Philippe Leclerc de Hauteclocque
| Naissance | 22 novembre 1902 Belloy-Saint-Léonard, Somme |
|---|---|
| Décès | 28 novembre 1947 (à 45 ans) Colomb-Béchar, territoire d'Ain Sefra, Algérie française |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Grade | Général d'armée (1946) |
| Années de service | 1924 – 1947 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Commandement | 2e division blindée |
| Faits d'armes | Bataille et serment de Koufra Bataille de Normandie Libération de Paris Libération de Strasbourg |
| Distinctions | Maréchal de France à titre posthume Grand-croix de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Distinguished Service Order |
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Philippe François Marie, comte de Hauteclocque (autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié aux JO des 19 et 26 novembre 1945[1]), est un militaire français, né le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard (Somme) et mort le 28 novembre 1947 près de Colomb-Béchar (territoire d'Ain Sefra, Algérie française). L'un des principaux chefs militaires de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, il a été élevé après sa mort à la dignité de maréchal de France.
Biographie [modifier]
Les jeunes années [modifier]
Enfance [modifier]
Philippe de Hauteclocque, puis Leclerc de Hauteclocque est issu d'une famille enracinée en terre d'Artois, noble depuis 1163[2], dont la devise est : On entend loing sonner haulte clocque.
Petit-fils du comte Gustave de Hauteclocque (Arras, 1829 - Naples, 30 avril 1914), historien et archéologue, maire de Bermicourt et de Marie-Henriette de Morgan-Frondeville (+ Paris, 1908). Le couple a trois fils : Henry (1862-1914, Mort pour la France), Adrien et Wallerand (1866-1914, Mort pour la France).
Fils du comte Adrien de Hauteclocque (1864-1945) et de Marie-Thérèse van der Cruisse de Waziers (1870-1956), Philippe grandit au sein d'une famille catholique qui compte six enfants, outre lui : Guy (1892-1965), Françoise (1895-1919), Madeleine (1897-1935), Yvonne (1900-1967) et Colette (1906-1990).
Il passe la plupart de ses vacances en famille dans le village de pêcheurs d'Audresselles.
Études supérieures et militaires [modifier]
En 1922, après avoir préparé le concours à Sainte-Geneviève, il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion Metz et Strasbourg), dont il sort deux ans plus tard en tant que major . Il entre alors à l'École d'application de la cavalerie de Saumur, dont il sort en 1925, là encore, en étant major.
Il épouse la même année, le 10 août 1925, Thérèse de Gargan qui a pour arrières-grands-parents le baron Théodore de Gargan et son épouse Marguerite de Wendel. Ils auront six enfants : Henri (1926-1952, Mort pour la France), Hubert, Charles, Jeanne[3], Michel et Bénédicte.
Débuts militaires [modifier]
Depuis 1918 (et jusqu'en 1930), la Sarre est sous occupation française en conséquence du Traité de Versailles (1919) faisant suite à la Première Guerre mondiale. Le jeune Philippe de Hauteclocque a pour première affectation le 5e régiment de cuirassiers à Trèves ; après y avoir passé un an, il obtient une affectation au 8e Spahis, au Maroc. Il participe à la pacification du territoire au cours de la guerre du Rif, durant laquelle il se distingue. En 1929, le commandement du 38e Goum lui est confié.
Il devient instructeur à l'École de Saint-Cyr en 1931. Lors d'un exercice à cheval, sa jambe se casse sous sa monture ce qui lui vaudra d'utiliser une canne tout le reste de sa vie. Au cours d'un second séjour au Maroc, il est promu capitaine en 1934, et obtient la Légion d'honneur. En 1938, il réussit le concours d'entrée à l'École de Guerre (appelé Collège interarmées de défense entre 1993 et 2011), dont il sort major en 1939.
Il est « issu d'une famille Action française jusqu'en 1940 »[4],[5]. Lui-même lit l'Action française, sans adhérer à l'ensemble de la doctrine, appréciant surtout l'exaltation des valeurs de la France monarchique contenues dans ce journal et le fait qu'il fonde sa politique sur cette notion : « Le présent vient du passé »[6]. Chevauchant à la tête de son escadron lors de la revue du 14 juillet 1936, et passant devant la tribune officielle où se tiennent Léon Blum et Édouard Daladier, il aurait brocardé ce dernier d'un « Pour le fusilleur, tête droite ! »[7],[8].
Ruptures idéologiques [modifier]
Il rompt avec l'Action française en 1940, jugeant que le mouvement trahit ses idées et fourvoie les élites qui le suivent. Il se défait également, à cette même époque, des préjugés antisémites des milieux maurrassiens[9]. Après la guerre, il n'évoquera plus Charles Maurras que pour juger sa philosophie critiquable et fera détruire les exemplaires du journal conservés à Tailly[6].
De tradition catholique, fervent pratiquant, il a manifesté toute sa vie son attachement à sa foi[10].
Seconde Guerre mondiale [modifier]
1939-1940 : la campagne de France [modifier]
En mai 1940, Philippe de Hautecloque est capitaine d'état-major à la 4e Division d'Infanterie, en poste sur le front belge et dans la Poche de Lille. Lors de l'attaque allemande, il sent la captivité proche et demande au général Musse l'autorisation de quitter un front où il est devenu inutile. Il part vers la porte de Douai et récupère une bicyclette abandonnée. Il va mettre le cap au sud. Il échappe plusieurs fois à la capture, abandonne casque et ceinturon, guidé par la rage de s'échapper pour reprendre le combat.
