Gare de Rouen-Rive-Droite

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Rouen-Rive-Droite
Image illustrative de l'article Gare de Rouen-Rive-Droite
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare
Localisation
Pays France
Ville Rouen
Adresse Place Bernard-Tissot
76000 Rouen
Coordonnées géographiques 49° 26′ 56″ N 1° 05′ 39″ E / 49.448957, 1.094115 ()49° 26′ 56″ Nord 1° 05′ 39″ Est / 49.448957, 1.094115 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Intercités Normandie
TER Haute-Normandie
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare au Havre
Saint-Roch à Darnétal-Bifurcation
Voies 5 (+ voies de service)
Quais 4
Transit annuel 6,2 millions (2011)
Altitude 26 m
Historique
Mise en service 22 mars 1847
(gare de William Tite)
Ouverture 4 juillet 1928
(gare d'Adolphe Dervaux)
Architecte William Tite
(gare de 1847)
Adolphe Dervaux
(gare de 1928)
Classement  Inscrit MH (1975)
Correspondances
Tramway station Gare-Rue Verte
Bus voir Intermodalité

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Rouen-Rive-Droite

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Rouen-Rive-Droite

La gare de Rouen-Rive-Droite est une gare française de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, située sur la rive droite de la Seine en haut de la rue Jeanne-d'Arc à proximité du centre-ville de Rouen, préfecture du département de la Seine-Maritime et chef-lieu de la région Haute-Normandie.

En 1843, la gare de Rouen-Saint-Sever est mise en service, sur la rive gauche de la Seine, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen. La station voyageurs de la rue Verte, à l'emplacement de la gare actuelle, est mise en service en 1847 par la Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre. Le bâtiment voyageurs de style Art nouveau, inauguré en 1928, est inscrit au titre des monuments historiques en 1975.

Rouen-Rive-Droite, est une gare grande ligne de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), notamment pour la relation historique Paris - Rouen - Le Havre, mais également une gare régionale du réseau TER Haute-Normandie desservie par des trains en relation avec la Haute-Normandie, la Basse-Normandie, la Picardie et l'Île-de-France.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 26 mètres d'altitude, la gare de Rouen-Rive-Droite est située au point kilométrique (PK) 139,468[1] de la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre, entre les gares de Sotteville et de Maromme. Elle est implantée en tranchée entre le tunnel de Beauvoisine à l'est (1 354 m) et celui de Saint-Maur à l'ouest (1 075 m). Sans être véritablement une gare de bifurcation, elle est directement reliée à la gare d'Amiens par la ligne de Saint-Roch à Darnétal-Bifurcation, dont la gare précédente en service est celle de Saint-Martin-du-Vivier.

Par ailleurs, du fait de sa situation entre deux tunnels, la longueur disponible pour les trains de voyageurs est limitée. Le quai le plus long mesure 311 m[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'arrivée du chemin de fer à Rouen a lieu en mai 1843, sur la rive gauche de la Seine dans le quartier Saint-Sever, avec la mise en service d'un débarcadère, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Paris à Rouen[3].

Station de la rue Verte[modifier | modifier le code]

Lors de la conception du tracé du chemin de fer de Rouen au Havre, il apparait impossible de relier directement cette ligne située sur la rive droite de la Seine avec la gare de Rouen-Rive-Gauche[3].

Inauguration en 1847.

Le choix se porte sur une gare située à proximité du centre-ville de Rouen et un contournement de la ville pour rejoindre la ligne de Paris sur la rive gauche. Ce contournement débute par un embranchement situé aux ateliers de Sotteville. La voie franchit la Seine par le viaduc d'Eauplet, composé de huit arches en bois posées sur des piliers en pierres, long de 370 mètres ; elle passe sous la colline Sainte-Catherine par un tunnel de 1 050 m puis traverse sur un remblai la vallée de Darnétal avant d'entrer dans le tunnel de Beauvoisine, long de 1 354 m qui permet d'atteindre une tranchée de 200 mètres de longueur, où est établie la nouvelle station voyageurs, avant le tunnel de Saint-Maur, long de 1 075 m et le tunnel du Mont-Riboudet, long de 357 m qui achèvent le contournement de la ville[3].

Gare de la rue Verte vers 1910.

Le bâtiment est construit en 1843 par l'architecte anglais William Tite[4]. Cette nouvelle station, constituée des deux voies de la ligne et desservant deux quais, est destinée uniquement à la desserte voyageurs de la ville, l'ancienne gare de Saint-Sever devenant la gare marchandises. La station, dite alors de la rue Verte, est inaugurée avec la ligne le 20 mars 1847. La Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre ouvre le service voyageurs le 22 mars 1847[3].

