Anvers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anvers (homonymie).
Anvers
(nl/de) Antwerpen
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville
Blason de Anvers
Héraldique
Drapeau de Anvers
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Arrondissement Anvers
Bourgmestre Bart De Wever
Majorité N-VA, CD&V, Open Vld
Sièges
N-VA
sp.a
CD&V
Vlaams Belang
PVDA+
Groen
Open Vld
55
23
12
5
5
4
4
2
Section Code postal

Anvers
Berendrecht-Zandvliet-Lillo
Deurne
Borgerhout
Merksem
Ekeren
Berchem
Wilrijk
Hoboken
2000, 2018, 2020,
2030, 2050, 2060
2040
2100
2140
2170
2180
2600
2610
2660
Code INS 11002
Zone téléphonique 03
Démographie
Gentilé Anversois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
506 922 (1er janvier 2014)
49,66 %
50,34 %
2 479 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,45 %
61,08 %
18,47 %
Étrangers 14,61 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 13,26 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 991 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 13′ N 4° 24′ E / 51.217, 4.451° 13′ Nord 4° 24′ Est / 51.217, 4.4  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
204,51 km2 (2005)
9,70 %
1,15 %
74,97 %
14,17 %
Localisation
Situation de la ville au sein del'arrondissement et de la province d'Anvers
Situation de la ville au sein de
l'arrondissement et de la province d'Anvers

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 12.svg
Anvers

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 12.svg
Anvers
Liens
Site officiel www.antwerpen.be

Anvers (prononcé [ ɑ̃.vɛʁs ] par les Belges francophones et [ ɑ̃.vɛʁ ] ailleurs[1], en néerlandais : Antwerpen) est une ville belge dans la Région flamande, chef-lieu de la province d'Anvers et de l'arrondissement administratif du même nom.

Au 1er janvier 2012, la commune d’Anvers était la plus peuplée de Belgique avec 507 000 habitants. L’agglomération anversoise compte 1 250 000 habitants. C'est également la troisième commune et ville de Belgique pour ce qui est de la superficie, avec 204,51 km2.

Les codes postaux vont de 2000 à 2600 à l’intérieur du district de la ville d’Anvers, située principalement sur la rive droite de l’Escaut et connue pour son port international de marchandises extrêmement développé.

Les Anversois sont aussi appelés les Sinjoren, de l’espagnol señor. La ville est souvent appelée ’t Stad (« La Ville ») et parfois de koekenstad (« la Ville des biscuits », par allusion aux koffiekoeken d’Anvers) par les Anversois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République d'Anvers.
L’église Notre-Dame et le Boerentoren vues du rive gauche de l'Escaut

D'un petit village, Anvers est devenue, lors de la guerre de Quatre-Vingts Ans, la plus grande ville des Dix-Sept Provinces et une des plus grandes villes d'Europe, avec une population de 150 000 habitants[2].

Toute l’histoire d’Anvers a été déterminée par sa situation le long de l’Escaut. Sa véritable création ne remonte qu’aux alentours de l’an 900, lorsque les villageois s’établirent sur l’Aanwerp, terrain surélevé qui donna son nom à Anvers. En 970, Anvers devient poste frontière de l’Empire germanique, on y construit des fortifications en bois, remplacées plus tard par un château fort en pierre (le Steen). L’extension de la ville se poursuit par le sud, saint Norbert fait construire au XIIe siècle l’abbaye Saint-Michel. Par la suite, les chanoines de la petite église se déplacent vers le nord et fondent une nouvelle paroisse, avec au centre l’église Notre-Dame, ancêtre de la cathédrale actuelle. Dans les années qui suivirent la ville continua à se développer en vagues concentriques créant une succession de remparts que l’on devine encore dans la topographie de la ville.

La ville d'Anvers obtint en 1312 une charte qui fit d'elle une commune démocratique. Au siècle suivant, la ville et son port prennent leur essor, car la grande rivale Bruges est condamnée par l'ensablement du bras de mer qui menait à Damme, l'avant-port de Bruges.

