Cahors

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Cahors
Le pont Valentré.
Le pont Valentré.
Blason de Cahors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Cahors
Canton Cahors-Nord-Est
Cahors-Nord-Ouest et Cahors-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cahors
Maire
Mandat
Jean-Marc Vayssouze-Faure
2014-2020
Code postal 46000
Code commune 46042
Démographie
Gentilé Cadurciens ou Cahorsins (ancien et rare)
Population
municipale
20 224 hab. (2011)
Densité 312 hab./km2
Population
aire urbaine
42 107 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 54″ N 1° 26′ 29″ E / 44.448333, 1.44138944° 26′ 54″ Nord 1° 26′ 29″ Est / 44.448333, 1.441389  
Altitude Min. 105 m – Max. 332 m
Superficie 64,72 km2
Localisation

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Cahors
Liens
Site web mairie-cahors.fr

Cahors est une commune du midi de la France, située dans le quart sud-ouest du pays. Préfecture du Lot, elle est située dans la région Midi-Pyrénées. Principale ville du département, forte de 20 194 habitants, au cœur d'une agglomération de 42 107 habitants, Cahors est la capitale historique du Quercy. Ses habitants sont appelés les Cadurciens (autrefois les Cahorsins).

Lovée dans un méandre du Lot, entourée par des collines escarpées et les hauteurs arides des causses, la cité est riche d'une parure monumentale d'une grande diversité, héritée notamment de l'Antiquité et du Moyen Âge (centre historique aux ruelles tortueuses et aux riches hôtels particuliers, cathédrale Saint-Étienne et surtout le célèbre pont Valentré (classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle[1]). Pôle touristique majeur, célèbre pour son vignoble et sa gastronomie (truffes, foie gras), cette petite ville typiquement méridionale bénéficie du label « Villes d'art et d'histoire ».

Principal centre économique du département, Cahors est un pôle d'activités tertiaires, où prédominent les services et le commerce. Elle profite de la présence d'équipements culturels de premier plan, tels son théâtre à l'italienne, son auditorium et ses deux cinémas classés « salles d'art et d'essai ».

Plusieurs quartiers font partie de la ville : Saint-Henri, Larosière, Bégoux, Lacapelle.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 115 km au nord de Toulouse, sur l'axe RN 20 / A 20 reliant la ville rose à Paris via Limoges et Orléans. La densité de la population y est relativement élevée (309 habitants au km2).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 6 472 hectares, l'altitude varie entre 105 et 332 mètres[2].

La barre de relief constituée par l’isthme de la boucle du Lot, s’apparente de fait à un pont supplémentaire : Cahors est une presqu'île. C’est une première spécificité. Le relief extrêmement accentué est la donnée majeure du site de Cahors. Le site construit de Cahors a pris possession du site naturel et lui a donné sa forme urbaine originale.

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les transports principaux sont les bus, les cars et les taxis. Les bus Évidence contribuent aux trajets domicile-travail. Beaucoup des itinéraires de cars desservent la gare ou les établissements scolaires (ex: Labastide-Marnac, Mercuès…). Des taxis existent aussi à Cahors.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Confrontée à plusieurs obstacles naturels, la ville s'est trouvée limitée dans son expansion géographique, et a ainsi densifié son territoire. La croissance de l’urbanisation de Cahors doit en effet tenir compte de la topographie très tourmentée de la vallée du Lot.

En effet, il joue un rôle déterminant dans l'organisation de l'espace de la ville. Le développement de Cahors, entravé par les contraintes du site, est resté longtemps contenu dans les limites de la presqu'île. La ville est isolée doublement, d'une part par la ceinture d'eau que constitue le cingle du Lot renfermé autour de ses murs, d'autre part par les parois abruptes du cirque des collines qui cernent la boucle de toutes parts.

Le site ne paraît pas favorable au développement d'une grande agglomération. La vallée ne s'élargit qu'à l'est avec les terrasses de Cabessut et de Terre Rouge, à l'ouest avec la terrasse de Labéraudie : là, l'expansion est possible bien que limitée par les risques d'inondation et par la persistance d'activités maraîchères. Au sud, on se heurte aux versants abrupts du Mont Saint-Cyr et du Pech d'Angely. La zone commerciale Sud de Cahors s'est développée dans la vallée du Bartassec, ce qui représente une menace car ce ruisseau est en effet reconnu pour ses crues particulièrement dévastatrices, notamment en 1996, où il avait ravagé toute la vallée et inondé les commerces et habitations sur ses rives. Le développement de la ville s’est ainsi fait essentiellement sur un axe nord/sud.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 12 210, alors qu'il était de 10 976 en 1999[3].

Parmi ces logements, 82,9 % étaient des résidences principales, 4,4 % des résidences secondaires et 12,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 53,5 % des appartements[4].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 49,9 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (46,9 %)[5].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Cahors provient de l'expression latine Civitas Cadurcorum qui signifie la cité des Cadurques. Elle est devenue Cadurcum, puis Caurs ou Caortz et enfin Cahors[6].

En occitan la commune se nomme Caors [kaˈurs, ˈkɔws, ˈkɔw], écrit aussi parfois Caurs* ou Caus*, mais ces deux dernières formes ne sont pas conformes à l'orthographe normalisée de l'occitan. Dans Caors, le graphème -ao- peut se lire [ɔw] ou bien [au][7].

La devise de la ville, en occitan, est : « Sèm de Caors, avèm pas paur », à savoir « Nous sommes de Cahors, nous n'avons pas peur », la prononciation occitane de «' 'Cahors » [kɔw], rimant avec « paur » [pɔw].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Arc de Diane

Les premières traces humaines[modifier | modifier le code]

Le Quercy, dont le département du Lot est un des composants, était habité il y a 335 000 ans, comme le montrent les grottes de Pradayrol[8] à Caniac-du-Causse ou celles de la vallée du Célé comme la grotte du Pech Merle à Cabrerets.

