Albi

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Albi
Blason de Albi
Blason
Albi
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn (préfecture)
Arrondissement Arrondissement d'Albi (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de six cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Albigeois
Maire
Mandat
Stéphanie Guiraud-Chaumeil
2014-2020
Code postal 81000
Code commune 81004
Démographie
Gentilé Albigeoises, Albigeois
Population
municipale
49 179 hab. (2011)
Densité 1 111 hab./km2
Population
aire urbaine
95 892 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 44″ N 2° 08′ 47″ E / 43.928889, 2.14638943° 55′ 44″ Nord 2° 08′ 47″ Est / 43.928889, 2.146389  
Altitude Min. 130 m – Max. 308 m
Superficie 44,26 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Albi est une commune française du Sud de la France, chef-lieu du département du Tarn en région Midi-Pyrénées et le siège de l'archevêché.

Avec ses 49 179 habitants en 2011[1] appelés les Albigeois, Albi, qui est la ville principale de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (80 121 habitants (2010)), se positionne comme la troisième ville de la région Midi-Pyrénées, après Montauban et Toulouse en termes de population. Albi est également la deuxième ville économique de la région[2],[3]. L'aire urbaine d'Albi (95 892 habitants (2010)) et de son unité urbaine qui compte 72 453 (2010)[4]. La banlieue s'étend vers Arthès, Saint-Juéry, Le Sequestre et les autres communes de l'agglomération albigeoise. Albi est surnommée la « ville rouge » du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre historique[5].

Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d'Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant la plus importante collection au monde d'œuvres du peintre postimpressionniste[6]. Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIIe siècle de la part de l'Église catholique romaine connue sous le nom de Croisade des Albigeois[7]. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre l'hérésie cathare.

Le samedi 31 juillet 2010, à Brasilia, la Cité épiscopale d'Albi est ajoutée à la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO[8],[9]. Elle comprend dans son périmètre la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, le palais de la Berbie, qui abrite le musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, les rives du Tarn et le pont Vieux ainsi que plusieurs édifices classés monuments historiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Albi est une ville qui se situe sur le Tarn pas très loin des vignobles de Gaillac, du plateau cordais et de la forêt de la Grésigne. La commune est située au centre du département du Tarn entre le bassin aquitain et le Massif central. La géologie du département présente l'aspect d'un amphithéâtre de plateaux et de collines inclinés vers le sud-ouest. À l'est d'Albi, les premiers plateaux de faible altitude forment les contreforts des Causses. Au sud-est, quelques moyennes montagnes, atteignant les 1 300 m d'altitude, forment une barrière : monts de Lacaune, mont du Sidobre et la montagne Noire. Au nord d'Albi, existe un plateau de basse altitude appelé le Ségala.

Sa superficie est de 4 226 ha et son altitude moyenne de 170 m. Albi est situé à 50 minutes en voiture de Toulouse, à moins de trois heures des Pyrénées et à moins de deux heures de la mer Méditerranée. Les villes les plus proches sont : Castres, Toulouse, Mazamet, Graulhet, Lavaur, Gaillac, Montauban, Rodez et Carmaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Albi
Cagnac-les-Mines
Castelnau-de-Lévis
Lescure-d'Albigeois Saint-Juéry
Terssac
Marssac-sur-Tarn
Florentin
Rouffiac
Albi Cunac
Cambon
Le Sequestre
Carlus
Saliès
Puygouzon Fréjairolles

Hydrologie et géologie[modifier | modifier le code]

La rivière du Tarn traverse la ville d'Albi. C'est le troisième affluent de la Garonne après la Dordogne et le Lot. Il prend sa source au mont Lozère, traverse les gorges du Tarn puis atteint Albi par l'est. Le Tarn forme une grande boucle séparant en deux la ville. Le centre historique se situant sur la rive gauche de la rivière. Elle traverse la ville aux pieds des remparts et continue sa course vers le sud-ouest pour se jeter dans la Garonne. La rivière est navigable depuis la Garonne. Elle permettait d'assurer le commerce du vin de Gaillac, du chanvre et du pastel grâce à des gabarres à fond plat. Le Tarn a longtemps été un élément important de l'industrie albigeoise grâce à la puissance et à la régularité de son débit[10]. Albi est aussi traversé par de petits affluents et sous-affluent du Tarn que sont le Ruisseau du Séoux, le Ruisseau de Caussels et son affluent le Ruisseau de Jauzou.

La vallée du Tarn où se trouve Albi correspond aux terrains sédimentaires du bassin aquitain déposés dans le golfe de l'Albigeois et du Castrais. On y retrouve de la molasse datant du Quaternaire déposée sur des terrasses creusées par le Tarn et sensible à l'érosion. Autour d'Albi, les plateaux formant le Causse d'Albi ou de Carmaux fait de calcaire pauvre[11].

Climat[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie d'un climat tempéré chaud doux en automne, avec des printemps le plus souvent doux et humides et des étés chauds et secs. La température moyenne annuelle est de 13,4 °C, l'ensoleillement moyen annuel est 2 113 heures environ et les précipitations moyennes annuelles sont de 731 mm qui tombent en 102 jours. Les extrêmes ont été enregistrés à -20,4 °C le 16 janvier 1985 et à 41,4 °C le 12 août 2003[12]. Le brouillard est souvent présent le long de la vallée du Tarn. La commune est peu touchée par les vents avec 25 jours de vent en moyenne par an. Le vent d'Autan touche particulièrement le département du Tarn mais il est peu présent à Albi contrairement à Castres et dans le Sidobre où le vent souffle 50 jours par an et jusqu'à 90 jours sur le causse de Labruguière[13].


Nuvola apps kweather.svgRelevé météo météorologique d’Albi 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,7 3,8 6,2 10,2 13,6 15,8 15,6 12,3 9,5 4,9 2,1 8,1
Température moyenne (°C) 5,4 6,4 9,3 11,8 15,9 19,6 22,3 22 18,5 14,6 9 6 13,4
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,2 14,7 17,4 21,6 25,5 28,7 28,4 24,7 19,7 13,2 9,8 18,7
Record de froid (°C) −20,4 −12 −9,8 −2,9 −0,2 4,3 6,5 4,9 1 −2,7 −9,4 −10,5 −20,4
Record de chaleur (°C) 19,5 24,7 28,3 29,9 33,5 38,8 40,8 41,4 36,4 31,4 25,2 21 41,4
Ensoleillement (h) 96,6 118,6 177 183,6 219,3 244,9 270,6 255,7 213,5 154,1 92,7 86,8 2 113,2
Précipitations (mm) 55,9 53,1 51,5 82 79,9 64,4 40,6 55,9 57,1 65,4 60 65,1 730,9
Nombre de jours avec précipitations 10 8 9 10 10 7 5 7 7 9 10 10 102
Source : Relevés météorologique d’Albi en °C et mm, moyennes mensuelles[14]
diagramme ombrothermique d’Albi
Relevés des heures d’ensoleillement à Albi 1991-2010[14]
Mois janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre total année
nombre moyen d’heures d’ensoleillement 97 119 177 184 219 245 271 256 213 154 93 87 2113

Tableau comparatif des données météorologiques d'Albi et de quelques villes françaises[15]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Albi 2 113 731 10 22 40
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Albi est située sur l'axe de communication entre Toulouse et Lyon. L'autoroute A68 permet d'accéder à Albi au sud-ouest depuis Toulouse. Elle se transforme en route nationale 88 à l'approche d'Albi. Cette même route nationale 88 continue au nord-est jusqu'à Rodez en Aveyron et Lyon. Le réseau principal est aussi complété par la route départementale 612 qui permet d'accéder au sud-est à Castres puis à Carcassonne via Mazamet. Sur le réseau secondaire, la départementale 999 part à l'est en direction de Millau en traversant le parc naturel régional des Grands Causses. Au nord-ouest, la route départementale 600 rejoint Cordes-sur-Ciel puis Saint-Antonin-Noble-Val et enfin Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Albi est située à 789 km de Paris, 390 km de Barcelone et 290 km de Gérone.

