Gare de Rouen-Rive-Droite

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Rouen-Rive-Droite
Image illustrative de l'article Gare de Rouen-Rive-Droite
Façade du bâtiment voyageurs
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Rouen
Adresse Place Bernard-Tissot
Coordonnées géographiques 49° 26′ 56″ N 1° 05′ 39″ E / 49.448957, 1.094115 ()49° 26′ 56″ Nord 1° 05′ 39″ Est / 49.448957, 1.094115 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités Normandie
TER Haute-Normandie
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare au Havre
Saint-Roch à Darnétal-Bifurcation
Voies 5 + voies de service
Quais 4
Transit annuel 6,2 millions (2011)
Altitude 26 m
Historique
Mise en service 1847
Architecte Adolphe Dervaux
Classement  Inscrit MH (1975)
Correspondances
Tramway Technopôle
Georges Braque
(Station Gare-rue Verte)
Bus   4     8    11   13   71  N2
(Arrêt Gare-rue Verte)

Géolocalisation sur la carte : Haute-Normandie

(Voir situation sur carte : Haute-Normandie)
Rouen-Rive-Droite

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rouen-Rive-Droite

Géolocalisation sur la carte : Rouen

(Voir situation sur carte : Rouen)
Rouen-Rive-Droite

La gare de Rouen-Rive-Droite est l'une des principales gares de province du réseau de la SNCF en France. Située sur la rive droite de la Seine, elle est la seule gare desservant la ville de Rouen à l'heure actuelle. C'est à la fois une gare grandes lignes, historiquement située sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, mais aussi affectée au réseau TER desservant principalement la Haute-Normandie, la Basse-Normandie, la Picardie, et l'Île-de-France.

Située en haut de la rue Jeanne-d'Arc, l'une des principales artères de la ville, le bâtiment de style art nouveau, inauguré en 1928 se distingue par son beffroi caractéristique. La gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Se plaçant au 23e rang national en termes de fréquentation[réf. nécessaire], elle a vu passer près de 6 millions de voyageurs en 2008. Elle est confrontée à un trafic croissant, limité par des installations saturées. Afin d'accueillir davantage de trains, il est prévu de la délester d'une partie de son trafic, par la construction d'une seconde gare à Rouen, sur le site de la gare de Rouen-Saint-Sever non exploitée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de la gare, rue Verte, vers 1845.
Inauguration de la ligne entre Rouen et Le Havre en 1847.
Façade de la gare actuelle, style Art nouveau.

L'histoire de la gare de Rouen commence en 1841 avec la mise en service de la ligne de chemin de fer entre Paris et Rouen. La construction de la première gare se traduit par la mise en service d'un débarcadère dans le quartier Saint-Sever sur la rive gauche de la Seine. Le premier train entra en gare de Rouen-Saint-Sever le 9 mai 1843. Ce train partit de Paris à h et arriva à Rouen à 12 h 56. Le convoi officiel partit de Paris 15 minutes plus tard. À l'arrivée, la ligne fut bénie par le cardinal-archevêque de Rouen.

En 1847, la gare rue Verte est inaugurée à l'emplacement de la gare actuelle, rive droite. Située en contrebas de la rue Verte, on y accède par des rampes. Véritable trou entre deux tunnels distants de 200 mètres, cette gare ne dispose que de deux voies à quai. En raison de ses capacités et accès insuffisants, sa reconstruction est déclarée d'utilité publique le 7 décembre 1900. La gare est rachetée par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. En 1916, le poète belge Émile Verhaeren y meurt accidentellement.

À partir de 1912, les travaux d'agrandissement de la gare débutent afin d'accroître l'espace entre les deux tunnels. Pendant toute la durée des travaux, le trafic ferroviaire est maintenu. Conduits par l'architecte Adolphe Dervaux et avec une structure en béton armé étudiée par le bureau d'étude Considère, Pelnard et Caquot, les travaux durèrent douze ans, de 1912 à 1924.

La nouvelle gare, de style Art nouveau, fut inaugurée le 4 juillet 1928 par le président de la République Gaston Doumergue. D'abord nommée Gare de l'Ouest ou Gare Rue Verte, elle s'appelle aujourd'hui Gare de Rouen-Rive-Droite. Le campanile de l'horloge a une hauteur de 37 m.

Le 17 décembre 1994, la gare fut mise en correspondance avec le métro lors de son inauguration.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 139,468[2] de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre. Cette dernière ligne est rejointe à l'Est de Rouen, au PK 137,098[2], par la ligne de Saint-Roch à Darnétal-Bifurcation en provenance d'Amiens. Son altitude est de 26 m (niveau des rails).

