1989

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Cette page concerne l'année 1989 (MCMLXXXIX en chiffres romains) du calendrier grégorien.

Années :
1986 1987 1988  1989  1990 1991 1992

Décennies :
1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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L’année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin qui concrétise la fin de la guerre froide. 1989 est également l'année ou la sonde spatiale Voyager 2 survole Neptune, dernière des planètes du système solaire à avoir été visitée au moins une fois par une sonde spatiale.

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

  • 7-11 novembre : abolition de la ségrégation raciale et élections législatives multipartistes en Namibie. La SWAPO obtient 57 % des suffrages aux élections à l’Assemblée constituante.
  • Novembre[2] : grève générale des fonctionnaires du Bénin, impayés depuis plusieurs mois. Un soutien financier est promis par les bailleurs de fonds en échange d’une amnistie politique.
  • 21 décembre : plusieurs dizaines de milliers de femmes voilées, accompagnées de leurs maris, convergent vers l'Assemblée populaire nationale algérienne pour dénoncer « la recrudescence des agressions contre l'islam et les musulmans ». Des oulémas, dirigeants de la Ligue de la Dawa islamique dénoncent le sport et la mixité, et exigent des lois conformes à l'islam, allant jusqu'à comparer les associations féministes algériennes aux « femmes de parachutistes français à la fin des années 1950 ».
  • 24 décembre : début de la lutte armée du NPFL de Charles Taylor au Libéria.
  • 6-7 décembre[3] : Le marxisme n’est plus l’idéologie officielle de l’État du Bénin.
  • 15 décembre : accords de Lomé IV entre la CEE et 70 ACP[4].
  • 20 décembre : adoption du multipartisme à Madagascar[5].
  • 26 décembre : réunion d’une conférence nationale au Bénin (fin le 18 février 1990).
  • Réduction significative du trafic d’arme officiel en direction de l’Afrique, dont la valeur totale passe de 13 121 millions de dollars (1985-1988) à 4 739 millions (1989-1992).

Amérique[modifier | modifier le code]

24 mars : Naufrage du pétrolier Exxon Valdez
  • Mars : crise de la dette en Amérique Latine. Plan Brady. Le secrétaire du Trésor américain, Nicholas Brady, propose un plan qui oblige les banques commerciales à faire des concessions importantes à leurs débiteurs, notamment une réduction de dette « volontaire » ; « les banques doivent faire des efforts pour parvenir à des réductions, tant de la dette que du service de la dette ». Quelques pays, comme le Costa Rica, peuvent bénéficier rapidement du plan Brady, mais pour la majorité des autres le problème de la dette reste toujours irrésolu.
  • 9 avril[6] : manifestation de près de 300 000 personnes à Washington, D.C. pour la défense de l’avortement.
  • 1er mai : sortie de l'album Disintegration de The Cure.
  • 7 mai : élection au Panama[7]. Victoire probable du candidat Guillermo Endara du parti de l’Alliance démocratique d’opposition civiliste (ADOC). Manuel Noriega refuse de reconnaître la défaite de son candidat de la Coalition de libération nationale (COLINA), Carlos Duque et le Tribunal suprême des élections annule le scrutin pour éviter une guerre civile.
  • 4 juillet : dans son discours, le président américain déclare : « Je n'ai pas encore passé l'épreuve du feu, mais elle deviendra inévitable ».
  • 8 juillet (Argentine) : arrivée au pouvoir de Carlos Menem. Il promulgue une loi de réforme de l’État, prévoyant une baisse des dépenses publiques et un échéancier de privatisations (Aerolíneas Argentinas, Entel) et une loi sur l’urgence économique, qui dans un premier temps aggrave l’hyperinflation. Des mesures supplémentaires visant à libérer totalement les marchés après un changement de ministre de l’économie (décembre) parviennent à maîtriser l’inflation.
  • 19 juillet : le vol 232 de la United Airlines s'écrase à Sioux City. 111 morts.
  • 30 juillet : démocratie au Chili. Des réformes constitutionnelles (limitation du rôle du Conseil de sécurité nationale, mandat présidentiel à 4 ans, etc.) sont approuvées par référendum. Une Concertation pour la démocratie est formée en vue des présidentielles, réunissant 17 partis de gauche et du centre pour soutenir Patricio Aylwin, président de la Démocratie chrétienne.
  • 5-7 août : les cinq chefs d'État de l'Amérique centrale, réunis à Tela au Honduras, concluent un accord pour mettre fin à la guérilla armée (Contras) contre le régime sandiniste (communiste) du Nicaragua, moyennant une promesse de démocratisation du régime de Daniel Ortega.
  • 13-14 août : sommet centraméricain de Costa del Sol à El Salvador pour préparer les élections au Nicaragua.
  • 17 octobre : tremblement de terre à San Francisco, 63 morts, dont 42 à la suite de l'effondrement du pont de "Bay Bridge".
  • 11 novembre (Salvador) : le FMLN lance sa plus grande offensive en dix ans de guerre civile. L’armée en profite pour se livrer à une vaste répression, et assassine (le 16 novembre) notamment six professeurs et intellectuels jésuites (et leur cuisinière) de l’Université centraméricaine (UCA), connus pour leurs activités en faveur des victimes du régime et internationalement influents.
20 décembre : Opération Just Cause au Panama
  • Mexique : le gouvernement Salinas accélére la privatisation des entreprises nationalisées et prend des mesures pour inciter les étrangers à investir en leur permettant de contrôler entièrement les entreprises.
  • 200 % d’inflation par mois en Argentine en 1989.
  • Réforme fiscale en Argentine. Création d’une taxe sur la valeur ajoutée.