On considère que la première bourse des valeurs anversoise (au sens moderne), a été fondée en 1531, animée par des négociants qui relient l'Inde à l'Amérique[3]. La première bourse de commerce d'Europe y fut aussi fondée en 1460.

La Feitoria de Flandres, fondée en 1508 à Anvers[4], était la principale tête de pont de l'empire commercial portugais, la Casa da Guiné, devenue en 1503 Casa da India, à l'intersection des colonies du Brésil de l'Afrique et des Indes.

Au milieu du XVIe siècle, les Pays-Bas du sud profitèrent du rôle dominant de la ville, qui était alors une des plus grandes villes d'Europe et qui resta pendant longtemps un très grand centre culturel et artistique. Dans la deuxième partie du siècle Anvers fut le théâtre d’une lutte politico-religieuse entre le Nord protestant et la très catholique Espagne. Devant la dureté de la répression espagnole contre les protestants, avec les menaces qui en résultaient contre les vieilles franchises accordées jadis par des chartes, les nobles modérés présentèrent un compromis à la gouvernante des Pays-Bas siégeant à Bruxelles. Devant le mépris d'un conseiller de la gouvernante, qui traita les pétitionnaires de gueux, ceux-ci tinrent, par défi, un banquet connu sous le nom de banquet des gueux. Ce fut le début de la guerre de Quatre-Vingts Ans -qui éclata à la suite de l'exécution capitale à Bruxelles des comtes d'Egmont et de Horne qui avaient pris la tête de l'opposition de la noblesse et du peuple aux excès du pouvoir de Philippe II d'Espagne.

Entrainée dans la guerre, la ville a connu plusieurs épisodes dramatiques. Entre le 4 novembre et le 7 novembre 1576, une partie des soldats espagnols mutinés ont mis à sac la ville. Au cours de cet épisode, sont morts plusieurs milliers d'habitants et ce drame a été l'élément déclenchant du soulèvement des provinces du sud des Pays-Bas espagnols qui restaient encore loyales à la couronne espagnole. En janvier 1583, François d'Anjou ordonna à 4 000 de ses soldats d'attaquer Anvers; à défaut d'une garnison de défenseurs, les citoyens d'Anvers repoussèrent l'attaque, mettant en déroute l'armée française.

Carte d'Anvers (Antwerp) en 1740

En 1585, la ville tombe aux mains de Philippe II à l'issue d'un siège de treize mois, la ville étant défendue par Philippe de Marnix de Sainte Aldegonde. En conséquence, les Provinces-Unies du nord ferment l’accès à l’Escaut dans le but de priver les Espagnols des avantages de leur victoire, ce qui a naturellement des conséquences catastrophiques sur l’économie de la ville. Abandonnée par les protestants, que Philippe II visait plus particulièrement et qui constituaient une très large part de l’élite commerciale et intellectuelle, Anvers voit sa population se réduire de moitié en moins de 20 ans[5].

Lancement du Friedland le 2 mai 1811 à Anvers, en présence de Napoléon.

Puis, jusqu’à la moitié du XVIIe siècle, elle profite de la présence d’artistes tels que Rubens, Van Dyck, Jordaens et Teniers ou encore les familles de sculpteurs Quellin et Verbrugghen ainsi que plusieurs imprimeurs et célèbres facteurs de clavecins anversois.

À l'issue de la guerre, la royauté des Habsbourg espagnols sur les Pays-Bas du Sud finit par être transférée, par accord féodal, aux Habsbourg d'Autriche. Une opposition à ceux-ci se développe, comme sous les Habsbourgs d'Espagne. Il en résulte finalement un soulèvement en 1787-1789 et les Autrichiens sont battus. L'État indépendant des États belgiques unis est proclamé à Bruxelles et Anvers y participe. Mais le retour en force des Autrichiens en 1790 et l'attaque des armées républicaines de la révolution française met fin à cette brève indépendance en 1792.

