Ukraine

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Ukraine

Україна (Oukraïna(uk)

Drapeau
Drapeau de l'Ukraine
Blason
Armoiries de l'Ukraine
Description de cette image, également commentée ci-après

L'Ukraine en février 2015
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  •      Régions sous contrôle gouvernemental
  •      Régions contrôlées par les séparatistes
  •      Régions administrées par la Russie[N 1], revendiquées par l'Ukraine avec le soutien de l'Assemblée générale de l'ONU[1],[N 2]
Hymne national Ще не вмерла України
(Chtche ne vmerla Ukraïny)
La gloire ukrainienne n'est pas encore morte
Administration
Forme de l'État République parlementaire[2]
Président Petro Porochenko
Premier ministre Arseni Iatseniouk
Langue officielle
Langues régionales
Ukrainien
Russe, hongrois et roumain[3]
Capitale Kiev

50° 27′ 02″ N 30° 31′ 25″ E / 50.45056, 30.52361

Géographie
Plus grande ville Kiev
Superficie totale A[N 3] : 603 549 km2
B[N 4] : 576 604 km2
Superficie en eau 7%
Fuseau horaire

UTC + 2 : (EET) ;

heure d'été : UTC + 3 : (EEST)
Histoire
Indépendance de l'URSS
Date
Adoption de la Constitution
Démographie
Gentilé Ukrainiens
Population totale (janvier 2014) A[N 3] : 45 426 200 hab,[4]
B[N 4] : 42 807 730 hab.

(classé 26e)
Densité 75 hab./km2
Économie
PIB nominal (2014) en diminution 134,89 milliards de $
- 24,35% (58e)
PIB (PPA) (2014) en diminution 373,14 milliards de $
- 4,93% (48e)
PIB nominal par hab. en diminution 2 979 $
- 24,20% (128e)
PIB (PPA) par hab. (2014) en diminution 8 240 $
- 4,74% (107e)
IDH (2013) en augmentation 0,734 (élevé[5]) (83e)
Monnaie Hryvnia (depuis le 2 septembre 1996, précédemment Karbovanets UAK) (UAH​)
Divers
Code ISO 3166-1 UKR, UA​
Domaine Internet .ua
Indicatif téléphonique +380

L'Ukraine[N 5] — prononcé en français : /y.kʁɛn/[6]; ukrainien : Україна Oukraïna [ukrɑˈjinɑ] — est un État d'Europe de l'Est, le deuxième d'Europe par sa superficie[N 6]. Elle est bordée par la mer Noire et la mer d'Azov au sud, frontalière avec la Russie au nord, au sud (contestation territoriale de Crimée) et à l'est, avec la Biélorussie au nord, avec la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie à l'ouest et avec la Roumanie et la Moldavie au sud-ouest.

Sa capitale est Kiev, sa langue officielle, l'ukrainien et sa monnaie, la hryvnia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ukraine.
Origine et expansion des Slaves (VIe et VIIe siècles).

L'Ukraine est le foyer du premier État slave oriental, fondé par des Scandinaves : la Rous' de Kiev (appelée aussi dans les écrits occidentaux Ruthénie), qui durant les Xe et XIe siècles est l'État le plus vaste et aussi, après l'Empire byzantin, le plus puissant d'Europe.

L’État de Kiev[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, Kiev est prise aux Khazars par les Varègues (Vikings orientaux en russe) d’Oleh le Sage (de Novgorod). Située sur des routes marchandes lucratives, Kiev devient rapidement le centre d'un puissant État slave, appelé « Rus » ou Ruthénie. Selon la tradition, en 988 eut lieu, sous le règne de Vladimir le "Beau Soleil", le baptême de ce qui sera le peuple russe. Sous le règne de Iaroslav le Sage (1016-1054), le prestige de l'État kiévien atteint son apogée : il s'étend alors de la mer Baltique à la mer Noire et du confluent de l'Oka avec la Volga jusqu'aux Carpates septentrionales. Iaroslav est un grand bâtisseur — c'est lui qui fait construire la célèbre cathédrale Sainte-Sophie à Kiev — et un grand législateur. Le droit, l'éducation, l'architecture et l'art kiévien connaissent un renouveau impressionnant sous son règne. En 1051, il marie sa fille Anne de Kiev au roi Henri Ier de France.

Cependant, au XIIe siècle, des conflits éclatent entre différents seigneurs locaux. Ces conflits mènent l'État kiévien au déclin, fractionné en plusieurs principautés rivales. Kiev est saccagée par la principauté de Vladimir (1169) durant la lutte pour le pouvoir entre les princes, et plus tard par les Coumans et les Tatars Mongols aux XIIe et XIIIe siècles. Ces derniers finissent par imposer leur souveraineté dans toutes les principautés ruthènes. La cruauté de l'autorité mongole, notamment en matière pénale, pousse les populations autochtones à fuir vers d'autres pays comme la Pologne, la Hongrie ou la Moldavie.

La domination lituano-polonaise[modifier | modifier le code]

Les contours du royaume polono-lituanien avec ses vassaux en 1619 superposés aux frontières actuelles. Rose : Pologne. Rose pâle : Borussie ou Prusse orientale. Vert : Lituanie. Jaune : Livonie. Jaune pâle : Courlande.

Durant le XIVe siècle, les Polonais et les Lituaniens combattent l'envahisseur mongol et finalement toute l'Ukraine septentrionale passe sous l'autorité de la Pologne et de la Lituanie. Les Tatars ne gardent que le littoral de la Mer Noire et la Crimée ; toutefois, de 1412 à 1484, la Pologne atteint la mer Noire près d'Otchakiv : vers l'actuelle Odessa.

C'est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XVe siècle, qu’apparaissent les premiers Cosaques : il s’agit de paysans ruthènes orthodoxes qui refusent la servitude et l'assimilation aux Polonais catholiques. Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars, puis, à partir du XVIe siècle, contre les Ottomans, devenus suzerains des Tatars de Crimée.

Affaiblie par des querelles internes et les invasions mongoles, la Ruthénie est progressivement intégrée au Grand-Duché de Lituanie et finalement, au XVIe siècle, dans la République des Deux Nations.

L’État cosaque[modifier | modifier le code]

Cosaque zaporogue

À la suite de la révolution paysanne anti-féodale (1648-1654), connue dans l'histoire comme Hmelnichina, la partie orientale de l'Ukraine s’émancipe du pouvoir lituanien et se constitue en État autonome de caste cosaque : le Hetmanat cosaque, administré par les chefs cosaques et dirigé par un Hetman élu, est établi et perdure pendant plus d'un siècle malgré la pression des envahisseurs moscovites attirés par les terres riches et fertiles. À la suite du traité d'Androussovo, il est partagé en deux : une partie est placée sous le protectorat de la République des Deux Nations, l'autre sous un protectorat moscovite qui perdure pendant plus d'un siècle. Le territoire des Cosaques Zaporogues de la Sitch est tout d'abord cogéré par les deux souverains.

Articles connexes : Zaporoguie et Ukraine Sloboda.