Un des peuples gaulois du Sud-Ouest, les Cadurques, vint s'installer par la suite sur les hauteurs où il subsiste des vestiges de leurs oppida fortifiés. Une de leurs places-fortes, Uxellodunum, fut 51 avant JC l'un des derniers bastions résistant à la conquête de César.

Divona Cadurcorum[modifier | modifier le code]

La ville, enserrée dans une large boucle du Lot formant un presqu'île, est nommée Divona Cadurcorum (Divona était une divinité celtique des eaux et le nom d'une fontaine qui irrigue toujours la ville, désormais sous le nom de fontaine des Chartreux). C'était le nom, du temps des Celtes, fixés là bien avant l'arrivée des Romains, d'une source réputée miraculeuse dont la résurgence, non loin du Pont Valentré, au pied de la colline nommée La Croix Magne, est toujours active. Des plongeurs y ont découvert de très nombreuses pièces de monnaies antiques. La ville est devenue Cadurca puis « Cahors ». À partir du Ier siècle, Cahors est une cité gallo-romaine opulente avec un pont sur le Lot, un aqueduc amenant les eaux du Vers (dont on peut voir des traces à Laroque-des-Arcs), des villas somptueuses ornées de mosaïques, des temples (on a retrouvé récemment les fondations de l'un d'eux à l'occasion de travaux à l'Hôpital et on suppose l'existence du principal sous l'emplacement actuel de la cathédrale), un théâtre susceptible d'accueillir plusieurs milliers de spectateurs (6500), des thermes (dont seuls subsistent près de la gare l'« Arc de Diane » et des éléments de pierres sculptées au musée Henri Martin), une basilique et, révélé récemment, un vaste amphithéâtre (en forme d'ovale de 110 m de long sur 90 m de large) dont on n'a découvert qu'en 2006-2007 les vestiges, à l'occasion d'excavations pour la construction d'un parking souterrain en plein centre de la ville actuelle. Le parking ouvert le 4 avril 2009, a été aménagé de sorte que l'on puisse admirer ces vestiges depuis une balustre aménagée au premier sous-sol. Cahors exportait notamment jusqu'à Rome ses étoffes de lin et son vin, produit par un vignoble important créé dès les 50 av. J.-C.

Article détaillé : Divona.

Pillages barbares et disputes médiévales[modifier | modifier le code]

La ville de Cahors a longtemps été disputée, et assiégée plus souvent qu'à son tour : du Romain Jules César ou du Franc Thibert au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Cœur de Lion, plus tard du Prince Noir.

Ainsi, la cité, qui s'étendait sur l'ensemble du cingle du Lot, est incendiée en 571 par Thibert, roi d'Austrasie et petit-fils de Clovis. Dès cette époque de nombreux monuments gallo-romains, basiliques, temples, thermes, théâtres sont pillés et détruits. Elle est relevée de ses ruines par l'évêque Saint Didier, dit aussi Saint Géry, qui y fit édifier la première cathédrale en 650 ainsi qu'une muraille dont le tracé correspond à l'actuel boulevard Gambetta. Les pierres des anciens vestiges sont alors réutilisées. Mais la ville est à nouveau pillée par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Magyars. De tout ce qui faisait sa splendeur dans l'Antiquité, il ne reste que des ruines (Arc de Diane) (Voir photo) N'empêche, Cahors, forte de son emplacement géographique et de la puissance et de la volonté des évêques qui y règnent, se reconstruit et reprend de l'importance.

Reste qu'au sein même de la cité le conflit s'éternise entre évêques, consuls puis sénéchaux pour s'arroger le pouvoir.

Le 2 septembre 1272, l'évêque de Cahors, Barthélémy, et les consuls de la ville s'entendent pour nommer des « arbitres et amiables compositeurs » chargés de régler les différends survenus entre eux au sujet des anciennes coutumes et des coutumes nouvelles[9].

Le 23 juillet 1304, dans une déclaration faite publiquement dans l'église cathédrale de Cahors, Raymond, évêque de la ville, reconnaît qu'il tient les consuls et habitants de cette ville pour bons et vrais catholiques, aumôniers (généreux dans leurs aumônes), prieurs et dévots[9].

Jean XXII, un pape cadurcien[modifier | modifier le code]

Jean XXII

Au XIVe siècle, Cahors bénéficie des largesses du pape Jean XXII, né Jacques Duèze (ou d'Euze ?) en 1244, à Cahors, élu pape en 1316. La famille Duèze est bien établie dans la ville et liée aux notables.

Tour du pape Jean XXII

Mort à Avignon en 1334, Jean XXII s'était beaucoup soucié de sa ville natale, de sa famille et de ses concitoyens. Son frère Pierre Duèze construisit une demeure familiale, le palais Duèze, dont il reste encore quelques éléments et une tour, encore nommée « du pape Jean XXII ». Jean XXII fonde en 1331 l’université de Cahors, qui fut l'une des premières créées en France. Cette université était composée des quatre facultés de théologie, droit, médecine, arts ou belles-lettres. Elle attira de grands professeurs de droit notamment Roaldes et Cujas et rivalisa autour de 1450 avec les universités les plus célèbres de France. Ses étudiants jouissaient des mêmes privilèges que ceux des universités de Paris et de Toulouse. En 1751, lorsqu'elle est fusionnée avec celle de Toulouse sur décision du chancelier du roi La Moignon, elle comptait 1 600 étudiants[10].

À l'époque médiévale, Cahors est une place financière de première importance dans l'Europe d'alors, où affluent les banquiers lombards.

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville passe pour un temps sous domination anglaise. Le 8 janvier 1362, elle doit se rendre au lieutenant du roi d'Angleterre, Chandos, en présence du maréchal français Boucicaut. Le 5 février 1369, les consuls de Cahors jurent de porter secours au roi de France Charles V déclarant que, « même sous la domination anglaise, ils n'avaient jamais cessé d'avoir le cœur français ».

Par ailleurs, la ville ainsi que l'université conservaient ses privilèges, par les lettres patentes de Louis XI en 1472, à la suite de la mort du duc de Guyenne, frère du roi[11],[12].