Anvers est occupée une première fois par les armées de la Révolution le 30 septembre 1792[6]. L’Escaut est rouvert (1795) et l’ébauche d’un port moderne voit le jour, toutefois l’embargo anglais ainsi que les guerres napoléoniennes empêchent toute évolution et la ville subit de nombreux pillages et destructions.

Après la défaite de Napoléon à Waterloo (1815)[7] a lieu une brève réunification avec les Pays-Bas septentrionaux et une période de développement, qui s’achèvera avec la Révolution belge (1830) et une nouvelle fermeture de l’Escaut. Il faudra attendre 1863 pour que la navigation soit définitivement libre après le rachat forfaitaire du droit de navigation par le ministre Charles Rogier.

La croissance d’Anvers reprit et se développa à la fin du XIXe siècle avec la colonisation du Congo. Le Congo fournit en effet quantité de matières premières (caoutchouc, ivoire, minerais) et stimule le trafic portuaire ainsi que les activités industrielles.

En 1914, la ville subit le siège de l'armée allemande pendant trois semaines à compter du début de septembre. L'armée belge, sous les ordres directs du roi Albert Ier, s'est repliée après les combats des forts de Liège en août 1914. Les troupes belges se répartissent entre les forts des deux lignes concentriques de fortifications dont la ville est entourée depuis la fin du XIXe siècle. C'est de cette position qu'elles exécutent deux sorties qui repoussent chaque fois les troupes allemandes. Mais, finalement, le 8 octobre, Anvers verra entrer les soldats allemands après la retraite belge vers la côte et l'Yser.

En 1940, la ville est occupée par l'armée allemande jusqu'en septembre 1944, subissant, en 1943, les bombardements américains qui visent les usines de General Motors qui travaillent pour l'armée allemande, avec des pertes dans la population civile. En avril 1941, une émeute antisémite ébranle le quartier de la gare centrale. En septembre 1944, le mouvement de résistance de l'Armée Blanche (de Witte Brigade) parvient à localiser les sabotages allemands dans la ville et les installations portuaires et guide l'avant-garde canadienne qui libère la ville et sauve le port de la destruction. Cela s'avère vite de première importance pour le ravitaillement des armées alliées. Aussi, les Allemands lancent-ils V1 et V2, des missiles qui pleuvent sur la ville, d'octobre 1944 à janvier 1945, visant le port qui travaille jour et nuit à l'approvisionnement des armées alliées. Il en résulte de nombreuses victimes civiles.

Au début du XXIe siècle, le port d'Anvers est le deuxième port d'Europe, après Rotterdam. La réputation des diamantaires anversois fait de cette ville la première place mondiale de taille et de négociation du diamant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

De gueules au château à trois tours ouvertes crénelées en argent, ajourées et maçonnées de sable, la tour du milieu accompagnée en chef de deux mains appaumées, celle à dextre en bande, celle à senestre en barre, toutes les deux en argent.

Blason Anvers.svg

Pendant le Premier Empire, Anvers fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : De gueules au château à trois tours d'argent de cinq pièces, ouvert, ajouré et maçonné de sable, surmonté de deux mains appaumées, celle à dextre en bande, celle à senestre en barre d'argent, soutenu d'une rivière en fasce alaisée du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire[8].

Blason ville fr Anvers-Empire avec orn.svg

Un nom, une légende[modifier | modifier le code]

Brabos jetant la main de Antigone.