Les partages entre les empires russe et autrichien[modifier | modifier le code]

Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprime le Hetmanat au milieu du XVIIIe siècle et détruit la Sitch dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Le partage de la Pologne lui permet de récupérer pratiquement toute la rive droite — du Dniepr — à l'exception de la Galicie, passée sous administration de l'Autriche, laquelle deviendra en 1867 l'Empire austro-hongrois. Les grandes steppes incultes du sud — en Nouvelle Russie — sont colonisées par des paysans venus de tout l'Empire, mais aussi d'Allemagne — notamment les mennonites — ou de Hollande, appelés par l'impératrice en échange de privilèges fiscaux. Le port d'Odessa (dont le nom a été choisi d’après celui d’Ulysse), gouverné au début par le duc de Richelieu, est fondé à cette époque teintée de retour au sources grecques (Tauride, Chersonèse).

La flotte russe de la mer Noire dans la rade de Sébastopol en 1846.

La culture ukrainienne connaît une renaissance au milieu du XIXe siècle, en parallèle avec le mouvement régionaliste à la même époque en Europe. Ce mouvement est concentré dans les régions de la Ruthénie, de la Volynie ou de la Podolie et autour de Zaporojié. C'est alors qu'apparaît de plus en plus le terme d'Ukraine — Oukraïna: signifiant « à la marche », terme employé surtout dans la langue ecclésiastique depuis le XVIe siècle — relancé par les intellectuels à la fin du XIXe siècle. Le pouvoir impérial russe officiellement ne connaît pas ce terme d'Ukraine. Il ne forme dans les territoires de l'actuelle Ukraine, comme partout ailleurs dans l'Empire — à l'exception du grand-duché de Finlande traité différemment — que différents gouvernements ou provinces — gouvernement de Kiev, gouvernement de Tchernigov, gouvernement d'Ekaterinoslav, gouvernement de Kherson, etc. — au sein de plusieurs entités : Petite Russie, Nouvelle Russie (correspondant en partie aux territoires enlevés à l'Empire ottoman), parties de la Bessarabie, etc. En 1876, l'Empire interdit la langue ukrainienne dans les écoles, et la limite dans les journaux et la littérature. Cette limitation provoque en retour une revendication idéologique qui permet de comprendre l'opposition linguistique actuelle. Les différentes formes d'ukrainien ne sont plus parlées que par une frange de la paysannerie et certains cercles cultivés de régionalistes : instituteurs, universitaires, ecclésiastiques.

De grandes villes sont fondées sous l'Empire russe, comme Odessa — port cosmopolite à forte minorité juive — mentionné plus haut et Ekaterinoslav, Sébastopol, etc. qui accueillent des migrants de tout l'Empire, et même d'Europe centrale : de la Pologne autrichienne ou d’Allemagne. En 1892, Kiev compte près d'un demi-million d'habitants. En effet, après l'abolition du servage en 1861, l'industrialisation provoque un exode rural de paysans russes, ukrainiens, ruthènes, etc. dans les nouveaux centres industriels. Le négoce se développe parallèlement avec l'extension du chemin de fer et cette « grande marche vers le sud » et l'ouest.

L’Ukraine indépendante (1917-1920)[modifier | modifier le code]

Cartes de l'Ukraine entre 1793 et 1920.
L'Ukraine de 1793 à 1914.
L'Ukraine en 1918.
Les revendications territoriales de la République populaire ukrainienne.
L'Ukraine en mars 1919.
L'Ukraine en novembre 1919.
L'Ukraine en mars 1920.
L'Ukraine en juin 1920.
L'Ukraine en août 1920.
Édition spéciale
Titre: La paix avec l'Ukraine.
La formation territoriale de l'Ukraine moderne.

Après la Révolution de Février, qui met fin à l’Empire en 1917, l'Ukraine est brièvement indépendante jusqu'en 1920, mais la Rada ne parvient pas à contrôler efficacement le territoire, envahi d'abord par les Allemands puis, à leur retrait, devenu champ de bataille entre le Parti bolchevique, les Russes blancs et les forces de la Triple-Entente.

Le 4 (17) mars 1917, la plupart des partis politiques s’accordent pour former la Rada ukrainienne centrale. Le 17 mars, alors qu'il est toujours à Moscou, Mykhaïlo Hrouchevsky est élu président de la Rada Centrale. Sous son impulsion, l'Ukraine proclame son autonomie le 10 (23) juin 1917. En tant que chef de l'USDRP, Volodymyr Vynnytchenko est choisi comme un des deux vice-présidents de la Rada centrale puis comme le premier président du Secrétariat général de la Rada centrale du gouvernement autonome de l'Ukraine.

Le 7 (20) novembre 1917, soit treize jours après que le Parti bolchevique russe a renversé le gouvernement socialiste de Saint-Pétersbourg — alors capitale de la Russie —, la Rada ukrainienne centrale proclame la République populaire d’Ukraine et sa séparation de la Russie. L'indépendance totale de l'Ukraine est confirmée le 22 janvier 1918 et Mykhaïlo Hrouchevsky est élu officiellement président de la République populaire ukrainienne le 29 avril 1918.

Le traité de Brest-Litovsk est signé le 9 février 1918 entre les Bolcheviks russes, les gouvernements des empires centraux menés par l'Empire allemand et la jeune République populaire d’Ukraine, issue de la Révolution de Février, dans la ville du même nom, aujourd’hui Brest en Biélorussie.

Pour combattre l'Armée rouge qui contrôle alors une partie de l’Ukraine, la Rada centrale cherche le soutien des Allemands qui organisent un coup d’État et renversent le gouvernement de Vynnytchenko, mettant à sa place Pavlo Skoropadsky qui, le 29 avril 1918 — soit, le jour même de l'élection de Mykhaïlo Hrouchevsky à la présidence de la république ! —, est proclamé Hetman de l’« État ukrainien » : Ukrayinska Derjava. Mais l’Allemagne perd la Première Guerre mondiale et Skoropadsky, resté sans soutien, est renversé par le mouvement populaire, guidé par Simon Petlioura. Finalement, le 14 décembre 1918, la République populaire d’Ukraine est rétablie avec Vynnytchenko.

La période soviétique[modifier | modifier le code]

Le drapeau conational de la RSS d'Ukraine.

À la fin de 1918, les Alliés interviennent dans le sud de l'Ukraine pour soutenir les Blancs de Dénikine dans la guerre civile russe. Odessa, Sébastopol et d'autres localités côtières sont occupées par les Français, mais l'intervention tourne court en raison du manque de moyens engagés et de l'hostilité de la population (mars-avril 1919). L'Ukraine est envahie par l'Armée rouge et ramenée dans le giron soviétique. L'ancien « grenier » de l'Empire russe, devenu une république « fantoche », continue à ravitailler les centres urbains soviétiques. Le 30 décembre 1922, l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) naît du traité qui réunit la RSFSR, la Biélorussie, l'Ukraine et la Transcaucasie[7]. Dans le conflit qui oppose les communistes du centre (Moscou) et les partis communistes nationaux, c'est le centre qui l'emporte et impose une fédération.

Quand Staline déclenche sa révolution industrielle vers la fin des années 1920, l'Ukraine devient l'une des sources indispensables de son financement. Les années d'industrialisation sont marquées par la construction de ce qui est à l'époque la plus grande centrale hydraulique d'Europe sur le Dniepr (le DnieproGuES), ce qui contribue à l'électrification de la République, ainsi qu'une importante mise en valeur du grand bassin minier et métallurgique, le Donbass, déjà exploité depuis la fin du XIXe siècle.

