Vendôme

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Vendôme
Vue du Loir, des fresques florales du square Belot et de l'abbaye de la Trinité.
Vue du Loir, des fresques florales du square Belot et de l'abbaye de la Trinité.
Blason de Vendôme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
(sous-préfecture)
Arrondissement Vendôme
(chef-lieu)
Canton Vendôme
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Vendôme
Maire
Mandat
Pascal Brindeau
2014-2020
Code postal 41100
Code commune 41269
Démographie
Gentilé Vendômois
Population
municipale
17 024 hab. (2012)
Densité 713 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 37″ N 1° 03′ 59″ E / 47.7936111111, 1.0663888888947° 47′ 37″ Nord 1° 03′ 59″ Est / 47.7936111111, 1.06638888889  
Altitude 82 m (min. : 76 m) (max. : 141 m)
Superficie 23,89 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vendome.eu

Vendôme est une ville dans le centre de la France et est une sous-préfecture du département du Loir-et-Cher. Elle est également la troisième plus grande ville du département.

Elle est l'une des principales villes le long du Loir, à la porte de la région du Perche au nord et de la petite Beauce au sud. À l'entrée de la ville, la rivière se divise et la sillonne en plusieurs plus petits cours d'eau. La ville a une riche histoire médiévale et de nombreux monuments historiques.

Ses habitants s'appellent les Vendômois.

Sommaire

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vendôme.

Les armes de Vendôme se blasonnent ainsi : d'argent au chef de gueules, au lion d'azur, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.

Vue panoramique de Vendôme, vue depuis le château.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le Loir, elle est aussi traversée par la ligne SNCF. Grâce au TGV, elle se trouve à seulement 43 minutes de Paris.

La ville se situe à :

Son altitude varie de 76 m à 141 m, la mairie se situant à 78 m.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire et urbanisme[modifier | modifier le code]

Vendôme était la capitale du comté de Vendôme, dont l'existence est attestée dès le IXe siècle, et qui deviendra duché au XVIe siècle, puis élection au XVIIIe siècle. À partir de la fin du XIVe siècle, le comté de Vendôme, puis le duché jusqu'à l'accession d'Henri IV au trône, vont appartenir à une branche de la famille royale : les Bourbon-Vendôme. En 1790, la ville devient simple arrondissement et sous-préfecture du Loir-et-Cher, sous la tutelle de Blois. À partir du XIXe siècle, l'arrondissement de Vendôme sera regardé, sous l'influence des travaux d'érudition locale et bientôt de la promotion du tourisme dans la vallée du Loir, comme un pays traditionnel : le Vendômois.

On ne peut connaître à quelle époque fut établi le comté de Vendôme. On sait seulement que son territoire comprenait à peu près l’ancien Pagus vindocinensis ou pays Vendômois, lui-même division de la Civitas Carnutarum ou cité des Carnutes, dont Autricum, qui devint la ville de Chartres[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Possiblement issu du mot gaulois, voulant dire blanc, Vendôme a vu son nom changer (Pagus Vindocinensis, Ve s., Vindocino pour Grégoire de Tours, Vendosme, XIIIe ‑ XVIIe siècle, Vendome, 1254; Vendosme Régénéré, pluviôse an II , Vendôme, 1811°..

Vendôme possédait quatre paroisses : deux paroisses intra-muros (Saint-Martin et La Madeleine) et deux paroisses extra-muros (Saint-Bié ou Bienheuré et Saint-Lubin). La collégiale Saint-Georges était considérée comme paroissiale pour les habitants du château où elle était établie. Le 5 mars 1791, la paroisse de La Trinité est formée par la réunion de celles de Saint-Bié et de Saint-Lubin, puis le décret du 19 mai 1791 supprime les paroisses ayant existé et fait de la paroisse de La Trinité l’église paroissiale.

Au creux de la vallée du Loir[modifier | modifier le code]

À la préhistoire, le Loir divisé en plusieurs bras favorise l’implantation humaine, bientôt suivie d’un habitat troglodyte creusé dans le coteau, rive gauche. Toutefois, peu d’informations viennent préciser la forme du peuplement originel vendômois.

De la fondation de la Trinité aux luttes franco-anglaises.[modifier | modifier le code]

Sur le promontoire rocheux méridional se situe le donjon primitif du château de Vendôme. Il a probablement succédé au XIe siècle à un castrum romain lui-même précédé par un oppidum gaulois. L’abbaye de la Trinité fondée en 1032 et l’église primitive Saint-Martin concentrent autour d’elles un premier groupement d’habitations[2].

En 1032, l’avènement de Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, comte d’Anjou, marque le début de l’influence politique angevine sur le comté de Vendôme. Au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, la ville passe tour à tour aux mains d’Henri II Plantagenêt et de Philippe Auguste.

