Angers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Angers (patronyme)
Angers
Vue sur la cité historique et la cathédrale Saint‑Maurice depuis le château.
Vue sur la cité historique et la cathédrale Saint‑Maurice depuis le château.
Blason de Angers
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire (préfecture)
Arrondissement Angers (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole (siège)
Maire
Mandat
Christophe Béchu (UMP)
2014-2020
Code postal 49000, 49100
Code commune 49007
Démographie
Gentilé Angevins
Population
municipale
149 017 hab. (2012)
Densité 3 490 hab./km2
Population
aire urbaine
403 765 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 25″ N 0° 33′ 15″ O / 47.47361, -0.5541647° 28′ 25″ Nord 0° 33′ 15″ Ouest / 47.47361, -0.55416  
Altitude Min. 12 m – Max. 64 m
Superficie 42,70 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Angers

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Angers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Angers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Angers
Liens
Site web angers.fr

Angers (prononcer [ ɑ̃ˑʒe ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune de l'ouest de la France située sur l'axe Paris-Nantes, au bord de la Maine, préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire. Ses habitants s'appellent les Angevins.

Par sa population, Angers intra-muros est en 2012 la troisième commune la plus peuplée du Grand Ouest[Note 1] après Nantes et Rennes, la deuxième de la région Pays de la Loire et la dix-huitième de France avec 149 017 habitants[1]. Angers est au centre d'une aire urbaine peuplée en 2012 de 403 765 habitants[1] et d’une intercommunalité, Angers Loire Métropole, comprenant 33 communes et 267 637 habitants en 2011[2].

Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie des Plantagenêts, Angers est l'un des centres intellectuels de l'Europe sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence hydrographique, les basses vallées angevines. La Maine se forme par la réunion de trois rivières au nord de la ville et se jette à quelques kilomètres dans la Loire.

Angers se distingue aujourd'hui par sa spécialisation dans le domaine du végétal : premier pôle horticole européen, la ville abrite également le siège de l'office communautaire des variétés végétales. Ses universités, ses musées et son activité culturelle en font également un centre culturel important qui comprend notamment le château du Roi René construit au XIIIe siècle qui abrite la tenture de l'Apocalypse, le plus grand ensemble de tapisseries médiévales connu à ce jour. La commune est à la frontière du Val de Loire, classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000, et du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. La richesse de son patrimoine lui vaut le label de ville d'art et d'histoire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Angers est à un nœud géologique, hydrographique, topographique, géographique, culturel, historique et stratégique[3]. La ville est située dans l'ouest de la France, au centre du département de Maine-et-Loire, sur l'axe de communication entre le bassin parisien et l'océan Atlantique. Elle est située aux confluences du Loir, de la Mayenne et de la Sarthe. Ces deux dernières rivières forment ensuite la Maine – au niveau de l'île Saint-Aubin, au nord de la ville – qui se dirige au sud-ouest vers la Loire. C'est sur ces confluences de trois rivières et d'un fleuve, carrefour naturel des voies de communication sur un promontoire rocheux, que les premiers hommes à l'origine d'Angers se sont implantés[3].

Elle est distante de 80 km de Nantes, la préfecture de région ; de 94 kilomètres de Tours ; de 110 km de Rennes ; de 120 km de Poitiers ; de 265 km de Paris ; 438 km de Lille ; 453 km de Lyon et 656 km de Marseille (distances orthodromiques)[4].

Angers se trouve à 123 km de l'océan Atlantique (Pornic en Pays de la Loire) et 203 km de la Manche (Ouistreham en Basse-Normandie)[4].

Avec une superficie de 4 270 hectares[5], Angers est moins étendue que les préfectures voisines que sont Nantes, Le Mans ou encore La Roche-sur-Yon mais davantage que Tours et a une surface équivalente à celle de Poitiers.

Communes limitrophes de Angers
Avrillé Cantenay-Épinard, Écouflant Saint-Sylvain-d'Anjou
Beaucouzé Angers Saint-Barthélemy-d'Anjou, Trélazé
Bouchemaine Sainte-Gemmes-sur-Loire Les Ponts-de-Cé, Mûrs-Erigné


Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Angers est situé à la jonction de deux grandes structures géologiques : le Massif armoricain, granitique, à l'ouest et le Bassin parisien, sédimentaire, à l'est[6]. Du point de vue du cours de la Loire, l'agglomération angevine est par conséquent à la limite du Val de Loire et de la Loire armoricaine[7].

Le sous-sol de la ville est composé de schiste, notamment ardoisier comme le rappelle les carrières de la commune voisine de Trélazé, et de calcaire. Beaucoup d'escarpements schisteux apparaissent à Angers, notamment le promontoire à partir duquel s'est développée la ville[8].

L'altitude de la ville varie entre 12 et 64 mètres[5]. Particulièrement vallonnée, Angers s'est développée à partir d'un promontoire rocheux sur lequel sont situés le château d'Angers, la cité historique et la cathédrale Saint-Maurice[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les basses vallées angevines s'étendent du nord au sud de la ville, de l'île Saint-Aubin à La Baumette. Elles constituent de vastes zones humides, principalement des prairies[10] qui accueillent les crues de la Maine et servent de refuge aux oiseaux migrateurs et à une flore et une faune typiques du Val de Loire[11].

La Mayenne et la Sarthe, qui se rejoignent près de l'île Saint-Aubin, forment la Maine qui traverse la ville. Celle-ci rejoint la Loire à quelques kilomètres d'Angers à la Pointe[12].

Angers est également parcourue par le Brionneau, qui prend sa source dans le Haut-Anjou et dont les eaux sont retenues dans l'étang Saint-Nicolas à l'ouest de la ville[12]. Ce dernier serpente dans un vallon, séparant deux quartiers de la ville. Cet étang est classé, depuis le 4 mai 1936, parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque par arrêté du ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts[13].

Un lac artificiel, le lac de Maine, vaste plan d'eau de 110 hectares, fut aménagé à la fin des années 1970 en parc de loisirs ouvert à tous[14]. Situé sur les anciennes prairies inondables d'Aloyeau, le lac provient de l'exploitation par la ville de carrières de grave[15].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat angevin est un climat de transition où s'exerce l'influence océanique de la façade atlantique et l'influence plus continentale de la Touraine[16]. Angers est en effet à la fois « assez éloigné des côtes de l'Océan pour échapper à l'action brûlante des vents de mer, et assez rapproché pour ressentir l'influence d'un climat marin doux, tempéré, humide, un peu brumeux »[17]. Il est doux (14°C d'amplitude annuelle moyenne), plutôt humide (les hivers sont généralement pluvieux), les gelées y sont rares (température minimale moyenne positive les mois d'hiver) et les étés ensoleillés. C'est la douceur angevine popularisée par Joachim Du Bellay.

Angers bénéficie en moyenne de 194 jours d'ensoleillement dont 60 de fort ensoleillement. Les précipitations annuelles , inférieures à la moyenne nationale, sont réparties sur 111 jours[18]. Si les jours de brouillard y sont fréquents, l'enneigement y est très faible. Les records de température sont établis respectivement à –15,4°C et +39,8°C.

Tableau comparatif des données climatiques d'Angers[19]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Angers 1 799 693 7 14 43
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,5 4,4 6 9,5 12,3 14,2 14,1 11,5 9,1 5,3 3 7,9
Température moyenne (°C) 5 5,7 8,2 10,4 13,9 16,2 19,2 19,1 16,5 12,7 8 5,6 11,8
Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,4 12,8 15,6 19,4 23,1 25,3 25,4 22,1 17,3 11,7 8,6 16,6
Record de froid (°C) −15,4 −12,8 −10,6 −3,4 −1,6 2,3 4,5 5,1 2,5 −3,2 −8 −13,4 −15,4
Record de chaleur (°C) 17,1 21,2 24,8 29,7 32,8 37,5 39,8 38,4 34,5 29,8 21,6 19 39,8
Ensoleillement (h) 69 93 137 172 195 227 228 224 186 120 81 69 1 799
Précipitations (mm) 69,2 54,8 51,6 56,6 57,9 43,2 52,1 41,3 55 71,8 67,8 72 693,3
Source : Normales annuelles de la station de Beaucouzé - Meteo France (avril 2015) [Note 2]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Réseau routier d'Angers :
  •      Boulevards historiques
  •      Voies radiales
  •      « Rocade » sud de substitution
  •      Voies sur berges
  •      Autoroutes

Angers est située au croisement de trois axes autoroutiers : l'A11 entre Paris et Nantes (axe majeur au niveau national), l'A87 vers La Roche-sur-Yon via Cholet et l'A85 vers Tours. La ville de Rennes, préfecture de la région Bretagne, et, dans une moindre mesure, le département de la Mayenne sont accessibles par la voie expresse RD 775, en cours d'aménagement. La RD 761 relie, quant à elle, Angers à Poitiers, préfecture de la région Poitou-Charentes, et Niort, dans les Deux-Sèvres.

Jusqu'en 2008, Angers était traversée par l'autoroute A11. Ces voies sur berges – l'ancienne RN 23 – formaient le lien routier entre les tronçons autoroutiers Angers-Nantes et Angers-Paris. La construction de l'autoroute est achevée lors de la mise en service du contournement nord de la ville, via une tranchée couverte de 1 700 mètres[20], permettant de compléter la rocade d'Angers. Mais les voies sur berges, actuelle RD 323, continuent de séparer la ville en deux. Un projet de réaménagement complet de celles-ci[21] est abandonné en 2014[22].

Depuis 1976, un projet de rocade sud était en discussion pour compléter l'anneau autoroutier autour de la ville[23]. Il est, lui aussi, abandonné suite au changement de majorité en 2014[24].

La ville compte 1 515 voies[25]. Le réseau routier principal se compose de trois grands types de voies. Premièrement, les boulevards historiques qui ceinturent l'hypercentre, principalement les boulevards Ayrault, Carnot, Foch, du Roi-René ; deuxièmement, les voies radiales en direction de la périphérie, comme les avenues Pasteur (vers le nord-est), Patton (vers l’ouest) ou De Lattre-de-Tassigny (vers le sud) ; dernièrement, les axes au sud de la ville faisant office de « rocade » de substitution, à savoir le boulevard Sud (boulevards Barrangé, Bédier, d’Estienne-d’Orves) d'une part et d’Arbrissel, Blanchoin d'autre part[26].

En 2012, on dénombre 991 000 déplacements quotidiens au sein de l'agglomération, dont 715 000 pour les seuls déplacements mécaniques (voiture individuelle, transports en commun et vélo). Parmi ceux-ci, 70% concernent la ville d'Angers, soit, environ, 500 000 déplacements par jour sur la commune[27].

Ponts[modifier | modifier le code]

La physionomie du réseau routier a été conditionnée par la topographie. Ainsi, la largeur de la Maine a limité les franchissements malgré son rétrécissement au XVIIIe siècle. Angers compte huit ponts au-dessus de la rivière dont un pont ferroviaire. On trouve du nord au sud :

À l’échelle de l’agglomération, la Loire limite également les possibilités de franchissement et la circulation des flux (cinq ponts sur une quarantaine de kilomètres, de Chalonnes à Saint-Mathurin-sur-Loire)[26].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Angers-Saint-Laud.
La gare Saint-Laud au début du XXe siècle.

Angers est à la jonction des lignes ferroviaires de Tours à Saint-Nazaire et du Mans à Angers-Maître-École. Plusieurs gares ont été exploitées par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest à la fin du XIXe siècle et sont désormais la propriété de la SNCF. Le chemin de fer est arrivé à Angers le 29 juillet 1849 en présence de Louis-Napoléon Bonaparte lors de la mise en service de la ligne de Nantes à Tours et Paris[34].

La gare d'Angers Saint-Laud est la principale gare, reliée au réseau de transport Irigo par le tramway d'Angers et plusieurs lignes de bus. Elle fut mise en service en 1853 par la Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes en lieu et place d'une gare provisoire[34]. Elle fut rénovée en 1956[32] et 2001[35].

Le TGV permet de rejoindre Paris-Montparnasse en 1 h 30 et l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en 2 h 25. Le temps de parcours vers les villes voisines de Nantes et Le Mans est de 40 min. Angers est également bien reliée aux principales villes françaises : Lille Europe (3 h 25), Lyon Part-Dieu (3 h 45), Strasbourg (4 h 35) ou encore Marseille et Montpellier (5 h 45)[Note 3].
Le réseau des TER Pays de la Loire permet de relier Angers à Cholet en 40 min, Saumur en 25 min, ou encore Nantes, Le Mans ou Tours. L'Interloire, ligne TER commune aux régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire, permet de rejoindre Blois en 1 h 30 ou Orléans en 2 h[36].
La ligne Intercités Nantes – Lyon relie notamment Angers aux villes de Bourges, Nevers, Moulins et Roanne avec un aller-retour les jours de fin de semaine[37].

La virgule ferroviaire de Sablé, dont la mise en service est prévue en 2017, permettra de relier Angers à Laval en 45 minutes au lieu de 1 h 30 et Rennes en 1 h 25 au lieu de 2 h 10[38].

La gare de la Maître-École, située à l'est de la ville entre les quartiers de la Madeleine et du Grand-Pigeon, est une une halte ferroviaire desservie quotidiennement par quelques TER Pays de la Loire circulant entre Le Mans et Angers Saint-Laud[36]. Elle fut mise en service par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, probablement dès le [34] lors de l'ouverture du trafic sur la voie ferrée de Sablé à Angers[39].

La gare Saint-Serge est une ancienne gare de voyageurs ouverte le 23 décembre 1878[40] lors de la mise en service de la ligne Angers – Segré[34]. Très endommagée, elle est fermée au transport de voyageurs à la fin de la Seconde Guerre mondiale[34] puis a fait place au campus universitaire de Saint-Serge. Il ne subsiste plus désormais qu'une gare réservée au fret du marché d'intérêt national du Val de Loire ouvert en 1961[32].

Une ancienne gare située à proximité de la gare Saint-Laud, la gare du Petit Anjou, était une gare de voyageurs de la Compagnie des Chemins de fer de l'Anjou. La compagnie proposait un réseau secondaire de chemin de fer à écartement métrique dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique de 1893 à 1948[41].

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Angers Loire Aéroport.

Après des débuts mitigés, la pratique de l'aviation à Angers s'est construite autour de l'aéroclub de l'Ouest fondé en 1907 et d'une école de pilotage qui s'installe route de Cantenay-Epinard en 1922. L'enseignement est alors confié à la Compagnie française d'Aviation, entreprise parisienne qui possède plusieurs centres d'entraînement et usines de fabrication d'avions. D'abord basée au nord de la voie de chemin de fer Angers-Segré, la CFA installe son école en bordure de la route nationale d'Avrillé, bâtiment qui sera inscrit au titre des monuments historiques en février 2004[42]. L'aérodrome d'Angers-Avrillé était installé à proximité, sur le plateau de la Mayenne, de 1914 à 1998[43].

Un aéroport international est situé sur la commune de Marcé, à vingt-cinq kilomètres au nord-est d'Angers à la bifurcation de l'A11 et de l'A85. Ouvert en 1998 et propriété de la communauté d'agglomération d'Angers, il est ouvert au trafic commercial, aux avions privés et est utilisé pour les besoins sanitaires du CHU d'Angers. S’il peut théoriquement recevoir 50 000 passagers par an[44], la fréquentation maximale fut atteinte dès 1 999 avec 17 780 passagers et descendit à seulement 986 passagers en 2009. Les clubs de voltige aérienne, de vol moteur et de vol à voile représentent la majorité du trafic[45]. En 2003, la Cour des comptes considère d'ailleurs que l'aéroport « tient, dans l'ensemble du trafic commercial des aéroports du grand Ouest, une place sans corrélation avec sa population »[46].

En 2015, l’offre – uniquement en haute saison – comprend quelques rotations hebdomadaires vers Dole, Londres-City, Nice et Toulouse[47].

L'aéroport héberge également le Musée régional de l'air d'Angers-Marcé qui regroupe de très nombreux avions légers anciens. C'est le deuxième musée aéronautique français[46].

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

carte des voies navigables dans l'ouest
Le port fluvial, cale de la Savatte.

