaux traits des climats tempérés océaniques : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison. Les hivers y sont doux et les étés frais.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 630 h/an | 650 mm/an | 18 j/an | 11 j/an |
| Marseille-Marignane | 2 801 h/an | 555 mm/an | 21 j/an | 11 j/an |
| Strasbourg | 1 632 h/an | 631 mm/an | 29 j/an | 57 j/an |
| Lille | 1 617 h/an | 723 mm/an | 18 j/an | 62 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 22 j/an | 40 j/an |
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2009 :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | 5.7 | 6.7 | 10.1 | 13.1 | 17.5 | 20.0 | 22.7 | 23.1 | 19.4 | 14.7 | 9.3 | 6.6 |
| Températures minimales (°C) | 1.0 | 1.0 | 3.1 | 4.7 | 8.4 | 11.0 | 13.1 | 12.9 | 10.7 | 7.4 | 3.8 | 2.1 |
| Températures moyennes (°C) | 3.4 | 3.8 | 6.6 | 8.9 | 12.9 | 15.5 | 17.9 | 18.0 | 15.0 | 11.1 | 6.6 | 4.4 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 57.0 | 43.6 | 57.5 | 50.4 | 62.6 | 68.1 | 61.2 | 52.8 | 63.6 | 66.8 | 71.5 | 68.1 |
| Source: Fiche climatologique de Lille-Lesquin par Météo France | ||||||||||||
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales records (°C) | 14,2 | 18,9 | 22,7 | 29,1 | 31,7 | 34,8 | 36,1 | 36,6 | 33,8 | 27,5 | 20,1 | 15,9 |
| Années des températures maximales | 1993 | 1960 | 1968 | 2009 | 2005 | 1947 | 1959 | 2003 | 1949 | 1985 | 1995 | 2000 |
| Températures minimales records (°C) | -19,5 | -17,8 | -8,8 | -4,7 | -2,3 | 0 | 3,4 | 3,9 | 1,2 | -4,4 | -7,8 | -17,3 |
| Années des températures minimales | 1982 | 1956 | 1970 | 1968 | 1967 | 1962 | 1964 | 1956 | 1979 | 1950 | 1998 | 1964 |
| Source: Fiche climatologique de Lille-Lesquin par Météo France | ||||||||||||
Quelques données climatologiques complémentaires sur la commune de Lille.
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[modifier] Voies de communication et transports
Lille dispose d’une situation géographique privilégiée au niveau européen. Un important réseau de transports s’est développé et en fait aujourd’hui un carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.
Au niveau urbain, Lille dispose d’un périphérique et d’un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l’agglomération. Les transports en commun (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l’inconvénient d’être principalement en « étoile », polarisés autour de Lille.
Pour ce qui concerne la ville de Lille proprement dite (hors Hellemmes et Lomme), la dernière enquête de 2006 sur les déplacements fait apparaître une mobilité par habitant plutôt élevée (3,99) par rapport à la moyenne de la Métropole. Mais les lillois se déplacent relativement moins en voiture et de moins en moins (- 18% de déplacements par personne en tant que conducteur entre 1998 et 2006). De fait, 41% des lillois appartiennent à un ménage qui ne possède pas de voiture. En revanche, ils se déplacent plus en transports collectifs urbains et en vélo, ces deux modes de transport marquant par ailleurs une nette progression depuis la dernière enquête (+46% pour les transports collectifs et + 39% pour le vélo)[5].
[modifier] Transports en commun
L’agglomération lilloise bénéficie d’un réseau de transport dense dirigé par Transpole dont l'ancien nom était TCC.
Deux lignes du VAL (la première inaugurée en 1983), constituant le premier et le plus long réseau de métro automatique au monde (45 km en 60 stations dont deux correspondances entre les lignes)[6],[7], desservent les principales villes jusqu’à la frontière belge.
Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les gares de Lille.
Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La Communauté Urbaine de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haut niveau de service (la première « LIANE », reliant Ronchin à Comines a été inaugurée en janvier 2008 et une nouvelle ligne doit voir le jour en septembre 2009). Ces bus, aux couloirs réservés dits « en site propre », permettent d’assurer un haut débit de transport à l’instar du système TEOR de Rouen, en complétant l’offre du métro. Ces lignes assurent également un maillage plus fin des transports lillois et bénéficient du programme « Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu’à 0h30.
Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait les lignes ferroviaires de l'agglomération pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d’un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions[8]. Le tram-train permettrait par exemple d'améliorer les liaisons entre Lille et des villes comme Arras, Lens, Béthune, Douai, Valenciennes, mais aussi de densifier le réseau urbain dans la métropole.
[modifier] Réseau ferroviaire
Lille dispose de quatre gares ferroviaires en activité :
- La gare de Lille-Flandres, dédiée au trafic régional, aux InterCity pour la Belgique (Anvers, Charleroi, Liège, Ostende et Tournai), aux TGV vers Paris et quelques villes de province. La façade de la gare Lille Flandres est la façade de la première gare du Nord qui fut démontée et remontée à Lille.
- La gare de Lille-Europe, dédiée aux TGV, avec des liaisons nationales (Lille est connectée à environ 80 villes de France grâce aux TGV) et internationales vers la Belgique (Bruxelles) et vers l'Angleterre (Londres).
- Les gares de Lille CHR et de Lille Porte de Douai, dédiées au trafic régional des lignes Lille - Lens et Lille - Béthune.
L'ancienne gare de marchandises Saint-Sauveur, construite dans les années 1860, a cessé ses activités en 2001 au profit de la plate-forme multimodale Delta 3 de Dourges. Elle accueille depuis 2009 des halles d'exposition, un bar, un cinéma et des espaces de détente.
L'immense gare de triage de Lomme-Délivrance, construite après la première guerre mondiale, a été fermée en 2004.
Un réseau dense de lignes rapides place Lille à :
- 35 minutes de Bruxelles par TGV/Eurostar.
- 1 heure de Paris via le TGV Nord. En 2004 le trafic TGV représentait plus de six millions de passagers.
- 1 heure 20 de Londres par Eurostar depuis le 14 novembre 2007.
- 1 heures 45 d'Anvers en InterCity via la dorsale flamande dont Lille est un des terminus.
- 2 heures 30 de Liège en InterCity via la dorsale wallonne dont Lille est un des terminus.
Une troisième gare TGV est depuis peu à l'étude, et serait en-dehors du territoire de la commune. Elle pourrait être implantée au sud de la métropole, au niveau de Seclin, sur la ligne à grande vitesse, avant la bifurcation vers Bruxelles, afin de capter le flux de voyageurs circulant entre Paris et le Benelux. Intégrée aux futurs réseaux de TER et de tram-train, elle pourrait également jouer un rôle dans la desserte de l'aéroport.
[modifier] Réseau autoroutier
Lille est située au croisement de cinq axes autoroutiers :
- A1 : Lille - Arras - Paris / Reims - Lyon
- A22 : Lille - Anvers - Pays-Bas
- A23 : Lille - Valenciennes
- A25 : Lille - Dunkerque - Calais - Royaume-Uni
- A27 : Lille - Tournai - Bruxelles / Liège - Allemagne
Les autoroutes autour de Lille sont gratuites. Plus précisément, l'A25, l'A22, l'A23 et l'A27 sont entièrement gratuites. L'A1 est gratuite jusqu'à Arras.
Le projet d'autoroute A24, devant relier Lille à Amiens, est l'objet de controverses entre partisans et opposants d'un tel axe. Les premiers arguent de son utilité en tant qu'axe de déchargement de l'A1, les seconds mettent en cause son impact écologique.
[modifier] Réseau aérien
L’aéroport de Lille - Lesquin est accessible depuis le centre ville en un quart d’heure en taxi. Une navette par car relie le centre commercial Euralille (situé entre les deux gares Lille Flandre et Lille Europe) à l'aéroport en une vingtaine de minutes toutes les heures.
Il s'agit du 12e aéroport français en nombre de passagers :
- environ 970 000 passagers en 2001
- près de 873 000 passagers en 2003
- près de 843 000 passagers en 2005
- plus de 1 000 000 de passagers en 2007 et 2008
C'est aussi le 3e aéroport français de fret camionné (transport de fret aérien par un véhicule routier) avec plus de 68 000 tonnes en 2007. Depuis Lille, les réseaux ferroviaire et autoroutier permettent en effet de rejoindre les grands aéroports internationaux situés dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.
[modifier] Réseau fluvial
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Lille est le 3e port fluvial français après ceux de Paris et Strasbourg. Le réseau de la Deûle est connecté sur le réseau fluvial régional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km à grand gabarit (par exemple l'axe fluvial Dunkerque - Lille - Valenciennes). La Deûle est ouverte sur l’Europe du nord via la Scarpe et l’Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l’international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais). Le port de Lille est une plateforme multimodale : fluviale, ferroviaire et routière. Il dispose d’un terminal de conteneur qui assure un trafic de plus de 80 000 EVP par an. |
Trafic total de Ports de Lille
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[modifier] Urbanisme
[modifier] Morphologie urbaine
[modifier] Les quartiers de Lille
Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s’est pas développée de manière circulaire autour d’un hyper-centre. Elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propres. Le Vieux-Lille n’est que l’un d’entre eux, largement excentré vers le nord.