Dès la fin du XIXe siècle, la gare est devenue insuffisante en espaces et accès. La reconstruction de la gare est déclarée d'utilité publique le 7 décembre 1900. Après la faillite de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, en 1909, elle devient une gare de l'Administration des chemins de fer de l'État.

La gare actuelle[modifier | modifier le code]

Le chantier de la nouvelle gare est ouvert en 1913 par des travaux de terrassement destinés à agrandir l'espace disponible entre les deux tunnels. Le chantier de l'aménagement de l'espace et de la reconstruction du bâtiment voyageurs débute en 1914, dirigé par l'architecte Adolphe Dervaux. La structure, en béton armé, est due au bureau d'étude Considère, Pelnard et Caquot[5]. La Première Guerre mondiale va retarder l'avancement du chantier qui va durer jusqu'en 1928. La nouvelle gare est conditionnée par la disposition du bâtiment sur le bord de la tranchée dans laquelle se trouve les voies et les quais, desservis par trois passerelles parallèles. Le bâtiment est monumental dans un style Art nouveau tardif, auquel s'ajoute l'affirmation moderniste d'une structure en béton apparente[4]. La tour de l'horloge a une hauteur de 37 mètres.

Détail de la façade.

La nouvelle gare est inaugurée le 4 juillet 1928 par le président de la République Gaston Doumergue. D'abord nommée Gare de l'Ouest ou Gare de la rue Verte, elle s'appelle aujourd'hui « Gare de Rouen-Rive-Droite ».

Poste d'aiguillages (2013)

La gare est inscrite comme monument historique par le décret du 15 janvier 1975. En 1985, l'aménagement d'un parking au-dessus des voies, nécessite une restructuration de la circulation des piétons et des accès aux quais ; les galeries et les passerelles d'origine sont modifiées[5]. En 1989, l'architecte Louis Arretche rénove l'ancien bâtiment voyageurs[4]. Le 17 décembre 1994, a lieu la mise en service de la station souterraine « gare-Rue Verte » du tramway de Rouen (dit aussi métro), qui dispose d'une sortie sur le parvis de la gare.

Au début des années 2000, les prévisions de l'évolution du trafic reposent le problème de la saturation de la gare et des difficultés de l'extension de ses installations. La situation actuelle est caractérisée par un espace ferroviaire restreint entre les deux entrées des tunnels et les deux murs de soutènement. Depuis 1928, elle dispose d'un plan comprenant quatorze voies dont six seulement permettent une desserte des quais dans les deux sens. Les quais sont courts, entre 170 m et 320 m, et seulement trois d'entre eux peuvent recevoir des trains de onze voitures de type Corail. Cette configuration pose également le problème du passage des trains de marchandises, car il n'y a pas de voies centrales sans quais et cela représente une moyenne de 85 trains quotidiens dans chaque sens. Le système de gestion des aiguilles est également ancien[6].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle comprend un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle dispose d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès Plus » qui comporte des aménagements, équipements et services pour les personnes à mobilité réduite[7].

L'accès aux quais s'effectue par des escaliers à partir du hall de la gare[7].

Desserte[modifier | modifier le code]

Desserte TER en 2013.

Rouen-Rive-Droite est une gare grandes lignes desservie par des TGV à destination des gares du Havre, de Lyon-Perrache et de Marseille-Saint-Charles ainsi que par des trains Intercités Normandie à destination des gares du Havre, de Dieppe et de Paris-Saint-Lazare[7].

C'est également une importante gare régionale desservie par des trains TER Haute-Normandie à destination des gares du Havre, de Dieppe, d'Yvetot, mais aussi de Caen (Basse-Normandie), d'Amiens, du Tréport - Mers et de Lille-Flandres[7].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et des parkings pour les véhicules y sont aménagés. Une station Cy'clic de vélos en libre-service est située rue Jeanne d'Arc.

La gare constitue un pôle d'échanges multimodaux avec la desserte par le tramway de Rouen (dit aussi métro) qui dispose de la station Gare-Rue Verte et par des bus du réseau des Transports en commun de l'agglomération rouennaise (lignes 4, 8, 11, 13, 71 et N2).

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Ce service est assuré par les gares de Rouen-Martainville et de Rouen-Orléans.

