Montpellier

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Montpellier
L'aqueduc Saint-Clément, le quartier Antigone, la Place de la Comédie, l'hôtel de région, la promenade du Peyrou, le Corum, l'arc de Triomphe, la cathédrale Saint Pierre.
L'aqueduc Saint-Clément, le quartier Antigone, la Place de la Comédie, l'hôtel de région, la promenade du Peyrou, le Corum, l'arc de Triomphe, la cathédrale Saint Pierre.
Blason de Montpellier
Blason
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Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon (préfecture)
Département Hérault (préfecture)
Arrondissement Montpellier (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de dix cantons
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Saurel
2014-2020
Code postal 34000, 34070, 34080, 34090
Code commune 34172
Démographie
Gentilé Montpelliérains
Population
municipale
264 538 hab. (2011)
Densité 4 651 hab./km2
Population
aire urbaine
561 326 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 43″ N 3° 52′ 38″ E / 43.611944444444, 3.877222222222243° 36′ 43″ Nord 3° 52′ 38″ Est / 43.611944444444, 3.8772222222222  
Altitude Min. 8[1] m – Max. 119[2] m
Superficie 56,88 km2
Localisation

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Liens
Site web montpellier.fr

Montpellier (prononcer /mɔ̃.pə.lje/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, en occitan Montpelhièr /mumpˈeʎɛ:/), est une commune française située dans le département de l’Hérault (dont elle est la préfecture) et la région Languedoc-Roussillon. Montpellier se situe sur un grand axe de communication joignant l'Espagne à l'ouest, à l'Italie à l'est. Proche de la mer Méditerranée (7,1 km), cette ville a comme voisines Béziers à 69 km au sud-ouest[3] et Nîmes à 52 km au nord-est[3].

Ses habitants sont appelés les Montpelliérains et leur surnom est clapassièrs ou clapassencs.

Montpellier est la huitième commune de France par sa population intra-muros[4], et la plus peuplée de la région Languedoc-Roussillon et du département de l'Hérault. Elle compte 264 538 habitants au 1er janvier 2011[5], l'unité urbaine 400 470 habitants[6], la communauté d'agglomération compte 427 541 habitants[7] et l'aire urbaine 561 326 habitants en 2011[8], soit la 14e de France par sa population. Depuis les années 1990, Montpellier connaît l'une des plus fortes croissances économiques et démographiques du pays : son cadre de vie exceptionnel, sa riche vie culturelle et enfin son doux climat méditerranéen expliquent en grande partie cet engouement pour "La surdouée" (sobriquet qui lui fut longtemps attribué).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'opéra Comédie

La ville se situe à 10 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 80 km du Mont Aigoual (1 567 m), situé dans le département du Gard (station de ski de Prat Peyrot).

Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (après Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre 264 538 habitants au 1er janvier 2011. Avec 70 000 étudiants[9], c'est également la seconde ville universitaire de France après Poitiers en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (21 %). La ville possède également l'un des plus importants établissements de l'académie, ancien Grand Lycée Impérial, l'actuel Lycée Joffre situé au cœur même de la ville, dans la citadelle de Montpellier, ancienne place forte du XVIIe siècle.

Montpellier vu par le satellite Spot

Les villes notables les plus proches sont :

Rose des vents Rodez (132 km[10]) Paris (595 km[11])
Clermont-Ferrand (249 km[12])
Lyon (251 km[13])
Nîmes (46 km[14])
Rose des vents
Albi (143 km[15])
Toulouse (196 km[16])
N Marseille (125 km[17])
O    Montpellier    E
S
Narbonne (85 km[18]) Mer Méditerranée (13 km[19]) Mer Méditerranée (10 km[20])
Communes limitrophes de Montpellier[21]
Grabels Saint-Clément-de-Rivière
Montferrier-sur-Lez
Clapiers
Castelnau-le-Lez
Juvignac Montpellier[21] Saint-Aunès
Saint-Jean-de-Védas Lattes Mauguio

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Montpellier est proche de la mer Méditerranée (12 km). Culminant à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place Royale où trône la statue de Louis XIV), la ville a commencé à se développer sur deux collines : Montpellier et Montpellieret, certaines rues sont à forte dénivellation. Elle est surnommée : Lo Clapàs, « le tas de pierres » en occitan, en raison de son matériau de base, la pierre de Castries, qui est un calcaire coquillier, blanc crème à l'origine mais qui adopte une patine dorée en vieillissant. Le territoire actuel s'étend jusqu'à des collines qui dominent l'ancienne ville : le Lunaret, Montmaur et le Plan-des-Quatre-Seigneurs au nord, les quartiers de La Paillade et de la Mosson et les Hauts-de-Massane au nord-ouest, culminant à près de 110 mètres d'altitude[2] au château d'eau de la Paillade contre 57 m aux Jardins du Peyrou. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup (658 m), situé à 25 kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou ainsi que de la terrasse du toit du Corum au bout des allées de l'Esplanade.

Le territoire communal s'étend sur une superficie de 5 688 hectares, soit la 724e commune de France par sa superficie (sur 36 682)[22]. Bien qu'elle ne soit pas la commune la plus étendue de la région ni du département, la superficie est néanmoins plus importante que Lyon (4 787 ha), Lille (3 483 ha) ou Bordeaux (4 936 ha). Le territoire communal est urbanisé environ aux trois cinquièmes, mais cette urbanisation est en forte croissance. Le reste du territoire communal est composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (rives du Lez, réserve zoologique du Lunaret et bois de Montmaur) et de zones agricoles. Environ 180 hectares de terrains sont encore à dominante agricole, principalement plantés en vignes. Ses principales localisations sont à l'est (Montaubérou, Valédeau, Flaugergues), au sud de l'autoroute A9 (Méjanelle, Mogère, Première écluse), au nord (Plan des 4 seigneurs, Domaine de La Valette), à l'extrême sud (Petit Grès) et à l'ouest (Mas-Nouguier, Château-Bon, Bionne, Rieucoulon).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montpellier est située entre trois cours d'eau : le Lez à l'est et la Mosson et le Verdanson à l'ouest.

Montpellier s'étend en direction du rivage maritime avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier « la façade maritime entre Gênes et Barcelone ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Montpellier est typiquement méditerranéen. Il en découle des jours de précipitations peu nombreux mais des averses parfois violentes, notamment en automne de septembre à décembre lors de ce que l'on appelle un épisode cévenol, causant fréquemment des inondations dans les points bas de la ville (en moyenne, 2 ou 3 épisodes méditerranéens par an). Au contraire, l'été est souvent très sec, avec seulement quelques précipitations en août liées aux orages. Juillet est le mois le plus chaud avec une température moyenne de 24.1°C et Janvier est le mois le plus froid avec une température moyenne de 7.2°C.

Le taux d'ensoleillement journalier moyen est de 7 h 22, largement supérieur à la moyenne française de 4 h 46[23]. En outre, relativement protégée du Mistral et de la Tramontane par l'avancée des reliefs cévenols, Montpellier est la ville la moins ventée du golfe du Lion. De plus, la proximité de la mer favorise l'installation de la brise marine qui tempère les excès thermiques en été.

Relevé météorologique de Montpellier Fréjorgues (aéroport à Mauguio) (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,3 5,9 8,7 12,5 16 18,9 18,5 15 11,9 6,8 3,7 10,4
Température moyenne (°C) 7,2 8,1 10,9 13,5 17,3 21,2 24,1 23,7 20 16,2 11,1 8 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,8 15,9 18,2 22 26,4 29,3 28,9 25 20,5 15,3 12,2 19,9
Record de froid (°C) −15 −17,8 −9,6 −1,7 0,6 5,4 8,4 8,2 3,8 −0,7 −5 −12,4 −17,8
Record de chaleur (°C) 21,2 22,5 27,4 30,4 35,1 37,2 37,5 36,8 36,3 31,8 27,1 22 37,5
Nombre de jours avec gel 8,3 6,6 1,7 0,1 0 0 0 0 0 0 2 6,7 25,3
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0,2 0,8 5,8 19,9 28,8 29 15,5 1,8 0 0 101,8
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,4 4,5 12,8 10,5 1,2 0,1 0 0 29,5
Nombre de jours avec température maximale ≥ 35 °C 0 0 0 0 0 0,3 0,9 0,6 0 0 0 0 1,8
Ensoleillement (h) 142,9 168,1 220,9 227 263,9 312,4 339,7 298 241,5 168,6 148,8 136,5 2 668,2
Record de vent (km/h) 101 130 115 101 86 86 101 86 133 119 126 104 133
Précipitations (mm) 55,6 51,8 34,3 55,5 42,7 27,8 16,4 34,4 80,3 96,8 66,8 66,7 629,1
Record de pluie en 24 h (mm) 115 68,2 120,2 68,4 120,1 150,2 57 101 300 148,1 144,2 112,2 187
Nombre de jours avec précipitations 8,5 7,7 7,6 8,7 8,3 5,9 3,9 5,5 7,2 10,7 9,6 9,1 92,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 5,5 4,4 4,7 5,7 4,9 3,6 2,4 3,6 4,6 6,8 6,1 5,6 57,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 2,9 2,8 1,9 2,8 2,5 1,6 0,9 1,8 2,9 4 3 2,8 30
Humidité relative (%) 75 73 68 68 70 66 63 66 72 77 75 76 70,75
Nombre de jours avec neige 0,4 0,4 0,1 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,1 1,1
Nombre de jours d'orage 0,5 0,3 0,7 1,6 2,5 2,9 3,2 3,9 2,9 2,9 1 0,7 23,1
Nombre de jours avec brouillard 1,5 1,6 1,9 1 1,1 0,8 1,5 1,6 2,4 1,9 1,9 2 19,2
Source : [3]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,6
2,8
55,6
 
 
 
12,8
3,3
51,8
 
 
 
15,9
5,9
34,3
 
 
 
18,2
8,7
55,5
 
 
 
22
12,5
42,7
 
 
 
26,4
16
27,8
 
 
 
29,3
18,9
16,4
 
 
 
28,9
18,5
34,4
 
 
 
25
15
80,3
 
 
 
20,5
11,9
96,8
 
 
 
15,3
6,8
66,8
 
 
 
12,2
3,7
66,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Cependant, ces données ne sont pas relevées à Montpellier même mais à Mauguio, plus proche de la mer, donc plus tempérée par les brises marines estivales. Le record absolu à Montpellier nord, prise dans les mêmes conditions est de 42.0°C le 24 juin 1945, dans l'ancienne station de l'école d'agriculture.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

En voiture[modifier | modifier le code]

Depuis l'été 2004, la quasi-totalité du centre historique est piétonnier et n'est accessible aux riverains motorisés et aux livreurs qu'à des horaires fixes. Il est donc fortement recommandé aux touristes de laisser leur véhicule en dehors de la ville (il existe plusieurs parkings destinés à cela) ou, mieux, de venir en train. Les transports en commun au sein de la ville sont idéaux pour se déplacer.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La société Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM) organise le réseau de transports publics de l'agglomération de Montpellier (bus, tramway, vélos en libre-service, automobiles partagées) ainsi que plusieurs parcs de stationnement. Certains services sont assurés avec les matériels et personnels de TaM, d'autres sont sous-traités à des entreprises privées, ou délégués à l'opérateur du département : Hérault-Transport.