| Les 10 quartiers de Lille | |||
| Bois Blancs | Situé à l'ouest de la ville, entre Lomme et Vauban-Esquermes, le quartier est entouré par la Deûle et présente une importante activité portuaire. Déjà quartier-pilote pour la décentralisation municipale (première mairie de quartier en 1979), c'est ici que se trouve Euratechnologies. Ce projet, pendant d'Euralille pour l'Ouest de Lille et de la Métropole, accueille déjà de nombreuses entreprises (dont Microsoft) et plusieurs centaines d'emplois. Il s'insère de plus dans un vaste projet de renouvellement urbain, « Les Rives de la Haute Deûle ». Avec 7 536 habitants, dont près de la moitié sont actifs, et une population assez jeune, le quartier des Bois-Blancs est un quartier vivant « où tout le monde se connaît » dit-on. C'est là l'effet d'une situation géographique particulière et d'une vie associative animée. | ||
| Faubourg de Béthune | Situé au sud ouest de Lille, le Faubourg de Béthune est l’une des entrées de la ville parmi les plus fréquentées. Plus petit quartier de Lille en superficie, il est coupé en deux horizontalement par le périphérique. La partie au nord du périphérique, qui regroupe les secteurs Concorde et Verhaeren, est traversée par les anciens boulevards industriels le long desquels ont été édifiés de grands ensembles d’habitat social. Construits dès les années 1930 et jusqu'aux années 1950, ces grands ensembles sont élevés sur les anciennes fortifications du XIXe siècle. La partie au sud du périphérique, celle du secteur Vieux-Faubourg, le long de l'ancienne route de Béthune, est plus ancienne. | ||
| Fives | Situé à l'est de Lille, entre le périphérique et Hellemmes, Fives est le produit de l’industrialisation au XIXe siècle qui a fait de ce quartier « l’usine » de Lille. Pendant près de deux siècles, Fives a filé, tissé, forgé, fondu, assemblé, usiné. Le quartier a gardé de cette histoire socialement riche, une identité forte, très imprégnée de culture ouvrière. La restructuration urbaine, la percée de nouveaux axes de circulation interurbains, la construction de nouveaux logements, d’immeubles de bureaux, ont participé à l’effort de rénovation et de mixité sociale tout en permettant le maintien d’une population très attachée à son quartier. Une nouvelle place, la place Pierre Degeyter, a été aménagée au cœur de Fives, avec comme objectif de constituer un vrai centre autour de la mairie de quartier avec de nouveaux axes, des activités économiques et de nouveaux services à la population. | ||
| Lille-Centre | Le Centre, c'est la vitrine de Lille... mais c'est aussi un quartier important de Lille, avec plus de 23 000 habitants. Il couvre un vaste secteur qui s'étend de la gare Saint Sauveur aux halles Solférino, jusqu'à Euralille. Ce quartier atypique offre une densité commerciale et une vie culturelle intense. Le quartier n'est pas monolithique, on distingue quatre secteurs : le noyau ancien avec l'hypercentre autour de la Grand' Place, le quartier "haussmannien" du côté de la place de la République et du boulevard de la Liberté, le secteur plus récent des années 1950 qui concentre une partie de l'habitat collectif du quartier à proximité de l'Hôtel de Ville, avec notamment la résidence Delory, et le nouveau quartier Euralille encore en cours d'aménagement. | ||
| Lille-Moulins | Situé au sud est de Lille, Moulins est l’un des quartiers de la ville qui s’est le plus transformé au cours de ces dernières années. Les anciennes usines textiles ont été conservées pour accueillir des logements sociaux, un théâtre, une Médiathèque et des services administratifs. La Faculté de Droit, l’Institut d'études politiques de Lille, l’Institut régional d'administration ou encore l’École d’Optique s'y sont implantés, apportant au quartier une vie estudiantine forte. Ce quartier est également bien doté en clubs et équipements sportifs, culturels et de santé. Au cours des 10 dernières années, plus de 2 000 logements ont ainsi été construits à Moulins. Le « Grand Projet Urbain », Porte de Valenciennes, va permettre la réhabilitation et la construction de nouveaux logements, d’équipements et d’espaces publics, dans le prolongement de la dynamique urbaine d’Euralille. | ||
| Lille-Sud | Situé tout au sud de Lille, de l'autre côté du périphérique, le quartier de Lille-Sud est l’un des plus importants de la ville avec plus de 20 000 habitants. Il est bordé à l’ouest par l’immense site universitaire hospitalier qu’est le CHRU et son pôle de développement économique Eurasanté, la nouvelle faculté de médecine et l’hôpital Jeanne de Flandre. Au centre, la rue du Faubourg des Postes profile son devenir de « Faubourg des Modes ». À l'est, le cimetière du sud occupe une superficie de 33 hectares. La mise en œuvre du « Grand Projet Urbain » promet le quartier à des transformations importantes en matière de logements, d’équipements et de qualité du cadre de vie dans les prochaines années. | ||
| Saint-Maurice Pellevoisin | Situé au nord est de Lille, à deux pas du centre-ville, d’Euralille et de la Gare de Lille-Europe, le quartier Saint-Maurice Pellevoisin dispose de nombreux atouts dont la qualité urbaine est marquée par un habitat très diversifié. Saint Maurice Pellevoisin est situé le long des axes majeurs de la métropole lilloise que sont le Grand Boulevard, le périphérique et la Voie Rapide Urbaine Lille-Roubaix. Il est traversé et irrigué par la rue du Faubourg de Roubaix, vers le Centre, et la liaison Fives - La Madeleine, par les rues Saint-Gabriel et de la Louvière. Le sud ouest du quartier est occupé par le cimetière de l'est, d'une sperficie de 22 hectares. | ||
| Vauban Esquermes | Situé à l'ouest, au sud de la citadelle, Vauban-Esquermes est le plus jeune de tous les quartiers lillois, le plus «étudiant», avec notamment l'Institut catholique de Lille et de nombreux établissements supérieurs. C'est aussi celui qui a le plus progressé en nombre d’habitants depuis 10 ans. Deux atouts du quartier sont vivement appréciés de ses habitants, d’une part sa proximité immédiate du centre-ville et d’autre part son ouverture sur les grands espaces verts (Bois de Boulogne, jardin Vauban, Zoo) qui en font le quartier le plus aéré de Lille. | ||
| Vieux-Lille | Situé au nord, le Vieux-Lille est sans doute – avec le Centre - le quartier le plus fréquenté et le plus connu de Lille. L’effort accompli depuis plusieurs années pour mettre en valeur son patrimoine et y créer une ambiance attrayante a fait son succès auprès des habitants mais aussi des touristes qui y viennent de plus en plus nombreux. Avec le label «Lille, ville d’art et d’histoire » ou celui de « Lille, ville touristique », l’attraction est encore plus forte. On a plaqué sur le Vieux-Lille le cliché du quartier riche, parce qu’il est proche de l’hypercentre et qu’il est historique. Mais contrairement aux idées reçues, il présente une grande mixité sociale. | ||
| Wazemmes | Ce quartier ancien et populaire, bordé à l'ouest par Vauban, au nord par le Centre et à l'est par Moulins, a su opérer une profonde mutation. Peu à peu, les friches industrielles, les usines fermées, ont été démolies ou reconquises. Ces espaces libérés ont été transformés soit en équipements collectifs, soit en logements ou en espaces verts, favorisant l’arrivée d’une population nouvelle, plus jeune et plus diversifiée, tout en maintenant la mixité sociale. Le rayonnement de Wazemmes a largement dépassé les limites du quartier et de la ville et l’on vient de loin au marché du dimanche (40 000 visiteurs chaque dimanche matin) mais aussi rue Gambetta qui draine chaque jour de nombreux visiteurs sur ses 1,2 km de linéaire commercial. | ||
À ces quartiers traditionnels il faut ajouter Hellemmes à l'est et Lomme à l'ouest, associés plus récemment.
Les quartiers défavorisés correspondent plus particulièrement à un croissant s’étendant au Sud et à l'Ouest de la ville. Les quartiers de Moulins, Faubourg de Béthune et Lille-Sud sont classés zones franches urbaines et hébergent environ 15% de la population de la ville. À l'exception de Moulins, ces quartiers peinent à se développer malgré les efforts de la municipalité.
Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice Pellevoisin connaissent une évolution particulièrement dynamique. Les raisons de ces évolutions sont variées. On peut citer principalement la beauté et la richesse historique pour le Vieux-Lille, la vivacité de la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximité de nouvelles infrastructures commerciales et de transports (Euralille, Gare de Lille-Europe) pour Saint-Maurice Pellevoisin.
[modifier] La conurbation
Lille est située au sud d’une vaste conurbation transfrontalière. Selon l'atlas Transfrontalier de l'Insee[9], l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend environ 1 million d'habitants côté français et 1,2 million d'habitants si l'on intègre le semis de villes côté belge telles que Mouscron, Comines, etc. L'agglomération multipolaire dont fait partie Lille est la quatrième agglomération française (par sa population) derrière celles de Paris, Lyon et Marseille. Elle appartient également à une vaste conurbation qui s’étend en Belgique avec les villes de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin, totalisant plus de 1,9 million d’habitants [10]. Elle a donné naissance, en janvier 2008, au premier Groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai[11].
[modifier] Logement
En 1999, on dénombre, pour Lille, un total de 104 868 logements. Dans ce total, il y a 88 953 résidences principales, soit 84,8 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 248, soit un pourcentage de 0,2 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 1 147, soit 1,1 %. Le nombre de logements vacants s'élève à 14 520, soit 13,8 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 22 509 logements individuels, soit 21,5 % et 82 359 logements dans un immeuble collectif, soit 78,5 %[12].
Parmi les 88 953 résidences principales recensées, 39 248 datent d'avant 1949, soit une part de 44,1 % ; 25 024 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974, soit 28,1 % ; 13 669 datent de 1975 à 1989, soit 15,4 % et 11 012 datent de 1990 à nos jours, soit 12,4 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 19 313 en ont une, soit 21,7 % ; 21 089 en comptent deux, soit 23,7 % ; 18 358 en possèdent trois, soit 20,6 % et 30 193 en possèdent quatre et plus, soit une part de 33,9 %[12]. Le confort de ces résidences principales est variable. Parmi elles, 3 596 résidences n'ont ni baignoire, ni douche, soit 4 % ; 81 941 ont un chauffage central, soit près de 92,1 %, alors que 7 012 n'en ont pas, soit 7,9 % ; 26 158 bénéficient d'un garage ou d'un parking, soit 29,4 %. Enfin, 3 780 disposent de deux salles d'eau, soit 4,2 % du total des résidences principales[12].
[modifier] Projets d'aménagements
Lille est actuellement concernée par trois grands projets d'aménagement :
- Le Grand Projet Urbain (GPU)[13]. Il porte principalement sur l'aménagement de l'habitat social et de l'habitat ancien des quartiers de Lille Sud et de la Porte de Valenciennes à Moulins. Il comprend notamment la construction de 3 400 logements neufs et la reconstruction ou la réhabilitation d'une douzaine d'équipements collectifs. Lancé en 2006, il devrait être achevé en 2012.
- L'aménagement des Rives de la Haute Deûle, entre Lomme et le quartier des Bois-Blancs. Il couvre une superficie de 100 hectares et est organisé autour de l’aménagement d’un centre d’activités dédié aux NTIC, qui accueille le pôle d'excellence Euratechnologies, et de la création d’un parc urbain[14]. Initié en 2004 par la création de la ZAC des Rives de la Haute Deûle, il devrait s'achever en 2012.
- L'extension d'Euralille, depuis le nord de la gare Lille-Europe jusqu'à la gare de fret Saint-Sauveur[15]. Le programme porte notamment sur l'extension du Grand Palais et l’implantation d'un Casino tandis que la réalisation d'Euralille 2, qui accueille en particulier le nouvel Hôtel de Région et environ 800 logements, devrait s'achever en 2010.
[modifier] Communes limitrophes
Lille est située au centre de l'intercommunalité Lille Métropole Communauté Urbaine. Toutes les communes limitrophes en font partie. Il n'y a aucune rupture du tissu urbain entre Lille et ces communes, sauf à l'ouest entre Lomme et les communes de Capinghem, Prémesques, Pérenchies et Lompret.
[modifier] Histoire
Lille possède une longue histoire et une riche tradition de résistance armée. C'est notamment la ville la plus assiégée de France[16] et ses canonniers constituaient une confrérie très respectée. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Lille se blasonnent ainsi : De gueules à la fleur de lis florencée d'argent. Le blason de Lille date de 1199. Il porte alors une fleur de lys à cinq feuilles ou pétales. La fleur de lys à trois branches apparait en 1235 sur la charte de Jeanne de Flandre. Ces armes figureraient la ville, lilia en latin signifiant lys, florencé pour rappeler l'iris d'eau qui poussait dans les marais qui entouraient la ville. Son dessin actuel date de 1926. |
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Lille a connu d'autres blasons. En 1811, Napoléon a donné à la ville de Lille des armes impériales : coupé d'azur et de gueules, l'azur au drapeau en lance d'argent orlé d'or; la gueule à la ville fortifiée et bombardée, le tout d'argent au chef cousu des bonnes villes. De tels écus sont d'ailleurs visibles au niveau du dôme de la Poste située place de la République et sur la façade de la préfecture (fronton de l'aile nord). |
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Sous la 3ème République, les abeilles (symbole impérial) seront remplacées par des étoiles. En 1901, le maire de Lille, Gustave Delory, rétablira finalement le blason initial[17]. |
[modifier] Les origines
Lille aurait, selon la légende, été fondée en 640 par Lydéric. Toutefois elle n’apparaît dans les archives qu’à partir du XIe siècle. Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine, mérovingienne, carolingienne) mais les vestiges retrouvés ne disent rien de l'urbanisation à ces époques, même s'il semble très probable qu'un hameau existait au moins à l'époque romaine. Il porta peut être le nom de Treola (treille en latin), domaine viticole mentionné à l'époque carolingienne et vocable sous lequel la Vierge est honorée à Lille.