Le 29 mai 1940, il est capturé en vêtements pseudo-civils et en bicyclette[11]. Fouillé, il est trahi par un certificat de paiement de l'école militaire. Il est emprisonné et réussit à récupérer son porte-feuille, dans le sac où était stocké le résultat de la fouille allemande, imprudemment à portée de Leclerc. Il détruit la pièce compromettante et réussit à remettre le porte-feuille sans être vu. Lors de son interrogatoire à la mairie Bohain-en-Vermandois par un officier allemand, il affirme être réformé comme père de famille de 6 enfants. Il subit la raillerie de l'officier qui s'étonne qu'à 37 ans il ne soit pas en train de défendre son « vaterland ». Certainement fatigué de ramasser des prisonniers, l'officier l'invite à décamper de façon dédaigneuse, non sans avoir affirmé que :
« Nation en décadence...(Il ajoute, l'air méprisant:) Jamais le Grand Reich allemand ne permettra à la France de se relever »
— op. cit. R. Dronne (1970) pp. 14-16.
.
Leclerc n'oubliera jamais cette insulte à laquelle il s'abstint de répondre. Il rejoindra les lignes françaises en traversant le canal du Nord. Il réintègre alors une unité combattante.
Le 15 juin, il participe à une contre-offensive dans la plaine de Champagne, au cours de laquelle il est blessé à la tête. Les blindés allemands ont ouvert le feu sur la maison dans laquelle il se trouvait, et une partie du plafond s'est effondrée sur lui. La blessure ne semble pas l'affecter, à tel point qu'il continue le combat, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau fait prisonnier.
1940-1942 : poursuite de la lutte en Afrique [modifier]
Evasion vers l'Angleterre [modifier]
Le 17 juin 1940, il parvient à s'évader de l'hôpital des Sœurs de la Charité et prend le parti de continuer sa route pour poursuivre la lutte. Il traverse la France[12] à bicyclette, malgré l'occupation allemande, rejoint sa femme et leurs six enfants sur les routes de l'exode près de Libourne en Gironde. Après les avoir mis au courant de sa volonté de se battre, il se rend à Bayonne, où il obtient le 8 juillet un visa pour le Portugal, mais pas pour l'Espagne. Repassant la ligne de démarcation le 10, il est le lendemain[13] à Perpignan, où il obtient son visa pour l'Espagne. Arrivé le 12 à Cerbère par le train, il est brièvement arrêté le 13 à Port-Bou par les douaniers espagnols, qui le font conduire à Figueras pour interrogatoire et jugement, à cause d'un excèdent de devises étrangères[14]. Mais il s'échappe, prend le train de Madrid, et de là celui de Lisbonne où il arrive le 17 juillet. Embarqué le 20 juillet sur le SS Hilary, il arrive à Londres[15].
Rencontre avec De Gaulle [modifier]
Il se présente au général de Gaulle le 25 juillet. Afin d'éviter que des représailles ne soient dirigées contre sa famille, il a pris le pseudonyme de « François Leclerc », le patronyme étant très fréquent en Picardie et à Belloy même[16],[17],[18],[19]. Cette discussion a probablement changé sa vie. Le général de Gaulle, reconnaissant en lui un chef exceptionnel, le promeut de capitaine à chef d’escadron dès leur première rencontre et lui donne pour mission de rallier l'AEF à la France libre.
Départ pour l'Afrique [modifier]
Le 6 août 1940, il quitte l'Angleterre pour le Cameroun avec René Pleven, André Parant et Claude Hettier de Boislambert. Le voyage se fait à bord d'un hydravion Sunderland, le Clyde[1]. Il atterrit à Lagos le 10 août 1940. Dix jours plus tard, il débarque de nuit en pirogue à Douala avec 22 hommes. Il fait la connaissance du commandant Louis Dio, qui arrive de Fort-Lamy à la tête d'un détachement du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Il parvient à convaincre les autorités fidèles à Vichy de s'effacer et rallie le Cameroun, le Tchad et le Congo à la cause de la France libre sous l’égide de Félix Éboué et de Larminat.
Jugeant son grade de commandant insuffisant, face au gouverneur général et au lieutenant-colonel Bureau, commandant les troupes à Douala, il arrache les quatre galons de sa manche gauche pour en recoudre un sur celle de droite : le voici colonel, lui qui n'était qu'un simple capitaine un mois plus tôt.
Leclerc est nommé Commissaire général du Cameroun et le 28 août, c'est toute l'AEF, à l'exception du Gabon qui s'est ralliée au Général de Gaulle. Celui-ci, au cours d'une visite à Douala le 8 octobre, donne son accord à Leclerc pour tenter de rallier le pays à sa cause. Avec l'aide des Forces françaises libres, repliées après l’échec de l’expédition de Dakar (23-25 septembre), Leclerc débarque près de Libreville le 8 et le 10 novembre, le Gabon se joint à la France libre.