Après une brève période d'ukrainisation (campagne dite de korenizatsiya) dans les années 1920, se traduisant par le retour à l'ukrainien dans les publications, la réouverture des écoles et des universités avec un enseignement en ukrainien et la promotion des cadres nationaux, Staline ne ménage pas les efforts pour réprimer le moindre signe d'un réveil nationaliste ukrainien, interprété comme un rejet du pouvoir bolchevik et une menace à l'intégrité de l'URSS. De plus des oblasts russes, comme celle de Kharkov, sont intégrées à la RSS d'Ukraine pour renforcer le poids des russophones.

Victimes du Holodomor à Kharkiv en 1933.

Entre 1931 et 1933, une série de famines et l'intensification de la dékoulakisation frappent l'Union soviétique et ravagent particulièrement l'Ukraine, alors que cette région était la plus fertile de toute l'URSS. Entre 2,6[8] et 5 millions[9] de personnes meurent des suites de cette famine. De nombreux historiens soutiennent que Staline a utilisé cette famine, voire l'a sciemment provoquée, pour briser la paysannerie et le nationalisme ukrainiens[10], même si la part de responsabilité du régime et ses intentions restent très débattues. Les Ukrainiens l'appellent « Holodomor » ou « l'extermination par la faim ». Le Parlement européen a reconnu dans une résolution de 2008 l'Holodomor comme un « crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité »[11]. D'après les adversaires de la thèse du génocide, ces famines qui auraient frappé sans distinction de nationalité sont utilisées parfois aujourd'hui comme instrument idéologique contre le voisin russe, or le peuple russe aurait été victime des mêmes cruautés organisées par le régime soviétique.[réf. nécessaire]

Des exécutions et des déportations de nationalistes ukrainiens sont orchestrées durant les purges staliniennes de 1937-1939 : plusieurs millions d'Ukrainiens sont exécutés ou envoyés vers des camps de travail soviétiques, comme le sont aussi tous les suspects de nationalisme dit « bourgeois », les Russes en premier. En outre, le marxisme-léninisme appliqué par le Kremlin prône l'athéisme d'État et s'attaque aux symboles religieux, détruisant les églises et les cathédrales de toute l'URSS et des millions de croyants en majorité orthodoxes, mais aussi d'autres obédiences chrétiennes, sont envoyés au Goulag. De même l'islam est étouffé.

En septembre et octobre 1939, après l'invasion de la moitié occidentale de la Pologne par les troupes allemandes puis, de sa partie orientale, par les troupes soviétiques, certaines régions polonaises à forte minorité ukrainienne (comme la Galicie et Lwow, aujourd'hui Lviv) sont annexées par l'Union soviétique et incorporées au sein de l'Ukraine occidentale.

Kiev en ruine à la fin de la Seconde Guerre mondiale

À l'été 1941, l'Ukraine est envahie par les armées allemandes. À leur arrivée, les Allemands sont reçus en libérateurs par une partie de la population ukrainienne, surtout par la population de la partie de la Pologne envahie par Staline en 1939 puis intégrée à l'Ukraine. Mais, au fur et à mesure de leur progression vers l'est du pays, et notamment en raison des mauvais traitements infligés à la population[12], les nazis rencontrent une forte résistance de la part de la population locale, laquelle perdure jusqu'au retour des Soviétiques en 1944. En représailles, les Allemands traquent les partisans, et brûlent des centaines de villages et des milliers de maisons avec leurs habitants. La population juive d'Ukraine est anéantie par l'application de la solution finale.

Le , le haut commandement de la Wehrmacht annonce la création de la division SS Galicie constituée de volontaires ukrainiens ; les historiens estiment que plus de 220 000 Ukrainiens se sont engagés aux côtés des forces allemandes durant la Seconde Guerre mondiale pour combattre le régime soviétique (Polizei, U.V.V., Hiwis ou Waffen-SS).

En 1944, l'Armée rouge libère la plus grande partie de l'Ukraine.

À la fin du conflit, le bilan des pertes ukrainiennes est de 8 millions de morts dont 1,377 million étaient des militaires.

Quant aux indépendantistes — présents essentiellement dans les régions ouest —, ils continuent une résistance locale armée contre l'URSS jusqu'en 1954.

Le , l’Ukraine devient l’un des membres fondateurs de l'ONU, en y obtenant, en soulignement de son rôle dans la victoire sur le nazisme, avec la Biélorussie, une place distincte de l'URSS. Cette disposition particulière permet à l'Union soviétique de bénéficier de voix supplémentaires dans les votes de l'assemblée générale de l'ONU.

En 1954, le 1er secrétaire du Parti communiste d'Union soviétique, Nikita Khrouchtchev qui a passé sa jeunesse en Ukraine, transfère la péninsule de Crimée à la République soviétique socialiste d'Ukraine pour marquer le 300e anniversaire du traité de Pereïaslav marquant l'union entre la Russie et les provinces formant l'Ukraine d'alors. L'Ukraine est considérée comme un modèle des républiques soviétiques. Notamment, Léonid Brejnev, le principal dirigeant de l'URSS pendant 18 ans entre 1964 et 1982, est d'origine ukrainienne.

L’indépendance[modifier | modifier le code]

Accord de Minsk: Dislocation de l'URSS, 8 décembre 1991

C'est seulement vers 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération des détenus politiques permettent aux Ukrainiens de s'organiser pour défendre leurs droits à la souveraineté. En 1989, le Mouvement national ukrainien, Roukh, est créé. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtiennent alors environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l'influence des députés démocrates, le Parlement adopte, le , la Déclaration sur la souveraineté politique de la République d'Ukraine. C'est le premier pas vers l'indépendance complète de l'Ukraine. Celle-ci est proclamée le et confirmée par le référendum du  : 90,5 % des électeurs votent en faveur de l'indépendance.

Le , la dislocation de l'URSS est actée par l'Accord de Minsk, signé par les dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.

L'Ukraine devient l'un des membres fondateurs de la Communauté des États indépendants.

Par le Mémorandum de Budapest sur les garanties de sécurité, signé le 5 décembre 1994, l'Ukraine abandonne son arsenal nucléaire en échange de la garantie par les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie de son intégrité territoriale[13].

Crise ukrainienne depuis 2013[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise ukrainienne.

À la suite du refus du gouvernement Ianoukovytch de signer des accords de rapprochement avec l'Union européenne, le renforcement du mouvement Euromaïdan provoque un renversement du pouvoir.

Très rapidement, la Crimée est rattachée à la Russie après un référendum controversé[14], sans reconnaissance de l'Ukraine et d'une large part de la communauté internationale[N 2]. En effet, le 27 mars 2014, l'Assemblée générale de l'ONU a voté la résolution 68/262 (en) sur « l'intégrité territoriale de l'Ukraine ». La majorité des pays a voté pour la condamnation du rattachement de la Crimée : 100 pays dont les États-Unis et l'UE[N 7].

Une guerre civile dans l'Est de l'Ukraine majoritairement russophone entraîne plus de deux mille morts[15],[16],[17].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Ukraine.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Carte du relief de l'Ukraine.
Régions historiques de l'Ukraine actuelle.

L'Ukraine est un pays d'Europe de l'Est. Elle partage ses frontières terrestres avec sept pays limitrophes : à l'ouest la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie ; au sud-ouest la Roumanie et la Moldavie ; à l'est et au nord-est la Russie ; au nord la Biélorussie. Le pays mesure 1 316 km d'est en ouest et 893 km du nord au sud, pour une superficie totale de 603 550 km2, ou 576 450 km2 sans compter la superficie de la Crimée.