La ville est située à la confluence de quatre cours d'eau. Cette situation a été avantageuse : la circulation fluviale de Nantes à Angers fut longtemps très importante, tant pour le transport de marchandises[48] que de voyageurs. Ainsi les « paquebots de Loire » au XIXe siècle transportaient les voyageurs de Nantes à Orléans via Angers. La commune était alors le deuxième port de Loire après Nantes. Cependant, l’arrivée du chemin de fer et plus encore du transport routier provoqua son déclin dans le courant de l’entre-deux-guerres[34].

Néanmoins, la redynamisation du trafic fluvial en Loire est à l’étude. Le quai pétrolier de Bouchemaine, les installations du Génie et le port lourd d’Angers, tous deux situés à la Baumette, sont les principales infrastructures existantes[48].

Le port fluvial d’Angers, situé Cale de la Savatte et géré par l’office de tourisme de la communauté d’agglomération, accueille les navires de plaisance à l’année, en hivernage ou pour quelques jours en saison. Une Maison du Port est située à proximité, boulevard Henri-Arnauld[49].

En haute saison, la Maine accueille des navettes fluviales à destination de la Mayenne (jusqu’à Feneu), de la Sarthe (jusqu’à Cheffes) et de la Loire (en direction de Béhuard ou des Ponts-de-Cé). Celles-ci s'effectuent à bord de gabares traditionnelles[50].

La Maine est navigable sur la totalité de son parcours. Il est ainsi possible de gagner vers l’ouest l’estuaire de la Loire (la Loire n'est d'ailleurs navigable qu'à partir du bec de Maine). Vers le nord, si le Loir n’est pas navigable, la Sarthe l’est jusqu’au-delà du Mans et la Mayenne au-delà de la ville homonyme. À noter que l’Oudon, principal affluent de la Mayenne, est navigable jusqu’à Segré[51].

Enfin, un bac permet la traversée de la Mayenne vers l’Île Saint-Aubin. Il est accessible aux piétons et aux cyclistes du printemps à l'automne, lorsque l'île n'est pas inondée[52].

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

En 1921, le Maine-et-Loire est le troisième département de France pour le nombre de bicyclettes :103 716 ; 500 cyclistes se rendent à Angers quotidiennement. Dès lors, des pistes cyclables sablées sont construites sur les principales routes d’accès à la commune (route de Paris, route de Nantes et route d’Avrillé). La longueur totale de ce premier réseau était modestement de 6,5 km. Puis en 1946 est mise en place la première bande cyclable goudronnée, rue de la Madeleine, sur la route du centre-ville à la Loire[53].

En 2012, le vélo représente 3.9 % des déplacements quotidiens à l’échelle de la commune[27]. Le réseau cyclable de la ville d’Angers comprend 142 km d’aménagements spécifiques[54] dont 83 km de pistes ou bandes cyclables[55], le reste étant réparti entre couloirs de bus et plateaux piétonniers[26]. Cela représente 28% de son réseau routier, ce qui place la ville au troisième rang national derrière Strasbourg et Nantes[56]. Cependant, ce réseau cyclable est très majoritairement constitué de simples bandes cyclables : celles-ci représentent 71 km des 142 km aménagés à la pratique du vélo ; les pistes cyclables seulement 12 km[53]. En 2003, on comptait même 78 km de bandes pour seulement 600 m de pistes cyclables et 16 km de couloirs de bus partagés. Ces derniers sont devenus mixtes en 2000 par arrêté municipal. Ils ne sont cependant pas toujours assez larges ce qui provoque une dégradation de la vitesse commerciale des bus[26].

Le budget affecté aux politiques cyclables n’en reste pas moins le plus élevé des villes de France membres du Club des villes et territoires cyclables (aux côtés de Toulouse Métropole) avec 14 € par an et par habitant[57]. Depuis 2004, la municipalité a ainsi mis en place un service de prêt gratuit nommé VéloCité. La ville prête gratuitement l’une de ses 3 000 bicyclettes[58] aux personnes qui habitent ou travaillent à Angers pour une durée maximale d’un an[59]. La commune a également institué une « vélo-école » afin de sensibiliser, notamment les plus jeunes, à l’usage de la route[59].

L'EuroVelo 6, également connue comme « Eurovéloroute des Fleuves »[60], est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Angers en reliant Saint-Brevin-les-Pins à Constanța. Elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays et suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube[61]. En Maine-et-Loire, cette véloroute emprunte en réalité l’itinéraire de La Loire à Vélo[62]. À l’est de la ville, une variante de celle-ci emmène les cyclistes depuis La Daguenière vers Angers via les ardoisières de Trélazé. Vers l’ouest, la ville a aménagé la Boucle verte permettant de relier les basses vallées angevines au nord et la Loire au sud[26]. Cette dernière traverse le parc Balzac et les bords du Lac de Maine jusqu’à Bouchemaine où elle rejoint le parcours principal de La Loire à Vélo et de l’EuroVélo 6[63].

Réseau de transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun angevins.
Un tramway boulevard de Saumur au début du XXe siècle.

Si un projet avorté visait dès 1871 à la mise en place d’un tramway hippomobile, le tramway électrique fera son apparition à Angers en 1896[64]. Six lignes urbaines rejoignent bientôt les deux premières lignes suburbaines d’Érigné et Trélazé. Cependant, cet ancien réseau est incohérent, les lignes trop courtes et les passages trop rares. De plus, le matériel vieillissant est sujet à de fréquentes avaries. Le développement de l’automobile altère encore un peu plus la qualité du service en encombrant les rues étroites où circule le tramway. Julien Gracq en parle en ces termes : « Petits, malingres, hauts sur roues, desservant un réseau peu fourni, je n'ai jamais pu faire grand cas des tramways angevins : ceux de Nantes, plus longs, mieux carénés, d'une couleur avenante de beurre frais (…) me firent tout de suite auprès d'eux l'effet d'une locomotive de rapide ». Dès 1934, des autobus commencent à faire leur apparition ; le journal L’Ouest écrit : « le tramway, c'est un mode de transport d'un autre âge, et non seulement pour sa vitesse, qui est inexistante, mais aussi bien pour son manque de confort. Vous avez vu combien nous sommes secoués, dans un bruit assourdissant de vitres et de ferrailles ! Les autobus, au contraire, sont légers et d'une douceur fort agréable ». La dernière ligne de tramway sera abandonnée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en 1949[65].

Le service public de transports en commun angevins, Irigo, est organisé par la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole et géré par la société Keolis Angers. Son réseau couvre le territoire de l’intercommunalité, soit 33 communes et 268 000 habitants environ[66].

Le réseau se compose d’une ligne de tramway, treize lignes urbaines de bus et autant de lignes suburbaines[67]. Quatre lignes nocturnes assurent le modeste[68] service de nuit de 20 h 30 à 1 h du matin et sept lignes fonctionnent les dimanches et jours fériés. En outre, six lignes appelées IrigoTaxi permettent une desserte à la demande de certaines zones rurales de l'agglomération et 46 circuits scolaires sont en service[66]. En 2012, 9,3% des déplacements quotidiens à l’échelle de la ville provenaient du réseau de transports en commun[27]. En 2014, celui-ci a enregistré plus de 34,7 millions de voyages, dont 8,55 millions pour la seule ligne de tramway[66].

Le tramway d'Angers à la gare Saint-Laud.

Les lignes du réseau de transport se rencontrent à deux principaux endroits de la ville. D'une part, la gare Saint-Laud est desservie par les arrêts Gare Brémont, Gare Sémard, Gare Papin et la station de tramway Les Gares. D'autre part, le boulevard du Maréchal-Foch est le lieu de passage de plusieurs lignes de bus et de la ligne de tramway. Les stations Foch-Haras, Foch-Saint-Aubin et Foch-Maison Bleue y offrent de multiples correspondances entrent les lignes[69].

Inauguré en 2011[70], le tramway d’Angers comprend une ligne unique, la ligne A, reliant la commune d‘Avrillé, au nord-ouest, au quartier de la Roseraie, au sud. Des sections utilisant la technologie APS permettent d’éviter l'utilisation de caténaires et préservent ainsi le centre historique de la ville[71]. Une deuxième ligne de tramway est prévue à l’horizon 2020 entre le quartier de Monplaisir au nord-est et le campus de Belle-Beille à l‘ouest[72].

Les lignes départementales sont prises en charge par la régie des transports de Maine-et-Loire, Anjoubus. Une vingtaine de lignes partent de la gare routière, située à proximité immédiate de la gare d'Angers-Saint-Laud[73]. Celle-ci offre également des correspondances avec l’agglomération, la région (autocars TER Pays-de-la-Loire en direction de Chateaubriand et Laval)[74] et l'Europe avec la compagnie Eurolines[75].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

plan d'Angers vers 1850.
Angers vers 1850.

Les fondations de la ville se trouvent sur un promontoire de schiste ardoisier dominant la Maine. C'est la Cité, le quartier historique de la ville principalement constitué d'ensemble canonial érigé du XIIIe siècle au XVe siècle[76] où se trouvent également le château et la cathédrale Saint-Maurice. D'une superficie d'environ 9 ha, la Cité fut à partir du IIIe siècle entourée d'une enceinte fortifiée.

vue de la tour des Anglais.
La tour des Anglais.

Entre 1790 et 1794, la nouvelle commune d'Angers absorbe celles voisines de Saint-Augustin, Saint-Léonard et Saint-Samson[77] ; ces trois communes avaient, durant la Révolution, porté respectivement les noms de Peu-de-Fonds[78], Fruits-Sucrés[79] et Gaie-Vallée[80].

La Tour Villebon avec la cathédrale en arrière plan.
Tour Villebon, vestige de l'ancienne muraille médiévale, avec la cathédrale en arrière-plan.

Avant le premier cadastre de 1810, la ville s'étendait au pied du quartier de la Doutre. Grâce au port fluvial, l’industrie et le commerce s’y développèrent et préfigurent le paysage urbain angevin moderne. Dès le début du XIXe siècle les activités industrielles accélèrent l’extension urbaine de la ville dont les industriels Bessonneau et Cointreau sont les principaux artisans. Au début de la deuxième moitié du XIXe siècle, les premières conurbations urbaines se formèrent en direction de la gare d'Angers Saint-Laud, la gare de la Maître-École, les Ponts-de-Cé et Trélazé (les Ardoisières, les Allumettes).

Entre 1919 et 1939 l'urbanisation de la ville se localise principalement sur la rive est. Les quartiers périphériques se densifient.

Après 1945, l’architecture des grands ensembles pour les logements, et l’apparition des aires industrielles dictent l’urbanisme des villes françaises. Derrière la Doutre, le quartier HLM de Belle-Beille est le premier du genre en 1953. En 1957, avec l’implantation de Thomson-Houston à l’est de la ville, Angers entre dans l’ère de l’industrie électronique et des biens de consommation. Et en 1963, Le Marché d'intérêt national du Val de Loire est inauguré. Installé au nord d’Angers sur 11 hectares dans le quartier Saint-Serge, il symbolise les mutations sociale et économique de l’après-guerre.

Vue sur une ruelle du centre historique.
Ruelle de la cité historique.

L’étalement urbain est un facteur de l’agglomération des communes. Dès le milieu des années 1970 apparaissent les premières maisons individuelles de la classes moyenne, les quartiers dit « dortoir » notamment aux Banchais mais aussi dans les communes limitrophes comme à Avrillé. Les logements deviennent plus aérés (quartier du Lac de Maine) et les premières grandes surfaces péri-urbaines apparaissent : l’Escale, Carrefour St Serge ou encore Espace Anjou.

Le Loir, la Mayenne, la Sarthe au nord, la Loire au sud, poussent l’espace métropolitain à se développer à l’est (Saint-Barthélemy-d’Anjou, Trélazé) et à l’ouest (Avrillé, Beaucouzé). C’est à l’est et à l’ouest d’Angers que l’on retrouve les communes les plus peuplées ainsi que les principales zones industrielles et commerciales. L'agglomération s’étend également au-delà de la Loire sur les communes des Ponts-de-Cé et de Mûrs-Erigné.

À partir de 2004 un programme de rénovation urbaine est lancé. Il concerne les quartiers de Belle-Beille, de Grand-Pigeon, de Monplaisir, de la Roseraie et de Verneau, soit environ 70 000 habitants. La dé-densification et la diversification de l’habitat, la mixité sociale, la dynamisation de l’économie de quartier, l’accessibilité et les transports, l’amélioration des qualités paysagère et environnementales et des connexions à l’hyper-centre sont les principaux objectifs du programme.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catégorie:Quartier d'Angers.
Plan des quartiers et des douze secteurs de la ville.

On dénombre une trentaine de quartier au sein du territoire de la ville[81]. De nombreux quartiers font référence à la rue ou la place autour de laquelle ils se sont formés comme le quartier de la place du Ralliement, la place du Pilori ou encore celui de la rue Bressigny. Le quartier Saint-Augustin est quant à lui issu de la fusion de la ville de Saint-Augustin-lès-Angers situé à l'est avec Angers en 1793[82]. L'île Saint-Aubin bien que non habitée fait également partie d'une division territoriale de la commune.

Certains quartiers comme la Roseraie, Verneau, Monplaisir ou encore du plateau des Capucins sont construits avec des opérations d'urbanisme visant à accroître le nombre de logements et forment une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propre.

Secteurs[modifier | modifier le code]

L'Institut national de la statistique et des études économiques regroupe les quartiers d'Angers en douze secteurs qui divise le territoire de la commune. Sur l’ensemble de ces secteurs, et en fonction de critères appartenant à différents domaines (démographie, revenu, emploi et chômage, tissu économique), cinq ont été classés comme prioritaires (Monplaisir, Verneau, Belle-Beille, Grand Pigeon-Daguenet et La Roseraie), trois en zone urbaine sensible (Monplaisir, Verneau et Belle-Beille), un en Zone franche urbaine (Belle-Beille).

Sorti de terre à partir des années 1960, le quartier de La Roseraie est la plus récente « ZUP » d’Angers. C’est aussi la plus importante en population : le quartier compte à lui seul 25 000 habitants contre, à titre d’exemple, 13 000 pour Belle-Beille, 11 000 pour Monplaisir[83]. À l’inverse des autres quartiers où le logement social reste fortement majoritaire, La Roseraie qui fait l’objet depuis 2005 d’une opération de renouvellement urbain a su développer une mixité sociale en faisant coexister logements sociaux, résidentiel et pavillonnaire privé qui lui permet de garder une image de quartier apprécié.

Les différents quartiers sont les suivants :

Logements[modifier | modifier le code]

Angers compte près de 75 000 logements, dont 24 000 logements sociaux[84].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Angers est concernée par plusieurs grands projets faisant partie intégrante du SCOT de l'agglomération angevine.

L'agglomération d'Angers Loire Métropole et la ville d'Angers se sont engagées avec la participation de l'État dès 2004 à la réhabilitation et à l'amélioration de l'habitat de cinq quartiers dans le cadre de l'ANRU[85] : la Roseraie, Belle-Beille, le Grand-Pigeon, Monplaisir et Verneau.

Le projet engagé sur sept ans a pour but de dynamiser l'économie des quartiers, améliorer la mixité sociale et générationnelle en proposant une qualité paysagère et environnementale des espaces publics, des transports en commun et des logements sociaux. L'engagement a été reconduit fin mars 2007 et renouvelé début février 2010.

Rives de la Maine en 2008 avec les trémies de la voie rapide.

À la suite du changement de statut de la voie rapide de Paris à Nantes sur la rive gauche de la Maine, la réhabilitation des berges de la Maine devient une priorité[86]. Ancienne rocade en milieu urbain datant des années 1960, les voies sur berges étaient considérées comme une séparation entre le centre-ville, la Maine et le quartier de la Doutre. L'achèvement du contournement nord d'Angers par l'A11 a permis de rendre possible la possibilité de rénover ce lieu. Ce projet d'urbanisme concerne 300 hectares le long de la rivière sur l'ensemble de sa traversé d'Angers ainsi que d'une partie du quartier Saint-Serge. L'objectif est de transformer les quatre voies rapides en un boulevard urbain permettant d'accéder facilement aux berges. En 2010, le projet est encore à la phase de réflexion avec la participation des habitants. Un concours International a été lancé et devra tenir compte de la réflexion des habitants dans leurs visions. La communauté d'Angers Loire Métropole retiendra trois équipes d’urbanistes pour finalement désigner le projet lauréat courant 2011.