Promotion au grade de Colonel [modifier]
Leclerc est alors officiellement confirmé au grade de colonel par le général de Gaulle, grade qu'il s'était auto-attribué « comme par enchantement », selon l'expression de De Gaulle, en arrivant au Cameroun pour ne pas être en infériorité hiérarchique par rapport au lieutenant-colonel Bureau[20],[21] en poste à Douala, et il est désigné comme commandant militaire du Tchad.
La France libre a pour la première fois une assise territoriale et stratégique significative.
À partir de ces bases, sa colonne, qui compte notamment le capitaine Massu, effectue des raids de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec un équipement peu adapté aux conditions climatiques et au sol sableux et se dirige vers des postes italiens. Ayant pris l'oasis de Koufra (28 février 1941) avec un canon et 300 hommes seulement, il fait le serment avec ses soldats de ne pas déposer les armes avant d'avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg.
Le 16 juin 1941, il est déchu de la nationalité française par un décret du gouvernement de Vichy[22]. Le 11 octobre suivant, la cour martiale de Gannat le condamne à mort par contumace et à la confiscation de ses biens pour « crimes et manœuvres contre l'unité et la sauvegarde de la patrie »[23].
Campagne du Fezzan [modifier]
En février-mars 1942, il mène une campagne dans le Fezzan. Nommé le 25 mars commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre, il part pour Brazzaville, laissant le colonel François Ingold à la tête des troupes du Tchad. Le 22 septembre, de Gaulle lui donne l'ordre de conquérir le Fezzan et d'avancer jusqu'à Tripoli, de même qu'il prescrit l'envoi de troupes au Niger, afin de rallier à la France libre l'Afrique-Occidentale française (objectif qu'il abandonne finalement à la mi-novembre).
Le 16 décembre 1942 il est à Zouar en inspection[24]. Il lance le 22 décembre, l'offensive sur le Fezzan et conduit la colonne Leclerc, forte de 4 000 Africains et 600 Européens appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le 12 janvier, Mourzouk le 13 et Tripoli le 25. Le 2 février 1943, il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la 8e armée britannique à la campagne de Tunisie. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste à une attaque allemande et sort vainqueur, il s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes :
« Tirailleurs africains et soldats de France métropolitaine venus du cœur de l'Afrique à travers le Sahara, fraternellement unis, debout dans leurs étonnantes voitures bardées de filets de camouflage, de tôles de désensablement, de guerbas avaient un halo de légende. Ils furent frénétiquement applaudis. »
— Raymond Dronne (1970) p. 291
Leclerc va se consacrer à forger l'outil du renouveau de l'Armée française.
1943-1945 : Libération de la France et fin de la guerre [modifier]
Maroc : l'outil se forge [modifier]
Leclerc est nommé général de division le 25 mai 1943, la Force L devenant 2e division française libre (2e DFL) le 30. Renvoyée par le général Giraud en Libye le 10 juin, sa division reçoit le renfort d'évadés de France par l'Espagne et d'unités issues des troupes vichystes ralliées de l'Armée d'Afrique. Rebaptisée 2e division blindée (2e DB) le 24 août, elle est réorganisée sur le modèle américain, et rejoint, en septembre, le camp de Temara, au Maroc, où elle demeure jusqu'en avril 1944 pour y parfaire son entraînement et compléter ses effectifs. Il reçoit enfin l'affectation d'un régiment de chasseurs de chars, le RBFM qui lui avait été promis.
Le 10 avril 1944, la 2e DB au complet entame son embarquement pour l'Angleterre, où elle est affectée à la 3e armée américaine du général Patton. Une grande unité française va combattre sous commandement américain, armée, équipée et structurée à l'américaine.
Débarquement en Normandie [modifier]
Envoyée en Normandie, la 2e DB débarque le 1er août 1944 dans la Manche, sur la plage de Saint-Martin-de-Varreville, et va établir son premier camp à Vesly, dans un champ dénommé « champ Robert », où elle séjournera dix jours, le temps de s'organiser avant de faire route sur Argentan et Alençon, tout en ayant au passage prêté main forte, lors de la fermeture de la poche de Falaise, à Chambois-Mont-Ormel. Faisant partie de la 3e armée du général Patton, la division de Leclerc, ou « division Croix de Lorraine », devient parfois même le fer de lance des attaques américaines. Sa division libère, le 12 août, Alençon, s'illustre dans la forêt d'Écouves, mais bute, le 13 août, sur Argentan, qu'elle ne peut investir, gênant, en fait, les mouvements américains. Leclerc demande alors l'autorisation de quitter le théâtre des opérations en Normandie, pour : « Ne plus perdre un seul homme ici et libérer Paris, la capitale de la France. ».
Il aura à sa disposition un char PC de commandement armé d'un simulacre de canon en bois, le Tailly.
Il pourra, au passage, le 2 août 1944, s'arrêter chez ses cousins à Sainte-Suzanne-Prétôt, chez Françoise de Hautecloque. Il en repartira accompagné des deux premiers engagés sur le sol de France (un neveu et son ami).
Marche sur Paris [modifier]
Avec l'accord qu'il a arraché à ses supérieurs, la 2e DB fonce sur Paris, si bien que, le 25 août 1944, le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de Paris, à la gare de Paris-Montparnasse. La capitale a été libérée en deux jours, dans un mélange de liesse et de coups de feu. Les généraux de Gaulle et Leclerc descendent côte à côte l'avenue des Champs-Élysées alors qu'éclatent encore des accrochages sporadiques.
