Championnat de France de football

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Ligue 1

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Logo officiel de la Ligue 1.

Généralités
Sport Football
Création 1932
Autre(s) nom(s) Division Nationale
(1932-1933)
Division 1
(1933-2002)
Organisateur(s) LFP
Éditions 74
Périodicité Annuelle
Nations Drapeau de la France France[Note 1]
Participants 20 clubs
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Hiérarchie
Hiérarchie 1er niveau
Niveau inférieur Ligue 2
Palmarès
Tenant du titre Paris SG
(2012-2013)
Plus titré(s) AS Saint-Étienne (10 titres)
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Argentine Delio Onnis (299 buts)
Plus d'apparitions Drapeau : France Mickaël Landreau
(609 matchs)
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pour la compétition en cours voir :
Ligue 1 2013-2014

Le championnat de France de football masculin, dénommé « Ligue 1 » (L1), est une compétition de football qui représente en France le sommet de la hiérarchie du football. La compétition se déroule annuellement sous forme d'un championnat mettant aux prises vingt clubs professionnels. Une saison du championnat commence en été et se termine au printemps suivant. La première journée de l'édition inaugurale se tient le 11 septembre 1932. Nommé « Division Nationale » lors de la saison 1932-1933, le championnat prend le nom de « Division 1 » (D1) en 1933, avant de prendre son nom actuel à l'été 2002.

L'AS Saint-Étienne est le club le plus couronné avec dix titres de champion de France alors que l'Olympique lyonnais est le club qui a remporté le plus de titres consécutifs (7 entre 2002 et 2008). Le Paris Saint-Germain est le tenant du titre de la saison 2012-2013.

Avec 66 saisons de présence en Ligue 1, le Football Club Sochaux-Montbéliard détient le record du nombre de saisons parmi l'élite, alors que le Football Club de Nantes détient quant à lui le record de longévité en Ligue 1 avec 44 saisons consécutives (de 1963 à 2007). Le Paris Saint-Germain est actuellement le doyen de la Ligue 1 puisqu'il y est présent depuis 1974 (soit sa 40e année consécutive en 2013-2014).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Création du championnat professionnel[modifier | modifier le code]

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1930. Le professionnalisme, autorisé dans le football anglais en 1885, n'est pas adopté en Europe continentale, où une vision idéalisée du sport est un frein à l'autorisation du professionnalisme. Ces disciplines, et le football au premier chef, en raison des recettes qu'il générait déjà, furent alors touchés par l'« amateurisme marron ».

Le gardien de but de football international français Pierre Chayriguès refuse ainsi un « pont d'or » du club anglais le Tottenham Hotspur, en 1913 ; il admet dans ses mémoires que les joueurs du Red Star étaient grassement rémunérés malgré leur statut officiel d'amateur. Henri Jooris, le président de l'Olympique lillois est suspendu pendant deux ans au sortir de la Première Guerre mondiale pour avoir pris part à un système illégal de rémunération occulte des joueurs de son club. Les emplois de complaisance étaient alors une pratique courante pour couvrir ces salaires. Le terme « racolage » est alors en usage pour décrire les offres financières faites aux joueurs pour les transférer. Les clubs plus modestes comme les locomotives parisiennes, lilloises ou marseillaises sont touchés par le phénomène[1].

Le nombre d'affaires de ce type touchant le football français mène finalement à l'autorisation du professionnalisme en 1930, pour mettre un terme à ces scandales touchant les meilleurs clubs, dirigeants et joueurs. En juillet, le Conseil national de la Fédération française de football se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et une abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en France[2], avec mise en application le 1er juillet 1932. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot.

La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et recruter au moins huit joueurs sous statut professionnel[3]. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, l'Amiens AC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidats. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre à certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom[4]. L'Olympique lillois est également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise du président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, est le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fivois n'ont pas ces scrupules et sont candidats. Certains joueurs lillois commencent même à signer des contrats professionnels chez le voisin. Pour stopper l'hémorragie, Jooris est contraint de présenter son club au statut professionnel[5]. Même le Stade rennais hésite à franchir le pas du professionnalisme alors que le club fait figure de club en pointe à ce sujet. À la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il faut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les professionnels[6]. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. La Ligue du Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, le RC Strasbourg[7], l'Amiens AC[8] et le RC Roubaix notamment.

Avant-guerre (1932-1939)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1932-1939)
1932-1933 : O. lillois
1933-1934 : FC Sète
1934-1935 : FC Sochaux
1935-1936 : RC Paris
1936-1937 : O. Marseille
1937-1938 : FC Sochaux
1938-1939 : FC Sète
L'Olympique lillois, vainqueur du 1er championnat de France en 1933.

La première édition du championnat de France de football professionnel, baptisé Division Nationale, se tient en 1932-1933. Les vingt concurrents, basés en Provence et dans la moitié Nord de la France, sont répartis dans deux groupes. Le coup d’envoi est donné le 11 septembre. Une première polémique éclate en décembre après un « match scandaleux » remporté par l’Olympique de Marseille sur le terrain de l'Olympique lillois (0-7). Un nouveau scandale l'éclipse bientôt : le FC Antibes aurait tenté d’acheter le match décisif face au SC Fivois (remporté 5-0). L'entraîneur du FC Antibes, avoue finalement avoir corrompu plusieurs joueurs fivois lors de l'ultime journée de championnat afin de s'assurer la victoire et la qualification pour la finale ; il est radié à vie[9]. Le club azuréen, premier de son groupe, est déclassé et n’est pas autorisé à disputer la finale du championnat. L’AS Cannes, son dauphin, y affronte l'Olympique lillois le 14 mai à Paris, devant 15 000 spectateurs. Les Nordistes l'emportent 4-3 grâce à un dernier but décisif de Georges Winckelmans[5].

À l’issue de la saison, les trois derniers de chaque groupe, soit six clubs, sont relégués dans la Deuxième division qui est créée pour l'occasion. Seuls quatorze clubs s’affrontent dans une poule unique en première division lors de la saison suivante. La compétition est très serrée entre le FC Sète et les clubs de l'Olympique de Marseille, su SC Fivois et de l'Olympique lillois. Le sprint final pour le titre est particulièrement inattendu. Le quotidien sportif L'Auto annonce en une dès le « L'Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Le FC Sète ne compte en effet qu'un petit point d'avance et une différence de buts défavorable alors qu'il reste encore trois matchs à jouer pour l'OM et aucun pour les Sétois. Alors que les Héraultais, vainqueurs de la Coupe de France face aux mêmes Marseillais, sont partis en tournée en Afrique, l'OM perd ses trois matchs en retard, offrant au FC Sète le premier doublé Coupe-championnat de France de l'histoire du football français[10]. Le match décisif a lieu le 20 mai (match en retard de la 24e journée) face à l'Excelsior de Roubaix. L'Excelsior s'impose 4-2 à l'Huveaune devant 10 000 spectateurs[11].

À partir de 1934, le format du championnat se stabilise avec seize équipes. La troisième édition est largement dominée par le FC Sochaux, auteur d'une série de 17 matches sans défaite entre novembre et avril, et le RC Strasbourg, tout frais promu, large vainqueur du FC Sète dès la première journée. Le FC Sochaux est finalement sacré à la dernière journée grâce à une victoire sur l'Olympique de Marseille, vainqueur par ailleurs de la Coupe de France[12]. La quatrième édition est dominée par l'Olympique lillois et l'effectif clinquant du Racing Club de Paris, qui doit pourtant faire avec le boycott de son gardien de but vedette Rodolphe Hiden. Malgré une avance importante en janvier, les Lillois sont dépassés en avril par les Parisiens, qui réalisent à leur tour le doublé Coupe-championnat[13].

En 1936-1937, il faut pour la première fois avoir recours au goal-average (correspondant au quotient des buts marqués sur les buts encaissés) pour départager l'Olympique de Marseille de Jaguaré et Mario Zatelli de son dauphin le FC Sochaux, vainqueur de la Coupe. Cette saison voit les brillants débuts dans l'élite du FC Rouen, cantonné en deuxième division les années précédentes malgré ses nombreux internationaux et notamment son jeune buteur international Jean Nicolas[14]. Les rôles entre Sochaliens, champions, et Marseillais, vainqueurs de la Coupe, sont inversés en 1937-1938[15]. Enfin la septième édition du championnat, la dernière avant la seconde Guerre mondiale, voit le FC Sète remporter un second sacre, devant l'Olympique de Marseille et le Racing[16].

Les joueurs britanniques et ceux originaires d'Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français professionnels, qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète, parmi lesquels le gardien de but parisien Hiden, l'attaquant suisse du FC Sochaux André Abegglen ou encore le Marocain Larbi Benbarek qui illumine le championnat en 1938-1939 sous les couleurs marseillaises[Note 2]. Côté français, les buteurs sochaliens Roger Courtois et rouennais Jean Nicolas sont parmi les joueurs les plus en vue. À l'Excelsior AC Roubaix depuis 1932, le défenseur Albert Dhulst n'a jamais manqué un match officiel : à l'issue de cette ultime saison, il compte 194 matches de championnat (il est le seul dans ce cas) et 25 matches de Coupe de France[17].

Malgré les problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, le football professionnel français se développe progressivement. Un « effet Coupe du monde » est même noté après l'organisation par la France du Mondial de 1938, laissant présager d'un avenir radieux… avant que la guerre ne vienne balayer les progrès réalisés[réf. nécessaire].

Championnats de guerre (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Les championnats de 1939 à 1945 sont appelés « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, de 1939 à 1945, la France du football a été handicapée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois suivant la Libération ont gêné la mise en place d'un championnat digne de ce nom.

En raison de la guerre, les relégations ne sont pas prises en compte en 1939 : les 14 équipes qui ne cessent pas leur activité après la mobilisation générale de septembre 1939 peuvent prendre part à l'édition 1939-1940. Rebaptisée « Championnat national » et réorganisée en trois groupes géographiques par la Fédération, la compétition est interrompue au Nord par la bataille de France et ne couronne pas de champion (l'OGC Nice enlève le groupe Sud aux Girondins de Bordeaux sur tapis vert). Les permissions sont rares, les équipes alignées souvent constituées de joueurs inconnus[18]. Les éditions suivantes, en 1941 et 1942, désignent des vainqueurs par zones d'occupation (zone interdite, zone occupée et zone libre jusqu'en 1942), quand elles ont pu s'achever. En 1943, la compétition se déroule de façon plus sereine, mais les vainqueurs des deux poules de seize équipes, le RC Lens et le Toulouse FC ne se rencontrent pas[19].

En 1943, le colonel Pascot, arrivé au poste de commissaire aux sports de Vichy un an plus tôt, organise la « nationalisation » du football professionnel français par la Révolution nationale du régime de Vichy : seize équipes fédérales régionales sont créées, et sont seules autorisées à rémunérer des joueurs professionnels, considérés de fait comme des fonctionnaires. Le championnat de France fédéral qui se tient en 1943-1944, décrit comme catastrophique en matière d'organisation (tous les matchs ne sont pas joués) et de jeu, sacre l'équipe fédérale Lens-Artois. Les clubs dépossédés de leurs sections professionnelles poursuivent leurs activités footballistiques, s'ils le souhaitent, dans des championnats amateurs, et sont autorisés à participer à la Coupe de France aux côtés des équipes fédérales[20].

Le système des équipes fédérales est abandonné avec la Libération : les anciens clubs retrouvent leurs joueurs et leur statut pro. Deux groupes de douze équipes sont montés (à partir de novembre au Nord, de janvier au Sud), malgré l'impossibilité pour les clubs de l'Est d'y prendre part (combats obligent). Même dans les zones libérées, les transports sont difficiles car les réseaux ferroviaires et routiers sont très endommagés. Malgré une finale remportée en bonne et due forme par le FC Rouen sur le Lyon OU en juin 1945, la compétition est finalement reclassée comme le dernier des championnats « de guerre » (les réclamations à traiter sont très nombreuses), et le titre reste officiellement non attribué[21].