L'aménagement des plateaux de la Mayenne et des Capucins sur la dernière grande surface foncière de la ville a pour but de prévenir l'accroissement démographique que les prévisions prévoient pour la ville d'Angers[87]. Situées à proximité du parc Terra Botanica, les villes d'Angers et d'Avrillé proposent sur un espace de 240 hectares des îlots de logement qui répondent aux exigences environnementales (HQE, économie d’énergie, éco-matériaux). Les deux plateaux forment le quartier des Hauts de Saint-Aubin traversé par la ligne A du tramway d'Angers. Le projet durera jusqu'en 2025 le temps que l'ensemble des îlots soient construits, il pourra accueillir à terme plus de 20 000 habitants.

La construction d'un quartier d'affaires à proximité de la gare d'Angers Saint-Laud, Gare + va permettre d'étendre le secteur tertiaire[88]. Le quartier intégrera les anciennes friches industrielles situées au sud de la gare TGV ainsi que les anciens entrepôts de la SERNAM, côté nord des voies ferrées. En 2012, il accueillera 70 000 m2 de bureaux et 25 000 m2 de logements et commerces tous à moins d'une heure des principales métropoles de l'ouest de la France en TER, à moins d'une heure et demie de Paris en TGV et à vingt minutes d'Angers Loire Aéroport.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Juliomagus, le nom antique[modifier | modifier le code]

Le nom de la cité est mentionné pour la première fois vers l'an 150 par Ptolémée dans son ouvrage Géographie sous la forme Ιουλιομαγος (Juliomagus)[89],[90]. On retrouve la mention sur la table de Peutinger, sous la dénomination de Iuliomago.

Il s'agit d'un composé de l'anthroponyme latin Julius, vraisemblablement une dédicace à l'empereur du même nom, et du mot celtique magos « marché »[91]. Les dédicaces des civitas à des empereurs romains étaient fréquentes en Gaule romaine, cependant ces toponymes conservent généralement un élément gaulois[92],[93]. On note également l'attestation plus tardive de Juliomagus Andecavorum. Le déterminant Andecavorum fait référence au peuple gaulois des Andecavii (Andécaves ou Andégaves), dont elle était la cité[94].

Le nom d'Angers[modifier | modifier le code]

L'appellation actuelle de la ville est issue de l'élément Andecavorum. Vers l'an 400, la forme primitive Juliomagus s'efface. Elle est remplacée par le terme civitas, comme en témoigne le nom civitas Andecavorum. Ce changement est attesté dès le IVe siècle ailleurs en Gaule au Bas Empire[95],[96].

Par la suite, Angers est mentionnée au Moyen Âge sous les formes Andecava civitas au VIe siècle et Andecavis en 769[97], Andegavis entre 861 et 882, Angieus en 1127, Angeus en 1205. On trouve une forme Angiers dès le XIIe siècle[98].

L'évolution phonétique Andecavis en Angeus[99] est régulière et s'explique par la lénition des consonnes intervocaliques. Le -s final est celui de l'ablatif-locatif latin. La variante Andecavum explique le nom d'Anjou (in Andecavo en 797). Celui d'angevin est un dérivé semi-savant. Le doublet Angers, Anjou est tout à fait comparable à celui de Poitiers, Poitou[100].

Surnoms[modifier | modifier le code]

Plusieurs surnoms ont servi à désigner Angers :

  • l'« Athènes de l’Ouest » (surnom du XIXe siècle, en référence à son université, ses grandes écoles et ses cercles culturels)[101],[102],[103] ;
  • la « Ville des fleurs », dès le Second Empire[104], tel que le rapportait déjà Élisée Reclus en 1877[105] ;
  • la « Ville verte » (en référence à ses industries du végétal et à ses très nombreux parcs)[106] ;
  • « Angers la Blanche » (en référence à ses façades en tuffeau) ou « la Noire » (avec ses maisons aux toits en ardoise[107]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire d'Angers et Histoire de l'Anjou.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Modèle d’épée de l’âge du bronze découvert au cours des années 2000 dans le lit de la Maine.

La plus ancienne trace d’occupation humaine remonte à 400 000 ans av. J.-C. Les vestiges deviennent plus abondants au Néolithique (nombreuses haches en pierre polie). Des sépultures attestent cette occupation dès les années 4500-3500 avant notre ère qui ont été retrouvées sur le site de l'actuel château d'Angers.

Sous l'Antiquité : Juliomagus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Juliomagus.

Au Ve siècle av. J.-C., le peuple celte des Andes ou Andécaves s’établit au nord de la Loire, et lui donne son nom. Le site d’Angers était un oppidum assez densément occupé à la fin de l’Âge du Fer. Le nom de Juliomagus (« le marché de Jules » [César]), sans doute ancien, n’est attesté qu’au IIIe siècle.

Peuplée au début d’artisans, la ville prend ensuite un caractère plus résidentiel. La ville romaine de Juliomagus comportait de nombreuses villas gallo-romaines très importantes comme l'atteste la présence d'un temple dédié à Mithra[108] de thermes romains (sous le site de l'ENSAM, d'un domus en périphérie et d'un amphithéâtre (actuel rue des Arènes). La ville était maillée par un réseau viaire gallo-romain quadrangulaire.

La ville subissant des invasions dans les années 275 et 276 et l’état d’insécurité permanent de la campagne environnante forcera les habitants à se replier sur le point le plus élevé du site (fin IIIe siècle-début IVe siècle) et à s’entourer de murailles qui ne délimitent qu’une superficie d’environ 9 ha (la Cité). À partir du IIIe siècle, une enceinte entoure la cité de Juliomagus. Haute de 10 à 12 mètres elle servait à contenir les invasions germaniques des années 275-276. Les vestiges de ces remparts gallo-romains traversent le château d'ouest en est. Les fondations d'une tour de l'enceinte urbaine sont encore visibles sous la galerie de l'Apocalypse[109] ainsi que le long de la rue Toussaint.

C'est au IVe - Ve siècle que le nom du peuple gaulois des Andes donna son nom à la ville : civitas Andecavorum, ou Andecavis, origine du mot Angers.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Comté d'Anjou et Duché d'Anjou.

Le développement du christianisme pose les jalons d'une nouvelle extension. Le premier évêque est mentionné en 372 (un certain Defensor, encore cela ne devait-il être que son titre civil), lors de l’élection de Martin à l’évêché de Tours.

Dix sarcophages mérovingiens, (dont ceux de deux d'enfants) ont été mis au jour le à l'occasion des travaux du tramway, sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Maurille. Datant du Ve ou VIe siècle, cette importante découverte archéologique[110] apportera probablement des informations précieuses sur les premiers temps de la chrétienté à Angers. La vie monastique pénètre à Angers vers le milieu du VIe siècle : la première abbaye, Saint-Aubin est destinée à abriter le tombeau d'Aubin. L'abbaye Saint-Serge, fondation des rois mérovingiens Clovis II et Thierry III, suit au milieu du VIIe siècle.

À partir des années 850, Angers souffre de sa situation de Marche. Bretons et Normands font régner l'insécurité. Le comte s'installera en 851 à l'extrémité sud-ouest de la cité pour mieux surveiller le fleuve, à l'emplacement de l'actuel château d'Angers.

En septembre 851, Charles le Chauve et Erispoë, chef breton, se rencontrent à Angers pour signer le traité d'Angers qui donne à la Bretagne les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de la Bretagne. Malgré ce traité, la ville sera investie à plusieurs reprises. Charles le Chauve crée en 853 une vaste marche frontière formée des territoires de l'Anjou, de la Touraine, du Maine et du pays de Sées et la confie à Robert le Fort (arrière-grand-père de Hugues Capet).

En 870, le chef viking Hasting prend la ville et s’y installe, mais encerclé, il doit capituler. Il reprend la ville en 873[111] avant d'être chassé par l'empereur carolingien.

Foulque Ier d'Anjou, descendant des Carolingiens, fut d'abord vicomte d'Angers (avant 898-930) et de Tours (898-909), et comte de Nantes (909-919, puis, après l'invasion normande de Nantes et d'Angers, confirmé comte de Nantes jusqu'en 937). Vers 929, Foulque le Roux prend le titre comtal et fonde la première dynastie des comtes d'Anjou qui rétablit peu à peu le calme.

Au XIIe siècle, le comté de Nantes est annexé à l'Anjou, lors d’une période de divisions internes de la Bretagne. Henri II Plantagenêt le conserve en sa main pendant plus de 30 ans (1156-1189)[112]. Henri II Plantagenêt gouverna l'empire angevin, un ensemble d'États s'étendant des confins anglo-écossais aux Pyrénées et de l'Irlande au Limousin. Le Château d'Angers abrite alors le siège de la dynastie et la cour du roi. L'empire s'écroula en 1204-1205, lorsque le roi de France, Philippe II de France, s'empara de la Normandie et de l'Anjou.

En 1228, sous la minorité de Louis IX, Blanche de Castille décide de fortifier Angers, dont la position stratégique face aux Bretons et à leurs alliés anglais lui vaut le qualificatif de « Clé du Royaume ».

À partir de 1356, les écoles de Droit, de Médecine et de Théologie, réputées dans toute l'Europe, sont organisées en Universités. En 1364, Charles V donne ses lettres de Noblesse à l'Université d'Angers.

En 1373, le duc Louis d'Anjou commande au peintre Jean de Bruges et au lissier parisien Nicolas Bataille, six tapisseries consacrées à l'Apocalypse de Saint-Jean.

La ville s'est développée comme dans beaucoup d'autres villes médiévales de manière circulaire autour d’un hyper-centre. La cité d'Angers s'est constituée autour du château et de la cathédrale jusqu'au XIIIe siècle. Face à l'augmentation de la population, d'autres quartiers se sont formés aux alentours et également de l'autre côté de la Maine. Angers devient par la suite une ville close, enfermant ses quartiers dans des remparts.

Renaissance[modifier | modifier le code]

« Pour obvier à ces dangers

Mon mieulx est, ce croy, departir.

Adieu! Je m'en vois à Angers. »

François Villon dans son œuvre de jeunesse Le Lais, 1457 (Quand Villon doit fuir Paris en raison de ses larcins)[113].
Remise de la charte aux bourgeois de la ville d'Angers par le roi de France Louis XI en 1474, par Jules Dauban (1901)[114].
Châtelet construit en 1450 dans la cour du Château d'Angers.

Le roi René d'Anjou a contribué à la relance de l'économie locale, très affectée au début du XVe siècle par les séquelles de la peste (1347-1350) et par les conflits incessants, dont la guerre de Cent Ans (1337-1453). Il fut un homme d'une grande culture et d'une grande générosité, il fit d'Angers un centre culturel et politique important ou il entretint une cour littéraire et savante. Il aménagea les douves du château d'Angers en ménagerie, créa des lieux de promenades et des jardins fleuris. Il créa, à Angers, le second ordre du Croissant, totalement distinct du précédent. L'ambition de cet ordre était d'être d'un niveau de prestige comparable à celui de la Toison d'Or, créé quelques années auparavant.

En 1474, Louis XI manœuvre contre le bon roi René, dont il désire annexer son domaine angevin. Le roi de France se rend à Angers avec son armée, sous couvert d'une visite de courtoisie. La surprise et la stupéfaction sont énormes le roi demanderait les clefs de la capitale de l'Anjou. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château d'Angers et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay[115]. À soixante-cinq ans, le roi René ne veut point commencer une guerre avec son neveu le Roi de France. René lui cède son royaume sans combattre. L'Anjou cesse dès lors d'être un apanage et entre définitivement dans le domaine royal. Le roi René fut enterré à sa mort en la cathédrale Saint-Maurice d'Angers en 1480. À la suite de son trépas, Louis XI ordonne la création d'une Chambre des comptes par ses lettres patentes[116].

En 1551, Angers devient le Siège royal de la sénéchaussée principale de l’Anjou et présidial de la juridiction d’Angers (1551-1790). L’Anjou, le Maine et la Touraine s’associent au sein d'une généralité dont le siège sera fixé à Tours. Cette généralité de Tours reconstitue le territoire du « Grand Anjou » de Foulque Nerra.

À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : le catholique Puygaillard, remplissant les charges de gouverneur d’Anjou, de la ville et du château d’Angers est placé à la tête de la municipalité par les officiers du roi, une milice bourgeoise maintient l’ordre, et l’évêque Bouvery met en place une « ligue angevine ».

Le comte de Montsoreau y apporte la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy fin août et y dirige le massacre des protestants dont les corps sont jetés dans la Mayenne. Ce sont les échevins qui arrêtent les massacres[117].

En 1598, l’Édit de Nantes est préparé à Angers par Henri IV au Logis Barrault. Du 6 mars au , Henri IV fait d’Angers sa capitale d’un moment. Face à la Bretagne longtemps indépendante, Angers, bien située aux marches du royaume, était une place forte d’importance tenue par son fidèle gouverneur Donadieu de Puycharic. Arrivé à Angers, Henri IV multiplie les gestes symboliques pour rallier tout à fait les catholiques d’esprit ligueur. Il pose la première pierre du couvent des Capucins, toujours à Angers. À l’époque, l’édit n’est pas appelé « édit de Nantes », ni même « édit d’Angers » mais « édit de pacification ».

Au XVIe siècle des faubourgs apparaissent le long des anciennes enceintes pour former différents quartiers comme le faubourg Saint-Jacques, le quartier de la Madeleine, le quartier Saint-Laud…

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1611 l'Anjou est partagé par des attributions entre la prévôté et la sénéchaussée d'Angers. Ancienne circonscription financière au XVIe siècle, Angers devint circonscription administrative sous la direction d'un intendant ayant pleine autorité sur les « subdélégués » des six terres d'élections de la province d'Anjou (Angers, Baugé, Beaufort, Château-Gontier, La Flèche et Saumur).

En 1619, Louis XIII donne à Marie de Médicis la gouvernance de l'Anjou. Elle s'installe à Angers dans le Logis Barrault avec son aumônier Richelieu.

En 1649, Face aux famines, épidémies et à une pression fiscale de plus en plus excessive, les Angevins se révoltent contre la lourdeur des impôts. C'est le commencement de La Fronde angevine. La répression par les troupes royales est évitée de justesse grâce à l'intervention de l'évêque Henri Arnauld. La figure d'Henri Arnauld marque la seconde moitié du XVIIe siècle dans le domaine religieux. D'abord abbé de Saint-Nicolas, ce dernier est évêque d'Angers de 1649 à 1692.

En 1652, le Duc de Rohan, gouverneur de l'Anjou, prend fait et cause pour le prince de Condé (surnommé le Grand Condé) en lutte contre le roi de France. Louis XIV et Mazarin envoient l'armée royale assiéger Angers. Le duc de Rohan capitule et évite le sac de la ville.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Maine-et-Loire.
En jaune limite du département de Mayenne-et-Loire, en rouge limite de l'Anjou au XVIIIe siècle.

Le 11 novembre 1789, quelques mois après la Révolution française, l'Assemblée Constituante ordonne aux députés des anciennes provinces françaises de se concerter pour former de nouveaux départements.

Des réunions se tiennent aussitôt dans l'hôtel du duc de Choiseul-Praslin, député de la noblesse de la Sénéchaussée d'Angers. Une trentaine de députés des trois provinces composants la généralité de Tours (Anjou, Maine et Touraine) présents envisagent de rétrocéder des territoires au Poitou et de subdiviser le domaine restant en quatre départements, autour des capitales traditionnelles, Tours, Angers et le Mans, et autour de la ville de Laval, qui récupérerait des terres du Maine et de l'Anjou.

Les Saumurois rêvent de créer leur propre département mais des dissensions apparaissent chez eux et le pays de Loudun qui renonce à créer un département avec Saumur.

Le 14 janvier 1790, l'Assemblée Nationale décrète que « Saumur et le Saumurois feront partie du département de l'Anjou ». Intégré dans le département de Mayenne-et-Loire (futur Maine-et-Loire). Le nouveau département est constitué avec pour préfecture Angers. L'Assemblée constituante entérine cette structure le 22 juin 1790 et le roi le 25 juin 1790.

