Basse-Terre

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Basse-Terre
Rue Maurice Marie Claire et la Soufrière
Rue Maurice Marie Claire et la Soufrière
Blason de Basse-Terre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe (préfecture)
Arrondissement Basse-Terre
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 2 cantons
Basse-Terre-1, Basse-Terre-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Marie-Luce Penchard
2014-2020
Code postal 97100
Code commune 97105
Démographie
Gentilé Basse-Terriens, Basse-Terriennes
Population
municipale
11 730 hab. (2011)
Densité 2 029 hab./km2
Population
aire urbaine
37 455 hab.
Géographie
Coordonnées 16° 00′ 00″ N 61° 44′ 00″ O / 16, -61.73334 ()16° 00′ 00″ Nord 61° 44′ 00″ Ouest / 16, -61.73334 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 164 m
Superficie 5,78 km2
Localisation

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Basse-Terre

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Basse-Terre

Basse-Terre (en créole Bastè) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. La ville de Basse-Terre située sur la côte sous-le-vent de l'île est le chef-lieu de la Guadeloupe. Principal centre administratif de l'île, Basse-Terre abrite la préfecture, le conseil régional, le conseil général, le diocèse, le palais de justice et la cour d'appel de l'archipel. Les habitants de Basse-Terre sont appelés les Basse-Terriens et les Basse-Terriennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient du vocabulaire de marine en usage au XVIIe siècle et qui désignait une terre ou un littoral abrité des vents, par opposition à la Capesterre « Le Cap à l'est de la Terre ».

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Basse-Terre.

La ville de Basse-Terre est située au sud-ouest de l'île de Basse-Terre, et au pied du volcan de la Soufrière, cernée de plusieurs cours d'eau et est exposée à une houle entravant ses relations commerciales. Les communes les plus proches sont : Baillif à 2,4 km, Gourbeyre à 4,5 km et Saint-Claude à 4,5 km.

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les différents quartiers de Basse-Terre sont : Azincourt (également Saint-Claude), Bas-du-Bourg, Le Carmel, Desmarais (également Saint-Claude), Guillaud, Morne-Chaulet, Morne-à-Vaches (également Saint-Claude), Petit-Paris, Pintade, Rivière-des-Pères, La Rue-Maillan, Saint-François, Sur-le-Morne, Versailles.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Baillif Rose des vents
N Saint-Claude
O    Basse-Terre    E
S
Gourbeyre

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines amérindiennes[modifier | modifier le code]

Avant que Basse-Terre ne devienne une ville française, une commune, elle a d'abord été un village d'Amérindiens horticulteurs et potiers. En effet, il s'élevait juste sur le site de l'actuelle cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, où des excavations archéologiques ont trouvé des restes humains mais aussi des preuves d'occupation, à l'occasion de la restauration de la cathédrale.

En 2005, des fouilles ont mis au jour, sur la partie avale d’un dépotoir amérindien, un nouveau dépotoir renfermant de grandes quantités de mobilier archéologique : restes alimentaires, céramiques, outils de pierre et outils sur coquillages, parures, charbons de bois… ainsi qu’une sépulture[1].

Naissance du bourg de Basse-Terre (1635-1649)[modifier | modifier le code]

En 1635, partie de Saint-Christophe-et-Niévès, une expédition cherchait un lieu d'implantation durable à la Guadeloupe. L'opération est confiée à Charles Liènard de l'Olive et à Jean du Plessis d'Ossonville, qui s'associent à 4 missionnaires et 550 colons. Le débarquement se fait le 28 juin 1635, à la Pointe Allègre, bien loin de Basse-Terre même. C'est la famine qui fait venir la troupe vers le sud, dans les environs de l'actuelle commune de Vieux-Fort au début de l'année 1636. Les rapports entre Amérindiens et colons se dégradent assez vite ; L'Olive entame alors une guerre meurtrière contre les locaux. En 1660, un traité les contraint à se retirer en Dominique et à Saint-Vincent. La guerre obligea à bâtir un fort, aujourd'hui Fort Olive à Vieux-Fort. En 1640, Aubert succède à L'Olive au gouvernement de l'île, et très vite il délaisse le site pour s'installer sur la rive gauche du Galion, ce qui correspond à l'actuelle marina de Gourbeyre. En 1643, Charles Houël, remplace Aubert et en 1649, il délaisse le site de la marina pour la rive droite du Galion et y bâtit un fort. Des religieux élèvent la première église, aujourd'hui l'église Notre-Dame du Mont-Carmel, peu de temps après et la ville s'organise autour de la chapelle, et ce depuis le fort jusqu'à la rivière aux Herbes. Basse-terre est née.