Albi possède deux gares ferroviaires : Albi Ville (la plus grande) et Albi Madeleine. La ligne principale est la ligne de chemin de fer Toulouse-Rodez qui passe aussi à Carmaux. Plusieurs lignes secondaires sont aujourd'hui fermées. C'est le cas de la ligne de chemin de fer Tournemire-Albi qui ne fut jamais terminée. La partie Albi-Saint-Juéry est ouverte en 1899 et fermée le 12 février 2001[16]. Albi était aussi reliée par les chemins de fer à Castelnaudary entre 1865 et 1987 (voir ligne de Castelnaudary à Rodez) et gérés au début par la Compagnie des chemins de fer du Midi[17].

Albi, qui dispose du réseau de transport urbain Albibus, est le siège du réseau départemental TarnBus.

Article détaillé : Albibus.
Article détaillé : TarnBus.
Article détaillé : Transport en Albigeois.

Albi est également desservie par l'aérodrome d'Albi - Le Séquestre, situé à 2,5 km au sud-ouest de la ville. Il est géré par le syndicat mixte de l'aérodrome d'Albi. Il a failli fermer en juillet 2005 par manque de trafic et la non volonté d'investir en augmentant la longueur de l'unique piste créée en 1974. L'aérodrome ne sert plus Paris, ni aucune autre destination. Sa proximité avec Toulouse le met en concurrence directe. En 2004, l'aérodrome a accueilli 4 262 passagers[18]. Les aéroports nationaux et internationaux les plus proches sont :

Site[modifier | modifier le code]

Le site sur lequel est implantée la ville se trouve sur un promontoire creusé par la rivière du Tarn.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Albi est délimitée par douze quartiers formés en tenant compte du sentiment d’appartenance exprimé par les habitants, de l’histoire d’Albi et de caractéristiques urbaines et géographiques. Au nord se trouvent les quartiers Le Breuil-Mazicou, Madeleine et Cantepau, au sud, Rayssac-Veyrières-Ranteil et le Lude-Bellevue, au centre, le Grand-Centre, à l'ouest, les quartiers Ouest - Pointe de Marre, et à l'est, la Piscine et la Plaine du Gô, la Renaudié, la Viscose, Lapanouse-Saint-Martin, Jarlard-Le Peyroulié et le Marranel-Le Roc[19]. À noter que la Pointe de Marre forme une extension en queue de poêle.

Panorama d'Albi au coucher de soleil, avec à gauche le pont du 22 août 1944 et à droite le pont vieux

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Habitat traditionnel en brique près de la cathédrale Sainte-Cécile

Albi comptait 24 472 logements en 1999 pour 46 500 habitants soit environ 2,1 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 65 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 26 % du parc.

89,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 57,2 % en maisons individuelles et à 42,8 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région). Albi possède donc beaucoup de logements collectifs. 48,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 47,5 % qui sont locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)[20],[21].

À noter qu’avec 3 083 logements HLM soit 14,1 % du parc en 1999 (8,5 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8,4 % du parc contre seulement 7,5 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (60,4 %), ou 3 pièces (18,4 %), puis 2 pièces (11,9 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 9,4 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements[22],[23]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 94,6 % ont le chauffage central et 64,3 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80 % et 66,6 % pour la région).

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, la ville connaît un vaste chantier d'embellissement. De nombreux lieux publics et de nombreuses rues ont été réhabilités et rénovés dans le respect architectural de la ville. Ainsi, la ville a investi dans un nouvel espace culturel avec la médiathèque Pierre Amalric. La place du Vigan au cœur du centre-ville a été rénovée et est désormais totalement piétonne. Le marché couvert a été rénové afin de devenir un lieu d'échange et de communication. Enfin, la place Sainte-Cécile a été entièrement repensée pour le public.

La rocade d'Albi est en cours de doublement. Il contourne l'est de la ville par l'axe majeur menant à Toulouse au sud et à Rodez au nord. Depuis février 2007, les travaux ont permis l'aménagement des ponts de la rocade et la mise en place de murs anti-bruits. Le sud de la rocade, la voie express Albi-Marssac, a été aménagée pour rejoindre l'autoroute A68 vers Toulouse. La section Albi-Marssac a été inaugurée en janvier 2010. Les travaux se poursuivent en plusieurs phases, notamment au niveau du Lude, du stadium et de la route de Millau.

Un centre commercial de 10 hectares nommé les « Portes d'Albi » dans le quartier de Fonlabour au bord de la rocade avec de nombreuses enseignes a ouvert ses portes le 30 septembre 2009. Les bâtiments sont équipés de panneaux solaires et de récupérateurs de pluie[24].

La construction d'un grand complexe composé de salles de spectacle et de nombreux cinémas souterrains, d'un parking souterrain et d'un restaurant panoramique sur le toit de l'édifice a eu lieu sur l'ancienne place de l'Amitié entre les peuples. Ce projet appelé « grand théâtre d'Albi » ou parfois « projet des Cordeliers » a été remporté par l'architecte Dominique Perrault[25].Le début des travaux a débuté en 2011 et s'est terminer en janvier 2014. Autour de la place de l'Amitié entre les peuples, de nombreux aménagements urbains sont en cours, notamment sur la place Lapérouse, qui est devenue entièrement piétonne, agrémentée de fontaines conçues par des designers étrangers, et la rue des Cordeliers.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albi s'écrit de la même manière Albi en occitan. Son nom ancien est Albiga (Grégoire de Tours, VIe siècle). Ce nom aurait deux origines. L'une l'apparente à la racine pré-indo-européenne alp qui désigne un lieu escarpé, tandis que l'autre viendrait d'Albius, notable gallo-romain qui aurait vécu à Albi à l'époque romaine[10],[26]. Une autre hypothèse relie encore le nom à alba (blanc en latin) en raison des falaises calcaires qui entourent la ville. On note l'orthographe (vieillie) d'Alby (francisation d'Albi, le « y » n'existant pas en occitan).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Albi (Tarn).svg
  • Les armes d'Albi se blasonnent ainsi : De gueules au château crénelé de quatre pièces d'argent, maçonné de sable, ouvert du champ de deux portes coulissées d'argent, d'un léopard d'or, les pattes posées sur les quatre créneaux, le tout brochant sur une croix archiépiscopale d'or posée en pal, adextrée en chef d'un soleil du même et sénestrée d'une lune en décours d'argent.
  • Devise : La devise de la ville est Stat baculus vigilatque leo turresque tuetur ce qui signifie « La croix est levée, le lion veille et protège les tours ». Elle date de 1764. La croix fait allusion à la croix archiépiscopale des armes de la ville.

Le blason de la ville est constitué de :

  • un mur crénelé à deux portes symbolisant la ville fortifiée,
  • un mur soutenant en son milieu la crosse épiscopale accostée de la lune (décroissante) et du soleil, tous deux, éléments des armoiries des Comtes de Toulouse puis du Languedoc,
  • un léopard placé sur ce mur, symbole de la force.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville d'Albi est une ville antique dont l'histoire est riche. D'abord fief des seigneurs Trencavel au Moyen Âge puis du catharisme, elle devient une cité épiscopale dès le XIIIe siècle. C'est durant la Renaissance que la ville s'enrichit grâce à la culture du pastel. Plusieurs hôtels particuliers restent les témoins de cette époque. À la Révolution française, les biens du Clergé sont vendus et les différents bâtiments deviennent des centres administratifs. Le XIXe siècle est marqué par l'essor de l'industrie avec la verrerie et la chapellerie ainsi que l'extraction de la houille près de Carmaux.