La ville de Montpellier est desservie notamment par :

  • la ligne 1 du tramway (Mosson - Odysseum), inaugurée en juin 2000, relie La Paillade au nord-ouest à la zone commerciale Odysseum à l'est, elle passe par les hôpitaux et facultés au nord, puis en bordure du centre historique (Corum, place de la Comédie), par la gare SNCF et les quartiers Antigone et Richter. Elle a été prolongée en septembre 2009 vers l'extension de la zone commerciale et ludique d'Odysseum, et le sera prochainement au-delà vers le Zénith Sud et le cimetière Saint-Étienne. Lors de sa création, cette ligne fit notamment parler d'elle pour l'esthétique de son habillage créé par les stylistes Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti (bleu marine avec des silhouettes blanches d'hirondelles) et par son passage sur les terrasses de café de la place de la Comédie ;
  • la ligne 2 du tramway (Saint-Jean-de-Védas - Jacou), qui relie les communes périurbaines de Jacou, Castelnau-le-Lez et Saint-Jean-de-Védas, en longeant le centre-ville selon un axe nord-est / sud-ouest. Son inauguration a eu lieu le 16 décembre 2006. Sa décoration extérieure évoque les « papiers peints à grosses fleurs » des années 1970 ;
  • la ligne 3 du tramway (Juvignac - Pérols), qui part de la commune de Juvignac à l'ouest pour rejoindre, en traversant les quartiers ouest et sud de Montpellier puis se séparant en 2 branches, les communes de Lattes et Pérols au sud-sud-est. Sa livrée multicolore « fonds marins » est conçue par Christian Lacroix. Les travaux ont commencé en mars 2009, et la ligne est en service depuis avril 2012 ;
  • la ligne 4 du tramway (Circulade) reprend certaines portions des lignes 1, 2 et 3, en particulier le tronçon longeant le Lez, pour dessiner une boucle à l'est et au sud du centre-ville. Sa livrée est conçue par Christian Lacroix et a pour thème le siège de Montpellier par Richelieu, d'où sa robe dorée évoquant le feu des canons et l'art baroque de l'époque. Elle est mise en service depuis avril 2012 ;
  • Deux autres lignes de tramway sont en phase de projet :
    • la ligne 5 du tramway (Lavérune - Clapiers), décidée il y a peu par le maire de Montpellier et par le président de l'agglomération, reliera le stade de rugby Yves-du-Manoir à l'ouest de la ville, ainsi qu'un nouveau quartier Les Grèzes, à Clapiers au nord, en desservant le nouveau campus « Montpellier - Sud de France » et Agropolis. Le tracé est prévu pour passer par les boulevards Henri IV - Peyrou - Jeu de Paume[24]. Elle sera mise en service en avril 2017 ;
    • la ligne 6 du tramway (Millénaire - Antigone) ;
  • 30 lignes de bus TaM (Lignes de bus de Montpellier), complétées par une dizaine de lignes départementales Hérault-Transport, desservent les quartiers de Montpellier et les communes de l'agglomération, dont 2 lignes nocturnes : la ligne « La Navette » circulant jusqu'à 1 h et l'« Amigo », qui assure la liaison entre les boîtes de nuit de l'agglomération et les quartiers centraux et universitaires de la ville. Le succès de cette dernière lui a valu d'être doublée[25] ;
  • le service de vélos en libre-service Vélomagg' compte 50 stations et 1 200 vélos dont 550 en location courte durée et 600 en location longue durée. Ce système ne s'appuie pas sur de la publicité et est géré par l'agglomération ;
  • le service de voitures en libre-service Modulauto compte 19 stations à Montpellier.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Montpellier-Saint-Roch.

Montpellier a été l'une des premières villes de France à disposer d'un chemin de fer. Le 9 juin 1839 ouverture de la ligne de chemins de fer Montpellier-Cette alors qu'il n'existe à cette date qu'un total de 250 km de ligne.

La gare voyageur de Montpellier est la gare Saint-Roch, baptisée ainsi en mars 2005. Elle permet notamment d'effectuer le trajet de Montpellier à Paris-Gare de Lyon par TGV en 3 h 15 depuis la dernière extension de la LGV Méditerranée en 2001.

Pour l'instant le tronçon Barcelone-Nîmes (passant par Montpellier) de ligne de grande vitesse reste à l'état de projet à cause de décisions ministérielles successives. Il est en concurrence avec le tronçon Nîmes-Narbonne-Toulouse-Bordeaux mais surtout avec le tronçon Bordeaux-Saint Sébastien.

De la gare de marchandises est issue la zone industrielle des Prés d'Arènes au sud de la ville.

Auparavant, de la fin du XIXe siècle au début de la seconde moitié du XXe siècle, Montpellier a été le terminus de plusieurs des lignes de la Compagnie de chemin de fer d'intérêt local du département de l'Hérault, gérée par le conseil général de l'Hérault, dont le célèbre « Petit Train de Palavas ».

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Montpellier possède un aéroport millionnaire en passagers et qui dessert de nombreuses villes européennes ainsi que certaines villes du Maghreb.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La tour de la Babote

Le centre historique de Montpellier est appelé l'Écusson. Ce nom est dû à sa forme en écu, bouclier médiéval et symbole héraldique. Ce centre historique reste très fortement marqué aujourd'hui dans le bâti montpelliérain car il est resté le cœur de la ville depuis le début du XIIIe siècle, et n'a pas subi de fortes destructions (hormis celles des églises lors des guerres de religion) contrairement aux faubourgs qui ont été détruits de nombreuses fois et intégralement du XIVe au XVIIe siècle. Il est limité par une série de boulevards qui suivent le tracé des anciennes murailles de la ville, comme c'est le cas de la majorité des villes européennes. De ces puissantes fortifications jamais prises, démantelées en partie sur ordre de Richelieu après le siège de 1622, il ne reste que 2 éléments notables :

  • La tour de la Babotte fut longtemps un observatoire astronomique. Elle permet d'accéder à la vieille ville, près des quartiers anciennement bourgeois. À l'origine, cette tour était semblable à la tour des Pins et n'était même pas percée d'une porte. Dans son ombre se trouvaient d'importantes étuves[Note 1] de la ville.
  • La tour des Pins, qui servit successivement de refuge pour les catholiques pendant les guerres de religion, de prison pour femmes au XIXe siècle, et de centre de dépôt des archives municipales jusqu'en 2000. Elle est aussi l'objet d'une des prophéties (centuries) de Nostradamus. L'astrologue annonça que Montpellier périrait par les flammes le jour où les pins coiffant cette tour disparaîtraient. Cette prédiction a été prise en considération lors de la dernière restauration de l'édifice, qui impliquait l'arrachage des dits pins : la ville n'a pas manqué d'y installer quelques thuyas en pots.

La porte situé au débouché de la rue de l'Université (porte de la Salinière) n'est pas médiévale ; les portes d'enceinte médiévales étaient toujours surmontées de tours. Elle a été bâtie à la fin du XVIIIe siècle par souci esthétique et en souvenir. Au XVIIe siècle, sur cette même ligne de l'ancienne fortification, est bâti l'Arc de triomphe ouvrant la vieille ville sur les Jardins du Peyrou, qui remplace lui aussi l'ancienne porte médiévale.

L'extrême centre de l'écusson a été bâti en « circulade » (rues Rebuffy, du Bayle, du Petit Scel, Philippy…).

On entend souvent dire que Montpellier compte peu de grands monuments et c'est en partie vrai. Mais il est également certain que le patrimoine montpelliérain a été largement ignoré et par conséquent très peu mis en valeur. Tous les anciens châteaux et palais que comptait la ville ont disparu, la plupart du temps détruits volontairement par les habitants ; le principal palais se situait à l'emplacement du palais de justice. Mais la grande richesse de Montpellier n'est pas dans ses monuments mais dans l'ensemble de son bâti : la grande majorité des bâtiments de l'Écusson est d'origine médiévale, et même si très peu n'ont pas été remaniés depuis le Moyen Âge, il suffit d'ouvrir les yeux pour voir encore présentes dans les murs des dizaines de fenêtres de forme typiquement médiévale et des centaines de salles voûtées dont une bonne part sont également d'époque médiévale. La quasi-totalité des bâtiments du centre sont, sur des bases médiévales solides, d'époque moderne. Il est impossible d'énumérer ici tous les immeubles et hôtels particuliers classés, mais on pourrait dire que presque toutes les rues de l'Écusson valent le détour, et c'est bien cela qui fait la richesse de la ville. Peu de villes de France peuvent se vanter d'avoir un patrimoine global aussi important, d'autant plus lorsqu'il jouit d'une aire piétonne aussi forte.

Ainsi on peut mentionner parmi les plus beaux endroits et éléments patrimoniaux de Montpellier :

  • l'Hôtel Jacques Cœur, siège du Musée languedocien, bâtiment du XVe siècle aux superbes poutres peintes augmenté d'un escalier monumental au XVIIe siècle. Le musée possède d'ailleurs un grand nombre d'objets historiques de première importance.
  • La cathédrale Saint-Pierre, toujours debout malgré toutes les attaques qu'elle a subies, remonte au XIVe siècle. Son célèbre porche est unique. La partie restante du cloître du monastère qui y est encore accolée est sublime.
  • La rue du Bras-de-Fer, aussi bien dans son ensemble que pour le fameux bras qui remonterait au XVe siècle ou son arc médiéval.
  • L'Hôtel de Varennes qui comporte de nombreux éléments architecturaux médiévaux nettement repérables.
  • Le mikvé médiéval (ou bain rituel hébraïque) qui remonte à la fin du XIIe siècle. Avec sa synagogue et d'autres locaux attenants, l'ensemble ainsi formé est unique en Europe. Le site fait l'objet de fouilles archéologiques.
  • L'aqueduc Saint-Clément dénommé « Les Arceaux » à son arrivée à Montpellier, construit par Henri Pitot (1695-1771), restaurateur du Pont du Gard et inventeur du tube portant son nom.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le quartier de la ZUP NORD La Paillade qui regroupe près de 10 % de la population de Montpellier.
La place de la Comédie illuminée pour Noël

Depuis 2001, la commune de Montpellier est officiellement divisée en sept quartiers, eux-mêmes divisés en sous-quartiers. Chacun est doté d'un conseil de quartier et d'un adjoint au maire délégué.

  • Le quartier Montpellier-centre regroupe : le centre historique (Écusson), Comédie, Gares, Faubourg Boutonnet, Saint-Charles, Faubourg Saint-Jaume, Peyrou, Les Arceaux, Figuerolles, Faubourg du Courreau, Gambetta, Clemenceau, Méditerranée, boulevard de Strasbourg, Le Triangle, Polygone, Antigone, Nouveau-Monde, Parc à Ballons, Les Aubes, Les Beaux-Arts, Saint-Lazare.

Il est le cœur historique et économique de la ville de Montpellier et concentre la majeure partie de l'activité professionnelle. On y trouve de nombreux espaces commerciaux et culturels : l'ancien Grand Lycée Impérial (actuel Lycée Joffre, la Faculté de Médecine et la Faculté de Droit, ainsi que des lieux de vie nocturne. Il accueille une population appartenant aux catégories socio-professionnelles urbaines de bon niveau : des familles assez aisées ou des étudiants en quête d'un studio à proximité des universités et des quartiers animés. Le quartier de la Gare est le point névralgique du système de transports de la ville. Il est desservi par les quatre lignes de tramway et plus de la moitié des lignes de bus de l'agglomération.

  • Le quartier Croix-d'Argent regroupe : avenue de Toulouse, Croix d'Argent, Mas Drevon, Tastavin, Lemasson, Garosud, Mas de Bagnères, Mas Nouguier, les Sabines, Lepic, Pas du Loup, Estanove, Val-de-Crozes, Bagatelle, Paul Valéry

Ce quartier se situe au Sud-Ouest de la ville de Montpellier et connaît une croissance importante avec le développement de la zone de l'Ovalie

  • Le quartier Les Cévennes regroupe : Les Cévennes, Alco, Le Petit Bard, Pergola, Saint-Clément, Clémentville, Las Rebès, La Chamberte, La Martelle, Montpellier-Village, Les Grisettes, Les Grèzes.

Ce quartier majoritairement résidentiel accueille les classe moyennes de Montpellier, excepté le Petit Bard qui reste un quartier particulièrement défavorisé.

Ce quartier, situé à la périphérie nord-ouest de la ville, a longtemps été le plus pauvre de Montpellier. Aujourd'hui, le développement exponentiel des Hauts-de-Massane, quartier résidentiel accueillant des classes moyennes, et un réaménagement progressif du quartier de la Paillade (création d'espaces verts et mise en service de deux lignes de Tramway) ont légèrement amélioré les conditions de vie de ses habitants, mais le fort contraste avec les autres quartiers de la ville apparait clairement.

  • Le quartier Hôpitaux-Facultés regroupe : Malbosc, Saint-Priest, Euromédecine, Zolad, Plan des 4 Seigneurs, Hôpitaux, IUT, Père Soulas, Universités, Vert-Bois, Hauts de Boutonnet, Aiguelongue, Justice, Parc zoologique de Lunaret, Agropolis.

Ce quartier est essentiellement résidentiel et accueille aussi de nombreuses infrastructures universitaires et de grands espaces publics (zoo, palais des sports…).

  • Le quartier Port-Marianne regroupe : La Pompignane, Richter, Millénaire, Jacques Cœur, Consuls de Mer, Grammont, Odysseum, Montaubérou, La Méjanelle, La Mogère.

Ce quartier, encore inexistant il y a 50 ans est en pleine expansion. Des infrastructures commerciales s'y développent massivement et de nombreux immeubles y sont en construction. Trois des quatre lignes de tramway de la ville y circulent et rendent attractifs les espaces commerciaux qui s'y développent.

  • Le quartier Prés d'Arènes regroupe : Les Prés d'Arènes, Avenue de Palavas, La Rauze, Tournezy, Saint-Martin, Les Aiguerelles, Pont-Trinquat, Cité Mion

Ce quartier situé au Sud-Est de Montpellier est essentiellement résidentiel. L'autoroute A9 et la voie rapide Montpellier-Carnon en font une « porte d'entrée » de Montpellier.