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • 24 mars : catastrophe de l'Exxon Valdez au large des côtes d’Alaska.
  • Mars : crise de la dette en Amérique Latine. Plan Brady. Le secrétaire du Trésor américain, Nicholas Brady, propose un plan qui oblige les banques commerciales à faire des concessions importantes à leurs débiteurs, notamment une réduction de dette « volontaire » ; « les banques doivent faire des efforts pour parvenir à des réductions, tant de la dette que du service de la dette ». Quelques pays, comme le Costa Rica, peuvent bénéficier rapidement du plan Brady, mais pour la majorité des autres le problème de la dette reste toujours irrésolu.
  • 9 avril[6] : manifestation de près de 300 000 personnes à Washington, D.C. pour la défense de l’avortement.
  • 19 juillet : le vol 232 de la United Airlines s'écrase à Sioux City. 111 morts.
  • 9 août : Financial Institutions Reform, Recovery and Enforcement Act, loi réformant l’assurance privée aux États-Unis. Création du Office of Thrift Supervision, chargé de la régulation des prêts bancaires et de la Federal Housing Finance Board, chargé de la garantie de la plupart des prêts accordés aux particuliers.
  • 16 octobre[8] : discours favorables à la perestroïka du secrétaire d’État américain James Baker.
  • 17 octobre : tremblement de terre à San Francisco, 63 morts, dont 42 à la suite de l'effondrement du pont de "Bay Bridge".
  • 23 novembre : Medicare Catastrophic Coverage Act, nouvelles coupes budgétaires sur le programme Medicare.
  • 17 décembre : premier épisode de la série des simpson.
  • 19 décembre : Omnibus Reconciliation Act. Loi fiscale destinée à résorber le déficit budgétaire d'environ 14 milliards de $. Durcissement des programmes Medicare et Medicaid.
  • 20 décembre : opération Just Cause, intervention américaine au Panama pour « renverser Noriega, rétablir la démocratie, protéger les ressortissants américains et défendre les traités concernant le canal ». Guillermo Endara prête serment sur une base militaire américaine.
  • 25 décembre : le général Manuel Noriega se réfugie à l'ambassade du Vatican, assiégée par les troupes américaines. Le , accusé d’être compromis avec des trafiquants de stupéfiants, il se rend à la justice américaine.
  • 5,9 % du PIB est consacré au budget militaire
  • 2,9 % de déficit public
  • 5,0 % de chômeurs

Océanie et Pacifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1989 en Nouvelle-Calédonie.