Les origines[modifier | modifier le code]

Les premiers hommes s'installent sur les bords du Tarn attirés par l'eau et par l'abondance de galets. Ils laissent derrière eux de nombreuses pierres taillées comme des bifaces, des racloirs ou des choppers. Puis des restes d'objets en bronze puis en fer sont retrouvés dans les environs d'Albi. Un atelier de fondeur est découvert près de l'oppidum naturel du Castelviel[27]. Le Tarn est navigable à partir d'Albi d'où l'installation des premiers hommes dans cette région. De plus, le site est proche de vallées fertiles et de richesses minières exploitables. Durant la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., les Ruthènes, des Gaulois, créent un large domaine correspondant aux futurs diocèses d'Albi et de Rodez[28].

En 120 avant notre ère, la région est envahie par les Romains, mais la romanisation est faible et Albi conserve son caractère de petite cité gauloise. Le port d'Albi devient un lieu d'échange et de transit de nombreuses marchandises et de voyageurs. L'agriculture reste tout de même l'activité économique majeure de la cité[27]. Le premier évêque d'Albi est Diogène vers 405 et la première mention de Civitas albigensium date de 406.

En 418, les Wisigoths envahissent la région et en prennent le contrôle, puis les Francs s'en emparent en 507. Le duc Didier la soumet de façon temporaire à la tutelle de Chilpéric Ier, le roi de Neustrie. Rapidement, le royaume des Francs récupère l'Albigeois sous la gouvernance de Clotaire II. En juillet 666, un grand incendie ravage la ville[29].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, la ville est un oppidum ceint de murailles. Au Xe siècle, le premier pont sur le Tarn est construit à Albi. Il s'agit de l'actuel Pont-Vieux. Ce pont permet le développement de la ville sur les deux rives du Tarn[30]. Vers l'An Mil, Albi entre dans le fief de la famille Trencavel, les seigneurs d'Ambialet. La ville est pourtant fief ecclésiastique, mais comme un Trencavel était toujours évêque, la famille en use comme de son bien.

Aux XIIe et XIIIe siècles, Albi est un centre du mouvement religieux cathare ; une controverse qui s'y tient donne d'ailleurs aux Cathares le surnom d'Albigeois (ceux qui défendent la doctrine prônée à Albi). L'hérésie progresse rapidement et les diverses missions et prédications des prêtres de l'Église catholique romaine n'empêchent pas son essor. Le catharisme est violemment réprimé lors de la croisade contre les Albigeois. Albi passe pourtant dans le camp catholique sans résistance ; le vicomte de Carcassonne, Raimond-Roger Trencavel, perd son fief en 1209 lors de la prise de Carcassonne[31]. Par la suite la construction du palais épiscopal fortifié de la Berbie et de l'imposante cathédrale Sainte-Cécile ancre la ville dans le giron de l'Église. Les évêques veulent marquer le pouvoir de l'Église grâce à ces nouveaux bâtiments. La ville est aussi un important centre culturel connu pour son scriptorium. Il permet de copier des textes et des livres de la vie liturgique[32].

Au XIVe siècle, la structure de la ville se transforme de façon importante. Elle se divise en six quartiers, ou « gaches » entourés de murailles. Le pont Vieux est fortifié à la fois du côté du faubourg[33] et de la ville, avec un pont-levis à chaque extrémité. Il est surmonté de maisons avec en son centre une chapelle dédiée à la Vierge. La Plassa est le cœur de la cité située au pied de la cathédrale. Dans les faubourgs se trouvent les moulins et les tanneries[34].

De la Renaissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Chœur et jubé de la cathédrale Sainte-Cécile construite entre le XIIIe et le XVIe siècle

L'époque de la Renaissance est marquée par la prospérité grâce à la culture du pastel. La région est un véritable pays de cocagne. De nombreux bourgeois deviennent rapidement riches et influents dans la vie de la ville. C'est l'époque de la construction de nombreuses demeures et hôtels particuliers encore visibles de nos jours dans les rues d'Albi[35]. La maison Enjalbert, l'hôtel Gorsse et l'hôtel de Reynès sont de bons exemples de l'architecture de cette période. Elle se caractérise par l'utilisation exclusive de la brique pour les murs et de la pierre pour les encorbellements et les entourages de portes et fenêtres.

En 1474, Louis d'Amboise est nommé évêque d'Albi. Il a été auparavant ambassadeur de France à Rome puis conseiller du roi Louis XI et Lieutenant général de la province de Languedoc. Il est à l'origine de l'installation de Neumeister, un maître-imprimeur originaire de Mayence et collaborateur de Gutenberg. C'est l'un des premiers ateliers d'imprimeurs de France après celui de Paris et Lyon[36].

Au XVIe siècle, de nouveaux troubles apparaissent avec l'arrivée du calvinisme en France vers 1540. L'évêché d'Albi est considéré comme l'un des plus importants du royaume, à cause des ses revenus considérables. Toutefois les guerres civiles qui désolaient l'Albigeois le rendirent comme l'un des plus difficiles à administrer. Plusieurs étrangers, tous italiens, se succédèrent sur ce siège. En les choisissant, le pouvoir était sans doute convaincu qu'il trouverait en eux plus de fermeté et plus d'empressement que chez les prélats français à exécuter les mesures sévères qu'il avait à ordonner pour réprimer les désordres intérieurs[37].
Le 25 février 1560, Albi organise une grande procession expiatoire et la régente Catherine de Médicis nomme au siège épiscopal son cousin Laurent Strozzi qui est chargé de défendre la ville contre les protestants. Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572 à Paris) se répète à Albi le 5 octobre, et donne lieu à des règlements de compte[38]. Albi adhère à la fronde politique de la Sainte Ligue.
Vers 1581, en plus des guerres de religion, la peste fait des ravages dans Albi[39].
En 1593, les États de la Ligue ont lieu en présence de Henri duc de Joyeuse. Le Palais de la Berbie devient une place forte armée jusqu'en 1598, date à laquelle la Ligue disparaît avec la nomination de Henri IV de France comme roi de France[40].

Le XVIIe siècle est une période de déclin économique pour Albi et sa région. Le pastel est en perte de vitesse et la ville recherche de nouveaux débouchés économiques. La verrerie, la tannerie et le tissage sont des activités importantes mais la ville n'arrive pas à revenir au niveau de prospérité passée. Plusieurs briqueteries se sont installées en périphérie et fournissent le matériau de construction de la ville. Le contexte économique à la veille de la Révolution française en 1789 est particulièrement difficile[41].

Les XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Albi (Alby) et ses environs sur la Carte de Cassini (1780)

À la Révolution, Albi perd un temps son rôle moteur au profit de Castres devenu le chef-lieu du nouveau département du Tarn en 1790. Mais les républicains jugent Castres peu sûre et la fuient pour se réfugier à Albi. La ville devient chef-lieu en 1797, après cette brève période d'hégémonie castraise. Les biens du clergé sont vendus et le couvent des Carmes devient l'actuel palais de justice et celui des Cordeliers est transformé en prison. Le Palais de Berbie devient le siège de l'administration départementale jusqu'en 1823. En 1794, les archives du clergé sont brûlées sur la place du Vigan[42].

Au XVIIIe siècle, le marquis de Solages, seigneur de Carmaux, tente l'une des premières extractions industrielles de charbon en France. Il obtient l'autorisation de construire une ligne de chemin de fer hippomobile jusqu'à Albi. Ainsi naît le faubourg de la Madeleine.

