Union des démocrates et indépendants

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir UDI.
Union des démocrates et indépendants
Image illustrative de l'article Union des démocrates et indépendants
Logo officiel
Présentation
Président Yves Jégo (Intérim)
Fondation 18 septembre 2012
Siège 22 bis, rue des Volontaires
Paris 15e
Vice-présidents Jean Arthuis
Jean-Christophe Fromantin
Chantal Jouanno
Sophie Auconie
Secrétaires généraux Laurent Hénart
Jean-Christophe Lagarde
Portes-paroles Philippe Vigier
Maurice Leroy
Adhérents 50 000 revendiqués (2013)[1]
Positionnement Centre-droit, Centre
Idéologie Centrisme
Libéralisme
Démocratie-chrétienne
Social-libéralisme
Écologisme
Fédéralisme européen
Humanisme
Couleurs Violet, bleu clair
Site web www.parti-udi.fr/
Présidents de groupe
Sénat François Zocchetto (UDI-UC)
Assemblée Philippe Vigier (UDI)
Parlement européen Joseph Daul (PPE)
Représentation
Députés
30 / 577
Sénateurs
31 / 348
Députés européens
5 / 74
Présidence de conseils généraux
12 / 101

L'Union des démocrates et indépendants (UDI) est un parti politique français du centre, fondé par Jean-Louis Borloo le 18 septembre 2012[2], sur la base du groupe parlementaire du même nom à l'Assemblée nationale. L'UDI est composée de différents partis qui conservent leur existence, formant ainsi une fédération de partis.

Historique[modifier | modifier le code]

Processus de fondation de l'UDI[modifier | modifier le code]

Les élections législatives de juin 2012, si elles sont marquées par un échec de la précédente majorité parlementaire (coalition UMP-NC), voient cependant l'élection d'une trentaine de députés centristes se confirmer, ces derniers portant les bannières du Parti radical, du Nouveau Centre, et de l'Alliance centriste. Jean-Louis Borloo crée en conséquence un groupe parlementaire, dans le but de rassembler les centristes, l'Union des Démocrates et indépendants.

Le , à l'occasion des journées parlementaires du Centre, Jean-Louis Borloo annonce la création d'un parti politique, du même nom que le groupe parlementaire centriste, l'Union des Démocrates et Indépendants[3]. Le 9 octobre, les instances parisiennes des forces politiques constituant l'UDI mettent en place un bureau provisoire. Le 21 octobre suivant, une assemblée constituante se réunit à la Maison de la Mutualité à Paris afin d'officialiser la création du mouvement[4]. Sont présent plus de 3000 personnes, issues des divers partis fondateurs de l'UDI. Parmi les présents, on trouve notamment Simone Veil. L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing n'étant pas présent, laisse tout de même un message d'encouragement à l'UDI, dans lequel il « souhaite bonne chance » à ce nouveau parti [5].

Le a lieu la première réunion territoriale de l'UDI à Marseille en présence de Jean-Louis Borloo. Rapidement de nombreuses réunions territoriales ont lieu à travers la France entière et des coordinateurs provisoires de fédérations sont nommés sur l'ensemble du territoire français. Des élections internes sont prévues au printemps, afin d'élire des responsables de fédérations.

Après le congrès de l'UMP du et les tensions entre les deux candidats à la présidence sur les résultats, plusieurs personnalités quittent l'ancien parti majoritaire pour l'UDI : l'ancien ministre et ancien député d'Ille-et-Vilaine Pierre Méhaignerie le , le député de Mayenne Yannick Favennec (déjà membre du groupe parlementaire UDI depuis sa création mais toujours militant de l'UMP à cette date) trois jours plus tard.

Premières élections: législatives partielles, municipales et européennes[modifier | modifier le code]

La première confrontation électorale de l'UDI a lieu un peu moins de deux mois après la création du parti, suite à la législative partielle de la 1re circonscription du Val-de-Marne (9 et 16 décembre 2012). Henri Plagnol, maire de Saint-Maur-des-Fossés et député du groupe UDI, bien que toujours officiellement membre de l'UMP, est défait face Sylvain Berrios, dissident UMP[6]. Un premier échec à relativiser au regard d'une absentention de 76,78% au deuxième tour, et d'un contexte local marqué par une profonde rivalité entre le maire de la ville, et son ex-adjoint, soutenu par une grande majorité du conseil municipal.