Renaissance[modifier | modifier le code]

À la Renaissance, Cahors demeure une ville artisanale et industrielle active. Ses vins, connus depuis les Romains et appréciés dans le monde de l'époque, qui lui assurent des revenus, subissent la concurrence féroce de ceux de Bordeaux, soutenus par les Anglais. En 1562, des catholiques tuent un certain nombre de protestants[13],[14].

En mai 1580, durant la septième guerre de religion, Henri de Navarre fait le siège de la riche cité catholique. Le capitaine Jean de Vezins refuse la reddition. Les assaillants font sauter la porte, puis prennent la ville après trois jours et trois nuits de combats de rue, barricade par barricade. La tradition assure qu'entré dans la cité, Henri de Navarre s'installa à l'hotel de Roaldes. Cette prise contre des forces supérieures en nombre et en armement contribue énormément au prestige du futur Henri IV[15]. Un mémorialiste contemporain, P.de L'Estoile, nous apprend que "la friandise du grand nombre de reliques et autres meubles et joyaux précieux étant dedans Cahors, fut la principale occasion de l'entreprise"[16].

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle La Via Podiensis.

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les jacquets arrivaient de Saint-Cirq-Lapopie pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Célé, ou de Varaire pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Lot.
La sortie de la ville et la traversée du Lot qui se faisait aux premiers siècles de l'ère chrétienne comme de nos jours en face du quartier Saint-Georges, il se fit aussi à partir du XIVe siècle par le pont Valentré.
Les pèlerins remontaient alors par un chemin assez raide jusqu'à la Croix de Magne et de là, après un dernier regard sur le panorama de l'ancienne cité des Cadourques, reprenaient leur chemin dans la direction que leur indiquait toujours la Voie lactée. Sur ce parcours, la prochaine commune est Labastide-Marnhac.

Cahors eut plusieurs hôpitaux dont celui de Saint-Jacques qui fut d'abord près de l'actuelle place Galdémar. En 1683, il fut transféré au lieu-dit la Croix des Capucins. Une chapelle dédiée à l'apôtre de l’Espagne fut appelée au XVIe siècle Saint-Jacques des Pénitents à partir du moment où elle fut le siège d'une confrérie des Pénitents Bleus, un très intéressant retable y était conservé.

Du roi Soleil à Gambetta[modifier | modifier le code]

La ville qui accueille un nombre fort élevé de couvents et de congrégation est menée d'une main vigoureuse par les évêques et les prélats. Parmi les exemples, ceux d'Alain de Solminihac, évêque de Cahors de 1636 à 1659, ou de Françoise de Boissy, qui, aidée par le Duc de Lévis-Mirepoix, gouverneur, son épouse et les évêques, mène une action importante d'éducation pour les jeunes filles et écrit de très nombreuses lettres de spiritualité. Mais au cours des siècles, la ville perd de son lustre et de son prestige politique et culturel. Ainsi l'université, une des plus anciennes de France, qui était très renommée du XIVe au XVIe siècle est fermée au XVIIe siècle. Plus tard, le vaste département du Lot, dont Cahors est le chef-lieu, est amputé, en 1808, de sa partie sud au profit du nouveau département de Tarn-et-Garonne et de Montauban, ancienne sous-préfecture du Lot. La ville conserve néanmoins un excellent établissement d'enseignement secondaire, hérité de l'école des Jésuites, lycée royal ou impérial, qui deviendra le Lycée Gambetta. Ce lycée - et avant lui le Collège de Jésuites - a formé au long des siècles de nombreuses (futures) célébrités : juristes, poètes, maréchaux d'Empire, sommités médicales, hommes politiques, journalistes…

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L'établissement porte le nom de l'un de ses anciens élèves, Léon Gambetta, né dans la ville tout près du lycée, avocat, qui s'était opposé à l'empereur Napoléon III, homme politique républicain célèbre, qui serait mort stupidement en nettoyant une arme, ce qui lui vaudra le surnom, de la part de ses opposants, de "Grand Béta"..

Au cours des XVII et XVIIIe siècles, les puissants de la ville, magistrats de la Cour des Aides, professeurs de l'Université, hommes de loi et ecclésiastiques notamment, achètent des terres à Pradines (commune voisine) et les font cultiver par les agriculteurs de ce village qui devient une extension de Cahors ou, selon l'expression de l'historienne Françoise Auricoste, la "métairie de Cahors" [17]

Le paisible chef-lieu du Lot a connu, malgré tout, un certain développement de sa presse locale. Ainsi, "Le petit écho de Cahors", un mensuel destiné aux habitants du département et principalement aux agriculteurs a été imprimé dans la ville de 1890 à 1915. Et surtout Le Journal du Lot de 1861 (appartenant à la famille Laytou qui l'avait fondé) [18] et qui a été édité jusqu'en 1944.

Début du XXe siècle: Darquier et de Monzie[modifier | modifier le code]

Anatole de Monzie 1925

Médecin, époux de Louise Émilie Victoria Laytou, née en 1877, (dont le grand-père, imprimeur[18], a été le fondateur du Journal du Lot) - et qui a hérité à la suite du décès de son frère, tous les biens de sa famille - membre du Parti radical, Pierre Darquier, devient maire de Cahors en 1906, puis conseiller général. Élevé dans une famille catholique, il n'est pas franc-maçon, ni foncièrement anticlérical, ni d'ailleurs antisémite (comme le sera violemment son fils Louis, dit Darquier de Pellepoix, qui deviendra commissaire aux Affaires Juives dans la Collaboration). Mobilisé pendant la guerre de 1914-18, chirurgien militaire, médecin-chef, sur le front d'abord (Marne, Aisne, Ypres, Chemin des Dames…), affecté ensuite à l'hôpital militaire de Tours en décembre 1914, puis au Centre de réforme de Clignancourt en 1917, Pierre Darquier quitte Cahors en 1919 pour s'installer à Paris. Il « laisse » alors la mairie de Cahors à Anatole de Monzie, député du Lot depuis 1909. Celui-ci, élu dès 1904, à vingt-huit ans, conseiller général de Castelnau-Montratier, Lot, est adhérent d'un petit groupe, le républicain-socialiste. Il le restera jusqu'en 1919, deviendra sénateur du Lot en 1920 jusqu'en 1929, avant de redevenir député de 1929 à 1940. Très souvent ministre de la 3e République (notamment des Finances, l'Instruction publique et des Beaux Arts…), Anatole de Monzie sera également maire de Cahors de 1919 à 1942.