L'après-guerre (1945-1952)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1945-1952)
1945-1946 : Lille OSC
1946-1947 : CO Roubaix-Tourcoing
1947-1948 : O. Marseille
1948-1949 : Stade de Reims
1949-1950 : Gir. Bordeaux
1950-1951 : OGC Nice
1951-1952 : OGC Nice

La refonte de la Division 1 est un sujet prioritaire de la Fédération à l'été 1945, certains clubs ont fusionné pendant la guerre : l'Olympique lillois et le SC Fivois au sein du Lille OSC d'une part, les deux clubs de Roubaix et l'US Tourcoing au sein du CO Roubaix-Tourcoing d'autre part. Des places se libèrent, d'autant que l'élite passe de seize à dix-huit clubs. On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs du Lyon OU, des Girondins de Bordeaux et du Stade de Reims, seulement 6e de seconde division en 1939 mais 4e du groupe Nord en 1944, préféré au Stade clermontois, 4e du groupe Sud, en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre[22].

Le Lille OSC du président Louis Henno est le club le plus régulier de l'immédiat après-guerre. Les Lillois enlèvent le premier titre en 1946, devant d'inattendus Stéphanois, puis collectionnent les deuxièmes places[23]. Le CO Roubaix-Tourcoing remporte à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d'avance sur une valeur montante du football français, le Stade de Reims. Ce ne sera qu'un feu de paille pour le CORT, qui déclinera rapidement par la suite[24].

L'Olympique de Marseille remporte un troisième titre de champion en s'imposant au « finish » devant le Lille OSC, vainqueur de la Coupe, et Stade de Reims en 1948, malgré un football « fruste »[25]. Les jeunes Rémois concrétisent leur progression par un premier titre la saison suivante, à la barbe des Lillois toujours, dépassés en toute fin de saison[26]. En 1950 c'est au tour des Girondins de Bordeaux, pourtant tout juste promus, d'ouvrir leur palmarès grâce à une défense imprenable, avant que l'OGC Nice, emmené par le brillant Yeso Amalfi, n'en fasse de même en 1951, à l'issue d'un championnat extrêmement serré : cinq équipes se tiennent en deux points, le LOSC étant de nouveau second au goal-average. Malgré le départ du Brésilien pour l'Italie, les Aiglons réalisent l'exploit inédit de conserver leur couronne l'année suivante et, mieux encore, d'y ajouter la Coupe de France[27].

Domination rémoise (1952-1963)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1952-1963)
1952-1953 : Stade de Reims
1953-1954 : Lille OSC
1954-1955 : Stade de Reims
1955-1956 : OGC Nice
1956-1957 : AS Saint-Étienne
1957-1958 : Stade de Reims
1958-1959 : OGC Nice
1959-1960 : Stade de Reims
1960-1961 : AS Monaco
1961-1962 : Stade de Reims
1962-1963 : AS Monaco
Hassan Akesbi sous le maillot rémois en 1963.

Sous la conduite d'Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s'impose à partir de 1952 comme la première équipe vedette du championnat. Jamais classé au-delà de la quatrième place depuis 1945, grâce notamment à son buteur Pierre Sinibaldi, le Stade de Reims applique une politique de recrutement de jeunes talents et de formation qui porte ses fruits[28]. Les joueurs vedettes du grand Reims sont le meneur de jeu Raymond Kopa (1951-1956 puis 1959-1967), le capitaine Robert Jonquet (1942-1960), Armand Penverne (1947-1959)… En 1953, les Rémois remportent le championnat sans conteste, présentant la meilleure attaque et la meilleure défense, avant d'enlever la Coupe latine au Milan AC, une première pour un club français[29]. Le fameux « jeu à la rémoise »[30], un jeu offensif, technique et rapide, et la science tactique de Batteux font des merveilles, à l'opposé du jeu physique en vogue jusqu'alors[31]. Dépassés en toute fin de saison 1953-1954 par le Lille OSC, les Rémois prennent leur revanche la saison suivante. Ils s'inclinent en finale de la Coupe latine face au Real Madrid mais remportent facilement la première édition du Challenge des champions face aux Lillois[32].

S'il domine incontestablement dans le jeu, comme l'illustre le nombre de Rémois en équipe de France lors de la Coupe du monde 1958, le Stade de Reims n'écrase cependant pas le championnat sur le plan des résultats, notamment parce que sa priorité va volontiers à la prestigieuse Coupe d'Europe des clubs champions, dont il atteint la finale à deux reprises, en 1956[33] qui verra Raymond Kopa signer au Real Madrid contre 52 millions de francs lors de l'inter-saison suivante[34], et en 1959[35].

L'édition 1956 du championnat est remportée par les Niçois de Luis Carniglia[36], tandis que la première couronne stéphanoise est acquise en 1957 avec quatre points d'avance sur le RC Lens[37]. Les meilleurs Verts de cette époque sont Claude Abbes, Kees Rijvers, le meneur de jeu Rachid Mekhloufi et Eugène N'Jo Léa, dirigés par Jean Snella. Les transferts en Champagne des attaquants Just Fontaine de l'OGC Nice et Roger Piantoni du FC Nancy en 1956 et 1957 permettent aux Rémois de remporter le doublé Coupe-championnat en 1958[38]. À l'épopée européenne rémoise de 1959 répond un nouveau titre de champion pour l'OGC Nice de Jean Luciano. L'Olympique de Marseille, dernier club à avoir participé à toutes les éditions du championnat de France, est à son tour relégué en Division 2[39].

Le Stade de Reims remporte deux nouveaux titres de championnat en 1960, en dominant avec une certaine facilité ses concurrents, et en 1962. Cette dernière saison, le Racing Club de Paris et le Stade de Reims, vainqueur de son dernier match 5-1, terminent en tête à égalité de points et avec la même différence de buts – malgré la meilleure attaque du Racing, le titre est décerné aux Rémois à la moyenne de buts[40]. En 1964, la règle de la moyenne de buts est remplacée par celle de la différence de buts. Cette déception marque la fin du grand Racing de Pierre Pibarot, une équipe particulièrement populaire et spectaculaire, dont l'attaquant Thadée Cisowski est plusieurs fois meilleur buteur du championnat. Trop irrégulière, elle est troisième en 1959 et 1960 et perd surtout le titre à la dernière journée à deux reprises, en 1961 face à l'AS Monaco, alors qu'une victoire lui assurait le titre[41], et en 1962 face au Stade de Reims. Parmi les illustres « perdants » de cette époque figure également le Nîmes Olympique, mené par le buteur Hassan Akesbi et l'entraîneur Abdelkader Firoud, qui échouera régulièrement dans le trio de tête sans jamais arriver à décrocher le Graal.

Just Fontaine doit arrêter sa carrière en 1962, et le Stade de Reims termine au deuxième rang la saison suivante derrière l'AS Monaco de Lucien Leduc, déjà championne de France en 1961[42]. Les parcours décevants en Coupe d'Europe et l'indépendance de Batteux vis-à-vis des dirigeants conduisent les responsables rémois à ne pas renouveler le contrat de l'entraîneur à la fin de la saison 1962-1963, marquant ainsi la fin de la domination du Stade de Reims sur le football français[43].

Les Verts et les Canaris s'imposent (1963-1983)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1963-1983)
1963-1964 : AS Saint-Étienne
1964-1965 : FC Nantes
1965-1966 : FC Nantes
1966-1967 : AS Saint-Étienne
1967-1968 : AS Saint-Étienne
1968-1969 : AS Saint-Étienne
1969-1970 : AS Saint-Étienne
1970-1971 : O. Marseille
1971-1972 : O. Marseille
1972-1973 : FC Nantes
1973-1974 : AS Saint-Étienne
1974-1975 : AS Saint-Étienne
1975-1976 : AS Saint-Étienne
1976-1977 : FC Nantes
1977-1978 : AS Monaco
1978-1979 : RC Strasbourg
1979-1980 : FC Nantes
1980-1981 : AS Saint-Étienne
1981-1982 : AS Monaco
1982-1983 : FC Nantes
Scène de joie des Verts, ici en 1976.

Pour son retour dans l'élite en 1963, l'AS Saint-Étienne décroche un deuxième titre de champion à la surprise générale des observateurs. Ce trophée, conjugué à la relégation conjointe des grands anciens, le Stade de Reims, le RC Paris et l'OGC Nice, introduisent vingt années de domination sur le football français par les Stéphanois, qualifiée de « grande époque des Verts »[44]. Cependant les années d'après-titre sont plus difficiles : les Verts sont humiliés par les Suisses du FC La Chaux-de-Fonds au premier tour de la Coupe des clubs champions européens 1964-1965, et distancés par le FC Nantes de José Arribas en championnat. Il faut attendre 1967 pour voir les Stéphanois remporter de nouveau le championnat à l'issue d'un duel serré avec les Nantais[22].

La saison suivante est celle de l'apothéose pour la méthode José Arribas, l’entraineur du FC Nantes qui remporte son premier titre de champion de France[45]. Le trophée est remporté après une victoire (2-1) sur l'AS Monaco devant 20 000 spectateurs. Jacky Simon, meilleur buteur du championnat avec vingt-quatre réalisations, devient le premier joueur du FC Nantes à porter le maillot de l'équipe de France. Le club complète son palmarès avec une victoire en Coupe de la Ligue et en Challenge des champions[46]. Les Nantais conserve leurs titres de champion de France, la saison suivante et termine meilleure défense (36 buts), meilleure attaque (84 buts) et décrochent le titre de meilleur buteur pour Philippe Gondet (avec 36 réalisations en 37 matchs de championnat). Néanmoins le club perd en finale de la coupe de France contre le RC Strasbourg (0-1) et perd au premier tour de la coupe des clubs champions européens contre les Yougoslaves du Partizan Belgrade, futur finaliste de la compétition[47].

Il faut attendre 1967 pour voir les Stéphanois reprendre les rênes du championnat à l'issue d'un duel serré avec les Nantais[22]. L'année suivante, la greffe prend exceptionnellement bien entre Albert Batteux et son nouveau club, l'AS Saint-Étienne qui remporte dès sa prise de fonction le premier doublé Coupe-championnat de son histoire[48], en dominant ses concurrents assez largement. Les hommes de Batteux conservent leur couronne la saison suivante, malgré la concurrence des Girondins de Bordeaux, faisant de l'ASSE le premier club vainqueur de trois titres de champion de France d'affilée. En 1970, les Stéphanois remportent un triplé historique Coupe-championnat-Gambardella. Signes de la domination des Verts sur le football français, le dauphin en championnat, l'Olympique de Marseille, pointe à onze points en fin de saison, tandis que la finale de Coupe est remportée face à un FC Nantes ridiculisé par un cinglant 5-0[49].

Gilbert Gress, ici en 2009, remporte le championnat en tant que joueur (1971, 1972) puis en tant qu'entraîneur (1979).

L'année suivante et après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l'Olympique de Marseille décroche le titre de champion de France, avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar qui marque 44 buts, ce qui reste le record de buts inscrits en championnat sur une saison, et de Roger Magnusson[50]. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier qui lui permettront de réaliser pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe la saison suivante[49].

Dominés en 1973 par le FC Nantes, les Verts prennent leur revanche les années suivantes en signant deux nouveau doublé Coupe-championnat en 1975 et 1975. Mieux encore, ils s'offrent leur première épopée européenne en éliminant les Portugais du Sporting, l'Hajduk Split de Tomislav Ivić puis les Polonais du Ruch Chorzów avant de s'incliner en demi-finale face au Bayern Munich. Les Verts y gagnent une grande popularité à travers le pays[22]. En 1975-1976, les Verts remportent le championnat de France pour la troisième année consécutive, et réalisent un parcours européen resté dans les mémoires. Ils éliment successivement le KB Copenhague, les Glasgow Rangers, le Dynamo Kiev du ballon d'or Oleg Blokhine et enfin le PSV Eindhoven. En finale, ils affrontent le 12 mai le Bayern Munich, double tenant du titre, au Hampden Park de Glasgow. Les Verts touchent deux fois les poteaux avant de s'incliner sur un but sur coup franc de Franz Roth[51].

