Albert (Somme)

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Albert
Albert, l'hôtel de ville.
Albert, l'hôtel de ville.
Blason de Albert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Albert (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Coquelicot
Maire
Mandat
Stéphane Demilly
2014-2020
Code postal 80300
Code commune 80016
Démographie
Gentilé Albertins, Albertines
Population
municipale
9 837 hab. (2011)
Densité 713 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 10″ N 2° 39′ 10″ E / 50.002778, 2.652778 ()50° 00′ 10″ Nord 2° 39′ 10″ Est / 50.002778, 2.652778 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 121 m
Superficie 13,80 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Albert (anciennement Encre ou Ancre) est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie. C'est la troisième ville de la Somme par la population[Note 1]. Albert est le siège de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Albert est une ville picarde de l'Amiénois, située au nord-est du département de la Somme, à l'intersection de la rivière Ancre[1] et de l'ancienne voie romaine reliant Amiens30 km) à Bapaume20 km environ), devenue aujourd'hui la R. d. 929.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

La commune d'Albert est située sur un terrain marécageux. La tourbe noire recouvre le tuf de formation aqueuse par pétrification. Les versants de la vallée reposent sur un massif calcaire[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Albert est située dans la vallée de l'Ancre. L'Ancre est séparé du ruisseau de Méaulte dit le Fossé[3] par un talus qui domine à 40 m au-dessus de la vallée de l'Ancre, c'est le Montalot sur lequel les premières habitations et le château se sont construits[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Albert est traversée par l'Ancre avec plusieurs bras, et avec une chute de 7 m dans le jardin public. L'Ancre est un affluent de la rive gauche de la Somme. Certaines nappes phréatiques contiennent de l'eau séléniteuse et du carbonate de chaux[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré océanique. Albert est située à une centaine de kilomètres de la Manche.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Après 1918, la reconstruction de la ville a profondément transformé sa physionomie. Le viaire a été remodelé en respectant grosso modo l'ancien tracé de la voirie mais en élargissant les rues. La ville a été entièrement reconstruite en brique avec un alignement des trois monuments phare de la ville, la gare, la basilique, l'hôtel de ville. L'habitat est très majoritairement constitué de maisons individuelles. Quelques immeubles divisés en appartements ont été construits dans les années 1960.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

  • Une rocade routière permet de contourner Albert par l'est. Le contournement complet de la ville est en projet.
Aéroport Albert-Picardie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Aéroport Albert-Picardie.

L'aéroport Albert-Picardie développé et inauguré en 2007, succède à l'aérodrome d'Albert-Bray[4], lui-même évolution de l'aérodrome privé des Usines H. Potez[5]. Il dispose d'une piste de 2,2 km sur 45 mètres de large orientée est-ouest[6].

Environnement et développement durable[modifier | modifier le code]

La station d'épuration, entre Albert et Méaulte / Dernancourt, et en rive droite de l'Ancre[Note 3], a été refaite en 2010 pour un coût de 7,5 M d'euros[7]. Datant initialement de 1972, elle a une capacité de 24,000 équivalents habitants, pour une taille d'agglomération de 26,117 équivalents habitants en 2010, derrière un réseau d'assainissement unitaire de dix déversoirs d'orage et d'une dizaine de postes de relèvement[8].

Activités économiques et services[modifier | modifier le code]

Le centre ville concentre les activités commerciales de détail, les activités bancaires, médicales, culturelles et scolaires. Il accueille le marché tous les samedis matin. Dans les zones d'activités de la périphérie, se sont installées les activités industrielles, le commerce de gros, les grandes surfaces commerciales et des activités artisanales.

Par les activités de services qu'elle offre, la ville d'Albert polarise le Pays du Coquelicot.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Belle Entrée, Brebière, Étangs du Vélodrome, Falaises du chemin d'Amiens, Ferme du Vivier, Fief de la Prée, L'Ancre, La Croisette, La Grande Prairie, La Justice, La Petite Vitesse, Le Bosquet, Le Champ des Baillets, Le Champ Roland, Le Champ Tassin, Le Chemin croisé, Le Chemin de Mailly, Le Cul Éventé, Le Dessus des Vignes, Le Fief Taulvoy, Le Vivier, Les Bernamonts, Les Caraïbes, Les Cinquante de Boulant, Montalot, Nouvel Étang, Pont d'Aveluy, Rouillon Bulté, Vallée des Pauvres, Vallée Sellier

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Albert
Bouzincourt Aveluy et
Mesnil-Martinsart
Ovillers-la-Boisselle
Millencourt et
Laviéville
Albert Bécordel-Bécourt et
Fricourt
Méaulte et
Dernancourt

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Albert s'appellent les Albertin(e)s[9] La commune d'Albert a connu un triplement de sa population au cours du XIXe siècle grâce à l'industrialisation, elle est aujourd'hui en déclin démographique.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 837 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 1 936 1 997 2 299 2 668 2 542 2 828 3 391 3 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 569 3 806 4 019 4 259 4 500 5 473 5 821 6 169 6 743
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 348 7 046 7 343 3 040 6 720 8 309 9 255 8 900 8 991
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 247 10 960 11 784 10 894 10 010 10 065 10 079 9 837 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 21,1 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 30,8 %).
Pyramide des âges à Albert en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
7,4 
75 à 89 ans
12,3 
13,1 
60 à 74 ans
16,8 
20,3 
45 à 59 ans
18,1 
18,6 
30 à 44 ans
18,7 
21,8 
15 à 29 ans
17,6 
18,1 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie albertine repose essentiellement sur la mono-industrie liée à l'aéronautique. Pour enrayer le déclin économique et démographique de la ville, après l'abandon de la production de machines-outils dans les années 1980, les entreprises restantes se sont regroupées au sein du Pôle hydraulique et mécanique d'Albert (P.H.M.A.): 25 en 2008 pour 3 000 emplois environ[14].