Autorisé à prendre une courte permission chez lui à Tailly où il se rend en avion, il retrouve sa famille qu'il n'avait pas vue depuis quatre années. Il rentre après deux jours de séjour accompagné de ses deux fils ainés, Henri (18 ans) et Hubert (17 ans) qui s'engagent dans les unités de la 2e DB. Le combat reprend, en famille.
Marche sur Strasbourg [modifier]
Partie de Paris le 8 septembre 1944, le 2e DB se dirige vers l'est ; ce seront les combats contre le général von Manteuffel où la 112e Panzer Brigade est écrasée à Dompaire le 13 septembre perdant 59 chars[25]. Après une pause imposée par le commandement américain, l'axe de marche est dirigé sur Strasbourg.
Avant la fin de l'année 1944, le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l'issue d'une charge partie de Baccarat et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C'est l'occasion d'une prise d'armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu.
Cependant, Leclerc est cloué en Alsace et doit se battre contre sa hiérarchie. Sa division est bloquée dans la plaine d'Alsace inondée, en position défensive. Il va travailler à la réduction de la poche de Colmar puis à celle de Royan. Ses relations seront difficiles avec Monsabert. Leurs conceptions militaires s'affrontent.
En Allemagne [modifier]
Dans les premiers jours de mai, passés en Allemagne, les soldats de la 2e DB découvrent les horreurs des camps de concentration et portent secours à des Français rescapés de Dachau[26].
Affaire des Waffen-SS français [modifier]
Préliminaires [modifier]
Pendant la pause face à la Vor Vogensen Stellung, Leclerc eut connaissance d'exactions allemandes. Il adressa une lettre de mise en garde au Kampfkommandant de Baccarat :
« L'armée allemande n'obéit plus, vis-à-vis des populations civiles, aux lois de la guerre. Des villages sont systématiquement brûlés, les habitants fusillés ou déportés... L'ordre de déportation de la population de Baccarat et de celle de Raon-l'Etape vient d'être donné... J'avertis officiellement le commandement allemand que je vais faire, au fur et à mesure, des constats et que je relève, chaque fois, les noms des officiers responsables. Quel que soit le nombre de semaines, de mois pendant lesquels l'Allemagne réussira encore à prolonger la guerre, elle devra bientôt s'incliner. J'emploierai tout mon poids à ce que justice soit faite. »
— Général Leclerc au Général Feuchtinger (op. cit. Destrem 1984, p. 312)
Le général Feuchtinger n'exécuta pas la déportation prévue, il déguerpit devant l'attaque du 29 octobre. Leclerc préfigurait ce qui allait venir.
Chronologie [modifier]
Ce sont les soldats français de Leclerc qui s'emparent le 5 mai 1945 du Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière, quelques jours avant l'armistice du 8 mai. Le 6 mai au matin, Leclerc prend ses quartiers dans le village de Bad Reichenhall (Haute-Bavière), non loin de Berchtesgaden.
Rencontre et échanges [modifier]
Le 6 mai 1945, douze Waffen-SS français, issus pour la plupart de la division Charlemagne ont été capturés par les Américains. Ils sont remis à la 2e DB. Quelques clichés photographiques ont été pris lors de cette rencontre entre Français[27]. Leclerc a un bref échange avec les prisonniers, demandant à l'un d'eux : « N'avez-vous pas honte de servir sous cet uniforme ? ». Le SS français aurait alors répondu que Leclerc porte lui-même un uniforme américain (Leclerc porte effectivement une tenue de combat d'origine américaine et des guêtres anglaises mais des insignes français ; il sert toutefois sous les couleurs françaises, en obéissant à une autorité politique française, et est donc « sous uniforme français »).
Suites [modifier]
Selon les témoignages existants, Leclerc aurait ensuite quitté les lieux, déclarant sur le ton de l'agacement « Débarrassez-moi de ces gens-là ! ». Le GPRF, informé de l'existence des prisonniers, ne reçoit plus ensuite aucune nouvelle et s'en inquiète par télégramme le 18 mai. Les autorités de Paris ignorent alors que les douze SS français ont été fusillés, le 7 ou le 8 mai, dans une clairière, au lieu-dit Kugelbach par groupe de quatre, par des soldats du régiment de marche du Tchad (des républicains espagnols de la "Nueve"). Ils ont été assistés religieusement par le père Gaume, aumônier d'un groupe d'artillerie de la division. L'exécution des prisonniers ne s'est accompagnée d'aucun jugement, le tribunal militaire de la 2e DB ne s'étant pas réuni pour l'occasion. Plusieurs décennies après les faits, la responsabilité de cet acte, qui s'inscrit dans le cadre plus large de la répression de la collaboration avec l'Allemagne nazie[28], n'a pas pu être déterminée. Le père Gaume, désigné pour assister les fusillés, aurait déclaré que la décision d'exécuter les prisonniers aurait été prise « à l'état-major » de la division[29]. Le 2 août 1948, le même père Gaume déclare aux gendarmes du Dahomey que l'ordre de fusiller les prisonniers avait été donné par « le commandant français », sans plus de précisions[30].