Selon la légende, un géant, Druoon Antigoon, collectait un droit de passage très lourd sur les bateaux qui passaient et coupait la main de ceux qui refusaient de payer. Un soldat romain, Silvius Brabo, tua le géant, lui coupa la main et la jeta dans l'Escaut. D'où le nom 'Hantwerpen' (hand=main, werpen=jeter) devenu Antwerpen.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Anvers
Hulst (P-B),
Reimerswaal (P-B)
Kapellen,
Stabroek,
Woensdrecht (P-B)
Schoten,
Brasschaat
Zwijndrecht,
Beveren
Anvers Deurne,
Wijnegem,
Wommelgem
Kruibeke,
Hemiksem,
Saint-Nicolas
Edegem,
Aartselaar,
Kontich
Mortsel,
Borsbeek

Répartition administrative[modifier | modifier le code]

Fusion des communes et formation des districts[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1983, le territoire de la commune d'Anvers a été étendu aux sept communes périphériques (Berchem, Borgerhout, Deurne, Ekeren, Hoboken, Merksem et Wilrijk). Les anciennes communes annexées furent transformées en districts anversois, comme l'était déjà depuis 1958, celui Berendrecht-Zandvliet-Lillo.

Il y a une grande différence au niveau de la gestion hiérarchique des entités par rapport aux autres communes belges : elles sont administrées par le conseil du district et le collège du district.

Carte[modifier | modifier le code]
Anvers depuis le ciel
Photo satellite de l'Escaut à proximité d'Anvers

AntwerpenDistricten.png

  1. Anvers (district)
  2. Berchem
  3. Berendrecht-Zandvliet-Lillo
  4. Borgerhout
  5. Deurne
  6. Ekeren
  7. Hoboken
  8. Merksem
  9. Wilrijk

Liste des communes voisines[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Habitants[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Répartition de la population[modifier | modifier le code]

Répartition de la population de la commune d'Anvers
Anvers (district) 204 742
Berchem 41 802
Berendrecht-Zandvliet-Lillo 9 964
Borgerhout 31 614
Deurne 73 408
Ekeren 32 262
Hoboken 37 443
Merksem 40 920
Wilrijk 52 386
Total (15 février 2012) 508 698

Langues[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2013). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Anvers circa 1880
Maison de maître sur la Grand-Place d'Anvers
Anvers depuis l'autre rive de l'Escaut
Église Saint-Charles-Borromée
Église Saint-Paul
La place Hendrik Conscience (Hendrik Conscienceplein)

La ville est riche d'attractions touristiques.

Rues et places[modifier | modifier le code]

La ville d'Anvers dispose de plusieurs rues et places notables :

Musées[modifier | modifier le code]

Musées communaux[modifier | modifier le code]

Musées provinciaux[modifier | modifier le code]

Musée régional[modifier | modifier le code]

Musées privés[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

Anvers compte de nombreuses églises, dont seules les principales sont listées ici:

  • Cathédrale Notre-Dame, monument le plus connu, avec l'hôtel de ville.
  • Église Saint-Charles-Borromée (Carolus Borromeuskerk en néerlandais). Construite dans le style des églises italiennes de l'époque, de 1615 à 1621, par et pour les Jésuites anversois, lors de la Contre-Réforme avec la participation de Rubens. Ce dernier a contribué à concevoir le clocher, la façade, le maître-hôtel et les décors des plafonds, ainsi que de la chapelle de Marie (ou chapelle Houtappel du nom de son fondateur). 39 des peintures de Rubens ont été détruites lors d'un incendie. L'église possédait une collection de dentelles aujourd'hui exposée dans un musée aménagé dans une annexe de l'église.
  • Église Saint-André (Sint-Andrieskerk en néerlandais), de style gothique tardif au mobilier baroque. Ce monument fut érigé au XVIe siècle par les Augustins, dans l'actuel quartier des antiquaires et de la mode. L'église abrite notamment une chaire monumentale, un ancien maître-hôtel venant de l'abbaye cistercienne de Hemiksem, et un monument funéraire à la mémoire de Mary Stuart (reine d'Écosse), ainsi qu'un grand tableau de Otto van Veen qui fut un des maîtres de Rubens.
  • Église Saint-Jacques (Sint-Jacobskerk en néerlandais). Cette église de style gothique tardif construite de 1506 à 1656 était et reste un des points de départ des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle abrite - outre la chapelle mortuaire de Rubens - 23 autels, des stalles, un jubé en marbre et un mobilier religieux plus tardif, presque entièrement de style baroque. Elle est ornée de tableaux de maîtres (Rubens, Jordaens, Van Balen et d'anciennes peintures murales y ont été remises à jour récemment. C'était l'église paroissiale de Rubens qui vivait à 300 mètres de là.
  • Église Saint-Paul (Sint-Pauluskerk en néerlandais). Cet ancien prieuré et son jardin (orné d'un calvaire édifiant sur la souffrance et la résurrection du Christ) ont été construits par et pour l'ordre des dominicains, près de l'Escaut dans un style gothique tardif décoré à la manière baroque. Il abrite de nombreux autels richement décorés, de grandes orgues, plus de 200 statues et 50 tableaux dont les plus connus sont Les quinze Mystères du rosaire réalisés par onze peintres différents vers 1617-1618. Le public peut y admirer ou étudier quinze œuvres de Jordaens, Rubens, David Teniers l'Ancien, Van Balen, Antoine van Dyck.