Dans le canton, la commune voisine de Méaulte abrite un site d'activités aéronautiques EADS du groupe Aerolia sous-traitant d'Airbus Industrie, anciennement site Airbus jusqu'au 5 janvier 2009[15].

La ville possède deux zones industrielles (Nord et Sud) et un tissu commercial, artisanal et bancaire diversifié en centre ville et en expansion dans une zone commerciale en périphérie[16].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte six écoles maternelles, cinq écoles primaires, trois collèges, un lycée d'enseignement général et technologique et un lycée professionnel. Le Lycée Lamarck assure également deux formations de BTS tertiaire (N.R.C.) et industriel (C.R.S.A.). Il fait partie du Greta des Hauts de Somme dont le siège et à Péronne[17].

Pour l'enseignement pré-élémentaire et élémentaire, les écoles d'Albert relèvent de la circonscription de Doullens et de l'Inspection académique de la Somme. Pour l'enseignement secondaire, les établissements d'Albert relèvent de l'Inspection académique de la Somme et du Rectorat de l'Académie d'Amiens[18].

Écoles[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Pauline Kergomard.
  • École maternelle et primaire Alphonse Daudet.
  • École maternelle et primaire Jules Ferry.
  • École maternelle et primaire Paul Langevin.
  • École maternelle et primaire Anatole France.
  • École maternelle et primaire de la Sainte-Famille (privée).

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège Pierre et Marie Curie[19].
  • Collège Jean Moulin.
  • Collège privé Charles de Foucauld[20].

Lycée et Greta[modifier | modifier le code]

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Cinéma "Le Forum"[21]
  • Théâtre du Jeu de Paume
  • Café-Théâtre - L'Escalier du Rire[22]
  • École de Musique "Maurice André"
  • École de cornemuse du Pays du Coquelicot
  • École de danse "Dissidance"[23]
  • Bibliothèque - Médiathèque d'Albert gérée par la Communauté de communes du Pays du Coquelicot. Livres, périodiques, CD audio (prêtés par la bibliothèque départementale de la Somme) et CD-Rom (consultables sur place) sont à la disposition du public. La bibliothèque dispose, en outre, d'un "espace cybercentre" et organise des animations: expositions, lectures de contes, atelier d’écriture etc. La bibliothèque d'Albert dispose d'un fonds local et régional très fourni; elle est partenaire du projet Mémoire Vivante de Picardie[24].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Gymnase Curie
  • Gymnase Hurtu
  • Gymnase Langevin
  • Piscine Municipale Couverte dite "piscine Caneton" : bassin 25 m x 10 m, 4 couloirs[25].
  • Stade Henry Potez
  • Stade du Vélodrome
  • Stand de tir
  • Courts de tennis (dont 3 courts couverts)[26]
  • Practice de golf
  • Terrain de ballon au poing (devant le théâtre du Jeu de Paume

Festival et cérémonies[modifier | modifier le code]

  • cérémonies commémoratives du 1er juillet 1916 (début de la Bataille de la Somme): concerts de cornemuse place d'Armes

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

  • La Gaufre d'Albert : en 1924, un Guadeloupéen, Saturnin Joachim, ouvrait, à Albert, un restaurant, face à la Basilique. Sur la façade on pouvait lire: « Aux gaufres d’Albert ». Saturnin Joachim confectionnait des gaufres sèches dans la pâte desquelles il ajoutait un petit plus personnel, son secret de fabrication.
    En 1998, la Confrérie de la Gaufre d'Albert est créée pour ressusciter cette spécialité locale dont la fabrication était abandonnée depuis 1957. Aujourd'hui, la Gaufre d'Albert est fabriquée par la Ferme du Moulin à Authuille.
  • Confiserie au coquelicot : la Biscuiterie du Coquelicot confectionne, à Albert, de la gelée, du sirop, des bonbons, des gaufrettes… au coquelicot.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Villes marraines de guerre[modifier | modifier le code]

Outre ses villes jumelées, Albert honore les villes marraines de sa reconstruction après la Première Guerre mondiale : Aïn Témouchent (Algérie), Birmingham (Grande-Bretagne), Bordeaux (France) et Tien-Tsin - devenue Tianjin (Chine), par des noms de rues, une fontaine d'Aïn Temouchent dans le jardin public, des fresques dans l'hôtel de ville et les armoiries de Birmingham sur un bâtiment de l'hôpital (le pavillon de Birmingham), rue de Tien-Tsin.

Encre et Albert dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • En mai 1915, Théodore Botrel écrivit le poème La Vierge du clocher d'Albert, en hommage aux Bretons du XIe Corps d'armée tombés au combat devant Albert.

Albert dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Dans la B.D. La Ligne de front, Dargaud, 2004, de Manu Larcenet, une vignette représente la Vierge penchée et les rues d'Albert en ruine.

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

  • Selon une tradition immémoriale, un berger qui gardait son troupeau de moutons dans les environs immédiats d'Albert, constata, un jour, que ses brebis broutaient toujours au même endroit. Avec sa houlette, il fouilla le sol et découvrit une statue de la Vierge Marie avec l'enfant Jésus dans les bras. Cette statue "miraculeuse" prit le nom de Notre-Dame de Brebières[27]. Une chapelle fut construite sous le vocable de Notre-Dame des Champs pour abriter la statue. Elle devint le lieu d'un important pèlerinage qui reçut la visite du roi Saint-Louis au XIIIe siècle, de Vincent de Paul en 1617 et de Fénelon… La chapelle vétuste fut démolie en 1728 et la statue de Notre-Dame de Brebières transférée dans l'église d'Albert.
  • Pendant la Grande Guerre, le 15 janvier 1915, un obus toucha le dôme du clocher de la basilique d'Albert soutenant la statue de la Vierge dorée. Celle-ci s'inclina, mais ne tomba pas. Elle resta suspendue au-dessus du sol. La légende précise que les soldats britanniques disaient: « quand la Vierge d' Albert tombera, la guerre finira ». Ce qui se révéla presque exact. Le 16 avril 1918, un obus atteignit une nouvelle fois la statue qui s'écroula, cette fois-ci, sur le sol. Les photos représentant la Vierge penchée furent diffusées par les soldats britanniques et la presse dans le reste du monde.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Dans son ouvrage: Albert, jadis et aujourd'hui, Frédéric Lemaire indique que la ville "porta primitivement le nom d'Encre (prononcer [Ink])".

Odonymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

La commune d'Albert porte

  • burellées d'argent et de gueules de dix pièces[30]
  • Devise : « vis mea ferrum », ce qui signifie « ma force est dans le fer » (1874).

Ce blason, dont la trace la plus ancienne se trouve sur un sceau de 1277, conservé dans les archives de la Chambre des Comptes de Lille[31], a été remplacé lors du renommage de la commune en Albert et sa transmission à Charles d'Albert de Luynes, par le blason de ce dernier (dessin de droite). La commune porte aujourd'hui officiellement son premier blason.

  • Citation à l'ordre de l'armée du 21 septembre 1919 et décret du 15 avril 1932 : "Ville héroïque qui pendant 29 mois fut en pleine zone de combat; meurtrie par les bombardements, tombée pendant quelques semaines aux mains de l'envahisseur, voyant peu à peu ses foyers voués à la destruction, n'a cessé de garder la plus noble attitude. A bien mérité de la patrie"
blason

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Liste des maires depuis 1945
1945 1946 René Keignaert    
1946 1947 Alfred Leclercq PCF traceur en bâtiment
1947 1959 Henry Potez Radical avionneur - conseiller général
1959 1965 Alfred Leclercq PCF conseiller général
1965 mars 1971 Pierre Savary Radical géomètre expert - conseiller général
mars 1971 mars 1977 Fernand Demilly PSD directeur de l'école d'apprentissage de l'Aérospatiale de Méaulte - Conseiller général
mars 1977 mars 1989 Claude Landas PCF professeur de lycée professionnel
mars 1989[33] en cours
(au 6 mai 2014)
Stéphane Demilly UDF puis NC Conseiller en communication - conseiller régional puis,
Président de la Communauté de Communes, Député
Réélu pour le mandat 2014-2020[34]
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas trace, dans les textes anciens, de l’existence d'un lieu nommé Encre, avant le Haut Moyen Âge[35].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Encre, ayant d'abord appartenu aux comtes de Ponthieu, passa aux comtes de Saint-Pol avant de revenir à la Maison d'Humières-Crevant[35].

