Picardie
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Picardie |
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|---|---|
| Langue | |
| Langue(s) locale(s) | Picard (langue d'oïl) |
| Administration | |
| Préfecture | Amiens |
| Départements | Aisne (02) Oise(60) Somme (80) |
| Chefs Lieux | Laon Beauvais Amiens |
| Arrondissements | 13 |
| Cantons | 129 |
| Communes | 2 292 |
| Conseil régional | Conseil régional de Picardie |
| Président Mandat |
Claude Gewerc (PS) 2004-2010 |
| Préfet | Michel Delpuech |
| Site internet | http://www.picardie.fr/ |
| Démographie | |
| Population totale | 1 886 000 hab. (2006) |
| Densité | 97 hab./km² |
| Gentilé | Picarde, Picard |
| Géographie | |
| Superficie | 19 399 km² |
La Picardie est une région française qui regroupe trois départements : l'Aisne, l'Oise et la Somme. Son chef-lieu est Amiens.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
L’étymologie du mot Picardie n'est ni géographique, ni historique. Le mot apparaît en 1248, dérivée du mot « picard », qui cité lui pour la première fois en 1229, c’est-à-dire « piocheur » (à préciser). Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons), et dans le Nord on appelait « Picards » tous ceux qui ne parlaient pas le flamand : Arras, Boulogne, Calais, Tournai étaient des villes « picardes » . Les étudiants des diocèses de Beauvais, Noyon, Amiens, Laon, Arras, Thérouanne, Cambrai, Tournai, ainsi qu'une partie des diocèses de Liège et d'Utrecht formaient à Paris, Orléans et Bologne la « Nation Picarde ». Celle-ci représentait, à peu de choses près, le domaine linguistique picard.
[modifier] Histoire
Les délimitations de l'ancienne Picardie ne correspondent pas à celles des trois départements composant l'actuelle Picardie. Seuls la totalité de la Somme, le nord de l'Oise et le nord de l'Aisne constituaient l'ancienne Picardie (qui intégrait aussi la partie côtière du Pas-de-Calais, le Boulonnais). En effet, la majorité de l'Oise faisait partie du domaine royal du roi de France, c'est-à-dire l'Ile-de-France. On y trouvait alors le Vexin français au sud-ouest (en opposition au Vexin normand), le Valois (au sud-est) et le comté de Clermont (au centre). Dans l'Aisne, le Soissonnais appartenait aussi à la couronne. Le reste était mouvant du duché de Champagne. Reste le nord-est de l'Oise qui était l'évêché de Noyon.
Sur ce territoire, vivaient des peuples belges de premier plan pendant la guerre des Gaules (Beauvais et Soissons).
Au traité de Verdun de 843, la Picardie est placée dans le royaume de France. Plus tard, le Nord est occupé par la Bourgogne (entrevue de Péronne) puis, avec le Comté de Flandre, par l'Espagne.
Le premier témoignage du XIIIe siècle sur les Picards nous vient de Mathieu Paris. Celui-ci semble avoir toujours vécu au monastère de Saint-Albans, en Angleterre, où il termina sa chronique en 1235. À propos de l’année 1229, il rappelle les actes de violence impliquant des étudiants, qui ont conduit à la première grève de l’université [de Paris]. Il en désigne les responsables comme étant : « de partibus conterminis Flandriae, quos vulgariter Picardos appellamus ». Nous devons à Barthélemy l’Anglais qui étudia à Paris vers 1220-1230, la première description un peu précise de la Picardie dans son De proprietatibus rerum qu’il termina vers 1240. Le livre XV de son ouvrage, consacré à la géographie, décrit une grande diversité de régions selon l’ordre alphabétique des toponymes. Il présente la Picardie comme une province de la Gaule belge. Elle comprend les villes de Beauvais, Amiens, Arras, Thérouanne et Tournai, et elle s’étend depuis le Rhin jusqu’à la mer. Elle se subdivise en deux : la haute Picardie qui jouxte la France, et la basse qui touche la Flandre et le Brabant. Il note comme dernière caractéristique que ses habitants parlent un « idiomatis grossi magis aliarum Galliae nationum », une langue plus rude que celle des autres nations de France[1].
Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy (août-octobre 1572), le gouverneur Longueville y empêche le massacre des protestants[2]. Au début de la guerre de la Ligue, l’exemple de Montmorency-Thoré qui prend Senlis (1589), pousse les nobles picards à s’engager dans l’armée royale[3], alors que le roi Henri III n’a pratiquement plus de soutiens.
La fidélité des Picards à la famille régnante sera notamment récompensée dans le cadre des défilés militaires où le régiment Royal Picardie est en première place.
