Art moderne

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Claude Monet, Déjeuner sur l'herbe (1865-1866)

L'appellation d'art moderne désigne une période de l'histoire de l'art qui est initiée par Edouard Manet et les peintres impressionnistes dans les années 1870 et s'achève au milieu des années 1950, notamment avec la naissance du pop art[1].

L'art moderne se caractérise par une rupture avec les canons de la figuration de l'art classique[2].

La notion d'« art moderne »[modifier | modifier le code]

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La notion de modernité (à ne pas confondre avec l'avant-garde) envahit l'art et les institutions au XXe siècle, mais elle émerge vers 1850 pour désigner les grands changements survenus au XIXe siècle provenant des révolutions techniques et industrielles. La « modernité » est un mode de pensée, de vie et de création qui se veut résolument nouveau, fondé sur le changement et en réaction (comme c'est toujours le cas lors d'évolutions majeures) aux temps qui l'ont précédé.

Dans Le Peintre de la vie moderne, Baudelaire trouve la beauté dans la rue et il la voit changeante, mobile ; chez l'artiste moderne, il salue l'aptitude à dégager du transitoire du quotidien l'éternel de la beauté. Chez Walt Whitman, on s'attache à observer l'impressionnant quotidien en perpétuel mouvement.La beauté n'est plus désormais l'apanage de l'Antique. La culture de masse et le divertissement populaire écrasent et signent la fin de l'exaltation de la morale officielle. On trouve de nouveaux sujets à traiter empreints d'une modernité toute nouvelle, notamment ceux issus de la Révolution industrielle. Ainsi La Gare Saint-Lazare de Monet, où l'on ne trouve guère de regard nostalgique ; c'est là la modernité véritable.

D'un point de vue institutionnel, l'émergence de la modernité ébranle l'Académie dans son pouvoir d'autoriser ou non l'entrée d'une œuvre au Salon. Les jurys des salons commencent à perdre leur crédibilité absolue pour les peintres, l'État et le public.

En 1863, lors du Salon des Refusés, Napoléon III décide de « laisser le public seul juge », et c'est un déchaînement de rires et de sarcasmes qui s'abat sur Le Déjeuner sur l'herbe de Manet ; cela met très nettement en évidence quelle influence le jury exerce sur l'opinion du public. En 1884, l'Académie ne dirige plus les Beaux-arts et perd ainsi en légitimité aux yeux des artistes ; cette perte d'autorité favorise l'émergence de la création dite « bohème », ainsi qu'un renouveau du marché de l'art dans lequel les galeries deviennent des acteurs de tout premier plan.

Les peintres « hors-académie » refuseront finalement d'être exposés à côté des peintres académiques. C'est la raison de la création en 1885 du Salon des indépendants, en 1890 du Salon de la Société nationale des Beaux-arts ainsi que du Salon d'automne en 1903.

Naissance de l'« art moderne »[modifier | modifier le code]

Toulouse-Lautrec, Au Moulin Rouge : Deux femmes valsant (1892)

Les premiers pas vers l'art moderne sont accomplis par les peintres impressionnistes, très influencés par Edouard Manet dans les années 1870. En plus de rejeter les normes dictées par l'Académie (ce qu'avaient déjà entreprit les peintres réalistes et paysagistes), ils commencent à peindre d'une manière véritablement nouvelle. L'utilisation de couleurs non-mélangées et la peinture par touches juxtaposées en sont des exemples. Ce rejet de la peinture classique ouvrira la voie à des peintres tels que Cézanne, Gauguin et Van Gogh, puis au cubisme, mouvement qui canalisera tout l'art du XXe siècle[3].

Notons qu'également dans les années 1880, Octave Maus, Edmond Picard et Louis Eugène Robert fondent la revue l’Art Moderne (1881-1914) dont la volonté est véritablement de valoriser un art dit "moderne".[réf. nécessaire]

L'art moderne se caractérise aussi par la naissance de la critique d'art. En effet, au même moment, l'art devient sujet d'écriture : la critique est souvent un discours engagé sur l'œuvre. Baudelaire et Zola, écrivent des critiques engagées en faveur des peintres modernes[4]. Goethe et Matisse écrivent sur la couleur. De nombreux artistes publient des textes ou des manifestes (dadaïsme, futurisme, surréalisme, etc.[5]).

L'apparition de la photographie exerce une influence sur de nombreux artistes du XIXe siècle, puis du XXe siècle, depuis Degas jusqu'à Picasso, Matisse, Miró, et bien d'autres qui deviendront les figures éminentes de l'art moderne. De ce fait, les artistes se revendiquant de l'art moderne s'exprimeront à travers une multiplicité de médiums : dessin, peinture et sculpture, mais aussi photographie, cinéma, céramique, architecture, arts décoratifs ou arts de la scène. Ainsi, Picasso s'intéressait à tout ce qui relève des arts visuels ; Dalí fit du cinéma avec Luis Buñuel ; Le Corbusier était également peintre ; etc.[réf. nécessaire]

Chronologie des mouvements et artistes de l'art moderne[modifier | modifier le code]

Avant 1914[modifier | modifier le code]

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph-Émile Muller & Frank Elgar, La peinture moderne, Paris, Fernand Hazan, 1979, p. 7-9
  2. Joseph-Émile Muller & Frank Elgar, La peinture moderne, Paris, Fernand Hazan, 1979, p. 7
  3. Karl Ruhrberg, L'art au XXe siècel, Cologne, Taschen, 2012
  4. Leo H. Hoek, Titres, toiles et critique d'art, Rodopi, 2001
  5. Voir Mouvements en peinture