Le 17 juin 1793, Angers ouvre ses portes à l'armée catholique et royale de Vendée qui y demeure pendant une quinzaine de jours installant une municipalité royaliste. Le 3 décembre 1793, l'Armée vendéenne, de retour de Normandie, échoue à reprendre Angers. Sous la Terreur, le conventionnel Francastel dirige une répression féroce. Il y eut plus de 3 000 exécutions capitales : 1 800 fusillés à La Haie-aux-Bonshommes, 800 à Sainte-Gemmes-sur-Loire et 300 place du Ralliement où la guillotine était installée en haut de la rue des Deux-Haies, laquelle était inondée de sang. Parmi ces victimes se trouve l'abbé Noël Pinot, béatifié par Pie XI en 1926, et les 99 martyrs béatifiés par Jean-Paul II en 1984.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, la ville est profondément marquée par les transformations de Paris sous le Second Empire. Beaucoup de quartiers furent rasés, remaniés ou reconstruits. Les murailles qui ceinturaient le centre historique d'Angers sont abattues au milieu du siècle et remplacées par les boulevards extérieurs encerclant les quartiers de la Doutre et de la cité historique.

Le milieu du siècle est aussi l'époque de l'apparition du chemin de fer avec la ligne Orléans-Nantes.

En 1850 survint la catastrophe du pont suspendu de la Basse-Chaîne qui s’est effondré causant la mort de plus de deux cents soldats. Cet accident fut provoqué entre autres par les hommes marchant au pas cadencé. Les vibrations, provoquées par les pas des soldats, firent entrer le pont en résonance ; ce qui provoqua la chute du pont. Depuis ce jour, les troupes militaires franchiront les ponts à pas désordonnés[118].

En 1875, monseigneur Freppel fonda la première faculté libre de France. Rapidement assimilée à l'organisation Universitas Andegavensis créée au XIVe siècle, l'université est érigée canoniquement en université catholique par le pape Pie IX en 1879. Le 18 mars 1890, un texte de loi interdit aux établissements privés d'enseignement supérieur de se nommer « université », elle prendra le terme officiel de Faculté libre d'Angers en plus de celui d'université catholique d'Angers.

XXe siècle et XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Fontaine du jardin du Mail construite pour l'exposition universelle de 1900.

Au début du XXe siècle l'université d'Angers créée l'École supérieure d'agriculture d'Angers et l'École supérieure des sciences commerciales d'Angers (ESSCA) pour compléter l'offre de formation.

Plusieurs bâtiments comme le grand magasin des Nouvelles Galeries ou l'hôtel des postes voient le jour. Rénovés par la suite, ils rentrent tous les deux dans le style Art déco au même titre que l'hôtel Continental, l'Alcazar ou la Maison bleue construit dans la même moitié de siècle.

En septembre 1939, alors que la Pologne est envahie par les troupes allemandes, Angers accueille le gouvernement polonais en exil. Il quittera la ville le 12 juin 1940 après l'invasion de la France par la Wehrmacht. À partir de juin 1940, Angers est occupée. La ville devient le siège d'une Kommandantur régionale dont dépend notamment la Feldkommandantur de Nantes. En 1941, Victor Chatenay crée le premier mouvement de résistance angevin qui portera le nom d'« Honneur et Patrie ». 60 personnes seront fusillées sur le champ de tir de Belle Beille[119]. En 1943, la Kriegsmarine réquisitionne le château de Pignerolles pour y installer son centre de communication. 6 000 ouvriers y construisent 11 bunkers et des baraquements pour près de 1 000 marins allemands[119].

Dans la nuit du 28 au 29 mai 1944 les Anglais bombardent le quartier de la gare Saint-Laud. Il y a 243 morts et un nombre considérable de blessés. Le 8 juin au matin, les bombardiers américains lâchent à nouveaux leurs bombes sur la gare Saint-Laud et la gare de la Maître-École. Les quartiers alentour seront reconstruits par la suite dans les années 1950. Le 27 mars 1949, le général de Montsabert remet à la ville la Croix de guerre avec palme. La nouvelle gare Saint-Laud sera inaugurée le 12 juin 1956.

Dans les années 1950 plusieurs quartiers forment de grands ensembles en périphérie. Des instituts d'enseignement supérieur sont créés dans le quartier de Belle-Beille. L'université se divise en université d'État et en université catholique à partir de 1971. Angers devient ainsi l'une des rares villes à posséder deux universités.

Les années 1970 sont marquées par le legs à la ville d'Angers du Chant du monde de Jean Lurçat ainsi que l'aménagement du lac de Maine, vaste plan d'eau de 90 hectares au sud de la ville.

Dans les années 1980, s'impose l'idée de reconquérir la Maine. L'ancien quartier des abattoirs est transformé en logements mixtes et équipements urbains. Un travail sur les zones inondables est entrepris, et a conduit à la requalifications des espaces urbains d'Angers.

À la fin du siècle de nombreux travaux sont entrepris dans le quartier Saint-Serge, la CNP Assurances vient s'installer à côté de la présidence de l'université ainsi qu'une multitude d'entreprise dans les tours Harmoni et Forum construite en 1999.

La dernière expansion d'Angers est actuellement la réalisation d'un nouveau quartier, les Hauts de Saint-Aubin. Situé au nord de la ville sur d'anciennes exploitations agricoles, il est traversé par la ligne A du tramway d'Angers et est prévu d'être totalement urbanisé à l'horizon 2025.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Angers a une longue tradition centriste. Sous la Seconde République, déjà, libéraux et modérés dominaient, tandis que la droite légitimiste représentait une minorité importante, que l'on peut évaluer à environ 38% des voix. Sous la troisième République, Angers votait aux municipales et aux législatives pour des républicains modérés et libéraux. Cependant, le poids des campagnes fit que le député de la première circonscription (Angers-Tiercé) fut légitimiste en 1876, 1877 et 1889. Profitant de l'affrontement entre démocrate-chrétiens et conservateurs, un radical fut élu, à la majorité relative, en 1902. Les modérés l'emportèrent en 1906, 1910 et 1914. De même, le député de la deuxième circonscription (Angers-Chalonnes-Thouarcé) fut-il, sans discontinuer, conservateur royaliste jusqu'en 1932. Le conseil municipal fut longtemps dominé par des libéraux de centre-gauche. Toutefois, le sectionnement permit aux royalistes, majoritaires dans deux quartiers sur huit (St Joseph et St Laud) d'occuper un quart des sièges jusqu'en 1914. Pendant l'entre-deux-guerres, radicaux et socialistes l'emportèrent en 1924 mais durent ensuite céder la place aux modérés.

Après la Seconde Guerre mondiale, le centre droit domina longtemps la vie politique angevine, avec les personnalités de Victor Chatenay, député-maire gaulliste entre 1947 et 1959, de Jean Turc, député CNI de 1956 à 1962 puis maire de 1963 à 1977, conseiller-général de 1955 à 1998, et de Jean Sauvage, député MRP de 1954 à 1958, sénateur de 1965 à 1983, conseiller-général de 1945 à 1994, président du conseil général de 1982 à 1994. Lors des élections présidentielles de 1965, 1974 et 1981, Charles de Gaulle puis Valéry Giscard d'Estaing furent majoritaires : 61% en 1965 ; 57% en 1974 ; 53% en 1981.

En 1977, quelques mois avant les élections municipales, François Mitterrand eut cette phrase devenue célèbre : « Quand Angers deviendra socialiste, c'est toute la France qui passera à gauche »[120]. La même année, l'élection à la mairie du socialiste Jean Monnier, syndicaliste CFDT, amorça un changement de rapport de force politique. Ce dernier avait alors bénéficié des divisions de la droite : supplanté par son adjoint MRP Augustin Chupin, Jean Turc s'était retiré mais, le jour du scrutin, près de trois mille bulletins de vote furent déclarés nuls parce ce que le nom du tête de liste, Augustin Chupin, y était remplacé par celui de Jean Turc. Ce chiffre dépassait de plusieurs centaines de voix l'avance de la liste d'Union de la Gauche. En 1983, Jean Monnier, très intelligemment, avait écarté les communistes de sa liste pour amorcer une ouverture au centre qui devait s'amplifier en 1989. De son côté, la droite préféra se ranger derrière le RPR Jean Narquin plutôt que derrière l'ancien maire Jean Turc, pourtant plus populaire. Jean Monnier fut réélu à un deuxième mandat avec 52% des voix. En 1989, 1995 et 2001, la victoire de la liste d'union de la gauche modérée et du centre fut beaucoup plus large.

Lors des élections présidentielles de 1988 et de 1995, Angers vota peu ou prou, au second tour, dans la moyenne nationale. En 2007 et en 2012, Nicolas Sarkozy y fut minoritaire, accusant un retard de six points par rapport à la moyenne nationale (47,5% en 2007 ; 42,5% en 2012). De manière générale, le PC et le FN sont à Angers nettement plus faibles que dans le reste de la France, le PS, un peu plus fort, le centre et le centre-droit (Barre, Balladur, Bayrou), nettement plus fort (entre 23 et 25% en 1988, 1995 et 2007), le vote Chirac et Sarkozy un peu plus faible (entre 18 et 19% pour Chirac en 1988 et 199 5; 29% pour Sarkozy en 2007), le vote conservateur (Royer en 1974 ; Villiers en 1995 et 2007, un peu plus fort).

Lors du second tour de l'élection municipale 2014, la liste de l'UMP Christophe Béchu[121] bat celle du maire sortant socialiste Frédéric Béatse. Avec 54,36% des voix exprimées (38,65% d'abstentions et 5% de votes nuls), une liste de droite devient majoritaire pour la première fois depuis 1977.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville d’Angers a reçu le titre de « ville amie des enfants » par l’Unicef. Cette distinction est attribuée aux villes qui conduisent une politique urbaine en faveur de l’enfance en suivant les recommandations du guide méthodologique de l’Unicef, qui a pour objectif de faire vivre la Convention internationale des droits de l’enfant au niveau local[122].

Cantons[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014 Angers est divisée en huit cantons :

Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune comprend alors sept cantons (Angers-1, Angers-2, Angers-3, Angers-4, Angers-5, Angers-6 et Angers-7), avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[123].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Précédemment dénommée Angers Agglomération, la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole a été créée pour remplacer le district datant de 1968. En 2009, il s'agit de la deuxième intercommunalité des Pays de la Loire en termes d'habitants[124].

Le passage en communauté urbaine est envisagé pour janvier 2016[125], ce qui permettrait une dotation globale de fonctionnement plus importante.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Angers.

Angers reçoit sa charte communale de Louis XI en février 1475. Mais le libre exercice de l’élection du maire et des échevins n’est obtenu qu’en 1484 grâce à Charles VIII. De 1475 à nos jours, de Guillaume Cerisay à Christophe Béchu, l’institution municipale a vu cent-soixante-seize maires se succéder à l’hôtel de ville.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Longtemps capitale de l'Anjou, Angers a été le siège de l'empire Plantagenêt et la cour de la dynastie d'Anjou. Aujourd'hui préfecture légitime de Maine-et-Loire, elle concentre la plupart des activités liées à la représentation de l’État au niveau départemental.

Justice[modifier | modifier le code]

La ville d'Angers est le siège de la cour d'appel de la circonscription judiciaire des départements de Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe. Angers possède un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal correctionnel, un tribunal de police, un Conseil de Prud'hommes et une maison d'arrêt.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Angers dispose d'un commissariat central de la police nationale. La ville dispose également d'une police municipale.

En 2009, Angers possède un taux de criminalité de 56,12 actes pour 1 000 habitants, largement inférieur au taux moyen de 75,28 des villes françaises de 100 000 à 250 000 habitants et un taux semblable à la moyenne française de 56,39[126],[127]. Ces actes ne sont pas nécessairement le fait que de quartiers dit « sensibles ». D'après la direction départementale de la sécurité publique du Maine-et-Loire, c'est dans le centre-ville qu'il y a de plus de délinquance et non dans les quartiers périphériques, contrairement aux idées reçues[128]. Cela explique la présence des CRS principalement au centre d'Angers[128]. La population du centre-ville est également exaspérée par les soirées étudiantes, principalement le jeudi soir[129].

Autres administrations[modifier | modifier le code]

Elle accueille également de nombreuses autres administrations, en particulier :

Principal pôle de décision de Maine-et-Loire, Angers cumule également des fonctions correspondant à tous les niveaux d’organisation administrative du territoire (conseil général, communauté d'agglomération, etc.).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 149 017 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
33 900 33 000 29 187 29 873 32 743 35 901 39 884 44 781 46 599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
50 726 51 797 54 791 58 464 56 846 68 049 73 044 72 669 77 164
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
82 398 82 935 83 786 86 158 86 260 85 602 87 988 94 408 102 142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
115 252 128 533 137 591 136 038 141 404 151 279 152 337 148 803 149 017
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[77] puis Insee à partir de 2004[133].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2012, l'aire urbaine d'Angers comptait 403 765 habitants[1] et la communauté urbaine d'Angers Loire Métropole (33 communes) 267 637 habitants en 2011[2]. Angers intra-muros est en 2012 la troisième commune la plus peuplée du Grand Ouest[Note 6] après Nantes et Rennes, la deuxième de la région Pays de la Loire après Nantes et la dix-huitième commune la plus peuplée de France[1].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,1 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 45,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 32,4 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 54,1 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 30,6 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Angers en 2008 en pourcentage[134]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
10,0 
9,4 
60 à 74 ans
11,2 
16,4 
45 à 59 ans
16,9 
18,4 
30 à 44 ans
16,4 
32,4 
15 à 29 ans
30,6 
17,1 
0 à 14 ans
13,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[135]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

L'attractivité du pôle universitaire angevin, plus de 32 000 étudiants en 2009 dont plus de 2 000 étudiants étrangers, contribue au rajeunissement de la population et à son dynamisme. 48 % de la population a moins de 30 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enseignement à Angers.

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Nantes qui évolue sous la supervision de l'Inspection académique de Maine-et-Loire.

En 2011, la commune compte environ soixante-cinq écoles maternelles et élémentaires, vingt collèges, dix-sept lycées généraux et dix lycées professionnels. L'enseignement privé tient une part importante dans le système éducatif angevin, il concerne neuf collèges, dix lycées généraux et six lycées professionnels[136].

Universités et grandes écoles[modifier | modifier le code]

Les origines universitaires d'Angers remontent au cours du XIVe siècle avec l'Universitas Andegavensis. En 1364 Charles V lui donne ses lettres de noblesse en créant l'université de Droit, Médecine et Théologie. L'université d'Angers est officiellement reconnue en 1432, au temps du roi René par le pape Eugène IV. L'université est ensuite supprimée pendant la Révolution française.

En 1780, le duc de la Rochefoucauld-Liancourt crée une école d'art et de métier qui sera en 1815 assimilée à une École nationale supérieure d'arts et métiers. L'école s'installe à Beaupréau avant d'être transférée dans l'abbaye du Ronceray désertée par les sœurs du couvent pendant la Révolution[137].

L'école est désormais un des plus gros centres d'enseignement et de recherches (CER) de l'école d'ingénieurs Arts et Métiers ParisTech.

En 1875, l'Universitas Andegavensis renaît par la création de l'université catholique d'Angers. L'histoire de l'université au XXe siècle est ensuite marquée par la création du Centre scientifique universitaire en 1958, puis par la création de l'IUT en 1966. En 1968 et 1970 sont respectivement créés le Collège Juridique Universitaire et le Collège Littéraire Universitaire. Avec la multiplication de facultés et d'instituts, la création de l'université d'État est décidé en 1971. La ville d'Angers comprenant ainsi une université publique, l'université d'Angers et une université privée, l'université catholique de l'Ouest.

En octobre 2010, toutes écoles et universités confondues, Angers comptait plus de 30 000 étudiants[138],[139] dont 2 000 étudiants étrangers en 2008[140]. C'est le deuxième pôle universitaire des Pays de la Loire.

L'ensemble des étudiants est réparti sur quatre campus :

L'université d'Angers regroupe plus de 19 000 étudiants[141] répartis dans six UFR, deux écoles d'ingénieurs et un IUT.

En 2009, l'université d'Angers, le Centre Hospitalier Universitaire d'Angers et l'École supérieure d'agriculture d'Angers forment, avec d'autres universités et grandes écoles, un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES), l'Université Nantes Angers Le Mans. L'ESSCA, l'ESEO et l'université catholique ont rejoint le PRES par la suite. Ce regroupement a pour objectif de faire émerger un pôle d'excellence, attractif et visible dans la compétition internationale.

L'enseignement supérieur est également assuré par de nombreuses institutions publiques et privées. L'Université catholique de l'Ouest (UCO) regroupe 12 000 étudiants dans les disciplines allant de la psychologie au sport en passant par les langues étrangères, les lettres, la théologie, les mathématiques, l'enseignement, l'histoire ou encore la musique. Depuis la rentrée 2009, L'université catholique est en partenariat avec la St. Edward's University (Austin, Texas) et accueille à Angers les étudiants américains et européens dans une antenne universitaire européenne de l’université[142],[143].