En 1188, Bouchard IV de Vendôme livre la ville, le château et la garnison anglaise à Philippe Auguste dès le premier assaut. En août de la même année, Richard Cœur de Lion reprend Vendôme. En 1194, le roi de France revient envahir à nouveau la ville et assiéger le château mais il doit lever le siège devant l'arrivée de Richard. Le choc entre les deux armées a lieu le à Fréteval et Philippe Auguste est vaincu et s'enfuit, laissant ses archives dans la bataille.

Une enceinte fortifiée vient doubler la protection du Loir, fossé naturel plus ou moins canalisé. La tradition situe cette édification après 1227, sur décision de Blanche de Castille et de son jeune fils Louis IX, venus chercher aide et protection auprès du comte Jean IV.

Du XIVe au XVIe siècle, la famille des Bourbon-Vendôme[modifier | modifier le code]

En 1371, après la mort du comte Bouchard VII et de sa fille Jeanne de Vendôme, Catherine de Vendôme, leur sœur et tante, hérite du comté de Vendôme. Son mariage avec Jean Ier de Bourbon-La Marche (Jean VII Comte de Vendôme) donne naissance à la Maison de Bourbon-Vendôme. En 1458, son petit-fils Jean VIII, soutien du roi, accueille Charles VII et fait dresser un « lit de justice ». Le duc d’Alençon Jean II de Valois y est condamné pour collusion avec les Anglais.

Vendôme devient un duché en 1515 et les ducs et duchesses participet à la transformation de la ville. La comtesse Marie de Luxembourg (1462-1546), fille de Pierre de Luxembourg et de Marguerite de Savoie, après la mort de son époux François de Bourbon (1470-1495), joue un rôle de mécène durant un demi-siècle. Elle préside à l’embellissement de la chapelle Saint-Jacques, la porte Saint-Georges, la collégiale du château et la reconstruction de l’église Saint-Martin.En 1623, César de Bourbon, duc de Vendôme, fonde le collège des Oratoriens qui deviendra plus tard le lycée Ronsard, et dont une partie des bâtiments hébergent l'hôtel de ville et l'office du tourisme actuels.

Vendôme connait les tensions des guerres de religions durant le XVIe siècle. Le , Jeanne d’Albret (1528-1572), protestante, épouse Antoine de Bourbon (1518-1562), deuxième duc de Vendôme. En 1562, des huguenots profanent et pillent la collégiale Saint-Georges. Henri IV va quant à lui faire le siège du château et de la ville alors aux mains des ligueurs catholiques en novembre 1589.

Mal entretenues, malmenées par les crues du Loir, les fortifications perdent leur intérêt défensif et la ville s'étend. Au sud, le château s’ouvre par le percement d’une nouvelle porte d’entrée principale (porte de Beauce) et l’aménagement d’une rampe le reliant directement à la ville. Plusieurs congrégations religieuses installent leur enclos dans le centre (oratoriens) et le long du faubourg nord (capucins, ursulines, calvairiennes).

Pendant la Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Située à plus de 170 km de Paris, distance jugée nécessaire pour la sérénité d’un tribunal en période révolutionnaire, Vendôme reçoit la Haute Cour de justice pour le procès de Gracchus Babeuf, Augustin Darthé et de leurs partisans. Finalement, les débats houleux qui animent, pendant plus de sept mois, les audiences conduisent à l’exécution des deux principaux accusés et à la déportation de la plupart de leurs sympathisants. 1796 signe l’arrêt des meneurs de « La Conjuration des Égaux » mais leurs idées trouveront un renouveau après la Révolution de 1830.

Au début du XIXe siècle, les bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine accueillent une caserne de cavalerie de 800 hommes. Trois nouveaux ponts (ponts du quartier de l’Abbaye et de l’Islette) et la rue de l’Abbaye sont ainsi établis pour relier ce quartier Rochambeau qui occupe près d’un quart de la superficie du centre historique. De 1858 à 1896, des rues sont progressivement alignées (façades reconstruites et voies élargies). La décision de détruire l’église Saint-Martin, en partie ruinée en 1857, dote le cœur de Vendôme d’une place tandis que les faubourgs laissent encore la part belle aux petits maraîchages. La voie de chemin de fer réalisée de 1864 à 1867 marque, à l’époque, la limite nord de l’urbanisation de Vendôme.

Le bombardement du 15 juin 1940 et le développement depuis 1945[modifier | modifier le code]

Un lourd bilan humain (89 morts et plus de 200 blessés) marque cet évènement violent. La physionomie du centre historique est bouleversée. Environ quatre hectares sont détruits par le bombardement et l’incendie qui s’en suivit. Le tribunal, le logis du gouverneur ainsi que de nombreuses maisons à colombages ont disparu[3]. De nos jours, il reste encore une soixantaine de maisons à pans de bois bien souvent cachés derrière des enduits.

