Les Croix de bois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Croix de bois
Auteur Roland Dorgelès
Genre roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur Albin Michel
Date de parution 1919
Couverture Jean-Gabriel Daragnès

Les Croix de bois est un roman publié par Roland Dorgelès en 1919 aux éditions Albin Michel, inspiré de l'expérience vécue par son auteur durant la Première Guerre mondiale. Pressenti pour l'obtention du prix Goncourt de 1919, il est finalement devancé par À l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, qui remporte le prix par six voix contre quatre[1]. L'éditeur fera paraître le volume avec la manchette « Prix Goncourt - 4 voix sur 10 » et sera condamné pour cette action devant un tribunal à 2 000 francs de dommages et intérêts[2]. Il obtient toutefois le Prix Femina.

Résumé[modifier | modifier le code]

Les Croix de Bois raconte le quotidien des soldats de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale. Le narrateur et auteur s'inspirant de sa propre expérience, témoigne sous un pseudonyme des différents épisodes de son parcours. Il s'agit alors des quelques jours passés à l'arrière, de la fille rencontrée, les missions périlleuses, les conditions dans les tranchées, la mort ou le retour des camarades.

Explication du titre[modifier | modifier le code]

Le long des chemins du front, on trouvait souvent une ligne à perte de vue de croix de bois, faites à la va-vite, et posées au-dessus des cadavres de soldats allemands ou français. Soldats inconnus, jeunes soldats, c’est en leur hommage que Dorgelès écrit ce livre, c’est pour leur souvenir, leur mémoire.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Jacques Larcher : narrateur, différent des autres, il ne livre jamais ses sentiments mais décrit toujours ceux des autres. Jacques Larcher participe à l'action du récit.
  • Gilbert Demachy : nouveau au front, un étudiant qui vient de finir son droit, coquet au commencement mais finit par devenir le meilleur ami des autres soldats, convaincus par sa gentillesse et son doux caractère.
  • Sulphart : rouennais gouailleur et rouspéteur.
  • Bouffioux : peureux, mais souffre-douleur, il trouve toujours le moyen de ne pas aller au front en exerçant diverses activités à l’arrière. Il est normand et était marchand de chevaux auprès des civils. Il évite de faire la guerre mais après la dernière bataille, Sulphart apprend par téléphone qu'il y a laissé la vie.
  • Bréval : le caporal de l’escouade, très sentimental et ne voulant pas blesser les gens.

Structure de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le roman se découpe en succession de chapitres sans véritable lien entre eux, tels des tableaux de situations propres à la guerre. Ces diverses représentations offrent au lecteur un panel des types de personnages du début du XXe siècle. Regroupés dans un monde dévasté, l'armée comme liant, c'est dans un esprit de camaraderie que se tisse l'histoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Repères chronologiques de Marcel Proust dans l'édition de la Bibliothèque de la Pléiade, 1954, p. XL
  2. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1903 à 1921 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 27 juillet 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]