Nouveaux quartiers et ZAC[modifier | modifier le code]

Le centre commercial du quartier Antigone

Du fait de sa forte croissance démographique, la ville a fait d'énormes acquisitions foncières au cours des dernières décennies, développant la ville vers le sud et la mer. Ce sont des quartiers entiers qui sortent de terre au fil des ans. La mairie construit ces nouveaux quartiers sous forme de ZAC (zone d'aménagement concertée). À l'heure actuelle, il n'y a pas moins d'une quinzaine de ZAC programmées et une grande partie sont déjà en construction[26].

La ville, dans sa politique de se développer vers la mer, a vu un bon nombre de ces ZAC s'installer dans le quartier Port Marianne :

  • Parc Marianne, Jacques-Cœur, Richter, Jardins de la Lirondes (ZAC de 40,6 ha livrée autour de 2008[27]), Consuls de mer, Odysseum, Hypocrate… À terme, 20 000 logements seront construits d'ici à 2015 sur l'ensemble de ce quartier, qui est appelé à étendre le centre-ville vers le sud. D'autres aménagements de grande envergure sont aussi à inscrire dans ce quartier tels que la construction de la nouvelle mairie, le réaménagement de l'avenue de la Mer, récemment renommée Avenue Raymond Dugrand (partie Montpellier) et Avenue Georges Frêche (partie Lattes), (faisant partie du projet Ecocité) qui constitue l'axe majeur de l'entrée stratégique de la ville depuis les plages héraultaises avec en son centre la ligne 3 mise en service en avril 2012, ou encore Odysseum, énorme pôle ludique et commercial à l'américaine, avec planétarium, patinoire, aquarium, multiplexe, bowling, karting, mur d'esclalade, nombreux restaurants, théâtre de plein air, centre commercial géant avec arrêt de tramway à l'intérieur…

On peut également y noter les ZAC Rive-Gauche et République en projet et concertations, qui vont venir continuer de développer le quartier dans les années à venir.

  • le centre-ville aussi évolue, avec les ZAC Saint-Charles, Nouveau Saint-Roch, qui consistent en un réaménagement du quartier de la gare Saint Roch, avec une extension et un agrandissement de la gare, ainsi que la construction d'un nouveau parc public de 1,5 hectare, 1 500 logements, des bureaux, un théâtre…

Un nouveau projet a récemment vu le jour : en 2011, la nouvelle mairie à Port Marianne sera prête et il est prévu un renouvellement urbain du secteur de la mairie/Polygone, avec une tour écologique de 100 m de haut, un nouveau passage entre la Comédie et Antigone ainsi qu'un îlot de tours comprises entre 10 et 15 étages. L'îlot Du-Guesclin aux abords du viaduc du tramway dans ce même quartier devrait également faire peau neuve avec de nouveaux immeubles et aménagements ; le but du projet vise également à créer une cohérence et une continuité urbaine entre la Comédie, le Polygone, et la gare[28].

  • on peut aussi noter à l'ouest de la ville les ZAC Malbosc (ligne 1 du tram - fin de livraison de la ZAC en 2010[27]), Coteaux, les Grisettes (ligne 2 du tram - livraison à partir de 2010[27]) et Ovalie (future ligne 5 du tram), celle-ci comprenant le nouveau stade de rugby Yves-du-Manoir, ainsi qu'un nouveau quartier, Pierres-Vives, décidé par le conseil général de l'Hérault aux portes de la Paillade, destiné à accueillir le futur bâtiment très design et moderne des archives départementales qui sera entouré d'un tout nouveau quartier [29].
  • la requalification du quartier Prés d'Arènes a aussi été décidée avec la ZAC de la Restanque ; ce quartier devrait être totalement reconstruit sur 20 ans, l'ancienne zone industrielle deviendra alors un éco-quartier desservi par la ligne 4 du tramway d'environ 8 000 logements, 50 000 m2 de bureaux et 10 000 m2 de commerces[30].
  • le projet de fusion des universités montpelliéraines en campus « Montpellier-sud de France », qui va radicalement métamorphoser le quartier Hôpitaux-Facultés puisque cette fusion entraîne des projets urbanistiques tels que la restauration de locaux, la destruction d'autres, la construction de nouveaux logements étudiants, de commerces, le recouvrement de la route de Mende et, dernièrement, la ligne 5 du tramway en projet desservirait le campus[31].
  • à tous ces projets s'ajoute aussi la construction de la ligne TGV Nîmes - Montpellier, il est envisagé de construire une nouvelle gare TGV au sud de la ville ; la ligne TGV Montpellier - Perpignan est aussi à l'étude. Le dédoublement de l'A9 entre Saint-Jean-de-Védas et Vendargues et la construction des rocades est, nord et ouest afin que Montpellier dispose d'un véritable périphérique. La construction d'un quartier d'affaires est prévu autour de la nouvelle gare TGV et sera desservi par la prolongation de la ligne 1 du tramway. Le quartier OZ Montpellier Nature Urbaine déploiera 300 000 m2 de bureaux sur un périmètre de 350 ha. Il comprendra un pôle tertiaire supérieur, destiné à accueillir des activités de service, des sièges d’entreprise et des PME-PMI et un campus créatif qui mettra en synergie les forces vives, innovantes et entrepreneuriales du territoire.

Logement[modifier | modifier le code]

La commune comptait, en 2009, 146 567 logements dont 5 320 résidences secondaires et logements occasionnels et près de 13 000 logements vacants[32]. Dans les années 1960, le nombre de logement total était trois fois moins élevé (56 274 logements en 1968). Près de 85 % des logements sont des appartements[32]. On compte en moyenne 3 pièces par résidence principale[32]. Il faut admettre que le logement est particulièrement cher à Montpellier et, de surcroît, les impots locaux en font l'une des villes les plus chères de France (mis à part la périphérie Nord-ouest et sa ZUP populaire).

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La ZAC Ovalie, sur 35 ha dont 3 d'espaces verts, est prévue d'être livrée en 2015. C'est également la date d'achèvement prévue de la ZAC Jacques Cœur, de 9,6 ha (pour 1,3 ha d'espaces verts[33]). La ZAC rive gauche de 9 ha dont 2 d'espaces verts est livrée à partir de 2013, comme la ZAC Nouveau Saint-Roch de 8 ha dont 1,5 d'espaces verts[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue du nom de Montpellier figure dans un document conservé aux archives municipales de cette ville. Il s’agit de l'acte de donation, daté de 985, d'un mont situé entre Lez et Mosson, par le comte et la comtesse de Mauguio, à Guilhem Ier de Montpellier. À cette date, quelques mas de cultivateurs sommairement implantés y formaient déjà une manse. Le nom du mont y apparaît sous la forme latinisée de Monte pestellario[34]. On en relève par la suite d'autres attestations, sous les formes latinisées ou romanes : Montempestellarium vers 1076, Montpestlier, de Montepessulano en 1090, de Montepislerio au XIe siècle, Montpestler en 1103, etc.[34] ; la première apparition de la graphie actuelle Montpellier date de 1370 environ[34]. On ne mentionnera que pour mémoire certaines formes latinisées fantaisistes telles que Mons Pistillarius « mont des épices », ou encore Mons Puellarum « mont des pucelles »[35], qui n'apportent rien d'un point de vue historique.

Le premier spécialiste à avoir proposé une interprétation plausible du toponyme de la ville est Hermann Gröhler, qui y a vu — comme la plupart de ses confrères par la suite — l'appellatif mont suivi d'un adjectif qualificatif en -ier, latinisé dans les textes en -arius ou -arium. Les divergences de vues entre les nombreux spécialistes qui se sont penchés sur la question reposent sur l'analyse de ce radical.

Hermann Gröhler lui-même y voit le produit du latin °pestellum, variante phonétique non attestée et simplement postulée du mot pastellum « guède, pastel » (Isatis tinctoria)[36]. Selon cette analyse, le mons pestellarius serait donc « le mont où pousse le pastel ». Cette interprétation sera par la suite adoptée par Albert Dauzat et Charles Rostaing, qui la préfèrent à la suivante[37].

Auguste Vincent l'identifie à l'ancien français pestiel, pestel « pilon », et y voit donc une métaphore d'après la forme, « le mont en forme de pilon »[38]. Cette vision des choses n'est pas vraiment confirmée par la topographie des lieux.

Charles Camproux a une toute autre approche en 1974, et voit dans l'élément -pellier un dérivé gallo-romain en -arius > -ier d'une racine pré-indo-européenne °pel- « colline »[39]. Cette interprétation se fait en contradiction avec les formes les plus anciennes du nom, qui sont toutes en pest(e)l- et non en °pel(l)-. Malgré tout, Marie-Thérèse Morlet, disciple d'Albert Dauzat, adopte ce nouveau point de vue dans le Supplément qu'elle a apporté au Dictionnaire de ce dernier[40]. Cette analyse est également reprise en quelques mots par Bénédicte et Jean-Jacques Fénié en 1997[41], qui l'abandonnent pour adopter l’explication de Dauzat et Rostaing en 2002[42].

La dernière tentative d'explication est celle d'Ernest Nègre, qui identifie comme Auguste Vincent le radical au mot pestel, mais avec le sens que ce terme a eu en ancien occitan, à savoir « loquet, verrou », ou encore à celui de verbe pestelar « verrouiller ». Il propose alors le sens global de « mont qui peut être fermé au verrou »[34] (où il faut sans doute comprendre « forteresse sur un mont »). Mais peut-être, dans cette optique, peut-on simplement considérer le sens de « mont-verrou », « mont qui verrouille », comme c'est le cas pour Montfermeil (Seine-Saint-Denis), le fermeil ou fermail étant le « fermoir », c'est-à-dire le château ou la forteresse qui verrouille un domaine[43]. Avec un sens similaire, on peut également citer Montgradail (Aube), dont le nom est formé sur garde « forteresse »[43].

Le nom occitan de la ville est Montpelhièr, mais elle est localement surnommée Clapas ou Lo Clapàs, « l'amoncellement rocheux ». C'est pourquoi les Montpelliérains sont parfois appelés Clapassiencs ou Clapassièrs. À noter que ce surnom est à l'origine du nom du chaos de Montpellier-le-Vieux, dont le nom occitan est lo Clapàs Vièlh (littéralement, le vieil amoncellement rocheux, ce qui correspond à l'aspect du lieu).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Montpellier.

Lors de la construction de la ligne 2 du tramway de Montpellier, en 2006, une fouille a été réalisée rue de la Fontaine-du-Pila. Les archéologues ont découvert que ce lieu avait été occupé il y a 11 500 ans par des humains au bord du Verdanson. Des chasseurs y avaient installés leur campement[44].

Débuts de la ville au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Tour des Pins, un des derniers vestiges (avec la tour de la Babote) de la « Commune Clôture », enceinte fortifiée qui enserrait la ville au Moyen Âge, construite dès 1196
La maison Justin Boch sur la place Saint Côme
La place de la Comédie vide, au matin.

C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 985, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port romain de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen. En effet, via des canaux, les étangs et le Lez, elle est reliée par les eaux à Lattes et la mer, mais aussi à Aigues-Mortes dans le courant du XIIIe siècle, ce qui lui permet de devenir une importante ville marchande à partir du XIIe siècle. La ville n'avait que deux ports fluviaux, l'un à Montpellier même, le Port Juvénal (qui était situé au niveau de l'Hôtel de Région), l'autre à Lattes à l'emplacement de l'actuel Port Ariane. Montpellier était essentielle dans le commerce des épices au sein du Royaume de France, ce qui permit aux Montpelliérains d'acquérir une connaissance particulière des plantes et épices venant essentiellement d'Orient, d'Extrême-Orient et même d'Afrique. La ville était le principal port d'entrée des épices dans le royaume de France, Marseille faisant alors partie du comté de Provence était placé sous l'autorité du Saint Empire.

L'église principale Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, faculté fondée en 1220 par le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. Montpellier était en effet très cosmopolite déjà au XIIe siècle. En 1160, Benjamin de Tudèle qui visite le sud de la France, note que la ville est « fort fréquentée par toutes les nations, tant chrétiennes que mahométanes et qu'on y trouve des négociants venants notamment du pays des Algarbes (Al Andalus et le Maghreb) de toute l'Égypte et de la terre d'Israël ». De plus des tombes juives et musulmanes témoignent de cette présence. Une stèle découverte à Aniane datant du XIIe siècle, porte notamment le nom du défunt, un certain Ibn Ayyûb, jeune tâlib (étudiant en religion), une des branches des études théologiques et juridiques que proposait l'université de Montpellier à l'époque[45].

La renommée de son université de médecine, la deuxième plus ancienne d'Europe après celle de Salerne en Campanie, est déjà immense à la fin du XIIIe siècle, grâce à la valeur cosmopolite de la ville qui accueillait des savants de toutes les confessions.