Près d’un quart du centre-ville de Vendôme doit être reconstruit après l’incendie causé par le bombardement du . La forte demande en logements qui caractérise la France d’après-guerre est à Vendôme satisfaite par le développement d’habitations sur de vastes plaines agricoles au nord, entre la voie ferrée et le coteau. De 1959 à 1966, les Rottes (une rotte, ou rote, en vieux français, est un petit sentier tracé par le passage répété d'animaux sauvages) vont totaliser 1 442 logements collectifs et 477 logements individuels sur 83 hectares. De grandes artères sont percées pour gérer les flux de circulation : l’avenue Gérard Yvon (en direction du Mans) en 1967, le boulevard Kennedy de 1978 à 1980 et la déviation de la route nationale 10 (Bordeaux Paris) en 1976.

Depuis les années 1980 - 1990, le développement de la ville se poursuit en franchissant le coteau méridional qui constituait jadis une barrière naturelle. Des opérations d’urbanisation sont alors menées au sud, dans le quartier des Aigremonts (étymologiquement les « collines escarpées »). Elles équilibrent la répartition de la population et des activités sur la commune qui totalise 18 500 habitants, au cœur d'un bassin de vie de plus de 30 000 habitants.

L’aménagement d’une gare TGV en 1990, qui place Vendôme à 42 minutes de Paris, s’est accompagné d’une mutation importante du tissu économique. Elle s’articule autour de trois pôles industriels distincts : aéronautique, électroménager et automobile. Grâce à son offre de commerces et services diversifiée et son dynamisme culturel et associatif, Vendôme s’affirme comme un pôle régional de développement rayonnant sur une aire de 70 000 habitants.

Voies[modifier | modifier le code]

369 odonymes recensés à Vendôme
au 30 mars 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Cour Imp. Pass. Place Pont Rampe Route Rue Ruelle Square Tertre Autres Total
57 8 5 [N 1] 1 [N 2] 2 [N 3] 2 [N 4] 2 [N 5] 25 4 [N 6] 10 3 [N 7] 1 [N 8] 7 [N 9] 214 [N 10] 1 [N 11] 7 [N 12] 1 [N 13] 19 [N 14] 369
Notes « N »
  1. Boulevard de France, Boulevard de l'Industrie, Boulevard de Tremault, Boulevard du Président Kennedy et Boulevard du Président Roosevelt.
  2. Carrefour des Rochambelles.
  3. Chemin des Grands Champs et Chemin des Tailles du Puy.
  4. Cité des Capucins et Cité Lubidet.
  5. Cour de l'Abbaye et Cour du Moulin Perrin
  6. Passage de l'Euro, Passage de l'Imprimerie, Passage Edouard Massé et Passage Jean Monnet.
  7. Pont Chartrain, Pont des Tanneurs et Pont Saint-Michel.
  8. Rampe du Château
  9. Route de Blois, Route de Bois la Barbe, Route de la Borde, Route de Paris, Route de Tours, Route de Villiers et Route du Mans.
  10. Dont Rue du 8-Mai et Rue du 11-Novembre.
  11. Ruelle des Grands Greniers.
  12. Square Albert Camus, Square Belot, Square de la Libération, Square de la Résistance, Square de Sologne, Square des Anciens combattants d'Afrique du Nord et Square du Souvenir Français.
  13. Tertre de la Motte.
  14. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Vendôme est classée ville d'art et d'histoire.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L’hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Le duc César de Vendôme fonde en 1623 un collège qu’il confie à des oratoriens (congrégation religieuse établie en France au XVIIe siècle). Cet édifice change plusieurs fois de nom. École militaire royale à la fin du XVIIIe siècle, il devient le lycée Ronsard en 1930[4]. En 1969-1970, un nouveau lycée est construit au nord de la ville. Les anciens locaux, inoccupés, sont aménagés en 1982 pour accueillir l’hôtel de ville.

Honoré de Balzac (1799-1850) fut élève durant sept années, au début du XIXe siècle au collège de Vendôme. La tradition veut qu’il effectue ses punitions, enfermé dans un réduit de l’ancien hôtel du Bellay, connu aujourd’hui sous le nom d’hôtel du Saillant, et qui abrite l’office de tourisme.

La tour de l’Islette[modifier | modifier le code]

La tour de l’Islette fait partie des fortifications, construites au XIIIe siècle en bord du Loir. À partir du XVIIIe siècle, la tour comme les autres ouvrages défensifs sont délaissés, en partie abattus et réutilisés par les Vendômois. Au fil des siècles, les nombreuses crues du Loir endommagent les murs d’enceinte et les ponts alors en bois. Près de la tour de l’Islette, le pont Chartrain est ainsi reconstruit en pierre en 1691.