[modifier] Le Moyen Âge
Le comté de Flandre, dont Lille devient l'une des capitales avec Gand, Bruges et Saint-Omer, est constitué progressivement à partir de 866 par Baudouin Ier de Flandre.
En 1066, lorsque le comte Baudouin V de Flandre établit la grande charte de dotation de la collégiale Saint-Pierre, Lille est déjà une petite ville avec remparts, accolée à son château fort, le château de la Motte-Madame, et qui commence à se développer autour du faubourg marchand de la paroisse Saint-Étienne, situé au sud du castrum. À l'est, le village de Fins possède, lui aussi, une église, l'église Saint-Maurice. Il sera intégré à Lille au cours du siècle suivant.
La ville se développe grâce à son emplacement privilégié de traversée de la Deûle, au blé qu’on récoltait alentour en abondance et à ses relations avec les autres villes du prospère comté de Flandre. Une foire au drap est ainsi fondée au XIIe siècle.
En 1127 et 1128, Lille connait ses premiers sièges par les armées du roi de France, Louis VI de France, lors des affrontements entre Guillaume Cliton, fils du Duc de Normandie, et Thierry d'Alsace, comte d'Alsace, pour la succession du Comté de Flandre.
En juin 1213, c'est Philippe Auguste qui fait le siège de Lille et emporte la ville en trois jours. Elle sera reprise par Ferrand de Portugal en septembre de la même année, puis par Philippe Auguste qui incendie la ville, avant de remporter, l'année suivante, la bataille de Bouvines.
À partir de 1214, Jeanne de Flandre s'emploie à reconstruire la ville et ses fortifications. Elle fondera notamment l'hôpital Saint-Sauveur et l'hospice Comtesse.
Lille sera réunie une première fois au domaine royal en 1304. Entre 1297 et 1304, Lille aura connu trois sièges, par les armées de Philippe le Bel d'abord, lors des affrontements qui l'opposent à Guy de Dampierre, par Jean Ier de Namur ensuite, lors des évènements qui font suite aux matines de Bruges et à la bataille de Courtrai (1302), puis de nouveau par Philippe le Bel après la bataille de Mons-en-Pévèle.
En 1369, Lille est cédée par le roi Charles V de France, avec Douai et Orchies, à Philippe II le Hardi lorsqu'il épouse la fille de Louis de Male, Marguerite de Flandre. S'ouvre alors une période de prospérité au cours de laquelle Lille devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, avec Dijon et Bruxelles. Elle devient aussi un pôle administratif de premier plan et accueille la Cour des comptes de l'État bourguignon.
En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne épouse Maximilien Ier de Habsbourg et apporte la ville aux Habsbourg. Lille rejoint ainsi le Saint-Empire romain germanique et partagera le destin des Pays-Bas pendant plus de 150 ans.
[modifier] L'époque moderne
En 1549, Charles Quint promulgue la Pragmatique Sanction qui confère une large autonomie aux Dix-sept Provinces des Pays-Bas dont fait partie le comté de Flandre. Elles deviennent pleinement espagnoles en 1556, lorsque Charles Quint transmet la couronne d'Espagne à Philippe II d'Espagne.
Au XVIe siècle, Lille est touchée par les guerres de religion. Elle connait une première répression en 1555, puis la guerre des Hurlus (rebelles protestants) à partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582.
En 1581, les sept provinces à majorité protestantes, situées au nord des Pays-Bas, font sécession et constituent les Provinces-Unies par l'Acte de La Haye. Les dix provinces catholiques, ou Pays-Bas du Sud, dont Lille est l'une des capitales, restent sous le contrôle de la couronne d'Espagne.
En 1667, en huit jours (20-27 août), la ville est prise par les armées françaises menées par Vauban simultanément avec Douai[18]. Son rattachement au royaume est officialisé le 2 mai 1668, par le traité d’Aix-la-Chapelle. La même année, Vauban commence à fortifier la ville et en est nommé gouverneur[19]. En 1672, D’Artagnan est nommé gouverneur de la ville.
En 1708, la citadelle capitule devant le duc de Marlborough au terme de plus de 3 mois de combats lors de la guerre de Succession d'Espagne, après la bataille d'Audenarde et la défaite française de Wattignies. La ville reste aux mains de la coalition européenne jusqu'au traité d'Utrecht de 1713.
En 1789, Lille, restée profondément catholique, ne connaît pas de véritable révolution populaire, bien que des émeutes éclatent et que plusieurs églises soient détruites, parmi lesquelles la collégiale Saint-Pierre. En 1790, a lieu l'installation de la première municipalité élue.
En 1792, la Révolution française pousse les Autrichiens, alors présents dans les Provinces-Unies, à assiéger Lille le 20 avril. La résistance des Lillois et la pression des armées révolutionnaires conduisent Albert de Saxe-Teschen à lever le siège le 8 octobre.
[modifier] L'époque contemporaine
Au début du XIXe siècle, la ville s’industrialise : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 à 200 000 en 1891.
En 1832, lorsque la ville est touchée par une première épidémie de choléra, elle compte déjà près de 70 000 habitants. La moitié de la population appartient à la classe ouvrière. Elle est essentiellement occupée dans le travail du coton et du lin, pour moitié en usine et pour moitié à domicile (dentellières, brodeuses, tisserands, cardeurs...). Il s'agit d'une population pauvre qui habite principalement les quartiers de Saint-Sauveur et de Saint-Maurice dans des conditions de logement épouvantables. Le chômage est élevé et environ 30 % de la population lilloise est considérée comme indigente et est aidée par le Bureau de Bienfaisance[20].
En 1858, la ville, surpeuplée, s'étend. Elle absorbe les communes de Wazemmes, Esquermes, Moulins et Fives et un vaste programme de restructuration urbaine est entrepris afin de les intégrer et de faciliter les communications. Il se poursuivra pendant près de cinquante ans.
En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France. À cette époque, Lille compte une vingtaine de filatures occupant plus de 15 000 ouvriers, une activité de tissage plus modeste qui en occupe 5 000, une activité de confection qui en fait la première place de France. À côté de cette prééminence des industries du textile et de l'habillement, la métallurgie emploie également près de 15 000 ouvriers tandis que la chimie commence à se développer[21].
Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands d’octobre 1914 à octobre 1918. Durant cette période, elle est endeuillée et pour partie détruite par la violente explosion du dépôt de munition dit « des dix-huit ponts », dont le bruit sera entendu jusqu'au milieu des Pays-Bas. C'est à Lille que fut mis en place le principal réseau de renseignement à l'arrière les lignes allemandes. Créé en fin 1914, il fut dirigé par Louise de Bettignies. Un monument lillois rend hommage aux fusillés de ce réseau de résistance.
Au début des années 1930, la ville est durement touchée par la crise économique : un tiers des Lillois est dans la misère en 1935[22].
La prise de la poche de Lille le 31 mai 1940 livre la ville aux allemands. Elle est rattachée au commandement allemand de Bruxelles et ne relèvera jamais du régime de Vichy. Après de furieux combat entre Allemands en déroute et FFI, elle est libérée le 3 septembre 1944 par les britanniques.
Après la Seconde Guerre mondiale, la ville se reconstruit sur ses industries traditionnelles (dont le textile) et devra affronter les crises industrielles à partir des années 1970. Dans ces années de crise, le patrimoine architectural est malmené. Il faudra attendre les années 1990 pour que les Lillois prennent conscience de sa valeur et se remettent à le promouvoir.
Dans les années 1990, la ville se modernise (Euralille, LGV Nord, etc.) et joue de sa position géographique pour tenter de s'imposer comme plaque tournante du commerce entre le Royaume-Uni, le Benelux et la France.
[modifier] Politique et administration
[modifier] Tendances politiques
Politiquement, Lille est une ville de gauche, les électeurs ayant majoritairement voté socialiste et communiste pour les élections municipales depuis le XIXe siècle, avec notamment l'élection en 1896 de Gustave Delory qui fut membre du Parti ouvrier français. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succédé qui, pour la plupart, se réclament d'une sensibilité de gauche. On peut citer comme maires membres de la Section française de l'Internationale ouvrière, Roger Salengro, Alexandre Bracke-Desrousseaux, suivi de Charles Saint-Venant et Denis Cordonnier. La transition entre la SFIO et le PS se fit lors du mandat du maire Augustin Laurent qui connut depuis comme successeurs Pierre Mauroy, l'ancien premier ministre, et Martine Aubry, ministre du Gouvernement Jospin et Premier secrétaire du Parti socialiste.
À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour[23] a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 32,98 %, soit 31 574 voix, suivie de Nicolas Sarkozy avec 26,40 %, soit 25 275 voix, suivi de François Bayrou avec 18,53 %, soit 17 742 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 9,13 %, soit 8 742 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[24], les électeurs ont voté à 55,92 %, soit 52 874 voix, pour Ségolène Royal contre 44,08 %, soit 41 680 voix, pour Nicolas Sarkozy, résultat inverse de celui de la moyenne nationale[25] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte alors 122 606 inscrits sur les listes électorales lilloises. 80,04 %, soit 98 132 électeurs, ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 19,96 %, soit 24 474 électeurs, 3,65 %, soit 3 578 électeurs, ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 94 554 suffrages, soit 77,12%, ont été exprimés.
[modifier] Administration municipale
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Lille :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| PS | Martine Aubry | 51 | majorité | ||
| UMP | Sébastien Huyghe | 10 | opposition |
[modifier] Les maires de Lille
À l’avènement de la commune en 1235, grâce à une charte octroyée par la comtesse Jeanne de Flandre, les mayeurs et les échevins étaient choisis à chaque Toussaint par quatre commissaires désignés par le souverain.
Maires récents de la ville de Lille
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2001 | à ce jour | Martine Aubry | PS | Présidente de Lille Métropole Communauté urbaine depuis 2008 |
| 1973 | 2001 | Pierre Mauroy | PS | Ancien premier ministre, sénateur du Nord, ancien Président de Lille Métropole Communauté urbaine |
| 1955 | 1973 | Augustin Laurent | PS | Résitant, ancien ministre, ancien député du Nord, ancien Président du Conseil général du Nord |
[modifier] Instances judiciaires et administratives
Lille est la Préfecture de la Région Nord-Pas-de-Calais et du département du Nord. À ce titre, Lille concentre les activités liées à la représentation de l’État au niveau régional et départemental.
La ville possède un Tribunal de Grande Instance, un Tribunal d'Instance, un Tribunal Correctionnel, un Tribunal de Police, un Tribunal Administratif, un Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale, un Tribunal de Commerce et un Conseil de Prud'hommes. C'est aussi le siège de la Direction interrégionale des services pénitentiaires et de la Direction départementale de la Protection judiciaire de la jeunesse .