Évolution du trafic[modifier | modifier le code]

Fréquentation annuelle de la gare de Rouen-Rive-Droite.
Évolution de la fréquentation de la gare.
2000 2004 2005 2008 2009 2010 2011
Nombre de voyageurs annuels en millions
(place nationale)
4,5
(24e rang)
5,0
(24e rang)
5,2
(24e rang)
6,0
(23e rang)
5,987[8]
(23e rang)
4,920[8]
(23e rang)
6,162[8]
(23e rang)

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Situé sur l'une des principales artères de la ville, le bâtiment voyageurs inauguré en 1928, de style Art nouveau, se distingue par son beffroi caractéristique. La gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975[9].

Projets[modifier | modifier le code]

Un projet prévoit la création d'une nouvelle gare sur la rive gauche de la Seine[10] qui pourrait être mise en service vers 2020. La gare de la rive droite serait alors desservie alors par le tram-train Barentin-Elbeuf. La gare de la rive gauche se situerait à l'emplacement de l'ancienne gare de Saint-Sever qui serait reconstruite[11], avec une correspondance avec la gare Rive-Droite via le prolongement de la ligne de métro après Boulingrin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, volume 1, éditions La Vie du Rail, 2011 (ISBN 978-2-918758-34-1), p. 131.
  2. Annexe 7.1 au document de référence du réseau ferré national, horaire de service 2013.
  3. a, b, c et d François et Maguy Palau, « 3.16 Rouen-Le Havre et jonction Rouen Sotteville », dans Le Rail en France : les 80 premières lignes 1828-1851, éditeur Palau, Paris, 2003 (ISBN 2-950-9421-0-5), p. 143
  4. a, b et c François Caron, Alain Gernigon, « Gare de Rouen 1914-1928 », dans Le Patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, tome 1, Flohic éditions, Paris, 1999 (ISBN 2-84234-069-8), pp. 394-395
  5. a et b Site culture.gouv.fr : Rouen gare rive droite, référence PA00100832 (consulté le 23 avril 2014)
  6. Noémie Piaskowski, Agnès Sander (directeur de PFE), « 1- Une gare actuelle limitée », dans Une nouvelle gare pour Rouen, projet de fin d'études, formation des architectes-urbanistes de l'État, promotion 15 2008-2009, École nationale des ponts et chaussées, École de Chaillot, juillet 2009, pp. 10-11
  7. a, b, c et d Site SNCF TER Haute Normandie : Gare de Rouen-Rive-Droite (consulté le 23 avril 2014)
  8. a, b et c [PDF] " Le trafic ferroviaire voyageurs, un document de la CCI de Rouen, consulté le 11 septembre 2013.
  9. « Notice no PA00100832 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Paris-Normandie, 9 janvier 2006
  11. . Seuls les quais de la gare de Rouen-Préfecture subsistent à l'emplacement de l'ancienne gare de Saint-Sever

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Architecture, no 1, 15 janvier 1930
  • Michel Croguennec, Le Chemin de fer dans l'agglomération rouennaise de 1843 à aujourd'hui, no 17, (histoire(s) d'agglo). - Agglomération de Rouen, 2001 (ISBN 2-913914-27-6)
  • Patrice Quéréel (préf. Patrice Pusateri et Michel Nouvellon), XXe un siècle d'architectures à Rouen, Rouen, ASI,‎ 2001, 157 p. (ISBN 2-912461-03-0), p. 108-109
  • Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout,‎ 1994, 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 106-107
  • Patrice Macqueron et Pierre Nouaud, Rouennais des deux rives : 1890-1914, éd. des Falaises, Fécamp, 2006 (ISBN 2848110546)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Le Havre
ou Terminus
Le Havre
ou Terminus
TGV Mantes-la-Jolie
ou Versailles-Chantiers
Marseille-Saint-Charles
ou Lyon-Perrache
Le Havre
ou Dieppe
ou Terminus
Yvetot
ou Dieppe
ou Terminus
Intercités Normandie Oissel
ou Mantes-la-Jolie
ou Paris-Saint-Lazare
Paris-Saint-Lazare
Le Havre
ou Dieppe
ou Yvetot
ou Terminus
Maromme
ou Terminus
TER Haute-Normandie Oissel
ou Terminus
Paris-Saint-Lazare
ou Terminus
Terminus Terminus TER Haute-Normandie /
Basse-Normandie
Elbeuf-Saint-Aubin Caen
Terminus Terminus TER Haute-Normandie /
Nord-Pas-de-Calais
Montérolier-Buchy Lille-Flandres
ou Amiens
ou Le Tréport - Mers