Asie[modifier | modifier le code]

  • 4 juin : l'armée chinoise réprime la révolte des étudiants sur la place Tian'anmen à Pékin. Cet événement est couvert en direct à la télévision. Des affrontements d’une grande violence font des centaines de morts chez les étudiants, les ouvriers et les employés qui refusent d’obtempérer aux ordres, mais aussi chez les militaires. Le massacre ruine temporairement le prestige de la Chine, mise au ban de la communauté internationale.
  • 18 juin : le nom de la Birmanie est officiellement changé en Union du Myanmar et le nom de la capitale de Rangoun en Yangon.
  • 23 juin : Zhao Ziyang est remplacé au secrétariat général par le maire de Shanghai, un ancien ingénieur, Jiang Zemin, qui devient bientôt président de la Commission militaire à la suite de Deng Xiaoping. Les dissidents sont pourchassés, emprisonnés, exécutés ou contraints à fuir à l’étranger. Jiang Zemin émerge, cumulant les fonctions de chef de l’État, de président de la Commission militaire et de secrétaire général du parti.
  • 30 juillet-30 août : conférence de l'ONU à Paris sur le Cambodge. Les Nations unies ont toujours refusé de reconnaître le gouvernement de Hun Sen. En revanche, la coalition des trois mouvements de résistance (Khmers rouges, Front de libération nationale du peuple khmer et les partisans du prince Sihanouk) avait été reconnue comme gouvernement en exil (Coalition gouvernementale du Kampuchea démocratique). Malgré des tentatives de pourparlers en faveur de la paix, dès 1988, entre le gouvernement et les trois mouvements de résistance, peu de progrès sont accomplis avant 1990.
  • 2 août : massacre de 63 Tamouls par les troupes indiennes à Valvettithurai, au Sri Lanka.
    • Echec de l’intervention de 80 000 soldats indiens contre les Tamouls séparatistes du Sri Lanka.
  • 9 août : nouveau premier ministre au Japon, Toshiki Kaifu qui succède à Sōsuke Uno compromis dans un scandale de mœurs et responsable de la déroute du PLD aux élections sénatoriales du 23 juillet.
  • Moscou retire ses chasseurs et ses bombardiers de la base vietnamienne de Cam Ranh et réduit fortement son aide militaire.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 14 février (Iran)  : l'Ayatollah Khomeiny lance un appel à l'exécution de l'écrivain britannique Salman Rushdie, pour « blasphème ».
  • 15 février : retrait définitif de l'armée rouge d'Afghanistan.
  • 14 mars : le secrétaire d’État américain James Baker déclare qu’Israël devrait ouvrir le dialogue avec l’OLP.
  • 28 mars (Iran)  : Khomeiny destitue son successeur désigné, Hossein Ali Montazeri, jugé trop libéral.
  • Avril : émeutes populaires en Jordanie provoquée par la politique d’austérité mise en place par le FMI et le régime.
  • Mai : le Parlement israélien vote des propositions de paix définies par Yitzhak Shamir: élections dans les territoires occupés mais refus de la participation de l’OLP, autonomie provisoire durant trois ans, puis ouverture de négociation sur le statut final des territoires, mais refus d’un État palestinien. James Baker accepte le plan Shamir mais refuse l’idée d’une grande Israël. Arafat accepte l’initiative de Shamir mais en l’amendant (retrait partiel de l’armée israélienne, supervision des élections par l’ONU, retour des réfugiés, création définitive d’un État de Palestine).
  • 3 juin : mort de l’ayatollah Khomeiny.
  • 30 juin : Hussein de Jordanie décide de procéder à des mesures de libéralisation politique et s’en prend à la politique américaine jugée responsable de la situation économique. Il annonce de nouvelles élections et autorise les partis politiques interdits depuis 1957. Il appelle les pays pétroliers à lui fournir une aide économique et financière.
  • 28 juillet : élection de l’hodjatoleslam Hachemi Rafsandjani, conservateur, à la présidence de la république islamique iranienne, tandis que son prédécesseur Ali Khamenei hérite des pouvoirs suprêmes du grand ayatollah. Il favorise les religieux les plus conservateurs mais finit par mécontenter la population.
  • Octobre : James Baker propose un plan pour la mise en place d’une délégation palestinienne pour les négociations avec droit de regard d’Israël, organiser des élections dans les territoires occupés et la reconnaissance du plan Shamir.
  • 16 novembre : les élections en Jordanie montrent une forte progression des islamistes, qui obtiennent 31 sièges sur 80.
  • 31 décembre : au Nakhitchevan, des centaines de manifestants, pour la plupart des réfugiés chassés de l'Arménie voisine, demandent des terres nouvelles. En quelques heures, ils détruisent sur 130 kilomètres de frontière avec l'Iran, des dizaines de postes frontaliers, des centaines de pylônes et de bornes frontières.