La pente des petits jardins[modifier | modifier le code]

Ces prairies humides au Moyen Âge vont recevoir au XIXe siècle les décombres de la ville. Finalement ce terrain en bord du Loir est réhabilité et devient le square Belot en 1898. Les militaires, installés dans l’abbaye de la Trinité, construisent les ponts de l’Islette et du Quartier pour désenclaver leur caserne. Sur la pente des petits jardins, chaque année, de nouvelles scènes florales sont composées en mosaïculture.

La porte d’eau[modifier | modifier le code]

Cette porte, fortifiée au cours de la fin du XIIIe siècle et au XVe siècle, est aussi appelée arche des Grands Prés, du nom des terrains qui l’environnent. Dès le Moyen Âge, la quantité d’eau du Loir est contrôlée pour alimenter les moulins de la ville. Ainsi, un barrage a été maçonné par les moines de la Trinité pour assurer le débit nécessaire à leur moulin dénommé « moulin Perrin ». Pierre de Ronsard (1524-1585) cite la vallée du Loir et le Vendômois dans ses écrits.

Les maisons en pans de bois[modifier | modifier le code]

Statue de Rochambeau.

De nombreuses maisons médiévales du centre de Vendôme sont en pans de bois, mode de construction économique encore utilisé aux XVIIIe siècle et XIXe siècle.

Datée de la fin du XVe siècle, la maison Saint-Martin est constituée d’un assemblage de poteaux de bois reposant sur des sablières (poutres horizontales). Au rez-de-chaussée, quatre sculptures représentent, de gauche à droite : saint Martin, saint Jacques, saint Jean-Baptiste et saint Louis.

Les autres maisons suivantes sont remarquables :

Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, futur maréchal de Rochambeau, est né à Vendôme le . Sur la place Saint-Martin, sa statue, érigée en 1900, témoigne d’un des nombreux faits d’armes de ce militaire de carrière. Aux côtés de George Washington, Rochambeau concourt à la victoire de Yorktown en 1781, pour la cause de l’indépendance américaine.

Les autres immeubles remarquables[modifier | modifier le code]

D'autres immeubles sont également inscrits au titre des monuments historiques :

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Dessiné par l’architecte Édouard Marganne, cet édifice est construit, de 1866 à 1868, pour abriter la bibliothèque, le musée et la société archéologique. Épargné par le bombardement de juin 1940, le bâtiment va alors devenir l’hôtel de ville. Les collections du musée rejoignent l’abbaye de la Trinité en 1953. Après aménagement, la bibliothèque occupe seule depuis 1986 les locaux tandis que l’hôtel de ville trouve place dans l’ancien lycée Ronsard.

Gervais Launay (1804-1891), professeur de dessin au collège de Vendôme, passionné d’histoire et d’archéologie, a réalisé des aquarelles qui sont reprises pour illustrer les pupitres de ces deux circuits. Ses œuvres originales sont conservées à la bibliothèque de Vendôme.

La place du marché[modifier | modifier le code]

Autrefois place du Pilori, lieu d’exécution publique supprimé au XVIe siècle, la place du Marché n’est à l’origine qu’une rue élargie. Pour remédier aux problèmes de circulation causés par le marché, la ville achète et démolit des maisons. L’actuelle halle couverte est inaugurée en 1896 et vitrée en 1981.

La porte du Pont neuf[modifier | modifier le code]

Le pont de bois qui reliait la ville close à la basse-cour du château au XVIIIe siècle disparaît faute d’entretien. La porte du Pont neuf commande cet accès. Elle est le seul témoin de ce point de passage entre les deux enceintes fortifiées. Lors de la mise à sac de Vendôme le , c’est par cette porte que s’engouffrent les troupes d’Henri IV prenant la ville après leur assaut victorieux du château.

La porte Saint-Georges[modifier | modifier le code]

La porte Saint-Georges est la seule encore en place parmi les quatre qui contrôlaient l’accès dans la ville. En 1467, le comte Jean VIII la concède à perpétuité aux échevins qui décident d’y tenir leur assemblée. La porte est ornée d’un décor de médaillons au XVIe siècle. Les réunions du conseil municipal et les mariages s’y déroulent de nouveau depuis sa restauration en 1959 à la suite de l’incendie lié au bombardement de 1940.

Le château de Vendôme[modifier | modifier le code]

Le château de Vendôme est classé aux monuments historiques par la liste de 1840.