Angers comprend de nombreuses grandes écoles comme Agrocampus Ouest (ex-INHP) et l'ESA dans le domaine du végétal, l'ESEO et l'institut des sciences et techniques de l'ingénieur d'Angers qui forme des ingénieurs généralistes en électronique ou encore l'école de commerce ESSCA.

Depuis 2009, un institut Confucius, Confucius des Pays de la Loire Angers s'est installé dans la maison internationale des étudiants sur le campus de Saint-Serge[144].

Les locaux de plusieurs autres établissements d'enseignement supérieur sont également situés dans la commune : l'école de sages-femmes René-Rouchy (située au sein du CHU), l'école régionale des beaux-arts d'Angers (ESBA), l'école européenne de graphisme publicitaire (EEGP), l'école supérieure et d'application du génie (ESAG), l'école supérieure angevine en informatique et productique (ESAIP), l'école supérieure technique supérieure de chimie de l’Ouest (ETSCO), l'école supérieure des Pays de la Loire (ESPL), l'Institut de biologie et d'écologie appliquée (IBEA), l'Institut de comptabilité et de gestion des Pays de la Loire (ICOGES), l'Institut de mathématiques appliquées (IMA), un institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), l'institut de formation aux affaires et à la gestion (IFAG), l'Institut pour le Développement du Conseil et de l'Entreprise (IDCE Business School) proposant des MBA en droit des affaires et d'économie, un institut de formation en soins infirmiers (IFSI), une école d'Optique Lunetterie Laïc sous contrat avec l'État (ESOO : École Supérieure d'Optique de l'Ouest).

La ville comprend également plusieurs écoles à vocation artistiques, comme le conservatoire à rayonnement régional d'Angers[145] ou le Centre national de danse contemporaine[146].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le spectacle vivant articule l’offre culturelle de la ville et rythme sa vie dans le cadre de plusieurs manifestations populaires. Angers est l’hôte de structures nationales et régionales dans les arts du théâtre, de la musique et de la danse.

La ville accueille plusieurs scènes nationales dont l'Orchestre national des Pays de la Loire, dirigé par John Axelrod, proposant une saison symphonique à Angers et à Nantes, un centre dramatique national Nouveau théâtre d'Angers (NTA), sous la direction de Frédéric Bélier-Garcia et le Centre national de danse contemporaine (CNDC), dirigé par Emmanuelle Huynh, qui utilise les « Studios Bodinier », rue Bodinier, ainsi que les « Studios des Abattoirs », boulevard du Doyenné. Ces structures ont des missions de diffusions et de créations artistiques qui se traduisent par l’accueil d’artistes internationaux, la formation (le CNDC est aussi une école nationale) et la présentation de créations en France et à l’étranger.

D’autres formations viennent enrichir et compléter l’offre culturelle angevine comme l’Opéra Angers-Nantes Opéra, qui officie à Angers au Grand Théâtre, la scène des musiques actuelles Le Chabada et la compagnie de théâtre, de cirque et des arts de la rue Compagnie Jo Bithume.

Plusieurs fois par an le musée des Beaux-Arts et le théâtre du Quai accueillent de nombreuses manifestations culturelles. La Galerie 5 de la bibliothèque de l'université d'Angers sur le campus de Belle-Beille propose tous les mois des expositions[147].

Des Accroche-Cœurs au Festival Premiers Plans d'Angers, Angers accueille plus d'une dizaine de festivals chaque année.

Santé[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Louis du CHU d'Angers.

Dès le XIIe siècle Angers possède l'un des premiers hôpitaux fondés en France, l'hôtel-Dieu d'Angers. D'abord installé dans l'Hôpital Saint-Jean, il est transféré dans de nouveaux locaux en 1870 quelques centaines de mètres plus loin. En 2000 un CHU s'installe au nord du centre. Il a une capacité de près de mille cinq cents lits, plus de six cents médecins, environ cinq mille cinq cents agents hospitaliers et plus de trois cents milliers de consultations diverses (internes et externes)[149].

En plus du CHU, deux cliniques privées nées du regroupement des différentes cliniques de la ville :

  • Clinique de l’Anjou, clinique verte[150] ;
  • Village Santé Angers Loire, situé sur la commune de Trélazé.

En 2007, l'école de médecine et pharmacie de l'université d'Angers (UFR Sciences pharmaceutiques et ingénierie de la santé) a célébré son bicentenaire.

  • Un Centre régional de rééducation et réadaptation fonctionnelle (CRRRF), situé sur le plateau des capucins ([151] en lien avec le CHU, œuvre dans trois domaines : la rééducation fonctionnelle, les soins longue durée et la gérontologie, la pédiatrie (fin 2008).

Sports[modifier | modifier le code]

Principaux clubs jouant à Angers
Équipe Sport Fondé en Ligue Stade
Angers Sporting Club de l'Ouest Football 1919 Ligue 2 Stade Jean-Bouin
Union Féminine Angers Basket 49 Basket-ball 2004 Ligue féminine de basket Salle Jean-Bouin
Angers BC 49 Basket-ball 1982 Championnat de France de basket-ball de Nationale masculine 1 Salle Jean-Bouin
Angers Étoile d'Or St Léonard Basket-ball 1945 Championnat de France de basket-ball de Nationale masculine 2 Salle des Villoutreys
Angers Noyant Handball Handball 1988 Championnat de France de handball de Division 2 Salle Jean-Bouin
Ducs d’Angers Hockey sur glace 1982 Championnat de France de hockey sur glace Patinoire du Haras
Vaillante Angers TT Tennis de table 1973 Pro A

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

43 terrains de football (dont le stade Jean-Bouin :19 500 places), 4 terrains de rugby, 2 terrains de hockey, 10 pistes d’athlétisme, 20 grandes salles (dont la salle Jean-Bouin : 3 500 places), 43 salles spécifiques (dont une avec un mur d’escalade), 63 courts de tennis et 6 piscines dont deux avec bassin olympique, 1 centre municipal de tir sportif, 1 stand de tir à l’arc, 1 vélodrome de plein air, 2 boulodromes, 1 centre régional de judo, 1 centre régional de canoë-kayak, 1 base d’aviron, 1 patinoire municipale, 1 salle d’escrime (dix pistes).

Médias[modifier | modifier le code]

Télévisions[modifier | modifier le code]

  • En décembre 1988, Angers se dote d'une chaîne câblée, TV10 Angers qui diffusera jusqu'en juin 2007, date à laquelle elle est remplacée par Angers 7. À la suite de difficultés financières, la chaîne est mise en liquidation judiciaire presque trois ans après son lancement et arrête sa diffusion en mai 2010.
  • À la suite de l'arrêt de la chaîne locale Angers 7 en mai 2010, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel décide deux ans plus tard, le 24 juillet 2012, de relancer un appel pour l'exploitation d'un service de télévision dans la zone d'Angers. À la suite de cet appel, la candidature d'Angers Télé est sélectionnée en décembre 2012. La chaîne commence à émettre le 21 février 2013 à 19 heures et diffuse un journal.
  • La chaîne France 3 émet un décrochage local avec France 3 Ouest, qui propose des émissions régionales France 3 Pays de la Loire (journaux télévisés 12/13 et 19/20).

Radios[modifier | modifier le code]

Plusieurs radios diffusent localement sur Angers : Chérie FM Angers, NRJ Angers, Virgin Radio Angers, RCF Anjou. Il existe également des radios locales, comme Radio Campus Angers ou Radio G !.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est principalement dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Le Courrier de l'Ouest dont Angers est le siège. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés dont Angers Mag, le magazine mensuel papier édité par le site internet d'informations du même nom et distribué sur l'ensemble de l'agglomération.

La mairie d'Angers édite depuis avril 1977 le journal municipal Vivre à Angers[152]. Mensuel, il publie des informations sur l'avancement des projets urbains, l'économie locale, les activités sportives, culturelles et festives ainsi que les échanges avec les villes étrangères jumelées à Angers. La revue donne une place importante aux reportages à travers les quartiers. Le tirage varie et tourne autour de 85 000 exemplaires.

Angers Loire Métropole édite Métropole, un journal d’information bimensuel et gratuit.

Cultes[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

La grande majorité des lieux de cultes d'Angers sont liés au culte catholique comme l'atteste la présence de la cathédrale Saint-Maurice qui domine la ville depuis le XIIe siècle. Accolé à la cathédrale, le palais du Tau est l'évêché, siège du diocèse d'Angers.

Le prieuré Notre-Dame-du-Calvaire, couvent de bénédictines est fondé en 1619. Le Carmel est fondé en 1626.

Angers voit naître en 1835 la congrégation du Bon Pasteur, fondée par Marie-Euphrasie Pelletier pour les femmes en difficulté et présente aujourd’hui dans 70 pays. Les religieuses ont été expulsées à la Révolution française et le prieuré a alors été transformé en prison.

Le couvent des Servantes des pauvres est une congrégation composée de bénédictines spécifiquement dévouées aux pauvres et aux souffrants. Le couvent d'Angers est la maison-mère de cet ordre d'oblates créé en 1872. Elles ont également à leur charge l'église du Saint-Sépulcre d'Angers, une des deux répliques du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Une animation culturelle a lieu au moment de Pâques.

Le doyenné d'Angers est structuré en onze paroisses ; chacune centrée sur une ou plusieurs églises : Saint-Antoine-Saint-Serge (l'église Saint-Antoine et l'abbatiale de Saint-Serge) ; Saint-Jean-Saint-Pierre-de-la-Croix-Blanche (l'église Saint-Jean et l'église de la Croix-Blanche) ; église Saint-Joseph ; église Saint-Laud ; Saint-Lazare-Saint-Nicolas (l'église Saint-Jacques et l'église Sainte-Thérèse) ; église Saint-Léonard ; église Saint-Martin-des-Champs ; Saint-Maurice-Notre-Dame (la cathédrale Saint-Maurice, la chapelle du Crucifix et l'église de la Trinité) ; église Sainte-Bernadette ; église Sainte-Madeleine ; Sainte-Marie-de-la-Croix (l'église Sainte-Marie de Belle-Beille et l'église de la Croix du Maine).

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Le culte protestant est célébré à Angers au temple protestant d'Angers, rue du Musée.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

La vie judaïque de la cité est centrée sur la communauté consistoriale et la Synagogue d'Angers située dans l'ancienne église Saint-Laurent[153].

Islam[modifier | modifier le code]

Le culte musulman, deuxième culte religieux après le culte catholique, est rendu dans plusieurs lieux : la mosquée Abu Bakr Sidik, bd du Doyenné, la mosquée Aksemseddin, rue des Longs-Boyaux et l'Association culturelle islamique turque d’Angers, rue Parmentier. Un projet de grande mosquée était prévu pour commencer en octobre 2012 dans le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin[154] (un des deux quartiers nord), mais n'avait toujours pas démarré en 2014.

Autres cultes et mouvements religieux[modifier | modifier le code]

La Scientologie est présente boulevard Carnot, à côté du campus Saint-Serge, tout comme les témoins de Jéhovah situés rue du Maine. L'Église adventiste du septième jour se trouve près de la gare Saint-Laud, Avenue Turpin de Crissé. Enfin, le culte mormon (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours) possède un lieu de culte rue de Létanduère.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie à Angers.

L'économie angevine témoigne dans son paysage urbain d'un passé industriel et commerçant précoce. Angers présente un paysage économique diversifié. D'abord marqué par le développement des échanges, l'industrie s'est développée en s'appuyant sur l'activité agricole, la manufacture puis l'électronique (implantation de l'entreprise informatique Bull dans les années 1970). Le territoire s'est également développé sur un tissu diversifié de PME/PMI dans des secteurs spécialisés. Les activités de services aux entreprises, les emplois administratifs, les secteurs de la recherche, de l'éducation et de la santé tiennent une place importante dans l'économie angevine.

Horticulture[modifier | modifier le code]

L'horticulture est l'un des principaux secteurs d'activité de l'économie angevine et était remarquable dès le XIXe siècle comme l'atteste cet extrait d'un document de 1865 : « Si la Touraine a été appelée à juste titre le jardin de la France, on a pu dire non moins de raison que l'Anjou en est la pépinière. Le climat exceptionnel dont jouit cette province, la nature de son sol, la position de sa capitale, (...) en un mot un concours heureux de circonstances naturelles ou économiques, ont beaucoup contribué à étendre et à propager dans ce beau pays un genre de culture dont l'importance s'accroit tous les jours. »[17] L'importance de l'horticulture s'est renforcée jusqu'à faire d'Angers le premier pôle horticole d’Europe[155]. En effet, la ville accueille un pôle de compétitivité à vocation mondiale spécialisé dans le végétal – Végépolys. Celui-ci s'appuie d'une part sur le haut niveau de formation et d'études supérieures dispensé dans ce domaine à Angers et d'autre part sur la forte concentration de laboratoires de recherche. Ce contexte favorise le regroupement de plus de 1 000 chercheurs répartis en huit filières professionnelles (horticulture, vigne, plantes médicinales, arboriculture, myciculture, etc.). De plus, Angers abrite le siège de l'office communautaire des variétés végétales[156] dont le rôle est de protéger les nouvelles variétés végétales au sein de l'Union européenne.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le bassin d’emploi angevin représente 45,7 % des emplois occupés dans le département se situe au 22e rang national et 3e du Grand Ouest après Nantes et Rennes, soit une place conforme à son rang démographique. En 1999, le bassin d’emploi offrait 133 000 postes occupés. En 2008, la zone d'emploi d'Angers offrait 191 016 emplois avec une évolution de 1,1 % sur la période 1998-2008[157]. Le pôle d’emplois rayonne au-delà de l’aire urbaine d’Angers par un nombre d’emplois supérieur au nombre d’actifs (INSEE 2006). Le niveau de qualification est un facteur de l’attractivité des entreprises. Angers comporte 19 % de diplômés du supérieur. À noter la forte concentration des activités du végétal (25 000 emplois sur le département organisé par les filières du végétal), notamment l’horticulture et l’arboriculture sur le bassin angevin.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, au 31 décembre 2009, Angers comptait 10 133 établissements actifs, occupant 82 689 postes[158] (dont 70 935 postes salariés[réf. nécessaire]). Sur le nombre total d'établissements, 7 088 concernaient le commerce, le transport et les services divers, 2 153 l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale, 438 la construction, 407 l'industrie et 47 l'agriculture, la sylviculture et la pêche.

Répartition des établissements actifs par secteur au 31 décembre 2009[158],[159]

Secteur Angers France
Commerce, transports et service divers 69,9 % 58,9 %
Administration publique, enseignement, santé et action sociale 21,2 % 14 %
Construction 4,3 % 9,3 %
Industrie 4 % 5,8 %
Agriculture 0,5 % 11,9 %
Sources des données : INSEE

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville conserve de nombreux bâtiments, hôtels particuliers et quartiers dont la construction remonte à plusieurs siècles. Les musées ont trouvé résidence dans ces lieux privilégiés. Angers est labellisée Ville d’Art et d’Histoire.

Civil et militaire[modifier | modifier le code]

Le château d'Angers, bâti sur un promontoire de schiste ardoisier dominant la Maine fut construit entre 1230 et 1240 à l’initiative de Saint Louis. Il s'inscrit dans un système complexe de défense qui entourait la ville. La présence militaire sur ce lieu est attestée dès la fin du IIIe siècle[160]. Dans l’enceinte médiévale, d'une circonférence de près d’un kilomètre de long et flanqués de 17 tours, sont édifiés, au XVe siècle, des bâtiments d’agrément (la chapelle Sainte-Geneviève, le Châtelet). Entre 1591 et 1593, le capitaine Donadieu de Puycharic ordonne le réaménagement des défenses du château. Les architectes Dagobert Guillot, Robert Chalemel et Guillaume Briffault arasent des tours, créent des plates-formes d'artillerie et des canonnières dans les tours[161]. Des remparts subsistent la muraille de la rue Toussaint, la tour Villebon de la rue Baudrière, la muraille du boulevard Carnot le long de l'hôtel particulier Demarie et la tour des Anglais dans le quartier de la Doutre. Le château abrite depuis le début des années 1950 la Tapisserie de l'Apocalypse, œuvre tissée de plus de 140 m de long à l’origine, commandée au XIVe siècle par Louis Ier d’Anjou au célèbre lissier Nicolas Bataille (1330-1405) d’après les cartons du peintre flamand Hennequin de Bruges.