Elle accueille également de nombreuses autres administrations, en particulier :
- Pour l'Éducation Nationale : le Rectorat de l'Académie de Lille et l' Inspection Académique du Nord.
- Pour la Santé et les Affaires Sociales : l'Agence de la biomédecine, la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.R.A.S.S) et la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S).
- Pour les Transports, l'Équipement, le Tourisme et la Mer : l'agence Nord-Pas-de-Calais-Picardie de l'Institut Géographique National (IGN), la Direction régionale de l'Équipement, la Direction départementale de l'Équipement et le Centre d'études techniques de l'équipement Nord Picardie.
- Pour l'Économie et les Finances : le bureau régional de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), la Direction interrégionale des Douanes et la Direction régionale et départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.
Principal pôle de décision de la région Nord-Pas-de-Calais et du département du Nord, Lille cumule également des fonctions correspondant à tous les niveaux d’organisation administrative du territoire (Conseil régional, Conseil général, communauté urbaine, etc.).
[modifier] Extension lilloise
Lille s’est étendue en fusionnant avec des communes voisines, à plusieurs reprises:
Depuis 1970, les différents maires de Lille ont cherché la fusion volontaire et concertée des communes limitrophes. Il s’agit en fait du projet du Grand-Lille, projet qui se base sur un constat simple, et qui sera constamment repris par Augustin Laurent, Pierre Mauroy puis Martine Aubry : Lille, capitale du Nord, ne pèse que 200.000 habitants pour 2.500 hectares. Pour affirmer son rôle de leader, être en capacité de se développer et entraîner dans son sillage l’ensemble de la métropole, Lille doit s’agrandir.
En 1966-1967, la proposition d’Augustin Laurent comprend Ronchin, Lezennes, Hellemmes et Lomme, mais les maires rejetèrent tous la proposition. En 1976, Pierre Mauroy propose une association-fusion à cinq communes voisines : Ronchin, Hellemmes, Lezennes, Mons-en-Barœul et Villeneuve-d'Ascq. Seule Hellemmes accepte et en avril 1977, le rapprochement est officialisé. Martine Aubry propose une association en 2000 à la ville de Lomme, et le 22 février 2000, le Conseil d'État donne le feu vert à l'association. Lille dépasse enfin les 200 000 habitants.
Depuis, l'agrandissement semble arrêté, l'absorption de nouvelles communes nécessitant désormais une ratification par référendum des populations concernées. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires de Lille et de Lomme en 2000, les maires des 12 communes alentours, pour dénoncer l'absence de démocratie participative, ont effectué des référendums au sein de leurs communes sur une éventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus élevé pour une fusion a été à La Madeleine avec 16% de votes favorables[26].
Autre sujet de controverse, les deux dernières fusions sont dénoncées comme étant en fait un acte de manipulation de la carte électorale destiné à maintenir la ville à gauche et éviter les risques de virement à droite dus au relatif embourgeoisement de Lille au cours des dernières années.
[modifier] Extension de l'influence de la ville
Sous l'action de Pierre Mauroy dans ses différentes fonctions (maire, sénateur du Nord, président de la communauté urbaine), l’influence de Lille s'est considérablement accrue au sein de l'agglomération puis du département, de la région et au-delà. Accusée de lillo-centrisme par ses détracteurs, Lille est aujourd'hui le siège de nombreuses institutions :
- La Chambre de commerce Lille - Métropole, née en 1967 de la fusion des chambres de commerces de Lille, avec celles de Roubaix et de Tourcoing, bien que la chambre de commerce de Tourcoing fût plus importante.
- Le conseil régional et le nouvel hôtel de région.
- Le siège de Lille Métropole Communauté urbaine.
- Le siège de la Conférence permanente intercommunale transfrontalière, base de l'eurodistrict Lille-Kortrijk-Tournai, dont Lille se veut être le centre décisionnel.
Dès lors, une confusion existe entre l'influence de Lille et celle de Lille Métropole, celle-ci étant renforcée par la volonté de la communauté urbaine de communiquer uniquement sous l'appellation de Lille Métropole (ou même de Lille tout court) concernant les projets auxquels elle apporte son soutien. On peut citer ainsi :
- En 1997, la candidature du Nord aux Jeux olympiques d'été de 2004 sous le nom « Les jeux à Lille »
- L'opération culturelle intitulée "Lille, capitale européenne de la culture" qui s’étend dans toute la région Nord-Pas-de-Calais, et jusqu’en Belgique connue sous le nom de « Lille 2004 ». Cette opération est depuis devenue une biennale, dont le nom depuis 2006 est « Lille 3000 »[27].
- Le musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq a été rebaptisé « musée d'Art moderne Lille Métropole » puis, tout récemment, « Lille Métropole Musée d’Art Moderne, Brut, Contemporain » (LaM).
- Les clubs sportifs professionnels de l'agglomération ont dû accoler Lille Métropole à leur nom.
Pourtant, Lille et Lille Métropole doivent être dissociées dans la mesure où, contrairement aux autres communautés urbaines, celle de Lille a pour spécificité que la ville-phare représente moins de 20% de la population globale.
[modifier] Liste des cantons
Lille est divisée en 9 cantons :
- Le canton de Lille-Centre est formé d’une partie de Lille (21 959 habitants), Conseillère : Martine Filleul PS
- Le canton de Lille-Est est formé d’une partie de Lille, dont la commune associée d'Hellemmes (30 154 habitants), Conseiller : Bernard Derosier, Président du Conseil Général, PS
- Le canton de Lille-Nord est formé d’une partie de Lille et de la commune de La Madeleine (Nord) (30 354 habitants), Conseiller : Jean-Claude Dubus, UMP
- Le canton de Lille-Nord-Est est formé d’une partie de Lille et de la commune de Mons-en-Barœul (50 878 habitants), Conseillère : Betty Gleizer, PS
- Le canton de Lille-Ouest est formé d'une partie de Lille et des communes de Lambersart, Marquette-lez-Lille, Saint-André-lez-Lille et Wambrechies (63 270 habitants), Conseiller : Olivier Henno, Modem
- Le canton de Lille-Sud est formé d’une partie de Lille (44 380 habitants), Conseillère : Marie-Christine Staniec, PS
- Le canton de Lille-Sud-Est est formé d’une partie de Lille et des communes de Faches-Thumesnil, Lezennes, et Ronchin (41 812 habitants), Conseiller : Marc Godefroy, PS
- Le canton de Lille-Sud-Ouest est formé d’une partie de Lille (42 135 habitants), Conseiller : Patrick Kanner, PS
- Le canton de Lomme est formé d’une partie de Lille (correspondant à la commune associée de Lomme) et des communes de Beaucamps-Ligny, Englos, Ennetières-en-Weppes, Erquinghem-le-Sec, Escobecques, Hallennes-lez-Haubourdin, Le Maisnil, Radinghem-en-Weppes, Sequedin (40 311 habitants), Conseiller : Roger Vicot, PS
[modifier] Politique environnementale
La préoccupation environnementale est relativement récente. Elle s'est traduite en particulier par l'adhésion de la ville à la Charte d'Aalborg en novembre 1995, par l'adoption d'un Plan d'Action pour le Développement Durable (PADD) en mars 1999, puis par la signature d'un agenda 21 en juin 2000[28]. Le bilan de l’état d’avancement des 180 projets engagés depuis lors serait en cours de finalisation[29].
[modifier] Partenariats européens et internationaux
[modifier] Jumelages
Buffalo (États-Unis) depuis 1989
Cologne (Allemagne) depuis 1958
Erfurt (Allemagne) depuis 1989
Esch-sur-Alzette (Luxembourg) depuis 1958
Kharkiv (Ukraine)
Leeds (Royaume-Uni) depuis 1968
Liège (Belgique) depuis 1958
Naplouse (Palestine) depuis 1998
Oujda (Maroc) depuis 2005
Rotterdam (Pays-Bas) depuis 1958
Safed (Israël) depuis 1988
Saint-Louis (Sénégal) depuis 1978
Turin (Italie) depuis juillet 1958
Valladolid (Espagne) depuis 1987
[modifier] Partenariats
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
Lille est la ville principale d'une vaste conurbation transfrontalière qui constitue l'une des zones urbaines les plus peuplées de France et de Belgique. Mais Lille, en tant que commune isolée, est une ville européenne de taille très moyenne.
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Lille classée par date de recensement de 1793 à 2005
- Depuis 1977, la population de la ville de Hellemmes entre dans le total de la population.
- Depuis 2000, la population de la ville de Lomme est comptabilisée dans le total de la population.
Leurs populations s’élevaient, en 1999, à 18 371 pour Hellemmes (population totale) et 27 940 pour Lomme (population sans doubles comptes).
Voici ci-dessous le diagramme démographique de 1793 à 2006.

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Lille, comparaison entre l'année 1999 et 1982[32] :
Le nombre total de ménages lillois est de 88 953. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les ménages
| Ménages de : | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Lille | 50,8 % | 25,3 % | 10 % | 7,1 % | 3,7 % | 3,1 % |
| Moyenne Nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Sources des données : INSEE[33] | ||||||
[modifier] Enseignement
[modifier] Établissements éducatifs
Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Lille[34]. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.
Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires de la commune :
|
Listes des écoles
Écoles maternelles publiques : ... Écoles maternelles privées : ... Écoles primaires publiques : ... Écoles primaires privées : ... Collèges publics : ... Collèges privés : ... Lycées publics : ... Lycées privés : ... Enseignement professionnel : ... Formations post bac : ... |
[modifier] Vie étudiante
Au XVIe siècle, c'est Douai qui accueille les facultés nordistes sous l’impulsion des monarques espagnols. Les facultés deviennent université impériale en 1808[35].
À Lille, une école de médecine est mise en place en 1805, des cours municipaux de sciences sont établis en 1817, un lycée est créé en 1852, une faculté des sciences est fondée en 1854, une École impériale des arts industriels et des mines est établie en 1864 prenant la suite d'une école d'ingénieurs publique créée par la municipalité de Lille dès 1854[36] et une faculté de Médecine est créée en 1875.
Le 22 octobre 1887, deux décrets signés par le ministre Eugène Spuller transfèrent les facultés douaisiennes de Lettres et de Droit à Lille, mettant un terme à trente ans de rivalités entre les deux villes[37]. Toutes les facultés publiques sont ainsi regroupées à Lille afin de concurrencer les facultés catholiques de Lille récemment inaugurées (1875).
Les trois facultés catholiques (droit, lettres et sciences) se fédèrent en 1877 sous le nom d'Université catholique de Lille, qui deviendra plus tard la Fédération universitaire et polytechnique de Lille, laquelle s'installe au cœur du quartier Vauban Esquermes. Toujours présente dans ses locaux historiques, elle comprend aujourd'hui six facultés : lettres et sciences humaines, droit, sciences et techniques, médecine et théologie, économie et gestion.
Parallèlement, les facultés publiques sont fédérées pour devenir l’université de Lille, qui se développe d’abord au sein du quartier Lille-Centre, où elle est rejointe par l’antenne lilloise de l’École nationale supérieure d'arts et métiers, créée en 1900 boulevard Louis XIV. Dès la création de la faculté de Sciences en 1854 dont le premier doyen est Louis Pasteur, de nombreux bâtiments sont construits pour accueillir les étudiants entre le boulevard Jean-Baptiste Lebas et la rue Jeanne d'Arc, où s'établit en 1872 l’Institut industriel du Nord devenu depuis l’École centrale de Lille. L’École supérieure de commerce de Lille est fondée en 1892. L’École nationale supérieure de chimie de Lille y est établie en 1894 en tant qu'Institut de chimie de Lille, poursuivant les travaux pionniers de Frédéric Kuhlmann sur les procédés de production d'acide sulfurique pour l'industrie textile. L'Institut Pasteur de Lille est établi en 1898 et dirigé par Albert Calmette.