Le premier point fortifié au XIe siècle est un donjon quadrangulaire situé à la pointe nord-ouest du promontoire rocheux. L’enceinte médiévale, dont les murs sont encore en partie visibles, date du XIIe siècle. La tour de Poitiers, tour maîtresse, domine toujours par sa taille cet ancien dispositif, renforcé au XIVe siècle. Une gravure du château au XVIIe siècle permet de visualiser l’ampleur des aménagements commandés par le duc César de Vendôme. Ce dernier fait réaliser une rampe d’accès et une porte d’entrée pour ouvrir le château vers l’extérieur. Des vastes logis construits deux siècles plus tôt, il ne reste que la base des tours qui dominent la rampe. En contrebas, la rue Ferme constitue l’ancienne basse-cour du château, sorte de couloir de sécurité contrôlé par des portes fortifiées. Les demeures de la rue sont pour la plupart d’anciennes maisons des chanoines de la collégiale du château.

Délaissé par les ducs de Vendôme, le château est rattaché à la couronne en 1712 mais n’en obtient pas plus d’attention. En 1791, la ruine du château est confirmée par sa vente à divers propriétaires. Le cèdre majestueux, planté en 1807, témoigne de son renouveau en tant que parc d’agrément. En mars 2001, l’effondrement d’une tour et d’une partie du mur d’enceinte explique de nos jours la position de vestiges à mi-pente du talus.

La collégiale Saint-George du château abrite, de sa fondation au XIe siècle jusqu’au XVIIe siècle, les tombeaux des comtes et ducs de Vendôme, notamment ceux de Jeanne d'Albret et d’Antoine de Bourbon, parents d’Henri IV. Le démantèlement du château, après la Révolution, va de pair avec celui de cette nécropoles des Bourbon Vendôme, déjà mis à mal par deux assauts (en 1562 par les huguenots et en 1793 par les révolutionnaires). Les haies d’ifs (plantées en 1935) matérialisent in situ le plan de l’édifice.

Le château de l'oratoire de Courtiras[modifier | modifier le code]

L'oratoire de Courtiras est un château-ferme du XVIIIe siècle, avec chapelle et bâtiments de servitude.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jacques et la rue du Change[modifier | modifier le code]

Dès le XIIe siècle, ce lieu accueille des pèlerins en chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette chapelle de style gothique flamboyant résulte de transformations entreprises aux XVe siècle et XVIe siècle. À partir de 1623, les Oratoriens, enseignants au collège situé à proximité, en font la chapelle de leur établissement. Désaffectée à la Révolution française, elle devient un magasin militaire puis une salle de spectacle. Elle est rendue au culte en 1826, pour le collège, puis lycée de Vendôme, devenu lycée Ronsard en 1930. Le lycée ayant été transféré dans le quartier des Rottes en 1972, la chapelle Saint-Jacques a été retransformée et aménagée, et elle accueille des expositions et des concerts depuis 1982.

La rue du Change doit son nom au bureau de change attesté en 1354. Élargie au XIXe siècle, la rue devient piétonnière en 1978. La poste centrale actuelle s’est installée en 1956 dans un ancien grand magasin « Les Nouvelles Galeries » construit au début du XXe siècle.

L’ancien couvent des Cordeliers[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, après le départ des moines templiers, le couvent des Cordeliers de Vendôme devient un des plus importants établissements de l’ordre des Cordeliers.

En 1589, lors du siège de la ville par Henri IV, le couvent est pillé en représailles à l’esprit de résistance envers les huguenots instigué par les Cordeliers.

Après la Révolution, des religieuses bénédictines du Calvaire achètent et agrandissent le couvent pour y installer une maison d’éducation. À partir de 1971, l’hôpital de Vendôme, propriétaire des lieux depuis 1964, y gère une maison de retraite.

Abbaye de la Trinité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de la Trinité de Vendôme.

L’abbaye bénédictine de la Trinité possède une église dès l’époque romane. En 1271, cet édifice est jugé délabré par les moines qui décident de le reconstruire. Un nouveau chœur est édifié vers 1308. L’harmonie des proportions et les larges baies ornées de motifs en trèfles sont représentatives de l’architecture gothique rayonnante. Il semble que, dès le XIIe siècle, l’abbé cardinal ait eu une demeure séparée des dortoirs communs des moines. L’édifice actuel correspond à une partie de l’ensemble des logis construits au XVe siècle dans le style gothique flamboyant.