La maison d'Adam, située en plein cœur de la cité, juste derrière la cathédrale, est un des superbes témoignages architecturaux du patrimoine médiéval existant encore de nos jours. Elle accueille aujourd’hui la Maison des artisans. La Maison bleue de l’architecte angevin Roger Jusserand et du mosaïste Isidore Odorico, boulevard Foch (1927) est un chef-d’œuvre de l’Art déco.

Le cimetière de l'Est est un cimetière ouvert en 1834 à Angers. Il est surnommé le « cimetière du Père-Lachaise angevin » en raison de son environnement et des illustres personnalités enterrées en ce lieu. Au début du XXe siècle, la Compagnie française d'aviation est créée au nord de la ville. Elle fut désaffectée pendant la Seconde Guerre mondiale et sert maintenant de lieu d'information et d'exposition sur l'architecture. Situé au abord de l'autoroute A11 le bâtiment est classé monument historique et a reçu le label Patrimoine du XXe siècle.

Religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Maurice et la tour Saint-Aubin sont les points culminants de la ville d’Angers. La tour Saint-Aubin, achevé en 1170, était le clocher-tour de l'ancienne abbaye Saint-Aubin d'Angers. L'édifice est maintenant le lieu d’expositions temporaires d’œuvres d’artistes contemporains.

De l'ancienne abbaye Toussaint datant du XIIIe siècle subsiste l'abbatiale et une partie du cloître. L'abbatiale est restructurée en 1984 pour accueillir la galerie David d'Angers. Le toit du bâtiment entièrement de verre déroge à la tradition angevine du toit en ardoise.

L'abbaye Saint-Nicolas accueille maintenant la maison-mère de la Congrégation du Bon Pasteur fondée par Sainte Marie-Euphrasie Pelletier en 1835.

L'église Notre-Dame-des-Victoires, construite de 1898 à 1904, est inscrite en totalité au titre des monuments historiques depuis 2006[162].

Architecture[modifier | modifier le code]

Différents types d'architecture se trouvent dans le tissu urbain d'Angers.

Le long de la rue Toussaint et de la rue des Lices se développe la ville du XVIe siècle et XVIIIe siècle. Des édifices religieux dont l'ancienne abbaye Toussaint devenue le musée David d'Angers, la tour Saint-Aubin et la collégiale Saint-Martin, également de nombreux logis et hôtels particuliers dont le Logis Barrault devenu le Musée des beaux-arts d'Angers, le Logis Pincé (musée des antiquités) ou encore la maison des Œuvres forment un ensemble architectural Renaissance harmonieux.

La place du Ralliement, ancien emplacement de trois collégiales détruites à la Révolution, est aménagée dès 1791. En 1825 est construit le premier théâtre municipal qui donne l'alignement des immeubles voisins de la place. En 1865, après l'incendie du théâtre, la recomposition générale de la place et des voies adjacentes marque le début de l'urbanisation haussmannienne d'Angers. Une composition monumentale ordonnancée sur la partie sud de la place est formée par le nouveau théâtre, construit en 1871, le Grand café de France sur la droite et le Café Gasnault sur la gauche. Les immeubles attenants et des rues adjacentes sont reconstruits entre 1870 et 1887 pour respecter le modèle générale d'élévation et l'échelle monumentale de la place[163]. C’est à cette époque que les tout premiers quartiers de rapport dit « haussmannien » apparaissent. Le centre-ville fait l'objet de percement comme la rue Voltaire, la rue Lenepveu, la rue d'Alsace ou la rue du Mail[164].

Cette unité de style homogène, laisse apparaître par endroit des édifices au style palladien, Art nouveau et Art-déco.

Au début du XXe siècle est construit l'ensemble de style haussmannien autour de la place de la Gare et de la rue de la Gare comprenant une importante concentration d'immeubles de rapport jusqu'à la place de la Visitation[165]. L'ensemble préfigure d'entrée de ville à la sortie de la gare[166].

Armand Lanoux en 1965 dans son livre Le voyageur de la Loire décrit la ville : « Du chemin de ronde du château, on voit s'étaler la ville, si caractéristique avec ses cheminées de briques sur le fond bleu des toits, la ville qui mêle maintenant au matériau le plus tendre, le tuffeau, l'un des plus résistants, le schiste ».

Les exigences environnementales, la tertiairisation de l’économie de la fin du XXe siècle obligent à soigner l’architecture et l’intégration dans le paysage urbain. Le quartier d’habitation du Front de Maine, face au château et au pied du port fluvial est un exemple de réponse à ces nouvelles exigences. Ainsi, des équipements comme le théâtre du Quai, le quartier Saint-Serge (pôle tertiaire et universitaire), le pôle tertiaire de la gare d'Angers Saint-Laud, le centre commercial Fleur d'Eau ou encore le centre de formation Pierre-Cointreau s'intègre au paysage historique.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Jardins du château d'Angers.
L’île Saint-Aubin patrimoine naturel classé Natura 2000.

L’agglomération angevine s’étend sur le site de la vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville est au cœur de la plus grande confluence de France[167]. La ville est également l'une des deux villes-portes du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine avec Tours en Indre-et-Loire.

Le principal espace vert d'Angers est l'île Saint-Aubin située au nord d'Angers, dans les Basses vallées angevines. L'île représente 1/10e de la superficie de la ville d'Angers avec plus de 600 hectares de zones humides et de prairies naturelles exploitées pour le foin et le pâturage. L'île Saint-Aubin est une « Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » inscrite dans le périmètre Natura 2000. Elle fait partie de la zone de protection spéciale des Basses vallées angevines.

À la renaissance, les douves du château sont aménagées par le roi René qui créé des jardins et des potagers. À l'Hôtel-Dieu et dans les hôtels particuliers se construisent des jardins aromatiques et médicinaux (jardin aromatique de l'ancien hôtel Demarie-Valentin, actuel Muséum d'histoire naturelle d'Angers ; cloître de l'hôpital Saint-Jean ; logis Pincé ; Logis Barrault, etc.).

Au Second Empire, sous l'influence de la bourgeoisie, plusieurs parcs d'aménagements sont créés. Le vallon creusé par le Brionneau se voit doté d'une écluse pour former l'étang Saint-Nicolas. Il s'entoure des parcs de la Garenne, de la Haye et des Carrières. Depuis le 4 mai 1936, l'étang est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque par arrêté du ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts.

Le jardin des plantes est le premier jardin botanique de la Ville, du début XVIIIe siècle. Il offre un espace boisé et fleuri sur 4 hectares en plein centre-ville. En 1863, le botaniste angevin Gaston Allard démarre la plantation d'un arboretum qui deviendra l'arboretum Gaston-Allard. Depuis sa création, plusieurs jardins se sont aménagés et une collection d'herbiers a pris place dans la demeure de la Maulévrie au centre du parc. Le Jardin botanique de la Faculté de Pharmacie d'Angers fut créé à partir de 1888 sur une surface de 8 000 m² avec pour vocation l’enseignement dépensé aux élèves de la faculté de médecine et de pharmacie et la création d’un conservatoire d’espèces végétales avec le regroupement d’espèces et les échanges au travers du réseau de jardins botaniques. D'autres parcs suivront comme la roseraie au sud de la ville (qui donna son nom au quartier de la Roseraie), le parc du Pin, Bellefontaine et d’Ollones à proximité du centre. Entre 1820 et 1880, le jardin du mail prend forme sur l'ancien champs de Mars. Depuis 1909, on peut y admirer la copie en fonte du Val d'Osne de la fameuse Vénus d'Arles et la Vénus de Mathurin Moreau[168]

Dans les années 1960, le lac de Maine se forme sur les anciennes carrières de grave qui ont notamment permis de stabiliser le quartier Saint-Serge. La Pyramide du lac de Maine, centre nautique du lac en forme de voiles accolées, est érigée en 1978. Elle comprend salle de réunion, entrepôt et restauration[169] au centre de la base de loisir qui constitue un espace de plus de 200 hectares[170].

En 1999, lors de l'inauguration du nouveau quartier d'affaires de Saint-Serge, un jardin fut aménagé, l'esplanade de l'université et une promenade plantée fut construite, le mail François Mitterrand.

Dans les années 2000, on compte plus de 16 000 arbres d’alignement le long des rues d’Angers, contre 9 000 en 1980. Un effort récompensé, en 2000, par le « prix national de l’Arbre »[171].

Inauguré le 11 juillet 2000 après quatre années de travaux, le parc de Balzac s'étend sur 50 hectares au nord du lac de Maine et au sud de l'étang Saint-Nicolas[172]. Le parc est aménagé et géré en suivant les principes de développement durable ce qui lui vaut l'agrément délivré par la ligue pour la protection des oiseaux Refuge LPO – jardin d’oiseaux Formule excellence pour ses aménagements et sa gestion qui favorisent la faune et la flore naturelles[173]. Il se compose de neuf espaces naturels (marais, dunes vertes, pâturage, verger aux oiseaux, aire de jeux, jardins familiaux, chênaie, champs fleuris et graminées) et se veut être un trait d'union entre les parcs Saint-Nicolas et du Lac de Maine[174].

La construction du tramway de 2007 à 2010 a permis l'implantation de larges bandes de gazon sur les boulevards du centre et la plantation de nouveaux arbres dans le milieu urbain. Depuis 2006, Angers est une ville fleurie avec quatre fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[175],[176].

En avril 2010, le parc à thème Terra Botanica est inauguré dans le quartier des Hauts de Saint-Aubin au nord de la ville. Il propose sur 27 hectares des espaces de découverte de l’univers du végétal, de la biodiversité et de l’utilisation des plantes.

En 2014, selon un palmarès établi par l'Union nationale des entrepreneurs du paysage (UNEP), Angers est classé comme étant la ville la plus verte de France[177].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Musée des beaux-arts d'Angers.

Le Musée des beaux-arts d’Angers se trouve dans le logis Barrault, un ensemble architectural dont certaines parties datent du XVe siècle. Il contient une collection de peintures et de sculptures de nombreuses artistes majeurs (du XIVe siècle à nos jours). Le musée est surtout reconnu pour son fonds XVIIIe rassemblant des œuvres de Jean-Baptiste Greuze, Van Loo, Watteau, Fragonard, Chardin. Il contient également un cabinet d'art graphique, une galerie consacrée à l'histoire de la ville et une galerie d'exposition temporaire. Le musée fut entièrement rénové entre 2000 et 2004 afin d'améliorer l'accessibilité du lieu. Une antenne du musée se trouve au château de Villevêque, au nord de l'agglomération.

Tapisserie du Chant du monde.

Au sein du château d'Angers dans une longue galerie d'exposition se trouve la Tapisserie de l'Apocalypse. Commandée par Louis Ier d’Anjou à Jean de Bruges et à Nicolas Bataille à la fin du XIVe siècle, elle s'inspire de manuscrits à miniatures[178] illustrant le texte de l'Apocalypse de Jean. L'ensemble long de plus de 140 mètres à l’origine est connu pour être la plus importante tapisserie médiévale existant au monde.

Situé dans l’ancien hôpital médiéval Saint-Jean dans le quartier de la Doutre, le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine présente des collections de tapisseries allant du XIXe au XXe siècle. Le Chant du monde, chef-d’œuvre de Jean Lurçat, ensemble de dix tapisseries de quatre-vingt mètres de long sur quatre de haut est l'œuvre majeure du musée. Exposée dans la salle des malades de l'ancien hôpital, la tapisserie de Jean Lurçat se veut être un écho à la Tapisserie de l'Apocalypse. Elle présente une vision moderne de l'Apocalypse inspirée de l'époque dans laquelle vivait Jean Lurçat. Après la bombe d'Hiroshima, Jean Lurçat livre un message d'espoir dans cette tenture.

Le Muséum d'histoire naturelle d'Angers est depuis 1885 installé dans les bâtiments historiques de l'ancien hôtel Demarie-Valentin, datant de 1521 entre la place Imbach et le boulevard Carnot. Il présente une importante collection d’animaux et de fossiles répartie en trois départements : le département de zoologie, le département de botanique (situé en partie dans un jardin aromatique de la terrasse de l'hôtel et dans le parc de l'arboretum d'Angers) et le département de paléontologie et de géologie.

Rue Lenepveu se trouve le logis Pincé qui accueille le musée du même nom. Il conserve un ensemble d’antiquités égyptiennes, grecques, romaines, étrusques ainsi que de l’art japonais et chinois. Le musée Pincé est actuellement fermé pour travaux.

Galerie David d'Angers.

La galerie David d'Angers est située dans l’abbaye Toussaint datant du XIIIe siècle entièrement restructurée en 1984 pour accueillir le musée. Elle présente des sculptures, bas-reliefs et médaillons de David d'Angers notamment les travaux préparatoires à la réalisation du fronton du Panthéon de Paris, dont une maquette réalisée au tiers est visible à hauteur d'homme.

Située dans les anciens locaux de la Compagnie française d'aviation, la Maison de l'architecture des territoires et du paysage propose en plus d'ateliers pratiques, des expositions sur les thèmes de l'architecture, l'habitat et l'urbanisme.

Le Musée européen de la communication situé dans le château de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d'Anjou propose une collection sur l'histoire de l'imprimerie, du télégraphe, du cinéma, de la radiodiffusion, de la télévision et de la conquête spatiale. Le musée régional de l'air d'Angers-Marcé, situé à proximité d’Angers Loire Aéroport présente une importante collection de biplans et d’avions anciens (notamment celui de René Gasnier).

À côté de ces collections permanentes, Angers possède plusieurs lieux d'expositions temporaires, comme l’abbaye du Ronceray dans La Doutre, l’ancien couvent des Cordeliers d'Angers situé à la Baumette, la salle Chemellier, les salons Curnonsky, la Galerie 5 de la bibliothèque universitaire sur le campus de Belle-Beille ou encore le forum du Quai.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliothèque municipale d'Angers.

La bibliothèque publique a été créée à la Révolution à partir des confiscations des manuscrits des bibliothèques religieuses de la région[179]. En 1803 la bibliothèque devient municipale. D'abord installée au logis Barrault, la bibliothèque municipale d'Angers gère depuis 1943 la collecte du Dépôt légal des imprimeurs des départements d'Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe jusqu'en 1996[180]. Depuis 1997 sa circonscription est calquée sur la région administrative des Pays de la Loire et regroupe maintenant le dépôt des cinq départements ligériens (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée). La collection augmente de 200 m à 250 m linéaires par an et alimente le catalogue proposé au public.

La bibliothèque centrale Toussaint est le principal établissement du réseau de bibliothèques d'Angers[181]. Elle a été inaugurée en 1978 sur des ruines de l'ancienne abbaye Toussaint[179]. Elle constitue une bibliothèque et une discothèque de prêt, consultation et d'étude sur un espace de 10 000 m²[182]. Le réseau de la bibliothèque municipale est complété par neuf bibliothèques de quartier qui forme un ensemble de plus de 300 000 livres, 40 000 disques, 4 000 DVD, 75 000 documents anciens et 200 000 documents légaux[182].

La bibliothèque anglophone d’Angers est une association financée par la ville d'Angers, les universités angevines et des grandes écoles[183],[184]. Basée sur les fonds de l'ancienne bibliothèque américaine, elle a été créée en décembre 1993 dans sa forme actuelle[185]. Elle propose une collection de 32 000 livres répartie en plusieurs catégories[186].

Il existe également trois bibliothèques universitaires réparties sur les campus de la ville :

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Salles de théâtre d'Angers.
Théâtre du Quai sur le Front de Maine.

La première trace de représentation théâtrale remonte à 1392 à côté du marché des Halles[190] actuelle impasse de la Comédie. Le premier théâtre angevin a été inauguré en 1762. Situé près des Halles, il fut bâti en attendant l'arrivée du Grand Théâtre qui sera construit en 1791, sur la place du Ralliement, à l'emplacement de trois églises. Il sera en partie détruit en 1853 par un incendie.

Le Grand Théâtre actuel a été construit par l’architecte Lucien Botrel et sera achevé en 1871 par Auguste Magne. Doté d'une salle à la française, il comprend six loges d'avant-scène et quatre niveaux de galeries pour un total de 730 places.