Liban[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier : reprise des affrontements interchiites dans le Sud du pays.
  • 30 janvier : Damas et Téhéran imposent à Amal et au Hezbollah un accord de cessez le feu.
  • Février : le général Michel Aoun acquiert une popularité croissante qui dépasse les clivages confessionnels. Il veut restaurer l’autorité de l’État libanais. Il ferme les ports clandestins du secteur chrétiens et affronte les Forces libanaises. Puis il décide de s’en prendre aux ports sous contrôle druzes. Les milices druzes résistent, soutenues par la Syrie.
  • 14 mars : le général Michel Aoun, premier ministre depuis le déclare la « guerre de libération » contre l'occupant syrien. Les affrontements dans Beyrouth font des pertes civiles considérables. La guerre dure plusieurs mois et Aoun cherche une intervention internationale.
  • 28 juillet : un commando israélien enlève au Sud-Liban, le cheikh Abdel Karim Obeid, considéré comme le chef spirituel et militaire du Hezbollah au sud de Tyr et connaissant la plupart des secrets des opérations de prises d'otages occidentaux depuis 1982.
  • 31 juillet : le Hezbollah diffuse un film-vidéo de la pendaison du colonel américain Higgins, commandant en chef de l'ONUST enlevé le dernier, d'après des sources américaines le colonel aurait été torturé puis exécuté dès le mois de décembre 1988.
  • 17 septembre : un comité arabe (Maroc, Algérie, Arabie saoudite) propose un plan de paix, accepté par la Syrie, comprenant un cessez-le-feu général, la levée des blocus et la réunion des députés libanais hors du pays.
  • 30 septembre : réunion des députés libanais à Taëf.
  • 22 octobre : les députés libanais votent les Accords de Taëf. Ils soulignent l’indépendance du Liban et rappellent l’appartenance du pays à la LEA (Ligue des États arabes), aux Nations unies et au Mouvement des non-alignés. Le nombre des députés est porté à 108 avec parité entre musulmans et chrétiens. Les pouvoirs du président de la république sont réduits au profit de ceux du président du Conseil. La restauration de l’unité nationale passe par l’élection d’un nouveau chef de l’État, la dissolution des milices, la mise sur pied d’un cabinet d’union nationale et l’adoption de réformes. Les forces syriennes sont autorisées à rester deux ans au Liban pour aider à la reconstruction et à l’autorité de l’État. Les milices, les communautés musulmanes non sunnites et Michel Aoun s’opposent à l’accord.
  • 4 novembre : Michel Aoun prononce la dissolution du Parlement, décision estimée illégale par le Premier ministre Sélim Hoss.
  • 5 novembre : en dépit des pressions aounistes sur les députés chrétiens, René Moawad est élu président de la République et désigne Sélim Hoss comme Premier ministre.
  • 22 novembre : René Moawad est assassiné
  • 24 novembre : Elias Hraoui est élu président de la République. Aoun maintient son contrôle sur la partie chrétienne de Beyrouth. Les ambassades étrangères décident de reconnaître Hraoui et délaissent Aoun. Les FL acceptent de se rallier à l’accord de Taëf.

Europe de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1989 en France, 1989 en Italie et 1989 en Suisse.