Le chemin de fer arrive à Albi en 1864. Un deuxième pont, l'actuel Pont Neuf, est construit sur le Tarn ainsi qu'un viaduc pour le train. La métallurgie s'implante au Saut du Tarn entraînant l'apparition de fonderies spécialisées, mais l'activité la plus connue est la verrerie ouvrière d'Albi, fondée en 1896 en coopérative ouvrière autogérée grâce à l'aide d'une souscription nationale et de Jean Jaurès, et à la suite de la grève de Carmaux de 1895. La chapellerie est aussi une industrie importante d'Albi, la plaçant parmi les premières de France au XIXe siècle[43]. En 1931, cette verrerie autogérée passera au statut de société coopérative ouvrière de production (SCOP) [44].

Depuis le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte d'Albi en 1914

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subissent un épisode du Régime de Vichy, avec la création d'un Centre de rassemblement des étrangers. Peu avant la Libération, une colonne allemande tenta de passer le Tarn, en venant de la Madeleine. Des résistants locaux et étrangers (beaucoup de Polonais et d'Espagnols) livrent un combat acharné sur le Pont-Neuf avant de devoir décrocher. Un monument aux morts rappelle toujours leur action[45].

Des unités militaires ont stationné à Albi: le 143e Régiment d'Infanterie en 1906.

De nos jours, Albi est un pôle d'innovation prometteur avec l'école des mines d'Albi-Carmaux (recherches sur l'énergie solaire, les voitures et les carburants propres). La ville met en avant ses atouts naturels (climat agréable et paysages) et culturels pour développer le tourisme vert, qui est en expansion. Par ailleurs, la ville fait des efforts soutenus pour s'améliorer et s'embellir : la place du Vigan, ainsi que, tout récemment, celle de la Cathédrale, ont été entièrement refaites.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Palais de justice d'Albi
Gendarmerie nationale

Albi est la préfecture du département du Tarn depuis 1797. C'est aussi le chef-lieu de six cantons :

Albi est le pilier de la communauté d'agglomération de l'Albigeois qui, créée en 2003, regroupe aujourd'hui 17 communes. Elle possède une police municipale, un commissariat de police et une brigade de gendarmerie nationale[46]. La ville abrite désormais une nouvelle caserne de pompiers dernier cri sur le site d'une ancienne usine qui a servi à plusieurs entreprises comme Spanghero ou Fleury Michon[47].

Le palais de justice d'Albi fait partie de la juridiction de l'arrondissement judiciaire d'Albi regroupant le tribunal de grande instance, le tribunal pour enfants, les tribunaux d'instance, le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes, et bien sûr y siègent les assises du Tarn[48].. Le bâtiment est l'ancien couvent de Carmes dont il reste le cloître du XIVe siècle[49].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Albi est composé de quarante-trois membres, dont le maire, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, et treize adjoints[50].

Politiquement, Albi est une ville de droite depuis l'élection de Philippe Bonnecarrère en 1995. Cependant, le maire précédent était de gauche et les élections présidentielles de 2002 et 2007 montrent une légère préférence pour les candidats de gauche.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20,51 %, suivi de Jacques Chirac avec 19,95 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14,55 % et enfin François Bayrou avec 6,65 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 6,03 %, Noël Mamère avec 5,91 % et Arlette Laguiller avec 5,06 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,74 % pour Jacques Chirac contre 13,26 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 15,72 %, résultat supérieur aux résultats nationaux(respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant quatre points supplémentaires pour Jacques Chirac[51].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Albigeois ont voté contre la Constitution européenne, avec 52,61 % de Non contre 47,39 % de Oui avec un taux d’abstention de 26,7 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont inférieurs aux résultats du département du Tarn (Non à 59,21 % ; Oui à 40,79 %) démontrant le caractère rural du département et de sa petite ville. L'électorat ayant choisi le vote positif est, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[52].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 29,30 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 26,95 %, François Bayrou avec 18,78 %, Jean-Marie Le Pen avec 10,58 %, puis Olivier Besancenot avec 3,94 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 50,71 % (national : 46,94 %) contre 49,29 % pour Nicolas Sarkozy (résultat national : 53,06 %)[53].

Enfin, lors de l'élection présidentielle française de 2012,François Hollande est arrivé en tête du premier tour avec 35,07 % des voix, suivi par Nicolas Sarkozy (23,71 % des voix), Marine Le Pen (13,76 %), Jean-Luc Mélenchon (13,07 %), François Bayrou (9,04 %), puis Eva Joly (2,50 %), les autres candidats ne dépassant pas les 2 %. Le taux d'abstention était de 33,77 % et celui de votes blancs de 6,70 %. Au deuxième tour, François Hollande l'emporta avec 59,54 % des voix suivi de Nicolas Sarkozy, qui récolta 40,46 % des voix.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[54]
Période Identité Étiquette Qualité
4 avril 2014 en cours Stéphanie Guiraud-Chaumeil Divers droite Conseillère en Propriété Industrielle
juin 1995 4 avril 2014 Philippe Bonnecarrère RPR puis DVD puis UDI (NC) Avocat député
1977 1995 Michel Castel PS Professeur
23 mars 1959 1977 Laurent Mathieu MRP/CDP Avocat

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Lors du vote du budget primitif principal 2007, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 74 189 135 € et la section investissement à 47 633 038 € (les deux étant équilibrées en dépenses et en recettes). Le budget de fonctionnement est utilisé en grande partie par l'administration générale de la collectivité (18,3 %) et par l'enseignement (13 %). En ce qui concerne les investissements, ce sont les travaux de voirie et de réseaux qui utilisent 16,4 % du budget, suivis de l'aménagement urbain avec 12,3 %.

Les taux des quatre taxes de 2006 votés par le conseil municipal d'Albi sont les suivants : 14,31 % pour la taxe d'habitation, 26,90 % pour la taxe foncière bâti, 91,25 % pour la taxe foncière non bâti, et 22,5 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal)[55]. Les taux départementaux étaient respectivement la même année de 8,45 %, 18,39 %, 62,83 % et 14,86 %.

Le taux de la taxe d’habitation est passé de 13,75 % en 2003 à 14,45 % en 2007.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Albi est de 60,61 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé du département du Tarn, mais inférieur à la moyenne nationale (83/1000). Ce taux est inférieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85,46/1000). Ce taux est bien sûr très largement inférieur à de grandes agglomérations comme Toulouse (111,49/1000) ou Montauban (91,56/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 30,11 %, le plus faible du département mais proche des moyennes régionale (28,25 %) et nationale (28,76 %)[56]. Ces taux de crimes et délits s'expliquent par la proximité de Toulouse contrairement à Rodez qui enregistre des taux plus faibles (39,2/1000)[57]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Il existe un jumelage entre Albi et la ville de Gérone en Catalogne espagnole depuis le 9 juin 1985[58], ainsi qu'un jumelage avec Palo Alto en Californie, ville souvent désignée comme étant le berceau de la Silicon Valley. La ville entretient aussi un accord de coopération décentralisée depuis 2004 avec Abomey, une ville du Bénin dont le musée historique est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et qui est la capitale historique du royaume du Dahomey.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 49 179 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 176 9 649 10 061 10 644 11 665 11 801 12 408 14 211 13 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 636 15 493 16 596 17 469 19 169 20 379 21 224 20 903 21 948
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
22 571 23 303 25 100 26 628 29 015 29 351 30 293 34 342 34 693
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
38 709 42 930 46 162 45 947 46 579 46 274 48 712 49 179 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique


Albi est la ville la plus peuplée du département du Tarn suivi de Castres (44 508hab)Les communes de Graulhet possèdent 11 991 habitants, de Gaillac 12 397 habitants, de Mazamet 10 158 et Carmaux 10 273. La densité de la commune est de 1 100 hab/km². C'est aussi la plus densément peuplé du département. Castres n'ayant qu'une densité de 442 hab/km². Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse (3 299 hab/km²), Montpellier (3 965 hab/km²) ou Perpignan (1 544 hab/km²). C'est aussi l'aire urbaine la plus peuplée du département avec 95 960 habitants couvrant 44 communes avant Castres (61 760 hab) et Mazamet (26 186 hab)[61].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Albi en 1999[62] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,5 
9,2 
1905-1924
13,6 
15,4 
1925–1939
17,1 
18,6 
1940-1954
18,7 
19,5 
1955-1969
18,3 
22,3 
1970-1984
19,3 
14,9 
1985-1999
12,5 

La ville connaît quelques différences par rapport à la pyramide des âges de la région Midi-Pyrénées. Les parts des 15-29 ans et des 30-44 ans sont les plus représentées avec 22,3 % et 19,5 % en 1999 (respectivement : 19,7 et 22,1 % pour la région). La population albigeoise est donc relativement plus jeune que le reste de la région. Les personnes âgées sont peu représentées avec 9,2 % en 1999 comme dans le reste de la région (7,4 %)[63],[64].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire regroupe plusieurs lycées. Trois lycées publics sont présents à Albi avec le Lycée Bellevue, le Lycée LapérouseJean Jaurès a enseigné, et où Georges Pompidou a étudié, le Lycée Louis Rascol. Les trois lycées publics ont des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Elle possède aussi deux lycées privés : le Lycée d'Amboise et le Lycée Sainte-Cécile. Enfin, Albi possède aussi deux lycées professionnels publics, le Lycée Rascol et le Lycée Toulouse-Lautrec et deux privés, le Lycée Sainte-Cécile et le Lycée Saint Dominique[65]. Le lycée agricole Albi-Fonlabour offre aussi un enseignement spécialisé en agriculture[66].

Albi est aussi un centre universitaire dynamique avec 3 790 étudiants en 2006[67]. Le Centre universitaire Jean-François Champollion, créé sur le site d'une ancienne caserne, dans le but de décentraliser l'offre universitaire de Toulouse, avec comme prochain objectif la mutation en une université autonome, la 5e de Midi-Pyrénées, regroupant autour d'Albi les centres universitaires et IUT du Tarn, de l'Aveyron et du Lot (Albi, Castres, Rodez et Figeac, ville natale de Champollion) [68]. Cette faculté est complétée par l'École des Mines d'Albi-Carmaux[69], créée en 1992 à l'initiative du Ministère de l'Industrie, dont l'enseignement est tourné vers les équipements pour les procédés industriels, à l'interface entre le génie des procédés, le génie mécanique, le génie électrique et le génie industriel.

Santé[modifier | modifier le code]

Albi possède un centre hospitalier général et deux cliniques : la clinique Claude-Bernard et la clinique Toulouse-Lautrec. Elle dispose aussi de l'important CHS Pierre-Jamet, hôpital privé (appartenant à la fondation du Bon Sauveur d'Alby) intervenant principalement dans la psychiatrie et le médico-social, et qui compte aussi un laboratoire d'exploration du sommeil dirigé par le docteur Éric Mullens, précurseur et reconnu dans ce domaine. L'Union mutualiste tarnaise y a aussi installé une grande clinique de rééducation fonctionnelle.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Une antenne locale de France 3 Tarn est implantée à Albi.
  • Le principal journal est le quotidien La Dépêche du Midi, mais des journaux locaux comme le Tarn libre sont diffusés à Albi.
  • Outre les chaînes de radios nationales, Albi reçoit des chaînes locales : Radio Albigès, RCF Pays Tarnais, Radio cent pour cent, Radio Menergy.
  • La mairie diffuse un mensuel d'information : Albimag[70].

Événements[modifier | modifier le code]

  • Pour les éventements de type concert d'artistes, la ville possède une salle de spectacle au sein du parc des expositions, appelé le Scénith d'Albi.
  • Le carnaval d'Albi se tient chaque année dans les rues d'Albi durant une dizaine de jours au moins de février. Il est accompagné par une fête foraine.
  • Le festival des Œillades est un festival de cinéma de films français et francophones se déroulant au mois de décembre[71],[72].
  • Le Winter Rock festival est un festival de rock itinérant du département du Tarn.
  • Le Festival Pause Guitare est un festival musical (chanson francophone) ayant lieu au début de juillet à Albi.
  • Complot sur le Campus est un éco-festival sur 3 jours organisé par les étudiants de l'Université JF Champollion pour tous. Il est gratuit et réunit concerts, tables-rondes, animations pour petits et grands, théâtre, danse, ateliers créatifs, village associatif et bien sûr tout un panel de petites choses à sensibilité écologique.
  • Le 7 mai 2004, a eu lieu le 15e Concours des Vins Vinifiés par le Vigneron Indépendant qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons (http://www.vigneron-independant.com/concours/). Lors de cette manifestation, 338 médailles d'or, 445 médailles d'argent et 275 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.
  • Tous les ans au mois de mai se déroule le festival international de théâtre Acthéa, organisé par les étudiants de l'École des Mines d'Albi-Carmaux.
  • L'Urban festival est le festival de culture urbaine. Il est organisé chaque été, sur trois jours fin août, et permet aux jeunes albigeois de présenter leurs talents (Hip-Hop, Graph, BMX, Roller, etc.).
  • Le Zguen Fest, festival de musiques actuelles organisé par l'association Pollux[73] se tient sur 3 jours, tous les ans en juin.
  • L'El3ctrolyse Fest, festival consacré entièrement aux musiques électroniques et organisé par Pollux se déroule dans différents lieux albigeois à la mi-décembre.
  • L'Xtreme Fest, festival organisé début août par Pollux depuis 2013. Il est consacré entièrement aux musiques alternatives telles que le Métal, le Punk, le Hardcore.

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de rugby à XV du Sporting club albigeois a fait partie du Pro D2. Il fut en première division deux saisons consécutives 2006 puis 2007. Bien qu'ayant gagné son maintien sur le terrain, le SCA a subi une décision administrative de rétrogradation et évolué en Pro D2 en 2008 avec pour objectif de remonter immédiatement en Top 14. Cette remontée immédiate a été obtenue (c'est une première[réf. nécessaire]) au terme d'une saison pleine et d'une finale épique contre Oyonnax (pénalité à la dernière seconde qui passe sous la barre). L'équipe d'Oyonnax avait auparavant éliminé en demi-finale Agen présenté comme l'« ogre » de la Pro D2[réf. nécessaire]. En 2009-2010, le SCA est dernier du Top14 et retourne en Pro D2. Les Albigeois évoluent au stadium municipal possédant 12 000 places.

À treize, l'ARL (Albi rugby ligue) retrouve l'élite (2007), le Championnat de France de rugby à XIII. Le club qui partage le Stadium municipal avec les quinzistes compte cinq titres de champion de France (1938, 1956, 1958, 1962, 1977).

L'équipe féminine de volley-Ball, l'USSP Albi Volley-Ball joue aussi au plus haut niveau national, la Pro F.

Le club de football principal de la ville est l'US Albi qui utilise le stade Maurice-Rigaud en Championnat de France Amateurs. Les Albigeois ont terminé en 2006-2007 à la 2e place de leur groupe de CFA, derrière Rodez.

En matière d'équipements sportifs, Albi possède six stades dont le Stadium municipal et le stade Maurice-Rigaud, quatre salles omnisports, deux bases de loisirs à Pratgraussals et Cantepau ainsi que la base nautique de Canavière. Enfin, un parcours de golf, le Golf Albi Lasbordes, borde le Tarn dominé par la cathédrale Sainte-Cécile sur soixante hectares[74]. La piste d'athlétisme du Stadium a permis d'accueillir les Championnats de France d'athlétisme 2011 au cours duquel, le sprinteur Christophe Lemaitre, a battu le record de France en 9'91. En 2012, Albi a accueilli le meeting d'athlétisme DécaNation.