  • À la fin du XIe siècle, la seigneurie d'Encre appartint à la famille Campdavesne qui détenait également le comté de Saint-Pol. En 1097, Hugues II Campdavesne participa à la première croisade. À son retour, il perdit la seigneurie d'Encre au profit du comte de Flandre Baudouin à La Hache en 1115. Charles de Danemark, comte de Flandre la lui restitua en 1122.
  • En 1178, Encre obtint une charte communale sur le modèle de celle de Ham (Somme).
  • À la mort de Hugues IV Campdavesne en 1205, la seigneurie d'Encre et le comté de Saint-Pol passèrent à la famille de Châtillon par le mariage d'Elisabeth Campdavesne avec Gaucher de Châtillon.
  • En 1227, Hugues de Châtillon, comte de Blois et de Saint-Pol, seigneur d'Encre, abandonna à l'Hôtel-Dieu d'Encre le produit de ses moulins. La commune d'Encre possédait également à Aveluy une maladrerie. Hugues de Châtillon fit également don à la commune du droit de pâturage sur ses marais.
  • En 1292, Guy de Châtillon devint comte de Saint-Pol, seigneur d'Encre et plus tard grand-bouteiller de France. En 1296, Il alièna, au profit de la ville, le four banal et le moulin à écorce par droit à cens. Ainsi la ville obtint le monopole du traitement de la waide entre Aveluy et Méaulte.
  • En 1311 par la "Sentence de Boulan", furent réglées les différends entre la commune et le seigneur de Boulan détenant un fief de la banlieue d'Encre, en ce qui concernait les biens immobiliers et la juridiction.
  • Par le décès d'Isabeau de Châtillon en 1360, la seigneurie d'Encre passa à la famille de Raoul de Coucy son époux.
  • Au XIVe et XVe siècles, on comptait à Encre les corporations suivantes: les drapiers, tisserands, foulons, teinturiers, bouchers, cordonniers, boulangers, poissonniers, ferronniers…
  • Jeanne d'Harcourt, veuve de Raoul II de Coucy et mère de Raoul III, évêque de Metz puis de Noyon et seigneur d'Encre, mit fin, de 1411 à 1415, à des différends qui perduraient entre les seigneurs et la commune dans le domaine financier. Elle octroya, en outre, à la commune le droit de louer des marais qu'elle possédait. Elle intervint également auprès du prieur pour que les remparts de la ville soient réparés.
  • la seigneurie d'Encre échut ensuite par mariage à la famille de Nesle en 1428.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • La fille de Jean de Nesle, Louise de Nesle épouse de Jean de Bruges, sans descendance, fait don de ses terres d'Encre et de Bray-sur-Somme à sa cousine Charlotte d'Humières.
  • En 1553, les Impériaux occupèrent Encre brûlant la ville et détruisant le château. La ville est réoccupée et détruite l'année suivante.
  • À la mort de Charlotte d'Humières, la seigneurie passa à son frère, Jacques d'Humières, un des fondateurs de la Ligue. En juin 1576, le roi Henri III érigea la seigneurie d'Encre en marquisat. En 1579, Charles d'Humières succéda à son père. En 1589 après l'assassinat d'Henri III, il prit le parti d'Henri IV mais les bourgeois d'Encre reconnurent, eux, l'autorité du duc de Mayenne, chef de la Ligue.
  • En 1591, Encre fut reprise par Charles d'Humières.
  • 1594, Henri IV accorda à la ville d'Encre une exemption fiscale de trois ans.
  • Le 21 juin 1595, Charles d'Humières fut tué d'un coup de mousquet lors de la reprise de Ham aux Espagnols. La seigneurie d'Encre passa à sa sœur Jacqueline d'Humières épouse de Louis de Crevant.
  • Après la prise d'Amiens par les Espagnols en 1597, Henri IV ayant fait le siège de la ville, l'archiduc Albert d'Autriche envoya une armée de secours vers Amiens. Henri IV se lança à sa rencontre la forçant à rebrousser chemin et à se disloquer devant Encre.
  • 1636 fut une année catastrophique pour Albert et ses environs. Les Espagnols sous la conduite de Jean de Werth et de Thomas de Savoie-Carignan ravagèrent la région, prirent Albert et la brûlèrent. La ville fut à nouveau brûlée par les Espagnols l'année suivante.
  • La guerre avec l'Espagne se poursuivit après les Traités de Westphalie de 1648. Le Grand Condé passa au service du roi d'Espagne, Philippe IV, et attaqua Albert, la prit et la brûla le 2 août 1653. La Paix des Pyrénées de 1659 mit fin à vingt quatre ans de guerre et donna l'Artois à la France. Albert cessa donc d'être une ville frontière mais elle était totalement ruinée. Les moines bénédictins quittèrent la ville, il ne resta que le prieur qui géra les biens du prieuré. La reconstruction de la ville fut lente et se prolongea jusqu'au début du XVIIIe siècle.
  • En 1702, la commune se dota d'un hôtel de ville situé sur la place d'Armes qui servit tout à la fois à l'administration municipale, à la justice seigneuriale et de grenier à blé.
  • le 2 mars 1725, Albert fut doté d'un grenier à sel où on stocka le sel pour la ville et cinquante paroisses des environs. C'était aussi la juridiction chargée de régler les litiges liés à la gabelle.
  • En 1730, un service hebdomadaire de messagerie fut institué entre Albert et Amiens. Albert fut desservie quelque temps après par un chariot allant de Rouen à Cambrai qui passait une fois par semaine.
  • En 1781, un Bureau de Charité fut pour la première fois ouvert à Albert.
  • En 1786, l'administration municipale installa l'éclairage public dans les rues[35].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • En 1789, après la rédaction des cahiers de doléances du tiers état, les Albertins subirent l'augmentation du prix du blé. Des chariots qui en transportaient furent pillés le 18 juillet. Le 27 juillet, le bruit courut que des "ennemis" fauchaient les moissons: toute la ville prit les armes. C'est ainsi qu'Albert prit part à cet épisode de la Révolution appelé la Grande Peur.
  • Pendant la Terreur en 1793-1794, le maire d'Albert, Scribe Poly, enfouit la statue de Notre-Dame de Brebières dans un tonneau de sel qu'il cacha dans son épicerie. Pour instituer le culte de la Raison, les six cloches furent descendues du clocher et les statues de l'église transférées dans le grenier de l'hôtel de ville. Les archives de l'Hôtel-Dieu et de l'église furent brûlées. Une dizaine de suspects furent arrêtés dont le curé, la châtelaine de Boulan, le procureur, un notaire et son fils…
  • À partir du milieu du XIXe siècle la ville d'Albert vit se développer les activités industrielles. Le textile fut peu à peu délaissé au profit des industries métallurgiques et mécaniques. Notamment sous l'impulsion d'Albert Toulet à partir de 1864. Les entreprises albertines se spécialisèrent dans la production de bicyclettes, d'automobiles puis de machines-outils et employèrent deux mille ouvriers avant 1914. La ville prit en 1874 pour devise Vis mea ferum (le fer est ma force).
  • La Guerre franco-allemande de 1870-1871 contre la Prusse toucha durement la région qui subit les rigueurs de l'occupation prussienne. Cinq cents soldats français prisonniers furent enfermés dans l'église d'Albert.
  • En 1898 La ville dispose d'un téléphone public, route de Bapaume[36].
  • 1911, création de la Maison du Peuple, rue Thiers, pour servir de lieu de réunion aux organisations ouvrières.
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Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1914-1918 : Albert fut l'enjeu de terribles combats pendant la Première Guerre mondiale.
    • Du 25 au 29 septembre 1914, lors de la Bataille d'Albert, dans le cadre de la Course à la mer;
    • durant l'année 1915, la ville fut l'objet de nombreux tirs d'artillerie qui la détruisirent presque totalement, le clocher de la basilique fut touché et la Vierge dorée resta penchée au-dessus du vide.
    • pendant la Bataille de la Somme en 1916, du 1er juillet au 18 novembre;
    • pendant la Bataille du Kaiser au printemps 1918, la ville en ruines fut occupée par les troupes allemandes;
    • en août 1918, le général Douglas Haig lança une contre-offensive à Albert, le 21 août. L’attaque principale fut lancée par la 3e armée britannique, à laquelle fut adjoint le 2e Corps des États-Unis. Albert tomba le 22 août.

Aux destructions matérielles, s'ajoutèrent celle de ses registres paroissiaux les plus anciens : B.M.S. (Catholicité) et les premiers N.M.D. (état civil), lors de l'incendie ayant la ville de Péronne, elle fut aussi terriblement touchée par les bombardements du premier conflit mondial. Ainsi, pour la commune d'Albert, aucun acte d'état civil n'est antérieur à 1833.