Dans la fin des années 1970, la domination stéphano-nantaise n'est plus aussi pressante, l'AS Monaco enlèvant deux titres en 1978 et 1982[52],[53] tandis que le RC Strasbourg de l'entraîneur Gilbert Gress accroche le titre en 1979[54]. Le recrutement du jeune Michel Platini et de l'international hollandais Johnny Rep replacent l'ASSE au sommet du football français en 1981 grâce à un Platini qui arrive au sommet de son art[22],[49].

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 fut l'un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita, 42 buts[réf. nécessaire]. À l'image des treize buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparaît comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-1978. Autres grands buteurs de ces années : Philippe Gondet (36 buts en 1965-1966), Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986), Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987) et Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975) notamment[réf. nécessaire].

Les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille en patron (1983-1993)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1983-1993)
1983-1984 : Gir. Bordeaux
1984-1985 : Gir. Bordeaux
1985-1986 : Paris SG
1986-1987 : Gir. Bordeaux
1987-1988 : AS Monaco
1988-1989 : O. Marseille
1989-1990 : O. Marseille
1990-1991 : O. Marseille
1991-1992 : O. Marseille
1992-1993 : non attribué[Note 3]
Léonard Specht, ici en 2009, triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux.

Durant le début des années 1980, les Girondins sont l'équipe-phare du football français. Ils remportent trois titres en 1984, 1985 et 1987, deux coupes de France et se qualifient chaque année pour les coupes d'Europe. Les Girondins manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En 1985, ils sont battus en demi-finale de la Coupe des Champions par la Juventus de Michel Platini[55]. En 1987, les Girondins sont cette fois ci éliminés de nouveau en demi-finale de la Coupe des Coupes par le Lokomotive Leipzig[55].

Le 30 avril 1986, les Girondins remportent la Coupe de France de football après cinq finales perdues. Face à l'Olympique de Marseille, en pleine ascension au début des années Tapie, Bordeaux s'impose 2-1 après prolongation grâce à un somptueux but de Giresse sur Joseph-Antoine Bell[56]. L'année suivante, Bordeaux remporte son premier et seul doublé en devançant l'Olympique de Marseille de quatre points en championnat et dominant les mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe. Au terme de la saison 1990-1991 où le club finit dixième, la DNCG décide de reléguer administrativement les Girondins de Bordeaux en D2 en raison de leur déficit budgétaire (environ 45 millions d'euros)[57].

Durant cette période de domination bordelaise, deux autres clubs décrochent tout de même un titre de champion de France, le Paris Saint-Germain en 1986[58] et l'AS Monaco en 1988 avec à sa tête un certain Arsène Wenger[59].

Deschamps (ici en 2000) est le capitaine de l'Olympique de Marseille en 1993.

S'ensuit une longue période de domination marseillaise connue sous le nom d'ère Tapie, du nom du président marseillais de l'époque Bernard Tapie, qui voit se succéder à l'OM de grands ou futur grands joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Éric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France en 1989. Régulièrement qualifié en coupe d'Europe, le club atteint les demi-finales de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp[60], puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne[61]. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)[62], après avoir notamment éliminé en quarts de finale le Milan AC, double tenant du titre.

L'AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des champions à Munich (1-0), le d'un but de la tête de Basile Boli[63]. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe, qui va se voir ternir dans la foulée par l'affaire VA-OM, une affaire de corruption qui éclate à la suite du match de championnat entre l'Olympique de Marseille et l'US Valenciennes-Anzin, des joueurs valenciennois déclarant avoir été invités par des émissaires de l'équipe adverse à lever le pied en échange d'une somme d'argent. Le 22 septembre, la fédération française suspend l'attribution à l'OM du titre de champion de France pour la saison 1992-1993, ainsi que les licences de Jean-Pierre Bernès et des joueurs impliqués[64].

Années d'alternance (1993-2001)[modifier | modifier le code]

Palmarès (1993-2001)
1993-1994 : Paris SG
1994-1995 : FC Nantes
1995-1996 : AJ Auxerre
1996-1997 : AS Monaco
1997-1998 : RC Lens
1998-1999 : Gir. Bordeaux
1999-2000 : AS Monaco
2000-2001 : FC Nantes

En 1993-1994, le brésilien Raí renforce l'effectif du Paris Saint-Germain, qui s'installe en tête du championnat en octobre et ne la lâche plus, décrochant enfin un titre face au rival marseillais qui sera rétrogradé administrativement à la fin de la saison[65]. La saison suivante est celle du renouveau du FC Nantes, qui a été en finale de la coupe de France 1993 avec des joueurs comme Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele ou Nicolas Ouédec et qui va dominer le championnat de France 1995. Les canaris remportent le septième titre du club, réalisant un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite[66].

En 1996, le PSG remporte la Coupe des coupes.

Lors de la saison 1995-1996, le championnat est d'abord largement dominé par le Paris Saint-Germain, qui est sacré champion d'automne avec sept points d'avance sur l'AJ Auxerre de Guy Roux et le FC Metz. Pourtant l'équipe parisienne réalise de nombreuses contre-performances en février-mars, au point d'être dépassée par les Bourguignons fin mars. Le 4 mai, l'AJ Auxerre remporte la deuxième Coupe de France de son histoire en battant le Nîmes Olympique (2-1), avant d'être sacré champion de France pour la première fois de son histoire à la surprise générale, et de réaliser ainsi le doublé Coupe-Championnat[67]. Le Paris SG se console en remportant le 8 mai la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, une première pour un club français, face au Rapid Vienne.

Lors de sa seconde année à la tête de l'AS Monaco, Jean Tigana remporte le titre de champion de France 1997 avec son équipe, composé notamment de Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit, ou encore Vicenzo Scifo et emmène l'ASM en demi-finales de la Coupe UEFA défait par l'Inter Milan et de la Coupe de la Ligue face à au RC Strasbourg[68]. La saison suivante, le championnat est animé par deux outsider que sont le RC Lens et le FC Metz, deux équipes au palmarès encore vierge dans cette compétition. Au coude à coude tout au long de la saison, c'est finalement les Nordistes qui remportent le titre, à la différence de buts[69].

Le championnat 1998-99 voit également un coude à coude serré tout le long de la saison entre les Girondins de Bordeaux dirigée par Élie Baup et l'Olympique de Marseille de Rolland Courbis. Lors de la dernière journée du championnat, les deux équipes sont à 69 et 68 points avec l'avantage pour les Girondins. L'OM se déplace chez le FC Nantes tandis que les Bordelais doivent ramener la victoire du Parc des Princes face au Paris Saint-Germain. Alors que l'OM ouvre le score à la 38e minute par Robert Pirès[70], Bordelais et Parisiens sont à égalité 2 buts partout quand Baup fait rentrer Pascal Feindouno, qui va venir battre Bernard Lama à la 89e minute, offrant le premier titre depuis douze saisons aux Girondins[71],[72].

La saison suivante, l'AS Monaco va dominer le championnat grâce à des joueurs comme Fabien Barthez, Willy Sagnol, David Trezeguet, Dado Pršo, Rafael Márquez, John Arne Riise, Pablo Contreras, Marco Simone, Philippe Christanval, Marcelo Gallardo, Sabri Lamouchi ou Ludovic Giuly qui connaîtront tous des grandes carrières par la suite. Le club du Rocher remporte ainsi son septième titre de champion de France mais va connaitre l'année suivante une grande désertion de ses meilleurs joueurs allant faire banquette à l'étranger[73]. La saison suivante, Raynald Denoueix et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au FC Nantes qui ont déjà remporté deux coupes de France en 1999 et 2000, décrochent le huitième titre de championnat de France du club[74].

L'hégémonie lyonnaise (2001-2008)[modifier | modifier le code]

Palmarès (2001-2008)
2001-2002 : Olympique lyonnais
2002-2003 : Olympique lyonnais
2003-2004 : Olympique lyonnais
2004-2005 : Olympique lyonnais
2005-2006 : Olympique lyonnais
2006-2007 : Olympique lyonnais
2007-2008 : Olympique lyonnais
Grégory Coupet remporte avec l'Olympique lyonnais sept titres consécutifs.

En 2002, l'Olympique lyonnais obtient son premier titre de champion de France lors de la dernière journée[75]. S'ensuit alors une série inédite de sept titres consécutifs de champion de France[76].

L'Olympique lyonnais débute le championnat 2001-2002 avec une étiquette de favori. Alors que le club lyonnais est en tête lors de la neuvième journée[77], il est peu à peu distancé par le leader lensois, qui compte sept points d'avance au soir de la dix-neuvième journée[78]. Mais l'écart ne va cesser de diminuer, à tel point qu'à la veille de la dernière journée, un seul point[79] départage les deux équipes, qui s'affrontent au stade de Gerland. Le duel tourne en faveur de l'Olympique lyonnais qui s'impose par trois buts à un et remporte ainsi son premier titre de champion[80].

L'année suivante, le scénario est similaire, après un début de saison poussif, l'Olympique lyonnais rattrape le peloton de tête à mi-saison. À dix journées de la fin, le club est quatrième et compte six points de retard sur l'Olympique de Marseille[81], mais six victoires consécutives lui permettent de prendre la tête au soir de la trente-deuxième journée, qu'il conserve jusqu'à la fin du championnat. La saison 2003-2004 voit l'Olympique lyonnais de Paul Le Guen proposer un jeu plus offensif, qui permet à l'équipe de remporter un troisième titre d'affilée à l'issue d'un duel serré avec l'AS Monaco. En Ligue des champions, l'OL se hisse jusqu'en quart de finale avant d'être battu par le futur vainqueur de la compétition, le FC Porto[75].

L'Olympique lyonnais (en rouge) contre l'Olympique de Marseille (en blanc) en août 2005.

La saison suivante, l'OL est plus dominateur en championnat, en tête dès la dixième journée, les Lyonnais terminent avec douze points d'avance sur leur dauphin, le Lille OSC. En Ligue des champions, ils s'arrêtent de nouveau en quart de finale, éliminés aux tirs au but par le PSV Eindhoven. L'équipe survole de nouveau le championnat 2005-2006, quinze points la séparant des Girondins de Bordeaux à la fin de la saison[82]. L'année suivante, l'OL accentue encore sa domination, puisque les Lyonnais ne chutent pour la première fois que face au Stade rennais le 4 novembre, après neuf victoires consécutives. La deuxième moitié de saison est plus difficile, en mars 2007, l'OL se fait éliminer en huitième de finale de la Ligue des champions par l'AS Rome[83], puis perd la finale de la Coupe de la ligue contre les Girondins de Bordeaux[84]. Le club conserve néanmoins le titre champion de France, cinq matchs avant la fin de la saison, et égale son record du plus grand nombre de victoires à l'extérieur[75].

Bien qu'en tête tout au long de la saison, l'OL doit affronter la concurrence des Girondins de Bordeaux jusqu'à la dernière journée. En disposant de l'AJ Auxerre, l'Olympique lyonnais est champion pour la septième fois consécutive et bat ainsi le record du nombre de championnats gagnés consécutivement en France[Note 4]. Il remporte une semaine plus tard la coupe de France en prenant le dessus sur le Paris Saint-Germain, ce qui lui permet de fêter le premier doublé de son histoire[85].

Entre le titre de 2002 et celui de 2007, l'effectif est renouvelé à 80 % et quatre entraîneurs se succèdent. Il s'agit de Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier et Alain Perrin mais cela ne remet pas en cause la stabilité garantie par le duo Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas, qui explique en grande partie le succès du club[86].