  • La cour du cloître : il est au cœur du fonctionnement de cette abbaye bénédictine et comprend : le dortoir, le réfectoire et le logis des hôtes. La cuisine circulaire (comme à Fontevraud) et l’aile sud ont été remplacées par un bâtiment plus imposant, nécessaire à l’accueil des moines bénédictins mauristes au XVIIIe siècle. Seule la partie nord de la galerie du cloître, le long de l’église, a survécu à la démolition décidée par l’armée en 1907.
  • La salle capitulaire : Un des murs de la salle est orné de très belles fresques (fin XIe siècle début XIIe siècle) découvertes en 1972 derrière un mur du XIVe siècle. "La Pêche miraculeuse" (Jean 21, 1-14) demeure la plus belle de ces scènes illustrant des événements survenus après "La Résurrection du Christ".
  • La façade de la Trinité : En 1508, le maître d’œuvre, Jean Texier dit Jean de Beauce réalise la façade de l’abbatiale de la Trinité. Cet "embrasement sculpté" est un des chefs-d’œuvre de l’art gothique flamboyant. Le clocher de l’église constitue aussi un édifice exceptionnel construit au XIIe siècle. Il ressemble au clocher sud de la cathédrale de Chartres qui lui est contemporain.

En 1791, les bâtiments de l’abbaye de la Trinité sont mis en vente. Les locaux abritent un tribunal, des prisons et la sous-préfecture. C’est en 1802 que s’établit un quartier de cavalerie prenant le nom de quartier Rochambeau en 1886. Près de trente bâtiments (écuries, manèges, magasins…) vont être progressivement construits. Le 20e Chasseurs à cheval, décimé en 1914, termine la liste des régiments stationnés à Vendôme. La gendarmerie, dernier occupant des lieux, est réinstallée à proximité immédiate, depuis 1996.

L’église Sainte-Marie-Madeleine[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Marie-Madeleine.

Le , Jean VIII, comte de Vendôme, fonde l'église Sainte-Marie-Madeleine avec le soutien de ses habitants et notamment des confréries de vignerons et jardiniers cultivant de nombreuses terres maraîchères alentour. Si l’édifice est daté du XVe siècle, son intérieur a été restauré au XIXe siècle et présente un ensemble de vitraux de l’atelier Lobin de Tours. L’origine de l’hôpital qui jouxte la place de la Madeleine se situe vers 1620 - 1623 lorsque l’hôtel-Dieu est transféré en ce lieu par César de Vendôme. Comme tous les autres, l'église de la Madeleine est laïcisée à partir de 1905, tout en continuant à être une église paroissiale.

La chapelle Saint-Pierre-de-la-Motte[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Pierre-de-la-Motte, du XIe siècle, appartenait à un prieuré dirigé par des moines de Saint-Georges-des-Bois[5]. Vendue en 1791 et transformée plusieurs fois, il ne subsiste semble-t-il qu’un tiers de l’édifice. L’espace intérieur correspond à la sobriété extérieure de ce petit édifice roman.

L’ancienne église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

La Trinité et le clocher Saint-Martin.