À l’exception du vaste plateau de Podolie (altitude 472 m) qui occupe l'ouest du pays, c'est un pays relativement plat, avec les terres fertiles du bassin du Dniepr en son centre, ce qui lui permet d'avoir une agriculture productive. Les montagnes ukrainiennes sont principalement constituées des contreforts des reliefs d'Europe centrale et méditerranéenne :

L’Ukraine bénéficie également d'un réseau fluvial étendu, composé principalement par le Dniepr (Dnipro), le Dniester (Dnister), le Boug occidental, le Boug méridional et le Donets à l'est. Le Danube (Dounay) marque la frontière à l'extrême sud-ouest entre l'Ukraine et la Roumanie.

Au sud, l'Ukraine s'ouvre sur la mer Noire, bordée de nombreux « limans », et où s'avance la presqu'île de Crimée.

Le climat de la majeure partie de l'Ukraine est continental avec des hivers froids et des étés chauds ; le climat n'est méditerranéen que sur la côte sud de la Crimée. Les températures moyennes à Kharkov en Ukraine orientale sont d'environ 7 °C en janvier et 20 °C en juillet. Les précipitations vont d'environ 750 mm par an dans le nord à environ 250 mm dans le sud.

Géographie historique[modifier | modifier le code]

L'Ukraine comporte diverses régions historiques, dont certaines, comme l'oblast de Ruthénie subcarpathique ou la république autonome de Crimée, peuvent correspondre à une subdivision administrative actuelle. Certaines de ces régions historiques, comme la Volhynie et la Galicie — jadis polono-lituaniennes —, la Bukovine — autrefois moldave — ou la Méotide — auparavant tatare criméenne — se prolongent également dans les pays voisins. D'autres sont intégralement ukrainiennes : la Podolie — jadis polono-lituanienne — le Boudjak et le Yedisan — autrefois turcs —, la Tauride et la Crimée, auparavant tatares sous suzeraineté turque. La plus vaste des régions historiques est la Zaporogue, pays des Cosaques du même nom, héritée des rapides du Dniepr.

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de l'Ukraine.
L'Ukraine découpée en 24 oblasts (régions) (1-3, 5-25) et une république autonome (4).
Kiev, capitale et plus grande ville d'Ukraine.

L'Ukraine est divisée en 24 régions administratives — ou oblasti (singulier : oblast) — et une municipalité (misto) avec un statut juridique particulier, Kiev . Par ailleurs, l'Ukraine revendique l'intégralité de la Crimée, autrement dit la ville à statut particulier de Sébastopol et la République autonome de Crimée, qui ont été rattachées en 2014 à la Russie et constituent actuellement le District fédéral de Crimée de la Fédération de Russie.

Régions[modifier | modifier le code]

Municipalités à statut particulier[modifier | modifier le code]

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes d'Ukraine.

Population[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Ukraine.
Carte ethnique (2001)
Évolution de la population entre 1950 et 2012.
Pourcentage de la population dont la langue maternelle est l'ukrainien (2001). Dans quatre oblasts, ce pourcentage est minoritaire. La langue natale n'est pas forcément la langue parlée à l'âge adulte.

Les données liées à l'évolution du nombre d'habitants sont connues pour la période 1950-2012[19],[20].

D'après le recensement de 2001, la répartition ethnique — sur une base déclarative qui ne correspond ni à la nationalité possédée ni à la langue maternelle — est la suivante : « Ukrainiens » : 77,7 % ; « Russes » : 17,4 % ; « Autres » : 4,9 %. La classification « Autres » comprend aussi des minorités religieuses et non ethniques comme les Juifs. Les Roumains / Moldaves sont le troisième groupe ethnique après les Russes[réf. nécessaire]. Les Ruthènes sont en Ukraine considérés comme Ukrainiens, et ne sont par conséquent pas répertoriés comme une nationalité séparée. Il y aurait donc 75,8 % d'Ukrainiens et environ 1 % de Ruthènes, selon les estimations.

Le pays compte une importante communauté musulmane estimée à 1,5 million de personnes : pour l'essentiel des Tatars de Crimée.

Plus d'un million d'Ukrainiens ont quitté leur pays depuis 1991 avec pour destinations privilégiées : l'Australie, les États-Unis, le Canada, Israël, l’Union européenne

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues en Ukraine.
Pourcentage de la population dont la langue maternelle est le russe (2001).

L'ukrainien est la langue officielle mais treize autres langues minoritaires sont reconnues, dont le russe qui domine à l'est du pays et à Odessa et qui est compris par la plupart des Ukrainiens. Le fait que la plupart des Ukrainiens parlent le russe couramment est principalement la conséquence de l'intégration jusqu'en 1991 de l’Ukraine dans l'Union soviétique. Cependant, l'ukrainien est largement dominant dans l'Ukraine de l'ouest tandis que le russe prédomine dans l'est et le sud du pays, ainsi que dans la capitale Kiev[21].

Chez les plus jeunes, surtout dans les grandes villes, le choix de l'anglais en seconde langue devient de plus en plus important. Dans l'ouest du pays, on trouve des minorités qui parlent le polonais, le hongrois, le biélorusse, le roumain, le grec[N 8], le yiddish[N 9], ainsi que le tchèque et le slovaque. Déportés sous Staline après 1945, les Tatars de Crimée qui sont rentrés au pays, essentiellement après 1961, parlent surtout le russe. L’allemand qui jadis était une langue minoritaire — celle des Allemands de la Volga — a disparu presque complètement après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, la langue allemande est surtout enseignée à l'université ; elle est considérée comme une langue à usage commercial, sans doute la troisième langue étrangère enseignée après le russe et l'anglais.

Politique[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection présidentielle de 2004 lors du « troisième tour ».

La Constitution a été adoptée par le Parlement le 28 juin 1996, après qu'un accord fut conclu entre le Parlement et le président en 1995.

L'Ukraine est une démocratie parlementaire où les pouvoirs présidentiels sont étendus (quoique réduits au profit du parlement). Le président d'Ukraine est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre avec l'accord du Conseil suprême.

Le Parlement monocaméral (Verkhovna Rada ou plus simplement Rada) est composé de 450 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans (quatre ans avant 2006). Le mode de scrutin est mixte (car il combine à la fois scrutin proportionnel et scrutin majoritaire) jusqu'en 2006 puis uniquement proportionnel.

La Cour constitutionnelle contrôle la constitutionnalité des lois et peut être saisie entre autres par la Cour suprême d'Ukraine, le président ou le Parlement.

Élection présidentielle de 2004 et Révolution orange[modifier | modifier le code]

Alors que la présidence était assurée par Leonid Koutchma, un ancien apparatchik du Parti communiste, considéré comme corrompu et lié aux groupes mafieux, la dernière élection présidentielle a eu lieu le 31 octobre et . À la suite de soupçons de fraude et de la pression populaire, plus ou moins spontanée, de la Révolution orange, la Cour suprême a annulé le résultat du second tour qui donnait vainqueur l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch sur Viktor Iouchtchenko. Finalement, c'est ce dernier, jouant la carte de l'Europe et du libéralisme, qui l'a emporté bien que son adversaire ait maintenu ses solides positions dans l'est et le sud du pays russophones et russophiles. Viktor Iouchtchenko prête serment en janvier 2005.