La ville d'Albi a un important passé de compétition automobile, le circuit automobile d'Albi a accueilli de nombreuses épreuves jusqu'en 1957.

En 1959 un nouveau circuit a été inauguré sur la commune voisine du Séquestre.

En 2012, Albi a été élue, ville la plus sportive de France par le journal L'Équipe[75].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La Goulue arrivant au Moulin Rouge, par Toulouse-Lautrec (1892)
Henri de Toulouse-Lautrec, né à Albi en 1864

Économie[modifier | modifier le code]

De l'ère du charbon dans le bassin Carmaux-Albi, il subsiste encore des traces comme la Verrerie ouvrière d'Albi (VOA) et la centrale thermique EDF Le Pélissier (en cours de démantèlement et dont la cheminée a déjà été déconstruite), anciens débouchés du charbon, tout comme le lieu-dit Le Saut du Tarn. Albi est le deuxième pôle économique de la région[3] avec 14 zones d'activités aménagées dans l'agglomération sur plus de 250 hectares. Albi est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Albi-Carmaux-Gaillac. Elle gère le CFA, l'aéroport d'Albi, les zones industrielles de Jarlard, de Fonlabour, de Le Garric, de Montplaisir. Depuis les années 1990, l'École des Mines d'Albi-Carmaux et le Centre universitaire Jean-François Champollion (2002), né du regroupement des antennes des trois universités toulousaines (Le Mirail, les Sciences sociales et l'UPS) en 2002, structurent l'offre universitaire de la ville.

Quelques industries importantes dynamisent la région comme les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre et des sous-traitants pour l'avionneur Airbus.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi[77]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Albi 83,28 % 10,95 % 4,98 % 0,80 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois albigeois avec 0,80 %. L'industrie et la construction représentent aussi peu d'emploi avec respectivement 10,95 % et 4,98 % des emplois. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 83,28 %[78]. Le taux d'Albigeois ayant suivi des études supérieures est de 19,8 %, contre 18,1 % en moyenne en France métropolitaine[79]. Le taux de chômage est d’environ 9,8 % (estimation 2005), soit légèrement supérieur à la moyenne nationale (9,6 %), et le revenu moyen par ménage est d'environ 15 158 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Au 1er janvier 2007, les plus gros employeurs de la région sont la Verrerie ouvrière d'Albi avec 297 salariés, puis Teddy Smith avec 161 employés et enfin S.A.F.R.A, une usine de carrosserie industrielle et agencement magasins comprenant 145 employés[80].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie à Albi est dominée par une entreprise qu'est la Verrerie ouvrière d'Albi (VOA) créée par Jean Jaurès en 1895. Elle appartient à Saint-Gobain depuis 1998. Ce rachat lui a permis de surmonter son endettement important. Aujourd'hui, VOA a un chiffre d'affaires de 66 millions d'euros et possède 297 salariés. C'est le numéro 2 mondial du conditionnement en verre avec 360 millions de bouteilles par an[81].

Dans le domaine de la chimie, l'entreprise Dyrup s'est spécialisée dans le traitement du bois et des matériaux. Elle a doublé son chiffre d'affaires (80 millions d'euros) en dix ans et emploie 70 personnes. En mécanique de pointe, l'entreprise Mécanuméric fabrique des équipements de découpe à commande numérique depuis 10 ans. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et possède 84 salariés. Elle exporte dans une cinquantaine de pays[82].

Textile : teddy Smith, premier fabricant français de jeans.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Albi est une ville touristique du Sud de la France. En 2006, le nombre de nuitées en hôtels a augmenté de 10 % pour toutes les catégories d'hôtels par rapport à 2005. C'est la plus grande progression des villes du Tarn, le département n'ayant lui-même qu'une progression de 3 %. Pour 2006 cela représente 209 400 nuitées avec 133 400 touristes dans les hôtels d'Albi dont 84 % de Français et 16 % d'étrangers. La durée moyenne des séjours est de 1,6 nuit, le taux d'occupation des hôtels étant de 50 %. Cela correspond aux moyennes du département avec 1,6 jour et 47 % d'occupations[83].

Le musée Toulouse-Lautrec à Albi est le premier musée du Tarn avec 137 566 entrées en 2006 dont 79 % d'entrées payantes soit 3 % de moins qu'en 2005. Mais le monument le plus visité d'Albi est sans conteste la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi avec un total de 700 042 entrées pour la cathédrale, le chœur et le trésor[84].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Albi est riche en monuments historiques. Le centre-ville est remarquablement bien préservé et possède de nombreux témoins de l'âge d'or d'Albi. De vieux quartiers sont riches en rues aux allures médiévales, aux hôtels Renaissance et les panoramas sur le Tarn et ses ponts donnent à cet espace urbain un caractère unique en France. La ville d'Albi, qui tentait depuis 1996 d'inscrire son centre urbain sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO[85], a obtenu gain de cause le 31 juillet 2010 lors de la session de l'UNESCO réunie à Brasilia, au Brésil.

Dans la cité épiscopale, art roman et art gothique se mêlent dans un festival de tons ocre. Tandis que dans les quartiers médiévaux, on admire les influences de l'époque cathare (XIIIe siècle).

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Pont Vieux et pont Neuf

Le pont Vieux enjambe le Tarn depuis 1035 date de sa construction. Il a été plusieurs fois remanié et a permis le développement de la ville sur la rive droite avec le quartier de la Madeleine. Au XIVe siècle, il est fortifié et possède des ponts-levis[10]. Un autre pont plus récent permet de traverser le Tarn. Il s'agit du pont Neuf construit en 1868.

Durant le XVe et le XVIe siècle, Albi connaît une prospérité importante grâce à la culture et au commerce du pastel dans la région. De riches Albigeois font construire plusieurs hôtels particuliers avec des tours et des loggias italiennes. Ainsi, les plus beaux sont l'hôtel de la Rivière, l'hôtel de Gorsse et l'hôtel de Reynès. Ce dernier hébergeait la chambre de commerce et d'industrie. L'Hôtel Reynès est un hôtel d'art Renaissance construit en 1520 par un marchand de pastel du nom de Reynès. L'hôtel contient une cour construite en brique et pierre et bordée par une loggia et des sculptures de François Ier et de sa seconde épouse, Éléonore d'Autriche. C'est aujourd'hui le siège de la chambre de commerce et d'industrie.

Plusieurs rues du centre urbain possèdent des maisons à colombages et encorbellements typiques de l'architecture renaissance. La maison du Vieil Alby située à l'angle des rues Puech Béringuier et Croix Blanche est une maison albigeoise typique. C'est la maison d'Albi la plus visitée car elle offre aux visiteurs un lieu d'exposition unique. La Pharmacie des pénitents ou maison Enjalbert est une autre maison renaissance datant du XVIe siècle. Elle possède une sculpture de bois représentant un personnage phallique[86].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Le palais Berbie et la cathédrale Sainte-Cécile
Le palais de la Berbie
Article détaillé : Cité épiscopale d'Albi.