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Autres attractions touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le Schoonselhof, cimetière principal d'Anvers.
  • Le zoo d'Anvers, l'un des plus important de Belgique
  • Aquatopia
  • Aujourd'hui, les visiteurs d'Anvers ne viennent pas seulement pour explorer le quartier des diamantaires, admirer les édifices baroques ou les chefs-d'œuvre de Rubens. Ils se bousculent pour participer aux croisières en bateau qui leur font découvrir son port. Exceptionnel pour son gigantisme et les points de vue qu'il offre sur les rives de l'Escaut, ce site est devenu un haut lieu de la cité.

Animations[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Anvers a organisé les Jeux olympiques d'été de 1920 dans le stade du Beerschot AC, club prestigieux du sud de la ville. Le nom de l'emplacement où joue l'équipe est appelé « Stade olympique d'Anvers» en rappel des JO que la ville a organisés.

Durant la saison 2006-2007, Anvers a possédé trois équipes de football à des divisions différentes : Germinal Beerschot en Jupiler League, Royal Anvers FC en D2 et le Royal Berchem Sport en D3.

Le cyclisme est florissant au Palais des sports où l'on trouve un vélodrome et un nouveau hall d'exposition. Le 25 juin 2006, ils ont organisé ici le championnat belge de cyclisme et espèrent le réorganiser.

Le tennis est très présent à Anvers avec les Proximus Diamond Games, tournoi organisé chaque année dans le palais des sports et plus grand tournoi de tennis féminin en intérieur. D'une valeur d'un million d'euros, le trophée est une raquette de tennis en argent sertie de diamants. Pour gagner ce prix, il faut gagner trois fois le tournoi dans une période de cinq ans. Pour le moment, seule Amélie Mauresmo l'a remporté. Venus Williams a joué et a gagné deux fois le tournoi mais s'est fait battre par Amélie Mauresmo.

Anvers possède plusieurs équipes de handball qui fleurissent dans les divisions supérieures, aussi bien dans le handball masculin que dans le handball féminin, et ont souvent un large palmarès national. En homme c'est le KV Sasja HC Hoboken, qui compte le plus de titres nationaux, il est également le premier club belge à avoir remportée la Benelux liga, on peut aussi mentionnée que l'Olse Merksem HC remporta 1 fois le titre de champion de Belgique. C’est deux club évolue actuellement en Division 1, et bien entendu les fidèles supporters de c'est deux sélections attendent avec impatience c'est match, appelé Derby.En dame c'est le DHW Antwerpen qui domine depuis quelques années le championnat de Belgique avec le Fémina Visé, ce club est la fusion de la section dame du KV Sasja HC Hoboken et de la première équipe dame du HV Uilenspiegel Wilrijk, un club qui est connu pour avoir fait valoir le handball féminin dans les années 1960 en remportant 8 titres champion de Belgique et 1 coupe de Belgique, d'où le nom Dames Hoboken Wilrijk Antwerpen. Anvers a aussi une équipe de basket-ball appelée Antwerp Giants.