Guilhem VIII meurt le 9 novembre 1202, sans avoir réussi à faire légitimer par le Pape Innocent III son second mariage avec Agnès de Castille. Il a donc pour seule héritière légitime la fille issue de son premier mariage avec Eudoxie Comnène, Marie. Il charge pourtant certains magistrats de la ville d'assurer la régence en attendant que son jeune fils Guilhem, issu de son mariage avec Agnès de Castille, soit en âge de lui succéder. Cette situation dure jusqu'au début de l'année 1204. C'est alors que se produit une rupture majeure dans l'histoire de la ville.

Dans les premiers mois de l’année, une révolte éclata, aboutissant à l'abdication de Guilhem IX au profit de Marie de Montpellier et à l’expulsion du parti d’Agnès de Castille. Pierre II d'Aragon a sans doute exercé des pressions politiques. L'Aragon a cherché tout au long du XIIe siècle à prendre possession de la Provence et du Languedoc, en concurrence avec les comtes de Toulouse, pour constituer un État puissant sur la Méditerranée. Un mariage fut rapidement organisé entre l'héritière de la seigneurie et Pierre II d'Aragon (1176-1213), homme dynamique et roi d’un pays en plein essor. Le mariage eut lieu le 15 juin 1204 dans l’église originelle Notre-Dame des Tables et, à cette occasion, les Montpelliérains obtinrent l’autorisation de préparer un recueil de leurs droits, coutumes et privilèges. Ce texte fut présenté au couple le 15 août 1204, et approuvé par le nouveau seigneur de Montpellier. On l’appelle la Grande Charte (Magna Carta), et c’est le document qui fonde le gouvernement communal de Montpellier. C'est donc un document majeur pour la ville.

C'est sous la souveraineté des rois d'Aragon puis de Majorque que la ville connut de 1204 à 1349 son apogée. Jacques Ier, fils de Pierre II et de Marie, natif de Montpellier, considérait la ville comme « la meilleure ville de l'univers », et y entretient une cour brillante. Sous l'administration municipale du consulat, la ville se développa prodigieusement : elle s'enrichit beaucoup grâce au commerce méditerranéen et notamment la vente de draps (tissus) écarlates et d'épices, et sa population quadrupla. La ville devint une des plus peuplées du royaume de France avec Toulouse et Rouen.

La ville était également célèbre pour la qualité de ses vins, bien plus réputés que ceux des côtes du Rhône à cette époque. De nombreux princes en font venir sur leurs terres. Le plus célèbre de ces vins, un vin blanc doux épicé appelé « garhiofilatum » a été recréé récemment par un viticulteur de Villeneuve-lès-Maguelone.

Jacques Ier ayant résolu de partager ses États entre ses deux fils Pierre et Jacques, la Seigneurie de Montpellier devint possession de Jaume II, Roi de Majorque et Comte de Roussillon, en 1276. La ville restera sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349, date à laquelle Jacques III de Majorque, ruiné, la vendit à Philippe VI de Valois.

En 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, en activité depuis le XIIe siècle et réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se virent accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. C'était une consécration pour les centres d'enseignement et de savoir de la ville : désormais les diplômes montpelliérains étaient reconnus dans toute la Chrétienté.

La période de grande prospérité de la ville s'achèva au cours de la seconde moitié du XIVe siècle : la grande peste toucha de plein fouet la ville comme le reste de l'Europe, décimant à plusieurs reprises environ un tiers de la population. De nombreux habitants la fuient, si bien qu'à la fin du siècle Montpellier n'est plus que l'ombre d'elle-même, comme en témoigne Pétrarque, qui y passe dans les années 1360 et est horrifié par le changement qu'il découvre dans une ville qu'il avait beaucoup appréciée.

De la Renaissance aux guerres de religion[modifier | modifier le code]

La Citadelle de Montpellier (actuel Lycée Joffre)
L'esplanade du Peyrou par Charles Auguste Daviler.

Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. Ce dernier aussi séjourna à Montpellier, en mars 1436, pour cet objectif[46]. Louis XI, quant à lui, ordonna la création d'une Cour des aides à Montpellier, par ses lettres patentes le 12 septembre 1467[47]. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même, en 1593, de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.

Après que le siège épiscopal de Maguelone a été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.

Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme et de la résistance à la couronne catholique française. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction quasi totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.

En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville[48]. En 1577 le palais royal (situé à l'emplacement du palais de justice) est détruit.

En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où le culte protestant est reconnu. S'ensuivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. L'autorité du roi est rétablie et est symbolisée par la construction d'une puissante citadelle, actuellement le siège du très réputé Lycée Joffre. C'est aussi le retour de la domination catholique définitivement assurée par l'édit de Fontainebleau de 1685, par la destruction de tous les temples protestants et le bannissement des pasteurs. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique, mais comme toutes les autres villes de la région elle englobe une forte minorité protestante (et aussi, plus récemment, musulmane).

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

L'Arc de triomphe, façade ouest

Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, particulièrement élégants et dont l’architecture est très caractéristique du centre historique. L’un des plus beaux, l’hôtel de Guidais, peut être admiré à l’angle ouest de la promenade du Peyrou. Propriété de la famille Molinier, il n’a pas été subdivisé. Il fut la résidence de l’avant-dernier Grand Maître de l’ordre de Malte, Hompech, qui y mourut. Le magnifique jardin et la maison typique du classicisme languedocien peuvent être visités.

La place de la Comédie et l’Arc de triomphe-Esplanade du Peyrou datent du XVIIe siècle (architecte Augustin-Charles d'Aviler). C’est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site de l’ancienne église Notre-Dame des Tables, détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur des fortifications. Pour alimenter la ville et ses jardins, un aqueduc, dénommé « Les Arceaux », achemine l’eau depuis Saint-Clément-de-Rivière. Élaboré au milieu du XVIIIe siècle par les ingénieurs Clapier et Henri Pitot, inauguré et mis en service le 7 décembre 1765, il aboutit au superbe château d’eau qui domine l’esplanade du Peyrou (architecte : Jean-Antoine Giral).

Jusqu’à la Révolution française, Montpellier est le siège des États de Languedoc.

À la fin du XVIIIe siècle, Montpellier absorbe les communes voisines de Celleneuve, Montèls-les-Montpellier, Montauberon et Saint-Hilaire[49].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Musée Fabre - Le bâtiment et l'entrée principale (ancien collège des Jésuites)
La rue Foch, une rue typiquement hausmannienne, qui fut percée à la fin du Second Empire

Le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine considérable.

La sensibilité au développement culturel suit aussi avec la création du musée Fabre, principal musée d'art de Montpellier, ouvert en 1828, l'édification du Palais de Justice et de la préfecture le long de la percée de la rue Foch, des églises Sainte-Anne (dont la flèche du clocher néo-roman atteint 69 mètres et permet, aujourd'hui encore, de repérer la ville de loin) et Saint-Roch, de la gare, la reconstruction du théâtre après l'incendie de 1881 par Cassien Bernard, élève de Charles Garnier, et le réaménagement total de la place de la Comédie par la même occasion, bordée d'immeubles et de grands magasins haussmanniens en sont les parfaits exemples.

S'inspirant des travaux du baron Haussmann à Paris, des travaux sont effectués sous l'impulsion du maire, Jules Pagézy, pour créer de larges avenues au sein de l'Écusson et doter la ville de nouveaux bâtiments administratifs parfois monumentaux (par exemple le palais de justice et la préfecture). Si les travaux sont inachevés, on leur doit malgré tout la rue Foch (ancienne « voie impériale » reliant la préfecture à la promenade du Peyrou via l'arc de triomphe), la rue de la Loge bordée par les halles métalliques Castellane de type Baltard (inaugurées dès 1855) qui débouche sur la célèbre place de la Comédie dont l'actuel Grand Théâtre, à l'architecture et aux décors très « Second Empire » fut inauguré en 1888 en remplacement de l'ancien théâtre XVIIIe de Jacques Philippe Mareschal incendié en 1881 (à voir, notamment, le riche foyer et la salle de spectacles à l'italienne ; cet intérieur, très représentatif des arts décoratifs des années 1880 et remarquable de qualité, mérite cependant une importante restauration). Citons encore la rue de la République et la rue Maguelone qui donnent accès à la gare et sa colonnade (1844) donnant sur le square Planchon dominé par le grand temple protestant. La ville s'étend ensuite vers ses faubourgs (Courreau, Saunerie, Figuerolles, Boutonnet, Saint-Jaumes) et autour de la gare (Méditerranée, boulevard de Strasbourg).

En 1880, la ville en pleine expansion ouvre un réseau publique de tramways hippomobiles. En 1897, la première ligne de tramway électrifié est ouverte. Elles vont se multiplier et former le premier réseau de tramway de Montpellier, fort de 5 lignes, qui sera fermé en 1949, à cause du manque d'entretien durant la Seconde Guerre mondiale et de l'avènement de l'automobile, après-guerre.

Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier. Dans la lancée de la construction du nouveau théâtre, la ville se lance, néanmoins, dans le réaménagement urbanistique total et somptuaire de l'ensemble de la place de la Comédie entre 1885 et 1900, à l'architecture typiquement parisienne du Second Empire (hausmannienne) et de la Troisième République (utilisation de l'ardoise et du zinc pour les toitures). Une note, pour les visiteurs, parfois étonnante pour ne pas dire « exotique » dans une ville méridionale à l'exemple du surprenant et original immeuble dit du « scaphandrier » édifié en 1898.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Manifestation du 9 juin 1907[modifier | modifier le code]

Caricature représentant Marcelin Albert en Don Quichotte lors de la manifestation de Montpellier.
Manifestation du Midi viticole d'avril à juin 1907, par Pierre Dantoine.

La date du 9 juin 1907, avec le gigantesque rassemblement de Montpellier, va marquer l'apogée de la contestation vigneronne dans la Midi de la France. La place de la Comédie est envahie par une foule estimée entre 600 000 et 800 000 personnes. C'est la plus grande manifestation de la Troisième République. Dans son discours, Ernest Ferroul, en tant que maire de Narbonne, appelle à la démission de tous ses collègues du Languedoc-Roussillon. Il prône ouvertement la désobéissance civique. Quant à Marcelin Albert, il prononce un tel discours que le journaliste du Figaro en fut bouleversé et écrivit : « C’était fou, sublime, terrifiant »[50].

La révolte vigneronne reçoit l'aval de toutes les tendances politiques, des royalistes aux radicaux, tous soutiennent activement le mouvement. Tout le Languedoc est ligué contre Clemenceau, président du Conseil. L'Église catholique ouvre même les portes de sa cathédrale et de ses églises. Un communiqué de l'évêque Anatole de Cabrières, fait savoir qu'y seront accueillis pour y passer la nuit les femmes, les enfants et les viticulteurs grévistes[50],[51].

Le même jour, de l'autre côté de la Méditerranée, près de 50 000 personnes défilent dans les rues d'Alger pour soutenir leurs collègues métropolitains[50]. Le bruit ayant couru que l'armée était prête à intervenir, Pierre Le Roy de Boiseaumarié, avocat de formation, futur président de l'INAO et de l'OIV, dont la famille était installée à Vendargues, mit le feu à la porte du palais de justice de Montpellier pour empêcher la troupe, qui s'était cantonnée à l'intérieur, de tirer sur les manifestants[52].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville fait partie de la Zone Libre, peu à peu soumise aux intérêts allemands, de par la collaboration du régime en place.

Le 13 février 1941, le maréchal Pétain, accompagné de l'amiral Darlan, rencontre le général Franco à Montpellier.

En 1943, le réseau de tramways de la ville, peu entretenu à cause des restrictions de guerre est victime d'un accident (déraillement d'un tramway dû à un manque d'adhérence des roues aux rails, provoquant une collision entre deux rames). Ce drame cause la mort de 7 personnes.

La ville a toujours été un centre de résistance important. En témoigne l'activité de Jean Moulin, célèbre résistant français établi à Montpellier pendant une importante partie de la Guerre et dont le portrait photographique le plus célèbre a été réalisé sur la Promenade du Peyrou, à proximité d'un pilier de l'aqueduc des Arceaux.

La ville de Montpellier est bombardée plusieurs fois pendant la Seconde Guerre mondiale :

La préfecture de Montpellier où exerça Jean Moulin, et au balcon de laquelle Philippe Pétain et Francisco Franco se sont serré la main.
  • 27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
  • 27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
  • 5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage par la 15th USAAF.
  • 17 août 1944 : bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
  • 24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.

La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre)[53].