En temps de guerre, Occupation et Résistance[modifier | modifier le code]

Après le départ forcé d'Anatole de Monzie, dans le régime de "L'État français", la mairie de Cahors est dirigée par Xavier Gisbert (1942-1944). Située d'abord en "Zone nono" (non occupée) Cahors sera occupée par l'armée allemande[19] à partir du 11 novembre 1942[20]. Au début de 1944, on dénombre à Cahors 400 soldats de la Wehrmacht. La Résistance se manifeste dans le Lot et son chef-lieu notamment dès l'année 1940. Les noms de Pierre Bourthoumieux, Étienne Verlhac, Louis Parazines ou Jacques Chapou (qui prend en 1942 la direction départementale du Mouvement Libération-Sud où il est secondé par Metges) ont marqué les mémoires. L'Armée Secrète mise sur pied dans le département par Noël Poujade et Jean Larminat est dirigée à Cahors par Imbert et Rouvière, Le Mouvement Combat est animé par les docteurs Mendailles et Garnal, Paul Jouclas et Estival… On compte aussi: la Résistance-Fer des cheminots, la Résistance-PTT, les groupes "Froment" avec le commandant Collignon, le Commandant Delmas et Raymond Picard, l'O.R.A . l'Organisation de Résistance de l’Armée ( avec Wurtesein et Trémolière). Ainsi que Résistance Catholique, Francs- Tireurs et Partisans (FTP), les Corps-Francs Pommiès, "Libérer et Fédérer", avec Raoul Couderc, Breil et Thévenot[19]

Plusieurs livres ou revues ont été publiés à Cahors pendant cette période, notamment la revue "Quercy", animée par Joseph Maureille avec un très intéressant supplément sur la Poésie; "Les étoiles du Quercy" [21], suite, dans la France libérée, de la précédente revue, publiée par les libérateurs dont Jean Lurçat et avec le même Joseph Maureille comme secrétaire général [22]: un livre de poésie de Tristan Tzara, intitulé "Ça va", édité par "Le centre des Intellectuels", 12, rue Wilson, Cahors; une autre de Claude Aveline, du même éditeur, "Lettre aux Américains" (1944 ?) imprimé chez Coueslant[23].; un autre de Charles Vildrac, "Enfance" '1945).

Après la Libération les maires de Cahors seront M. Teysseyre (Communiste) (1944-1945); le Dr Jean Calvet (Radical socialiste) (1945-1955).

De Cahors Mundi…[modifier | modifier le code]

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En 1949, à l'initiative de Robert Sarrazac et à celle associée de Émile Baynac, instituteur, fondateur des Francs et franches camarades, Cahors, chef-lieu du département français du Lot, s'était déclaré ville citoyenne du monde : Cahors Mundi. L'année suivante, les 24 et 25 juin 1950, Cahors fêtera en grande pompe ce premier anniversaire en présence du prix Nobel de la paix 1949, l'écossais Lord Boyd Orr, fondateur de la FAO à l'ONU. André Breton, le pape du surréalisme participe aux festivités organisées près du monument médiéval, le pont Valentré. Cette manifestation a marqué le début d'un mouvement qui a impliqué un millier de territoires dans 13 pays[24].


Le 25 août 1973, la ville de Cahors est le lieu d'une rencontre historique et inédite entre les deux co-princes d'Andorre : le président Georges Pompidou et l'évêque d'Urgel Joan Martí i Alanis. Cette rencontre fut soigneusement tenue secrète : elle ne fut annoncée qu'à l'occasion de l'émission du timbre andorran en célébrant le premier anniversaire. Elle se tint à l'évêché de Cahors. Il s'agissait de préparer l'adoption par la principauté d'une constitution. Pourquoi la ville de Cahors a-t-elle été choisie ? L'évêque catalan connaissait l'évêché, le viguier français aussi et le président avait une résidence à Cajarc, non loin de là.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Gaston Monnerville en 1947

Personnalité du Parti Radical, Gaston Monnerville présida à Cahors le conseil général du Lot de 1951 à 1971. Élu au Conseil de la République (Guyane) en 1946. Il devient président de ce conseil - de la IVe République- en mars 1947. En 1948, il est élu dans le Lot. Puis il sera encore président de la Haute Assemblée ( de la Ve République) en étant président du Sénat de 1959 à 1968.

En mai 1962, le Général de Gaulle, président de la République, vient à Cahors en visite officielle. Il est accueilli par le préfet du Lot, Frantz Gaignerot, et reçu par Me Mellac, faisant office de maire. Le président Monnerville est à ses côtés.

Élu maire de la ville de Cahors en 1965, Pierre Ségala (1926-1967), docteur en médecine, a cédé sa place à Maurice Faure, conformément à leurs accords préalables. Il a occupé la place de Maire Adjoint de la ville de Cahors jusqu'en juin 1967, date de sa mort survenue prématurément à l'âge de 41 ans consécutive à sa déportation politique pendant la Seconde guerre mondiale dans le camp de Neuengamme en Allemagne.

Maire de Cahors de 1965 à 1989, Maurice Faure, agrégé d'histoire et géographie, docteur en droit, élu député (radical socialiste) du Lot en 1951 puis membre à partir de 1958 de la FGDS (fédération de la gauche démocratique et socialiste) demeure député jusqu'en 1983, puis devient sénateur jusqu'en 1988. Plusieurs fois ministre sous la IVe République, il fut en 1957 l'un des signataires du traité de Rome créant la Communauté européenne. Garde des Sceaux du 22 mai au 23 juin 1981, il est ministre de l'Équipement et du logement du 12 mai 1988 au 22 février 1989, avant d'être nommé membre du Conseil constitutionnel.