Exécution [modifier]
Au moment de l'exécution, le lieutenant Morvan, qui commandait l'un des pelotons, aurait évoqué « le haut État-major de la division ». Jean-Christophe Notin, biographe de Leclerc, estime impossible de déterminer ce que recouvre exactement le terme « le haut État-major de la division », comme de conclure si l'ordre d'exécution a été donné par Leclerc lui-même, « travaillé par les horreurs de Dachau, révolté par l'arrogance des prisonniers » et qui aurait alors cédé à un accès de colère, ou par un de ses officiers supérieurs, qui aurait interprété le « Débarrassez-moi de ces gens-là ! » de Leclerc comme un ordre de les fusiller. Jean-Christophe Notin estime que « l'affaire est grave, puisqu'elle mêle l'icône de la Libération à l'exécution de douze prisonniers » mais, en l'absence de toute conclusion définitive, replace cet évènement dans le contexte « des horribles visages de la guerre, qui n'en a que très peu de beaux »[31].
Extrême-Orient [modifier]
Le 21 juin, Leclerc fait ses adieux avec solennité à sa division. Il la quitte pour rejoindre le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, en Indochine française, que l'Empire du Japon occupe depuis 1940 et contrôle totalement depuis le coup de force du 9 mars 1945.
Le 2 septembre 1945, c'est Leclerc qui signe, au nom de la France, l'acte de capitulation du Japon, à bord du cuirassé USS Missouri, en rade de Tokyo[32].
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Insigne de la 2e division blindée fabriqué en Angleterre avant son débarquement en Normandie. Cet emblème représente la France, avec en son centre la croix de Lorraine.
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Le général Leclerc discute avec des soldats du 501e RCC.
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Leclerc, accompagné des représentants des autres nations alliées, pendant le discours du Général MacArthur, après la reddition du Japon.
Après-guerre [modifier]
Il participe également à la reconquête de l'Indochine : la destruction de l'administration coloniale par les Japonais en mars 1945, puis la reddition des Japonais en août, ont laissé le territoire indochinois en plein chaos, les indépendantistes vietnamiens, cambodgiens et laotiens ayant les mains libres. Arrivé en octobre 1945, après la capitulation du Japon et la proclamation de l'indépendance par Hô Chi Minh le 2 septembre 1945, il parvient à rétablir la souveraineté française dans toute la Cochinchine et le Sud-Annam le 29 janvier 1946, tout en étant lucide sur la nécessité d'une solution politique. Au Tonkin, Hô Chi Minh accueille Leclerc favorablement, le 26 mars 1946 à Hanoï. En effet, celui-ci était pour la résolution de la crise qui secouait la colonie française par la voie politique.
En 1946, Leclerc est nommé inspecteur général en Afrique du Nord.
Décès et controverse sur ses circonstances [modifier]
Le 28 novembre 1947, au cours d'une tournée d'inspection en Afrique du Nord, son avion, un B-25 Mitchell est pris dans une tempête de sable. On suppose que le pilote est descendu à basse altitude pour trouver des repères géographiques, mais l'avion a percuté le remblai de la voie ferrée, à côté du Djebel Aïssa, non loin de Colomb-Béchar. Les douze occupants de l'appareil[note 1], sont tués sur le coup. Un treizième cadavre a été retrouvé dans la carcasse de l'avion. Ce treizième corps, jamais identifié, a alimenté l'idée d'un complot.
Conrad Kilian, mort le 30 août 1950 dans des circonstances controversées, est le premier à lancer l'idée : l'Angleterre aurait fait assassiner Leclerc à cause de la guerre secrète du pétrole dans le Fezzan, dans la partie ouest de la Libye. Cette théorie est reprise par la suite par d'autres sources[33]. Aucune preuve ne permet toutefois d'étayer cette thèse, et Killian avait été qualifié de mythomane par Leclerc lui-même[réf. nécessaire].
Au contraire, Jean-Christophe Notin démontre que l'avion, modifié pour accueillir des passagers et déséquilibré par l'ajout d'une couchette à l'arrière, aurait simplement décroché alors qu'il volait à basse altitude, ainsi qu'il avait tendance à le faire à la suite de ces modifications[34]. Selon la même source, qui cite plusieurs exemples, Leclerc avait à de nombreuses reprises durant la Seconde Guerre mondiale forcé des équipages à voler dans des conditions plus que défavorables, ce qui provoqua plusieurs accidents.
Les légionnaires bâtiront en 1957 le « monument Leclerc », qui n'existe plus, sur le lieu de l'accident. Quelques vestiges ont été ramenés et déposés au Fonds historique maréchal Leclerc à Saint-Germain-en-Laye[35],[36],[37],[38]. Le monument est toujours bien visible sur Google Earth : .
Hommages posthumes [modifier]
La nouvelle de ce décès est un choc pour une France qui se relève difficilement d'une terrible guerre, et qui voyait en cet homme le libérateur de Paris et de Strasbourg, celui qui avait lavé l'affront de la défaite de 1940. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée nationale vote à l'unanimité les obsèques nationales, sur une résolution déposée par le député René Pleven. Après un hommage national à Notre-Dame, la 2e DB escorte son chef vers l'Arc de Triomphe, où une foule de Français viennent s'incliner devant le cercueil du général. Il est inhumé dans la crypte des Invalides, dans le caveau des gouverneurs[39].
