Empire romain

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Empire romain

Imperium Romanum (la)
Βασιλεία Ῥωμαίων / Basileía Rhômaíôn (grc)


République romaine
27 av. J.-C. — 476 / 1453
Empire romain d'Occident
Empire byzantin

Devise : Senatus Populusque Romanus
(Latin : Le Sénat et le Peuple romain)

L'Empire romain à son apogée
L'Empire romain à son apogée

Informations générales
 Statut Autocratie / Dictature
 Capitale Rome[I 1] puis Constantinople[I 2].
Voir aussi « résidence impériale » pour les capitales administratives.
 Langue(s) {{{langues}}}
 Religion(s) Aucune[I 3], puis christianisme[I 4]
 PIB {{{pib}}}
 PIB/hab. {{{pib hab}}}
 Monnaie Solidus, Aureus, Denier, Sesterce, …
   (voir Monnaie romaine)
 Fuseau horaire {{{fuseau horaire}}}
 Dom. internet {{{domaine internet}}}
 Ind. tél. {{{indicatif téléphonique}}}
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Population
 25 av. J.-C. env. 56 800 000 hab.
 117 ap. J.-C. env. 88 000 000 hab.
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Superficie
 25 av. J.-C. 2 750 000 km²
 50 ap. J.-C. 4 200 000 km²
 117 5 000 000 km²
 390 4 400 000 km²
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Histoire et événements
 44 av. J.-C. César proclamé dictateur à vie
 2 septembre -31 Bataille d'Actium
 16 janvier -27 Couronnement d'Auguste
 IIIe siècle Crise du troisième siècle
 285-311 Tétrarchies
 395 Division administrative définitive
 4 septembre 476 Fin de l'Empire romain d'Occident
 29 mai 1453 Fin de l'Empire d'Orient
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Pouvoir exécutif
   Empereur
 -2714 Auguste
 475476 Romulus Augustule
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Pouvoir législatif
 Parlement Sénat
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Entité précédente Entités suivantes
  République romaine 
  République romaine
 
Empire d'Occident   Empire d'Occident  
Empire d'Orient   Empire d'Orient  

  1. Rome reste la capitale de l'Empire jusqu'à sa fin. Cependant, il y aura à partir de la tétrarchie un certain nombre de capitales administratives des deux côtés de l'Empire.
  2. Constantinople devient la capitale de l'Empire romain dit « byzantin » après la chute de Rome.
  3. Culte impérial dominant, ancienne religion civique.
  4. Religion d'État à partir de 380.

L'Empire romain correspond à une phase de la civilisation de la Rome antique caractérisée par une forme de gouvernement autocratique. L'Empire romain succède à la République romaine vieille de 500 ans (509 av. J.-C. – 27 av. J.-C.) affaiblie par le conflit entre Marius et Sylla ainsi que par la guerre civile opposant Jules César à Pompée et Marcus Brutus[1]. Deux dates sont proposées pour marquer la transition de la république à l'empire : soit à la victoire d'Octave (ou Octavien) à la bataille d'Actium le 2 septembre 31 av. J.-C., ou encore lorsque le Sénat gratifie Octave du titre d'Auguste (empereur) le 16 janvier 27 av. J.-C.[2].

La fin de l'Empire romain est traditionnellement datée du 4 septembre 476[3], lorsque le dernier empereur de l'Empire romain d'Occident, Romulus Augustule est déposé par Odoacre et que ses insignes sont envoyés à Byzance, marquant la fin de la lignée impériale. Dioclétien, qui se retire en 305 est le dernier empereur d'un empire indivisé dont la capitale est Rome. Après la division de l'empire par Dioclétien, chaque ensemble continue de s'appeler l'« Empire romain ». La partie occidentale décline et disparaît durant le Ve et le VIe siècle siècles. L'Empire romain d'Orient, qui adoptera le grec comme langue officielle, et qui sera ultérieurement plus connu sous le nom d'Empire byzantin, préserve les traditions légales et culturelles grecques ainsi que des éléments helléniques et chrétiens orthodoxes durant un millénaire supplémentaire, jusqu'à la défaite contre l'Empire ottoman en 1453, à la chute de Constantinople.

Sommaire

[modifier] Le Principat

Articles détaillés : Principat et Haut Empire romain.
L'acmé de Rome antique se déduit de cette carte animée, à tout le moins du point de vue territorial.      République romaine      Empire romain      Empire romain d'Occident      Empire romain d'Orient

Le Principat commence en -27 et s'achève en 285 environ.

La thèse selon laquelle la domination de Rome s'étendait désormais sur un territoire trop vaste et trop complexe pour sa gestion par les structures de la République, entraînant la naissance du Principat est largement dépassée. Les raisons de l'arrivée d’un modèle de gouvernement central sur des bases toujours plus nettement personnelles doivent être recherchées dans le déclin du gouvernement sénatorial de la République romaine, dont le premier acte doit être rattaché à la figure emblématique de Scipion Émilien. La diffusion d'un sens de l'individualisme toujours plus marqué à Rome est certainement reflétée par la diffusion d'effigies monétaires figurant non plus seulement les ancêtres les plus représentatifs des magistrats en exercice, mais souvent ces magistrats eux-mêmes. Ce processus se manifesta en concomitance avec la pénétration des valeurs de la civilisation hellénique, sans aucun doute favorisée par la conquête romaine des cités helléniques du littoral de la Grande-Grèce et de la Sicile, puis renforcée par la conquête romaine de la Macédoine, de la Grèce moderne et d’une grande partie du monde hellénique, à l’exception de l’Égypte dominée par la dynastie Lagide, soumise de toute façon à un protectorat toujours plus pressant.