Comme dans le reste du pays, les événements de mai 1968 entraînent à Lille un déménagement vers des campus modernes en banlieue, de l'École centrale de Lille en 1968, de l'École nationale supérieure de chimie de Lille et de l'université entre 1970 et 1974. L’État crée alors à partir de l'université trois entités publiques axées chacune autour d’un campus spécifique : Lille I, Lille II et Lille III. Cependant durant la dernière décennie du XXe siècle, un retour partiel a commencé : l'institut d'administration des entreprises dépendant de Lille I s'implante dans le quartier du vieux-Lille, en 1991 l'Institut d'études politiques de Lille rejoint le quartier de Moulins accompagné de la faculté de Droit.
En 1999 l'agglomération de Lille était, après Paris, Lyon et Toulouse, le 4e pôle estudiantin de France avec plus de 85 000 étudiants, selon les données du recensement mené par l’Insee. En 2005, la métropole lilloise comptait plus de 97 000 étudiants[38]. L'université Lille Nord de France dont fait partie le Collège doctoral européen Lille-Nord-Pas-de-Calais[39] regroupe les 6 écoles doctorales du Nord-Pas-de-Calais et rassemble 3 000 doctorants.
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
Chaque année, le premier week-end de septembre, la ville organise la grande Braderie de Lille, l'un des plus grands rassemblements de France et le plus grand marché aux puces d'Europe. Ses origines remontent au XIIe siècle et elle reçoit de nos jours environ trois millions de visiteurs chaque année.
La ville accueille par ailleurs régulièrement plusieurs festivals de cinéma, de musique, de photographie...
- Le Festival du film court de Lille, renommé récemment Festival du cinéma européen de Lille, qui se tient chaque année en mars ou avril.
- Le Festival international du film indépendant de Lille, qui se déroule dans divers lieux de la métropole en juin et juillet.
- Le Printemps de la Vieille Bourse, festival de jazz et de musiques actuelles organisé chaque année en mars ou avril.
- Le Festival Paysages Electroniques, dédié aux musiques électroniques et à la création digitale, organisé en avril.
- Le festival Jazz en nord, qui se déroule dans toute l'agglomération lilloise d'octobre à fin mars.
- Le Festival Wazemmes l'Accordéon, qui se déroule entre mai et juin.
- Le Festival des Transphotographiques, organisé par la Maison de la Photographie de mai à juillet.
Ainsi que des évènements à caractère plus local...
- Le Festival international de la soupe, chaque 1er mai à Wazemmes, sur la place du marché de Wazemmes et aux environs de la maison folie de Wazemmes après la traditionnelle manifestation des travailleurs.
- Lille Comics Festival, le premier week-end de novembre pour les passionnés de bandes dessinées anglo-saxonnes.
- Le Festival audiovisuel de Lille L'Acharnière, qui présente la production audiovisuelle régionale de l'année[40].
Lille Grand Palais accueille également de nombreux salons et expositions périodiques parmi lesquels, depuis 2008, la Foire Européenne de l’Art Contemporain Lille Art Fair, en avril.
[modifier] Sports
| Clubs professionnels ayant joué ou jouant à Lille | ||||
| Équipe | Sport | Fondé en | Ligue | Stade |
|---|---|---|---|---|
| Sporting Club de Fives | Football | 1901 | fusion avec l'Olympique lillois en 1944 | Stade Virnot |
| Olympique Lillois | Football | 1902 | fusion avec le Sporting Club de Fives en 1944 | Stade Henri-Jooris |
| LUC | Omnisports | 1921 | nombreuses sections professionnelles | selon discipline |
| Lille Métropole Hockey Club | Hockey sur gazon | 1924 | Division Élite de Hockey sur gazon | selon discipline (out/in door) |
| ASPTT Lille Métropole | Omnisports | ? | nombreuses sections professionnelles | selon discipline |
| LOSC | Football | 1944 | Ligue 1 de football | Stadium Nord Lille Métropole à Villeneuve-d'Ascq |
| Lille Métropole Basket Clubs | Basket-ball | 2002 | Nationale Masculine 1 | Palais Saint-Sauveur |
| Lille Métropole rugby club | Rugby | 2002 | Fédérale 1 de rugby | Stade des Ormes à Lomme |
| TC Lille | Tennis | Nationale 1 | ||
La ville de Lille, comme de nombreuses villes françaises, connaît en raison de contraintes en termes d'emplacement disponible et de transport, de recours d'association NIMBY, et d'un transfert de compétences des infrastructures sportives des mairies vers la communauté urbaine, un départ des équipes vers les communes limitrophes :
- le LOSC Lille Métropole joue depuis 2004 au Stadium Nord Lille Métropole à Villeneuve-d'Ascq en attendant la construction de son nouveau stade à cheval sur les communes de Villeneuve-d'Ascq et de Lezennes près de Lille ;
- le Lille Métropole Hockey Club joue depuis 1924 à Lambersart ;
- le Lille Métropole rugby club jouera au Stadium Nord Lille Métropole, lorsque le LOSC le quittera ;
- la communauté urbaine souhaite la fusion des sections athlétisme du LUC et de l'ASPTT Lille, afin de créer le Lille Métropole athlétisme dont le stadium Nord serait le stade.
Chaque année, le semi-marathon de Lille fait l'ouverture de la braderie de Lille. Le marathon de la Route du Louvre qui relie Lille à Lens, connaît un grand succès depuis sa première édition en 2006. Il s'accompagne de randonnées familiales elles aussi très fréquentées.
En 1997 Lille représente la candidature française pour les Jeux olympiques d'été de 2004, contre dix autres villes. Elle fut éliminée dans la première phase et c’est finalement Athènes qui accueillit les jeux.
Le 6 août 2008, Lille décide de faire partie des villes hôte pour héberger à moindre frais qu'à Londres les participants aux Jeux olympiques d'été de 2012.
[modifier] Médias
Le siège du principal opérateur régional, le groupe La Voix du Nord, est situé sur la Grand'Place de Lille. Il édite notamment les quotidiens régionaux La Voix du Nord, tiré à 300 000 exemplaires dans 24 éditions locales, et Nord éclair, tiré à 35 000 exemplaires dans 5 éditions locales, ainsi que le journal d'information gratuit Lille Plus, diffusé à environ 50 000 exemplaires. Le groupe édite également d'autres formats, tels que l'hebdomadaire La Voix des Sports ou le bimestriel La Voix l'Etudiant, destiné aux étudiants de la région. Il possède par ailleurs C9 Télévision, qui a diffusé sur le câble dans la majeure partie de la métropole lilloise jusqu'en avril 2009 avant d'être remplacée par la nouvelle chaîne régionale de la TNT Wéo.
Lille accueille également l'une des treize antennes régionales de France 3, France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie, ainsi qu'un décrochage local de M6 et une édition locale des journaux gratuits 20 minutes et Metro.
Au plan radiophonique, la ville est couverte par de nombreuses stations locales, qu'il s'agisse de déclinaisons régionales d'acteurs nationaux, comme France Bleu Nord (87,8 MHz), RTL 2 Nord (89,2 MHz), Virgin radio Lille (92,0 MHz), Chérie FM Nord (93,9 MHz), Skyrock Nord (94,3 MHz), RFM Nord (96,0 MHz), NRJ Lille (101,3 MHz), ou d'acteurs locaux, comme Radio boomerang (89,7 MHz), Roc FM (97,6 MHz) et Pastel FM (99,4 MHz) qui émettent depuis Roubaix, Contact (91,4 MHz) qui émet depuis Tourcoing, Galaxie (95,3 MHz) qui émet depuis Wattrelos, RCV (99,0 MHz) qui émet depuis Lille, RPL 99 FM (99,0 MHz) qui émet depuis Lambersart, Mona FM (99,8 MHz) qui émet depuis Armentières ou Radio Campus (106,6 MHz) qui émet depuis Villeneuve d'Ascq[41]. Plusieurs radios belges peuvent également être captées, en particulier les différentes canaux de la RTBF.
Concernant la presse aussi, à côté des grands opérateurs régionaux, Lille bénéficie de nombreuses initiatives locales, telles que le journal La Brique[42] ou Liberté Hebdo Lille.
[modifier] Personnalités liées à la commune
Lille a vu naître et grandir plusieurs hommes politiques et gouvernants qui ont marqué l'histoire. C'est le cas du général Louis Faidherbe, administrateur du Sénégal, et de Charles de Gaulle dont la maison natale, située dans le vieux Lille, est aujourd'hui un musée.
Parmi les scientifiques, le savant Louis Pasteur a été nommé professeur de chimie et doyen de la faculté des sciences de la ville de 1854 à 1857. Il fondera le centre Pasteur de Lille qui est l'un des plus importants de France après celui de Paris. C'est là qu'Albert Calmette et Camille Guérin mettront au point le BCG.
C'est à Lille que sont nés les peintres Wallerant Vaillant, Jean-Baptiste Monnoyer, Carolus Duran, Emile Bernard, François Fauck. Ainsi que les sculpteurs Agathon Leonard, Villanis, René Leleu, Emile Morlaix, Gérard Choain, le musicien Édouard Lalo, le poète Albert Samain et le réalisateur Julien Duvivier.
Lille a également accueilli de nombreux artistes, qu'il s'agisse de peintres, comme Jan Van Eyck, Jacques Daret, Louis Joseph Watteau et François Watteau, de musiciens comme Pierre Degeyter, compositeur de la musique de L'Internationale à la demande de Gustave Delory, ou d'écrivains comme Marguerite Yourcenar.
Plus près de nous, l'acteur Philippe Noiret, l'écrivain Alain Decaux, l'humoriste Maxime, le footballeur Didier Six ainsi que le reporter et écologiste Nicolas Hulot sont originaires de Lille.
[modifier] Économie
Historiquement, Lille dispose d’un très riche passé industriel et commercial, en particulier dans les domaines de l’agro-alimentaire avec les nombreuses brasseries qui s’y sont développées, du textile autour de la filature du lin et de la transformation du coton, de la mécanique à destination notamment de l’automobile et du ferroviaire. C’est aussi, de longue date en raison des fortunes qui s’y sont bâties, un centre financier de premier plan, dans la banque et l’assurance. Mais Lille est aujourd’hui largement recentrée sur sa vocation de capitale administrative et de fournisseur de services publics ou privés aux activités environnantes. C’est pourquoi l’appréhension de l’économie locale à l’échelle de la seule commune de Lille ne revêt qu’un sens très limité.
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
[modifier] Emploi
Selon les données du dernier recensement, la commune de Lille comptait 138 262 emplois en 1999. Ce total recouvrait, par activité économique, 175 emplois dans l'agriculture, 11 301 emplois dans l'industrie, 4 050 emplois dans la construction et 122 736 emplois dans le secteur tertiaire. Les deux premiers employeurs sont l'administration publique et la santé et l'action sociale avec plus de 20 000 emplois chacun. Viennent ensuite l'éducation avec plus de 10 000 emplois et le conseil avec plus de 8 000 emplois. Le commerce de détail et les activités financières représentent également plus de 7 000 emplois chacun tandis que les services opérationnels aux entreprises et les transports en représentent plus de 6 000 chacun.