Période ouverte (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Palmarès (depuis 2008)
2008-2009 : Gir. Bordeaux
2009-2010 : O. Marseille
2010-2011 : Lille OSC
2011-2012 : Montpellier HSC
2012-2013 : Paris SG
Rio Mavuba, capitaine du LOSC, est sacré champion de France en 2011.

Lors de la saison 2008-2009, les Girondins de Bordeaux remporte leur troisième Coupe de la Ligue face au Vannes OC, rejoignant le Paris Saint-Germain en tant que club ayant le plus de victoires dans cette compétition. À la lutte avec l'Olympique de Marseille, le club termine sa saison sur une série de onze victoires d'affilée. Le club devient champion le sur le terrain du Stade Malherbe Caen et remporte le sixième trophée de Champion de France de son histoire[87]. La saison suivante, l'OM de Didier Deschamps est renforcé par les arrivées des internationaux argentins Lucho Gonzalez et Gabriel Heinze ainsi que par celle de l'ex-Girondin Souleymane Diawara. Le club brise sa série de dix-sept ans sans titre majeur le 27 mars 2010 en remportant la Coupe de la Ligue face aux Girondins de Bordeaux (3-1), puis en étant sacré champion de France 2010 deux journées avant la fin de la saison[88].

La saison 2010-2011 est importante dans l'histoire du Lille OSC puisque ce dernier réalise le doublé championnat-coupe de France, titres qui lui échappent respectivement depuis 1954 et 1955. Le LOSC termine le championnat à la première place devant le champion sortant, l'Olympique de Marseille, et bat en finale de coupe le Paris Saint-Germain, tenant du titre, au stade de France. Ce doublé est le deuxième de l'histoire des Dogues après celui de la saison 1945-1946 et le seizième de l'histoire du football français[89],[90]. Lors de la saison 2011-2012, le Montpellier HSC déjoue tous les pronostics de début de saison en devenant pour la première fois de son histoire champion de France lors de l'ultime journée d'une saison où le club n'aura quitté qu'une seule fois les deux premières places[91].

Lors de la saison 2012-2013, le PSG remporte son troisième titre de champion après dix-neuf ans d'attente en s'imposant à deux journées de la fin sur la pelouse de l'Olympique lyonnais (0-1)[92].

Les finances des clubs posent problème depuis 2008-2009, en effet, les clubs qui compensaient leurs déficits d'exploitation en vendant leurs meilleurs joueurs ne le peuvent plus depuis l'apparition d'une crise du marché des transferts en Europe, liée aux difficultés économiques que traverse le vieux continent. Les clubs de première et deuxième division présentent un bénéfice d'environ 50 millions d'euros par saison de 2005-2006 à 2008-2009 alors que 71 % de leurs recettes sont affectées aux salaires contre 61 % en Allemagne et 60 % en Angleterre[93].

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palmarès du championnat de France.

Depuis le premier championnat de France professionnel en 1932-1933 jusqu'à la saison 2012-2013, 75 titres sont mis en jeu. Sur les 19 clubs qui parviennent à remporter le championnat, les plus titrés sont l'AS Saint-Étienne, l'Olympique de Marseille et le FC Nantes avec respectivement dix, neuf et huit titres.

Le tableau suivant liste les clubs vainqueurs du championnat de France et pour chaque club, le championnat disputé lors de la saison 2013-2014, le nombre de titre(s) remporté(s) et les années correspondantes par ordre chronologique.

La grande équipe du FC Sète en 1934.
Photo d'équipe sur deux rangs, un des joueurs accroupis derrière un ballon.
Équipe du FC Sochaux, champion de France en 1938.
Photo d'équipe sur deux rangs, un des joueurs accroupis tenant un fanion.
La grande équipe de l'AS Saint-Étienne, ici en 1976, multiple championne de France.
Photo du bus à impériale rouge qui a défilé dans les rues de Lille
Célébration des joueurs du Lille OSC en 2011.
Palmarès des clubs champions de France
Rang Clubs 2013-2014 Titre(s) Année(s)
1 AS Saint-Étienne Ligue 1 10 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981
2 Olympique de Marseille Ligue 1 9 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992, 2010
3 FC Nantes Ligue 1 8 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995, 2001
4 Olympique lyonnais Ligue 1 7 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008
AS Monaco Ligue 1 7 1961, 1963, 1978, 1982, 1988, 1997, 2000
6 Girondins de Bordeaux Ligue 1 6 1950, 1984, 1985, 1987, 1999, 2009
Stade de Reims Ligue 1 6 1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962
8 OGC Nice Ligue 1 4 1951, 1952, 1956, 1959
9 Paris SG Ligue 1 3 1986, 1994, 2013
Lille OSC Ligue 1 3 1946, 1954, 2011
11 FC Sète CFA 2 2 1934, 1939
FC Sochaux-Montbéliard Ligue 1 2 1935, 1938
13 Montpellier HSC Ligue 1 1 2012
RC Lens Ligue 2 1 1998
AJ Auxerre Ligue 2 1 1996
RC Strasbourg National 1 1979
CO Roubaix-Tourcoing Disparu 1 1947
RC Paris DH 1 1936
Olympique lillois Disparu 1 1933

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

En soixante-quinze éditions du championnat de France, de nombreux records ont été établis par les différentes clubs participant à cette compétition.

À ce jour, le record d'affluence moyenne sur une saison est de 23 154 spectateurs par match établie lors du championnat 2006-2007, alors que le record d'affluence pour un match est la confrontation entre le Lille OSC et l'Olympique lyonnais du 7 mars 2009 au Stade de France, avec 78 056 spectateurs[94].

Le record de buts sur une saison est de 1 334 buts inscrit (3,51 par match), lors du championnat 1946-1947 pour un championnat à vingt clubs et de 1 138 buts inscrit (3,71 par match) lors du championnat 1948-1949 pour un championnat à dix-huit clubs. La saison où les joueurs ont été le plus sanctionnés par les arbitres est le championnat 2002-2003, puisque cette saison détient le record du plus grand nombre de cartons jaunes (1 654) et le record du plus grand nombre de cartons rouges (131).

Clubs[modifier | modifier le code]

Les dix clubs ayant joué le plus de saisons en première division à l'été 2013[95]
Club Saisons MJ
1 FC Sochaux-Montbéliard 65 2330
2 Olympique de Marseille 63 2246
3 Girondins de Bordeaux 60 2212
4 AS Saint-Étienne 60 2200
5 RC Lens 57 2082
6 FC Metz 57 2042
7 RC Strasbourg 56 2016
8 Stade rennais 56 2004
9 AS Monaco 54 2000
10 Olympique lyonnais 54 1996

Le club ayant disputé le plus grand nombre de saison en première division depuis la création du championnat est le FC Sochaux-Montbéliard avec soixante-quatre saisons au plus haut niveau depuis 1932, alors que le club ayant disputé le plus de saisons d'affilées en première division est le FC Nantes avec quarante-quatre saisons entre 1962 et 2007.

Le plus grand nombre de points récoltés lors d'une même saison est détenu par l'Olympique lyonnais avec 84 points lors de la saison 2005-2006 (victoires à trois points), alors que les records de points récoltés sur une même saison à domicile et à l'extérieur sont respectivement détenus par le Montpellier HSC avec 50 points lors de la saison 2011-2012 et par l'Olympique de Marseille avec 42 points lors de la saison 2008-2009 (victoires à trois points).

Le record d'invincibilité d'un club en première division est détenu par le FC Nantes avec 32 matches sans défaite entre la 1re à la 32e journée la saison 1994-1995[96]. Les Canaris détiennent également le record d'invincibilité à domicile avec 92 matches sans défaite du 15 mai 1976 au 7 avril 1981. Le plus grand nombre de victoires consécutives est détenu par les Girondins de Bordeaux avec quatorze victoires à cheval entre la saison 2008-2009 et la saison 2009-2010. Le plus grand nombre de défaites consécutives est détenu par le Cercle Athlétique de Paris avec douze défaites lors de la saison 1933-1934[97] et par le Grenoble Foot à cheval entre la saison 2008-2009 et la saison 2009-2010.

Le record du plus grand nombre de buts marqués sur une saison est détenu par le RC Paris avec 118 buts lors de la saison 1959-1960 alors que le record du plus petit nombre de buts encaissés sur une saison est détenu par l'Olympique de Marseille avec 21 buts encaissés lors de la saison 1991-1992. Le record de la plus grande différence de buts sur une saison est détenu par le Stade de Reims avec 109 buts marqués pour 46 buts encaissés lors de la saison 1959-1960. La plus large victoire enregistrée lors d'un match de première division est celle du FC Sochaux-Montbéliard face à l'US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1935-1936 (12-1)[98].

Joueurs[modifier | modifier le code]

Les cinq meilleurs buteurs de l'histoire du championnat
Joueurs Buts
1 Drapeau : Argentine Delio Onnis 299
2 Drapeau : France Bernard Lacombe 255
3 Drapeau : France Hervé Revelli 216
4 Drapeau : France Roger Courtois 210
5 Drapeau : France Thadée Cisowski 206
Les cinq joueurs ayant joués le plus de match en championnat
Noms Matches
1 Drapeau : France Mickaël Landreau 607
2 Drapeau : France Jean-Luc Ettori 602
3 Drapeau : France Dominique Dropsy 596
4 Drapeau : France Dominique Baratelli 593
5 Drapeau : France Alain Giresse 586
Delio Onnis, meilleur buteur de l'histoire de première division.

Le joueur ayant joué le plus de matches en première division est le gardien de but Mickaël Landreau, qui compte au 18 janvier 2014 alors qu'il est encore en activité, pas moins de 607 matchs en première division avec 4 clubs différents, le FC Nantes (1996-2006), le Paris SG (2006-2009), le Lille OSC (2009-2012) et le SC Bastia (depuis 2013). Il est suivi par deux autres gardiens de buts : Jean-Luc Ettori (602 matches) et Dominique Dropsy (596 matches). Le joueur ayant joué le plus grand nombre de matches consécutifs en première division est également un gardien de but, il s'agit de Fabien Cool qui a joué 306 matches consécutifs de première division avec l'AJ Auxerre. Le joueur de champ ayant joué le plus de matchs de première division est Alain Giresse qui se classe cinquième avec 586 matches entre 1970 et 1988[99].

Jean-Pierre Papin, cinq fois meilleur buteur du championnat.

Le record d'invincibilité pour un gardien de but est détenu par Gaëtan Huard, qui a gardé les buts des Girondins de Bordeaux inviolés durant 1 176 minutes lors de la saison 1992-1993.

Le meilleur buteur de l'histoire de la première division est l'Argentin Delio Onnis, qui a inscrit 299 buts en 449 matches entre 1971 et 1986. Il est suivi par les Français Bernard Lacombe et Hervé Revelli, avec respectivement 255 buts en 497 matches et 216 buts en 389 matches. Le meilleur buteur sur une saison est le Yougoslave Josip Skoblar qui inscrit 44 buts avec l'Olympique de Marseille lors de la saison 1970-1971. Le meilleur buteur français sur une saison est Philippe Gondet avec le FC Nantes lors de la saison 1965-1966. Jean-Pierre Papin est le joueur ayant décroché le plus grand nombre de titres de meilleur buteur du championnat de France consécutifs en remportant cinq titres entre les saisons 1987-1988 et 1991-1992.

Le record de buts inscrits en un seul match est codétenu par Jean Nicolas, avec le FC Rouen, et le Suisse André Abegglen, avec le FC Sochaux-Montbéliard, en inscrivant tous deux sept buts face à l'US Valenciennes respectivement le 1er mai 1938 et le 25 août 1935. Le but le plus rapide est celui de Michel Rio, joueur du SM Caen, inscrit le 15 février 1992 contre l'AS Cannes dès la huitième seconde du match[100].