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Entre deux guerres[modifier | modifier le code]

Alexandre Miniac, aquarelle du futur hôtel-de-ville d'Albert, 1930
  • En 1924, l'industrie aéronautique s'installa à Méaulte, commune voisine d'Albert, sous l'impulsion de l’avionneur Henri Potez.
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Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1939-1945, Seconde Guerre mondiale. Le 17 mai 1940, le maire d'Albert Sainte-Marie Verrier reçut de la préfecture, par téléphone, l'ordre de repli qui devait se faire avec les moyens du bord. La maternité était évacuée par autocar vers Beauvais le jour même, l'hospice le lendemain par wagon à bestiaux vers Arras et Saint-Pol-sur-Ternoise. Le 20 mai, les Allemands de la 1re Panzerdivision occupèrent Albert[37]. L'ancien aérodrome d'Albert-Bray a été utilisé par la Luftwaffe dès 1940. Dans le film L'Escadrille des Aigles (fiction, mais basée sur des faits réels) une mission d'attaque au sol est exécutée contre l'aérodrome de Bray par les Spitfires du Squadron 71.
  • En novembre 1941, des tracts communistes furent retrouvés dans les rues d'Albert et le 30 décembre 1941, un contremaître allemand était assassiné.
  • En mai 1942, les communistes d'Albert parvinrent à fabriquer clandestinement un journal : L'Exploité albertin
  • Dans le Convoi des 45 000, parti de Compiègne pour Auschwitz le 6 juillet 1942, figuraient six Albertins : Caviglioli Émile, Dessein Florimond, Fletcher John, Pignet Ernest, Pignet René, Villa Gerolamo[38]. Aucun n'est revenu.
  • À la suite de la découverte de tracts communistes par la police française, le 25 juillet 1942, Georges Delamotte, responsable communiste albertin fut arrêté, condamné, le 16 janvier 1943, par la Section spéciale aux travaux forcés, il fut déporté à Buchenwald en avril 1944. D'autres Résistants albertins furent arrêtés : Louis Chofflet, Albert Houdant, Alfred Leclercq, Albert Poiret (déporté et décédé à Dachau en 1944), Roger Soret lui aussi déporté à Dachau. Un Albertin, Abel Sainte-Croix, cantonnier à la S.N.C.F., organisa le premier groupe de cheminots résistants à Albert. Il devint l'un des organisateurs du Front national et des F. T. P. de la Somme. Il participa à la Libération de Paris.
  • Le 23 juillet 1943, eut lieu devant le Tribunal militaire allemand d'Amiens le procès des membres du "Groupe Michel". Ils avaient à leur actif un nombre impressionnant de sabotages meurtriers. Parmi eux deux Albertins, les frères Henri et Jacques Wilgos, ainsi qu'Alfred Dizy, le chef du groupe, habitant Morlancourt. Ils ont été fusillés le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d'Amiens.
  • Dans la nuit du 28 au 29 juillet 1943, un sabotage de la voie ferrée à Grandcourt, entre Albert et Arras provoqua le déraillement de deux trains et la mort d'au moins 180 soldats allemands. Les jours suivants, les polices allemande et française procédèrent à l'arrestation de Résistants, membres du "Groupe Détaille" : Constant Détaille membre de Libération-Nord et du Front national (qui trouva la mort dans le bombardement de la prison d'Amiens lors de l'opération Jéricho), son épouse (déportée), Michel Boudoux, Victor Facquez, Henri Charlemagne, Louis Moret, Marius Reimann (déporté à Buchenwald et à Dora où il décéda), membre du réseau Marco Polo, Micheline Amalric, Christian Arnaud, Engramer, Dereck Pekett et d'autres encore.
  • Le "Groupe Arthur" à Albert dont le chef était Léandre Deflandre et dont le directeur de l'École Notre-Dame, Ghislain Deguine, était membre, fut chargé de collecter des informations et de les transmettre aux forces alliées, d'organiser le franchissement de la ligne de démarcation d'évadés de stalag ou de venir en aide à des aviateurs alliés dont l'avion avait été abattu. Ce groupe faisait partie de l'Organisation civile et militaire (O. C. M.). Léandre Deflandre fut arrêté chez lui par la Gestapo le 23 juillet 1944. Il réussit à s'échapper en traversant le jardin public mais il fut abattu par les Allemands. Emmené à la citadelle d'Amiens, son cadavre fut découvert dans le bois d'Aveluy.
  • L'abbé Henri Dumoulin devint alors le chef de la Résistance albertine, il prépara la Libération de la ville et des environs avec l'aide de deux "maquis" un français et un russe dans le canton d'Acheux-en-Amiénois.
  • La Libération : le 1er septembre 1944, la police et la gendarmerie ayant rejoint la Résistance, les combats se déroulèrent, dans Albert, toute la journée face à une compagnie de SS. À 22 h, les chars et les canons de la 2e Armée britannique entrèrent dans la ville faisant 300 prisonniers. Le bilan des combats fut de sept morts et sept blessés[37], [39].

Après guerre[modifier | modifier le code]

  • Du 15 novembre 1944 au 22 avril 1949, sévit à Albert, dans les environs et jusqu'en Seine-Maritime, le « Gang d'Albert » formé d'une quinzaine d'anciens Résistants – dont certains avec un passé digne d'éloges – commit une série de vols à main armée, en argent et en nature, chez des agriculteurs et des commerçants qu'il soupçonnait de marché noir ou de collaboration avec l'ennemi pendant la guerre, allant jusqu'à tuer un marchand de bestiaux à Vauchelles-lès-Authie. Il s'attaqua également à la coopérative laitière d'Albert et aux bureaux de poste de Millencourt et Epehy. Enfin arrêtés, les malfaiteurs furent jugés par la Cour d'assises de la Somme qui prononça trois condamnations à mort et des peines de prison de 2 à 15 ans de détention. Les trois condamnés à mort s'étant pourvu en cassation, l'affaire fut rejugée par la Cour d'assises de l'Aisne en décembre 1951, une seule condamnation à mort fut cette fois prononcée et exécutée. Les deux autres comparses furent condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité[40].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Basilique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : basilique Notre-Dame de Brebières.