Développement de la ville de 1945 à 1999[modifier | modifier le code]

En 1949, l'ancien réseau de tramways vieillissant, fonctionnel durant la première moitié du XXe siècle est démantelé, pour laisser place au trafic automobile de plus en plus intense. En 1956, le premier feu de circulation est installé à Montpellier, sur la Place de la Comédie alors très fréquentée par les véhicules.

De 1960-1980, la ville connait une forte croissance démographique, avec l'arrivée de nombreux pieds-noirs puis d'immigrés en provenance de tous les pays arabes du pourtour méditerranéen. On observe un pic de croissance impressionnant de 1962 à 1972 avec un taux de croissance démographique annuelle supérieur à 5 %.

En 1988, les 23 et 24 novembre, le deuxième sommet franco-espagnol se tient à Montpellier, en présence de François Mitterrand, du premier ministre Michel Rocard et du chef du gouvernement espagnol Felipe González.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie de Montpellier (1972-2011)

En 2000, le lancement du nouveau réseau de tramway est effectué dans le cadre du développement de transports alternatifs (l'ancien réseau avait été fermé en 1949, à l'avènement de l'automobile). En 2009, la ville signe le Pacte des maires d’Énergie-Cités[54].

En 2011, la nouvelle mairie est inaugurée. En 2012, le réseau de tramway compte désormais 4 lignes.

Le 29 mai 2013, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, célèbre le premier mariage entre deux personnes de même sexe en France, unissant Vincent Autin et Bruno Boileau[55].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Montpellier (2014-2020)

Groupe Président Effectif Statut
DVG Phillipe Saurel 45 Majorité
PS, EELV et PCF Jean-Pierre Moure 9 Opposition
UMP Jacques Domergue 8 Opposition
FN France Jamet 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Montpellier depuis novembre 2011
Article détaillé : liste des maires de Montpellier.
Liste des maires de Montpellier depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Émile Martin
1945 1953 Paul Boulet MRP Professeur d'Université
mars 1953 1959 Jean Zuccarelli PRV Avocat
mars 1959 1977 François Delmas UDF Avocat
mars 1977 2004 Georges Frêche PS Professeur d'Université
avril 2004 2014 Hélène Mandroux PS Médecin
mars 2014 En cours Philippe Saurel DVG Dentiste

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Cantons[modifier | modifier le code]

Montpellier est divisée en 10 cantons :

Circonscriptions[modifier | modifier le code]

Montpellier est divisée en cinq circonscriptions législatives :

Communauté d'agglomération[modifier | modifier le code]

Montpellier est la ville centre de la communauté d'agglomération de Montpellier, qui compte 31 communes et 409 113 habitants en 2008. En 2010, la commune de Montpellier a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[56].

Le recensement de 2009 évalue à 387 155 habitants la population de l'unité urbaine (c'est-à-dire l'agglomération au sens géographique et statistique), soit le 15e rang français, à 413 187 habitants la population de Montpellier Agglomération (la communauté d'agglomération), et à 542 867 habitants la population de l'aire urbaine[57] (soit le 15e rang français).

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Plusieurs juridictions ont leurs sièges en ville :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie d'un climat limitant le coût énergétique pour les bâtiments. En plus de 25 ans, la ville a diminué par deux sa facture énergétique, soit une économie de 45 millions d'euros[54]. Un réseau urbain de chauffage et de climatisation a été développé, d'abord dans la ZAC d'Antigone, puis dans les nouveaux quartiers. Une campagne de thermographie aérienne a été menée en 2009 pour sensibiliser les particuliers et professionnels.

Les sites nucléaires français les plus proches sont ceux de Marcoule (89 km) et du Tricastin (105 km)[58].

L'agglomération de Montpellier a réalisé une station d'épuration intercommunale nommée Maéra dans les années 2000, pour un coût total d'environ 150 millions d'euros[59]. Fin 2007, cette station obtient une triple certification qui « récompense la qualité de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de cette installation, dans le respect de l’environnement », ce qui constitue une première mondiale. Cette certification est renouvelée en 2009[60].

L'agglomération pratique le tri sélectif et incite au compostage individuel. La ville est équipée de 4 centres de collecte des déchets[61].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ancien panneau près de l'Office de tourisme de Montpellier, sur l'Esplanade Charles de Gaulle.

Par ailleurs existe un accord d'amitié et de coopération avec la ville de Drapeau du Québec Sherbrooke (Québec) depuis 2006. Les deux villes coopèrent essentiellement sur des thèmes médicaux et universitaires.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Une croissance continue.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, la croissance de Montpellier se fait à un rythme plutôt calme : 0,47 % par an en moyenne. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, elle n'est même pas la ville la plus peuplée du Languedoc, Nîmes la devançant de quelques milliers d'habitants. Par la suite, après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l'installation déterminante d'IBM et la restructuration de ses universités durant les années 1960, elle devient cinq fois plus importante : 2,2 % par an de 1954 au recensement de 1999. Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle de 5,3 % entre 1962 et 1968[65], due en grande partie à l'arrivée des Pieds-Noirs d'Afrique du Nord et à l'immigration du Maghreb (essentiellement du Maroc) et d'Espagne (la plus grande communauté espagnole de France se situe d'ailleurs dans la commune voisine de Mauguio).

Entre 2001 et 2006, 11 300 personnes venant de l'étranger. ou d'une collectivité d'Outre-mer se sont installées dans l'Agglomération de Montpellier, ce qui représente 13 % de l'ensemble des entrants dans le territoire. Cette proportion est de 12 % dans les territoires comparables. Ces personnes viennent principalement d'Afrique (44 %) dont près de la moitié du Maroc. Les arrivants d'un pays d'Europe constituent un tiers de l'ensemble des arrivants, ils arrivent principalement d'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Espagne ou d'Italie. Ces arrivées sont largement alimentées par des étudiants qui viennent poursuivre une partie de leur cursus dans un des établissements d'études supérieures du Pôle Universitaire de Montpellier[66].

Le recensement de 2006 précise que 21,9 % de la population montpelliéraine ont entre 0 et 19 ans, 62,7 % entre 20 et 59 ans, et 15,4 % ont 60 ans et plus[67]. Si la proportion de jeunes de moins de 20 ans est équivalente à celle de la région (qui en compte 22,1 %), la présence des universités fait que la ville attire de nombreux jeunes adultes. Ainsi, 46,1 % des Montpelliérains sont âgés de moins de 30 ans et seulement 15,4 % plus de 60 ans. La ville est ainsi plus jeune que sa région : le Languedoc-Roussillon compte en effet 33,3 % de moins de 30 ans et 26,9 % de plus de 60 ans[68]. Il faut également souligner que Montpellier accueille sur son territoire près de 55 000 étudiants qui sont, pour la plupart, inclus dans le recensement de population. C'est ainsi que l'on constate, par exemple, une grande différence entre le nombre total d'habitants (252 998 en janvier 2008) et le nombre d'inscrits sur les listes électorales (136 192 électeurs inscrits en juin 2009 sur la commune de Montpellier[69]).

En 2008, la ville compte également 36 087 immigrés soit 14,3 % de sa population (dont 2,8 % nés en Europe et 11,5 % nés hors d'Europe, principalement originaires du Maghreb). Elle se place donc loin devant les moyennes nationale (8,5 %) et régionale (8,9 %) et en quatrième position parmi les villes de plus de 200 000 habitants juste derrière Paris (20 %), Strasbourg (19 %) et Nice (15,9 %)[70].

En 2011, la commune comptait 264 538 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
32 897 32 723 33 264 35 123 36 029 35 506 40 746 45 828 45 811
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
49 737 51 865 55 606 57 727 55 258 56 005 56 765 69 258 73 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
75 950 77 114 80 230 81 548 82 819 86 924 90 787 93 102 97 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
118 864 161 910 191 354 197 231 207 996 225 392 251 634 264 538 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2004[72].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (24,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 32,4 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14 %, 15 à 29 ans = 32 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 16,1 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Montpellier en 2008 en pourcentage[73]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
5,0 
75 à 89 ans
8,1 
9,4 
60 à 74 ans
10,5 
14,9 
45 à 59 ans
16,1 
20,6 
30 à 44 ans
18,3 
32,4 
15 à 29 ans
32,0 
17,3 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département de l'Hérault en 2008 en pourcentage[74].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
7,1 
75 à 89 ans
9,9 
14,5 
60 à 74 ans
14,9 
19,4 
45 à 59 ans
19,7 
20,0 
30 à 44 ans
19,4 
20,2 
15 à 29 ans
19,1 
18,4 
0 à 14 ans
16,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montpellier est situé dans l'académie de Montpellier.

Écoles[modifier | modifier le code]

La Ville de Montpellier accueille plus de 18 000 élèves dans quelques 800 classes réparties sur les 117 écoles maternelles et élémentaires publiques[75]. La ville compte également 15 collèges et 11 lycées publics.

Lycées[modifier | modifier le code]

Le lycée Joffre

Le lycée Joffre est sans aucun doute le plus prestigieux établissement d'enseignement secondaire et supérieur de la ville et même de la région.[réf. nécessaire] Il accueille un collège réputé et un prestigieux lycée obtenant entre 98% et 100% de réussite au baccalauréat depuis de nombreuses années.[réf. nécessaire] Le collège et le lycée ont une population scolaire d'environ d'environ 2800 élèves dans une enceinte fermée remarquable, la citadelle de Montpellier, s'étendant sur près de 15 hectares. L'enseignement supérieur représente environ 800 élèves en classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales. Les classes scientifiques (500 élèves taupins) de Joffre existent depuis plus de deux cents ans. Les classes préparatoires littéraires (hypokhâgnes, khâgnes) comptent 200 élèves et les classes commerciales une centaine.

Le lycée Jean-Mermoz est avant tout un lycée à orientation technique avec un large choix de séries pour le secondaire et proposant, par ailleurs, un choix de classes préparatoires scientifiques (PTSI-PT), ainsi que des classes préparatoires juridiques et économiques (préparation à l'ENS de Cachan).

Le lycée Jules-Guesde, anc. du Mas de Tesse, est avant tout un lycée polyvalent spécialisé dans les nouvelles technologies, quelques langues rares et il propose également quelques enseignements en classes préparatoires économiques et commerciales option technologique] et littéraires[76], ces dernières en partenariat avec l'Université Montpellier III.

Le lycée privé Notre-Dame de la Merci propose depuis 1991 quelques classes préparatoires scientifiques et commerciales mais son enseignement est centré essentiellement sur les classes du secondaire.

Le lycée Jean-Monnet propose des sections artistiques telles que l'Histoire des arts, la musique, le cinéma ou le théâtre.

Le lycée Georges-Clemenceau, proche du centre ville, fut à l'origine le premier Lycée de jeunes filles de France. Il prépare à l'Abibac (baccalauréat franco-allemand) et il propose une seule formation postbac en BTS des assurances.

Lycées d'enseignement général et technologique publics

Lycées d'enseignement général et technologique privés

Lycées professionnels publics

  • Lycée Léonard de Vinci
  • Lycée Jules Ferry
  • Lycée Pierre Mendès France
  • Lycée Georges Frêche

Lycées professionnels privés

  • Lycée Turgot

Établissement régional d'enseignement adapté public

  • ÉREA Jean-Jaxques Rousseau

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Montpellier est le 7e pôle universitaire de France après Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Aix-Marseille et Bordeaux. On estime à près de 70 000[77] le nombre d'étudiants présents dans les trois universités montpelliéraines et les écoles supérieures (École supérieure de commerce, École nationale supérieure d'architecture, École nationale supérieure d'agronomie, École nationale supérieure de chimie, écoles privées…).

Son point fort est le nombre d'étudiants par rapport à la population soit 21 % (la seule ville européenne équivalente est Bologne, ce sont deux des plus vieilles universités d'Europe). Mais en France, la ville où le pourcentage d'étudiants par rapport à la population est le plus élevé est Poitiers, avec 22 % d'étudiants par rapport à la population totale.

Le taux de poursuite d'études supérieures dans l'académie de Montpellier est supérieur à la moyenne nationale (52,9 % contre 47,8 %)[78].

40 % des étudiants de Montpellier ne sont pas originaires de la région Languedoc-Roussillon, et 17 % sont de nationalité étrangère. Parmi les étudiants étrangers, une majorité vient d'un pays hors de l'Union européenne et 47 % sont africains.

Le Pôle universitaire de Montpellier et du Languedoc-Roussillon regroupe les établissements d'enseignement supérieur de la ville et de la Région Languedoc-Roussillon.

Universités[modifier | modifier le code]
La Faculté de Médecine de Montpellier (Université Montpellier 1)
L'Université Paul Valéry-Montpellier 3

Montpellier est dotée de trois universités :

La renommée des universités montpelliéraines est importante, notamment dans le domaine de la recherche médicale et scientifique, et ce depuis le Moyen Âge.

