Samarobriva

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Samarobriva
Ambianorum
(fin IIIe - début IVe siècle)
Statuette du dieu Priape trouvée dans une tombe à Rivery près d'Amiens.
Statuette du dieu Priape trouvée dans une tombe à Rivery près d'Amiens.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Gaule belgique
Type Ville
Coordonnées 49° 54′ N 2° 18′ E / 49.9, 2.3 ()49° 54′ Nord 2° 18′ Est / 49.9, 2.3 ()  
Altitude de 14 à 106 m
Superficie 150 hectares

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Samarobriva
Samarobriva
Époque Empire romain

Samarobriva est le nom de la ville d'Amiens à l'époque gallo-romaine. À la suite des destructions de la Seconde Guerre mondiale, des fouilles archéologiques furent entreprises dans le centre ville et de nombreux vestiges de la ville romaine furent mis au jour avant de procéder à la reconstruction de la ville. Samarobriva est, de ce fait, l'une des cités antiques les mieux connue de la Gaule belgique.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Son nom gallo-roman est Samarobriva, qui signifie en gaulois « Pont (briva) sur la Somme (Samara) ».
Comme un peu partout en Gaule, le nom du peuple, les Ambiens, a fini par se substituer à celui de sa capitale Samarobriva (l' -s final d'« Amiens » et de nombreuses autres villes s'explique par l'accusatif pluriel Ambianos, ou bien par l'ablatif-locatif pluriel Ambianis).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site d'Amiens fut occupé sur les terrasses fluviatiles dominant la Somme et l'Avre dès le Paléolithique (~500 000 ans).

Au moment de l'arrivée des Romains, la région était occupée de part et d'autre de la Somme par une tribu gauloise : les Ambiens depuis au moins le IIIe siècle av. J.-C..

Les fouilles archéologiques nous ont livré un monnayage apparu au début du IIIe siècle av. J.-C. inspiré des statères de Tarente qui montre que les Ambiani étaient un peuple de commerçants.

Les fouilles archéologiques nombreuses, entreprises depuis le XIXe siècle et surtout depuis 1945, n'ont pas révélé - jusqu'à présent - l'existence d'un habitat gaulois sur le site d'Amiens[1].

Naissance de la cité[modifier | modifier le code]

C'est Jules César qui fit entrer Samarobriva dans l'histoire en citant ce lieu dans son ouvrage De Bello Gallico (La guerre des Gaules).

Il y explique qu'après sa première tentative de conquête de la Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne) il a pris ses quartiers d'hiver à Samarobriva de l'automne 54 av. J.-C. au printemps 53 av. J.-C.. Il y a convoqué deux fois un concilium Galliae (un conseil de représentants de tribus gauloises)

« [...] Quand il eut fait mettre les navires à sec et tenu à Samarobriva l'assemblée de la Gaule, comme la récolte de cette année avait été peu abondante à cause de la sécheresse, il fut obligé d'établir les quartiers d'hiver de l'armée autrement que les années précédentes, et de distribuer les légions dans diverses contrées[2]. »

« [...] César renvoya Fabius dans ses quartiers avec sa légion, et résolut d'hiverner lui-même aux environs de Samarobriva avec trois légions dont il forma trois quartiers. Les grands mouvements qui avaient eu lieu dans la Gaule le déterminèrent à rester tout l'hiver près de l'armée[3]. »

Une seconde source écrite mentionne Samarobriva. Pendant l’hiver 54-53, Cicéron écrivit à son jeune ami, Tribatius, admis sur sa recommandation dans l’état-major de Jules César :

« On m’a dit que tu étais devenu épicurien. O merveilleux cantonnements ! Qu’aurais-tu fait si je t’avais envoyé à Tarente et non à Samarobriva ?[4] »

César établit donc un camp militaire à Samarobriva qui perdura jusqu'aux premières années du règne d'Auguste. Selon toute vraisemblance, aux abords du ou des camps successifs, se développèrent des habitats civils gaulois, des canabae, ce qui incita sûrement les Romains à établir en ces lieux la capitale de la cité des Ambiens[5].