Dans cet ensemble, les cadres et employés de la fonctions publique représentent près de 35 000 salariés. La ville de Lille bénéficie en effet de nombreux emplois publics, que ce soit :
- de la fonction publique d’État (principalement dans les services déconcentrés de l'État regroupés au sein de la cité administrative, dans l'une des trois facultés publiques de l'agglomération encore située à Lille, à l'INSEE…),
- de la fonction publique hospitalière (le centre hospitalier régional situé à Lille-Sud est le premier employeur de la région),
- de la fonction publique décentralisée (territoriale, tels le conseil général et régional, ou particulière, telle la Banque de France)
- ou des établissements publics industriels et commerciaux (siège régional de la SNCF, d'EDF) ou administratifs (INPI…).
À la même époque, la population active lilloise s'établissait à 92 883 personnes, parmi lesquelles 74 531 ayant un emploi.
Répartition de la population active par catégorie socio-professionnelle
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | Cadres, professions intellectuelles | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Lille | 0 % | 4,1 % | 20,3 % | 25,1 % | 29,3 % | 21,2 % |
| Moyenne Nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : INSEE[43] | ||||||
Chômage
| Taux de chômage | Variation | |||
|---|---|---|---|---|
| 31/12/2004 | 12/03 à 12/04 | 12/99 à 12/04 | 12/94 à 12/04 | |
| Arrondissement de Lille | 12,9 % | +0,2 % | +0,3 % | -1,1 % |
| Zone d'emploi de Lille | 12 % | +0,3 % | +0,3 % | -0,7 % |
| France méropolitaine | 9,9 % | 0 % | -0,3 % | -1,8 % |
| Sources des données : INSEE | ||||
[modifier] Entreprises et secteurs d'activité
Lille est le siège de la Chambre régionale de commerce et d’industrie du Nord - Pas-de-Calais. La ville est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille. Elle gère le port fluvial, le troisième de France[44], l’aéroport de Lille - Lesquin, l'aéroport de Merville - Calonne ainsi que plusieurs écoles de formation supérieure et le CFA.
Secteur d'activité et physionomie des entreprises (12/2004)
| Lille | Lille Métropole | |
|---|---|---|
| Nombre d'entreprises | 8 341 | 31 496 |
| Industrie | 8,86 % | 14,99 % |
| Commerce de gros | 9,27 % | 10,85 % |
| Commerce de détail | 24,65 % | 23,43 % |
| Services | 57,22 % | 50,73 % |
| 0 à 9 salariés | 90,23 % | 86,30 % |
| 10 à 49 salariés | 8,40 % | 10,97 % |
| 50 salariés et plus | 1,37 % | 2,72 % |
| Sources des données : INSEE | ||
[modifier] Secteur primaire
Lille se trouve au sein d’une agglomération encore fortement agricole. Au cours de son histoire, Lille possédait sur son territoire de nombreuses terres agricoles, mais son développement l’a amené à absorber au cours du XIXe siècle les villages voisins pour développer son industrie : L’absorption de Wazemmes et de Lille-Moulins s’est traduite par une transformation de ces villages agricoles en quartier industriel. L’agriculture se trouve repoussée alors au delà des fortifications, c’est-à-dire sur ce qui est aujourd’hui Lille-Sud, Fives, Hellemmes, et saint Maurice Pellevoisin. L’essor industriel du XXe siècle touchera d’abord les propriétés agricoles de Fives et Hellemmes, puis Saint-Maurice. La pression immobilière à partir de 1930, puis celle de l’après-guerre fera disparaître celles de Lille-Sud et celles de Pellevoisin où le dernier verger sera rasé en 1964.
De ce passé subsistent quelques anciennes halles (halle de Wazemmes, halle de Solférino et halle aux sucres), et au cœur du vieux Lille des noms de rue qui rendent hommage aux anciens grands abattoirs de Lille aujourd’hui rasés.
[modifier] Secteur secondaire
Lille affirme sa vocation industrielle dès le XVIe siècle, particulièrement dans le domaine textile avec ses filatures de coton. Au début du XIXe siècle, Lille profite de l’avènement de la machine à vapeur et des importants gisements de charbon de la région pour développer une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mécanique (Fives, Hellemmes, Bois blancs).
La crise pétrolière de 1973 s'accompagna dans la région d’une crise charbonnière. Ceci affecta l’industrie mécanique tel Fives Cail (8000 employés sur Fives). À cette première crise vint s’ajouter celle du textile français. Il reste aujourd’hui de nombreuses traces de ce passé récent :
- Textile: La ville qui abrita dans de nombreux quartiers (Wazemmes, Lille Moulins, Hellemmes) des filatures connut en 1990 la fermeture de la dernière, la filature Mossley située à Hellemmes. Aujourd’hui quelques friches textiles ont connu une belle reconversion : la faculté de Droit de Lille II, la maison folie de Wazemmes, le théâtre du Prato.
- Brasserie: Les brasseries et leurs sièges sociaux (rachat ou faillite) ont disparu de la ville, mais il en reste des traces, notamment la construction de la maison folie de Lille Moulin dans une ancienne brasserie.
[modifier] Secteur tertiaire
Pour faire face au déclin des activités industrielles, Lille a cherché à développer des activités tertiaires, notamment sous l’impulsion de Pierre Mauroy qui a favorisé la desserte de Lille par le réseau de lignes à grande vitesse et lancé le projet de centre d’affaires Euralille. Lille est sur la voie de cette reconversion depuis maintenant deux décennies.
[modifier] Finance et assurance
À la fin du XIXe siècle, l'essor de la ville amena la création de nombreuses banques mutualistes. Aujourd'hui, trois d'entre elles sont des acteurs majeurs de l'économie régionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe CIC), du Crédit mutuel Nord-Europe (groupe Crédit mutuel) et du Crédit du Nord.
Depuis, de nombreuses directions régionales se sont implantées à Lille, parfois de façon importante comme LCL qui a fait bâtir une tour à Euralille, quartier où la Caisse d’épargne Nord France Europe (issue de la fusion des caisses de Flandres Hainaut et Pas-de-Calais décidée en 2006) a inauguré sa propre tour en 2007.
Dans l'assurance, la société Gras Savoye[45], fondée à Lille en 1907, est la première entreprise européenne de courtage d’assurance et de réassurance.
[modifier] Tourisme
Lille réussit progressivement à dépoussiérer les clichés de ville industrielle, par un important travail de remise en valeur de ses quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles d'ambition. Dans les années 1990, la vie culturelle souffrait de la disparition des fêtes de Lille (sorte de carnaval se déroulant traditionnellement au mois de juin) et de la longue fermeture pour travaux du Palais des beaux-arts de Lille. Grâce à la mise en valeur du Vieux-Lille dans les années 1980 et 1990, et de la Citadelle au début des années 2000, le patrimoine de la ville s'est retrouvé à la hauteur de l'enjeu. Lille, bénéficiant de son excellente desserte, a alors attiré un nombre croissant de visiteurs, quasi exclusivement pour des courts séjours, grâce à sa réputation de ville jeune et ouverte[réf. nécessaire]. Le lancement du projet Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a été un des événements déclencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle obtient en 2001. Avec ses 800 000 personnes venues pour l’inauguration de Lille 2004, la ville a su montrer qu’elle pouvait attirer les foules avec un événement de grande ampleur[réf. nécessaire]. La municipalité a voulu prolonger cet élan en transformant l'opération en biennale à thèmes : Lille 2004 a fait venir Shanghai à Lille, en 2006, Lille 3000 importe Bombay, et en 2009, c'est l'Europe orientale et centrale qui sont programmées. Dans ce cadre, l'exposition François Pinault Fondation, qui s'est déroulé entre octobre 2007 et janvier 2008, a rencontré un vif succès et confirme le positionnement de Lille comme ville tendance.
À côté du tourisme culturel, la ville a également développé un important tourisme d'affaires et de salons professionnels. Lille Grand Palais accueille aujourd'hui de très grands congrès. Le complexe Hôtel-Casino-Théâtre Lucien Barrière sera inauguré dans le même quartier en 2009.
[modifier] Recherche
Cinq pôles de compétitivité sont implantés sur Lille :
- Nutrition, Santé, Longévité qui s’appuie en particulier sur le site Eurasanté (Bois Blanc), le CHR et l’institut Pasteur. Il travaille au développement de la recherche et de l’innovation sur les rapports qu'entretiennent la nutrition, la santé et la longévité.
- I Trans qui s’appuie en partie sur les écoles d’ingénieur de Lille et l’industrie ferroviaire lilloise (mais principalement celle de Valenciennes) et l’Agence européenne du rail située à Euralille. Pôle à vocation mondiale, il est centré sur la conception, la construction et la maintenance de systèmes de transports innovants, en particulier dans le ferroviaire.
- Industrie du commerce (PICOM) qui s’appuie sur la culture de la vente à distance du versant Nord Est et de la faculté de Lille 2 commerce à distance (basée aussi à Roubaix). Il travaille les techniques du commerce du futur.
- Up Tex qui s'appuie en partie sur les écoles d'ingénieurs de Lille et l'industrie textile de la région Nord-Pas-de-Calais. Sa vocation est de fédérer et dynamiser tous les acteurs de la filière textile habillement dans les domaines des textiles innovants et de la customisation en s'appuyant sur des compétences économiques, industrielles, scientifiques, marketing et technologiques.
- Matériaux à usage domestique (MAUD) qui s'appuie notamment sur l'Institut Michel Eugène Chevreul (IMMCL), de l’Université des Sciences et Techniques de Lille I. Il s'attache au développement de nouveaux matériaux pour l’alimentation, les arts de la table et l'usage domestique.
[modifier] Culture et patrimoine
La Ville de Lille a été classée Ville d’art et d’histoire le 18 juin 2004.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
Lille dispose d'un patrimoine très diversifié, en particulier du fait des nombreux conflits qui l'ont touché et ont amené des reconstructions partielles de la ville.
Le patrimoine architectural s'étend du Moyen Âge roman (crypte de la collégiale Saint-Pierre, hospice Comtesse), aux styles gothique avec les églises Saint-Maurice et Sainte-Catherine, renaissance (immeuble du Beaurepaire et maison rue Basse), maniériste flamand avec la Vieille Bourse ou la maison de Gilles le Boë, classique avec les églises Saint-Étienne et Saint-André ainsi que la citadelle de Vauban, néogothique avec les immeubles de l'institut catholique et la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, art nouveau avec la maison Coilliot construite par Hector Guimard, haussmannien rue Faidherbe, néo lillois avec la nouvelle bourse, art déco régionale avec l'hôtel de ville et enfin contemporain avec les tours modernes d'Euralille.
Négligé dans l'après-guerre, le patrimoine lillois fait depuis les années 1990 l'objet d'un soin tout particulier. La ville tente encore aujourd'hui de poursuivre les opérations de réhabilitation (palais Rihour, églises, musées).