Le joueur ayant été le plus expulsé lors de matchs de première division est Cyril Rool avec vingt-deux cartons rouges obtenus tout au long de sa carrière. Le plus jeune joueur à participer à un match de première division est Laurent Paganelli, le 25 août 1978 avec l'AS Saint-Étienne, alors qu'il n'avait que quinze ans et dix mois.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Les cinq entraîneurs à avoir coaché le plus de match de championnat
Entraîneur Saisons M V D N
1 Drapeau : France Guy Roux 1980-2007 894 375 258 261
2 Drapeau : France Abdelkader Firoud 1955-1982 782 323 195 264
3 Drapeau : France Albert Batteux 1950-1979 655 367 131 157
4 Drapeau : France José Arribas 1963-1982 654 275 196 196
5 Drapeau : France Louis Dugauguez 1955-1974 603 219 163 221
Guy Roux, entraîneur ayant le record de longévité en championnat.

L’entraîneur détenant le record de matchs passés sur un banc d'une équipe évoluant dans le championnat de France de football de première division est Guy Roux avec 894 matchs coachés entre 1980 et 2007 avec l'AJ Auxerroise et le RC Lens. Il est suivi par Abdelkader Firoud avec 782 matchs coachés entre 1955 et 1982 avec le Nîmes Olympique, le Toulouse FC et le Montpellier HSC et par Albert Batteux avec 655 matchs coachés entre 1950 et 1979 avec le Stade de Reims, AS Saint-Étienne et l'OGC Nice.

L’entraîneur ayant remporté le plus de fois le titre de champion de France est Albert Batteux, qui le remporte à huit reprises, cinq avec le Stade de Reims (1953, 1955, 1958, 1960, 1962) et trois avec l'AS Saint-Étienne (1968, 1969, 1970). Il est suivi par Robert Herbin et par Lucien Leduc qui l'ont remporté tous deux à quatre reprises avec l'AS Saint-Étienne (1974, 1975, 1976, 1981), pour le premier et avec l'AS Monaco (1961, 1963, 1978) et l'Olympique de Marseille (1971) pour le deuxième.

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs distinctions individuelles attribué à la fin d'une saison du championnat de France, si France Football attribue des récompenses depuis 1956, les trophées UNFP ne leur font concurrence que depuis 1994.

Les récompenses France Football[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Étoile d'or.
Hugo Lloris, ici en 2012, trois fois « Étoile d'or » comme gardien de but.
Kees Rijvers (à gauche) ici en 1974, première « Étoile d'or » du championnat de France.

Le trophée de l'Étoile d'or récompense le joueur le plus performant et régulier de la saison de première division du championnat de France, sans distinction de nationalité. Il est décerné à la fin de chaque saison au joueur ayant obtenu la meilleure moyenne d'étoiles attribuées à l'occasion de chaque match de championnat. La note d'un joueur est comprise entre 0 (cas d'un joueur expulsé) et 10 (auparavant 6) étoiles (attribuée de façon rarissime). Depuis la saison 1992-1993, un classement spécifique est établi pour les gardiens de but.

Le premier joueur à avoir remporté cette distinction est le Hollandais Kees Rijvers en 1957. Par la suite deux joueurs de champs et deux gardiens de but se sont illustrés en rapportant à trois reprises l'Étoile d'or d'une saison. Il s'agit du Franco-Algérien Rachid Mekhloufi en 1964, 1966 et 1967, du Français Roger Lemerre en 1966, 1968 et 1969, des gardiens de but Christophe Revault en 1995, 1996 et 1997 et Hugo Lloris en 2008, 2010 et 2011. Les deux derniers lauréats de ce trophée sont le Belge Eden Hazard récompensé pour la deuxième fois et le gardien français Steeve Elana après leurs belles prestations en 2012.

France Football a attribue également depuis 1973 un trophée au meilleur entraîneur français de l'année.

Les récompenses UNFP[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Trophées UNFP du football.
Eden Hazard, quatre fois récompensé aux trophées UNFP.
Claude Puel, seul entraîneur à avoir remporté deux trophées UNFP.

Créée en 1988 sous le nom des « Oscars du football », la cérémonie change de nom en 2004. La cérémonie est organisée par l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) en mai à la fin de la saison de football[101],[102].

Quatre grandes récompenses de ces trophées concernent les acteurs du championnat de France de première division, le « Meilleur joueur de l'année », le « Meilleur espoir de l'année », le « Meilleur gardien de l'année » et le « Meilleur entraineur de l'année ». Le trophée du meilleur gardien n'est remis que depuis 2002.

Depuis 1994, seul deux joueurs ont remporté à deux reprises le trophée de meilleur joueur, Pedro Miguel Pauleta en 2002 et 2003, et Eden Hazard en 2011 et 2012. Eden Hazard est d'ailleurs le seul joueur à avoir également remporté à deux reprises le trophée de meilleur espoir en 2009 et 2010, trophée aujourd'hui détenu par le Bastiais Florian Thauvin. Si Grégory Coupet, est le seul gardien de but à avoir remporté à quatre reprises le trophée de meilleur gardien entre 2003 et 2006, Hugo Lloris a remporté son troisième trophée à l'issue de la saison 2011-2012.

Enfin, un seul entraîneur a décroché deux fois le trophée du meilleur entraîneur, il s'agit de Claude Puel, qui le remporte une première fois en 2000, avec l'AS Monaco, puis une deuxième fois en 2006, avec le Lille OSC. Les derniers lauréats de ce trophée sont Christophe Galtier de l'AS Saint-Etienne et Carlo Ancelotti du Paris Saint-Germain.

Lors de cette cérémonie, un trophée est remis à l'auteur du plus beau but de la saison selon le vote des supporteurs, de plus, une équipe type de première division est constituée.

Les compétitions européennes[modifier | modifier le code]

Coefficient UEFA de la France depuis 1960[103]
1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969
2 4 8 6 14 14 16 15 16 18
1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979
19 17 18 23 20 18 15 14 9 10
1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989
8 6 6 8 10 11 15 14 10 11
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999
6 4 5 2 2 2 2 3 4 4
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
4 5 5 5 5 4 4 4 4 5
2010 2011 2012 2013
5 5 6 6

Le tableau ci-contre récapitule le classement de la France au coefficient UEFA depuis 1960. Entre 1991 et 2011, le championnat français fait partie des cinq meilleurs championnats européens. Ce coefficient par nation est utilisé pour attribuer à chaque pays un nombre de places pour les compétitions européennes (Ligue des Champions et Ligue Europa) ainsi que les tours auxquels les clubs doivent entrer dans la compétition.

Jusqu'en 1997, la France n'envoie que le champion en Ligue des champions, les trois ou quatre équipes suivantes participant à la Coupe UEFA, sauf qualification pour la Coupe des Coupes.

À partir de 1997, les vice-champions des huit meilleures ligues, dont a toujours fait partie la France depuis 1990, sont autorisés à participer au tour préliminaire. Depuis 1999, la France, systématiquement quatrième ou cinquième, reçoit le droit d'envoyer ses deux meilleurs clubs dans une phase de groupes élargie à 32 clubs, le troisième pouvant y entrer par un tour préliminaire jusqu'en 2012. Les clubs classés quatrième et cinquième continuent de se qualifier en Coupe UEFA, désormais connue sous le nom de Ligue Europa. Les places qualificatives pour la Coupe Intertoto (1995-2008) ont pu descendre jusqu'au dixième rang.

Depuis l'abolition de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1999, le vainqueur de la Coupe de France est qualifié pour la Ligue Europa. À partir de la création de la Coupe de la Ligue en 1994, le vainqueur de cette compétition est également qualifié pour l'édition suivante de la Ligue Europa.

Aujourd'hui, seules les quatre premières places du championnat assurent de participer à une coupe d'Europe, car des deux places "théoriques" en Ligue Europa attribuées au championnat, l'une est redistribuée au vainqueur de la Coupe de la Ligue.

La règle de droit commun est que le rang en championnat décide de l'ordre. La seule exception va au vainqueur de la Coupe de France qui, s'il peut participer (donc s'il n'est pas déjà qualifié pour la Ligue des champions), prend forcément la meilleure des trois places. La Coupe de la Ligue prend au championnat la moins bonne place. Si son vainqueur est déjà qualifié autrement, la place sera rendue[104], ce qui fut le cas des Girondins de Bordeaux en 2009 et de l'Olympique de Marseille en 2010 et 2011. Si le vainqueur de Coupe de France est indisponible, le finaliste de la Coupe de France le remplace (et reçoit la moins bonne des places). Si le finaliste est lui-même indisponible, la place revient au premier non-qualifié du championnat et la règle de droit commun s'applique.

À compter de la saison 2011-2012, la meilleure place en Ligue Europa qualifie d'office le club détenteur en phase de groupes ; l'Olympique lyonnais a été le premier club concerné par cette nouvelle règle, en tant que vainqueur de la Coupe de France.

D'autres dispositions s'appliquent si le vainqueur d'une coupe européenne est français ou si la France dispose d'une place supplémentaire au titre du Fair-Play. Depuis son introduction en 1995, le RC Lens est le seul club à en avoir bénéficié, en 2003-2004.

Pour la saison 2012-2013, le championnat de France est classé au 6e rang UEFA, derrière l'Angleterre, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal, après avoir été classé parmi les cinq premiers pendant une vingtaine de saisons. Cette place implique qu'à l'issue du championnat 2012-2013, la troisième place du classement est qualificative pour le troisième tour de qualification de la Ligue des champions, soit un tour de plus que lors des éditions précédentes.

Extrait du classement 2013 des nations par leur coefficient UEFA[105]
Rang
2013
Rang
2012
Évolution
Ligue
2008-2009
2009-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
Coefficient
Places en LC Places en LE
PG TB T3 T2 T1 PG TB T3 T2 T1
1 2 +1 Drapeau : Espagne Espagne 13,312 17,928 18,214 20,857 17,714 88,025 3 1 0 0 0 1 1 1 0 0
2 1 -1 Drapeau : Angleterre Angleterre 15,000 17,928 18,357 15,250 16,571 83,106 3 1 0 0 0 1 1 1 0 0
3 3 = Drapeau : Allemagne Allemagne 12,687 18,083 15,666 15,250 18,071 79,757 3 1 0 0 0 1 1 1 0 0
4 4 = Drapeau : Italie Italie 11,375 15,428 11,571 11,357 14,416 64,147 2 1 0 0 0 1 1 1 0 0
5 5 = Drapeau : Portugal Portugal 6,785 10,000 18,800 11,833 11,750 59,168 2 1 0 0 0 1 1 1 0 0
6 6 = Drapeau : France France 11,000 15,000 10,750 10,500 11,750 59,000 2 0 1 0 0 1 1 1 0 0
7 9 +2 Drapeau : Ukraine Ukraine 16,625 5,800 10,083 7,750 9,500 49,758 1 0 1 0 0 0 2 1 1 0
8 7 -1 Drapeau : Russie Russie 9,750 6,166 10,916 9,750 9,750 46,332 1 0 1 0 0 0 2 1 1 0
9 8 -1 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 6,333 9,416 11,166 13,600 4,214 44,729 1 0 1 0 0 0 2 1 1 0
10 11 +1 Drapeau : Turquie Turquie 7,000 7,600 4,600 5,100 10,200 34,500 1 0 1 0 0 0 1 1 1 0

Organisation[modifier | modifier le code]

Format de la compétition[modifier | modifier le code]

Actuellement, le championnat oppose vingt clubs français en une série de trente-huit rencontres jouées durant la saison de football. Les quatre premières places de ce championnat sont qualificatives pour les compétitions européennes que sont la Ligue des champions et la Ligue Europa. Les deux autres places sont attribuées au vainqueur de la coupe nationale, et à celui de la Coupe de la Ligue. Le troisième du championnat de la saison 2013-2014 devra passer par deux tour de qualification pour accéder à la phase de poules de la Ligue des champions 2014-2015.