L'UFR de médecine de Montpellier (université Montpellier 1) est la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde. Les cours de médecine et de droit débutèrent dès le XIIe siècle et la faculté fut instituée en 1220. Dès 1340, en avance sur le reste de l'Europe, elle créa un cours d'anatomie qui fit rapidement sa renommée et, en 1556, elle fut la première à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. C'est à Montpellier que fut réalisée la première autopsie d'étude sur corps humain, au secret de la religion qui interdisait toute intervention sur des personnes décédées. Cette faculté a compté d'illustres étudiants et de grands praticiens, parmi lesquels Arnaud de Villeneuve, Guy de Chauliac (père de la chirurgie médicale[réf. nécessaire]), Nostradamus, François Rabelais (médecin humaniste), François de Lapeyronie (chirurgien du roi), Paul-Joseph Barthez (médecin personnel de Louis XVI et de Napoléon Ier).

Les bibliothèques des universités font partie de la BIU. L'UFR de médecine abrite une importante bibliothèque de 900 volumes manuscrits, dont 300 incunables, et 100 000 volumes imprimés antérieurs à 1800.

Grandes Écoles[modifier | modifier le code]
  • ENGREF - École nationale du génie rural des eaux et des forêts (établissement secondaire).
  • ENSC Montpellier - École Nationale Supérieure de Chimie.
  • ei.cesi - École d'ingénieurs du cesi (établissement secondaire).
  • IRC (ex-CNEARC) - Institut des régions chaudes.
  • COFAT - Commandement de la formation de l’armée de terre (établissement secondaire).
Enseignement supérieur Privé[modifier | modifier le code]
  • Académie Mercure des affaires internationales.
  • ACFA Multimédia - École d'enseignement supérieur privé, métiers de l'audiovisuel et du multimédia.
  • Alliance Française de Montpellier.
  • ArtFx - École Supérieure d'enseignement technique privé - École de 3D, graphisme, effets spéciaux, cinéma, audiovisuel, trucage, jeux vidéo, game design, images de synthèse, arts appliqués.
  • Brousse - École d'enseignement technique privé - Formation générale en communication visuelle : arts graphiques, arts plastiques, PAO, infographie/3D, photographie numérique, multimédia, vidéo numérique.
  • Cours Diderot - École d'enseignement supérieur privé. Prépas paramédicales : Infirmièr(e), Orthophoniste, Kinésithérapeute, Remise à Niveau Scientifique…, Prépas Carrières Sociales. BTS Tourisme, Diététique, Commerce, Environnement. Bachelors professionnels en France et à l'étranger.
  • EFS - École Française de Sophrologie, formation à la profession de sophrologue.
  • EDNH - École de Diététique & Nutrition Humaine. BAC+3 : Bachelor Diététique & Nutrition Humaine, Bachelor Diététique & Nutrition Sportive Adaptée - BAC+5: Mastère Diététique & Nutrition Humaine.
  • EHF - École de Haute Finance - BTS Comptabilité Gestion des Organisations, DPECF, DECF, DESCF.
  • EPITECH - École Internationale des Technologies de l'Information - École d'expertise en informatique Bac+5.
  • EPSI Montpellier - École privée des sciences informatiques.
  • ESCAIA - École supérieure de la coopération agricole et des industries alimentaires.
  • ESCA-SUP - École d'enseignement supérieur privé, métiers du commerce, de la gestion et du marketing sportif. Du bac+2 au bac+5 européen.
  • ESICAD - École supérieure privée de Commerce Alphonse Daudet.
  • ESMA Aviation Academy - École Supérieure des Métiers de l'Aéronautique
  • École supérieure des métiers artistiques, MANAA, design d'espace, communication visuelle, photographie, cinéma d'animation
  • ETEC Formatep - École technique privée de coiffure et d'esthétique.
  • IDELCA Business School- Ecole supérieure privée de commerce et management - de bac à bac+5
  • IDRAC - International School of Management
  • IPESAA - Institut privé d'enseignement supérieur d'Arts appliqués.
  • IPESUD - École préparatoire aux écoles paramédicales, Orthophonie, Infirmier, Ergothérapeute , Kinésithérapeute, Podologue, Psychomotricien
  • SUP DE COM.
  • ISCOM - Institut supérieur de communication (publicité, marketing, relations presse)
  • SUPEXAM - École préparatoire aux écoles paramédicales et au concours PACES.
  • SUP EXUP - Écoles privées supérieures d'immobilier et de commerce bac +2, +3, +5 inscrits RNCP[79] : Immobilier (école FNAIM agréée CEFI) Commerce, Ressources Humaines.
  • SUPINFO International University - École supérieure d'informatique (Post-bac à Bac+5).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

Vue sur le Carré Sainte-Anne.
  • les Rencontres Folkloriques de Montpellier, place de la Comédie (fin avril, début mai) ;
  • le Festival Occitan Total Festum, le 21 octobre, place de la Comédie ;
  • le festival Diffuz, autour de la culture libre (logiciels, musique), octobre ;
  • la Comédie du livre, fin mai début juin, sur la place de la Comédie ;
  • le Festival de Radio France et de Montpellier ;
  • le Festival Montpellier Danse de danse contemporaine ;
  • le Festival Turbulences Sonores (musique contemporaine) ;
  • le Festival du cinéma méditerranéen ;
  • le Printemps des Comédiens ;
  • les Internationales de la Guitare, au mois d'octobre ;
  • le Festival à 100%, Espace Grammont, au mois d'octobre ;
  • le Festival des Fanfares, Quartiers Beaux-Arts/Pierre Rouge et Boutonnet, mi-juin ;
  • les ZAT - Zones Artistiques Temporaires http://zat.montpellier.fr, qui se déroulent entre 2010 et 2020, deux fois par an (avril et novembre), dans un quartier de la ville différent à chaque fois ;
  • le Festival Café-théâtre du TAUST, à la faculté de Sciences, fin janvier début février ;
  • le Festival international des sports extrêmes (Fise) au bord du Lez devant l'hôtel de Région au mois de mai (cinq jours) ;
  • le Festival chrétien du cinéma ;
  • le Festival pour enfants Saperlipopette, Voilà Enfantillages ;
  • le Festival Attitude ;
  • les Nuits des Équinoxes, à la faculté de Sciences, mi-mars (festival de théâtre amateur du TAUST) ;
  • l'Association Patrimôme met en valeur le patrimoine auprès des enfants ;
  • le Battle of the Year, fin avril (festival de danse hip-hop) ;
  • le festival Electromind (musiques électroniques) fin juillet espace Grammont ;
  • le Festival international de tango argentin ;
  • le Taustolitto, début juin, au Trioletto (festival de théâtre amateur du TAUST) ;
  • les Estivales de Montpellier, chaque vendredi de fin juin à début septembre ;
  • le Festival des Architectures Vives du 15 au 19 juin ;
  • la Montpellier-Reine est une course solidaire et ludique dans l'Écusson de Montpellier au profit de la lutte contre le cancer du sein. Elle se déroule le jour de la fête mère.
  • la Marche des Diversités Gay Pride qui se déroule traditionnellement le 1re samedi du mois de juin[80].
  • le festival Boutographies-Rencontres Photographiques de Montpellier. Festival de la jeune photographie européenne de création.
  • le festival I LOVE TECHNO exporté en France. I LOVE TECHNO est un festival de musique électronique créé en 1995 par Peter Decuypere et Herman Schueremans. Il a lieu tous les ans en novembre à la Flanders Expo de Gand, en Belgique et depuis 2011 à Montpellier

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Le musée Fabre ;
  • Le Pavillon Populaire hébergeant de nombreuses expositions ;
    • La salle Dominique Bagouet, espace d'exposition situé sur l'Esplanade et géré par la ville.
  • Le réseau des 10 médiathèques qui quadrille Montpellier Agglomération ;
  • Le « Carré Sainte-Anne », espace d'expositions au sein de l'ancienne église Sainte-Anne ;
  • La Panacée, salles d'expositions d'art contemporain et résidence universitaire pour les étudiants en art de Montpellier ;
  • Le palais des Congrès et l'opéra Berlioz au sein du Corum ;
  • L'opéra Comédie ;
  • Le Théâtre d'Ô ;
  • Le Théâtre La Vignette dans l'enceinte de l'université de lettres Paul Valéry ;
  • Le Théâtre Jean-Vilar, théâtre municipal implanté dans le Quartier de la Mosson ;
  • Le théâtre de Grammont, centre dramatique national de la région Languedoc-Roussillon (Théâtre des 13 Vents) ;
  • Le Rockstore, racheté par la ville, qui propose de nombreux concerts dans une ancienne église reconvertie ;
  • Le Zénith Sud (salle de concert de 6 500 personnes) ;
  • Le Park&Suites Arena (capacité:14 800 personnes pour des spectacles et 9 000 pour le sport).

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Gaumont Comédie (7 salles)
  • Gaumont multiplexe (17 salles)
  • Le Royal (5 salles)
  • Diagonal Capitole, Centre* et Campus* (6 + 1 + 1 + 2 salles) [*fermés]
  • Cinéma Utopia (anc. Diagonal Campus)
  • Mega CGR (sur la commune de Lattes)
  • Nestor Burma (Celleneuve), anciennement Diagonal Celleneuve (art et essai).

Montpellier et les artistes[modifier | modifier le code]

Le Couvent des Ursulines, siège du centre chorégraphique national de Montpellier

Montpellier attire de plus en plus d’artistes, confirmés ou en devenir.

Montpellier est aussi une ville où se déroulent de nombreux festivals, dont certains de rayonnement international. Les artistes locaux aussi participent à ces événements culturels de qualité, que la ville accueille pour de nombreuses disciplines artistiques (cf. ci-dessous).

Montpellier est également très active au niveau du street art avec des artistes comme Zest et Al Sticking ainsi que la galerie Montana.

Académie des sciences et lettres de Montpellier[modifier | modifier le code]

Créée en 1706, sous le nom de Société royale des sciences, l'Académie des sciences et lettres de Montpellier a repris vie en 1846 sous son nom actuel. Elle est composée de 90 membres titulaires[81].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs hôpitaux et cliniques[82]. Ces sept établissements constituent un pôle de santé (soins, enseignement, recherche)[83] :

  • Clinique Clémentville, créé en 1912, spécialisée en obstétrique et chirurgie[84] ;
  • Clinique Beau Soleil, plus ancienne clinique mutualiste de France créée en juin 1936 ;
  • I.C.M. (Institut Régional du Cancer) Val d'Aurelle
  • Polyclinique Saint-Roch[85] ;
  • Clinique Saint-Jean ;
  • Clinique du Millénaire, a ouvert ses portes en 2003 dans le nouveau quartier Odysseum[86].

Seulement 8 % des personnes âgées du Languedoc-Roussillon vivent en institution. En effet, le taux d’équipement en structures d'hébergement permanent pour personnes âgées (lits de maisons de retraite, logements de logements-foyers, lits en USLD) est inférieur de plus de 20 points à la moyenne nationale : 100 places pour 1 000 personnes âgées de 75 ans et plus (contre 122,4 ‰)[87].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Montpellier.

Montpellier est l'une des villes les plus compétitives sur le plan sportif de haut niveau.

Elle a accueilli des rencontres du Championnat du monde de volley-ball en 1986, de la Coupe du monde de football en 1998, du Championnat du monde de handball en 2001 et de la Coupe du monde de rugby en 2007.

Le 17 octobre 2010 a eu lieu le premier marathon de Montpellier et qui a été suivit des éditions de 2011 et 2012. En septembre 2011 se sont déroulés les championnats du monde de gymnastique rythmique et au mois de mai 2012 les championnats d'Europe de gymnastique artistique masculine.

Principales installations sportives[modifier | modifier le code]

Le stade Yves-du-Manoir.
Le stade de la Mosson.
La piscine olympique d'Antigone.
  • La ville possède aussi, depuis 2010, le Park&Suites Arena qui est une salle multifonctions de nouvelle génération, première salle de ce genre construite en France depuis le Palais omnisports de Paris-Bercy en 1984, et seconde salle indoor de France après Bercy. Elle est sur l’emprise du Parc des Expositions. La salle remplit à la fois les fonctions de salle de spectacles, de palais omnisports et de hall d’expositions et de congrès avec une capacité d’accueil de :
    • 14 800 spectateurs en configuration spectacle,
    • 9 000 supporters en configuration sport,
    • 13 500 m2 de surface brute pour les expositions.