  • Echec des négociations entre le gouvernement espagnol et l’ETA.
  • En Espagne, le chômage touche 17,3 % de la population active.
  • Privatisation des entreprises nationalisées au Portugal.
  • Affaiblissement de l’autorité politique de madame Margaret Thatcher au Royaume-Uni.
  • Royaume-Uni : les dépenses publiques tombent à 39,25 % du PNB (44 % en 1979). Le budget est excédentaire (7 milliards de £) pour la troisième année consécutive. Début d’une sérieuse récession économique. L’inflation repart à la hausse et le déficit de la balance des paiements nécessite une politique de taux d’intérêts élevés qui entrave le retour à la croissance. Le Royaume-Uni n’assure plus que 5 % de la production industrielle mondiale (9,1 % en 1979). Les investissement étrangers au Royaume-Uni sont passés de 31 milliards de £ en 1980 à 164 milliards en 1989, alors que les investissements britannique à l’étranger atteignent 324 milliards à la même date.
  • Tour d'Europe de Sting et Raoni.

Europe de l'Est[modifier | modifier le code]

  • 6 mars : début à Vienne, Autriche, de négociations sur les forces conventionnelles en Europe (OTAN-Pacte de Varsovie).
  • 26 mars : premières élections libres en Union soviétique, première élection nationale depuis 1917 (90 % de participation), choisissant le nouveau Congrès des députés du peuple : celui-ci se réunit en mai pour élire le Soviet suprême et pour élire Gorbatchev pour un mandat présidentiel de cinq ans. L’appareil du parti réussit à imposer ses candidats dans les campagnes et en Asie centrale, mais essuie des échecs cuisants à Moscou où triomphe Boris Eltsine, à Leningrad, à Kiev, etc. Au Congrès, si les communistes ont la majorité (88 %), ils sont divisés en courants si opposés qu’aucune discipline de vote ne peut s’instituer.
  • 4 juin :
    • Révolutions anticommunistes pacifiques et couronnées de succès en Europe de l'Est
    • Élections législatives libres en République populaire de Pologne : victoire de Solidarność. L’opposition remporte les élections, soit 35 % des sièges à la Diète (65 % étant réservés au parti communiste et à ses alliés) et 99 sièges de sénateurs sur 100. Le nouveau Parlement élit le général Wojciech Jaruzelski à la présidence de la République.
  • 12-15 juin : voyage triomphal de Gorbatchev en Allemagne de l'Ouest.
  • 13 juin : table ronde entre le pouvoir communiste et l'opposition en Hongrie pour négocier une transition pacifique vers la démocratie. Le parti communiste se divise : les réformateurs, dirigés par Imre Pozsgay reconnaissent que la révolution de 1956 a été un soulèvement populaire et non une contre-révolution ; ils souhaitent la réhabilitation d’Imre Nagy exécuté en 1958. La vieille garde n’accepte des concessions qu’avec réticence. Elle se rallie cependant en octobre au changement de nom.
  • 16 juin (République populaire de Hongrie) : Imre Nagy reçoit des funérailles dignes d’un héros national. Les lois d’immigration sont adoucies et la constitution révisée en faveur d’une démocratie multipartite.
  • Juin : résistance en RDA de groupes luthériens qui protestent contre les fraudes électorales, tiennent des meetings et manifestent contre les arrestations. Le secrétaire général du parti, Erich Honecker est contraint de faire des concessions : il octroie des laissez-passer multiples qui permettent aux Allemands de l’Ouest de rendre visite à leur famille, il donne l’ordre de cesser de tirer sur les fugitifs qui veulent franchir le « rideau de fer », mais entend tenir la frontière hermétiquement close. Les citoyens de RDA qui veulent quitter le pays se réfugient à la mission de la RFA à Berlin-Est ou dans les ambassades ouest-allemandes à Budapest, à Varsovie, à Prague, qui sont bientôt pleines.
  • 6 juillet : discours de Gorbatchev à Strasbourg sur la « maison commune européenne ».
  • 9 juillet : voyage triomphal de 3 jours du président américain George Bush en République populaire de Pologne.