Les dix-sept premiers du Championnat de France de football 2012-2013 ainsi que les trois premiers de la Championnat de France de football de Ligue 2 2012-2013 (souvent appelés des promus) participent à la compétition. Le classement est calculé avec le barème de points suivant : une victoire vaut trois points, le match nul un. La défaite ne rapporte aucun point.

Critères de départage :

  1. plus grand nombre de points ;
  2. plus grande différence de buts générale ;
  3. plus grand nombre de buts marqués ;
  4. plus grande différence de buts particulière ;
  5. meilleure place au Challenge du fair-play (un point par joueur averti, trois points par joueur exclu)[106].

À la fin de la saison, l'équipe terminant en tête du classement est sacré championne de France, alors que les trois dernières sont reléguées en deuxième division, sauf si une ou plusieurs équipes ayant fini dans les dix-sept premières sont rétrogradées administrativement.

Équipes engagées pour la saison 2013-2014
Club Dernière
montée
Entraîneur Stade Capacité
théorique
Nombre de saisons
en première division
AC Ajaccien 2011 Drapeau : France Christian Bracconi Stade François-Coty 10 660 12
SC Bastia 2012 Drapeau : France Frédéric Hantz Stade Armand-Cesari 17 600 31
Girondins de Bordeaux 1992 Drapeau : France Francis Gillot Stade Jacques-Chaban-Delmas 34 614 61
Évian Thonon-Gaillard 2011 Drapeau : France Pascal Dupraz Parc des Sports d'Annecy 15 600 3
EA Guingamp 2013 Drapeau : France Jocelyn Gourvennec Stade du Roudourou 18 126 8
Lille OSC 2000 Drapeau : France René Girard Stade Pierre-Mauroy 50 157 54
FC Lorient 2006 Drapeau : France Christian Gourcuff Stade du Moustoir 18 910 10
Olympique lyonnais 1989 Drapeau : France Rémi Garde Stade de Gerland 42 591 55
Olympique de Marseille 1996 Drapeau : France José Anigo Stade Vélodrome 60 031 64
AS Monaco 2013 Drapeau : Italie Claudio Ranieri Stade Louis-II 18 523 55
Montpellier HSC 2009 Drapeau : France Rolland Courbis Stade de la Mosson 32 939 31
FC Nantes 2013 Drapeau : Arménie Michel Der Zakarian Stade de la Beaujoire 38 004 46
OGC Nice 2002 Drapeau : France Claude Puel Allianz Riviera 35 624 55
Paris Saint-Germain 1974 Drapeau : France Laurent Blanc Parc des Princes 48 527 41
Stade de Reims 2012 Drapeau : France Hubert Fournier Stade Auguste-Delaune 21 628 31
Stade rennais 1994 Drapeau : France Philippe Montanier Stade de la route de Lorient 29 778 57
AS Saint-Étienne 2004 Drapeau : France Christophe Galtier Stade Geoffroy-Guichard 35 616 61
FC Sochaux-Montbéliard 2001 Drapeau : France Hervé Renard Stade Auguste-Bonal 20 005 67
Toulouse FC 2003 Drapeau : France Alain Casanova Stadium 36 508 26
Valenciennes FC 2006 Drapeau : Belgique Ariël Jacobs Stade du Hainaut 25 172 33

Évolution du règlement[modifier | modifier le code]

Relégation[modifier | modifier le code]

Le renouvellement des clubs est désormais très simple. Les trois derniers du classement final sont relégués, et les trois premiers du niveau inférieur les remplacent (dans le cas où l’un de ceux-ci ne peut assumer sa promotion, on repêche chez les relégués). Cette méthode a remplacé en 1993 un système mixte entre relégation directe (généralement les deux clubs les moins bien classés) et barrages. Ceux-ci opposaient les clubs de D1 qui avaient évité la relégation et ceux de D2 qui avaient manqué la promotion. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer l’antépénultième de la Division 1 (le 18e ou le 16e selon le nombre de clubs engagés) contre le troisième de D2. Il exista également de véritables petits championnats d'après saison impliquant jusqu'à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2). À l'époque où la D2 était divisée en deux groupes, un premier match de pré-barrage, sec, opposait les deuxièmes d'un groupe qui recevaient les troisièmes de l'autre groupe. Les deux vainqueurs s'affrontaient ensuite en matches aller-retour et le vainqueur de cette confrontation disputait alors les barrages d'accession contre le 18e de D1, également en match aller-retour, la première rencontre étant toujours sur le terrain de l'équipe de D2.

Bonifications[modifier | modifier le code]

Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications. Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux. La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s'impose par au moins trois buts d'avance, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976-1977). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994.

Restriction du nombre d'étrangers[modifier | modifier le code]

En 1932-1933, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29,2 %. On monte à 35 % en 1933-1934[107]. Leur nombre est ensuite limité à trois, puis à deux, sur le terrain dès 1938[108]. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leurs effectifs jusqu'à la guerre[107]. De 1945 à 1955, le nombre moyen des joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3,45[109]. Paul Nicolas, président du Groupement, ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955[110]. Ceux déjà sous contrat peuvent rester (ils ne seront plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut être recruté. Le but de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs. Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu'en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Ces footballeurs africains et les clubs jouent en effet sur la double nationalité des joueurs tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. Après 1966, le marché étranger reste toujours accessible aux clubs français. Le nombre des joueurs étrangers par club est d'abord limité à deux, puis à trois. L'arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997.

Remplacements[modifier | modifier le code]

Le Groupement tente d'introduire le douzième homme en Championnat à partir de la saison 1959-1960. Dans un premier temps, un vote du 28 février 1959 décide que seul un gardien de but blessé pourra être remplacé[111]. Un nouveau vote le 11 avril 1959 annule les décisions prises le 28 février[112]. L'utilisation d'un remplaçant est finalement adoptée en 1967. Lors de la première journée de la saison 1967-1968, le Red Star est la première formation a procéder à un changement dès la sixième minute de jeu[113].

Un deuxième changement de joueur est autorisé depuis la saison 1976-1977. Aucun club n'utilise ses deux remplaçants lors de la première journée du championnat. Le LOSC et Rennes procèdent à leurs deux changements à l'occasion de la deuxième journée lors de matchs joués et perdus à l'extérieur le vendredi 13 août 1976[114].

Le troisième changement est introduit en 1995.

Stades[modifier | modifier le code]

La Commission des stades de la Ligue de football professionnel demande que chaque club évoluant en Ligue 1 dispose d’enceintes confortables, accueillantes et sûres. Afin de répondre à ses exigences, un certain nombre de règles ont été établies[115].

Il est demandé aux équipes de Ligue 1 d'évoluer dans un stade de 20 000 places couvertes minimum, le nombre de places évoluant proportionnellement au bassin de population de la ville où se situe le stade. Le stade doit aussi répondre à des contraintes tant au niveau du confort des acteurs du jeu (terrains, vestiaires…) qu'au niveau du confort des spectateurs (sanitaire, buvette…). Le club doit également répondre d'obligations vis-à-vis des médias, de la sécurité et conditions dans lesquelles se déroule le match.

Les vingt stades de Ligue 1 en 2013-2014
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Matériel[modifier | modifier le code]

Ballon officiel 2010-2011.

Depuis la saison 2009-2010, un ballon unique est utilisé lors des rencontres. Les ballons sont fournis par l'équipementier allemand Puma. En , la Ligue de football professionnel et Puma lancent une nouvelle couleur pour le ballon de la Ligue 1 jusqu’à la fin de la saison 2011-2012, il est de couleur rose bonbon et apporte de la « fraîcheur et de l'innovation » selon le site de la LFP[116].

Lors de la saison 2012-2013 les ballons sont fournis par Adidas.

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Les vingt-et-un arbitres de Ligue 1 en 2012-2013[117]
Benoît Bastien Wilfried Bien
Ruddy Buquet Jean-Charles Cailleux
Alexandre Castro Tony Chapron
Amaury Delerue Laurent Duhamel
Saïd Ennjimi Fredy Fautrel
Antony Gautier Lionel Jaffredo
Philippe Kalt Stéphane Lannoy
Mikael Lesage Benoît Millot
Sébastien Moreira Nicolas Rainville
Olivier Thual Clément Turpin
Bartolomeu Varela
Stéphane Lannoy, dernier arbitre français présent lors d'une Coupe du monde.

Vingt-et-un arbitres sont retenus en début de saison pour devenir les arbitres principaux des matchs de première division. À l'issue de la saison, un classement est établi sur les performances de ces derniers et le moins bon arbitre est rétrogradé en division inférieure.

Parmi les arbitres de Fédéral 1, neuf sont internationaux et peuvent être appelés à arbitrer des matchs de coupe d'Europe des clubs, voire des confrontations entre équipes nationales. Parmi eux, Antony Gautier, qui a participé à plusieurs matchs de Ligue des champions de l'UEFA, de Ligue Europa et des éliminatoires du championnat d'Europe de football 2012 ou encore Clément Turpin, devenant en décembre 2009, le plus jeune arbitre français désigné arbitre international par la FIFA.

L'arbitre occupant actuellement le plus haut niveau dans la hiérarchie française est Stéphane Lannoy. Sélectionné en tant qu'arbitre principal pendant le tournoi de football des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin[118], il a depuis été sélectionné pour tous les évènements majeurs du football international, comme la Coupe du monde 2010[119] ou le Championnat d'Europe de football 2012. Il a été élu meilleur arbitre de Ligue 1 au terme de la saison 2011-2012[120], accompagné de ses assistants Eric Dansault et Frédéric Cano.

En 2011, plusieurs arbitres de première division menacent de retarder volontairement les coups d'envoi de la 26e journée du championnat dont notamment un certain Olympique de MarseilleLille OSC, décisif pour le titre de champion de France. Les arbitres se justifiant par les continuelles critiques reçues de la part des clubs lors des semaines précédentes et évoquant « le mépris profond des arbitres par tous les acteurs du football ». Face à la décision du Syndicat des Arbitres de Football Elite (SAFE), la Fédération française de football, en accord avec la Ligue de football professionnel, a procédé à la désignation de nouveaux arbitres de niveau National, qui respecteraient les règlements de la Fédération[121].

Symboles[modifier | modifier le code]

Le trophée[modifier | modifier le code]

Représentation schématique du Hexagoal.
Logo 2002-2008[122]
Logo depuis 2008[123]

L'Olympique lillois, et son capitaine Georges Beaucourt, reçoivent à l'issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-secrétaire d'État à l'éducation nationale M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnel[124]. Il s'agit d'ailleurs plus d'un vase (pas d'anse) que d'une coupe. Ce trophée est offert par le journal Le Petit Parisien[125]. Lille conserve définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien finance un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui reste en activité jusqu'en 2002. On remplace juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la Seconde Guerre mondiale par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n'exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle. Au milieu des années 1980, la ligue tente pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre AS Monaco en 1985[126]. Pour récompenser l'AS Saint-Étienne de ses dix titres, un « super trophée » est remis : il s'agit du trophée remis tous les ans au champion, mais à une échelle 1,5[127].

Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également mise en place. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003[128]. Pour honorer l'Olympique lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée — baptisé Hexagoal — est remis pour la première fois à l'Olympique lyonnais à l'issue de la saison 2006-2007.

L'affiche[modifier | modifier le code]

Depuis la mise en place d'un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des affiches focalisant l'intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, l'affiche PSG-OM se dégage ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du XIXe siècle et opposa, de 1894 aux premières années du XXe siècle, les clubs parisiens du Standard AC et du Club français. L'effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c'est l'âge d'or des derbies avec la multiplication d'affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L'Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade helvétique de Marseille. De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique « un club, une ville », illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies interne à une même ville, et même Paris, ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d'un seul club parmi l'élite, malgré des discours convenus sur l'intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris.

« Le Classico » (match PSG-OM) est une des affiches récurrentes du championnat.

Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s'imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Étienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945. À l'image de la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955, furent l'équivalent des PSG-OM d'aujourd'hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing du milieu des années 1950 au milieu des années 1960. Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Étienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc, c'était Nantes-Sainté. On signalera la micro-rivalité entre Saint-Étienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l'OM, était directeur du journal But !), l'opposition Nantes-Sainté restait l'affiche principale. Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s'imposent comme la meilleure formation française des années 1980 et l'opposition face à l'OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs. Depuis les déboires du président Bez, le PSG version Canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de classique, avec deux S contrairement au modèle espagnol.

Signes distinctifs sur les maillots[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début des années 2000, le champion de France n'avait pas de signe distinctif sur son maillot contrairement à des championnats comme la série A italienne ou encore la premier league anglaise. Néanmoins, certains clubs comme le Stade de Reims des années 1960, l' AS Saint-Étienne des années 1970 ou encore l'Olympique de Marseille des années 1990 avaient pris l'habitude d'arborer un liseré bleu blanc rouge sur le col de leur maillot. Cette tradition, qui n'avait rien d'officiel, a aujourd'hui disparu. En effet, depuis la création de la Ligue 1 en 2002, le champion de France est distingué par un écusson placé sur le haut de la manche droite de son maillot représentant un Hexagoal stylisé accompagné du nom du club ainsi que de l'année du titre.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Transferts[modifier | modifier le code]

Les dix arrivées les plus chères
Rang Joueurs Indemnité Transfert
1er Drapeau : Uruguay Edinson Cavani 63 M€ Drapeau : Italie SSC NaplesDrapeau : France Paris SG
2e Drapeau : Colombie Radamel Falcao 60 M€ Drapeau : Espagne Atlético MadridDrapeau : France AS Monaco
3e Drapeau : Colombie James Rodríguez 45 M€ Drapeau : Portugal FC PortoDrapeau : France AS Monaco
4e Drapeau : Brésil Thiago Silva 42 M€ Drapeau : Italie AC MilanDrapeau : France Paris SG
5e Drapeau : Argentine Javier Pastore 42 M€ Drapeau : Italie US PalermeDrapeau : France Paris SG
6e Drapeau : Brésil Lucas Moura 40 M€ Drapeau : Brésil São Paulo FCDrapeau : France Paris SG
7e Drapeau : France Nicolas Anelka 32 M€ Drapeau : Espagne Real MadridDrapeau : France Paris SG
8e Drapeau : Brésil Marquinhos 31,4 M€ Drapeau : Italie AS RomeDrapeau : France Paris SG
9e Drapeau : Argentine Ezequiel Lavezzi 26 M€ Drapeau : Italie SSC NaplesDrapeau : France Paris SG
10e Drapeau : Portugal João Moutinho 25 M€ Drapeau : Portugal FC PortoDrapeau : France AS Monaco
Les dix départs les plus chers
Rang Joueurs Indemnité Transfert
1er Drapeau : Belgique Eden Hazard 40 M€ Drapeau : France Lille OSCDrapeau : Angleterre Chelsea FC
2e Drapeau : Ghana Michael Essien 38 M€ Drapeau : France Olympique lyonnaisDrapeau : Angleterre Chelsea FC
3e Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 37 M€ Drapeau : France Olympique de MarseilleDrapeau : Angleterre Chelsea FC
4e Drapeau : France Karim Benzema 35 M€ Drapeau : France Olympique lyonnaisDrapeau : Espagne Real Madrid
5e Drapeau : Brésil Ronaldinho 32 M€ Drapeau : France Paris SGDrapeau : Espagne FC Barcelone
6e Drapeau : Mali Mahamadou Diarra 26 M€ Drapeau : France Olympique lyonnaisDrapeau : Espagne Real Madrid
7e Drapeau : France Franck Ribéry 25 M€ Drapeau : France Olympique de MarseilleDrapeau : Allemagne Bayern Munich
8e Drapeau : France David Trezeguet 23 M€ Drapeau : France AS MonacoDrapeau : Italie Juventus
9e Drapeau : France Mamadou Sakho 23M€ Drapeau : France Paris SGDrapeau : Angleterre Liverpool
10e Drapeau : France Djibril Cissé 20 M€ Drapeau : France AJ AuxerreDrapeau : Angleterre Liverpool

Finances[modifier | modifier le code]

Le contrôle financier des clubs par la Direction nationale du contrôle de gestion est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991. Le président de la Ligue Noël Le Graët tenta également d'imposer des critères pour accéder en D1 en matière de capacité d'accueil des stades. Cette règle ne fut jamais vraiment respectée, et jamais un club ne fut relégué ou interdit d'accéder à l'élite pour cette raison. Les cas de stades vétustes ou loin des minima imposés ne manquent pourtant pas, aujourd'hui encore.

Économie du championnat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du football.

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d'euros en 2005-2006, soit une hausse de 39 % par rapport à la saison 2002-2003 [129]. Grâce à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l'élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l'ensemble des clubs de Ligue 1 de 27,708 millions d'euros. En comparaison, le déficit cumulé des clubs de l'élite était de 151,176 millions d'euros sur la seule saison 2002-2003.

Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s'achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins de 7000 par match en 1968-69. Nombre de clubs prestigieux furent d'ailleurs contraints de stopper leurs activités en professionnel : le FC Sète (1960), le CA Paris (1963), le CORT Roubaix (1963), l'AS Troyes (1963), l'US Forbach (1966), le Racing Club de Paris (1966), le Stade français (1967), le SO Montpellier (1969), l'AS Béziers (1969), le RC Lens (1969) et le Lille OSC (1969), notamment. Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d'entente afin de sauver le football français de haut niveau : c'est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé, et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. À partir de 1970, ce dispositif n'est plus, permettant l'émergence de nouveaux clubs professionnels comme l'AJ Auxerre et l'EA Guingamp, parmi d'autres.

Jusqu'aux années 1970, la quasi-totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57 % des droits télé et seulement à 15 % des guichets. La publicité fut toujours présente autour des stades mais apparaît sur les maillots des joueurs en octobre 1969[130]. Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18 % dans les budgets des clubs de l'élite. Les produits dérivés et les subventions des collectivités locales (3 %) complètent les budgets. Ces mêmes subventions représentaient un quart des recettes au début des années 1980[131]. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

Chiffre d'affaires cumulés des clubs de Ligue 1 (en millions d'euros, hors transferts)

Le championnat et les médias[modifier | modifier le code]

Le championnat et la radio[modifier | modifier le code]

Avant la Seconde Guerre mondiale, les clubs n'autorisent pas les radios à retransmettre les rencontres en direct. Quelques rares matches sont toutefois diffusés, telle la finale de la première édition du championnat, le 14 mai 1933[132]. Radio Paris, Le Poste Parisien et Radio PTT assurent la couverture du match en direct[133]. À partir de la saison 1935-36, la Fédération autorise la diffusion de matches du championnat en différé, une demi-heure après le coup de sifflet final avec des commentaires gravés sur disques[134].

Pendant la guerre, deux matches sont diffusés en direct le dimanche, aussi, après la Libération, les radios opèrent sans contraintes. Radio Luxembourg met en place à partir du 1er novembre 1953[135] un multiplex en direct permettant de suivre tous les matches d'une même journée de championnat. Le Groupement interdit la diffusion en direct pendant la première mi-temps en mars 1954 au prétexte que cela encouragerait les spectateurs à aller au stade[136]. Les stations s'adaptent en meublant pendant la première période en attendant la fin de la première période pour en faire le résumé et enchaîner avec la diffusion en direct de la seconde période.

En octobre 1975, France Inter lance le multiplex moderne sans demander d'autorisation aux autorités du football au nom du droit à l'information. Europe 1, RTL et RMC adoptent rapidement la même formule[137], toujours d'actualité.

Le championnat et la télévision[modifier | modifier le code]

Article connexe : Football et télévision.
Les prémices (1956-1984)[modifier | modifier le code]

La première retransmission d'un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par la RTF contre le versement d'une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du club[138]. Le parc est alors estimé à 700 000 téléviseurs en France.

Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et TV à la suite de la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie-Allemagne[139]. La FFF qui n'avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s'enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et la RTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années.

En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan–Bordeaux, Sochaux–Nantes, Angers–Valenciennes et Stade français–Sochaux. Red Star–Nantes et Sedan–Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969, AC Ajaccio–Sedan, Lyon–St-Étienne, Rouen–Nantes, Nancy–Reims, Sedan–Metz, Bordeaux–St-Étienne et Angers–Angoulême, sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star–Saint-Étienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969, signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment quinze secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et à la suite de l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTF[140]. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120 000 F. Le 8 novembre 1969, diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon–Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat.

En septembre 1976, la Ligue propose à Antenne 2 de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs pour créer un magazine hebdomadaire de football. Jean Sadoul et Jean-Claude Darmon veulent surfer sur la vague verte qui vient de submerger la France entière et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l'introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. À la surprise générale, Antenne 2 refuse ! Robert Chapatte et Roger Couderc repoussèrent ces propositions, précisant même qu'une émission qui proposerait des buts de football n'intéresserait personne… Un an plus tard, la Ligue propose le même produit à TF1, qui accepte, contre le versement de droits de 450 000 francs[141] : c'est la création de Téléfoot le 16 septembre 1977, proposant le samedi à partir de 23 heures les résumés des matchs de Division 1 terminés une heure plus tôt. C'est un grand succès, et le prix du contrat atteint déjà trois millions de francs par an en 1979. La télévision française abandonne alors progressivement sa politique de dédommagement pour payer désormais le spectacle football à son prix comme l'illustre le président Claude Bez : « Il n'y a pas si longtemps, le football était à genoux devant la télévision. Maintenant, celle-ci doit se plier aux règles du jeu. »[142].

L'ère Canal+ (1984-2012)[modifier | modifier le code]

Suivant l'exemple de l'Angleterre qui diffuse à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes–Monaco. Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnés[143]. Le prix monte à environ 320 000 F par match dès la saison 1984-85 après la signature d'un premier contrat de trois ans pour 25 matches par saison[144]. En fait, le montant des droits est indexé sur le nombre d'abonnés : plus la chaine a d'abonnés, plus les matches coûtent cher.

Après avoir plafonné durant sa première année d'existence, le nombre d'abonnés augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L'inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un million de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins d'1 % dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23 % en 1990.

Canal+ n'utilise pas toutes ses possibilités en matière de diffusion lors de la période 1985-1993. Ainsi, en 1985-86, seulement 15 matches sont diffusés dont 9 en différé. Depuis 1993, Canal+ diffuse à l'occasion de chaque journée de championnat au moins un match en direct. Le 3 septembre 1996 une filiale de Canal+ propose la diffusion de la première journée de championnat de France en mode pay-per-view. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de Division 1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d'appel d'offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent en 2000 50 % des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50 % restants.

L'appel d'offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480 millions d'euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (trois matches par journée) ou en pay per view (les sept autres matchs de la journée). TF1 conserve Téléfoot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée (ce que le groupe faisait sur la chaîne TPS Star). À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530 millions d'euros par an) sont en hausse de 40 % par rapport au contrat précédent (380 millions par an). TF1 n'admet pas cette défaite et contre-attaque. À sa demande, le Conseil de la concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d'euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62 % par rapport au contrat précédent. Ceci signe l'arrêt de mort du groupe satellite TPS qui sera absorbé par le groupe Canal+.

Le 30 mars 2007, la LFP donne les droits du magazine dominical pour une année à France 2 qui crée alors France 2 Foot. TF1 continue Téléfoot, désormais consacrée au football étranger. Cette même année, un appel d'offres pour quatre saisons est lancé par la Ligue. Malgré des protestations de Canal+ qui assigne même la LFP en justice, et les augures de chute importante des droits, ces derniers se maintiennent globalement au même niveau. Canal+ laisse partir chez Orange l'une des trois affiches par journée comme ce fut le cas avec TPS, mais récupère les droits pour le magazine dominical. France 2 foot disparait, Canal Football Club apparait. Orange débourse 203 millions d'euros par saison, Canal+ 465[145].