L'UDI voit l'échec de son sortant Henri Plagnol compensée par la victoire de Meyer Habib lors de l'élection législative partielle sur la Huitième circonscription des Français établis hors de France.

Dans la perspective des prochaines élections municipales, l'UDI se veut « alliée mais concurrente » de l'UMP. C'est localement que sera décidé si les listes de rassemblement se feront avant, ou après le premier tour[7]. L'UDI espère cependant mettre la main sur certaines villes, telles que Strasbourg, Tours, Toulouse, Pau ou Rouen [8].

Concernant les élections européennes de 2014, le parti mise sur son héritage européen pour y faire un bon score[9]. Selon les sondages, l'UDI est créditée de 5 à 8% des suffrages, ce qui lui permettrait d'obtenir des députés européens. Jean-Louis Borloo et François Bayrou (Mouvement démocrate) se sont déclarés favorables à la constitution liste commune centriste, humaniste, libérale et fédéraliste aux élections européennes, sans pour autant que cela ne soit encore acté par une alliance officielle. Les éventuels députés européens de l'UDI seront rattachés au groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, actuellement présidé par Guy Verhofstadt. Ce dernier a apporté son soutien[10] au parti le 30 août 2013 à Paris, lors d'une réunion de travail sur le projet européen de l'UDI[11].

Le 5 novembre 2013, Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, signe avec François Bayrou, président du MoDem, une charte qui unit leurs deux partis au sein d'une plate-forme politique commune, "L'Alternative", avec l'ambition de conduire des listes communes aux élections nationales, européennes et régionales ainsi que d'organiser une primaire commune aux partis centristes en vue de l'élection présidentielle de 2017[12].

Le dimanche 6 avril 2014, après plusieurs mois de convalescence, à la suite d'une pneumonie, Jean-Louis Borloo annonce sa démission du poste de président de l'UDI, estimant qu'il n'a pas « toute l'énergie nécessaire pour remplir complètement toutes [ses] responsabilités »[13].

Composition[modifier | modifier le code]

L'UDI est un parti regroupant les formations politiques nationales :

Le CNIP, qui fut l'un des partis fondateurs de l'Union des démocrates et indépendants en a été exclu à la suite d'une décision du bureau exécutif de l'UDI en date du 10 septembre 2013, ce dernier estimant « que le soutien unanime du bureau politique du CNIP autour de son président Gilles Bourdouleix constitue une rupture de fond de tout accord politique entre l'UDI, ses valeurs et son projet, et le CNIP »[17]. Les propos du président du CNIP Gilles Bourdouleix sur les gens du voyage avaient suscité une vive polémique et l'indignation. Celui-ci avait estimé que « Hitler n'en avait peut être pas tué assez ». Propos qui lui avaient coûté sa place au sein du mouvement[18].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Contre-gouvernement[modifier | modifier le code]

Le contre-gouvernement de l'UDI a été annoncé lors du premier conseil national du parti qui s'est tenu le samedi 15 juin 2013. Il n'est, à proprement parler, pas composé de contre-ministres, mais plutôt de rapporteurs sur un certain nombres de domaines. Il ne se calque pas de façon fidèle sur le modèle du gouvernement Ayrault II. Les propositions qui en découlent ont vocation à intégrer le programme politique de l'UDI, mais aussi à être proposées à la majorité actuelle. Son président est Jean-Louis Borloo.

Équipe resserrée, sur le modèle des ministres
Équipe élargie, sur le modèle des ministres délégués/secrétaires d'État

Élus[modifier | modifier le code]

Députés[modifier | modifier le code]

Le groupe parlementaire UDI dispose de 30 députés. Tous sont membres du parti UDI et la quasi-totalité a signé le pacte fondateur[20] :

Sénateurs[modifier | modifier le code]

L'UDI s'appuie au Sénat sur le groupe parlementaire de l'Union des démocrates et indépendants - UC (UDI-UC), nouveau nom depuis le de l'Union centriste et républicaine (UCR), dont 29 des 32 membres ont rejoint le parti :

La sénatrice Sophie Joissains est membre de l'UDI, mais a décidé de continuer à siéger au sein du groupe des sénateurs UMP « par fidélité vis-à-vis de Jean-Claude Gaudin »[23]. Il en est de même pour Alain Chatillon qui a choisi de rester apparenté au groupe UMP[24].

Députés européens[modifier | modifier le code]

L'Union des démocrates et indépendants est composée de 5 députés européens :

Marielle Gallo annonce le 7 avril 2014 sa démission de l'UDI suite à celle de Jean-Louis Borloo[26].