Principaux clubs de sport[modifier | modifier le code]

  • Montpellier possède un club de jeu de balle au tambourin, sport languedocien. Le parking des Arceaux fut longtemps un haut lieu de la pratique.
  • En handball masculin, le Montpellier Agglomération Handball (MAHB) est quatorze fois champion de France entre 1995 et 2012, a gagné 11 coupes de France et 8 coupes de la Ligue. Au niveau européen, il a remporté la Ligue des champions en 2003 et est arrivé en demi-finale en 2005, et en quart en 2006 et 2010. La nouvelle salle Park&Suites Arena doit permettre au club de rester à un haut niveau européen.
  • En football masculin, le Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) a remporté le championnat de France en 2012 et a gagné deux coupes de France en 1929 et 1990. Le club joue au stade de la Mosson. L'équipe féminine a été sacrée championne de France en 2004 et 2005, atteignant même la demi-finale de la Coupe d'Europe lors de la saison 2005/2006 et 2009-2010.
  • En rugby, Montpellier possède deux grandes équipes :
  • En baseball, les Barracudas de Montpellier se sont forgés un des meilleurs palmarès français en moins de trente ans d’existence : 3 titres de champions de France, 9 fois vice-champions, 1 Challenge de France, de beaux parcours dans les différentes compétitions européennes auxquelles le club est régulièrement qualifié, ainsi que de nombreux titres dans les autres divisions et catégories de jeunes.
  • Montpellier compte aussi dans les premières divisions en sport collectif des équipes en hockey sur glace (Montpellier Agglomération Hockey Club, dits les Vipers), volley-ball masculins (le MUC), water-polo masculins (Montpellier Water-Polo), champions de France 2012, ainsi que l'équipe féminine de Montpellier-Lattes de basket-ball, sans oublier l'équipe Nicollin Pétanque aux très nombreux titres nationaux et européens.
  • En Free-fight et en Body-fighting, on trouve le Body-Fighting Club dans 6 centres sur Montpellier, dirigé par Ruddy Renaud, champion du monde WKA depuis 2009 (titre mis en jeu à Cardiff contre Lewis Patterson).
  • En boxe française, le Club de boxe à Montpellier dirigé par Fred Nozaique au Planète Fitness compte plus de 100 licenciés.
  • En karaté (Shotokan), le Club Occitan de Karaté (COK), créé en 1979 par Francis Didier, a formé et entraîné plusieurs champions de France, d'Europe et du monde.
  • En gymnastique rythmique, le pôle de Montpellier est coordonné depuis 2005 par Eva Serrano (gymnaste française la plus titrée en GRS).
  • En gymnastique artistique, le CEP Montpellier GYM a été créé en 1921. En 1980, les entraîneurs Claude et Jean claude Albert mettent en place la 1re classe à horaires aménagés dans un collège public en France, au collège Las Cazes. Quatre ans plus tard, l'équipe féminine accède en DN3. L'année 1989, les résultats du CEP sont ce que tous les clubs français souhaiteraient : les équipes, benjamine et minime, sont championnes de France, l'équipe des gymnastes du collège Las Cazes passe en DN2. En 1991 cette équipe est en DN1, et en 1993 c'est l'équipe masculine de Jean Louis Blanc qui accède aussi en DN1. En 2007, l'équipe féminine est 4e en DN2 et compte une championne de France juniors. En 2009, la même équipe se classe 8e en DN1 et s'y maintient puisqu'elle y est encore en 2011 et est qualifiée pour 2012.
  • En tennis de table, le MTT (Montpellier tennis de table) est 12 fois champion de France en proA Dames 1993-2003 ; 2008, par ailleurs, le tennis de table a ramené a Montpellier sa première coupe d'Europe en 2001 en Messieurs, et a récidivé 2 ans plus tard, en 2003 (Coupe d'Europe Nancy-Evans).
  • En football américain, l'équipe des Hurricanes de Montpellier évolue en championnat de France D2 et a déjà remporté un titre de champion de France D3 en 2007.
  • En football australien, l'équipe des Montpellier Fire Sharks est une des premières équipes en France.
  • En canoë-kayak : Montpellier Université Club Canoë Kayak (MUC-Canoë Kayak)
  • En roller slalom, Le MUC Roller et Kompakombo sont deux associations de Montpellier développées par des champions et vice-champions du monde de la discipline. L'association Montpellier Inline propose aussi la pratique du roller de vitesse et d'endurance. Sans oublier la RiM (Roller in Montpellier) qui regroupe tous les pratiquants de roller chaque 1er vendredi du mois pour une randonnée dans les rues de Montpellier[88].
  • En tir sportif, la Société de Tir de Montpellier a été le club formateur d'Emilie Evesque qui a participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 et de Clément Bessaguet, champion du monde junior.

Médias[modifier | modifier le code]

L'Émetteur de Bionne, principal émetteur de télévision et de radiodiffusion de Montpellier, située dans le quartier de la Martelle (plus haute structure de la ville, hauteur : 114 mètres)

Presse écrite :

  • Grizette, le magazine féminin gratuit de Montpellier
  • Actuellement Vôtre, magazine gratuit diffusé sur la région montpelliéraine
  • Montpellier Presse Online, le magazine online de Montpellier
  • Objectif Languedoc-Roussillon, première revue économique du Languedoc-Roussillon, éditée par Écopresse
  • Vent Sud, magazine d'art de vivre en Languedoc, Roussillon et Provence édité par Écopresse
  • Direct Montpellier Plus, journal quotidien gratuit du groupe Midi libre
  • L'Agglorieuse, hebdomadaire satirique
  • L'Hérault du jour, quotidien régional, édition départementale du groupe La Marseillaise / L'Hérault du jour.
  • La Gazette de Montpellier, hebdomadaire local
  • Midi libre, quotidien régional
  • Montpellier journal, média en ligne d'information indépendante, journalisme d'enquête
  • La Lettre M, hebdomadaire papier et en ligne d'informations économiques

Médias audiovisuels :

  • TV SUD, chaîne télévisée locale,
  • France 3 Languedoc-Roussillon, chaîne télévisée locale du groupe France Télévisions, journaux quotidiens produits par la rédaction montpelliéraine
  • France Bleu Hérault, radio locale du groupe Radio France,
  • Radio Clapas, première radio locale de Montpellier en audience cumulée en 2006 et 2007 (Médiamétrie)
  • Divergence FM, radio associative généraliste culturelle.
  • Eko des garrigues, radio pirate dès 1975, puis radio associative alternative et avant-garde depuis 1977
  • Radio Aviva, radio généraliste, première radio locale indépendante associative à Montpellier en 2008.
  • FM+, radio associative généraliste culturelle
  • Radio Campus Montpellier, radio associative étudiante
  • Radio Lenga d'Oc, radio associative occitane
  • RCF Maguelone Hérault, radio associative catholique

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

Procession lors de la fête de la Saint Roch, Montpellier, 17 août 2007

La sainte patronne de Montpellier est la Vierge Marie sous le vocable[Note 9] « Notre-Dame des Tables » ; elle en est l'emblème de la ville (cf. blasonnement plus haut). Cependant, le premier des saints patrons de la cité fut saint Roch ; il en est, aujourd'hui, le patron secondaire fêté le 16 août à l'occasion de nombreuses processions données dans la ville.

À Montpellier, se situe le siège de l'archidiocèse éponyme dont la cathédrale Saint-Pierre est l'église-mère ; cependant, c'est la basilique Notre-Dame des Tables qui reste l'église-mère de la ville. La cathédrale Saint-Pierre constitue également une des étapes de la Via Tolosana du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Il y a longtemps, Montpellier faisait partie du diocèse de Maguelone avant de voir sa situation évoluer au fil des siècles :

  • 1536 : Le siège de l'évêché est transféré de Maguelone à Montpellier.
  • 1802 : Montpellier devient diocèse suffragant de Toulouse ;
  • 1822 : Montpellier devient diocèse suffragant d’Albi ;
  • 1877 : adjonction des titres des diocèses d’Agde, Béziers, Lodève et Saint-Pons-de-Thomières ;
  • 2002 : érection de l’Église de Montpellier en archevêché métropolitain.

Montpellier a, du point de vue catholique, une riche histoire qu'elle relève du passé avec la fondation de structures telles que l'Ordre des hospitaliers du Saint-Esprit (vers 1180) ou la Confrérie de l'Arche du Saint-Esprit ; ou, plutôt du présent grâce à des associations telles que la Confrerie des Pénitents blancs de Montpellier. Au XIVe siècle, Montpellier se dota d'un couvent de Dominicains qui devint, plus tard, le lycée René-Gosse. La Maison Notre-Dame de la Merci est ce qui subsiste de l'implantation originelle (vers 1240) de l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci.

  • La cathédrale Saint-Pierre

La cathédrale Saint-Pierre est érigée en archidiocèse métropolitain le 8 décembre 2002 par décret de la Congrégation pour les évêques. La Province ecclésiastique de Montpellier comprend à présent les diocèses suffragants de Mende et de Perpignan-Elne (auparavant suffragants d’Albi), de Nîmes (auparavant suffragant d’Avignon) et de Carcassonne (auparavant suffragant de Toulouse).

En sus des lieux de culte ordinaires, des messes selon le rite tridentin sont menées en l'église Sainte-Eulalie et en la chapelle de la Villa Sainte-Christine par l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre qui administre aussi le « Cours Notre-Dame[90] ». Rassemblant environ 120 enfants, cette école primaire libre relève de l'enseignement hors contrat.

Protestante[modifier | modifier le code]

Le culte protestant à Montpellier a lieu au temple de la rue Maguelone, près de la gare Saint-Roch.

Orthodoxe[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Philothée est utilisée par le culte chrétien orthodoxe du Métropole orthodoxe grecque de France dépendant de l'Église orthodoxe de Constantinople.

Judaisme[modifier | modifier le code]

On trouve au moins deux synagogues à Montpellier. Une est consistoriale et l'autre fait partie du mouvement libéral.

Islam[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques mosquées à travers la ville.

Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours[modifier | modifier le code]

La commune compte une paroisse de l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours quartier Bagatelle.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville a une économie diversifiée, ce qui correspond à un fonctionnement de ville moderne. Bien qu'ayant une position excentrée par rapport à la dorsale historico-économique européenne qui va de Londres à la Vénétie, ce qui est un inconvénient et sa taille relativement faible par rapport aux grandes villes méditerranéennes proches telles Marseille, Barcelone ou Gênes, elle tire son épingle du jeu et se situe au quart supérieur des villes européennes[91]. Montpellier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier. Elle gère l’aéroport de Montpellier et l’Eurogare. Elle gère aussi le groupe Sup de Co, le CFA Commerce et distribution et le CFA de l’Hôtellerie et de la restauration. Avec 1 000 salariés, IBM est un des premiers employeurs privés de la ville.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 784 €[92].

Emploi[modifier | modifier le code]

Montpellier s'inscrit dans une agglomération de 170 000 actifs soit 45 % de la population active du département, et plus de 21 000 entreprises dont 18 parcs d'activités représentant 760 entreprises et 18 473 emplois.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Montpellier est classée, selon une étude de la DIACT, comme une des métropoles régionales intermédiaires les plus attractives. Le classement ECER-Banque Populaire a élu Montpellier, 5e ville française préférée des entrepreneurs en 2010[93].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Montpellier est une commune viticole emblématique du vignoble du Languedoc. Même si les vignes aux abords de la ville finissent par être remplacées par des constructions modernes, le territoire communal possède encore environ 130 hectares de zones agricoles plantées en vigne (Flaugergues, Montaubérou, Valédeau, Méjanelle, Petit Grès, Mas-Nouguier, Bionne) Le château de Flaugergues (voir ci-dessous) est une exploitation viticole montpelliéraine qui jouit d'une vraie notoriété. Une seule AOC peut y être produite : l'AOC Languedoc. Deux IGP ont aussi l'autorisation : Pays d'Hérault et Pays d'Oc[94].

Industries[modifier | modifier le code]

Son industrie est très spécialisée dans le tertiaire supérieur : TIC, multimédias, biotechnologies, pharmacie. L'agglomération accueille notamment les sièges sociaux français de Dell (troisième constructeur mondial d'ordinateur), de Vestas (leader mondial de fabrication d'éolienne) et de l'équipementier sportif japonais Asics. Dans le domaine de la santé, le numéro deux mondial en ophtamologie Bausch & Lomb à la suite de l'acquisition du Laboratoire Chauvin et Horiba Medical fabriquant d'automate d'analyses médicales, filiale du groupe japonais Horiba, sont présents à Montpellier. Elle accueille aussi des centres de recherche de grandes entreprises internationales tel Alstom (Alstom Grid) et Sanofi (pôle neuroscience et cancérologie). IBM est installé à Montpellier depuis les années 1950 et a fait de son usine de la Pompignane le show-room européen des produits développés par cette firme. C'est à Montpellier qu'ont été construits les fameux OS 390.