Le Palais de la Berbie et ses jardins forment avec la cathédrale l'ensemble de la cité épiscopale édifiée après la croisade contre les Albigeois. L'édification d'une telle construction permet de protéger les évêques d'Albi, devenus les maîtres de la ville, des hostilités des cathares et des bourgeois d'Albi. Elle permet aussi de se protéger d'éventuelles attaques extérieures et de renforcer la présence de l'inquisition[87]. Le nom de Berbie vient de l'occitan bisbé qui signifie évêques. Au XIIIe siècle, l'évêque Bernard de Castanet est le personnage décisif dans la construction de cet ensemble. Il fait construire le donjon haut de cinquante mètres, les quatre tours et les murailles. Il entoure le palais de courtines et de remparts extérieurs jusqu'au Tarn[87]. C'est à l'origine un château-fort qui se transforme au fil des siècles en résidence. En 1905, le palais devient le domaine du département et le maire Andrieu y installe le musée d'Albi. Il devient ensuite après la mort d'Henri de Toulouse-Lautrec en 1922 le musée en l'honneur de Toulouse-Lautrec avec la dotation de ses œuvres par sa mère à la municipalité[88].

Clocher de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi
Église Sainte-Madeleine

La cathédrale Sainte-Cécile a été édifiée entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle par les évêques d'Albi devenus seigneurs d'Albi après la croisade contre les Albigeois[89]. C'est un chef-d'œuvre du gothique méridional grâce à son architecture unique de brique et son décor intérieur constitué du plus vaste ensemble de peintures italiennes réalisé en France[90]. La cathédrale présente des dimensions importantes avec 114 mètres de long, 35 mètres de large et 40 mètres de haut[91]. Les tours du clocher se dressent à 78 mètres de haut. L'entrée se fait sur le côté dans la nef et non par le portail d'entrée sous le clocher à cause du manque de place. La cathédrale a été restaurée au XIXe siècle par l'architecte César Daly qui suréleva les murs et les contreforts de sept mètres[92]. D'autres modifications ont été faites au XVe siècle avec la porte Dominique de Florence et le porche ou baldaquin du XVIe siècle. En 1948, la cathédrale est élevée au rang de basilique. La place qui entoure la cathédrale Sainte-Cécile est la place du même nom qui a été réaménagée avec de nombreux espaces piétons en 2005.

La collégiale Saint-Salvi est la plus vieille église d'Albi élevée en l'honneur de saint Salvi, le premier évêque d'Albi au VIe siècle. L'ensemble de la construction mélange aussi la pierre et la brique. Son architecture a longtemps été modifiée du XIe au XVIIIe siècle. Elle possède un cloître du XIIe siècle mélangeant le style roman et gothique. Il est entouré de belles maisons anciennes servant autrefois de résidence aux chanoines. Le clocher est une tour dont la base romane date du XIe siècle et dont le premier étage est gothique. Le haut de la tour est surmonté d'un couronnement en brique surmonté d'une échauguette dite tour du guetteur, d'allure florentine[93].

Albi possède aussi deux églises plus modernes, l'église Sainte-Madeleine et l'église Saint Joseph, une église orthodoxe, l'église orthodoxe Saint-Denis, et un temple protestant (temple réformé d'Albi).

Musées[modifier | modifier le code]

Au salon de la rue des Moulins, œuvre majeure d'Henri de Toulouse-Lautrec

Le musée Toulouse-Lautrec est un musée consacré aux œuvres d'Henri de Toulouse-Lautrec né à Albi. Le musée retrace l'ensemble de l'œuvre de l'artiste de sa première composition sur les chevaux jusqu'à sa dernière toile, Un examen à la faculté de Paris en passant par des œuvres majeures comme Au salon de la rue des Moulins[94].

Article détaillé : Musée Toulouse-Lautrec.

Albi possède un autre musée important : le musée Lapérouse. Il regroupe la collection de l'explorateur Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse du XVIIIe siècle. Les collections permettent d'avoir un aperçu de la connaissance du monde avant Lapérouse, jusqu'au navigateur Cook, puis de l'après Lapérouse[95].

La ville héberge aussi un centre d'art dans ses Moulins Albigeois. Lieu chargé d'histoire, il est depuis 1982, Le Centre d’art le LAIT, laboratoire de recherches consacré à la création contemporaine et sa transmission : production d’œuvres inédites, films documentaires, expositions, éditions, conférences, colloques et ateliers. Le Laboratoire Artistique International du Tarn, accueille des créateurs émergents et des artistes de renommée internationale comme Daniel Buren, Claude Lévêque, Chen Zhen et tant d'autres. Un endroit à ne pas rater au cœur de cette ville tarnaise[96].

Centre d'art Le LAIT aux Moulins Albigeois

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Statue de Jean François Galaup, Comte de Lapérouse au square Lapérouse

Albi possède de nombreux espaces verts ainsi que deux bases de loisir. Le square Lapérouse situé sur la place du même nom au sud de la ville est un petit jardin public construit en hommage à Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, un grand voyageur qui a parcouru de nombreux pays exotiques. Le Jardin national est un autre jardin public situé au sud de la place du Vigan. Il est constitué de formes géométriques mêlant perspectives et chemins de promenade. Il possède un bassin circulaire central et un kiosque à musique. Les jardins du Palais de le Berbie sont des jardins de style renaissance situés autour du palais de la Berbie, l'ancien palais épiscopal d'Albi. Ce sont d'anciens jardins en terrasses datant du XIIe siècle. Enfin, le parc Rochegude est un parc de quatre hectares possédant un hôtel du XVIIIe siècle et un petit cours d'eau. Il possède aussi le buste de l'amiral Rochegude.

Depuis 2002, Albi est récompensée par quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[97].

La ville possède aussi deux bases de loisirs situées le long du Tarn : La base de loisirs de Cantepau et celle de Pratgraussals[98].

Depuis 1997, les services municipaux embellissent la ville grâce à des compositions florales renouvelées chaque année[99].

Musique[modifier | modifier le code]

  • Centre national de création musicale, le GMEA.
  • Milieu associatif Pollux Association

Cinéma[modifier | modifier le code]