Développement de la cité sous le Haut-Empire[modifier | modifier le code]

Une position de carrefour[modifier | modifier le code]

Agrippa, gouverneur de la Gaule en 19-20 av.-C., sur les instructions d'Auguste, décida la construction d'un réseau de villes et voies romaines à partir de Lugdunum (Lyon), afin de contrôler et de romaniser des Gaulois.

Le site de Samarobriva est celui d'une double confluence de la Somme et de l'Avre, en amont, de la Somme et de la Selle en aval de la ville.

Samarobriva fut construite sur le passage de la Via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer), à l'endroit où elle franchissait la Somme. Samarobriu (Samarobriva Ambianorum) figure sur la Tabula Peutingeriana (Table de Peutinger).

La ville primitive qui succéda au camp romain fut construite selon un plan en damier caractéristique des villes antiques, les rues se coupant à angle droit pour former des insulae (îlots d'habitations). Un premier quadrillage datant du tout début du Ier siècle laisse apparaître le tracé de 4 decumani et de 6 cardines sur une superficie de 20 ha.

La ville se développa au Ier siècle alors que l'empereur Claude décidait de conquérir la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) jusqu'à atteindre une superficie de 150 ha et une population de 15 000 habitants environ.

La position de carrefour de Samarobriva fut renforcée par la construction de nouvelles routes en Gaule belgique :

Samarobriva était indubitablement un carrefour commercial, un centre de redistribution pour les campagnes alentour et un centre de diffusion de la romanisation. Les fouilles archéologiques ont montré la présence de lieux de cultes aux divinités romaines: Jupiter, Mercure, Bacchus, Vénus mais aussi la permanence de cultes aux dieux gaulois : Cernunnos, Gésacus etc.

La ville subit deux grands incendies révélés par l'archéologie: le premier vers 80-95, le second vers 160-180[6].

Organisation politique de la cité[modifier | modifier le code]

Nous sommes peu renseigné sur l'organisation politique et sociale de Samarobriva sous le Haut-Empire. La ville était la capitale de la civitas des Ambiani. Elle était sous le contrôle du légat de l'empereur qui siégeait à Durocortorum (Reims) mais possédait une administration autonome. Le pouvoir était exercé par une assemblée de notables qui formaient l'ordre des décurions[Note 1]. Une inscription retrouvée dans un sanctuaire rural de la forêt d'Eu dépendant de la civitas des Ambiani nous renseigne sur le cursus d'un notable amiénois du IIe siècle, Lucius Cerialus Rectus[Note 2], il avait offert au sanctuaire un théâtre et il avait été successivement:

  • préfet pour la répression du brigandage, puis,
  • questeur chargé des finances de la villes, ensuite
  • quattuorvir, c'est-à-dire, membre du collège des quatre magistrats suprêmes de la cité, enfin,
  • prêtre de Rome et d'Auguste, c'est-à-dire qu'il avait, soit présidé le culte impérial à Samarobriva, soit représenté la cité aux fêtes du sanctuaire des trois Gaules à Lugdunum, ce qui constituait le couronnement d'une carrière locale et pouvait servir de tremplin pour une carrière dans l’administration impériale[7].

Principaux monuments[modifier | modifier le code]