Après la Seconde Guerre mondiale, la décentralisation cultuelle nécessita la création de plusieurs théâtres et centres nationaux en région. En 1968 a été créé le Théâtre des Pays de Loire qui sera labellisé en 1973 Centre Dramatique National. En 1972, le ministère de la Culture crée à Angers le Ballet-théâtre contemporain. Alwin Nikolais, grande figure de la danse moderne, souhaita rénover ce genre artistique et inaugura en 1978 le Centre national de danse contemporaine (CNDC) dans une ancienne école communale, rue Bodinier à Angers. La création du Nouveau théâtre d'Angers (NTA) intervient en 1986 avec la mise en communs des ressources et moyens de l'Association Maison de la Culture créée en 1978 par Roger Landy, et du NTA pour former une unité économique et sociale de création théâtrale et de diffusion pluridisciplinaire financée uniquement par la ville d'Angers.

En septembre 2002 un projet culturel visant à mutualiser les moyens techniques, logistiques et administratifs des entités de représentation culturelle voit le jour. Le théâtre du Quai a été inauguré le 26 juin 2007 sur le Front de Maine après plus de trois ans de travaux. Il comporte un théâtre à l'italienne de 980 places avec parterre, balcons et une fosse d’orchestre de 80 musiciens et une salle entièrement modulable de 400 places assises ou 960 debout. Un forum de 1 100 m², ouvert sur l'extérieur, sert à la fois d'entrée du théâtre, d'espace d’exposition et de spectacle ouvert sur la ville par deux portes vitrées monumentales. Aujourd'hui le Grand Théâtre et le Quai sont le lieu de représentation d'Angers-Nantes Opéra, du CNDC et du NTA.

L'auditorium du centre de congrès d'Angers a été créé dans les années 1960 lors de la réhabilitation du quartier Saint-Michel. Il a été conçu à la fois comme salle de congrès et comme salle de concert. L'auditorium du centre de Congrès est reconnu pour son acoustique. Il accueille les concerts de l'Orchestre national des Pays de la Loire dans une salle de 1 240 places.

Une salle de musique actuelle, le Chabada, propose plusieurs fois par semaine une programmation éclectique depuis 1994 dans plus de 1 500 m² répartis sur deux niveaux avec une première salle de 350 places et une grande salle de 900 places. En 1991 fut construit, à l'emplacement d'un ancien hypermarché, une salle de spectacle de 4 000 m², Amphitéa. La salle fait partie du parc des expositions d'Angers. Rénovée en 2008 la salle a une capacité d'accueil de 9 000 places.

Les autres lieux de représentation de la commune sont : le théâtre Chanzy (680 places), la chapelle des Ursules qui accueille entre autres des concerts de musique baroque, le théâtre du Champ de Bataille (96 places), le théâtre de La Comédie, le MPT quartier Monplaisir (300 places), le centre Jean-Vilar quartier La Roseraie (260 places), et l'espace culturel de l’université (350 places).

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scène musicale angevine.

La scène musicale angevine profite de la notoriété de la scène Le Chabada pour promouvoir les groupes locaux. À l'origine, la scène Rock à Angers a bénéficié de la popularité du groupe mythique des Thugs dans les années 1980 et 1990.

Dans les années 2010, la scène musicale angevine s'illustre par un éclectisme important avec des groupes ou artistes comme la Ruda, Pony Pony Run Run ou Sexypop pour le rock, Rutabaga pour le Ska, Zenzile pour le Dub, La Phaze pour le Drum'n Bass, Nouvel'R pour le Hip Hop ou encore Lo'Jo, le compositeur et guitariste André Charbonneau et Titi Robin pour les musiques du monde. Les groupes The Dancers puis The Lemon Queen furent les vainqueurs de l'Ampli Ouest France en 2011 et 2012 et témoignent de la vitalité de la scène angevine[réf. nécessaire]. De nombreux groupes locaux donnent régulièrement des concerts dans les bars, comme au T'es Rock Coco, à L'Autrement Café et au Café Latin.

Par ailleurs, Angers, ville natale du compositeur Henri Dutilleux, héberge de nombreux orchestres symphoniques ou d'harmonie :

La ville partage avec Nantes (Angers-Nantes Opéra) un opéra qui se produit régulièrement au Grand Théâtre.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le premier cinéma à Angers est apparu dès la fin du XIXe siècle avec la projection des premiers films le au Café du Théâtre[192]. Par la suite, de nombreux cafés et hôtels comme le Café du Ralliement, le Grand Hôtel installèrent leurs toiles sur les terrasses de la place du Ralliement et sur l'ancien boulevard de Saumur.

Les premières salles apparaissent au début du XXe siècle avec la salle du Pathé rue Saint-Denis ou encore celle des Variétés, une salle de 870 places qui ouvrit en 1915. Le Grand Théâtre, le Cirque-Théâtre de la place Molière ainsi que d'autres salles de représentation diffusaient des films lors de la Première Guerre mondiale. Le cinéma Palace ouvrit en 1924. Avec 1 200 places c'est à son ouverture le plus grand cinéma de la ville. La salle comprenait un rez-de-chaussée et une tribune. Le bâtiment fut décoré par le sculpteur Maurice Legendre, les mosaïstes Gentil et Bourdet, le peintre Henri Tranchant et l'entreprise de serrurerie de l'Ouest D. L. Bonneau. En 1930 on dénombre plus de 2 000 places à Angers.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie du cinéma continue à s'installer dans la ville. Le Régent s'installe rue Lenepveu, l'Élysée dans le quartier de Belle-Beille. Une école de cinéma appelée Cercle culturel cinématographique de l'Anjou ouvre en 1954. En 1955 Angers compte 15 salles de cinéma.

Dans les années 1960, avec l'apparition de la télévision les petites salles ferment au profit de l'ouverture de plus grand complexe et des cinémas le Colisée et l'Ariel.

La société Gaumont racheta les cinémas du boulevard Foch pour décider à la fin des années 1990 de fermer deux d'entre eux, le Colisée et l'Ariel, de rénover les Variétés (faisant passer la capacité du cinéma d'une à cinq salles et de 870 à 1 580 places) et de construire un multiplexe de douze salles (2 250 places) inauguré en décembre 2000 dans le quartier Saint-Serge à proximité des berges de Maine.

En 2011, Angers compte trois cinémas qui participent aux manifestations culturelles organisées par la ville comme le festival Cinéma d'Afrique ou Premiers plans. Deux cinémas Gaumont portent une offre grand public. Un cinéma d'art et essai de sept salles (800 places), Les 400 coups propose une programmation éclectique de films en version originale, des rétrospectives, des films jeune public ainsi que des rencontres avec les réalisateurs notamment lors du Festival Premiers Plans d'Angers[193].

Autre[modifier | modifier le code]

La Ludothèque Angevine est une association loi 1901 qui propose l'emprunt de 2500 jeux au centre culturel Jean Vilar dans le quartier La Roseraie et à la Maison Pour Tous sur le quartier Monplaisir[194].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Bouteille de liqueur de Cointreau.
Article détaillé : Cuisine angevine.

La gastronomie angevine s'inspire de tous ces différents arrivages de produits pour former une cuisine raffinée et subtile. Curnonsky la décrivait comme étant « le paradis de la digestion paisible ». Concernant les boissons, Angers est un centre viticole important avec les vins d'Anjou comme le cépage cabernet, le coteaux du Layon ou encore l'Anjou blanc cultivé dans l'abbaye Saint-Nicolas en centre-ville[195]. Les distilleries produisant le Cointreau font la renommée d'Angers en s'exportant dans le monde entier[196] tout comme la Menthe Pastille des distilleries Giffard qui tenaient boutique sur la place du Ralliement[197].

Les fouées (ou fouaces), sorte de petit pain garni de rillettes d'Anjou et de mogettes, se consomment comme en-cas. Tradition disparue, il est néanmoins possible d'en trouver dans des restaurants troglodyte entre Angers et Saumur. Le crémet d'Angers, dessert lacté assaisonné de sucre vanillé, d'une pincée de sel, de feuilles de menthe, de citron ou d'un coulis de fruit fait également partie du patrimoine culinaire de la ville. Depuis 1966, la confiserie la Petite Marquise basée rue Voltaire à Angers produit des quernons d'ardoise, morceau de nougatine recouvert de chocolat.

Angers compte quelques grandes tables qui contribuent au raffinement de la cuisine angevine. En 2010, deux restaurants sont crédités d'une étoile au guide Michelin (Pascal Favre d'Anne pour Le Favre d'Anne, Gérard et Catherine Bossé pour Une Ile[198]).

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Des régiments se succèdent à Angers au cours du XIXe siècle. En 1873 fut créé le 135e régiment d'infanterie. En 1881 se construit une nouvelle caserne rue Éblé pour abriter le 2e régiment d'artillerie-pontonniers créé en 1878. Après la loi de réorganisation militaire du 29 juin 1894 le régiment des pontonniers est remplacé par le 6e régiment du génie. La caserne Desjardins est construite en 1904 pour loger ce nouveau régiment[199].

En 1946, le 6e régiment du génie quitte la caserne Desjardins pour s'installer dans les nouveaux bâtiments du quartier Langlois, la caserne Vernaux. L'école d'application du génie est créée en 1945 et prend sa place dans la caserne Éblé[200]. La caserne Espagne située place Lafayette sert d'annexe à l'école, la caserne Desjardins abrite le centre d'instruction des recrues et l'orchestre militaire de la place d'arme. En 1995 le regroupement de l'école du génie et de l’école supérieure du Génie militaire de Versailles renforce l'image militaire d'Angers[201].

Le 27 juin 2009, le musée du Génie situé près de l’École supérieure et d’application du génie propose des expositions permanentes présentent une Histoire de France racontée à travers celle de l’armée du Génie[202].

Un projet de centre de lutte contre le terrorisme a été confirmé par le ministre de la Défense, Hervé Morin le 3 novembre 2010 lors d'une visite à l'école du génie. Le centre s'installerait sur les terrains désaffectés de l'ETAS au nord de Montreuil-Juigné[203].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Pour les personnalités qui ne sont pas nées à Angers mais en Anjou, voir à Anjou)

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason d'Angers

Les armes d’Angers se blasonnent ainsi :
De gueules à une clef d’argent, au chef cousu d’azur chargé de deux fleurs de lys d’or

La ville d’Angers porte les armes des comtes et ducs d’Anjou, apanagistes, de sang royal, comme l’indiquent les deux fleurs de lys. La clef évoque la place forte face à la Bretagne. La ville est alors qualifiée de l’acrostiche suivant :

  • Antique clef de France,
  • Necteté de souffrance,
  • Garant contre ennemys,
  • Estappe d’asseurance,
  • Recours de secourance,
  • Seccurité d’amys.

Le blasonnement de la ville est décrit dans un rapport au maire en décembre 1816 où il est signalé que ces armes étaient présentes sur une ancienne monnaie frappée à Angers au coin de Charles Ier de Sicile (1246-1285).

Pendant le Premier Empire, Angers fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir. Elles devenaient : « De gueules à la clef d'argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire ».

Blason d'Angers pendant le Premier Empire

Angers reçoit la croix de Guerre avec palme le par le général de Monsabert, la décoration est alors placée entre les deux fleurs de lys[205].

En 1987, le logotype de la ville reprend les couleurs du blason selon l’ordre de préséance héraldique : le bleu du chef en haut et le rouge du champ en bas. Le « A » stylisé symbolise à la fois la force et la légèreté.

Angers a également eu plusieurs devises[206] :

  • durant l’Antiquité : Assiuis conciliis (ou consiliis) ;
  • de 1434 à 1480 (règne du roi René, duc d’Anjou) : D’ardent désir ;
  • en 1499 : Antique clef de France ;
  • jusqu’en juin 1987 : Angers, la qualité.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)
  • J.-B. Bezier, Angers et ses environs. Album de gravures à l’eau-forte, Château-Gontier, 1876 de Tancrède Abraham.
  • Daniel Schweitz, Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire, Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, Marche bretonne, Tours, CLD, 2006.
  • Guides Joanne, Angers, Paris, Hachette et Cie,‎ [1886-1887], 120 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Administration et division territoriale[modifier | modifier le code]

Histoire et patrimoine[modifier | modifier le code]

