La Capelle

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La Capelle
Image illustrative de l'article La Capelle
Blason de La Capelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton La Capelle
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Guy Méresse
2014-2020
Code postal 02260
Code commune 02141
Démographie
Population
municipale
1 838 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 41″ N 3° 55′ 02″ E / 49.9780555556, 3.91722222222 ()49° 58′ 41″ Nord 3° 55′ 02″ Est / 49.9780555556, 3.91722222222 ()  
Altitude 228 m (min. : 174 m) (max. : 231 m)
Superficie 12,26 km2
Localisation

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La Capelle

La Capelle est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie. Ses habitants s'appellent les Capellois et les Capelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Capelle est un bourg de Thiérache, dans le nord-est du département de l'Aisne et située au carrefour des RN2, RN29 (RD 1029) et RN43 (RD 1043).

Elle fut desservie par la ligne Busigny - Hirson, ligne de chemin de fer qui fonctionna de 1885 à 1959 (et 1977 pour le trafic marchandises entre Le Nouvion et La Capelle)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Capelle provient du terme picard désignant une chapelle, et désigne celle dédiée à sainte Grimonie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village aurait été fondé par sainte Grimonie, sainte d'origine écossaise du IVe siècle. Le bourg eut une importance stratégique, en défendant la frontière française face à Avesnes-sur-Helpe, qui fut espagnole. Elle est aujourd'hui encore située à 16 km de la frontière belge. Vauban(inexact. La place est antérieure et attribuée à Errard. Vauban fera démanteler La Capelle après le traité des Pyrénnées) y construisit une demi-lune, l'actuelle place de la Demi-lune[2].

Le 7 novembre 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, c'est à La Capelle que les plénipotentiaires allemands venus pour négocier l'armistice avec à leur tête Matthias Erzberger, franchirent les lignes de front et rencontrèrent le commandant de Bourbon Busset chargé par le maréchal Foch de les amener à Rethondes. Ils furent amenés en voiture jusqu'à Homblières puis Tergnier où un train spécial les attendait. Il les transporta alors à la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne le 8 au matin où les attendait le maréchal Foch avec la délégation alliée dans son train de commandement.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, en 1940 pendant la Drôle de guerre, le général Paul Barbe installe à La Capelle le poste de commandement de sa division, la 4e division légère de cavalerie[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au 1) d'azur à la muraille crénelée d'argent, flanquée de deux tours du même, le tout maçonné de sable, aux deux lions d'or adossés et brochant, tenant un sabre d'argent, au 2) de gueules aux quatre besants d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Louis Hennebelle    
  2001 Michel Flandre    
mars 2001 en cours
(au 3 avril 2014)
Guy Meresse DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Présidentielle 2002
  • Jacques Chirac : 815 voix, 74,98 %
  • Jean-Marie Le Pen : 272 voix, 25,02 %
Législatives 2002
  • Jean-Pierre Balligand (PS) : 473 voix, 56,58 %
  • Annick Garin (UMP) : 363 voix, 43,42 %
Référendum de 2005 sur la constitution européenne
  • NON : 674 voix, 67,60 %
  • OUI : 323 voix, 32,40 %
Présidentielle 2007
  • Nicolas Sarkozy : 646 voix, 57,07 %
  • Ségolène Royal : 486 voix, 42,93 %
Législatives 2007
  • Frédéric Meura (UMP) : 641 voix, 68,19 %
  • Jean-Pierre Balligand (PS) : 299 voix, 31,81 %
Élections régionales 2010
  • Caroline Cayeux (UMP) : 324 voix, 47,65 %
  • Claude Gewerc (PS) : 245 voix, 36,03 %
  • Michel Guiniot (FN) : 111 voix, 16,32 %

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 838 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
891 828 964 1 199 1 341 1 514 1 532 1 658 1 612
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 576 1 537 1 738 1 672 2 260 2 403 2 603 2 349 2 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 261 2 235 2 279 2 100 2 042 2 126 2 130 1 820 1 956
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 019 2 065 2 196 2 123 2 149 2 007 1 914 1 896 1 838
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de La Capelle
Ville fleurie
Deux fleurs attribuées en 2009 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

La Foire aux fromages, organisée chaque premier dimanche de septembre[12],

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. José Banaudo, Trains oubliés, vol.4 : L'État, le Nord, les Ceintures, Éditions du Cabri, Menton, 1982 (ISBN 2-903310-24-6), pp. 190-191.
  2. De la fortification des citadelles à la ligne Maginot, édité par la Préfecture du Nord, consulté le=12 juillet 2010
  3. Le corridor des Panzers, tome I, Jean-Yves Mary, p.33, Heimdal, 2009
  4. « Les maires s'installent », La Thiérache, no 2575,‎ 6 avril 2014, p. 48 (ISSN 0183-8415)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. la Voix du Nord du 8 novembre 2009, article de Benjamin Meriau.
  8. « 11 novembre, le Beaucourtois Sellier a sonné l'Armistice », Le Pays, 5 novembre 2008, sur le site lepays.fr.
  9. Frédéric Plancard, « Le clairon de l’Armistice », 8 novembre 2008, sur le site de L'Est républicain, estrepublicain.fr, consulté le 9 novembre 2009.
  10. Sylvain Liron, « Siège de la communauté de communes La Capelle la voulait trop ! », L'Union - L'Ardennais,‎ 10 juillet 2010 (lire en ligne)
  11. « Villes fleuries de l'Aisne »,‎ 2009 (consulté le 12 juillet 2010)
  12. « Foire au fromage » (consulté le 12 juillet 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime de Sars, Histoire héroïque de la Capelle, Lorisse - Le Livre d'Histoire (réimpr. 2000), 245 p.