Naissance du bourg de Saint-François (v.1680)[modifier | modifier le code]

Vers 1680, sur la rive droite de la rivière aux Herbes, des Capucins bâtissent une chapelle dédiée à Saint-François d'Assise, là où se trouve l'actuelle cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe et autour de ce lieu de culte nait un second foyer de peuplement. Ainsi la rivière aux Herbes sépare deux bourgs distincts : Basse-Terre et Saint-François. En réalité, les habitants affluent vers le nouveau bourg à cause des attaques des Anglais, qui incendient le bourg de Basse-Terre en 1691 (et de nouveau en 1703). À la suite de ces raids, les habitants pensent que c'est le fort même qui attire les envahisseurs et par conséquent se déplacent vers le bourg de Saint-François. Un pont de pierre est construit en 1739, en remplacement d'un gué et d'un pont en bois traversant la rivière aux Herbes.

Occupation anglaise (1759-1763) et timide renouveau (1763-1789)[modifier | modifier le code]

Elle est prise par les Anglais le 23 janvier 1759 qui la dévastent et comme l'île même, elle subit l'occupation jusqu'au 10 février 1763. La colonie connaît un regain d'activité, malgré la fondation de Pointe-à-Pitre vers 1764, bourg mieux placé par rapport à la houle, et malgré un incendie en septembre 1782 ; elle est même redessinée partiellement à partir de 1787.

Période révolutionnaire (1789-1802)[modifier | modifier le code]

La Révolution atteint l'île et donc Basse-Terre à partir de septembre 1789. Les Anglais reprennent la ville le 22 avril 1794 aux mains du gouverneur Collot et Victor Hugues, envoyé par la Convention depuis Paris pour à la fois reprendre la colonie en main et abolir l'esclavage, les en déloge à coups de canon en décembre 1794 et y installe la guillotine. La ville est le théâtre d'opérations militaires réalisées par le général Richepanse, envoyé par Napoléon Bonaparte pour rétablir l'esclavage, contre Louis Delgrès en 1802. Delgrès se replie dans le fort le 20 mai 1802 et l'abandonne le 22 mai.

Renouveau difficile (1802-1870)[modifier | modifier le code]

Elle est occupée du 6 février 1810 au 30 mai 1814, et de nouveau du 10 août 1815 à juillet 1816. Pendant plus de 20 ans, Basse-Terre souffre des séquelles de ces agitations. Ce n'est qu'après quatre cyclones (en 1816, 1821, 1825 et 1844) que Basse-Terre songe à se réhabiliter par la construction et l'aménagement du Champ d'Arbaud, la construction de l'hôpital militaire (actuel Lycée Gerville-Réache), la construction d'un évêché, l'assainissement et l'agrandissement de la cité par la création de nouveaux quartiers tels que Trianon, Versailles, Petite Guinée, Petit-Paris, mais la situation demeure inchangée, aggravée de plus par l'épidémie de choléra en 1865.

Regain d'activité (1870-1976)[modifier | modifier le code]

À partir de 1870, la commune commence à se reprendre et inaugure en 1889 son hôtel de ville. Elle sera la première ville à être électrifiée en 1913. L'impulsion arrive avec Ali Tur, après le cyclone de septembre 1928 et sont bâtis le palais de justice, le palais du Conseil Général et un marché dans les années 1930. Un port est construit (car jadis des quais en bois servaient de port) de 1961 à 1964, le boulevard est tracé en 1962 pour la déserte du port ; il est prolongé en 1964 et de nouveau en 1965; c'était jadis une grève de galets et de sable noir qui longeait le littoral. La houle cyclonique ravage à maintes reprises l'aménagement de ce boulevard : en 1989 avec Hugo, en 1995 avec le cyclone Marilyn, en 1999 avec Lenny, en 2008 avec Omar.