Le Anvers Rugby Club (ARC) se développe fortement depuis plusieurs années, et profite de l'attractivité du port d'Anvers pour attirer de nombreux joueurs étrangers. L'équipe 1 de l'ARC figure régulièrement dans le haut du tableau de 2e division nationale, et ambitionne une promotion en 1ére division. L'école de rugby, ainsi que l'équipe féminine font systématiquement bonne figure sur la scène nationale, et font de l'ARC un acteur incontournable du monde du rugby belge.

Anvers a aussi des champions de boxe thaïlandaise tels que Werner Konings, Daniëlla Somers, Xavier Fraeyman, Jan Van Denderen, Murat Direcki ou encore Luc Kempeneers.

Principaux club de la ville[modifier | modifier le code]

Football

Basket-ball

Hockey sur gazon

Hockey-sur-glace

Handball

Base-ball

Waterpolo

Natation

Athlétisme

  • Olse Merksem

Principaux club de la ville ayant disparu[modifier | modifier le code]

Football

Hockey-sur-glace

  • Cercle des Patineurs Anversoises, Antwerp
  • Antwerp Ice Hockey Club
  • Le Puck d’Anvers, Antwerp

Sorties[modifier | modifier le code]

On trouve à Anvers beaucoup d'endroits où l'on peut sortir tels que des cafés, des restaurants ou encore des boîtes de nuit. À proximité des quais de l'Escaut, on trouve diverses boîtes de nuit, des restaurants et des tavernes. Dans le grand parc triangulaire de la ville et plus au sud, on trouve des cafés, des clubs et des boîtes avec des DJ.

Magasins[modifier | modifier le code]

  • Le Meir est une des plus grandes rues commerçantes de Belgique où de grandes multi-nationales sont établies. Celle-ci va de la Teniersplaats jusqu'à la Huidevettersstraat.
  • Le Boulevard De Keyser se situe à l'emplacement de la gare centrale. On y trouve des restaurants et des fast-food. On y trouve aussi l'entrée du cinéma UGC.
  • Le Grand Bazar Shopping Center est le plus grand centre commercial à l'intérieur de la ville. L'entrée principale se trouve sur et sous la Groenplaats. Dans le sous-sol, on peut y trouver un GB qui est le plus grand supermarché de la ville.
  • Dans la Huidevettersstraat, on trouve les magasins de luxe tels que Gucci ou Louis Vuitton.
  • Dans la Kloosterstraat on trouve des brocanteurs, des sculptures, vieux meubles et mobilier d'intérieur. On y trouve des objets de tous styles.
  • La Kammenstraat est une autre rue commerçante plus populaire auprès des jeunes. On y trouve des boutiques branchées. Elle est parallèle à la Nationalestraat, autre rue commerçante.

Économie[modifier | modifier le code]

Anvers est le cœur de l'industrie diamantaire avec un grand nombre de magasins de taille de diamants et les bourses de diamant. À proximité, se situe une très grande usine pétrochimique de BASF. Le port d'Anvers est encore un des plus grands ports au monde.

Transport et circulation[modifier | modifier le code]

Plan de la ville d'Anvers

Circulation automobile[modifier | modifier le code]

Les leien (Frankrijklei, Italiëlei, Amerikalei, Britselei) sont les artères les plus importantes dans Anvers. À l'extérieur de la ville, se situe le ring belge R1 qui relie l'autoroute belge A1 vers Malines et Bréda, l'autoroute belge A12 vers Boom l'autoroute belge A13 vers Hasselt et Liège et l'autoroute belge A14 vers Gand et Courtrai.