Le recours toujours plus assidu au mandat dictatorial commencé avec Caius Marius dénature la portée constitutionnelle de la magistrature dictatoriale, prévue par l'organisation républicaine, jusqu'à la dictature de Sylla, entendue comme mandat pour restaurer l'État romain au sens conservateur-oligarchique (en faveur des optimates), mais n'aboutit pas à la restauration de la monarchie du fait de la volonté personnelle de Sylla. La dictature de César (46 av. J.-C.-44 av. J.-C.) reprend complètement le modèle de Sylla, bien qu'issue du camp politique opposé (celui des populares, les oligarques plus enclins à user de démagogie envers le petit peuple, le vulgus, pour assumer le pouvoir) et formalisa le refus d'une issue monarchique naturelle en alléguant le refus culturel des Romains d'une institution monarchique officielle.

L'accession au pouvoir d'Octave (44-30 av. J.-C.), par sa participation au second triumvirat, institution ouvertement subversive, se formalisa en 27 av. J.-C. dans la renonciation aux pouvoirs dictatoriaux, désormais très étendus, en échange de la reconnaissance par le Sénat que l' « État romain » avait besoin d'un guide et d'une inspiration politique de gouvernement ; en prenant le titre d'« Auguste », Octave inaugure une institution constitutionnelle particulière connue sous le nom de « Principat » (parfois appelée, à tort, « Empire » du fait de l'existence effective d'empereurs, en oubliant que la charge d'imperator était déjà un titre républicain, décerné aux généraux victorieux, et que la création d'une administration décentralisée par le biais de la création des provinciae remonte à 237 av. J.-C., avec le cas sicilien).

Au cours du premier siècle, l'accroissement territorial de l’Empire se poursuivit, sous les dynasties des Julio-Claudiens, et des Flaviens. Sous Trajan l'Empire atteint son extension maximum avec la conquête de la Dacie et de nouveaux territoires en Orient. Sous la dynastie des Antonins on assiste à une période de paix et de prospérité, bien que vers la fin la nécessité de défendre les frontières de l’Empire contre la pression des ennemis extérieurs commence à se faire plus pressante.

La crise du Principat, déjà amorcée à la mort de Marc Aurèle, se concrétise dans l'arrivée au pouvoir de Septime Sévère (193-211) et dans la réforme de l’institution du Principat, désormais étrangère aux dynamiques des milieux sénatoriaux et dominée par celles de l’armée. La monarchie militaire sévérienne (193-235), bien qu'elle recherche quelquefois la légitimation sénatoriale, annonce l'avènement du Dominato (285-641), après la phase très dynamique de l’anarchie militaire (235-285).

[modifier] Crise du troisième siècle

Article détaillé : Crise du troisième siècle.

Après la dynastie des Sévères, au cours du IIIe siècle, ce sont les légions qui proclament les empereurs, qui souvent règnent seulement pendant de brèves périodes et sont durablement engagés dans des campagnes militaires. La crise économique est aussi une crise idéologique et le Christianisme se répand, en partie combattu et en partie toléré.

[modifier] Dominat

Article détaillé : Antiquité tardive.

Avec la Tétrarchie, voulue par Dioclétien, commence la scission de l’Empire et de profondes réformes sont engagées pour tenter de fixer le statu quo. Rome perd son rôle de capitale impériale en faveur de Milan, plus proche des frontières à défendre. Constantin fonde sur le site de la ville de Byzance la « Nouvelle Rome », Constantinople.

L’adoption progressive de la religion chrétienne (qui s'institutionnalisa au contact de l'État romain, lui empruntant des aspects organisationnels et quelques modèles iconographiques) lancée par Constantin (306-337), s'achève après quelques péripéties entre choix hérétiques (Constance II,337-361) et tentatives de restauration des cultes traditionnels, par l'instauration d'une institution ecclésiale parallèle à l'Église chrétienne (Julien II,361-363), avec l'adoption officielle du culte chrétien (Théodose Ier,379-395).

[modifier] Notes et références

  1. Durant ces troubles des centaines de sénateurs sont assassinés, et le Sénat romain est repeuplé de loyalistes du premier triumvirat puis par ceux du second triumvirat
  2. Octave proclame officiellement être le sauveur de la République romaine et déguise son pouvoir sous des formes républicaines ; les consuls continuant à être élus, les triuns continuant à faire des propositions de lois, le sénat continuant à débattre dans la curie. Cependant c'est Octave qui influence tout et prend les décisions finales, et a en cas de nécessité les légions pour le soutenir.
  3. D'autres historiens comme Paul Veyne, dans L'Empire gréco-romain, donnent plutôt 404.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Ouvrages généraux

  • Pierre Grimal, L'Empire romain, éditions de Fallois, 1993.
  • Ramsay MacMullen, Les Rapports entre les classes sociales dans l'Empire romain (50 av. JC – 284 ap. JC), Seuil, 1986
  • Ramsay MacMullen, Le Paganisme dans l'Empire romain, PUF, 1987

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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