La tour Saint-Martin est l’ancien clocher d’une église qui occupait presque tout l’espace de la place actuelle. Après la Révolution, de nombreuses transformations ont affaibli la structure de l’édifice et la voûte s’effondre en 1854. L’église est finalement démolie et son clocher (fin XVe siècle, début XVIe siècle) est converti en beffroi. Le carillon de la tour Saint-Martin évoque les seules villes détenues au XVe siècle par le dauphin Charles VII : « Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme…».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Honoré de Balzac, peint par Maxime Dastugue d'après Louis Boulanger.
  • Nominoë : Roi de Bretagne meurt à Vendôme le 7 mars 851. Une plaque, apposée au château de Vendôme, par l'association Dalc'homp Soñj commémore cet évènement.
  • Geoffroy II d'Anjou : né le 14 octobre 1006, mort le 14 novembre 1060, comte de Vendôme de 1032 à 1056, comte d'Anjou de 1040 à 1060 et comte de Tours de 1044 à 1060. Il était de la famille des Ingelgeriens et fils de Foulque III Nerra et d'Hildegarde.
  • Pierre de Ronsard : Ce poète de la cour apprécie la vallée du Loir et le Vendômois, berceau cher à son cœur car théâtre de ses amours avec la belle Cassandre.
  • Honoré de Balzac : Il évoque dans Louis Lambert ses sept années d’internat au collège de Vendôme. Ce livre nous fait découvrir la rigueur de la discipline, sans doute héritée du statut passé d’école militaire royale. Balzac est alors « l’écolier le moins agissant, le plus paresseux, le plus contemplatif et partant le plus puni ». Les réprimandes sont alors plus ou moins sévères : férule, pensum recopié dans les « culottes de bois », surnom donné aux lits fermés des dortoirs.
  • Louis Ier de Bourbon-Condé : né à Vendôme le 7 mai 1530 général huguenot à l'origine de la maison de Condé.
  • Henri IV : troisième duc de Vendôme, fils de Jeanne d'Albret et d’Antoine de Bourbon, attaque son château puis la ville pour soumettre les Ligueurs catholiques vendômois. Cet événement de novembre 1589 a marqué la mémoire collective locale. Le gouverneur Maillé de Bénéhart et un moine Cordelier sont d’ailleurs exécutés pour leur rébellion.
  • Le duc César de Vendôme : ce fils naturel de Gabrielle d'Estrées et d'Henri IV, est souvent au cœur de diverses intrigues d'état. Grand amiral de la Flotte et gouverneur de Bretagne, il partage son temps entre Paris et ses châteaux d’Anet et de Vendôme. Il est à l’origine de grands travaux locaux tels que la fondation du collège des Oratoriens (ancien lycée Ronsard et actuel hôtel de ville) et l’aménagement du château. Il décède dans son hôtel particulier parisien, édifice qui donna plus tard, bien que détruit, son nom à la place Royale connue actuellement pour ses joailliers, la place Vendôme.
  • Jean-Baptiste Donatien de Vimeur : futur maréchal de Rochambeau, né le 1er juillet 1725 à Vendôme. Il est enterré au cimetière de Thoré-la-Rochette, non loin du château familial.
  • Pierre Honoré Robbé de Beauveset (1714-1794): poète libertin français qui naquit à Vendôme.
  • Dom Jacques Le Clerc : prieur à Vendôme à l'époque de Guillaume Bouzignac et de Mersenne.
  • Gracchus Babeuf : révolutionnaire français, guillotiné à Vendôme le (8 prairial an V).
  • Charles Le Myre de Vilers : né le à Vendôme, gouverneur de la Cochinchine française.
  • Gabriel Chevallier (1880-1969): homme politique français y est décédé.
  • Raymont Amiot : (1888, Langey, Eure-et-Loir – 1968, Vendôme, Loir et Cher), vétérinaire, membre de l’Académie vétérinaire de France, ayant fait notablement progresser la médecine vétérinaire et humaine par ses travaux de chirurgie et de biologie, proche de Gaston Ramon. Prix Émile Thierry, prix de la Société Centrale de Médecine Vétérinaire, nombreuses décorations militaires. Principal ouvrage grand public : Le Cheval, collection Que sais-je ?, PUF, 1949.
  • René Desvaux : né le à Vendôme, Résistant et déporté le 16 avril 1943 par le transport I93 parti de Compiègne pour le K.L. de Mauthausen. Affecté au Kommando de Loibl PAss le 2 juin 1944. Transféré à Hartheim et assassiné par gaz le 27 septembre 1944.
  • Marie-Amélie Le Fur: athlète handisport y est née le . Elle a notamment gagné lors des Jeux paralympiques d'été de 2012 une médaille d'or au 100 mètres, une d'argent sur 200 mètres et une de bronze au saut en longueur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Pascal Brindeau UDI Maire
septembre 2008 mars 2014 Catherine Lockhart PS Conseillère générale du canton de Vendôme-1 (2008-2015)
mars 1989 août 2008 Daniel Chanet PS Conseiller général du canton de Vendôme-1 (1988-2008)
1970 1989 Robert Lasneau DVD -
1953 1970 Gérard Yvon SFIO Député de 1962 à 1968
conseiller général de 1967 à 1970
1950 1953 Gabriel Chavallier    
1947 1950 Edouard Masse    
Aout 1944 1947 Georges Guimond   Nommé, puis élu en Mars 1945
Aout 1944 Août 1944 Pierre Ramier   Maire 4 jours, nommé par la délégation extraordinaire
Juillet 1944 Août 1944 Jules Dengremont PPF Chef de la Délégation Spéciale
avril 1944 Juillet 1944 Jean Duverger   Chef de la Délégation Spéciale
Janvier 1944 Février 1944 Louis Moullière   Le conseil municipal démissionne en Février 1944
Février 1941 Janvier 1944 Alphonse Collin   Nommé par le Préfet, commandant, puis chef de la résistance vendômoise
Novembre 1932 Février 1941 Jean Duverger    Duverger continue de siéger au Conseil Municipal après 1941
1927 1932 Pierre Berger    
1925 1927 Alfred Gillard    
1919 1925 Philippe Barillet    
1912 1919 Philippe Frain    

La liste des maires[6] de Vendôme illustre la vie politique locale.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Vendôme sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Vendôme Maire Pascal Brindeau 2014 2020
Municipales Vendôme Maire Catherine Lockhart 2008 2014
Cantonales Vendôme 1er Canton Conseillère générale Catherine Lockhart 16 mars 2008 2015
Vendôme 2e Canton Conseillère générale Monique Gibotteau 27 mars 2011 2015
Législatives 3e circonscription Député Maurice Leroy
Régionales Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande
Autres résultats : Élections à Vendôme