Avec l'arrivée de l'axe nord-sud qui fait Rotterdam, Amsterdam, Anvers, Bruxelles, Mons, France et celle de l'axe est-ouest entre Cologne et la côte belge a fait du ring d'Anvers un des tronçons d'autoroute d'Europe de l'Ouest le plus utilisé qui le rend chaotique lorsqu'il est congestionné. La nouvelle liaison est-nord devra plus tard permettre de dissoudre la congestion.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La société flamande des transports en commun, De Lijn exploite la ville d'Anvers avec des trams, bus. Les lignes 2, 3, 5, 6 et 15 forment ensemble le prémétro anversois qui se situe en dessous du centre-ville et de l'Escaut.

À Anvers, on trouve plusieurs gares dont les deux principales sont celles d'Anvers-Central et d'Anvers-Berchem. Depuis le 26 mars 2007, une jonction entre la gare centrale d'Anvers et celle d'Anvers-Dam permet aux trains venant de Bruxelles de prendre la direction des Pays-Bas. Celle-ci a permis de doubler le nombre de passagers.

Anvers possède une liaison directe vers Gand via la ligne 59, vers Rotterdam via la 12, vers Malines et Bruxelles via la 25 et 27, vers Lierre via la 15. Hasselt, Liège et Louvain sont accessibles en train en prenant la ligne vers Aarschot ou par celle de Malines.

La gare de marchandises d'Anvers-Nord, dans le port, est la plus grande de la Belgique. Il y en a aussi une autre, appelée Anvers-Kiel.

Depuis Anvers partent quelques bus de la ligne 19 exploités par Veolia Transport. Ils relient Bréda, Hulst et Anvers via le tunnel de Waasland.

Vélos en libre-service[modifier | modifier le code]

Velo Antwerpen
Article détaillé : Velo Antwerpen.

Depuis 2011, Anvers est doté d'un système de vélos en libre-service. Mise en place par la municipalité, le service Velo Antwerpen propose environ 1 000 vélos répartis sur 85 stations[9]. Velo Antwerpen est une déclinaison du système SmartBike du groupe Clear Channel, qui en assure la gestion. Une extension à 1 800 vélos et 150 stations est envisagée à l'horizon 2013[9].

Aéroport[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la ville d'Anvers dans le district de Deurne, se situe l'aéroport d'Anvers.

Religions[modifier | modifier le code]

Cathédrale Notre-Dame

À Anvers la plupart des religions sont présentes.

Catholiques[modifier | modifier le code]

L'Église catholique romaine compte le plus de fidèles à Anvers. Anvers est le siège du diocèse portant le même nom. La cathédrale Onze-Lieve-Vrouwe (Notre-Dame) est l'église principale du diocèse. Dans les pays voisins, Anvers est considérée comme un centre de l'Église catholique romaine (jésuites).

Protestants[modifier | modifier le code]

Anvers compte cinq paroisses protestantes, qui font partie de l'Église protestante unie de Belgique

Évangéliques[modifier | modifier le code]

Il y a une dizaine de communautés évangéliques néerlandophones à Anvers. Elles appartiennent à l'Evangelische Alliantie Vlaanderen (« Alliance évangélique de Flandre »). Elles sont représentées auprès des autorités belges par le CACPE conjointement avec les communautés protestantes.

Anglicans[modifier | modifier le code]

Orthodoxes[modifier | modifier le code]

Le patriarcat œcuménique de Constantinople compte une paroisse grecque-orthodoxe et une paroisse de tradition russe à Anvers. L'Église orthodoxe russe compte une paroisse. L'Église orthodoxe-romaine compte aussi une paroisse.

Musulmans[modifier | modifier le code]

L'islam est très représenté parmi les communautés marocaine et turque d'Anvers. Plusieurs courants touchent cette religion comme c'est le cas pour le christianisme.

Juifs[modifier | modifier le code]

Anvers abrite une importante communauté juive. Anvers est, après Londres, le plus grand centre du judaïsme hassidique en Europe. Les courants Pshevorsk, Satmar, Belz, Bobov, et Loubavitch sont notamment établis à Anvers.