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Région Élus Groupe Sièges
Alsace Laurent Burckel, René Danesi, Monique Jung, François Loos, Lilla Merabet Chantal Risser,
Catherine Zuber
Majorité alsacienne
7 / 47
Aquitaine Véronique Lipsos-Sallenave, Sylvie Trautmann UMP-NC-CPNT
3 / 85
Philippe Meynard Forces Aquitaine
Auvergne Claudine Lafaye, Alain Mercier[27] Union pour l'Auvergne
2 / 47
Basse-Normandie Ludovic Assier, Philippe Augier, Anne-Marie Cousin, Valérie Nouvel Groupe Centriste
4 / 47
Bourgogne Pascal Grappin, Jean-Luc Martinat, Christine Robin, Dominique Vérien-Parent Bourgogne dynamique
4 / 57
Bretagne Gilles Dufeigneux, Teaki Dupont-Teikivaeoho, Sylvie Guignard, Bernard Marboeuf Droite et Centre de Bretagne
4 / 83
Centre Christine Fauquet, Isabelle Mancion, Philippe Vigier Union pour la Région Centre
3 / 77
Champagne-Ardenne Cédric Chevalier, Karine Dupuis-Métivier, Véronique Marchet, Marc Sebeyran[28] UMP-NC-DVD
4 / 49
Corse Néant
0 / 51
Franche-Comté Anne-Laure Breuillard-Flety, Mireille Péquignot UMP-NC-DVD
2 / 43
Guadeloupe Daniel Marsin Ensemble pour la Guadeloupe
1 / 41
Guyane Néant
0 / 31
Haute-Normandie Hubert Dejean de la Batie, Catherine Morin-Desailly, Blandine Lefebvre, François-Xavier Priollaud Pour une nouvelle Normandie
4 / 55
Île-de-France Frank Cecconi, Béatrice de Lavalette, Leïla Diri, Angèle Duponchel, Benjamin Ferniot,
Bernard Gauducheau, Alexis Govciyan, Edith Gallois, Chantal Jouanno, Laurent Lafon,
Aude Lavail-Lagarde, Ségolène Missoffe, Gérard Ruffin, Mustapha Saadi, Faten Hidri,
Patrick Toulmet, Rama Yade[29]
UDI
17 / 209
Languedoc-Roussillon Annabelle Brunet, Jean-Jacques Pons, Jean-Luc Pujol[30] Union Centriste
3 / 67
Limousin Marie-Claude Lainez, Frédérique Meunier UMP et apparentés
2 / 43
Lorraine Jean-Luc Bohl, Nathalie Colin-Oesterlé, Mireille Gazin, Roland Roth Majorité présidentielle-NC
4 / 73
Martinique Néant
0 / 41
Midi-Pyrénées Catherine Corrège, Laurent Cuzacq, Gérard Trémège[réf. nécessaire] Républicains et Territoires
6 / 91
Bernard Boulze, Anne-Sophie Monestier-Charrie Osons Midi-Pyrénées
Jean-Luc Rivière[31] Non inscrits
Nord-Pas-de-Calais Yves Coupé, François Decoster, Laurent Degallaix, Paulette Juilien-Peuvion, Brigitte Mauroy,
Rachida Sahraoui, Anne-Sophie Taszarek
L'Opposition régionale
7 / 113
Pays-de-la-Loire Emmanuelle Bardin, Olivier Deschanel, Elisabeth Doineau, Laurent Gérault UDI-AC
11 / 93
Marie-Jo Chatevaire, Christian Gillet, Michel Hunault UDI-NC
Sabrina Garnier, Yannick Favennec, Dominique Richard, Jeanne Robinson-Behre UMP
Picardie Maryse Fagot et Franck Pia, Monique Ryo Envie de Picardie
3 / 57
Poitou-Charentes Véronique Abelin, Xavier Argenton, Nicolas Belot, Bruno Drapron, Véronique Marendat[32],[33] UDI - Poitou-Charentes
5 / 55
Provence-Alpes-Côte d'Azur Mireille Benedetti, Jean-Pierre Colin, Chantal Eyméoud, Arlette Fructus, Bruno Genzana,
Béatrice Manzanares, Danièle Tubiana
Notre Région doit changer
7 / 123
La Réunion Serge Camatchy, Marie-Jeanne Elisabeth, Louis-Bertrand Grondin, Jean-Louis Lagourgue,
Michel Lagourgue[34], Corine Payet
La Réunion en confiance
6 / 45
Rhône-Alpes Agnès Chanal, Jean-Loup Fleuret, Éric Fournier, Fabienne Lévy, Marie-Pierre Mouton, Sylvie Pellat-Finet, Andrée Rabilloud Union de la droite et du centre et apparentés
7 / 156
Total
117 / 1 879