Il désigne alors comme premier ministre Ioulia Tymochenko, femme d'affaires entrée en politique du temps du président Koutchma. Sur fond d'accusations réciproques de corruption, le 8 septembre 2005 le président Viktor Iouchtchenko limogea le gouvernement du Premier ministre Ioulia Tymochenko, nommant à sa place Iouriï Iekhanourov, gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk.

Des commentateurs comme Jean-Baptiste Naudet, reporter au Nouvel Observateur ont estimé que l'on peut observer, à travers plusieurs élections, une préférence pour les candidats pro-européens en Ukraine du nord-ouest jadis soumise à l'influence polono-lituanienne, et pour les candidats pro-russes en Ukraine du sud-est jadis soumise à la domination turco-tatare et délivrée de celle-ci par les cosaques et la Russie.

Élections législatives de 2006[modifier | modifier le code]

Les élections législatives qui suivirent ont eu lieu le . En voici les résultats :

Les partis qui n'ont pu obtenir un minimum de 3 % des voix ne sont pas représentés à la Rada[22].

La coalition parlementaire « orange » (Notre Ukraine — Bloc de Ioulia Tymochenko (BIT) — Parti socialiste) difficilement constituée après plus de deux mois de débats, a éclaté le 7 juillet 2006, à la suite de la défection surprise du socialiste Oleksandr Moroz élu président du Parlement avec le soutien de l'opposition pro-russe. Cette défection a entraîné le ralliement des socialistes à la formation Parti des Régions – Communistes et à la création d'une nouvelle alliance majoritaire (240 sièges sur 450), cette fois dirigée par l'ex-premier ministre Viktor Ianoukovytch.

À la suite des pourparlers entre Iouchtchenko et Ianoukovytch entamés le 20 juillet 2006, les deux anciens rivaux se sont mis d'accord sur la signature du pacte de l'unité nationale (Universal), qui marque les concessions politiques des deux côtés (entre autres, la soumission au référendum de la question de l'entrée du pays dans l'OTAN). Le groupe du Bloc Ioulia Tymochenko, jadis un allié de « Notre Ukraine », qui a quitté le siège de la Rada le 20 juillet en exigeant la tenue des législatives anticipées, n'a pas signé l'Universal. Il devient donc l'opposition officielle.

Le la Rada a nommé le chef du Parti des régions Viktor Ianoukovytch au poste de Premier ministre ukrainien. La candidature de Ianoukovytch a été appuyée par 271 voix, pour 226 requises.

Élections législatives de 2007[modifier | modifier le code]

Le , le président Viktor Iouchtchenko dissout le parlement et provoque de nouvelles élections législatives. Elles eurent lieu le 30 septembre 2007, les résultats étaient les suivants :

  • le Parti des régions du premier ministre sortant Viktor Ianoukovytch remporte 34,18 % des voix ;
  • le Bloc Tymochenko totalise 30,81 % des voix ;
  • le parti Notre Ukraine — Autodéfense, du président Viktor Iouchtchenko, obtient 14,28 % des voix.

Lors des élections législatives anticipées du 30 septembre 2007, le bloc dirigé par Ioulia Tymochenko arrive en deuxième position avec 30,7 % des voix, gagnant presque huit points par rapport aux précédentes législatives de mars 2006 (22,9 %). Le parti des Régions de Viktor Ianoukovytch remporte les élections avec 34,4 % des voix. Après les premiers dépouillements, le « Bloc Ioulia Tymochenko » arrivait en tête et l'OSCE avait déclaré que les élections s'étaient déroulées de manière libre et équitable[23],[24]

Nommé Premier ministre par le président Iouchtchenko, elle ne parvient pas, cependant, à obtenir la majorité le 11 décembre, obtenant seulement 225 voix sur les 226 requises.

De nouveau proposée au poste de Premier ministre, la Rada entérine sa nomination à la tête du gouvernement le 18 décembre lors d'un deuxième vote par 226 voix sur les 450[25].

La Rada est dissoute par le président Iouchtchenko le 8 octobre 2008 à la suite de la crise parlementaire de septembre 2008 en Ukraine, une élection anticipée d'abord prévue pour le 7 décembre 2008 puis le 14 décembre, a été reportée pour début 2009, à une date indéterminée, en raison de la crise financière. Une nouvelle coalition se forme alors entre le parti de Volodymyr Lytvyn, le bloc Ioulia Tymochenko et Notre Ukraine. Volodymyr Lytvyn est élu président du Parlement, et celui-ci annonce que la Rada poursuivra son travail jusqu'en 2012.

Élection présidentielle de 2010[modifier | modifier le code]

Élections législatives ukrainiennes de 2012

Le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé le . Le chef de l'opposition Viktor Ianoukovytch obtient 35 % des voix, et la première ministre Ioulia Tymochenko 25 %. Le président sortant Viktor Iouchtchenko réunit environ 5,5 % des voix.

Viktor Ianoukovytch emporte le second tour du 7 février avec 48,95 % des voix contre 45,47 % pour Ioulia Tymochenko. L'OSCE a annoncé que le scrutin avait été « transparent et honnête ».

Mykola Azarov, fidèle du président Ianoukovytch, accède au poste de Premier ministre le , à la suite d'une motion de censure votée le 3 mars contre Ioulia Tymochenko.

Événements de 2013-2014[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Euromaïdan.

En novembre 2013, l'Ukraine renonce à signer un accord d'association avec l'Union européenne et « relance un dialogue actif avec Moscou »[26]. Ce revirement entraîne d'importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant des centaines de milliers de personnes, l'occupation du Maïdan Nézalejnosti et de la mairie, avec comme mot d'ordre la démission du président Viktor Ianoukovytch[27].

Euromaïdan, Kiev, décembre 2013

Au fil des jours, la capitale ukrainienne (Kiev) se transforme en champ de bataille. Les deux premiers décès ont lieu le mardi 11 février 2014. La légitimité de Viktor Ianoukovytch est d'autant plus remise en cause après la mort de 75 manifestants tués par balle le jeudi 20 février 2014[28].

Le 22 février 2014, Viktor Ianoukovytch quitte Kiev pour Kharkiv. Alors que des rumeurs évoquent sa démission, le président dément, refuse de démissionner et évoque un « coup d'État » en faisant un parallèle avec l'arrivée des Nazis en Allemagne. Quelques heures plus tard, le Parlement vote sa destitution et fixe au 25 mai suivant la prochaine élection présidentielle par 328 voix sur 450. Dans le même temps la libération de l'ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko est votée et Oleksandr Tourtchynov est choisi pour diriger pour quelques mois l'Ukraine par intérim[29],[30].

Les manifestants et la presse ont pu entrer facilement dans la Mejyhiria, la résidence de l'ancien président située dans la banlieue de Kiev. Ceux-ci ont été choqués par le train de vie que menait Viktor Ianoukovytch dans celle-ci[31].

Le 22 février le régime politique est renversé.

En fin de compte, les affrontements ont fait au moins 82 morts chez les manifestants et 16 morts chez les forces de l'ordre (bercoutes) [32].

Après un bref passage par l'est de l'Ukraine, le président déchu Viktor Ianoukovytch s'est réfugié en Russie. Un mandat d'arrêt est lancé contre lui pour « meurtres de masse[33] ».