Bernard Charles, député radical socialiste du Lot, à partir de 1983, lui succède à la mairie de 1989 à 2001. Lors de son mandat, il accueillera à Cahors, le 9 février 2001, Jacques Chirac, Président de la République, Tony Blair, Premier ministre de Grande-Bretagne et Lionel Jospin, Premier ministre à l'issue du Sommet Franco-Britannique.

En mars 2001, faisant basculer à droite la gestion municipale, Michel Roumegoux, député UDF puis UMP du Lot lui succède alors avant d'être lui-même remplacé par Marc Lecuru à la suite de son invalidation.

En mars 2008, avec l'élection du maire socialiste Jean-Marc Vayssouze-Faure, la mairie de Cahors retourne à sa tradition de gauche, ancrée en 1919 par Anatole de Monzie qui sera maire de la ville jusqu'en 1942, puis rénovée après la guerre par une alternance de maires communistes et radicaux.

Le 8 avril 2008, Nicolas Sarkozy, Président de la République, accompagné de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales et d'Eric Woerth, ministre du Budget et de la fonction publique, y prononce un discours sur la réforme de l'État.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Marc Vayssouze-Faure PS attaché territorial
2003 2008 Marc Lecuru UMP dentiste
2001 2003 Michel Roumegoux UDF puis UMP vétérinaire
1990 2001 Bernard Charles MRG puis PRG pharmacien
1965 1990 Maurice Faure PRRRS puis MRG enseignant
1965 1965 (céda sa place à Maurice Faure) Pierre Ségala   Médecin
1959 1965 Lucien Bénac PRRRS ...
1955 1959 Zacharie Lafage PCF  
1945 1955 Jean Calvet PRRRS médecin
1944 1945 Teysseyre PCF ...

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Cahors est le siège d'un tribunal de grande instance. La juridiction d'appel est celle d'Agen.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 3 mars 2013, Cahors n'est jumelée avec aucune commune[25].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population (2010)
Commune 20 194
Unité urbaine 23 684
Aire urbaine 42 107

En 2011, la commune comptait 20 224 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 000 11 728 11 446 12 224 12 050 12 417 12 852 13 376 13 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 676 13 846 14 115 14 593 13 660 15 524 15 622 15 369 14 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 018 13 202 13 650 11 866 11 775 12 667 13 269 15 345 15 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 046 19 128 20 226 19 707 19 735 20 003 20 062 20 224 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'aire urbaine de Cahors est composée de 43 communes. Ses 42 107 habitants font d'elle la 171e aire urbaine de France.

Le tableau suivant détaille la répartition de l'aire urbaine sur le département (les pourcentages s'entendent en proportion du département) :

Département Communes Communes (%) Superficie (km²) Superficie (%) Population (2010) Population (%)
Lot 43 12,6 636,34 12,2 42 107 24,1

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cahors est située dans l'académie de Toulouse.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La commune administre 10 écoles maternelles et 9 écoles élémentaires communales. 2 élémentaires et 2 maternelles sont également gérés dans le domaine privé.

Le département gère 2 collèges et la région Midi-Pyrénées 2 lycées :

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

À Cahors, se trouve un institut des soins infirmiers.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival Régional de Théâtre Amateur, chaque année en mai au théâtre de Cahors (21e édition du 28 au 31 mai 2014)
  • Festival « Visages du Monde » (multidisciplinaire), chaque année en mai
  • Festival « Cahors juin jardins » (multidisciplinaire), chaque année en juin
  • Festival « Lot of Saveurs » (gastronomie), chaque année le premier week-end de juillet
  • « Cahors Blues Festival », chaque année en juillet
  • Festival « Les traces Contemporaines » (danse), chaque année en juillet
  • « Cahors plage », chaque année de la mi-juillet à la mi-août
  • Illuminations du Pont Valentré, chaque année de la mi-juillet à la mi-août
  • « Trial urbain international », chaque année en août

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

- Rugby : Cahors s'est aussi fait remarquer pour ses performances dans le rugby. Le Stade Cadurcien, devenu aujourd'hui Cahors Rugby a obtenu de beaux succès : Champion de France de Deuxième Division : 1955 ; Finaliste Championnat de France Deuxième Division : 1993 et 1989, Vainqueur Coupe de l'Espérance : 1959 ; Finaliste Coupe de l'Espérance : 1960 ; Quart de finaliste Championnat de France (Béziers) 0 à 3 : 1962 ; Quart de finaliste Championnat de France (Lourdes) 0 à 3 : 1963 ; Champion de France de Fédérale 2 : 2003. Descend en Fédérale 3 à la fin de la saison 2011/2012, avant-dernier de sa poule.

- Sport automobile : le Rallye automobile du Quercy prend son départ de Cahors depuis 1976.

- Escrime: Le Cercle d'Escrime du Grand Cahors propose la pratique de l’escrime pour les enfants et les adultes. Les entrainements se déroulent au Gymnase du Montat. L’encadrement est assuré par des éducateurs diplômés d’Etat. Cours enfants : Mercredi 16h30 à 18h. Cours ados/adultes : Mercredi 18h à 19h30

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 42 583 €, ce qui plaçait Cahors au 1 456e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[28].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'agglomération cadurcienne a souvent été présentée comme une petite ville périphérique de Toulouse, au milieu d'un territoire « vide ». C'est une ville qui tire sa raison d'être de son rôle directif de préfecture sur un espace lotois dévitalisé. Le Lot, qui est longtemps resté en marge des grands courants d'échange et de communication, est un département fortement marqué par sa ruralité et par un terroir sans véritable tradition industrielle et dépourvu d'armature urbaine structurante. Actuellement, l'agriculture, la vigne et le tourisme sont ses principales ressources, mais le département abrite aussi des festivals culturels de qualité : Gindou (cinémas du sud), Cajarc (Africajarc), Assier (musiques), Belaye (violoncelle) etc. Son influence extra-départementale est réduite ; elle est assujettie à l'ordre économique régional et national.