Albi possède trois cinémas : le Arcé Athanor (la scène nationale), le Lapérouse et Centre des Cordeliers qui regroupe un théâtre, des salles de conférences, d'expositions ainsi que des salles de cinéma numériques équipées 3dimensions[100]. L'ancien cinéma le Tivoli situé place Fernand-Pelloutier à fermé ses portes pour laisser place au Cordeliers.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La ville d'Albi propose un réseau de bibliothèques constitué de la médiathèque Pierre-Amalric, de la bibliothèque de Cantepau et du médiabus.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Albi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=81&annee=2011
  2. http://www.journaldunet.com/management/ville/albi/ville-81004
  3. a et b http://www.mairie-albi.fr/decouvrir_albi/albi_chiffres/chiffres.html page officielle de la Ville d'Albi
  4. Insee Midi-Pyrénées
  5. Danièle Devynck, Connaître Albi, Éditions Sud-Ouest, collection « Villes et régions », 1996, 64 p. (ISBN 2-87901-039-X), p. 2.
  6. « Collections du Musée Toulouse-Lautrec », Musée Toulouse-Lautrec (consulté le 21/10/2007)
  7. Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p. 5.
  8. Article «  Le Comité du patrimoine mondial inscrit cinq nouveaux sites culturels sur la Liste du patrimoine mondial et approuve deux extensions de biens existants », 31 juillet 2010, sur le site du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
  9. « Albi : Unesco, une aubaine pour l'hôtellerie », La Dépêche, 7 février 2009.
  10. a, b et c [PDF] Plaquette de présentation de la ville d'Albi, éditée par la mairie
  11. [PDF] Atlas du Tarn - Géologie
  12. « Fiche d'identité d'Albi », Météo-France (consulté le 03/08/2010)
  13. « Climat du Tarn », météo France (consulté le 12/10/2007)
  14. a et b source : Météo-France
  15. « Climat d'Albi et sa région », Site de Météo-France (consulté le 03/08/2010)
  16. « ligne [[Tournemire (Aveyron)|Tournemire]]-Albi », Site perso (consulté le 12/10/2007)
  17. « ligne [[Castelnaudary]]-Albi », Site perso (consulté le 12/10/2007)
  18. « Comité de défense de l'aéroport d'Albi », Aéroclub de Gaillac-Albi (consulté le 12/10/2007)
  19. « carte des quartiers d'Albi », mairie d'Albi (consulté le 12/10/2007)
  20. INSEE - Logements à Albi : les occupants
  21. INSEE - Logements en Midi-Pyrénées : les occupants
  22. INSEE - Logements à Albi : le parc
  23. INSEE - Logements en Midi-Pyrénées : le parc
  24. « Albi : le chantier du centre commercial va débuter », La dépêche du Midi (consulté le 16/12/2007)
  25. http://www.perraultarchitecte.com/actu/actualites.php?id=80&PHPSESSID=125bed5303bed308662ae39eddca37b9
  26. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie occitane,‎ 1997
  27. a et b « Les Origines », Mairie d'Albi (consulté le 09/11/2007)
  28. Danièle Devynck, Connaître Albi, p. 5
  29. Laurence Catinot-Cros, Autrefois Albi, Édition Atlantica autrefois, juillet 2004, (ISBN 9782843947094), p. 10
  30. Danièle Devynck, op. cit., p. 6
  31. Ibid., p. 13
  32. Ibid., p. 10
  33. Albi d'hier et d'aujourd'hui - Le bout du Pont sur ladepeche.fr
  34. Ibid., p. 15
  35. « La Renaissance », Mairie d'Albi (consulté le 09/11/2007)
  36. Danièle Devynck, op. cit., p. 20
  37. Clément Compayré, Études historiques et documents inédits sur l'Albigeois, le Castrais, et l'ancien diocèse de Lavaur, Albi, 1841.
  38. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 287
  39. Clément Compayré, Études historiques et documents inédits sur l'Albigeois, le Castrais, et l'ancien diocèse de Lavaur
  40. Danièle Devynck, op. cit., p. 18
  41. Ibid., p. 21
  42. Ibid., p. 26
  43. Ibid., p. 27
  44. Petite histoire de la verrerie, site de Carmaux.
  45. Yves Benezech, Les Terroristes de l'espérance
  46. « urgences », Mairie d'Albi (consulté le 11/12/2007)
  47. « Albi. La nouvelle caserne sera construite en juin », La dépêche du Midi (consulté le 11/12/2007)
  48. « L'arrondissement judiciaire d'Albi », Cour d'appel de Toulouse (consulté le 11/12/2007)
  49. « Albi », Imago Mundi (consulté le 11/12/2007)
  50. « Le conseil municipal », Site de la ville d'Albi (consulté le 22/08/2014)
  51. « Scrutin présidentiel de 2002 - Albi », Ministère de l'intérieur (consulté le 12/10/2007)
  52. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Albi », ministère de l'intérieur (consulté le 12/10/2007)
  53. « Scrutin présidentiel de 2007 - Albi », Ministère de l'intérieur (consulté le 12/10/2007)
  54. Collectif sous la direction de Jean-Louis Biget, Histoire d'Albi, Toulouse,‎ octobre 2000, 360 p. (ISBN 2-7089-8327-X), p. 342-343
  55. [xls] Site officiel de la direction générale des Impôts - Données communales du Tarn 2006
  56. « Palmarès 2005 de Midi-Pyrénées », Le Figaro - Délinquance (consulté le 18/10/2007)
  57. « Albi-Castres-Rodez: où vit-on le mieux? », L'express.com (consulté le 18/10/2007)
  58. « Jumelage Albi/Gérone en Catalogne », Site de la mairie d'Albi (consulté le 18/10/2007)
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  61. « Agglomérations et villes du Tarn », SPLAF (consulté le 23/10/2007)
  62. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  63. INSEE : pyramide des âges 1999 - Albi
  64. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Midi-Pyrénées
  65. « Albi, enseignement », Mairie d'Albi (consulté le 22/10/2007)
  66. SIte du lycée agricole
  67. [PDF] Atlas 2005-2006 de l'éducation nationale Consulté le 11/09/2007
  68. Site de l'Université d'Albi
  69. L'École des Mines d'Albi-Carmaux
  70. « Albimag », Mairie d'Albi (consulté le 16/12/2007)
  71. « Site officiel du festival », Les Œillades (consulté le 16/12/2007)
  72. « Festival Les Œillades. Plein écran à Albi », La dépêche du Midi (consulté le 16/12/2007)
  73. Le site officiel de l'association Pollux
  74. « Équipements sportifs municipaux », Mairie d'Albi (consulté le 09/11/2007)
  75. Éric Théron, « Albi élue ville la plus sportive par L'Équipe », La Dépêche du Midi,‎ 8 juin 2012 (lire en ligne)
  76. Portrait de Toulouse-Lautrec à Villeneuve-sur-Yonne par Vuillard [1]
  77. Répartition des actifs par secteur économique selon le RP INSEE 1999, étude de l’INSEE (1999)
  78. « Catégorie socioprofessionnelle de l'emploi carcassonnais », INSEE (consulté le 11/07/2007)
  79. INSEE - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études
  80. « Les entreprises », Chambre de commerce et d'Industrie d'Albi (consulté le 16/12/2007)
  81. « Les 50 qui font bouger Albi », L'Express (consulté le 13/02/2008)
  82. « Les 50 qui font bouger Albi », L'Express (consulté le 13/02/2008)
  83. [PDF]Bilan touristique pour 2006, Comité départemental du Tourisme du Tarn, p. 5
  84. [PDF]Bilan touristique pour 2006, Comité départemental du Tourisme du Tarn, p. 7
  85. « Albi (Tarn) : ensemble urbain de briques, cathédrale, Palais de la Berbie, Pont sur le Tarn », UNESCO.org (consulté le 22/10/2007)
  86. Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p. 60
  87. a et b Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p. 10
  88. Ibid., p. 32
  89. Ibid., p. 4
  90. Ibid., p. 5
  91. « Comparaison avec d’autres constructions en brique », Site internet cite-epscopale-albi.fr (consulté le 22 octobre 2011)
  92. Ibid., p. 11
  93. Ibid., p. 56
  94. Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p. 38
  95. « Musée d'Albi », Mairie d'Albi (consulté le 21/10/2007)
  96. http://www.centredartlelait.com
  97. Fiche de Cahors sur le site des villes et villages fleuris.
  98. « Bases de loisir d'Albi », Mairie d'Albi (consulté le 20/10/2007)
  99. « Parcs et Jardins », Mairie d'Albi (consulté le 20/10/2007)
  100. « Cinémas », Site de la mairie d'Albi (consulté le 09/11/2007)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean-Louis Biget, Michel Escourbiac (photographe), La Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Peintures, Toulouse : éd. Odyssée, 1994.
  • (fr) Jean-Louis Biget, Michel Escourbiac (photographe), La Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Architecture, Toulouse : éd. Odyssée, 1998.
  • (fr) Henri Bru, Albi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, Éditions Grand Sud, décembre 2005, (ISBN 2-908778-48-3)
  • (fr) Olivier Cabayé et Guillaume Gras, Cinq regards d'Albigeois sur leur ville (XVI-XVIIIe siècle) à travers les écrits du for privé, Presses du Centre universitaire Champollion, 2012, 327 pages.
  • (fr) Danièle Devynck, Connaître Albi, Éditions Sud Ouest, Collection Villes et Régions, 2011, 80 pages, (ISBN 9782817701226)
  • (fr) Hervé Bernard, Albi.Patrie de Rieunier, Éditions Atlantica, 2005.
  • (fr) Jean Roques, Albi, la biographie de ma ville, Albi, ICSO, collection Rives du temps, 2007.
  • (fr) Laurence Catinot-Crost, Autrefois Albi, Éditions Atlantica, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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