Il a été élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume par décret du 23 août 1952.
Le 30 novembre 1997, pour le cinquantenaire de l'anniversaire de son décès, une homélie ainsi qu'une messe sont célébrées en la cathédrale d'Amiens par l'évêque d'Amiens et par le père Maurice Cordier, ancien combattant de la 2e DB et aumônier général des anciens de la 2e DB.
Carrière militaire [modifier]
États de service [modifier]
- 9 septembre 1924 : Nommé sous-lieutenant,
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- Promotion Metz-Strasbourg de Saint-Cyr (5e de promotion sur 344 élèves), Affecté au 24e Régiment de Dragons
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- 26 octobre 1926 : Promu lieutenant
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- 8-10-1926 : affecté au 8e régiment de spahis marocains
- 19-9-1928 : Instructeur à l'école des élèves officiers marocains
- 15-7-1930 : affecté au 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique
- 24-5-1931 : Instructeur de cavalerie à l'École Spéciale Militaire
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- 11-6-1938 : Breveté observateur en avion no 3993
- 1-11-1938 : Élève à l'École supérieure de guerre
- 1939 : Brevet d'État-major (60e promotion)
- 13-2-1940 : Chef du 3e bureau à la division cuirassée de l'état-major
- 1-6-1940 : Fait prisonnier mais libéré.
- 15-6-1940 : Blessé, fait prisonnier
- 17-6-1940 : Évadé
- 25-7-1940 : Rejoint la France libre à Londres
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- 31 juillet 1940 : Promu commandant
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- 27-8-1940 : Rallie le Cameroun à la France libre
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- 25 novembre 1940 : Auto-promu colonel, sans avoir jamais été lieutenant-colonel, sera confirmé ensuite dans son grade par le général de Gaulle
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- 25-11-1940 : Commandant du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad, et dirige les opérations Mourzouq et Koufra
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- 10 août 1941 : Nommé général de brigade à titre provisoire
- 14 avril 1942 : Nommé général de brigade à titre définitif
- 25 mai 1943 : Promu général de division
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- 6-1943 : commandant de la 2e D.F.L.
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- 25 mai 1945 : Élevé aux rang et appellation de général de corps d'armée
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- 18-8-1945 : Commandant du corps expéditionnaire d'Extrême-Orient à Saïgon, délégué général du haut-commissaire de France en Indochine
- 2-9-1945 : signataire, au nom de la France, de l'armistice avec les japonais à Tōkyō
- 19-11-1945 : autorisé à rajouter le patronyme Leclerc à son nom de naissance
- 18-3-1946 : Entre à Hanoï
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- 14 juillet 1946 : Élevé aux rang et appellation de général d'armée
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- 25-12-1946 : Chargé de mission par le président de gouvernement en Indochine
- 12-4-1947 : Nommé inspecteur des Forces terrestres, maritimes et aérienne d'Afrique du Nord
- 1-7-1947 : Nommé membre du Conseil supérieur de la Défense nationale
- 28-11-1947 : Décès en service commandé, à Colomb-Béchar, au cours d'une mission d'inspection (écrasement d'avion)
-
- 23 août 1952 : Élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume
Décorations principales [modifier]
Décorations françaises [modifier]
- Grand-croix de la Légion d'honneur (08/05/45); chevalier (20/12/35), officier (06/02/45 avec effet rétroactif au 25/05/43), commandeur (04/02/45 avec effet rétroactif au 25/08/44), grand officier (11/02/45 avec effet rétroactif au 25/12/44).
- Compagnon de la Libération - décret du 6 mars 1941
- Médaille militaire (06/06/46).
- Croix de guerre 1939-1945 (8 citations à l'ordre de l'armée)
- Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (2 palmes)
- Médaille de la Résistance avec rosette
- Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
- Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
- Médaille coloniale avec agrafes "Maroc" "Fezzan" "Koufra" "Tripolitaine" "Tunisie" "Extrême-Orient"
- Médaille des évadés
- Médaille des Blessés
Décorations étrangères [modifier]
- Belgique : Commandeur puis grand officier de l'Ordre de la Couronne, Croix de guerre 1940-1945 avec 1 palme.
- Luxembourg : Grand-croix de l'Ordre de la Couronne de chêne, Croix de guerre 1939-1945
- États-Unis : Commandeur en chef de la Legion of Merit, Presidential Unit Citation, Silver Star Medal, Bronze Star.
- Royaume-Uni : Compagnon de l'Ordre du Bain, Distinguished Service Order.
- Pologne : Ordre du Virtuti Militari.
- Tchécoslovaquie : Croix de guerre 1939-1945 , Ordre du Lion blanc.
- Grèce : Croix de guerre de première classe.
- Espagne : Ordre de la Paz au Maroc.
- Maroc : Grand-croix du Ouissam alaouite chérifien, médaille du Mérite militaire chérifien.
- Tunisie : Grand-croix du Nicham Iftikhar.
- Cambodge : Grand-croix de l’Ordre royal du Cambodge
- Laos : Grand-croix de l’Ordre du Parasol blanc et de l’Ordre du Million d'Éléphants.