Conseillers généraux[modifier | modifier le code]

Le nouveau parti dispose de 12 présidences de conseils généraux :

Maires[modifier | modifier le code]

Le parti est à la tête de 261 mairies, dont 84 de plus de 10 000 habitants.

Personnalités membres de l'UDI[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Borloo annonce la création de l'UDI , Le Figaro, 18 septembre 2012.
  3. Discours fondateur de Jean-Louis Borloo .
  4. Le premier pari réussi de Borloo et de l'UDI , Le Monde, 22 octobre 2012.
  5. .Message de Valéry Giscard d'Estaing à l'UDI
  6. Défaite de l'UDI Henri Plagnol
  7. Municipales : l'UDI veut se mesurer à l'UMP en 2014
  8. [2] Municipales : L'UDI prépare ses munitions
  9. L'UDI se met en ordre de bataille pour les européennes , Le Figaro, 1er mars 2013.
  10. http://www.aldeparty.eu/en/news/alde-delegation-meets-udi-members-paris
  11. http://europe.parti-udi.fr/europe-ludi-au-travail-.html
  12. Jean-Baptiste Garat, « Borloo et Bayrou alliés dans L'Alternative », in Le Figaro, mercredi 6 novembre 2013, page 6.
  13. http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/06/jean-louis-borloo-renonce-a-ses-fonctions-et-mandats-politiques_4396594_823448.html
  14. [3]
  15. [http://]
  16. Un petit parti libéral rejoint l'UDI, Le Figaro, 15 janvier 2013.
  17. Alexandre Kara, « Le CNIP viré de l'UDI », sur Europe1.fr,‎ 10 septembre 2013 (consulté le 18 septembre 2013).
  18. « Gilles Bourdouleix démissionne à la suite de ses propos sur Adolf Hitler et les Roms », sur LePoint.fr,‎ 24 juillet 2013 (consulté le 18 septembre 2013).
  19. Yves Jégo élu président par intérim
  20. « Les membres fondateurs de l'UDI », site officiel du parti
  21. Yannick Favennec rejoint l'UDI, Ouest-France, 23 novembre 2012.
  22. « Prise de choix pour la nouvelle formation centriste, la sénatrice provoque la colère des chefs de file de l'UMP à Paris. », Le Nouvel Observateur, 21/10/2012
  23. [4]
  24. Les élus UDI de la Haute-Garonne: Alain Chatillon
  25. Christine de Veyrac adhère à l'UDI
  26. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/04/07/25002-20140407ARTFIG00320-une-deputee-europeenne-demissionne-de-l-udi-suite-au-retrait-de-jean-louis-borloo.php
  27. Les conseillers régionaux de l'UDI dans le Puy-de-Dôme
  28. P. LE CLAIRE, « Création de l'UDI / Quand les Centristes se réorientent », L'Union - L'Ardennais, 20/10/2011
  29. Tribune du groupe UDI, site officiel du conseil régional d'Île-de-France
  30. Élus du groupe Union centriste sur le site officiel du conseil régional du Languedoc-Roussillon
  31. Communiqué de presse du groupe Osons Midi-Pyrénées sur son site officiel, sur l'Assemblée plénière du 11 octobre 2012
  32. Élus UDI du groupe UDI - Poitou-Charentes
  33. Alexis BLANC suspendu de l'UDI
  34. Michel Lagourgue (MoDem) rejoint l'UDI
  35. [5]
  36. Jean-Claude Luche rejoint le parti de Jean-Louis Borloo
  37. Gilles Artigues et d'autres membres du MoDem rejoignent l'UDI
  38. Ahmed Attoumani Douchina quitte l'UMP et rejoint l'UDI
  39. Nouvelle donne au conseil
  40. Jacques Le Nay membre de l'UDI
  41. Méhaignerie quitte l'UMP pour l'UDI, Le Figaro, 20 novembre 2012.
  42. « UDI : Simone Veil, l'invitée-surprise de Borloo », Le Point, 21/20/2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]