La basilique Notre-Dame de Brebières, édifiée de 1885 à 1895 en style néo-byzantin par l'architecte Edmond Duthoit et reconstruit par son fils Louis Duthoit, est le principal monument de la ville. Logo monument historique Classé MH (2004) : basilique, sacristies et chapelle des catéchistes, en totalité.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L' hôtel de ville d'Albert est un édifice art déco et inspiré du style flamand, conçu par l'architecte malouin Alexandre Miniac (1885-1963), architecte à Paris, et Benjamin Maneval, architecte à Amiens. Cet édifice de vastes dimensions domine la place Émile Leturcq. Son beffroi haut de 64 mètres possède un carillon "de Westminster". Il a été inauguré en 1932 par le président de la République, Albert Lebrun, Sainte-Marie Verrier étant maire. Vendémiaire Pavot, sculpteur valenciennois, est l'auteur de la frise en ciment moulé de la façade. Elle évoque les travaux des champs et les activités industrielles, le départ d'un jeune père à la guerre et son retour dans sa famille. Le peintre Raymond Moritz réalisa les décors peints de la salle des mariages, allégorie des âges de la vie. Georges Tembouret, maître-verrier amiénois, réalisa le vitrail du grand escalier représentant l'industrie aéronautique.

Théâtre du jeu de Paume[modifier | modifier le code]

Construit dans les années 1990, à l'emplacement d'un ancien terrain de jeu de paume, c'est un lieu de spectacles et d'exposition pour le canton, il est particulièrement utilisé pour le festival international du film animalier au début du printemps. Il dispose d'une salle modulable de six cents places.

Gare d'Albert[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Albert.
Potez 36 installé en hauteur dans le hall de la gare d'Albert.

La gare d'Albert a été reconstruite par Gustave Umbdenstock après la Grande Guerre et inaugurée en 1925. C'est un bâtiment en brique surmonté d'un clocheton. Dans la salle des pas perdus rénovée est suspendu un avion Potez 36/14 construit dans l'usine d'aviation de Méaulte proche d'Albert[41].

Musée de l’Épopée de l'Industrie et de l'Aéronautique[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'Epopée de l'Industrie et de l'Aéronautique d'Albert est situé dans le Parc d'activités André Liné, rue de l'Industrie à la sortie sud de la ville, en direction d'Amiens, en face de l'entreprise Bétrancourt. Il a été fondé par l'Association de l’épopée industrielle et aéronautique d’Albert.

Le musée s'étend sur un parc de deux hectares dans lequel on peut découvrir une collection d' avions provenant d'un musée nancéien : plus d’une cinquantaine d’engins volants (avions, hélicoptères, planeurs) dont une Caravelle, un Dakota C 47 et de nombreux documents qui retracent l'aventure de l'aéronautique[42].

Le musée renferme également de nombreux objets fabriqués par l'industrie albertine du début du XXe siècle: machines à coudre, bicyclettes, motos, jouets, machines-outils etc.

Visite sur rendez-vous (contacter l'entreprise Betrancourt)

Musée "Somme 1916"[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Somme 1916.

Le musée Somme 1916 anciennement musée des Abris est aménagé dans un souterrain de défense civile et présente la vie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Peinture murale[modifier | modifier le code]

Albert, peinture murale d'Albert Mac Carton (1996)

Le figuriniste Albert Mac Carton a peint sur le pignon d'une maison face à l'entrée du jardin public, La Vierge penchée inaugurée en juillet 1996 pour le quatre-vingtième anniversaire de la Bataille de la Somme.

Monuments aux Morts[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale, deux monuments commémorant la guerre de 1870 s'élevaient à Albert, l'un, le Monument patriotique en l'honneur de la libération de la ville, le 14 janvier 1871, par le Général Faidherbe et l'Armée du Nord édifié en 1900, place Faidherbe (actuelle place Émile Leturcq), l'autre, en hommage aux 19 hommes de la ville et du canton morts pendant la guerre, érigé dans cimetière communal. Ils furent tous deux détruits pendant la Grande Guerre. Le 30 mars 1934, le conseil municipal décida d'employer une partie des dommages de guerre versés pour la reconstruction à l'édification d'un seul monument square du Souvenir[43].

  • Le monument aux morts d'Albert est l’œuvre de Charles Gern[44], sculpteur originaire de Kaiserslautern (AllemagneLand de Rhénanie-Palatinat). Édifié en 1936-1937, en pierre d'Euville, il a la forme d'un portique à quatre piliers supportant un entablement. Il est long de 9 mètres et haut de 5. Sur le linteau est gravée l'inscription "Albert, à ses morts". Sur les côtés deux bas-reliefs - dus au sculpteur de Malakoff, Pierre Fosses - représentent l'adieu (ou le départ pour la guerre) et le deuil[45]. Au centre, la statue d'une femme majestueuse symbolise vraisemblablement la paix.
  • Un premier monument aux morts a été édifié dans le cimetière communal par l'entreprise de marbrerie albertine Lechien. Il a la forme d'un obélisque surmonté d'un coq.

Cimetières militaires[modifier | modifier le code]

Communal cimetery extension

Situé dans le prolongement du cimetière communal, ce cimetière militaire britannique regroupe 888 corps (644 Anglais, 202 Canadiens, 39 Australiens et 3 Indiens) dont 20 inconnus[46].

Bapaume post military cimetery

Situé sur la route de Bapaume, ce cimetière regroupe 410 corps (327 Anglais, 64 Canadiens, 18 Australiens, 1 Sud-Africain) dont 181 inconnus[47].

Nécropole française de la route de Péronne
Article détaillé : Nécropole nationale d'Albert.

Créé en 1923, il regroupe 6 290 corps dont 2 879 en ossuaires parmi eux 3 Britanniques[48].

Jardin public[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin public d'Albert.

Le jardin public de la ville a été aménagé par la municipalité dans la première moitié du XXe siècle, après la Grande Guerre. Il abrite un Arboretum, un espace paysager, une chute d'eau avec cascade sur le cours de l'Ancre, un bassin et une rivière serpentine qui traversent le parc. Des grilles d'entrée et un kiosque à musique agrémentent cet espace bucolique. La sortie du Musée "Somme 1916" se fait par le jardin public.  Inscrit MH (2009) en totalité.

Étangs du Vélodrome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étangs du Vélodrome.