Commémoration [modifier]
- Des musées lui sont consacrés, en particulier le musée du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - musée Jean Moulin de la ville de Paris
- Son nom est aujourd'hui l'un des odonymes les plus courants en France.
- Le char Leclerc, char d'assaut de l'armée française porte son nom.
- La « Fondation Maréchal Leclerc », sous l'égide de la Fondation de France, créée et dirigée pendant 32 ans par le lieutenant-colonel Philippe Peschaud (1915-2006), un proche de Leclerc, n'a eu de cesse de raviver, dans la mémoire collective des Français, le souvenir de cet acteur capital de l'histoire de France.
- De nos jours, les descendants directs, et uniquement eux, du Maréchal se nomment officiellement Leclerc de Hauteclocque.
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Monument à Aulnay-sous-Bois
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Monument à Poissy
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Plaque commémorative aux Invalides, à Paris
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Plaque commémorative à Wasselonne
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Plaque commémorative à Grugé-l'Hôpital
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Monument Leclerc à Domalain
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Timbre du Kirghizistan à l'effigie du maréchal Leclerc
Sources [modifier]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Ouvrages
- La Deuxième division blindée - Général Leclerc: combattants et combats en France : présentés par une groupe d'officiers et d'hommes de la division, Arts et Métiers Graphiques, 1945, 316 p. (orientation bibliographique.).
- Le Général Leclerc vue par ses compagnons de combat, Éditions Alsatia, 1948, 365 p. (rééd. Alsatia, 1952, et Émile-Paul, 1967, 309 pages).
- Antony Beevor, D-Day et la bataille de Normandie, Paris, Calmann-Lévy, 2009 (ISBN 978-2-7021-4016-1).
- Général Jean Compagnon, Leclerc, Maréchal de France, Flammarion, 1994, 625 p. (rééd. French & European Pubns, 2004)
- Didier Corbonnois, L’Odyssée de la colonne Leclerc, Les Français libres au combat sur le front du Tchad, 1940-43, Éditions Histoire & Collections, 2003, 175 p. (ISBN 2-913903-85-1).
Retrace toute la période africaine de la Colonne avant la mise sur pieds de la DB. Iconographies inédites, cartes…
- Maja Destrem, L'Aventure de Leclerc, Librairie Arthème Fayard, 1984, 443 p. (ISBN 2-213-01419-1) (rééd. 1997).

- Jacques Granier, Et Leclerc prit Strasbourg, Éditions des Dernières Nouvelles, 1970, 312 p..
- Christine Levisse-Touzé, Du capitaine de Hautecloque au général Leclerc, Éditions Complexe, 2000, 477 p. (ISBN 9782870278185).
- Philippe Leclerc De Hauteclocque, la légende d'un héros, Éditions Tallandier, 2002 (ISBN 2847340335).
- Jean-Christophe Notin, Leclerc, Perrin, 2005, 620 p. (ISBN 978-2-262-03294-4) (rééd. 2010).
- Général Adolphe Vézinet, Le Général Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France, Presses de la Cité, 1974, 315 p..
- André Martel, Leclerc : le soldat et le politique, Albin Michel, 1998, 571 p..
- Raymond Dronne (préf. éditeur), Leclerc et le serment de Koufra, Paris, Editions J’ai lu, coll. « J’ai lu leur aventure / A239 », 1970, poche, 321 p.
- Bande dessinée
- La Légende du général Leclerc, bande dessinée par Bertrand Guillou, éditions le Lombard, novembre 2007
- Périodiques
- Philippe Leclerc, par Christophe Dutrône, Batailles & Blindés, n° 22, novembre-décembre 2007, (ISSN 1765-0828)
- Cinéma
- Dans le film Paris brûle-t-il ? son rôle est interprété par Claude Rich .
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Fondation du Maréchal Leclerc de Hauteclocque, « Site officiel de la Fondation Leclerc de Hauteclocque ». Consulté le 15 octobre 2009
- ordre de la libération, « Biographie de Philippe de Hauteclocque ». Consulté le 23 décembre 2007
- France libre, « Portrait Général Leclerc ». Consulté le 23 décembre 2007
- Mairie de Paris, « biographie du Maréchal Leclerc ». Consulté le 23 décembre 2007
- Histoire en ligne, « biographie Philippe Marie de Hauteclocque, dit Leclerc ». Consulté le 23 décembre 2007
- La 2e Division blindée de Leclerc, « Le général Leclerc de Hauteclocque ». Consulté le 23 décembre 2007
- Général de brigade (2s) Jean Boÿ, « Historique de la 109e promotion (1922-24), promotion Metz et Strasbourg ». Consulté le 26 novembre 2011
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Parmi lesquels se trouvait Paul Fouchet, colonel des Spahis, frère aîné de Christian Fouchet.
Références [modifier]
- p. 343
- Genealogies.ternois.free.fr Généalogie de la famille de Hautclocque.
- Elle épouse, le 26 octobre 1960, Robert Galley (1921), ancien ministre et parlementaire, compagnon de la Libération, d'où 2 enfants : Philippe Galley et Alexis Galley.
- Olivier Forcade, Éric Duhamel, Philippe Vial, Militaires en république, 1870-1962: les officiers, le pouvoir et la vie publique en France, Publications de la Sorbonne, 1999, 734 p. (ISBN 9782859443627) [lire en ligne], p. 31.