Remise en cause du monopole (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Détenant la majorité des droits sur le championnat, beIN Sport s'investit dans le football hexagonal en rachetant des droits pour la Ligue 1. Elle diffuse le match du vendredi à 20 h 45, cinq matchs le samedi à 20 h et deux matchs le dimanche à 14 h et 17 h, pour un montant de 90 millions d'euros. La chaîne a également acheté une partie des droits de diffusions, en France, de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, de 2012 à 2015. Elle s’est également positionnée pour remporter l’appel d’offres des droits télévisés pour les Euro 2012 et 2016.

Droits TV[modifier | modifier le code]

Le montant des droits télévisés du championnat de France pour la Ligue 1 et la Ligue 2 a fortement augmenté au cours des années 2000.

  • 1998-1999 : 122 millions d'euros[Note 5]
  • 1999-2000 : 243 millions d'euros
  • 2000-2001 : 275 millions d'euros
  • 2001-2002 : 351 millions d'euros
  • 2002-2003 : 362 millions d'euros
  • 2003-2004 : 380 millions d'euros
  • 2004-2005 : 391 millions d'euros
  • 2005-2006 : 550 millions d'euros
  • 2006-2007 : 600 millions d'euros
  • 2007-2008 : 653 millions d'euros
  • 2008-2009 : 668 millions d'euros
  • 2009-2010 : 668 millions d'euros
  • 2010-2011 : 668 millions d'euros

En 2006, sur les 600 millions d'euros versés par les diffuseurs, 430 reviennent aux clubs de L1, 101 aux clubs de L2, 30 millions à la taxe Buffet pour le sport amateur, 20 à la LFP, 12 à la FFF et 7 à l'UNFP.

Le record d'audience sur Canal+ est détenu par le match Marseille-Lyon du 17 mai 2009, vu par 2,93 millions de téléspectateurs. Le record précédent était codétenu par les matches Marseille-PSG (1991) et Lyon-Marseille (2008) avec 2,91 millions de téléspectateurs[146].

En 2009-2010, le record d'audience est détenu par la rencontre Marseille-Bordeaux du 30 août (2,5 millions)[147] devant le Marseille-PSG du 20 novembre (2,4 millions)[148], Lyon-Bordeaux du 13 décembre (2,1 millions)[149] et le prolifique Lyon-Marseille (5-5) du 8 novembre (2 millions)[147].

Le championnat de France dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Supporter de football.
Supporters bordelais lors de la finale de la Coupe de la Ligue 2006-2007.

Le football entraîne un vaste mouvement de soutien populaire souvent inconditionnel que l'on peut nommer comme « phénomène des supporters ». Les fans d'un même club peuvent s'organiser en mouvements appelés groupes ou associations de supporters.

Les supporters ont un rôle déterminant dans le financement des clubs, l'animation des stades et permettent aux joueurs de donner le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain. Le surnom de « douzième homme » n'est pas usurpé. Ils représentent également une forme de contre-pouvoir face aux dirigeants. Avant 1967, des déménagements de clubs, sont tentés par certains dirigeants à la recherche de meilleurs « marchés », mais c'est sous la pression des supporters contre ces actions purement mercantiles, après la fusion controversée du Toulouse FC première version avec le Red Star que ce genre de manœuvres a tout simplement étées interdites.

Fumigènes chez les Ultras lors du match Olympique de Marseille-FC Metz.

Les rivalités dans le football touchent principalement les supporters. Les derbies et autres affiches de gala constituent des rendez-vous importants pour les fans qui rivalisent alors dans les domaines du chant ou de l'animation des tribunes (et parfois de la violence) pour prendre un ascendant sur les supporters rivaux. Les rivalités les plus spectaculaires sont en France celles opposant l'Olympique de Marseille au Paris Saint-Germain ou entre l'Olympique lyonnais et l'AS Saint-Étienne.

On distingue plusieurs niveaux d'implication chez les supporteurs, les occasionnels qui se rendent ponctuellement au stade de leur équipe favorite, de façon autonome. Certains vont regarder les matchs dans des bars ou des pubs qui les retransmettent à la télévision. Les abonnés au stade, qui assiste à tous ses matchs à domicile de leur équipe favorite. Cette proportion dépend de plusieurs facteurs dont le palmarès du club considéré et du degré d'engouement local pour le football. Les groupes de supporteurs officiels ou non-officiels, qui sont des associations de supporters créées afin d'organiser les encouragements. Et enfin, parmi ces groupes de supporteurs, les groupes plus influents sont ceux des supporteurs Ultras, parfois assimilés aux Hooligans, la distinction entre les deux termes résidant principalement dans l'usage de la violence, caractéristique des seconds.

Clubs de Ligue 1 préférés des Français[modifier | modifier le code]

Équipe de Ligue 1 préférée des Français[Note 6],[150]
2004 2005 2007 2009 2010 2011 2012
Olympique de Marseille 22 % 18 % 18 % 20 % 20 % 25 % 20 %
Paris Saint-Germain 11 % 10 % 11 % 11 % 6 % 11 % 13 %
Olympique lyonnais 8 % 11 % 17 % 11 % 12 % 12 % 11 %
Girondins de Bordeaux 3 % 3 % 3 % 10 % 11 % 6 % 4 %
Lille OSC 1 % 2 % 1 % 2 % 2 % 9 % 4 %
Montpellier HSC NA NA NA 1 % 1 % 1 % 4 %
AS Saint-Étienne 3 % 4 % 4 % 4 % 3 % 5 % 4 %
Stade rennais 1 % 1 % 1 % 3 % 2 % 2 % 3 %
RC Lens 3 % 3 % 5 % 4 % 4 % NA NA
AS Monaco 5 % 3 % 1 % 1 % 0 % NA NA
AJ Auxerre 2 % 5 % 3 % 1 % 2 % 2 % NA

L'Institut français d'opinion publique (IFOP) réalise un sondage pour le journal Ouest-France depuis 2004 sur le thème de « l’équipe de Ligue 1 préférée des Français ». Cette question est posée annuellement hormis en 2006 et 2008 et l'Olympique de Marseille occupe constamment la première place. L'Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain alternent en deuxième ou troisième position suivant les années[150].

Sur cette période 2004-2012, l'indice de popularité semble dépendre des résultats sportifs du club. Lyon remporte sept championnats consécutifs de 2002 à 2008 et voit passer sa côte de sympathie de 8 % en 2004 à 17% en 2007 avant de retomber à des niveaux autour de 11-12 % depuis 2009 et qui coïncide à la fin de son règne. L'IFOP parle d'un « effet vainqueur » qui augmente la cote de popularité l'année d'un titre et Bordeaux, Lille ou Montpellier en sont des exemples. Ceci est particulièrement vrai pour les Girondins de Bordeaux en 2009 et le Lille OSC en 2011 qui connaissent chacun une augmentation de 7 %. Dans la foulée de son titre 2009, cet « effet vainqueur » permet également à Bordeaux d'occuper la 3e place en 2010 au détriment du PSG à la suite d'une campagne européenne 2009-2010 qui l'a notamment vu atteindre les quarts de finale de Ligue des champions après avoir terminé premier de son groupe devant deux clubs de renommée internationale que sont le Bayern de Munich et la Juventus de Turin. Dans le même temps, l'image de Paris se détériore avec le passage à tabac entrainant la mort d'un supporter parisien par d'autre supporters parisiens en marge d'un PSG-OM[151].

L'OM et le PSG présentent une base solide de sympathisants et semblent être des exceptions à ce principe de popularité lié aux résultats sportifs. Le club marseillais connait une cote de sympathie variant entre 18 et 25 % et son titre de champion 2010 ne lui offre aucune progression par rapport à l'année précédente. À l'inverse, la période 1993-2009 qui voit le club ne remporter aucun trophée majeur ne l'empêche pas de se classer en première position de 2004 à 2009. La cote du Paris SG oscille entre 10 et 13 % avec un creux ponctuel à 6 % en 2010 à la suite de violences entre supporteurs. Le club de la capitale connait deux saisons consécutives en 2007 et 2008 où il lutte pour ne pas descendre en deuxième division et comme pour l'Olympique de Marseille, ces résultats sportifs en l'occurrence décevants ne provoquent pas de modifications significatives dans la sympathie des Français[151].

Hormis l'OM, l'OL et le PSG, l'ensemble des autres clubs ne jouissent pas de cote de popularité extrêmement haute de manière constante (inférieure à 3%) et seuls l'AS Saint-Étienne et le RC Lens disposent d'un ancrage local conséquent sans pour autant dépasser les 5% à l'échelle nationale[152].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Et Monaco le cas échéant car en matière de football, la principauté est rattachée à la France par la FIFA.
  2. Hiden fut naturalisé français et joua en équipe de France, tout comme Benbarek, qui n'avait pourtant pas la nationalité française.
  3. L'Olympique de Marseille est déclassé le 22 septembre par le Conseil fédéral de la FFF à la suite d'une affaire de corruption. À la demande de Canal+, le PSG, deuxième, n'est pas désigné champion.
  4. Le précédent record du nombre de championnats gagnés consécutivement était détenu par l'AS Saint-Étienne et l'Olympique de Marseille, avec quatre titres consécutifs.
  5. Ces montants n'incluent pas les droits vendus à l'étranger
  6. Clubs atteignant un minimum de 3 % sur l'une des sept dernières années

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Gabriel Hanot, « Naissance, enfance, adolescence et maturité du football professionnel en France », p. 18 in Gilles Gauthey, Le football professionnel français, tome 1, Paris, 1961
  3. Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995, p. 61 (ISBN 2012350984)
  4. Gilles Gauthey, op. cit., p. 93
  5. a et b Paul Hurseau et Jacques Verhaeghe, Olympique lillois, Sporting Club Fivois, Lille O.S.C., Joué-les-Tours, Alan Sutton, 1997, p. 19 (ISBN 2842530802)
  6. Claude Loire, Le Stade rennais, Rennes, Apogée, 1991, p. 160-161 (ISBN 290927540X)
  7. Coll., 100 ans de football en Alsace (vol. 2), Strasbourg, LAFA, 2002, p. 92 (ISBN 2911219139)
  8. François Dubois, Naissance et essor du football à Amiens, Amiens, Encrage, 1992, p. 156 (ISBN 2906389366)
  9. Rédaction, « L'année où le foot français est devenu pro », L'Équipe, vol. 67, no 21252,‎ 21 septembre 2012, p. 3
  10. coll., 100 ans de football en France, Paris, Atlas, p. 131-132
  11. Le Petit Parisien, no 20901 du 21 mai 1934, p. 4, sur gallica.bnf.fr.
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  15. Le cavalier seul de Sochaux, sur om4ever.com.
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  17. Éric Lemaire, Le guide français et international du football, Éditions De Vecchi,‎ 1998
  18. Le championnat de France 1939/1940, sur om4ever.com.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages
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  • Gilles Gauthey, Le Football professionnel français, tome 1, Paris, 1961
  • Pierre Delauney, Jacques de Ryswick et Jean Cornu, 100 Ans de football en France, Paris, éditions Atlas, 1982
  • Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), Paris, L'Harmattan, 1998
  • Alfred Wahl, Les Archives du football, sport en société en France (1880-1980), Paris, Gallimard, 1989
  • Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les Footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995
  • Éric Lemaire, Guide français et international du football, 1993-2006
  • Paul Dietschy et Arnaud Ramsay, Ligue 1 - 80 ans de football professionnel, Éditions Solar,‎ mai 2013, 176 p. (ISBN 978-2-2630-6159-2).
Guides annuaires
  • collectif, Guides annuaires de Football, 1933-1944
  • collectif, Guide annuaire football de Ce soir-Sprint, 1945
  • collectif, Guides annuaires football de L'Équipe, 1953-1990
Presse

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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