[modifier] Patrimoine civil
[modifier] Patrimoine religieux
- La cathédrale Notre-Dame de la Treille commencée en 1854 par l'architecte Charles Leroy et terminée en 1999
[modifier] Patrimoine militaire
La citadelle de Lille est le principal ouvrage militaire de la ville. Surnommée la « Reine des citadelles », c'est la première des citadelles conçues par Vauban, nommé gouverneur de Lille en 1668, où il passa la plus grande partie de sa vie. Sa construction, sous la direction du maître maçon Simon Vollant, débute en 1668 pour s'achever en 1671. Édifiée sur des terrains marécageux en bordure de la Deûle, elle se présente sous la forme d’un pentagone régulier avec 5 bastions royaux disposés aux angles. Elle est entourée d'une défense échelonnée composée de fossés, de tenailles, de demi-lunes, de chemins couverts, de glacis et de terrains en pente et à découvert afin de rendre l'approche de l'ennemi plus délicate. À l'intérieur, les bâtiments s'organisent autour de la place d'armes et comprennent des logements destinés aux soldats, à l’état-major et au gouverneur, des poudrières, des prisons, un arsenal, une chapelle, des magasins pour les vivres, un barbier, une boulangerie et un moulin. Constamment militarisée depuis sa construction, elle est dans un état de conservation exceptionnel.
La citadelle s'inscrit dans un système complexe de défense qui entourait la ville. Des remparts qui la ceinturaient du moyen âge jusqu'au XIXe siècle subsistent :
- la Noble Tour, qui abrite le mémorial de la déportation (XVe siècle)
- la porte de Gand et la porte de Roubaix (fin XVIe - début XVIIe siècle)
- la porte de Paris, construite en l'honneur de Louis XIV (fin du XVIIe siècle)
- des pans de fortifications noyés dans la verdure à l'extrémité de l'avenue du Peuple belge
- la porte de Dunkerque (début XIXe siècle)
[modifier] Patrimoine environnemental
Le principal espace vert de Lille est constitué par le « Bois de Boulogne » où se trouvent la citadelle et le zoo de Lille. D'une superficie de près de 70 hectares, il longe les berges du canal de la Haute-Deûle. Terrain militaire constitué de talus, de fossés, de glacis et de chemins couverts après la construction de la citadelle, il a été aménagé en parc de loisirs à partir de 1880. De nombreux arbres datent de cette époque, parmi lesquels certains sont remarquables, tels un érable de Montpellier, un pin laricio et même un séquoia géant. Après un sévère nettoyage dans les années 1990, la gestion actuelle du parc s'emploie à restaurer la qualité écologique des milieux naturels qui abritent notamment plusieurs espèces de chauve-souris (murin de Daubenton et murin à moustaches) et d'oiseaux (martin pêcheur, épervier, pic épeichette...). Le zoo, dont l'accès est gratuit, serait le plus visité de France. Ouvert en 1950, il présente environ 300 animaux appartenant à plus de 70 espèces sur un espace de 3,5 hectares.
Situé en face du Bois de Boulogne, de l'autre côté d'un bras canalisé de la Deûle et accessible par une passerelle, le jardin Vauban a été créé en 1863 par l'architecte paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Jardin à l'anglaise d'une superficie de 3,5 hectares, il comprend une variété d'essences, un jardin d'arboriculture fruitière, des parterres fleuris, des allées de promenade, un plan d'eau qui accueille des canards, des poules d’eau et des cygnes et une grotte artificielle. On y trouve également un théâtre de marionnettes.
Dans le quartier d'Euralille, le Parc Matisse, d'une superficie de 8 hectares, a été aménagé entre 1996 et 2003. Il comporte quatre espaces distincts : une vaste pelouse, dite grande prairie du boulingrin (de l’anglais bowling green), l’île Derborence, forêt inaccessible de 2,5 hectares perchée sur un socle de sept mètres de haut planté d’essences originaires de régions de l’hémisphère nord (Japon, Amérique du Nord, Chine), le bois des transparences, planté de pyrophytes, de bruyère et de bambous, et le jardin en creux, aménagé dans les fossés des anciennes fortifications.
De l'autre côté d'Euralille, de part et d'autre du périphérique, le parc des Dondaines, d'une superficie de 4,5 hectares, a été aménagé dans les années 1970 sur l'emplacement d'un important bidonville. Il est actuellement en restructuration dans le cadre du projet d'extension d'Eurallile et devrait être amputé d'un côté pour accueillir le casino et son hôtel de luxe et agrandi d'un autre.
Au nord, la plaine de la Poterne et la plaine Winston Churchill suivent l'ancien tracé des remparts. La première, d'une superficie de 8 hectares, est occupée par des jardins familiaux et par une Réserve naturelle volontaire. La seconde, d'une superficie de 6 hectares, a été aménagée en 1993, lors des travaux de la ligne de TGV.
Au sud, le jardin des plantes a été amenagé par l'architecte Jean Dubuisson et le paysagiste Jacques Marquis sur une parcelle de près de 11 hectares à l'emplacement des anciennes fortifications. Inauguré en 1948, son tracé est inspiré des jardins à la française. Il présente en particulier une roseraie, une importante collection de dahlias disposés autour d'une grande pièce d'eau, une orangerie et une serre équatoriale conçue par l’architecte Jean-Pierre Secq en 1970. C'est aussi là que se trouvent les serres de production de la ville. Il bénéfice d'un partenariat avec le jardin botanique de la faculté de pharmacie, jardin de 2 hectares créé en 1970 qui appartient au réseau « jardins botaniques de France et des pays francophones ». Il présente plus d'un millier d’espèces végétales réparties en trois zones : un arboretum, une serre tempérée et une école de botanique.
[modifier] Patrimoine culturel
Lille, en tant que ville principale de l'une des principales aires urbaines de France dispose d'une vie culturelle riche et diversifiée : de nombreuses salles de concerts, une vie associative riche (distribution annuelle du Ch'ti) et de nombreux événements (Lille 2004, Lille 3000, Braderie de Lille, etc.).
[modifier] Musées
Le Palais des beaux-arts de Lille est considéré comme le second musée des Beaux-Arts de France en nombre d'œuvres exposées, après le palais du Louvre. Il contient une collection de peintures qui présente de nombreuses œuvres d'artistes majeurs, notamment Brueghel, Rubens, Antoine van Dyck, Francisco de Goya, Jacob Jordaens, Jean Siméon Chardin, Jacques Louis David, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Édouard Manet, Pablo Picasso. Il contient également un cabinet de dessins, une galerie de sculptures, une collection de céramiques et une quinzaine de plans en relief de villes fortifiées du nord de la France et de Belgique.
Situé rue de la Monnaie, dans le Vieux-Lille, l'Hospice Comtesse, dont les origines remontent à 1237, abrite également un musée consacré à la vie dans les Flandres du Moyen Âge à la Révolution. Il présente une collection de peintures, principalement flamandes, et de nombreux meubles et objets d'époque (céramiques, orfévrerie lilloise, tapisseries...).
Installé dans un ancien couvent, rue des Canonniers, le musée des canonniers retrace l'histoire militaire de la ville et en particulier celle de ses nombreux sièges. Le musée présente des objets militaires mais aussi des témoignages de la vie quotidienne des Cannoniers Sédentaires de la ville.
Fondé en 1816, le Muséum d'histoire naturelle de Lille est depuis le début du XXe siècle installé dans un bâtiment construit sur un principe d'architecture métallique de type Baltard, situé rue de Bruxelles. Il présente 4 grandes collections : zoologique, géologique, industrielle et ethnographique. Il présente également en moyenne deux expositions temporaires par an.
La Maison natale de Charles de Gaulle, située rue Princesse, a été transformée en musée en 1983. Il comporte deux parties séparées par une cour-jardin : le logis familial et la "Fabrique d'histoire". La première permet au visiteur de se situer à l'époque de la naissance de Charles de Gaulle ; la seconde, installée dans l'ancienne fabrique de tulle de son grand-père maternel, est aménagée en centre culturel.
[modifier] Bibliothèques
[modifier] Théâtres et salles de spectacle
Lille compte de nombreuses salles de spectacle dont son opéra et son théâtre mais aussi des salles privées tels que le Zénith de Lille (7000 places).
[modifier] Musique
[modifier] Cinéma
Lille compte de nombreuses salles de cinéma en particulier dans le centre, avec deux cinémas d'art et essai, le Métropole (4 salles classées), situé rue des Ponts de Comines, et le Majestic (6 salles classées), situé rue de Béthune et un complexe, l'UGC Ciné Cité (14 salles), dans la même rue.
Le quartier de Moulins abrite quant à lui le cinéma associatif l'Univers, lieu de diffusion unique dans la région du Nord Pas-de-Calais. Ancien cinéma art et essais du quartier de Moulins, L’Univers fermait ses portes en 1995. Racheté par la Ville de Lille, il est remis en activité fin 1999 à l’initiative d'un collectif d'associations, qui assure aujourd'hui la programmation et le fonctionnement du cinéma. En moyenne, plus de 150 manifestations y sont organisées annuellement. [46]
Le plus grand multiplexe de France, le Kinépolis-Château du cinéma (23 écrans), est par ailleurs installé à Lomme.
La région, et tout particulièrement la métropole lilloise, est également un lieu d'accueil important de tournage de films et de téléfilms. L'Aveu de Costa-Gavras en 1970, Le Corps de mon ennemi de Henri Verneuil en 1976, La Vie rêvée des anges d'Erick Zonca en 1998, Entre ses mains d'Anne Fontaine en 2005 ou encore Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon en 2007 ont été pour partie tournés à Lille.
Depuis quelques années, les tournages dans la région se sont beaucoup développés. C'est notamment le résultat d'une politique régionale volontariste, le Centre régional de ressources audiovisuelles (CRRAV)[47] disposant d'un fond de soutien à la production de plus de 2,5 millions d'euros par an, troisième budget de France après ceux de Paris et Lyon. Lille compte ainsi une vingtaine de sociétés de production[48].
[modifier] Gastronomie
La gastronomie lilloise relève en premier lieu des traditions flamandes, représentées par la cuisine à la bière, dont une grande variété est encore brassée artisanalement dans la région. Blondes, ambrées, brunes ou blanches, les bières de la région se caractérisent par un goût prononcé et une forte teneur en alcool.
Trois plats régionaux emblématiques les accompagnent et, parfois, les utilisent :
- la carbonade flamande, ragout de bœuf mijoté à la bière, souvent agrémenté de pain d'épice,
- le potjevleesch, terrine de quatre viandes blanches prises en gelée,
- le waterzoï, pot-au-feu de volaille ou de poisson à la crème et aux petits légumes.
Les moules-frites, plat obligé de la grande braderie de Lille, font également partie du patrimoine culinaire de la ville.
Parmi les fromages, Lille compte une spécialité avec le Vieux Lille, fromage à pâte molle à croûte lavée proche du maroilles.
Enfin, de nombreuses sucreries sont réalisées à base de vergeoise, qu'il s'agisse de la tarte au sucre, des gaufres fourrées ou des babeluttes de Lille.
À côté des nombreux restaurants et estaminets qui proposent notamment ces spécialités régionales, Lille compte aussi quelques grandes tables qui, sans en faire une capitale gastronomique, contribuent à élargir l'étendue de la gastronomie locale. En 2009, deux restaurants lillois sont crédités d'une étoile au guide Michelin.