Le 11 mars, le Conseil suprême de Crimée proclame l'indépendance de la République autonome de Crimée, indépendance qui sera entérinée à la suite d'un référendum qui s'est tenu le 16 mars et lors duquel la population a voté à une écrasante majorité pour un rattachement à la Russie.

Élection présidentielle de 2014[modifier | modifier le code]

Petro Porochenko et John Kerry, septembre 2014

Les élections sont marqués par une forte abstention, 18 019 417 d’électeurs, soit 50,8 % des votants[34], mais ce résultat inclut la Crimée et les régions sous contrôle séparatiste où la participation a été très faible.

Lors de cette élection, les électeurs donnent la victoire à Petro Porochenko, à la majorité dès le premier tour avec environ 54,7 % des voix, soit 9 857 118 sur 17 774 827 bulletins valides, alors que Ioulia Timochenko arrive deuxième avec 13 %.

Accord de libre échange avec l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 2014, le nouveau président Petro Porochenko, signe un accord de libre échange avec l'Union européenne à Bruxelles[35]

Économie[modifier | modifier le code]

Une des nouvelles tours de bureaux près d'une église à Kiev.
Billet de 20 hryvnia à l'effigie d'Ivan Franko.
Industrie de Donetsk.
Réseau routier ukrainien.
Section de la Route européenne 95-Autoroute M05 près de Kiev.
L'An-225, le plus gros avion cargo du monde.

L'Ukraine a une économie diversifiée, mais encore tributaire des industries établies à l'époque soviétique. C'est un libre marché émergent, où la croissance fut à deux chiffres durant ces dernières années, jusqu'à la Révolution Orange. Ses ressources naturelles tournent beaucoup autour de l'agriculture (tournesol, noix, betteraves sucrières, etc.) et les ressources minières (fer, acier, uranium, potasse, etc.). L'économie est caractérisée par une forte inflation et des rendements économiques encore un peu faibles.

Du point de vue commercial, son principal partenaire économique reste la Russie, même si l'Ukraine s'efforce de se tourner vers les pays de l'Union européenne géographiquement proches d'elle. Le pays joue un rôle important dans la distribution gazière européenne.

La monnaie nationale, la hryvnia, a été introduite en 1996 et a contribué à réduire l'hyperinflation qui régnait alors.

De 1989 à 1999, le PIB s'est effondré de 60 %, passant de 467 milliards de dollars internationaux à 172 milliards, puis est remonté à 312 milliards jusqu'à la crise de 2008, depuis laquelle le PIB a tendance à diminuer irrégulièrement (PIB 2012 : 292 milliards de dollars internationaux)[36].

En 2001, le gouvernement prit la décision d'accélérer le processus d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cependant les résultats ne furent pas aussi bons que prévus. L'objectif était d'entrer dans l'OMC en février 2007 (le seul pays s'y opposant étant le Kirghizistan), entrée qui fut effective le 5 février 2008.

La crise politique de 2006 aurait pu affecter l'économie ukrainienne en raison de la longueur de la désignation du Premier ministre. Les investisseurs ne furent pas vraiment effrayés et l'économie résista bien. La croissance du PIB en juillet 2006 était de 9 % comparé à juillet 2005, la production industrielle a augmenté, le secteur bancaire s'est étendu, grâce à l'arrivée de banques européennes. En 2009, à la suite de la crise financière, le PIB ukrainien a chuté de 15 %, l'une des pires performances économiques enregistrées pendant cette période. Grâce aux exportations, la croissance a repris en 2010, mais les conditions extérieures sont susceptibles d'entraver les efforts pour la reprise économique en 2011[37].

Transport[modifier | modifier le code]

L'Ukraine possède un réseau de transport assez développé, avec 169 495 kilomètres de routes majoritairement en mauvais état, 21 658 km de voies ferrées, et la longueur des voies fluviales ouvertes à la navigation est de 2 155 km.

Le transport ferroviaire international est très développé : le volume d'échanges est, en 2008, le deuxième d'Europe, s'élevant à 164,025 milliards de tonnes-kilomètres (au sens géographique, avec les États de l'Union européenne + la Suisse + la Norvège + les États de la CEI), après la Russie.

Les principaux ports se trouvent sur la mer Noire et la mer d'Azov, ses seules côtes. En 2008, ils ont transporté 132,18 millions de tonnes de marchandises. Le plus important est celui d'Odessa, sur la mer Noire.

La plupart des compagnies aériennes ukrainiennes, agréées par l'IATA, secteur en plein développement, figurent dans la liste des compagnies ukrainiennes.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les routes sont relativement mal entretenues, autour de 51,1 % des routes ne répondent pas aux normes minimales et 39,2 % ont besoin de reconstructions majeures. La vitesse moyenne sur les routes en Ukraine est 2 à 3 fois plus faible que dans les pays occidentaux.

  • Total : 169 477 km
  • Pavées : 164 732 km (dont 15 km de voies rapides) ; ces routes, classés comme « bétonnées », comprennent aussi certaines routes gravillonnées tout temps.
  • Non pavées : 4 745 km (2004)

Autoroutes privées en Ukraine, 193 km (2010) :

Kiev - Boryspil | Kharkiv - Dnipropetrovsk

Autoroutes détenues par l'État, 8 080 km (2009) :

M01 | M02 | M03 | M04 | M05 | M06 | M07 | M08 | M09 | M10 | M11 | M12 | M13 | M14 | M15 | M16 | M17 | M18 | M19 | M20 | M21 | M22 | M23

Aéroports[modifier | modifier le code]

Voir : Catégorie:Aéroport en Ukraine

Total : 412 (en 2012)

Principaux aéroports : Kiev Boryspil, Dnipropetrovsk, Lviv, Donetsk, Odessa, Simferopol.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Nid d'Hirondelles (Crimée).
Le Nid d'Hirondelles (Crimée).
Saint Michel, Kiev.
Article détaillé : Tourisme en Ukraine.

L’Ukraine occupait en 2012 la 9e place en Europe par le nombre de visiteurs[38]. Les principales villes visités sont Kiev, Lviv, Odessa, Kamianets-Podilskï et Yalta sur la mer noire. Les Sept merveilles d'Ukraine ainsi que les « sept merveilles naturelles d’Ukraine » sont des endroits principalement fréquentés par les touristes étrangers. Depuis 2005, les citoyens de l'Union européenne, de l'EFTA, des États-Unis, du Canada, du Japon et de la Corée du Sud n'ont plus besoin de visa pour visiter l'Ukraine. Les russes avaient ce droit avant 2005.

L'industrie touristique du pays a besoin d'investissement pour se moderniser, mais elle continue de contribuer stratégiquement à l'économie de l'Ukraine. En 2012, la part du tourisme dans le PIB s'est montée à 28,8 milliards de UAH, soit 2.2 % du PIB, tout en procurant directement 351 500 emplois (1.7 % des emplois totaux)[39]. En 2012, plus de 23 millions de visiteurs étrangers ont visité l'Ukraine.