Universités[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.
  2. Les normales annuelles ont été mises à jour le 5 avril 2015.
  3. Les temps de parcours indiqués ont été consultés sur le site de la SNCF le 2 avril 2015.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Le Grand Ouest est ici entendu par la réunion des régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Villes de France », sur Insee.fr (consulté le 24 mars 2015)
  2. a et b « Angers Loire Métropole », sur Insee.fr (consulté le 24 mars 2015)
  3. a et b « ANJOU - Présentation », sur le site personnel de Damien Belliard (consulté le 20 août 2012).
  4. a et b « Orthodromie », sur Lion1906 (consulté le 25 mars 2015)
  5. a et b « Altitudes, superficie », sur le répertoire géographique des communes de l'IGN (consulté le 20 août 2012).
  6. « Géomorphologie de l'Anjou », sur MeteOBell (consulté le 26 mars 2015)
  7. Yoann Fortune et Clément Geirnaert, Le paysage urbain fluvial d’Angers (lire en ligne)
  8. Dufrénoy (Ingénieur des mines), Mémoire sur l'âge et la composition des terrains de transition de l'Ouest de la France : Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, et sur les sciences qui s'y rapportent, Treuttel et Wurtz,‎ (lire en ligne), pp. 379-381
  9. Florence Macquarez, Angers, Petit Futé, coll. « Tranches de ville »,‎ (ISBN 2847681205, lire en ligne), p. 7
  10. « Les basses vallées angevines », sur Basses vallées angevines - Natura 2000 (consulté le 31 mars 2015)
  11. « La biodiversité dans les basses vallées angevines », sur Basses vallées angevines - Natura 2000 (consulté le 31 mars 2015)
  12. a et b Auguste Nicaise Desvaux, Statistique de Maine et Loire : Statistique naturelle, Partie 1, Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers,‎ , 582 p. (lire en ligne)
  13. « Fichier national des sites classés », sur Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie (consulté le 1 avril 2015)
  14. « Présentation », sur Le parc de loisirs du Lac de Maine (consulté le 1 avril 2015)
  15. « Histoire du quartier », sur Angers.fr (consulté le 1 avril 2015)
  16. Encyclopédie Bonneton, Anjou, Maine-et-Loire, Paris,‎ , pp.305-306
  17. a et b Aristide Dupuis, Une visite aux pépinières de M. André Leroy à Angers., Paris,‎ , 16 p. (lire en ligne)
  18. « Données climatiques à la station de Beaucouzé », sur MeteoFrance (consulté le 5 avril 2015)
  19. « Météo Angers », sur Meteofrance.com (consulté le 25 mars 2015)
  20. a et b « Angers 2008-2013 », sur angers.fr (consulté le 1 avril 2015)
  21. « Angers modernise les berges de la Maine pour séduire étudiants et entreprises », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 1 avril 2015)
  22. « Adieu Rives Nouvelles, vive Angers Centre Maine ? », sur angersmag.info,‎ (consulté le 1 avril 2015)
  23. « Rocade sud », sur campdecesar.org (consulté le 1 avril 2015)
  24. « Béchu veut enterrer la rocade sud d'Angers », sur ouest-france.fr,‎
  25. « Dictionnaire des rues d'Angers », sur angers.fr (consulté le 1 avril 2015)
  26. a, b, c, d et e « Le projet de plan de déplacements urbains de l'agglomération angevine 2004-2015 », sur angersloiremetropole.fr (consulté le 1 avril 2015), p. Le trafic routier et modes de déplacements doux
  27. a, b et c « Enquête déplacements grand territoire », sur angersloire metropole.fr (consulté le 1 avril 2015)
  28. « Almanach d'Angers, 1989-1994 », sur angers.fr (consulté le 6 avril 2015)
  29. « Confluences : inauguration sur fond de contestation », sur angersmag.fr,‎ (consulté le 6 avril 2015)
  30. « Almanach d'Angers, 1831-1848 », sur angers.fr (consulté le 6 avril 2015)
  31. « Almanach d'Angers, Des origines à 1100 », sur angers.fr (consulté le 6 avril 2015)
  32. a, b et c « Almanach d'Angers, 1945-1962 », sur Angers.fr (consulté le 3 avril 2015)
  33. « Almanach d'Angers, 1971-1977 », sur angers.fr (consulté le 6 avril 2015)
  34. a, b, c, d, e et f Michel Raclin, Une mémoire sur les gares d'Angers, Cheminements,‎ (ISBN 9782844780096, lire en ligne)
  35. « Almanach d'Angers, 1999-2003 », sur Angers.fr (consulté le 3 avril 2015)
  36. a et b « FIches horaires des TER Pays de la Loire », sur TER SNCF (consulté le 3 avril 2015)
  37. « Intercités Nantes - Tours - Lyon », sur SNCF (consulté le 2 avril 2015)
  38. « Virgule de Sablé, la déclaration d'utilité publique signée », sur Pays de la Loire (consulté le 3 avril 2015)
  39. François et Maguy Palau, Le rail en France : le second Empire, tome 2 (1858-1863),‎ (ISBN 2-950-94212-1)
  40. « Almanach d'Angers, 1871-1900 », sur Angers.fr (consulté le 3 avril 2015)
  41. « Histoire - Le réseau », sur Association des amis du Petit Anjou (consulté le 3 avril 2015)
  42. « Laissez-vous conter la Compagnie française d'aviation », sur Angers.fr (consulté le 5 avril 2015)
  43. « Histoire du bâtiment de la CFA » (consulté le 5 avril 2015)
  44. « Ces aéroports qui coûtent cher et ne servent presque à rien. », sur Basta mag,‎ (consulté le 5 avril 2015)
  45. « Les aéroports français », sur Union des aéroports français (consulté le 5 avril 2015)
  46. a et b « Angers-Marcé: 40ha cherchent occupants », sur Le journal des entreprises,‎ 4 mais 2012 (consulté le 5 avril 2015)
  47. « Vols réguliers », sur Angers Loire aéroport (consulté le 5 avril 2015)
  48. a et b « Etude des possibilités de développement du fret fluvial sur la Loire, Rapport final », sur Ministère du développement durable,‎ (consulté le 6 avril 2015)
  49. « Faire escale sur le port d'Angers », sur Angers Loire Tourisme (consulté le 6 avril 2015)
  50. « Navettes fluviales », sur Angers Loire Tourisme (consulté le 7 avril 2015)
  51. « Carte des voies navigables », sur Pnich.com (consulté le 6 avril 2015)
  52. « Île Saint-Aubin », sur Angers.fr (consulté le 6 avril 2015)
  53. a et b « Les premières pistes cyclables », sur Angers.fr,‎ (consulté le 8 avril 2015)
  54. « Le réseau cyclable », sur Angers Loire Métropole (consulté le 8 avril 2015)
  55. « Le vélo », sur Angers.fr (consulté le 8 avril 2015)
  56. « Le top 10 des villes cyclables en France », sur Weelz.fr,‎ (consulté le 8 avril 2015)
  57. « Les politiques en faveur des piétons dans les villes françaises », sur Club des villes et territoires cyclables,‎ 2012 (consulté le 8 avril 2015)
  58. « L'agence Vélocité déménage près de la gare », sur Angers maville,‎ (consulté le 8 avril 2015)
  59. a et b « Vélocité vient d'ouvrir à Belle-Beille », sur Angers Mag,‎ (consulté le 8 avril 2015)
  60. « L'Eurovéloroute des fleuves, de Nantes à la Mer Noire », sur Union Touristique - Les Amis de la Nature (consulté le 8 avril 2015)
  61. « Une véloroute de l'Atlantique à la Mer Noire : Eurovélo 6 », sur La Loire à vélo (consulté le 8 avril 2015)
  62. « L'itinéraire Eurovélo 6 », sur Eurovelo 6 France (consulté le 8 avril 2015)
  63. « Saumur-Angers », sur Eurovelo 6 France (consulté le 8 avril 2015)
  64. « Les joies du tramway, de Génie à place Ney », sur Angers.fr,‎ (consulté le 12 avril 2015)
  65. « Premiers autobus pour remplacer le tram », sur Angers.fr,‎ (consulté le 9 avril 2015)
  66. a, b et c « Chiffres clés 2014 », sur Irigo (consulté le 9 avril 2015)
  67. « Plan suburbain », sur Irigo (consulté le 9 avril 2015)
  68. « Transports à Angers - La galère des bus de nuit », sur Ouest-France,‎ (consulté le 28 avril 2015)
  69. « Plans des poles de correspondance », sur Irigo (consulté le 9 avril 2015)
  70. « Le tramway a bien été inauguré samedi 25 juin », sur Angers.fr,‎ (consulté le 9 avril 2015)
  71. « L'alimentation par le sol innove avec le tramway angevin », sur Angers Loire Métropole (consulté le 9 avril 2015)
  72. « Tramway : Le projet de ligne B », sur Angers Loire Métropole,‎ (consulté le 9 avril 2015)
  73. « Plan et fiches horaires », sur Anjoubus.fr (consulté le 9 avril 2015)
  74. « Plan du réseau TER Pays-de-la-Loire », sur Ter SNCF,‎ (consulté le 9 avril 2015)
  75. « Arrêt Eurolines à Angers », sur Eurolines.fr (consulté le 9 avril 2015)
  76. Fasti Ecclesiae Gallicanae extrait d'un article du CNRS sur univ-paris1.fr
  77. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  78. Notice communale de Saint-Augustin sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS.
  79. Notice communale de Saint-Léonard sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS.
  80. Notice communale de Saint-Samson sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS.
  81. Quartier et rues d'Angers sur www.angers.fr]
  82. CHÉNÉ-MORINIÈRE (Robert), La paroisse Saint-Augustin-lès-Angers. Notice historique, Angers, Siraudeau, 1970, 16 p.
  83. « Un quartier à un tournant de son histoire », sur www.angerslaroseraie.fr (consulté le 1 juillet 2010) www.angerslaroseraie.fr]
  84. d’après le magazine Vivre à Angers
  85. Rénovation urbaine sur le site officiel de la mairie d'Angers
  86. Rives nouvelles sur le site officiel de la mairie d'Angers
  87. Site officiel du projet
  88. Site officiel du projet
  89. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ (ISBN 2-85023-076-6), p. 18b
  90. Ptolémée, Géographie, II, 8, 8.
  91. Julius se rencontre dans Lillebonne par exemple, issu de Juliobona, suivi de l'appellatif gaulois bona « fondation, cité »
  92. Ce cas ne se rencontre pas dans le sud-est, comme l'évolution de Forum Julii en Fréjus, elle aussi formée sur le nom de personne Julius
  93. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France,‎ (ISBN 2-13-038660-1), p. 59
  94. Charles Rostaing, Op. cité, p. 47
  95. Le nom des villes de Paris, Tours ou encore Évreux ont également adopté le nom du peuple dont elles étaient la capitale
  96. Charles Rostaing, Op. cité, p. 46 - 47.
  97. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  98. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (Lire en ligne)
  99. L'évolution est comparable à Pictavis en Peiteus aux XIe et XIIe siècles donnant Poitiers
  100. D'autres doublets à priori plus opaques existent comme Bourges, Berry ou Rodez, Rouergue
  101. Sur le site www.angers.fr
  102. site officiel www.angers.fr
  103. Scénario d’aménagement des abords de l’UFR lettres d’Angers. Dossier d’analyse paysagère sur le site de INH, consulté le 9 avril 2010.
  104. Jacques Maillard, Angers, XXe siècle, Angers, éd. Ville d’Angers,‎ , 317 p. (ISBN 2-85575-070-9 et 2-85575-075-X), p. 125.
  105. Élisée Reclus, Nouvelle géographie universelle : La Terre et les hommes, vol. 2 : La France, Paris, Hachette,‎ , p. 577–578.
  106. Angers, métropole verte + diaporama. sur le site de Tout Angers, consulté le 9 avril 2010.
  107. « Laissez-vous conter Angers », sur vpah.culture (consulté le 15 avril 2010)
  108. La découverte d'un lieu de culte dédié à Mithra à Angers | Suite101.fr
  109. Angers, le château, Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, 1991
  110. Site Internet de la ville d'Angers
  111. Michel Dillange. op. cit., p. 59-60
  112. Judith Everard. « Le duché de Bretagne et la politique Plantagenêt aux XIIe et XIIIe siècles », in Marin Aurell et Noël-Yves Tonnerre éditeurs. Plantagenêts et Capétiens, confrontations et héritages, colloque des 13-15 mai 2004, Poitiers. Brepols, 2006, Turnhout. Collection Histoires de famille. La parenté au Moyen Âge. (ISBN 978-2-503-52290-6), p. 202
  113. Le Lais, huitain VI, vers 41-43, p. 63.
  114. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA86 Lettres patentes de Louis XI, Paris, février 1475 (1474 avant Pâques)
  115. Histoire de René d’Anjou, Louis François Villeneuve-Bargemont tome II (1446-1476) Éditions J. J. Blaise, Paris : 1825
  116. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA589 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, octobre 1480
  117. Pierre Miquel, op. cit., p. 286
  118. Base de connaissance Art et Histoire
  119. a et b Groupe Folklorique lesplantagenets.fr
  120. « Angers. Quand l'ex-maire Jean Monnier raconte le président Mitterrand », sur Courrier de l'Ouest,‎ (consulté le 21 mars 2015)
  121. « Angers passe à droite avec l'élection de Christophe Béchu », article de Angers Cherchenet du 31 mars 2014
  122. [PDF]www.villeamiedesenfants.fr
  123. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  124. « Angers », sur le site de l'Encyclopædia Universalis (consulté le 20 août 2012).
  125. Angers deviendrait une communauté urbaine en janvier 2016, Ouest-France, 23 octobre 2014.
  126. [PDF] « Criminalité et délinquance constatées en France - Année 2009 », sur la Bibliothèque des rapports publics,‎ (consulté le 13 août 2012).
  127. [PDF] Le palmarès de la violence, ville par ville, sur le site du Figaro, consulté le 14 février 2014.
  128. a et b « Angers. Les CRS sont-ils là où il faut ? », article de Ouest-France du 7 mars 2012, consulté le 14 février 2014.
  129. « A Angers, les nuits agitées du bord de Maine », article de Ouest-France du 3 décembre 2013, consulté le 14 février 2014.
  130. Signature le 28 novembre 2006
  131. Jumelage : une délégation d’Austin en visite à Angers sur my-angers.info, , Romane Saget et Manon Paret
  132. "De Bamako à Torun, jumelages et projets", ouest-france.fr, 29 mars 2013. Consulté le 6 mai 2013.
  133. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  134. « Évolution et structure de la population », sur Résultats du recensement de la population - 2008 (consulté le 2 juillet 2011)
  135. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur insee.fr (consulté le 2 juillet 2011)
  136. Annuaire des écoles, collèges et lycées sur ac-nantes.fr
  137. Chronique historique du centre d'Angers sur le site de l'ENSAM www.ensam.eu
  138. www.angerstechnopole.com
  139. [PDF]Document sur l'université catholique d'Angers sur campusfrance.org
  140. Article « Le nombre d'étudiants étrangers à triplé en dix ans à la fac d'Angers » du Ouest-France
  141. « Chiffres-clés 2012 », sur www.univ-angers.fr (consulté le 3 septembre 2013)
  142. Article sur l'installation de la St. Edward's University à Angers sur www.educpros.fr
  143. Site officiel de la St. Edward's University
  144. Site internet de l'institut Confucius des Pays de la Loire
  145. Mairie d'Angers, Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) , consulté le 18 septembre 2014
  146. Centre national de danse contemporaine, Mentions légales, consulté le 18 septembre 2014
  147. « Les expositions de la BU d'Angers », sur bu.univ-angers.fr (consulté le 1 juillet 2010)
  148. Source : Ouest-France du 11 septembre 2006
  149. Les chiffres clés 2008 sur le site du CHU d'Angers.
  150. Label ISO 14001 obtenu en juillet 2009.
  151. Centre régional de rééducation et de réadaptation fonctionnelle
  152. Vivre à Angers (ISSN 0767-354X)
  153. « Angers : inauguration de la synagogue et du centre communautaire », sur http://www.consistoiredefrance.fr,‎ (consulté le 23 octobre 2013)
  154. « Le projet de mosquée d'Angers voté »
  155. « Angers », sur L'internaute (consulté le 24 mars 2015)
  156. « Contact et accès », sur OCVV (consulté le 25 mars 2015)
  157. Données complémentaires - Emploi et chômage dans les zones d'emploi des Pays de la Loire - Site de l'INSEE
  158. a et b Résumé statistique Canton d'Angers - Site de l'INSEE, Statistiques locales
  159. Caractéristiques des entreprises et des établissements en France - Site de l'INSEE
  160. Archives 49 : il était une fois l'Anjou
  161. Historique du château d'Angers sur l'Inventaire général du patrimoine culturel
  162. « Notice no PA49000059 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  163. Ralliement sur l'atlas du patrimoine d'Angers
  164. Rue du Mail sur l'atlas du patrimoine d'Angers
  165. Lotissement place de la gare sur l'atlas du patrimoine d'Angers
  166. Hôtel de voyageurs, dit de France sur l'atlas du patrimoine d'Angers
  167. « Rives Nouvelles », sur www.angers.fr (consulté le 1 juillet 2010)
  168. La Vénus d'Arles fut érigée en 1909, comme la Vénus de Mathurin Moreau, également en fonte du Val d'Osne, grâce au legs de 135 000 F or que M. Auguste Giffard, conducteur des Ponts et Chaussées (†1893) fit à la Ville d’Angers. Cf. sur le site Angers.fr Découvrir Angers : Angers en images, image no 6 et Histoire d'Angers/Chroniques historiques/ Jardin du mail/…Un musée de plein air
  169. Pyramide du lac de Maine en 3D sur Google Sketchup
  170. Estimation à partir de [Google maps]
  171. Angers en chiffres : Angers.fr
  172. Chronique historique d'Angers sur le site de la mairie - www.angers.fr
  173. Description des parcs et jardins publics sur le site Internet de la mairie d'Angers - www.angers.fr
  174. Description d'Angers sur Villes-et-village-fleuris.com
  175. Palmarès 2006 du 47e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.
  176. Fiche d’Angers sur le site des villes et villages fleuris.
  177. Anne-Sophie Novel, « Quelles sont les villes les plus vertes de France ? », sur M Le Magazine du Monde,‎ (consulté le 1 mars 2015)
  178. Dont une Apocalypse du XIIe siècle, exécutée au monastère de Bethléem près de Cambrai.
  179. a et b Collections patrimoniales sur bm.angers.fr]
  180. « Site de la bibliothèque d'Angers. » (consulté le 15 avril 2010)
  181. a et b Présentation des bibliothèques d'Angers - site des bibliothèques municipales
  182. www.angers.fr
  183. Site de la bibliothèque anglophone d'Angers (www.ellia.org)
  184. Historique sur le site de la bibliothèque anglophone d'Angers (www.ellia.org)
  185. Collection sur le site de la bibliothèque anglophone d'Angers (www.ellia.org)
  186. bibliothèque des lettres et sciences
  187. bibliothèque de droit, économie, gestion, médecine et pharmacie
  188. La bibliothèque Saint-Serge en fait toujours plus - Angers.maville.com
  189. Historique sur le site du Quai
  190. Vox Campus
  191. Archives49 - Le premier siècle du cinéma en Anjou
  192. Présentation du cinéma Les 400 coups
  193. Site de la Ludothèque angevine
  194. « Une vigne au cœur d’Angers », sur www.angersmag.info (consulté le 1 juillet 2010)
  195. « À la Croisée de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou - Le Cointreau », sur jcraymond.free.fr (consulté le 1 juillet 2010)
  196. « Giffard : histoire », sur www.giffard.com (consulté le 1 juillet 2010)
  197. Site du restaurant étoilé angevin Une Ile
  198. Chronique historique « Angers 6e génie, une complicité de 110 ans » sur angers.fr
  199. Historique de l'école sur le site de la maison mère du génie
  200. Garnison - Angers sur interarmees.fr
  201. Site du musée
  202. Article « Hervé Morin confirme la création d’un centre de lutte contre le terrorisme à Angers » sur angers.maville.com
  203. Assemblée nationale, Fiche de Mamert Coullion, consulté le 16 juillet 2014
  204. Distinctions accordés aux emblèmes et devises sur angers.fr
  205. Bas d’une des pages de la description complète des emblèmes et devises de la ville sur le site d’Angers (www.angers.fr/decouvrir-angers/en-histoire/aide-memoire/index.html)