[modifier] Édifices religieux et lieux de cultes divers
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[modifier] Catholiques
- Cathédrale Notre-Dame de la Treille
- Chapelle des franciscaines, 26 rue d'Angleterre
- Chapelle Notre-Dame du Rosaire
- Chapelle polonaise de Lille, 47 rue de l'hôpital militaire
- Église Notre-Dame de Consolation
- Église Saint-André
- Église Sainte-Catherine
- Église Saint-Étienne
- Église Sainte-Marie-Madeleine
- Église Saint-Maurice
- Église Saint-Michel
- Église du Sacré Cœur
- Église Saint-Sauveur
- Église Saint-Martin d'Esquermes
- Église Saint-Pierre - Saint-Paul
[modifier] Protestants
- Armée du Salut, 7 rue des Débris-Saint-Étienne
- Assemblée évangélique chrétienne la Trompette, 29 rue de Bapaume
- Centre évangélique, 175 rue Solférino
- Christ Church[49], église anglicane avec offices en anglais, rues Lydéric et Watteau
- Communauté chrétienne de la Réconciliation, 111 rue des Stations
- Église baptiste de Lille, 44 rue du Faubourg de Béthune
- Église évangélique protestante le Phare, 190 rue du Faubourg de Douai
- Église évangélique tzigane Informations, Terrain d’Accueil des Gens du Voyage, chemin de Bargue (sortie autoroute "CHR")
- Église protestante évangélique l’Eau Vive, 20 rue Véronèse
- Église adventiste, 11 rue des Débris-Saint-Étienne
- Église réformée de Fives, 331 rue Pierre-Legrand
- Église réformée de Lille, 10 rue des Pyramides
- Église réformée de Lille, 15 rue Jeanne d'Arc
[modifier] Orthodoxes
- Église russe Saint-Nicolas de Lille[50], de rite julien (en français et en slavon), sous la juridiction de l'Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale et dépendant du Patriarcat œcuménique de Constantinople (3 bis rue Necker)
- Chapelle grecque Saint-Paul de Lille[51], de rite julien et sous la juridiction du Patriarcat œcuménique de Constantinople (108 rue Princesse)
[modifier] Musulmans
- Association culturelle islamique de Lille, cité Carquetelles.
- Association culturelle musulmane de Lille, rue d'Iéna.
- Mosquée, rue Paul-Bourget.
- Mosquée Al-Houda, rue Pierre-Loti.
- Mosquée De Lille, 46, rue Paul-Lafargue.
- Mosquée El-Badr, rue d'Arras.
- Mosquée El-Fath, rue du Docteur-Yersin.
- Mosquée El-Forkane, rue du Faubourg de Roubaix, la plus ancienne de Lille.
- Mosquée El-Houda, rue de l'Arbrisseau.
- Mosquée El-Imane, rue de Marquillies.
- Mosquée Es-Salam, rue Jean-Jaurès.
- Mosquée Es-Sunna, rue Jean de Solier.
- Mosquée Et-Taqwa, rue de Lannoy.
[modifier] Vie militaire
Lille a été et reste une ville de garnison. Elle a abrité de nombreuses casernes et un hôpital militaire, abandonné par l’Armée en 1998 et racheté en 1999 par le Ministère de l’Intérieur en vue d’y installer les annexes de la Préfecture du Nord.
La vie militaire moderne de Lille est principalement marquée par la présence du 43e RI et du Corps de Réaction Rapide France au sein de la citadelle de Lille.
- Unités actuellement stationnées à Lille :
- 43e Régiment d'Infanterie (43e RI), depuis avant 1906
- 6ème Compagnie du 53e régiment de transmissions (53e RT / 6e Cie)
- État-major du Commandement de la Force d'Action Terrestre (CFAT), depuis sa création, le 30 juin 1998
- État-major Interarmées de la Zone de défense (EMIA / ZD) Nord, depuis sa création en 2000
- Quartier général du Corps de Réaction Rapide France (CRRFR), depuis sa création, le 1er octobre 2006
- Unités ayant été stationnées à Lille :
- 1re Légion de Gendarmerie, 1906
- 19e Régiment de Chasseurs, 1906
- 16e Bataillon de Chasseurs à Pied, 1906
- 52e Bataillon de Transmissions, de 1991 à 1994
- État-major de la 1re Région Militaire, (avant) 1906 - août 1939 (jusqu'à ?)
- État-major de la 2e Région Militaire jusqu'à sa dissolution
- État-major du 1er Corps d'Armée, 1906 - 1913 (jusqu'à ?)
- État-major du 3e Corps d'Armée, depuis ?? jusqu'à sa dissolution en 1998
- État-major de la 1re Division d'Infanterie, (depuis ?) 1913 - 1928
- État-major de la 1re Division d'Infanterie Motorisée, à partir de 1928
- État-major de la 2e Division d'Infanterie, (depuis ?) 1913 - 1928
La ville a également reçu plusieurs distinctions :
- la Légion d'honneur en 1900
- la Croix de guerre 1914-1918
- la Croix de guerre 1939-1945
- l'Ordre portugais de la Tour et de l'Épée en 1920
[modifier] Notes et références
- ↑ Louis Trénard éd., Histoire des Pays-Bas français, Rivat, 1972, pp. 51-58.
- ↑ Lille d'Isla à Lille-Métropole, Alain Lottin, p. 8, (ISBN 2-84393-072-3)
- ↑ Louis Trénard éd., Histoire des pays-Bas français, Rivat, 1972, pp. 51-58.
- ↑ L'office du tourisme de Lille indique une altitude de 21 mètres, La mairie de Lille une altitude moyenne de 25 mètres
- ↑ Premiers résultats de l'enquête sur les déplacements des habitants de Lille Métropole
- ↑ « Hausse du trafic et des recettes de Transpole » Trans'bus
- ↑ Le livre Guinness des records 1998 - page 93 - « Métro automatique : Le Val, à Lille, Nord, inauguré le 25-04-83, est le premier métro automatique. »
- ↑ Schéma directeur 2003 (Site de LMCU)
- ↑ site de l'INSEE
- ↑ PopulationData.net : Villes de France
- ↑ Présentation de l'Eurométropole Lille Kortrijk Tournai sur le site espaces-transfrontaliers.com
- ↑ a b c [pdf] Données INSEE - Fiche profil métropole Lille, Logements : le parc
- ↑ Le site du Grand Projet Urbain
- ↑ Le programme d'aménagement sur le site d'Euratechnologies
- ↑ Le site de la SAEM Euralille
- ↑ Siège de Lille
- ↑ Lille, Portrait d'une cité, Paulette Legillon & Jacqueline Dion, p.43 (Editions Axial)
- ↑ Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166 et 45
- ↑ Barros et alii, p 164
- ↑ Rapport général sur l'épidémie du choléra qui a régné à Lille en 1832
- ↑ Philippe Marchand, Histoire de Lille, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2003, pp. 84 et 85.
- ↑ http://www.mairie-lille.fr/static/mairie-lille/LilleTouristique/FR/Histoire/FramesHistoire/FHistLille6C.htm chapitre "les temps de crises"
- ↑ Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
- ↑ Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
- ↑ Résultats électoraux indexés sur le site officiel du Ministère de l'intérieur
- ↑ Résultats communes par communes avec le taux de participation. La mairie de Lille avait appelé les sympathisants socialistes de ces communes a boycotter le scrutin
- ↑ Lille 3000
- ↑ La ville de Lille sur le site de l'observatoire national des agendas 21 locaux et des pratiques territoriales de développement durable [1]
- ↑ Selon le site de la ville [2]
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
- ↑ Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
- ↑ Données démographiques d'après l'INSEE
- ↑ Site officiel de l'Académie de Lille
- ↑ Rapport L’optimisation du réseau de formation initiale d'enseignement supérieur en région, rapport de M. Alain Lottin au Conseil économique et social régional présenté lors de la séance plénière du 7 novembre 2006
- ↑ Programme « Villes et institutions scientifiques » Rapport final 1996 ; Programme interdisciplinaire de recherche sur les villes; Région Midi-Pyrénées ; Michel Grossetti et al.
- ↑ Voir notamment Jean-François Condette, Une faculté dans l'histoire: la Faculté des lettres de Lille de 1887 à 1945, Presses Universitaires Septentrion, 1998
- ↑ [pdf] Atlas 2005-2006 de l'éducation nationale Consulté le 11/09/2007
- ↑ Le site du Collège doctoral européen Lille-Nord-Pas-de-Calais
- ↑ Depuis plus de 28 ans, l'association Une aventure délicate a pour objectif de présenter et de mettre en avant la production audiovisuelle régionale. Le public, très divers, découvre au cours du Festival de l'Acharnière un large éventail des films et vidéogrammes réalisés pendant l'année. Tout document présenté en compétition au festival se rattache à la région soit par son sujet, son réalisateur, ou sa structure de production. Au cours de ce rendez-vous annuel, diffuseurs, animateurs et documentalistes viennent prendre connaissance de cette nouvelle production audiovisuelle, via le Panorama, la Compétition et la vidéothèque mise à la disposition de chacun.
- ↑ L'annuaire des radios de Lille
- ↑ Site de "La brique"
- ↑ Données de l'INSEE publiées par linternaute - Démographie lilloise
- ↑ Site du port de Lille
- ↑ Données de la CCI
- ↑ Le site de l'Univers [3]
- ↑ Le site officiel de la CRRAV [4]
- ↑ Voir la liste des producteurs privés sur le site de la CRRAV [5]
- ↑ Christ Church Lille
- ↑ Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale
- ↑ Liste d'églises orthodoxes en France
[modifier] Bibliographie
- Jean-Marie Duhamel, Lille, Traces d'histoire, collection « Les patrimoines », Editions La Voix du Nord, 2004 (ISBN 2-84393-079-0)
- Paulette Legillon & Jacqueline Dion, Lille : portrait d'une cité, Editions Axial, 1975
- Alain Lottin, Lille - D'Isla à Lille-Métropole, collection « Histoire des villes du Nord », Editions La Voix du Nord, 2003 (ISBN 2-84393-072-3)
- Philippe Marchand, Histoire de Lille, Editions Jean-Paul Gisserot, 2003
- Pierre Pierrard, Lille, dix siècles d'histoire, Stock, 1979 (ISBN 2-234-01135-3)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Agglomération transfrontalière
- Braderie de Lille
- Flandre romane
- L'origine de la Fleur de lys du blason de Lille
- Lille 2004 - Capitale européenne de la culture
- Lille Olympique Sporting Club Métropole (LOSC Lille Métropole)
- Lille Métropole Communauté urbaine
- Liste des rues de Lille
- Roubaix
- Tourcoing
- Cimetières militaires du Commonwealth :
[modifier] Liens externes
- (fr) Site officiel de la ville de Lille
- (fr) Office du tourisme de Lille
- (fr) Catégorie Lille de l’annuaire dmoz
- (fr) Commune - Dossier thématique de l'INSEE, statistiques démographiques et sociales (Commune).
- (fr) Zone d'emploi - Dossier thématique de l'INSEE, statistiques démographiques et sociales (Zone d'emploi).
- (fr) Aire urbaine - Dossier thématique de l'INSEE, statistiques démographiques et sociales (Aire urbaine).
- (fr) Bibliothèque numérique de la Bibliothèque municipale de Lille qui propose plusieurs milliers d’images issues des fonds iconographiques et photographiques de la ville
- (fr) Un album de 900 photos pour découvrir Lille en images
[modifier] Plans et vues satellites
- (fr) - Plans et vues satellites de la ville de Lille.