Jusque sous Louis XIV, la Picardie constitue les limites nord du Royaume de France. Le Roi Soleil étendra jusqu'à Lille les nouvelles frontières avec la prise de Lille en 1667.
La Picardie, de par sa situation géographique, fut souvent une terre de champs de bataille et le chemin des invasions.
Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 y laissèrent de nombreuses traces qui constituent désormais un patrimoine historique parcouru par les touristes du monde entier (notamment : australiens et anglais pour la Grande Guerre de 1914-1918).
[modifier] Administration
[modifier] Politique
[modifier] Géographie
La région Picardie regroupe administrativement trois départements : Aisne, Oise, Somme. Elle a pour régions limitrophes le Nord-Pas-de-Calais au nord, la Haute-Normandie à l'ouest, l'Île-de-France au sud et la Champagne-Ardennes à l'est. La préfecture est Amiens.
La Picardie s'étend aussi en Belgique aux villes de Tournai et Mouscron où l'on parle le picard tournaisien et non le ch'ti même si ces deux dialectes sont très proches car voisins.
[modifier] Environnement
La Picardie bénéficie d'un riche environnement littoral (dont estuaire de la Somme), de quelques grandes forêts, mais - probablement en raison d'une agriculture parmi les plus intensives du monde, elle est la région où le rythme de disparition des espèces végétales, enregistré par les conservatoires botaniques nationaux a été la plus rapide dans les 30 dernières années (au moins une espèce de plante supérieure y disparait en moyenne tous les deux ans). Un réseau de réserves naturelles et de sites protégés est mis en place pour la gestion, restauration et protection de la biodiversité, objectifs confirmés par le Grenelle de l'Environnement. Une aire marine protégée (parc marin) est également en projet dit " Parc marin des trois estuaires" piloté par l'Agence des aires marines protégées.
Cette région, bien ventée, fait partie de celles qui ont le plus développé leur parc éolien, avec des retombées fiscales (impôts fonciers, taxe professionnelle) intéresant pour les communes rurales. un investissement éolien de 2,8 millions d’euros génère un produit de 18 800 euros/an pour la commune qui a fait cet investissement [4].
[modifier] Faune et Flore
Sur la Place Georges Tainturier de Compiègne, on trouve un figuier étrangleur, arbre tropical, exceptionnel en France, planté en 1970 pour la construction de la salle de sport.
[modifier] Transports
[modifier] Économie
[modifier] Démographie
[modifier] Culture
On y parlait, sauf dans sa partie sud, une langue régionale : le picard. Cette langue, différente du « francien » d'Île-de-France qui s'imposa comme langue nationale, connaît son apogée au XIIIe siècle : elle est parlée alors dans toute la Picardie actuelle (sauf dans les franges sud-est et sud-ouest de l'Oise ainsi que le sud de l'Aisne), dans les départements actuels du Pas-de-Calais, du Nord (sauf le Westhoek), une partie du Hainaut belge (région de Mouscron et de Tournai).
À partir du début du XIXe siècle, le picard n'est plus parlé dans les régions du sud de Beauvais, Noyon, Vervins. Il demeura cependant encore très vivace jusque dans les années 1970-1980, même en ville. Aujourd'hui ne subsistent vraiment, dans l'usage et en pratique, que des mots et quelques expressions, pour les raisons suivantes :
- la modernisation et la mécanisation (l'agriculture ayant besoin de moins de bras),
- le développement des moyens de locomotion,
- la scolarité rendue obligatoire jusque 16 ans (avec cycle scolaire terminé ou suivi en collège au lieu d'être très majoritairement dispensé exclusivement localement, ce qui provoqua un brassage ou un nivellement linguistique),
- l'élévation du niveau de vie, avec la facilité plus grande de partir en vacances ou en week-end,
- l'intrusion systématique de la télévision dans les foyers.
Les sports issus du jeu de paume sont encore très présents sur les places de Picardie. On peut citer la balle à la main, le ballon au poing, la longue paume et la balle au tamis. Le grand rassemblement de ces sports picards a lieu depuis 200 ans à Amiens au parc de la Hotoie, tous les 15 août.
[modifier] Tourisme
- Comité régional du tourisme de Picardie
- Liste des châteaux de Picardie
- Liste des musées de Picardie
- Liste des Cathédrales de Picardie
[modifier] Sciences
[modifier] Personnalités liées à la Picardie
- Maurice Blanchard, né à Montdidier en 1890, ingénieur aéronautique et poète lié au surréalisme.