Malgré cela, grâce à son rôle de préfecture du Lot, la ville a pu subsister dans une région rurale en déclin où elle a pris une place de plus en plus importante. Cahors est aussi une de ces villes de Midi-Pyrénées qui, derrière une façade de ville administrative de province, cachent une activité industrielle d’un niveau technologique assez élevé. Les caractéristiques urbaines, le niveau des services peuvent ensemble favoriser l’implantation de nouvelles entreprises et plus précisément de PME et PMI qui trouvent ici une société urbaine et un environnement à leur échelle. De plus, Cahors possède un port fluvial sur le Lot géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Lot.

En 1997, le magazine l'Entreprise avait classé Cahors comme étant, parmi les villes de 20 000 habitants, la plus performante en création d’emplois industriels. Face à la crise des grandes villes, Cahors s’approprie progressivement l’image d’un centre urbain resté à taille humaine et préservant au mieux une certaine qualité de vie. Cahors a enfin trouvé sa place en tant que pôle urbain relais de la capitale régionale qu’est Toulouse.

Cahors est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Lot. Elle gère outre le port de la ville, le Centre consulaire de formation, la Base Technique d’entretien et d’hivernage à bateaux de Saint-Géry, le port de Douelle, le port de Luzech, le port de Bouzies. Elle gère aussi des Hôtels d’entreprises et le ZI Cahors Sud.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

link=Fichier:Cahors_pont_Valentr%C3%A9_vueville.jpg
La Barbacane
L'hôtel de Roaldès
La place François-Mitterrand et la statue de Gambetta

Les monuments dont le nom est suivi de la mention MH sont classés à l'Inventaire des monuments historiques

  • Le pont fortifié Valentré (MH)[29], emblème de la ville. Les armoiries de la ville de Cahors ne représentent pas le pont Valentré mais le pont vieux (ou pont Notre-Dame), à 5 tours, détruit en 1868 et remplacé par le pont Louis-Philippe (par eaux basses, on peut encore en apercevoir les piles).

QUARTIER DE LA BARRE (extreme nord du vieux Cahors)

  • Barbacane (MH). La Barbacane protégeait la porte de la Barre.
  • Tour des pendus (MH), bâtie sur un rocher dominant le Lot.

QUARTIER DES SOUBIROUS / nord de la ville (depuis la place de la Libération a la place Lafayette) :

  • Église Saint-Barthélémy (MH) (XIVe siècle), l'église a été bâtie dans le quartier le plus haut de la ville ancienne).
  • College Pélegry (XIIIesiècle), tour d'escalier crénelée (MH), fin XVe siècle (ancien college médiéval), 95 rue du four Sainte Catherine.
  • Maison Beraldi (XIII / XIVe siècle), 43 rue du Chateau du Roi.
  • Maison Faurie, hotel particulier (XVIIe siècle), construit a partir de 2 maisons médiévales, 58 rue du chateau du Roi.
  • Hotel de Bodosquier etabli au XVIIe siècle sur un ancien palais médiéval, 15 rue du chateau du Roi.
  • Palais de Via (MH), ancienne prison de Cahors, en grande partie c'est un fort batiment médiéval, rue du chateau du Roi.
  • Palais Duèze (MH) dont la tour dite « du pape Jean XXII », haute de 34 m, est le seul vestige du palais construit par Pierre Duèze, frère du pape Jean XXII.
  • Maison a pans de bois (XVe siècle), 53 rue des Soubirous.
  • Bote Pierre de Bernié, ruelle typique avec ses maisons a encorbellements a pans de bois.
  • Maison du XIIIe siècle, 71 rue de Mirepoises.
  • Maison (XIIIe siècle), 71 rue de Mirepoises.
  • Maison (XIIIe / XIV siècle), 6 rue Anne Besse.
  • Maison (XIIIe siècle), 4 / 12 Impasse du Four.
  • Maison tour (XIIIe siècle), 2 rue du Four Sainte Catherine.
  • Maison (XIIe siècle), 88 rue des Soubirous.
  • Fort ensemble médiéval avec une maison tour (jumelle de la maison tour du 2 rue du Four Sainte Catherine), 81-93 rue du Chateau du Roi.
  • Maison( XIIe siècle), 99-107 rue du Chateau du Roi.
  • Bote de Fouilhac, ancien passage couvert, caractéristique de la ville médiévale.

QUARTIER DE LA CATHEDRALE / centre de la ville (depuis la rue Clemenceau à la place Lafayette) :

  • Cathédrale Saint Etienne, de style romano-gothique (du XIe au XVIIe siècle). Son cloitre entrepris aux environs de 1506. Un chef d' oeuvre du style gothique flamboyant.
  • Archidiaconé, palis situé dans la cour de la Cathédrale, bati a partir de deux maisons du XIIe siècle.
  • Maison Henri IV ou Hôtel de Roaldès (XVe siècle) (MH), place Henri IV.
  • Cuvier du Chapitre (MH), important batiment médiéval du XIVe siècle (loge de marchands ?), 35 rue de la Chantrerie.
  • Maison Hérétie (XIII / XIVe siecle), 12 rue de la Dorade.
  • la maison Dolive (XVIIe siècle), 24 rue de la Dorade.
  • la maison du Bourreau (XIIIe), 42 rue de la Dorade.
  • Maisons Albiguié, groupement de deux façades a pans de bois, 15-23 rue de la Chantrerie.
  • Grenier de Chapitre (XIIIe siecle), intégré dans l'enceinte canoniale de la Cathedrale, 27 rue Saint James.
  • Maison Delcamp (XIVe siecle), 18 rue du Tapis Vert. Plusieurs autres logis médiévaux dans cette rue.
  • Maison Manhol, datée de 1676, 18 rue Saint James.
  • Bote de Catonne, trois très belles maisons médiévales dans cette voie typique.
  • Maison Pugnet, ancienne maison d'apothicaire datée de 1630, 15 rue Nationale.
  • Maison Guerre (MH), (XV /XVIe siecle), 53 rue Nationale.
  • Maison Queval (XIIIe siecle), (MH), 8 rue de la Halle.
  • Maison de Theis (fin XIIe siecle), 113 rue Delpech.
  • Hotel de Vaysset (XVI / XVIIe siecle), 30 / 36 rue Saint-André.
  • Hotel de lefranc de Caix (XVIIe siecle),194 rue Fondue Haute.
  • Grande demeure du XIIIe siecle, a tour sur rue, 82 rue Bousquet
  • Haute maison gothique de XIIIe siècle, 112 rue Saint André.
  • Ensemble de 3 grandes maisons contigues du XIIIe siècle située rue de la Prefécture (numeros 42 / 48 64).
  • Maison Delsel, datée de 1633, 44 place la Libération.
  • Ancien palais épiscopal, sur des bases médiévales cet très important batiment fut presque totalement réedifié entre 1686 et 1701.