  • Forum (320 m x 125 m), allant de l'actuel hôtel-de-ville à l'actuel palais de justice) : il s'agissait d'un forum double (deux insulae) fermé, bordé de portiques et de bâtiments (boutiques etc.) avec en son centre un temple et vraisemblablement une basilique perpendiculaire à l'axe du forum dont les fondations ont été mises au jour sous l'actuelle place Gambetta.
  • Thermes romains de la rue de Beauvais (les mieux connus), les thermes primitifs datent du règne de Domitien (fin du Ier siècle). Ces thermes furent reconstruits et agrandis jusqu'à atteindre une superficie d'un hectare, au IIe siècle avec: une entrée monumentale, une cour bordée de portiques (la palestre) deux grandes salles avec piscines bordées de banquettes à l'ouest le frigidarium puis le tepidarium et le caldarium. Des vestiges d’aqueduc et de deux fours. Les autres salles sont difficiles a identifier. Ces thermes sont parmi les plus vastes de la Gaule sous le Haut-Empire. Il furent abandonnés au milieu du IIIe siècle à cause des raids barbares ;
  • Thermes de la rue du chapeau de Violettes (près de l'actuel beffroi);
  • Amphithéâtre, mis au jour an 1900 lors de l'agrandissement de l'hôtel de ville. La cavea de forme ovale mesurait 113 x 95 m, sa superficie était de 7 700 m2. L'espace laissé aux gradins permet d'estimer sa capacité d'accueil entre 12 000 et 15 000 spectateurs (soit l'équivalent de la population de la ville). Construit au début du Ier siècle.
  • Temple de Mithra : à proximité de la gare routière probablement (fragments sculptés représentant la jambe d'un Cronos mithriaque mis au jour);
  • Théâtre : les vestiges d'un grand théâtre gallo-romain mis au jour début 2007 ont été démontés moellon par moellon, stockés conformément aux règles de la conservation archéologique, lors des travaux de réaménagement du quartier de La Vallée (près de la Gare du Nord) (mars 2007)[8].
  • Nécropoles : toujours situées à l’extérieur de l'agglomération chez les Romains. On les trouve à Samarobriva le long des voies romaines surtout à l'est et au sud de la ville. 400 sépultures ont été découvertes[9].

Déclin de la cité au Bas-Empire[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques ont permis de conclure que vers 260, Samarobriva avait perdu la moitié de sa population. La ville et les campagnes voisines subirent plusieurs raids de marins saxons et francs comme en témoignent les trésors monétaires mis au jour.

Samarobriva fut à nouveau détruite par les invasions de Francs et d'Alamans en 275-276. La superficie de la ville se réduisit à 30 ha (puis à 20), sa population à 2 ou 3 000 habitants. À la fin du IIIe siècle siècle, la cité se réorganisa et s'entoura d'un rempart qui la protégeait, reprenant le tracé du premier quadrillage, avec des murs de 10 m de haut et de 3,68 m d'épaisseur[10]. L'amphithéâtre fut transformé en castellum[Note 3].

En 2006, lors de la construction d'immeubles dans la ZAC Cathédrale, des fouilles ont permis d’étudier une portion du rempart dressé en 277[11]à Samarobriva[12].

Samarobriva devient Ambianorum[modifier | modifier le code]

La ville fortifiée[modifier | modifier le code]

À la charnière des IIIe et IVe siècles, Samarobriva prit le nom d'Ambianorum (Amiens)[13].

Au IVe siècle, la ville renforça son rôle militaire. Ammien Marcellin la qualifia de "ville éminente entre toutes". Amiens devint une ville de garnison. La Notice des Dignités (sorte d'annuaire administratif de la fin du IVe siècle) nous indique qu'un corps de catafractaires (cavalerie cuirassée) fut formé à Amiens au début du IVe siècle. Un corps d'auxiliaires barbares, des Sarmates, fut réparti entre les Rèmes et les Ambiens, leur préfet siègeait à Amiens. Les objets issus de fouilles archéologiques révèlent la présences de Germains à Amiens. Des fabriques d'armes furent installées à l'est du forum.

La Charité de Saint Martin[modifier | modifier le code]

L'épisode le plus célèbre de l'histoire d'Amiens au Bas-Empire est sans nul doute celui de la Charité de Saint-Martin qui nous est connu par le récit d'un contemporain qui côtoya le saint personnage.
Selon Sulpice Sévère, son biographe, Martin, légionnaire romain en garnison à Amiens en 334 ou 354, rencontra, à une des portes de la ville, un pauvre dénudé, grelotant de froid, implorant en vain les passants. Martin ému, coupa sa chlamyde en deux et en donna une moitié au mendiant[Note 4] sous les quolibets des passants. La nuit suivante, le Christ apparut en songe à Martin qui se convertit peu après au christianisme[14]. Sa conversion se fit-elle à Amiens? C'est probable. Il aurait alors existé une communauté chrétienne dans la ville ce qui n'est pas impossible, le premier évêque d'Amiens, historiquement attesté, est un certain Euloge qui participa au concile de Cologne, en mai 346.

