Pain perdu

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Le pain perdu.

Le pain perdu est un mets à base de pain trempé dans un mélange de lait et d'œuf puis cuit. Il est connu dans de nombreuses régions du monde sous diverses appellations comme pain doré au Canada ou pain crotté dans le Nord de la France.

Préparation[modifier | modifier le code]

Les œufs sont battus et mélangés à du lait. Le pain est coupé en tranches et les tranches sont trempées dans cette préparation. Les tranches sont ensuite cuites, par exemple au four ou à la poêle.

Accompagné de sucre, ce mets est servi comme une pâtisserie, au déjeuner, au goûter ou en dessert.

Il est aussi possible d'incorporer du fromage dans la préparation, le pain perdu est alors servi comme entrée ou plat au déjeuner ou au dîner, éventuellement accompagné de jambon.

Appellations dans le monde[modifier | modifier le code]

Une torrija espagnole.

Au Canada, on parle de « pain doré », traditionnellement accompagné de sirop d'érable. Dans certaines régions de France, comme le Périgord, ce mets est appelé « dorée ». Le nom anglais est « French toast », soit « pain grillé français ». En Espagne, la torrija est une sorte de pain perdu, généralement associée à la période du carême ; il y a des formes régionales[1]. La variante d'Argentine et d'Uruguay s'appelle torreja[2]. En Suisse, on appelle aussi ce mets « croûte dorée ». En Allemagne, on parle de « Armer Ritter », ce qui veut dire « chevalier pauvre » et qui désigne un repas pouvant être préparé avec peu de moyens financiers grâce aux ingrédients bon marché[3]. Au Portugal, le pain perdu est un plat traditionnel de Noël qui s'appelle les « rabanadas ».

La Normandie connaît une spécialité culinaire, le pain perdu à la normande ; c'est un pain perdu flambé avec du pommeau de Normandie et servi avec de la confiture de pommes[4].

Dans le Nord-Pas-de-Calais, on l'appelle pain crotté[5], on emploie parfois aussi le terme « pain ferré ».

L'Anjou connaît une variante, le pain perdu au triple sec (Combier ou Cointreau).

La Basse-Bretagne connaissait le boued laezh (« nourriture de lait »), c'est-à-dire du lait chauffé avec du pain[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pain perdu permet d'utiliser du pain rassis, soit par nécessité de ne pas perdre de nourriture, soit parce que jeter du pain, avec ses connotations religieuses, était socialement inacceptable.

Mais, comme il a été repris par les cuisiniers qui l'ont enrichi de saveurs telles que la cannelle, il est aussi devenu un élément de desserts soignés proposés dans les restaurants gastronomiques[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article « torrija » de la Wikipédia espagnole (consulté le 7 février 2010).
  2. Voir également l'article « torrija » de la Wikipédia espagnole (consulté le 7 février 2010).
  3. Voir l'article « Armer Ritter » de la Wikipédia allemande (consulté le 13 décembre 2010)
  4. Selon divers sites Web ; par exemple http://www.recettes-2cuisine.com/pain-perdu-a-la-normande-vt351.html, consulté le 7 février 2010.
  5. Karien Descamps, Craquez pour la cuisine des ch'tis, Mango
  6. Mikael Madeg, Le grand livre des surnoms bretons, p. 36.
  7. Par exemple, selon ce site d'actualité sur les restaurants en France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]