QUARTIER DES BADERNES / sud de la ville (depuis la rue Clemenceau à l'extrême-sud de la ville) :

  • Église Saint-Urcisse (MH)[30]
  • Hotel de Marcilhac (XVIIe siècle), 116 rue Nationale.
  • Maison romane (XIIIe siècle), 128 rue Nationale.
  • Maison Viguier-Fraust (XIVe siècle), 35 rue de l'Université.
  • Hotel et tour d' Issala (XVe siècle), 83 rue du Dr Bergougnioux.
  • Maison Dominici (XIII /XIVe siècle), 186 rue Nationale
  • Maison Mauruc (XIIIe siècle), 77 rue du Dr Bergougnioux.
  • Hotel Lemozy (XIIIe siècle) (très belles fenêtres Renaissance), 68 rue du Dr Bergougnioux.
  • Maison Corsavy (XIVe siècle), 35 rue de Lastié.
  • Maison Cazelles (XIIIe siècle), 52 rue de Lastié.
  • Maison du XIIIe siècle, 68 rue de Lastié.
  • Bote de Besombes, une ruelle typique du quartier, départ depuis la rue Lastié.
  • Maison Parasso (XIVe siècle), 117 rue Lastié.
  • Rue Saint Priest: exceptionelle ruelle du vieux Cahors en très grande partie médiévale.
  • Maison Vaissiere (XIIIe siècle) rue Mascoutou.
  • Maison a pans de bois du XIVe siècle, 46 rue Donzelle.
  • Place Saint Urcisse, ouverte sur les quais, place bordée de maisons a pans de bois du XVe / XVIe siècles.
  • Maison romane (XIIIe siècle) 62 rue Saint Urcisse.
  • Maison du XIVe siècle, 230 rue Nationale.
  • Maison a pans de bois du XVe siècle, 286 rue Nationale.
  • Maison du XVe siècle, 237 rue Mascoutou.
  • Les Tours de Vayrols: palais détruit dans les années 80, la façade est un pastiche médiéval dans laquelle on a place les anciennes fenetres de XIIIe siècle. Un crime que d'avoir abattu ce batiment, aujourd'hui ça ne serait pas possible.
  • Vestiges de l'ancienne église Saint Laurent sur la place Metges.

Label Ville d'art et d'histoire[modifier | modifier le code]

La ville obtient le label Ville d'art et d'histoire en 2005. Il reconnait la richesse patrimoniale de la ville. Il lui permet de la mettre en valeur.

Le visiteur peut découvrir la qualité architecturale de la ville par le biais de plusieurs équipements :

  • le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP), installé au cœur du domaine cathédral ;
  • l'ancienne station de pompage, réaménagée, le lieu est axé sur la thématique de l'eau ;
  • la maison Quéval qui abrite le Service patrimoine de la ville et accueillera à terme une exposition permanente sur le secteur sauvegardé.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Cahors offre à ses habitants et visiteurs la richesse de ses parcs et jardins.

À Cahors, le fleurissement est un véritable art de vivre et de séduire. Cette créativité a été maintes fois reconnue aux niveaux national et international. Cahors s'enrichit chaque année de nouveaux jardins, et fait des émules en France et en Europe. Récompensés par l'attribution du label « Jardin Remarquable » par le ministère de la Culture, les Jardins Secrets sont ainsi devenus de véritables ambassadeurs de la Ville. Avec 250 points fleuris répartis sur l'ensemble de la commune, et 300 000 plantes produites, Cahors est considérée comme une référence au niveau national.

Cahors est récompensée par quatre fleurs et par le Grand Prix national du fleurissement au concours des villes et villages fleuris et la Médaille d'Or au concours européen 2004[32].

  • Deux lieux méritent le détour :
    • Le parc Tassart ;
    • Le circuit des Jardins secrets de Cahors.

En 2006, la ville a signé un partenariat avec la ville de Bitche, qui a reproduit à l'identique un rond-point aux arrosoirs dans la ville du Lot.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

La ville, qui compte déjà une école de musique pourvue d'une salle de concert, s'est dotée, en 2003, d'une médiathèque et a organisé la réouverture du théâtre.

Le musée de Cahors Henri-Martin, dirigé par Laurent Guillaut, propose des expositions artistiques ou ethnologiques de grande qualité: (Hartung, Olivier Debré, Louttre.B…). D'autres sites, en ville, comme « la Chantrerie » avec des expositions d'art contemporain (le FLAC, Sanfourche, Patrick Moya, Didier Chamizo et Bernard Pras en 2007, Simon Wildsmith en 2011) ou « le Grenier du chapitre » complètent cette offre culturelle qui rencontre un grand succès.

L'Espace Caviole permet d'organiser des concerts en plein air.
Le Cahors Blues Festival[33] existe depuis 25 ans et présente au cœur de l'été les plus grands artistes du blues.

Depuis 2003, l'installation au début de l'automne d'un nouveau festival francophone permet de rendre hommage à la culture d'un pays étranger où la culture francophone joue un rôle important.