  • 10 juillet : l’ONU publie à Genève le Rapport sur les Droits de l’homme, rédigé par le professeur roumain Dumitru Mazilu. Celui-ci présente une vue très critique et un panorama bouleversant du régime communiste de Nicolae Ceaușescu.
  • 10-24 juillet[21] : en URSS, les mineurs de charbon se mettent en grève pour obtenir du savon. La lenteur des réformes ne fait qu’aggraver la situation économique. Gorbatchev se rallie à une économie de marché conçue sur le modèle des économies mixtes des pays européens sociaux-démocrates. Il se heurte à l’inertie des intérêts en place, en particulier au Premier ministre Nikolaï Ryjkov.
  • 12 juillet : visite de 2 jours du président américain George Bush en Hongrie.
  • 13 août : 28e anniversaire de la construction du mur de Berlin, la RFA doit fermer son ambassade hongroise occupée par près de deux cent Allemands de l'Est. Situation identique à Vienne, Berlin-Est, Prague et Varsovie, toutes submergées par des réfugiés.
  • 16 août : la République populaire de Hongrie prend unilatéralement la décision d’ouvrir sa frontière avec l’Autriche, mesure rendue définitive le 10 septembre.
  • 19 août :
    • Piquenique paneuropéen : 500 Allemands de l'Est passent la frontière entre la Hongrie et l'Autriche.
    • Un Premier ministre non communiste, Tadeusz Mazowiecki, un des dirigeants de Solidarność forme un gouvernement de coalition en Pologne. Le rôle dirigeant du parti communiste est aboli.
      • Dans un contexte de crise économique aggravée, les syndicats contrôlés par les communistes attisent l’agitation sociale. Le gouvernement Mazowiecki manque d’unité pour agir en profondeur. Néanmoins il purge la police, dépolitise l’armée, établit la liberté de la presse, élargit l’autonomie locale et règle la question frontalière avec l’Allemagne. Sa principale faiblesse réside dans l’éclatement du camp anticommuniste, divisé entre l’Alliance du Centre (Lech Wałęsa et l’Église catholique), qui prône l’accélération des réformes et l’expulsion des ministres communistes, et le Mouvement des Citoyens pour l'Action Démocratique, qui soutient les options plus modérées de Mazowiecki.
  • 31 août : à l’initiative de la majorité moldave, le roumain est déclaré langue officielle en Moldavie. Guerre civile provoquée par les problèmes ethniques et territoriaux. Des mouvements séparatistes apparaissent dans le sud et dans l’est du pays. Des fonctionnaires refusent d’appliquer localement la loi linguistique dans la région située à l’est du Dniestr où est installée une forte minorité slave. Un parti politique, Yedinstvo, («unité» en russe), est créé et revendique une plus grande autonomie pour la Transnistrie. Il obtient l’organisation d’un référendum, à la suite duquel les autorités locales annoncent, en septembre 1990, la création de la république socialiste soviétique autonome de Transnistrie.
  • Août-septembre : début de l'exode massif de réfugiés Allemands de l'Est par la République populaire de Hongrie et la République socialiste tchécoslovaque.
18 novembre : ouverture de la frontière entre les deux Allemagnes
  • 1er octobre : arrivée à l'ouest de milliers d'Allemands de l'est passant par la République socialiste tchécoslovaque et la République populaire de Pologne.
  • 3 octobre : la RDA ferme sa frontière avec la Tchécoslovaquie pour éviter la poursuite de l’hémorragie. Privé de possibilités de sortie, les Allemands de l’Est se mobilisent en masse, affrontent la police à Berlin, à Leipzig et à Dresde.
  • 6 octobre : le parti communiste hongrois devient « parti socialiste hongrois ».
  • 7 octobre :
    • Dernière grande manifestation populaire du régime communiste d'Allemagne de l'Est, à l'occasion du 40e anniversaire de la RDA.
    • Hongrie : le parti des travailleurs socialistes (parti communiste) devient le parti socialiste hongrois (MSZP), au programme social-démocrate. Le Parlement profite de l’éclatement du parti pour détruire les fondements du régime : les milices ouvrières sont dissoutes, les cellules du parti sont interdites sur les lieux de travail, ses comptes et ses biens sont révélés au public.