Firmin, premier évêque d'Amiens ?[modifier | modifier le code]

La tradition catholique fait de Firmin, le premier évêque d'Amiens. Il serait venu de Pampelune en Espagne, en passant par Toulouse - où Honorat, évêque de la ville, l'aurait ordonné prêtre puis sacré évêque - Angers puis Beauvais, à Amiens où il aurait reçu l'hospitalité du sénateur Faustinien. Le gouverneur romain, Sebastianus, l'aurait fait emprisonné puis décapité, le 25 septembre 303, dans l'amphithéâtre transformé en forteresse. Faustinien aurait ensuite récupéré la dépouille de Firmin et l'aurait faite inhumer à Abladène (aujourd'hui quartier Saint-Acheul)[Note 5]. Le fils de Faustinien prénommé, lui aussi, Firmin aurait continué l’œuvre du premier évêque d'Amiens. Cependant la seule source mentionnant cet épisode, la Vita de Saint Firmin en trois parties Passion, Invention et Actes, n'est qu'une compilation d'autres ouvrages sans grande originalité[15]. On ne sait rien de certain sur le personnage de Firmin[Note 6].

La ville des Empereurs[modifier | modifier le code]

En 350, un général romain d'origine barbare, Magnence, né à Amiens en 303, se souleva contre les fils de Constantin, Constant et Constance II. Proclamé Auguste par la troupe, il fut reconnu empereur par la plupart des provinces occidentales de l'empire. Il créa à Amiens un atelier monétaire en 350. Battu militairement, Magnence mourut à Lyon en 353.

Au cours du IVe siècle, l'empereur romain aux prises avec les incursions barbares dut se déplacer, avec son administration, là où la situation militaire le demandait. En 367, Valentinien Ier s'installa à Amiens et y fit acclamer Auguste, son fils Gratien.

Progressivement, les élites municipales délaissèrent la ville et se réfugièrent dans leur villae à la campagne. La ville cependant resta dépositaire de la culture classique que le christianisme reprit en héritage[16].

Vestiges[modifier | modifier le code]

Peu de vestiges de la ville romaine sont visibles, dans le paysage urbain, aujourd'hui:

  • des vestiges souterrains du forum sont visibles, place Gambetta, à travers deux hublots;
  • de nombreuses pièces archéologiques trouvées lors de fouilles sont exposées au Musée de Picardie à Amiens.

Personnages liés à l'histoire de la cité[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albéric de Calonne, Histoire de la ville d'Amiens, tome 1, Amiens, Piteux Frères, 1899
  • Didier Bayard, Jean-Luc Massy, Amiens romain, Samarobriva, Ambianorum, Amiens, Revue archéologique de Picardie, 1983
  • Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, Toulouse, Éditions Privat, 1986

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le sénat local
  2. La présence des trois noms indique qu'il était citoyen romain
  3. Connu sous le nom de Castillon au Moyen Âge, siège du pouvoir comtal jusqu'en 1117, date de sa prise, après deux ans de siège, par les troupes du roi Louis VI le Gros
  4. Un bas-relief représentant cet événement est visible sur le mur nord du palais de justice d'Amiens
  5. Le tombeau supposé de Firmin d'Amiens ou Firmin le martyr se trouve dans la crypte funéraire de l'église Saint-Acheul d'Amiens
  6. Au VIe siècle, Saulve, évêque d'Amiens aurait fait procéder au transfert de la dépouille de Firmin dans la cathédrale d'Amiens

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  2. Jules César, De Bello Gallico, chapitre V, 24.
  3. Jules César, De Bello Gallico, chapitre V, 53
  4. Cicéron, Lettre à Trébatius, (Ad Trebatium), VII, 11, 12 et 16
  5. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  6. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  7. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  8. Jacques Lessard, « THEATRE GALLO-ROMAIN »,‎ 10 avril 2007 (consulté le 30 août 2014).
  9. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  10. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  11. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 103
  12. Jacques Heers, La Ville au Moyen Âge, Fayard, coll. « Pluriel »,‎ 1990, 550 p., p. 16
  13. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, Toulouse, Éditions Privat, 1986
  14. Vie de saint Martin trad. en français sur encyclopedie-universelle.com
  15. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986
  16. Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, pp. 7-46, Éditions Privat, Toulouse, 1986


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