Bouddhistes[modifier | modifier le code]

À Anvers, on trouve des représentations de diverses tendances du bouddhisme :

Jaïnisme[modifier | modifier le code]

Le commerce diamantaire indien à Anvers est essentiellement le fait de riches familles adeptes du jaïnisme. Elles ont fait construire le temple jaïn d'Anvers à leur attention.

Autres religions[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Conseil communal[modifier | modifier le code]

Le conseil d'Anvers est constitué de 55 sièges.

Le tableau ci-dessous donne les résultats des élections municipales anversoises depuis 1982, première élection depuis la fusion des communes.

Parti 10 octobre 1982

55 sièges

9 octobre 1988

55 sièges

9 octobre 1994

55 sièges

8 octobre 2000

55 sièges

8 octobre 2006

55 sièges

14 octobre 2012

55 sièges

CVP / CD&V 15 12 6 5
SP / sp.a - spirit / sp.a 19 17 13 12 22 12
PVV / VLD / VLD - Vivant / Open Vld 7 7 7 10 5 2
VU / VU&ID / N-VA 8 4 1 23
Agalev / Groen! / Groen 4 5 7 6 2 4
Vlaams Blok / Vlaams Belang - VLOTT / Vlaams Belang 2 10 18 20 20 5
ANTW'94 (CVP - VU - indépendants) / CD&V - N-VA 9 6
WOW (Parti des pensionnés) 1
PTB / PTB+ 4
Les nombres soulignés forment la majorité politique.

Collège du bourgmestre et des échevins en 2013[modifier | modifier le code]

Collège du bourgmestre et des échevins
Bourgmestre Bart De Wever (N-VA)
Échevins
  1. Koen Kennis (N-VA)
  2. Philip Heylen (CD&V)
  3. Ludo Van Campenhout (N-VA)
  4. Claude Marinower (Open VLD)
  5. Marc Van Peel (CD&V)
  6. Rob Van de Velde (N-VA)
  7. Nabilla Aid Daoud (N-VA)
  8. Liesbeth Homans (N-VA)

Hautes écoles[modifier | modifier le code]

L'université d'Anvers forme une association avec les hautes écoles Hogere Zeevaartschool Antwerpen (École supérieure de navigation d'Anvers), Hogeschool Antwerpen, Karel de Grote-Hogeschool et Plantijnhogeschool. La Lessius Hogeschool s'est rattachée à la Katholieke Universiteit Leuven.

En partenariat depuis 2006 avec la Vrije Universiteit Brussel, se trouve à Wilrijk une faculté d'études comparatives des religions (en néerlandais, Faculteit voor Vergelijkende Godsdienstwetenschappen).

Anversois connus[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Anvers est jumelé avec plusieurs villes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La prononciation traditionnelle est [ ɑ̃.vɛʁ ]. La prononciation « belge » est une déformation due à l'influence de la graphie. Voir Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 103.
  2. "Geschiedenis van Antwerpen", Mertens en Torfs, Edit.J.P. Vandieren, Antwerpen; " Het wonderjaar ", Kannunik Floris Prims, edit. Bureel der Bijdragen tot de Geschiedenis, Antwerpen.
  3. La Bourse
  4. name="google.chiffre et le songe"
  5. Ville d'Anvers sur music-opera.com
  6. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p. 19
  7. Napoléon Ier avait voulu faire d'Anvers, dit-on, un « pistolet pointé vers le cœur de l'Angleterre », un « point d'attaque mortel à l'ennemi », lors du blocus continental. Le « pistolet anversois », quoique chargé, ne pourra jamais faire feu sur Londres.
  8. http://books.google.fr/books?id=ZHcOAAAAQAAJ&pg=PA218&dq=heraldique+villes+premier+empire&as_brr=3#PPA217,M1
  9. a et b (en) « 1000 public bikes for the city of Antwerp », sur eltis.org,‎ 26 juillet 2011 (consulté le 16 février 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Gens, Histoire de la ville d'Anvers, Anvers, Van Mol-Van Loy,‎ 1861, 624 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]