Les Docks sont un lieu voué à la jeunesse où se côtoient un pan d'escalade, des ateliers musicaux et des ateliers de nouvelles technologies.

Le marché près de la cathédrale demeure un lieu de rencontre animé pour les Cadurciens.

Malgré ces nouvelles infrastructures et ces efforts, l'animation culturelle de Cahors a vu ces dernières années le déplacement géographique de festivals prestigieux comme le Printemps de la Photo (aujourd'hui situé à Toulouse) ou Le Chaînon Manquant, qui attiraient beaucoup de touristes et d'artistes. Peu à peu, l'affluence touristique stagne alors qu'elle comptait pour beaucoup dans le dynamisme économique de la ville.

Cahors gastronomique[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Cahors

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

De gueules au pont d’argent maçonné de sable posé sur des ondes aussi d’argent chargé de cinq tours couvertes du même maçonnées et ajourées de sable, sommées de cinq fleurs de lis d’or rangées en chef.

Le pont qui figure sur le blason n'est pas le pont Valentré (XIVe siècle), ouvrage militaire célèbre qui fait une partie de la renommée touristique de Cahors, qui ne compte en effet que trois tours. Il s'agit du pont Vieux ou pont Notre-Dame, qui prolongeait au sud de la ville la rue principale pour traverser le Lot. Ce pont a été abattu en 1868 et on ne peut voir, par temps de sécheresse, que ses piles émergeant des eaux du Lot. Longtemps daté de l'époque gallo-romaine (on a retrouvé des monnaies antiques dans ses piles), il semble n'avoir été construit qu'au Moyen Âge sur les piles du pont gallo-romain. Un autre pont a été construit au XIXe siècle, non loin de là, pour assurer le passage du Lot vers le sud de la ville. Il s'agit du pont Louis-Philippe.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'UNESCO, convention du patrimoine mondial : http://whc.unesco.org/fr/list/868/
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  4. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  5. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  6. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 108
  7. Voir la norme du Conseil de la Langue Occitane (2008) (p. 49), ainsi que la Gramatica occitana segon los parlars lengadocians (p. 427) de Louis Alibert.
  8. Jean Dufau, Jacques Favarel et Marie-Roger Seronie-Vivien, « Un site pléistocène moyen à hominidé en Quercy : la grotte de Pradayrol à Caniac-du-Causse (Lot) », Préhistoire du Sud-Ouest, Préhistoire du Sud-Ouest, no 11-2,‎ 2004, p. 132 (ISSN 1268-7944, présentation en ligne)
  9. a et b « Archives municipales de Cahors »
  10. Malte-Brun 1882, p. 22
  11. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA533 Lettres patentes de Louis XI, La Roche-au-Duc, juillet 1472
  12. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA535 Lettres patentes de Louis XI, Guerche, août 1472
  13. Pierre Miquel évoque le nombre de huit protestants tués dans un affrontement de rue, cf. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 226.
  14. D'autres sources évoquent le nombre de 30 victimes, comme Jean Hippolyte Mariéjol : « Quelques jours auparavant (19 novembre 1561), la populace de Cahors avait assailli, enfumé et égorgé une trentaine de réformés qui célébraient le culte dans un de leurs logis (... », cf. Jean-Hippolyte Mariéjol, Catherine de Médicis, 1519-1589, Paris, éd. Tallandier, coll. « Figures de proue »,‎ 1979, 645-[16] p. (ISBN 2-235-00673-6, notice BnF no FRBNF34663040, lire en ligne), p. 171
    L'édition originale de l'essai biographique de Mariéjol est parue en 1920 à la Librairie Hachette.
  15. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 329-330
  16. P.de L'Estoile, Journal pour le règne de Henri III, Gallimard 1943
  17. * "Histoire de Pradines. Le village devenu ville au bord du Lot" de Françoise Auricoste, avec Claude Lufeaux), Préface de Didier Mercereau. Avant-props d'Agnès Sevrin-Cance. Édité par la Mairie de Pradines. 2013. (ISBN 978-2-9546041-0-7)
  18. a et b http://www.quercy.net/livres/laytou.html
  19. a et b http://www.ajpn.org/departement-Lot-46.html
  20. http://quercy.net/qhistorique/resistance/index.html
  21. sur Les étoiles du Quercy La revue mensuelle est née le 20 septembre 1944 "anniversaire de Valmy sous le patronage d'honneur de Jacques Decour, Saint-Pol Roux, Politzer, Hoog, Max jacob, Saint-Exupéry, Maurice Jaubert" (tous morts au front ou tués par les Nazis). Elle a été "fondée à Cahors par un groupe d'intellectuels venus de tous les coins de la France à qui se sont joins, sur place, dans le but de combattre un ennemi commun: le nazisme, d'autres intellectuels, fils du Quercy. Dans ses deux premiers numéros, la revue a publié des textes d'Aragon, Saint-Exupéry, Jean Cassou, Paul Éluard, René Huyghe, André Chamson, Jean Lurçat, Léon Moussinac, Debu-Bridel, Luc Estang, Jean Marcenac, Tristan Tzara, René Kerdyk, Agamemnon, Pierre Mazars, Yves Salgues, Jean Rivier… ",
  22. http://quercy.net/qhistorique/resistance/imprimerie.html
  23. http://www.quercy.net/livres/coueslant.html
  24. Voir http://www.recim.org/dem/lot.htm
  25. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 3 mars 2013).
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  29. « Pont Valentré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Église Saint-Urcisse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Persée : Michel Labrousse, Les thermes romains de Cahors, p. 191-225, Gallia, 1963, numéro 21-1
  32. Fiche de Cahors sur le site des villes et villages fleuris.
  33. Site du festival.
  34. http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/10/1236644-cahors-bernard-mommejat-grand-monsieur-du-rugby-s-en-est-alle.html
  35. Il fut notamment ambassadeur de France au Niger de 1970 à 1972
  36. Il fut viguier d'Andorre de 1972 à 1977