Situés entre Albert et Aveluy, cet espace de loisirs se compose de trois étangs, d'un golf, de prairie. L'accès a été piétonnisé en 2012. Un site naturel protégé est en cours d'aménagement.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jeanne d'Harcourt, épouse du seigneur d'Encre, Raoul II de Coucy. De 1411 à 1415, elle mit fin à des différends entre les seigneurs et la commune d'Encre dans le domaine financier et octroya à la commune le droit de louer des marais qu'elle possédait. Elle intervint également auprès du prieur pour qu'il fit réparer les remparts de la ville. Elle est considérée comme une bienfaitrice de la commune, aussi n'est-il pas étonnant que la principale rue commerçante de la ville porte son nom.
  • Étienne Sanderaz, né à Encre, au XVe siècle. Copiste et enlumineur en 1447 de l'ouvrage de Barthélémy de Gauville, De proprietatibus rerum, traduit par Jehan Corbichon, chapelain du roi Charles V. Cet ouvrage sur velin in-folio enluminé de miniatures et de lettres capitales " réhaussées d'azur et d'or" est conservé à la Bibliothèque Louis Aragon d'Amiens (Bibliothèques d'Amiens Métropole)[49].
  • Philippe Carette, Albertin qui avait eu sa maison détruite par l'armée espagnole en 1636. Réfugié à Amiens, il mena avec Michel Patou, autre Albertin et ses compagnons une série de coups de main qui affaiblirent les positions espagnoles lors du siège de Corbie: destruction de moulins, détournement de la rivière Boulangerie qui actionnait ces moulins, prise d'une demi-lune près de la porte à l'Image. Louis XIII accorda des exemptions d'impôts à Carette et ses compagnons. Une rue d'Albert porte son nom[50].
  • Louis-Ghislain de Bouteville du Metz né à Albert, le 28 avril 1746, décédé à Paris, le 9 avril 1821 fut député de la Somme sous la Révolution française et le Consulat et commissaire du gouvernement en Belgique occupée de 1795 à 1797.
  • Antoine Joseph Lemarchant de Gomicourt, né le 13 février 1763 à Albert et mort le 23 mai 1827 à Paris. Homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Antoine-Athanase Roux de Laborie, homme politique sous la Révolution, l'Empire et la Restauration, né à Albert en 1769, décédé à Paris en 1842[51].
  • Jean Guyon (1794-1870), né à Albert, chirurgien de la Grande Armée puis médecin-inspecteur du service de santé en 1838. Il étudia les épidémies de fièvre jaune en Martinique, de choléra en Pologne. Ses nombreux mémoires furent publiés dans des revues scientifiques[52].
  • Louis-Antoine Chandenier (baron de), né le 5 décembre 1796 à Aix-La-Chapelle, décédé à Amiens en novembre 1881, garde du corps du roi (Compagnie écossaise), capitaine du 1er cuirassiers sous l'Empire et la Restauration, prit part aux dernières campagnes de l'Empire et fut blessé à la Bataille de Montereau. Maire d'Albert (1852-1865).
  • Henri Daussy (1823-1895), né à Amiens et décédé à Albert. Clerc de notaire, puis avocat, il fut historien de la ville d'Albert[53].
  • Albert Toulet (1833-1887), créateur de l'industrie mécanique à Albert. Maire d'Albert de 1883 à 1887. On peut voir son buste en bronze devant l'hôtel de ville[54].
  • Alfred Toulet (1839-1905), frère d'Albert Toulet, fonctionnaire des contributions directes, conseiller d'arrondissement du canton d'Albert et député de la deuxième circonscription de la Somme (1882-1885).
  • Anicet Godin, né le 8 avril 1840 à Dompierre-sur-Authie, décédé à Albert le 7 mai 1913. Il fut curé-doyen d'Albert de 1882 à sa mort. Pendant son ministère, il fit démolir l'église paroissiale en 1884 et fit reconstruire à son emplacement, de 1885 à 1897, l'édifice en brique de vastes dimensions que nous connaissons aujourd'hui. L'église nouvelle reçu du pape Léon XIII, le titre de basilique mineure et Anicet Godin devint Monseigneur Godin[55].
  • Auguste Hurtu constructeur automobile ayant une entreprise albertine avant de s'implanter à Rueil-Malmaison[56]. Hurtu commença à fabriquer des machines à coudre, puis des bicyclettes et enfin des voitures pour le compte de Bollée d'abord, puis sous son propre nom. Jusqu'en 1914, Hurtu produisit surtout des voiturettes. La production fut arrêtée en 1929.
  • Émile Leturcq (1870-1930), né à Mametz, pharmacien à Albert. En tant que maire d'Albert et conseiller général, il mit en œuvre la reconstruction d'Albert après la Première Guerre mondiale[57]. On peut voir son buste en bronze devant l'hôtel de ville réalisé par Charles Gern en 1932.
  • Alexandre Miniac, architecte de l'hôtel-de-ville d'Albert.
  • Henry Potez, (1891-1981) ingénieur et avionneur, né à Méaulte commune voisine d'Albert. Maire d'Albert de 1947 à 1959.
  • Robert Solente né à Mametz en 1908 fut professeur au collège d'Albert et adjoint au maire de 1947 à 1959. Grâce à son action militante, le collège d'Albert fut transformé en Lycée et prit le nom de Lycée Lamarck. Il fut président de la délégation spéciale nommée par décret du Président de la République après à la dissolution du conseil municipal de Mametz. Il a écrit les ouvrages suivants : Essai généalogique, La famille Solente à Mametz et Lamarck biologiste. Il était chevalier de la Légion d'honneur. Une avenue d'Albert porte son nom.
  • Fernand Demilly, né en 1934, maire d'Albert de 1965 à 1971, conseiller général du canton d'Albert de 1979 à 2011, président du Conseil général de la Somme de 1989 à 1995, sénateur de la Somme de 1995 à 2004. Père de Stéphane Demilly.
  • Stéphane Demilly, né à Albert en 1963, maire d'Albert depuis 1989, conseiller régional de 1992 à 2002, député de la Somme depuis 2002, président de la Communauté de communes du Pays du Coquelicot.
  • Hardoc, pseudonyme de Vincent Lemaire, né à Albert le 18 février 1975, est dessinateur de bande dessinée depuis l'âge de quinze ans. En 1996, il a remporté l’Écureuil d’or qui récompense le meilleur jeune espoir au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.
  • Nicholas-Henri Zmelty, né en 1980, ancien élève du collège Pierre et Marie Curie et du Lycée Lamarck d'Albert, ancien chargé d'études et de recherches à l'Institut national d'histoire de l'art (I.N.H.A.) de Paris où il gérait également la base G.A.A.E.L. (guide des archives d'artistes en ligne), docteur en histoire de l’art contemporain (thèse soutenue en 2010 à l'Université de Picardie Jules Verne), est l'un des principaux spécialistes français de l'affiche illustrée. Il a obtenu pour sa thèse de doctorat, L'Affiche illustrée en France (1889-1905), naissance d'un genre ? le Prix du Musée d'Orsay le 28 juillet 2011[58]. Il est en outre, commissaire d'expositions et enseignant dans le supérieur[59]. En août 2013, il est devenu conservateur du Musée de Montmartre.
  • Étienne Bacrot, né à Lille en 1983. Grand maître international (GMI) d'échecs français, a disputé à Albert de nombreux tournois (au Théâtre du Jeu de Paume).