  • 18 octobre :
    • Gorbatchev refusant le recours aux tanks soviétiques, Erich Honecker, secrétaire général du parti communiste et chancelier de RDA, quitte le pouvoir. Son successeur, Egon Krenz (18 octobre-3 décembre), à beau faire des concessions et rouvrir la frontière tchécoslovaque, il est dépassé par l’ampleur du mouvement de contestation.
    • Instauration du multipartisme en Hongrie, qui ne se désigne plus comme démocratie populaire.
  • 23 octobre :
    • L'Union soviétique propose la liquidation de sa présence militaire à l'étranger (base et troupes) : c'est la fin programmée du Pacte de Varsovie.
    • 300 000 personnes réclament à Leipzig la fin de la dictature communiste en Allemagne.
    • La République populaire de Hongrie prend le nom de république de Hongrie.
  • 28 octobre : début de la « Révolution de velours ».
  • 4 novembre : gigantesques manifestations à Berlin Est et dans toute la RDA.
  • 9 novembre : chute du mur de Berlin, marquant la fin symbolique de la guerre froide. Egon Krenz doit se résoudre à ouvrir ses portes à l’ouest.
  • 10 novembre :
    • Les Allemands de l’Est obtiennent la liberté de mouvement, sans en profiter pour émigrer vers l’Ouest prospère. La question de la survivance de la RDA se pose. Les communistes modérés comme le nouveau Premier ministre Hans Modrow et le secrétaire général Gregor Gysi, espèrent conserver un système socialiste qui serait devenu libéral, mais de Leipzig part une revendication en faveur de la réunification des deux Allemagnes, mot d’ordre qui trouve une approbation croissante dans l’opinion publique.
    • Démission du dictateur bulgare Todor Jivkov au pouvoir depuis 1954 en République populaire de Bulgarie. Après un plaidoyer qui manque de sincérité en faveur d’un « pluralisme socialiste », sa politique d’assimilation forcée des turcophones témoigne d’un nationalisme borné et, quand il leur laisse par défi la possibilité de partir, 300 000 d’entre eux gagnent la Turquie. Ces mesures outrancières incitent les communistes les plus modérés, regroupés autour de Petar Mladenov, à acculer à la démission Todor Jivkov), puis à l’expulser du parti. L’opposition, rassemblée dans l’Union des Forces Démocrates (UFD) obtient du gouvernement qu’il amende la Constitution, mette un terme au monopole du parti communiste et permette aux turcophones de reprendre leurs noms musulmans.
  • 17-27 novembre : succès de la révolution de velours en République socialiste tchécoslovaque. La répression brutale d’une manifestation d’étudiants à Prague incite la population à réagir les jours suivants d’une manière spontanée et à se rallier aux revendications d’un nouveau parti d’opposition, le Forum civique : démocratie, fin du rôle dirigeant du parti communiste, liberté des médias.
  • 24 novembre : le secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque Milos Jakes démissionne. Son successeur occupe le poste moins d’un mois.
  • 25 novembre : Renversement du régime communiste en Tchécoslovaquie.
  • 28 novembre : Helmut Kohl présente un plan de réunification de l'Allemagne. Il propose de négocier dans un premier temps une union monétaire qui jetterait les bases d’une communauté économique.

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  • En République socialiste de Slovénie et en République socialiste de Croatie, les partis d’oppositions sont légalisés. Ils remportent les élections d’avril 1990.
  • Les démocraties populaires sont au bord de l’effondrement économique. Elles arrivent à une impasse où se cumulent les pénuries, l’inflation, le risque de chômage.
  • En Pologne, la crise économique empire dès le second semestre ; la hausse des prix tourne à l’hyperinflation, les pénuries alimentaires continuent.
  • 164 automobiles pour 1000 habitants en Hongrie (56 en Union soviétique, 403 en France).
  • L’URSS compte 289 millions d’habitants.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1989[modifier | modifier le code]

Décès en 1989[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]