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 17 024 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 226 7 555 7 128 6 997 7 771 8 206 9 470 8 481 9 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 377 9 356 9 938 9 259 9 221 9 420 9 325 9 538 9 777
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 459 9 804 9 707 9 035 9 301 9 047 9 344 10 315 10 811
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
13 556 16 157 17 952 17 593 17 525 17 707 17 029 16 849 17 024
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 28,6 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 36 %).
Pyramide des âges à Vendôme en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
1,8 
11,1 
75 à 89 ans
15,2 
16,7 
60 à 74 ans
19,0 
18,8 
45 à 59 ans
17,4 
17,7 
30 à 44 ans
16,8 
19,8 
15 à 29 ans
16,1 
15,1 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Loir-et-Cher. L'activité économique de la ville se concentre dans le secteur des services[11].

Les marchés[modifier | modifier le code]

Chaque vendredi en centre-ville et chaque dimanche dans le quartier des Rottes. Au centre-ville, les producteurs et maraîchers s’installent sous le marché couvert construit dans le pur style Baltard, ainsi que dans les rues et places adjacentes. Pour le marché des Rottes, ils s'installent avenue Georges-Clemenceau.

Le mercredi après-midi, a lieu un petit marché biologique, implanté depuis peu dans le parc de la mairie, au niveau de la statue Le Cavalier tombé.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Musée de Vendôme[modifier | modifier le code]

Le musée fait partie du label Musée de France.

Ses collections permanentes sont présentées dans une partie des bâtiments de l’ancienne abbaye de la Trinité. L'accès aux deux premiers étages se fait par un escalier en pierre du XVIIe siècle qui menait au dortoir des moines.

Les collections restituent Vendôme et ses environs, tant dans le domaine géologique qu'archéologique. Des métiers anciens, parfois disparus, sont évoqués dans la salle d'ethnologie à partir d'outils : tanneurs, gantiers, sabotiers. Dans le domaine des beaux-arts, le musée conserve quelques pièces remarquables : harpe de Marie-Antoinette, table du procès de Gracchus Babeuf.

Les Coteaux du Vendômois[modifier | modifier le code]

La création de l’Appellation d'origine contrôlée "Coteaux du Vendômois" en 2001 permet de maintenir la viniculture avec la production de Pineau d'Aunis et Chenin blanc. La production est réalisés par de petits producteurs locaux ouvert sur le tourisme et l'accueil du public.

Ville-jardin et jardins en ville[modifier | modifier le code]

Vendôme conserve depuis le XVIIe siècle un patrimoine exceptionnel d’espaces verts qui lui vaut d'être classée ville fleurie "4 fleurs" et qui lui a permis de remporter le "Grand Prix national du fleurissement" pendant 10 années consécutives.

Dans le parc Ronsard et le parc du château, de nombreux arbres, certains plus de deux fois centenaires, ont un intérêt botanique. Le platane planté en bord de Loir en 1759 et le cèdre du Liban, au château depuis 1807, sont les plus célèbres d’entre eux. La direction de l’environnement et des espaces verts de la ville maîtrise depuis longtemps l’art de la "mosaïculture". Ces véritables fresques florales renouvelées au fil des saisons peuvent être admirées près du square Belot, en bord du Loir et dans le jardin de la bibliothèque.

Les festivals et spectacles[modifier | modifier le code]

La ville possède aussi une salle de spectacle le Minautaure, inaugurée en 2002 et pouvant accueillir jusqu'à 750 personnes[13]

Photo de la statue du Cavalier tombé à Vendôme.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Vendôme :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage scolaire :

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne, collège-lycée Saint-Joseph jumelé avec la Realschule Saint-Élisabeth de Friedrichshafen depuis 42 ans (2008).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Raoul de Saint-Venant (1854-1927), Dictionnaire topographique, historique du Vendômois et de l’arrondissement de Vendôme
  2. Jacques Le Goff (dir.), Histoire de la France urbaine II : La Ville médiévale, Seuil,‎ , p. 81
  3. René Lepallec (dir.), Rapport sur les bombardements de Vendôme de juin 1940, Libraidisque,‎ 1983 (reed)
  4. Voir sur l'histoire de l'ancien collège des Oratoriens devenu le lycée Ronsard.
  5. Abbaye Saint-Georges-des-Bois. Saint-Martin-des-Bois sur le site de la BNF
  6. « Liste des maires de Vendôme »
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  9. « Évolution et structure de la population à Vendôme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  11. Fiche emploi de l'INSEE sur Vendôme
  12. L'attribution de ses œuvres à Nicolas Prévost est contestée par l'historien d'art Sylvain Kespern, voir catalogue de l'exposition Les Maîtres retrouvés, Orléans, 2002, no 126-132, où elles sont présentées comme École Française du XVII° siècle.
  13. « Minotaure »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]