Paradoxe[modifier | modifier le code]

Malgré son dynamisme économique, Montpellier fait partie des grandes villes les plus pauvres de France. (29 853 ménages sous le seuil de pauvreté soit 27% de pauvres. Source : Compas, estimations pour l'année 2009) [95].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La place de la Comédie et ses monuments[modifier | modifier le code]

La place de la Comédie datant de 1755 et entièrement réaménagée après l'incendie du théâtre de 1881 est le lieu central de la ville. Elle tient son nom du théâtre municipal dont la façade monumentale orne le sud-ouest de la place, et est agrémentée de la fontaine des Trois Grâces, classée. On notera que la place de la Comédie a obtenu, il y a déjà plusieurs années, un prix récompensant la qualité et la mise en valeur de son architecture par les éclairages nocturnes de ses façades et du théâtre.

Autres monuments historiques[modifier | modifier le code]

Montpellier possède 106 édifices classés ou inscrits Monument historique, soit 19 % des monuments historiques du département.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'immeuble dit du « scaphandrier » est édifié en 1898. Son surnom est dû à sa rotonde d'angle coiffée d'une extravagante coupole en ardoises et zinc en forme de « bulbe ». Cet élément d'architecture, pour le moins remarquable, vient d'être entièrement restauré.

Montpellier au cinéma et dans la littérature[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Fabre - Le bâtiment de l'ancien collège des Jésuites
Réunion de famille de Frédéric Bazille, peint au mas de Méric au nord-est du centre de Montpellier.

Châteaux et « Folies »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Folie (Montpellier).

Autres[modifier | modifier le code]

Les Barons de Caravètes sont une confrérie montpelliéraine qui poursuit la tradition d'introniser « baron de Caravètes » les habitants de Montpellier ayant un passé familial dans la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blasons[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Montpellier, Hérault Montpellier
  • Description : D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé d'un tourteau de gueules.
  • La vierge représentée est Notre-Dame des Tables, nommée ainsi en raison des tables des changeurs (de monnaies) qui se situaient à proximité de l'église Notre-Dame.
  • Les lettres A et M signifient « Ave Maria ».
  • L'écusson d'argent au tourteau de gueules Image du blason des seigneurs de Montpellier constitue les armes des seigneurs de Montpellier (les Guilhem).
Blason de Montpellier

Pendant le 1er Empire, le blason de Montpellier changea légèrement. Montpellier fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient « D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé d'un tourteau de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or »[99].

Logotype[modifier | modifier le code]

blason

Montpellier

  • Description : Sur un fond carré bleu, une lettre majuscule « M » en blanc, traversée par une ligne blanche.
  • Déclinaisons du logo :
    • SERM (Société d'Équipement de la Région Montpelliéraine)
    • Parc d'activités Euromédecine :
    • Montpellier Cœur de ville
    • Office de Tourisme de Montpellier
    • Montpellier Hérault Sport Club
    • District de Montpellier
    • Maisons pour tous
    • Montpellier écologie
    • Maison de l'Europe de Montpellier

Devises[modifier | modifier le code]

  • Devise ancienne
« VIRGO MATER, NATVM ORA, VT NOS JVVET OMNI HORA. » (Vierge mère, priez votre Fils, pour qu'il nous vienne en aide à toute heure)
« De temps immémorial, les armes de Montpellier étoient la Vierge, assise sur une chaise antique d'or, tenant le Petit-Jésus entre ses bras, ayant sous ses pieds un écusson chargé d'un Torteau de gueules, que nos Anciens-Guillaumes avoient pris pour armes dans leurs expéditions à la Terre-Sainte. » À la demande des catholiques, ces armoiries ont été rétablies, en 1627, par M. de Fossez, gouverneur de Montpellier. La ville de Montpellier n'a pas de devise héraldique proprement dite ; mais on trouve sur d'anciens sceaux des consuls (XIIIe siècle) la légende ci-dessous : VIRGO MATER, NATVM ORA, VT NOS JVVET OMNI HORA. On l'a quelquefois considérée comme la devise de la Ville et parfois aussi fait figurer autour de l'écu municipal. Note de Charles de Tourtoulon, Aix-en-Provence, 1896..
  • Slogans récents
    • « La surdouée »
    • « Mille et une vies »
    • « La ville où le soleil ne se couche jamais »
    • « Attractive cité »
    • « Unlimited »

Saint patron[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Montpellier :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

  • Félix Platter et Thomas Platter, récits de voyages entre 1499 et 1628, édités par Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Siècle des Platter, 2 tomes, éd. fayard, 1995 et 2000.
  • Charles d'Aigrefeuille, Histoire de la ville de Montpellier, 1739.
  • Gérard Cholvy (dir.), Histoire de Montpellier, éd. Privat, 1984.
  • Dominique Balaÿ et Virginie Delaban, Il était une fois Montpellier. Fécamp : Éd. des Falaises, juin 2006, 56 p. (ISBN 2-84811-040-6)
  • Chartrain, Alain « Montpellier, archéologie d’une réussite médiévale » p. 130-132 in Césari et al. 2009 Grandes découvertes de l’archéologie méditerranéenne (1959-2009), Paris, Actes Sud, 213 p.
  • Fabre, Albert. Petite histoire de Montpellier : depuis son origine jusqu'à la fin de la Révolution. Monein : Ed. Princi Negue, 2006, 236 pages (Arremoludas, no 153). ISBN 2-84618-337-6
  • Fabre, Ghislaine et Lochard, Thierry. Montpellier, la ville médiévale, Paris, Imprimerie Nationale, 1992, 312 p. 180 ill.
  • Laurence Catinot-Crost. Autrefois Montpellier : le fleuve gascon à la Belle Époque. Biarritz : Atlantica, 2006, 245 pages (Autrefois). ISBN 2-84394-949-1
  • Nougaret, Jean. Montpellier monumental. Paris : Monum, Ed. du Patrimoine, 2005, 2 vol. (500 pages). (Cahiers du patrimoine). ISBN 2-85822-809-4
  • Alzieu, Brigitte. Montpellier, années soixante. Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2005, 159 pages (Témoignages et récits). ISBN 2-84910-215-6
  • Montpellier pas à pas au fil des ans, au fil des rues. Liouc : le Plein des sens, 2004, 72 pages ISBN 87-90493-86-9
  • Smets, Josef, « Quatre voyageurs allemands à Montpellier, XVIIe ‑ XIXe siècles », Bulletin historique de la ville de Montpellier, 1998, p. 51-65.
  • Raymond Huard, Jeanne Galzy, romancière ou la surprise de vivre, éditions Inclinaison, 2009.
  • Jeannine Redon, auteur-éditeur, Histoire de Montpellier, 2002, 285 pages, ill.
  • « Marquis de Dax d'Axat, Le Maire qui créa le Musée Fabre », in « Harmonie », revue de la communauté d'agglomération de Montpellier, no 290, janvier 2012, p. 38 [4]

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Dugrand, Villes et campagnes en Bas-Languedoc, Presses universitaires de France, P.U.F., Paris, 1963.
  • Raymond Dugrand, La garrigue montpelliéraine. Essai d'explication d'un paysage, P.U.F., Paris, 1964.
  • Robert Ferras, Montpellier, croissance urbaine et nouvelle organisation de l'espace, BSLG, Montpellier, 1974.
  • Robert Ferras, Écusson et polygone. Enfants et retraités dans le centre de Montpellier, Bulletin de la Société Languedocienne de Géographie, Montpellier, 1978.
  • Robert Ferras et Jean-Paul Volle, Montpellier Méditerranée, éd. Économica, Paris, 2002.
  • Dumont Gérard-François, Chalard Laurent, Population & Avenir, (2007), Les métropoles régionales intermédiaires en France : quelle attractivité ? Collection Travaux, no 5, La Documentation Française/DIACT, Paris, 88 pages.
  • Jean du Boisberranger et Marie Susplugas, Montpellier, éditions Alcide, 2008.

Actualités[modifier | modifier le code]

  • Presse locale et régionale : La Gazette Économique et Culturelle (magazine hebdomadaire), La Gazette de Montpellier (hebdomadaire), La Marseillaise - L'Hérault du jour (quotidien), Midi libre (quotidien), Direct Montpellier Plus (quotidien)
  • Bulletin d'information institutionnel :
    • municipal : Montpellier Notre Ville, Tip Top (pour les jeunes de 13 à 25 ans), Vivement (pour les seniors),
    • de la communauté d'agglomération : Harmonie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un local de bain, le caldarium des thermes romains.
  2. En 1966, le maire, François Delmas offre à Louisville la statue de Louis XVI (cf. les deux photos de la statue prise à Louisville, qui trôna à la fin de la Restauration, au centre de la place Louis XVI (cf. les liens en attestant : p. 84, IX) et [http://www.archive.org/search.php?query=publisher%3A%22A+Montpellier+%3A+se+vend+chez+Mme.+Ve.+Picot%2C+imprimeur%2C+place+Louis+XVI%3B+Auguste+Seguin%2C+libraire%2C+Place-Neuve%22 via ce lien (sous la Restauration), l'actuelle place du Marché-aux-Fleurs, d'août 1828 à juillet 1830, avant d'être remisée par le changement de régime politique à la Citadelle, au musée des moulages de la faculté de Lettres et, enfin, aux archives départementales de l'Hérault (la main étant restée tout ce temps aux archives municipales, durant 136 ans). Sur l'histoire de la statue de Louis XVI à Montpellier, lire Roland Jolivet, Montpellier secrète et dévoilée, 2003, (ISBN 2-9513984-3-3), p. 40-45. La première pierre de cette statue avait été solennellement posée le 11 novembre 1819, par le maire, le marquis de Dax d'Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts, à la suite d'une délibération spécifique du conseil municipal décidant de son érection. L'année 2010 a été consacrée à la célébration du 55e anniversaire de ce jumelage. Une plaque commémorative en l'honneur du 3e président américain Thomas Jefferson a été inaugurée sur la façade de la Maison des relations internationales.
  3. Le jumelage avec Heidelberg a été signé le 13 mai 1961. Les relations se sont élargies à la ville de Bautzen, parrainée par Heidelberg depuis 1990. Tous les ans, 500 jeunes se réunissent pour un forum transfrontalier et un concert commun des élèves des deux conservatoires. Les deux municipalités ont créé dans leurs villes une Maison de la ville jumelle, lieu d'animations culturelles. La qualité de ce jumelage a été couronnée par le prix De Gaulle-Adenauer en 1993.
  4. Maire de Montpellier depuis quatre ans, Georges Frêche a conclu ce jumelage avec cette mégalopole de la province du Sichuan. À l'époque, il s'agit du premier jumelage d'une ville européenne avec la Chine. Ce jumelage a permis de nombreuses collaborations entre les deux villes : Biennale d'art contemporain chinois, ouverture de la maison de Montpellier à Chengdu. Des accords entre les universités permettent des échanges approfondis et il existe une collaboration technique en matière d'urbanisme, d'architecture et sur le plan médical (cf. Montpellierplus, 18 décembre 2008, no 608, p. 6). Cinq classes proposent l'apprentissage du chinois à l'école. Le conseil municipal de Montpellier a voté une dotation de 100 000 euros à la suite du séisme qui avait frappé la région en 2008. Une école primaire qui portera le nom de Chengdu ouvrira en septembre 2013(cf. Montpellierplus, 27 septembre 2011, no 1205, p. 3).
  5. Fès et Montpellier sont jumelles à plusieurs titres : plus de 1000 ans d'histoire, villes de culture, toutes deux ancrées dans la modernité, elles relèvent les mêmes défis urbains de développement et de réhabilitation de leurs quartiers historiques.
  6. Un an après la décision unilatérale du conseil municipal de Rio de Janeiro de faire de Montpellier sa ville sœur (cf. Rio de Janeiro fait de Montpellier sa jumelle in Midi libre du 4 mai 2011), Hélène Mandroux a officialisé le 30 mai 2012 le jumelage entre Montpellier et la ville de Rio de Janeiro lors de l'inauguration de l'hôtel Marriott. C'est le 22 juin 2012 à l'occasion de la conférence des Nations unies Rio+20 qu'elle a signé, avec Eduardo Paes, maire de Rio de Janeiro, le protocole accord réciproque de jumelage. Ces deux villes ont un fort penchant pour la culture, le sport et les loisirs. La plus célèbre ville brésilienne accueillera, en 2014, le Mondial de football et, en 2016, les Jeux olympiques
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  9. Nom du saint auquel une église doit son appellation.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Sur la carte topographique n°2743ET, titrée Montpellier, au 1/25 000e, (IGN, 3e édition, 2004), un point d'altitude « 109 » est marqué au nord-est de Montpellier, près du château d'eau des « Hauts de la Paillade ». Dans ce secteur, une lecture des courbes de niveau donnerait une altitude maximale entre 110 et 120 mètres.
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