Elle a la particularité d'être établie en tranchée entre deux tunnels : celui de Beauvoisine à l'Est (1 354 m) et celui de Saint-Maur à l'Ouest (1 075 m). Cette implantation limite sérieusement la longueur des trains de voyageurs puisque le quai le plus long a une longueur utile de 311 m[3].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Cette gare dessert directement: Paris saint Lasard (par Intercité et TER), Le Havre (par Intercité et TER), Amiens (par TER), Elbeuf saint Aubin (par TER), Yvetot (par Intercité et TER), Caen (par TER), Dieppe (par TER), Lille Flandre (par TER) et Marseille saint Charles (par TGV desservant Lyon)

Évolution du trafic[modifier | modifier le code]

Fréquentation annuelle de la Gare de Rouen-Rive-Droite.
Évolution de la fréquentation de la gare[réf. nécessaire]
2000 2004 2005 2008 2009 2010 2011
Nombre de voyageurs annuels en millions
(place nationale)
4,5
(24e rang)
5,0
(24e rang)
5,2
(24e rang)
6,0
(23e rang)
5,987[4]
(23e rang)
4,920[4]
(23e rang)
6,162[4]
(23e rang)

Correspondances[modifier | modifier le code]

Station Gare-Rue Verte.
Article détaillé : Gare-Rue Verte (tramway de Rouen).

La construction du pôle d'échanges, s'est effectuée parallèlement à la mise en service du tramway de Rouen en 1994. Les deux lignes du tramway, le desservent, ainsi que plusieurs lignes de bus. La station du tramway se situe à environ 22 mètres sous terre. La station comporte de nombreuses œuvres d'art.

  • Tramway (Gare-rue Verte)

Technopôle
Georges Braque

  • Bus (Gare-rue Verte)

  4     8    11   13   71  N2

  • Vélos en libre service : Cy'clic (Gare - Rue Jeanne-d'Arc)

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Ce service est assuré par les gares de Rouen-Martainville et de Rouen-Orléans.

Projets[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Rouen-Rive-Gauche.

En projet est la création d'une nouvelle gare sur la rive gauche[5], mise en service vers 2020. La gare de la rive droite serait alors desservie alors par le tram-train Barentin-Elbeuf. La gare rive gauche se situerait à l'emplacement de l'ancienne gare de Saint-Sever qui serait reconstruite[6], avec une correspondance avec la gare Rive-Droite via le prolongement de la ligne de métro après Boulingrin.

À partir de septembre 2009, des réunions de concertation préalables au débat public permettront au grand public de s'informer et de s'exprimer sur l'avenir de la gare de Rouen et de l'ensemble du réseau ferré de l'agglomération rouennaise. Ces réunions publiques sont organisées par le conseil régional de Haute-Normandie, conseillé par l'agence État d'Esprit.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00100832 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 131.
  3. Annexe 7.1 au document de référence du réseau ferré national, horaire de service 2013.
  4. a, b et c [PDF] " Le trafic ferroviaire voyageurs, un document de la CCI de Rouen, consulté le 11 septembre 2013.
  5. Paris-Normandie, 9 janvier 2006
  6. . Seuls les quais de la gare de Rouen-Préfecture subsistent à l'emplacement de l'ancienne gare de Saint-Sever

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Architecture, no 1, 15 janvier 1930
  • Michel Croguennec, Le Chemin de fer dans l'agglomération rouennaise de 1843 à aujourd'hui, no 17, (histoire(s) d'agglo). - Agglomération de Rouen, 2001 (ISBN 2-913914-27-6)
  • Patrice Quéréel (préf. Patrice Pusateri et Michel Nouvellon), XXe un siècle d'architectures à Rouen, Rouen, ASI,‎ 2001, 157 p. (ISBN 2-912461-03-0), p. 108-109
  • Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout,‎ 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 106-107
  • Patrice Macqueron et Pierre Nouaud, Rouennais des deux rives : 1890-1914, éd. des Falaises, Fécamp, 2006 (ISBN 2848110546)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Tableau des dessertes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Le Havre
Terminus
Le Havre
Terminus
TGV Mantes-la-Jolie
Versailles-Chantiers
Marseille-Saint-Charles
Lyon-Perrache
Terminus
Le Havre
Dieppe
Terminus
Yvetot
Dieppe
Intercités Normandie Oissel
Mantes-la-Jolie
Paris-Saint-Lazare
Paris-Saint-Lazare
Terminus Terminus TER Haute-Normandie Oissel Paris-Saint-Lazare
Le Havre
Dieppe
Yvetot
Maromme TER Haute-Normandie Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Haute-Normandie /
Basse-Normandie
Elbeuf-Saint-Aubin Caen
Terminus Terminus TER Haute-Normandie /
Nord-Pas-de-Calais
Montérolier-Buchy Lille-Flandres
Amiens
Le Tréport - Mers