Nombreux sites touristiques[modifier | modifier le code]

L'Ukraine possède de très nombreux sites touristiques dans tout le pays, un littoral sur la mer noire avec des plages nombreuses et très populaires, des châteaux historiques, des parcs, des sites viticoles et un nombre important de musées répartis dans l'ensemble du pays, et notamment dans les grandes villes de Kiev, Odessa, Donetsk et Lviv. L'un des symboles les plus connus reste la Cathédrale Sainte Sophie et le Monastère de Saint Michel avec ses toits dorés à Kiev, ainsi que le site antique de Chersonèse à Sebastopol (Crimée). Le massif des Carpates à l'ouest offre des stations de skis, ainsi que des sentiers pédestres pour faire de la randonnée.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le pays a été marqué par la catastrophe de Tchernobyl, même si les retombées ont essentiellement concerné la Biélorussie.

En tant que centre nodal énergétique pour l'Europe de l'Est, le risque d'accident lié à une infrastructure énergétique reste élevé[40].

Bien que les problèmes d'environnement en Ukraine provoquent une baisse de l'espérance de vie[41], l'environnement du pays est très bien préservé depuis des années grâce à un réseau de très nombreuses réserves naturelles et le programme de Kiev pour préserver l'environnement et la mer Noire[42].

L'Ukraine a connu dans le courant de l’été 2010 de nombreux feux de forêts comme sa voisine russe.

Culture[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'université d'État Tarass-Chevtchenko et l'Institut Polytechnique de Kiev sont les principales universités ukrainiennes.

Littérature ukrainienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature ukrainienne.

Jusqu’au début du XIXe siècle, la langue écrite diffère significativement de la langue parlée. La littérature ukrainienne moderne nait au XIXe siècle. Des écrivains de la nouvelle génération commencent alors à écrire en langue du peuple, cherchant la codification qui refléterait la prononciation.

Cette vague commence avec Ivan Kotliarevsky qui en 1798 publie le poème Eneyida (ukrainien : Енеїда), qui est considéré comme la première œuvre en ukrainien moderne. Sa pièce de théâtre Natalka Poltavka est devenue un classique de la littérature ukrainienne. Elle est jouée encore aujourd’hui dans de nombreux théâtres de l’Ukraine.

Mais c’est l’œuvre de Taras Chevtchenko, fils de paysans serfs qui a eu la chance d’être libéré et de recevoir de l’éducation, qui marque véritablement la renaissance littéraire ukrainienne. Parmi d'autres écrivains ukrainiens : Ivan Franko et Lessia Oukraïnka.

D'autres écrivains ukrainiens ont par ailleurs influencé la littérature russophone dont le plus célèbre Nikolaï Gogol, est sujet de dispute entre Ukrainiens et Russes.

Sujet des interdictions et de la censure tsariste, la littérature de la langue ukrainienne vécut une brève période de renaissance dans les années 1920 que l’on appelle la « renaissance fusillée » car beaucoup de ses représentants furent exécutés lors des purges staliniennes et d’autres emprisonnés dans le Goulag. [réf. nécessaire]

Après la fin de l’URSS et l’indépendance de l’Ukraine, la littérature ukrainienne connaît une nouvelle renaissance, limitée par la crise économique et par la russification des grandes villes de l’Est de l’Ukraine.

Parmi les écrivains modernes les plus connus, on trouve Iouri Androukhovitch, Serhiy Jadan, Andreï Kourkov, Oksana Zaboujko, Ihor Pavliouk.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Principaux réalisateurs 1896-1955[modifier | modifier le code]

Principaux réalisateurs 1955-1980[modifier | modifier le code]

Principaux réalisateurs depuis 1981[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Vladimir à Kiev

Une enquête nationale du centre Razoumkov menée en 2006[43] à conduit à produire des estimations de l'appartenance aux différentes confessions du territoire ukrainien fort différent des revendications des Églises les plus importantes, issues d'un schisme dans l'Orthodoxie nationale à la suite de l'indépendance du pays. En outre, plus de 60 % des ukrainiens interrogés déclarent qu'ils n'ont pas de religion ou ne savent identifier la confession à laquelle ils pourraient s'identifier, particulièrement pour le citoyens de culture religieuse orthodoxe[43].

Les principales confessions du pays sont chrétiennes, orthodoxes et catholiques. Les différentes églises orthodoxes - essentiellement le Patriarcat de Kiev (issu du schisme de 1992), le Patriarcat de Moscou et l'Église orthodoxe autocéphale ukrainienne (issue du schisme de 1921 - regroupent ensemble 26,8 % de la population. Les églises catholiques - essentiellement l'Église grecque-catholique ukrainienne et l'Église catholique en Ukraine - en réunissent 5,9 %[43].

D'autres confessions chrétiennes issues du protestantisme ou encore l'Église apostolique arménienne sont aussi représentées mais en très petit nombre, environ 1 %. L'islam, qui est principalement la religion des Tatars de Crimée, réunit moins d'1 % des croyants et le judaïsme moins de 0,5 %[43].

La confession la plus représentée chez les croyants, d'après cette étude, est l'orthodoxie du Patriarcat de Kiev (39,8 %), suivie de celle du Patriarcat de Moscou (29,4 %) et de l'Église grecque-catholique ukrainienne (14,1 %)[43].

L’Ukraine dispose d'un patrimoine religieux considérable, parfois très ancien (jusqu'au XVe siècle) et présentant, dans les Carpates, une architecture en bois. Un projet national de recensement et de préservation existe depuis 2005[44].

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine ukrainienne est une part importante de la culture nationale. Des plats spéciaux sont préparés à Pâques ou à Noël. Les Ukrainiens utilisent diverses sortes de sauces, de poissons et de fromages. Le pain est un élément essentiel à tout repas. Le bortsch est une soupe traditionnelle servie en entrée. Elle est à base de betteraves et de légumes (chou, carottes, pommes de terre, oignons ou tomates) et de viande (poulet, porc ou bœuf).

Le varenyky (Вареники) est un plat ukrainien traditionnel populaire et très ancré dans la cuisine ukrainienne. Ressemblant à des raviolis, ils sont cependant plus volumineux et très similaires aux pelmeni russes, aux pierogi polonais voire aux buuz mongols. Leur farce est constituée généralement de pommes de terre, mais il y a de nombreuses déclinaisons : fromages, fraises, cerises, champignons, choux, voire plusieurs combinaisons entre elles.

Le gâteau de Kiev (en ukrainien : торт « Київський ») est à base de noisette et de meringue.

On y boit de l'horilka, une sorte de vodka.

Codes[modifier | modifier le code]