Dans les communes proches[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Albert » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Michaël Cambray, Albert, t. 2, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton,‎ 2009 (ISBN 978-2-8491-0988-5).
  • (en) Henry Carnoy, Littérature orale de Picardie, Paris, Maisonneuve et Larose,‎ 1967, 381 p. (ISBN 978-2-706-81157-9 et 2-706-81157-9, OCLC 407114750).
  • Henry Daussy, Histoire de la ville d'Albert (autrefois Encre) jusqu'à la Révolution de 1789, Woignarue, La Vague verte,‎ 2002 (1re éd. 1895) (ISBN 978-2913924468).
  • René Debrie, Toponymie d'Albert, 1996, Éditions Eklitra.
  • Abbé Paul Decagny, L'Arrondissement de Péronne ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, 1844; réédition partielle, Albert et ses environs, Paris, 1999, Rassorts-Lorisse (ISSN 0993 - 7129).
  • Jean-Michel Declercq, Hier, à Albert (1900-1920), Abbeville, F. Paillart,‎ 1989, 180 p. (ISBN 978-2-907-52507-7 et 2-907-52507-7, OCLC 37484417)
  • Jean-Michel Declercq, Albert et ses environs, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 1998, 127 p. (ISBN 2-842-53132-9 et 978-2-842-53132-4, OCLC 39899816).
  • Hervé Deguine, Tout ira bien : Ghislain Deguine, combattant et résistant d'Albert : 1939-1944, Paris, Éd. Bonaventure,‎ 2010, 189 p. (ISBN 978-2-953-71202-5 et 2-953-71202-X, OCLC 762783779).
  • Anatole Gosset, Notre-Dame de Brebières, à Albert : histoire, légende et description, Inval-Boiron, La Vague verte, coll. « Jusant »,‎ 2011 (ISBN 978-2-3563-7036-5 et 2356370366, OCLC 826997241)
  • Pierre Laboureyras, La ville d'Albert avant et pendant la guerre, 1914-1915 : la destruction d'une cité picarde et d'une basilique mariale, Paris, le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (no 3197),‎ 2012, 144 p. (ISBN 978-2-758-60684-0 et 2-758-60684-4, OCLC 843382075)
  • Frédéric Lemaire (préf. Charles Quéret, ill. Maurice Dominois), Albert jadis et aujourd'hui, Paris, Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (no 1275),‎ 2002 (ISBN 2-843-73143-7 et 978-2-843-73143-3, OCLC 470534293).
  • Gérald Maisse, Occupation et Résistance dans la Somme 1940-1944, Abbeville 2005, F. Paillart Éditeur.
  • (en) Paul Roger, Histoire des cathédrales, abbayes, châteaux-forts et villes de la Picardie et de l'Artois, Bouhet, Découvrance, coll. « Amateur averti »,‎ 2003 (ISBN 978-2-842-65206-7 et 2-842-65206-1, OCLC 52429023)
  • Yves Sainte-Marie, Notre-Dame de Brebières. La ville d'Albert - Des origines à la Révolution - De la Révolution à nos jours, Boulogne, 1908, Édition France-Album.
  • Maurice Théry, La Guerre en Picardie 1914-1918, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, reprise de l'édition de 1920 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0 778 - 6)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Albert [3]
  • Albert [4]
  • Musée Somme 1916 [5]
  • Musée de l'épopée de l'industrie et de l'aéronautique [6]
  • Site officiel de la ville d'Albert

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 10.065 (1999) après Amiens 136 105 (2006) et Abbeville 24 567 (1999)
  2. La gare fut reconstruite après-guerre d'après les plans de Gustave Umbdenstock.
  3. à 48 m d'altitude
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. a, b, c, d, e, f et g voir liste des maires la commune
  7. a, b, c et d résistant albertin
  8. a, b, c, d, e, f, g et h voir personnage liés à la commune
  9. ville jumelée
  10. bienfaiteur de l'hospice d'Albert
  11. résistant

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ancre (E6380600) » (consulté en 12 octobre2013)
  2. a, b et c Notice géographique et historique sur la commune d'Albert, rédigée par Monsieur Lecocq, instituteur, 1898 (Archives départementales de la Somme)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Fossé (E6380652) » (consulté le 12 octobre 2013)
  4. Journal Officiel de la République Française, « Arrêté du 14 septembre 2006 portant fermeture de l'aérodrome d'Albert-Bray (Somme) » (consulté le 11 août 2008)
  5. Guide 1930 des aérodromes et bases d'hydravions, « Albert - Méaulte : Aérodrome privé des Usines H. Potez » (consulté le 11 août 2008)
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