- Serge Boutinot, ornithologue, à l'origine de la création de la réserve naturelle du parc des marais d'Isle à Saint-Quentin
- Pascal Brunner : ancien présentateur de Fa si la chanter sur France 3
- Jean Calvin dit Calvin est un réformateur français mort en 1564
- Sébastien Cauet : animateur radio des émissions matinales sur Fun Radio, puis Europe 2, puis Fun Radio, puis Virgin Radio ; présentateur de La Méthode Cauet sur TF1
- Paul Claudel, né en 1868 à Villeneuve-sur-Fère
- marquis de Condorcet :Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, philosophe, mathématicien et homme politique français né à Ribemont dans l'Aisne le 17 septembre 1743.
- Alexandre Dumas, né à Villers-Cotterêts le 24 juillet 1802
- Fatals Picards, groupe musical, candidat pour la France au Concours Eurovision de la chanson 2007
- Antoine Galland : orientaliste, spécialiste d’histoire, de manuscrits anciens, de langues orientales et de monnaies, habitué de la Bibliothèque royale, antiquaire du roi, académicien et lecteur au Collège royal, né en 1646 à Rollot.
- Pierre Garnier, poète inventeur du spatialisme.
- Elodie Gossuin, ex miss France 2001 et ex miss Europe 2002.
- Gustave Gueudet (1880-1970) : industriel, président du groupe Gueudet.
- Kamini, premier rappeur rural connu pour sa chanson, Marly-Gomont sur le village éponyme dans l'Aisne.
- Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry en 1621
- Jeanne Laisné (14 novembre 1454 - ?), connue sous le nom de Jeanne Hachette, habitante de Beauvais qui lutta contre les Bourguignons lors de la guerre de Cent Ans.
- Achille Jacopin est un sculpteur né en 1874 et mort en 1958 à Château-Thierry.
- Jean-Baptiste de Lamarck, né en 1744 à Bazentin. Il fut l'un des créateurs du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, le premier auteur des théories de l'évolution, l'inventeur du mot « biologie » et certainement l'un des plus grands naturalistes français.
- Antoine Le Nain (1588-1648), Louis Le Nain (1592-1648) et Mathieu Le Nain (1607-1677), peintres nés à Bourgnignon-sous-Montbavin près de Laon
- Philippe Leclerc de Hauteclocque : maréchal de France : commandant la 2e DB, né a Belloy-Saint-Léonard dans la Somme en 1902, pris le nom de guerre de Leclerc, nom fréquent en Picardie
- René Just Haüy & Valentin Haüy nés à Saint-Just-en-Chaussée
- Rachel Legrain-Trapani, hypokhâgneuse au lycée Henri-Martin de Saint-Quentin, élue Miss France 2007.
- Nicolas-Prosper Levasseur, né en 1791 en Picardie et mort le 7 décembre 1871, est un chanteur d'opéra français.
- Pierre Mac Orlan de son vrai nom né Pierre Dumarchey, écrivain, né à Péronne en 1882
- Alfred Manessier, né en Picardie
- Henri Matisse (1869-1954) a grandi à Bohain-en-Vermandois
- Antoine Parmentier, né en 1737 à Montdidier, agronome, promut en Europe l'utilisation de la pomme de terre en complément du blé.
- Jean-Pierre Pernaut : présentateur, rédacteur en chef du journal télévisé de 13h sur TF1, et présentateur de Combien ça coûte également sur TF1
- Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), est originaire de Saint-Quentin
- Jean Racine, né à la Ferté-Milon en 1639
- Jules Verne, qui vécut à Amiens. Le musée Jules Verne est abrité dans son ancienne demeure. L'université de Picardie porte son nom. Conseiller municipal, il fut également à l'origine de la construction du cirque d'Amiens, qu'il inaugura
- Vincent Voiture
- Roland Dorgeles, journaliste et écrivain, membre de l'Académie Goncourt, né à Amiens en 1885
[modifier] Notes
- ↑ Serge Lusignan, Diane Gervais, « Picard » et « Picardie », espace linguistique et structures sociopolitiques, août 2008.
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 287
- ↑ Miquel, op. cit. p 353
- ↑ source : Yves Daudigny, 5e colloque national éolien: L’éolien, un atout pour les territoires (voir sous-chapitre "L’éolien : une source de retombées fiscales"p 20/41)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
- Le régiment de Picardie, 1er régiment d'infanterie (le plus ancien des régiments du monde, toujours en activité)
- Parc de Samara
- Festival de l'oiseau et de la nature
- Armorial des familles nobles et notables de Picardie
[modifier] Liens externes
- Site du Conseil régional
- Site de l'État en Picardie
- Catégorie Picardie de l’annuaire dmoz
- Site de Picardia : l'Encyclopédie picarde
[modifier] Bibliographie
- P. Lami - « (Résumé de) l'histoire de la Picardie », 326 pages (1825, reprint Les Éditions du Bastion 1998)
- P. Lando, J. Marival - « Picardie », 128 pages (Éditions Déclics 2008, ISBN 978-2-84768-145-1)