L'Ukraine a pour codes :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Crimée et ville de Sébastopol.
  2. a et b Le référendum ayant abouti au rattachement de la Crimée n’a pas été reconnu par une majorité de pays à l'ONU (100 pour la résolution, 11 contre, 58 abstentions).
  3. a et b Avec la Crimée.
  4. a et b Sans la Crimée.
  5. Depuis son indépendance en 1991, l'Ukraine n'a plus de forme longue pour son nom, ce que la Constitution de 1996 a confirmé.
  6. Après la partie européenne de la Russie (4 320 025 km2). Le Kazakhstan, la Turquie, le Danemark et la France sont également plus étendus dans leur ensemble, mais les parties de ces pays situées exclusivement en Europe sont plus petites que l'Ukraine.
  7. Pour mémoire, car cela n'a pas d’incidence sur le mode de fonctionnement de l'ONU, en termes de population de ces pays, l'addition des populations des 100 pays ayant voté « pour l'invalidité du référendum » représente 33,8 % de la population mondiale, l'addition des populations des 58 pays qui se sont abstenus représente 58,2 % de la population mondiale ; cette observation est essentiellement due au fait que la Chine et l'Inde, pays les plus peuplés du monde, avec chacun environ 1,5 milliard d’habitants, se sont abstenus. Les 11 pays qui ont voté « contre l'invalidité du référendum » — autrement dit « pour sa validité » — représentent quant à eux 4,5 % de la population mondiale : principalement, la Russie, la Biélorussie, la Corée du Nord. Ces pourcentages sont issus de l'article anglais déjà cité : résolution 68/262 (en) dans lequel apparaît le détail des noms des pays concernés par chaque vote ; le solde à 100 % correspond aux 24 pays absents de l'assemblée générale ce jour-là, soit 3,6 % de la population mondiale.
  8. Vers Cherson en Crimée.
  9. La langue des communautés juives d'Europe centrale et orientale (ashkénazes) à partir du Moyen Âge.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée générale — Soixante-huitième session – 80e séance plénière (27 mars 2014) – matin : L’Assemblée adopte une résolution soulignant que « le référendum organisé en République autonome de Crimée et dans la ville de Sébastopol le 16 mars 2014 n’a aucune validité ».
  2. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/bhl-propose-un-plan-marshall-pour-sauver-l-ukraine_1657455.html
  3. La loi sur les langues régionales (uk) accorde des droits aux groupes linguistiques dépassant localement 10 % de la population. Elle est toujours en vigueur, puisque son annulation par la Rada le 23 février 2014, facteur déclenchant des événements de 2014, n'a jamais été entérinée par la présidence ukrainienne.
  4. (en)State Statistics Service of Ukraine : Service des statistiques de l'état ukrainien. Cliquer en haut à droite sur « ENG » pour accéder au texte en anglais, car le lien donne d’abord accès à un texte en ukrainien.
  5. (en) « Classement IDH 2013 », PNUD.
  6. http://www.wordreference.com/fren/Ukraine
  7. (ru) Texte intégral du Traîté de la formation de l'URSS le 29.12.1922.
  8. Jacques Vallin, France Mesle, Serguei Adamets, Serhii Pyrozhkov, « A New Estimate of Ukrainian Population Losses during the Crises of the 1930s and 1940s », Population Studies, Vol. 56, No. 3, novembre 2002, p. 249-264.
  9. Robert Conquest, Sanglantes moissons : la collectivisation des terres en URSS, Robert Laffont, 1995 (Ed. américaine 1986).
  10. 1933, l'année noire : Témoignage sur la famine en Ukraine.
  11. Parlement européen, « Résolution du Parlement européen sur la commémoration de l'Holodomor, la famine artificiellement provoquée en Ukraine (1932-1933). » (consulté le 22 juillet 2009).
  12. En particulier, cette période du début de l’invasion est aussi celle du début de la Shoah par balles.
  13. (en) « Budapest Memorandums on Security Assurances, 1994 », Council on Foreign Relations,‎ (consulté le 14 mars 2014).
  14. L'ONU condamne le rattachement de la Crimée à Moscou : article de Libération du 27 mars 2014.
  15. « L'Ukraine est entrée en guerre civile », Libération,‎ (consulté le 29 juin 2014).
  16. « Ukraine : la situation dans l'Est reste grave malgré des signes de désescalade, selon l'ONU », Nations unies,‎ (consulté le 29 juin 2014).
  17. « Ukraine. La fin de la guerre civile devient-elle possible ? », L'Humanité,‎ (consulté le 29 juin 2014).
  18. http://voyage.idealo.fr/pays/Ukraine-UA/.
  19. Comité statistique national d'Ukraine.
  20. Demoscope).
  21. Langues et langages en Ukraine.
  22. (ru) « Ukraine : Ianoukovitch en avance de 3,37 % sur Timochenko », sur Rianovosti (consulté le 18 mai 2010).
  23. (en) Ukraine : Tymoshenko, Yanukovych Vie For Wafer-Thin Victory, Radio Free Europe, 2 octobre 2007.
  24. « Législatives : vers une coalition du «camp orange», », sur RFI,,‎ 1er octobre 2007.
  25. (en) « Tymoshenko Gets Second Shot At Premiership, », sur Radio Free Europe - Radio Liberty,,‎ .
  26. Arielle Thédrel, « L'Ukraine tourne le dos à l'Union européenne », in Le Figaro, vendredi 22 novembre 2013, p. 6.
  27. Au moins 100 000 manifestants à Kiev pour réclamer la démission du président Viktor Ianoukovytch [archive], Le Monde, 1er décembre 2013.
  28. Ukraine : des premières manifestations au compromis fragile.
  29. « En direct. Ukraine : le parlement a destitué le président Ianoukovitch » [archive], sur leparisien.fr, 22 février 2014 (consulté le 22 février 2014).
  30. « Ukraine : le président Ianoukovitch destitué, l'opposante Timochenko libérée » [archive], sur lemonde.fr, 22 février 2014 (consulté le 22 février 2014).
  31. La résidence façon parc d’attractions du président ukrainien [archive], Le Monde, 22-02-2014.
  32. Sur www.francetvinfo.fr :L'Ukraine entre fébrilement dans l'après-Ianoukovitch.
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  36. Base de données de la Banque Mondiale.
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  40. L'Ukraine, corridor énergétique de l'Europe.
  41. Hanna H. Starostenko, « Economic and Ecological Factors of Transformations in Demographic Process in Ukraine » Uktraine Magazine n° 2, 1998, online at [1].
  42. Réserves naturelles en Ukraine.
  43. a, b, c, d et e (uk) « Віруючим якої церкви, конфесії Ви себе вважаєте ? », sur http://razumkov.org.ua,‎ (consulté le 19 avril 2014).
  44. projet national de recensement et de préservation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olha Ostriitchouk : Les Ukrainiens face à leur passé, P.I.E. Peter Lang, Bruxelles 2013 (ISBN 978-2-87574-035-9).
  • Mykola Riabtchouk : De la Petite-Russie à l'Ukraine (traduit par I.Dmytrychin et I. Lebedynski) Préface d'Alain Besançon .L'Harmattan 2003. (ISBN 2-7475-5134-2).
  • Alexandre Choulguine, L'Ukraine et le Cauchemar rouge : les massacres en Ukraine, Paris : Éditions J. Tallandier, 1927. 222 p.
  • Jacques Benoist-Méchin, Ukraine - Le fantôme de l'Europe ; Monaco (Éditions du Rocher, en coédition avec Valmonde), 1991; 153 pages, dont 2 cartes. ISBN 2-268-01287-5 (réédition d'un texte de 1939, augmenté de documents politiques relatifs à l'histoire des territoires ukrainiens 1917-1939; présentation par Éric Roussel).
  • Ivan Dziouba, Internationalisme ou russification, Nouvelle optique - Savelli, 1980
  • Pierre du Bois de Dunilac, Les Ukrainiens (1848-1920), in Études danubiennes, T.12, no 1, 1996, p. 43-57.
  • Olivier de Laroussilhe, L’Ukraine, Presses universitaires de France, 1998, 2e édition actualisée, 2002.
  • (en) France Mesle, Jacques Vallin, avec la contribution de Vladimir Shkolnikov, Serhii Pyrozhkov, Sergeï Adamets, Mortality and Causes of Death in 20th-century Ukraine, Springer, coll. Demographic Research Monographs, 265 p, 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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