- Christine Levisse-Touzé (2000), p. 38 signale que l'engagement dans l'Action française de la famille « commence avec l'affaire Dreyfus. Cette adhésion n'est pas, au demeurant, définitive. 1940 la suspend ».
- Adolphe Vézinet (1974), p. 34.
- Général Jean Compagnon (1994), p. 94.
- Martel 1998, p. 79.
- Jean-Christophe Notin (2005), p. 134.
- Antony Beevor (2009).
- op. cit. M. Destrem (1984), PP. 61-66
- par Tailly (5/6/1940), Paris (7/6 et 21/6/1940), Bayonne (4/7/1940), Cerbère (11/7/1940), Madrid (14/7/1940) et Lisbonne (17/7/1940). Il arrive à Londres le 24 juillet 1940.
- en train
- 10 000 F au lieu des 3 000 permis et on lui confisque tout sauf des dollars cachés dans ses chaussettes.
- Christine Levisse-Touzé (2002), p. 40.
- Jean-Christophe Notin (2005), p. 57 et 60.
- Un témoignage publié anonymement dans la Revue de la France Libre, n° 156 bis, juin 1965 et intitulé « La ténacité de Leclerc et l'épopée de son ralliement », évoque également le pseudonyme « François Leclerc ».
- Evelyn Mesquida, La Nueve 24 août 1944 : Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Le Cherche Midi, 2011, p. 93.
- Selon Charles Pichon, Leclerc, Paris, SEFI Éditeur, 1948, p. 29 (tiré à 500 exemplaires), en revanche : « Il donne son nom de famille : Philippe de Hauteclocque, capitaine, breveté d'État-Major ; mais il ajoute aussitôt son nom de guerre, Jacques Leclerc... Jacques : le nom éternel du paysan français... Leclerc : le nom de sa province, aussi commun là-bas que le sont ailleurs Martin ou Durand. »
- Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du sud, 1940-1942 : aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Le gerfaut, 2005, 286 p. (ISBN 9782914622929), p. 95.
- Pierre Kamé Bouopda, La Quête de libération politique au Cameroun: 1884-1984, L'Harmattan, 2006, 253 p. (ISBN 9782296004450), p. 50.
- Martel 1998, p. 148
- Adolphe Vézinet (1974), p. 44.
- op. cit. R. Dronne (1970) p. 206
- Deux chars Panther capturés intacts orneront l'entrée de l'esplanade des Invalides. L'un d'eux est au Musée des blindés à Saumur.
- Jean-Christophe Notin (2005), p. 327.
- Dossier sur le site sur la 2e DB.
- Pierre Montagnon, La Grande histoire de la Seconde guerre mondiale : Du procès Laval au jugement de Nuremberg, septembre 1945-octobre 1946, Pygmalion, 1996, 322 p., p. 33.
- X. R., « Fusillés sans jugement », Historia, no 32 : « L'internationale SS », 1973.
- Document conservé aux archives du Loir-et-Cher publié par Eric Lefèvre, Olivier Pigoreau, Bad Reichenhall. 8 mai 1945. Un épisode tragique, Éditions Granche, 2010, p. 271.
- Jean-Christophe Notin (2005), p. 330-333.
- Cette signature est fidèlement reconstituée au sein d'un musée, sur l'île Sentosa, près de Singapour, et où figure le général Leclerc parmi les représentants des Forces Alliées face aux Japonais, en personnages de cire.
- Pierre Fontaine, La mort étrange de Conrad Kilian, inventeur du pétrole saharien, Les Sept couleurs, 1959, p. 32.
- Jean-Christophe Notin (2005), p. 512-533.
- Général Robert Dubois, « Le général Leclerc, maréchal de France, un homme de foi », Revue de la France libre, no 261, 1er trimestre 1988 (rééd. André Casalis (éd.), La Mémoire des Français libres. Hommes et combats, vol. 5, Fondation de la France libre, 2002, p. 2110, note 3).
- « Le général de Gaulle à Colomb-Béchar et monument Leclerc », Les Actualités Françaises, 20 mars 1957, 41 secondes.
- Le monument Leclerc. sur Google Maps.
- Vidéo de la commémoration du monument Leclerc par le général de Gaulle, le 20 mars 1957., sur le site internet de l'INA.
- cf. op. cit. Maja Destrem,, Prologue pp. 12-17
| Dirigeant colonial du Cameroun français | ||
| Précédé par Richard Brunot |
Philippe Leclerc de Hauteclocque Gouverneur 29 août - 12 novembre 1940 |
Suivi par Pierre Charles Cournarie |
- Général français
- Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
- Maréchal de France
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Personnalité de la France libre
- Condamné à la peine de mort
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Compagnon de la Libération
- Titulaire de la médaille de la Résistance
- Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945
- Grand officier de l'ordre de la Couronne
- Titulaire de la Croix de guerre belge 1940-1945
- Dirigeant colonial du Cameroun
- Mort dans un accident aérien
- Naissance en 1902
- Naissance à Belloy-Saint-Léonard
- Décès en 1947
- Personnalité de la guerre d'Indochine
- Famille de Wendel
- Comte français du XXe siècle
- Compagnon de l'ordre du Service distingué
- Décès en Algérie