Depuis 1976[modifier | modifier le code]

En 1976, 73 600 habitants de la commune furent évacués (15 août-18 novembre 1976) en raison de la forte activité de la Soufrière. Certains évacués ne revinrent p; ln j;:b koute son activité est transférée à Jarry. Depuis 20 ans, le centre-ville se dépeuple au profit de zones péri-urbaines ou des communes limitrophes telles Baillif, Saint-Claude et Gourbeyre, malgré les tentatives de renouveau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Basse-Terre, place de la Liberté.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean Baptiste Louis Thirus de Pautrizel   Militaire
1792 ... La Graët    
1821 1828 Baudet    
1828 1829 Baudet    
1831 1837 Duperron    
1837 1843 Jean Rémi Terrail    
1843 1846 Charles Le Dentu    
1847 1848 Aristide Lignières    
1848 1848 J. L. Rousseau    
1848 1848 Lomont Bernard    
1848 1850 P. H. Laurichesse    
1850 1850 Pothonier    
1850 1852 P. H. Laurichesse    
1853 1854 Puech    
1854 1863 Rullier    
1863 1869 A. Eggimann    
1869 1871 Aristide Lignères    
1871 1876 Emile Le Dentu    
1876 1883 Richard Jean-Romain    
1883 1884 Hildebert Bernus    
1884 1888 Auguste Silvie    
1888 1893 Hildebert Bernus    
1893 1894 J. Cascon    
1897 1902 Wilfrid Montout    
1897 1900 Delmance Demonchy    
1911 1925 Arnaud Lignières    
1925 1933 Georges Favreau    
1933 1938 Maurice Marie-Claire    
1938 1944 Maurice Martin    
1945 1951 Joseph Pitat SFIO Médecin, président du Conseil général (1945-1949)
1951 mai 1953 Annibal Waneybergue SFIO Conseiller municipal et payeur hors classe des colonies en retraite[2]
mai 1953 mars 1959 Élie Chauffrein PCF  
mars 1959 mars 1971 Gaston Feuillard CNIP Gaulliste Avocat, député (1958-1973)
mars 1971 juin 1995 Jérôme Cléry PCG Médecin, conseiller général du canton de Basse-Terre-1 (1970-1994)
juin 1995 mars 2001 Lucette Michaux-Chevry RPR Avocate, présidente du Conseil régional (1992-2004), sénatrice (1995-2011)
mars 2001 septembre 2001 Pierre Martin DVD  
septembre 2001 mars 2008 Guy Georges DVD Commerçant - Conseiller général
mars 2008 Mai 2014 Lucette Michaux-Chevry UMP Avocate, Ancienne Ministre, sénatrice (1995-2011)
Mai 2014 en cours Marie-Luce Penchard UMP Administratrice territoriale, Ancienne Ministre de l'Outremer, Conseilllère régionale
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le palais de justice

La commune de Basse-Terre accueille le Palais de justice — dont le bâtiment construit en 1934 par l'architecte Ali-Georges Tur est classé depuis 2007 aux monuments historiques[3] — qui abrite la Cour d’appel de Basse-Terre, un tribunal d’instance, un Tribunal de Grande Instance ainsi qu'un Tribunal Administratif et également un Conseil des prud’hommes. L'ordre des avocats du barreau de la Guadeloupe est établi également sur la commune. Basse-Terre bénéficie de la présence d'une Chambre des huissiers, d'une Chambre des notaires et d'une Chambre de Commerce. La préfecture est également présente et la ville est le siège de la communauté d'agglomération du sud Basse-Terre. Elle possède un commissariat de police ainsi qu'une maison d'arrêt.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le nombre total de ménages à Basse-Terre est de 4 549. Depuis 1982, la population de la commune reste stable.

En 2011, la commune comptait 11 730 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
13 978 15 690 15 457 13 656 14 003 12 410 12 834 11 730
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[5] puis population municipale à partir de 2006[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Basse-Terre, comparaison entre l'année 1999 et 1990[7] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
256 
75 à plus
521 
496 
60 à 74
841 
1 273 
40 à 59
1 652 
1 806 
20 à 39
1 880 
1 856 
0 à 19
1 796 
Pyramide des âges en 1990 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
198 
75 à plus
361 
519 
60 à 74
825 
1 119 
40 à 59
1 449 
2 154 
20 à 39
2 450 
2 594 
0 à 19
2 413 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille différents établissements d'enseignement secondaires :

  • Le lycée d'enseignement général et technologique Gerville-Réache ;
  • Le lycée d'enseignement général et technologique Rivière-des-Pères ;
  • Les lycées privés d'enseignement général et technologique et d'enseignement professionnel Les Persévérants ;
  • Les lycées privés d'enseignement général et technologique et d'enseignement professionnel Pensionnat-de-Versailles.
  • Le collège Joseph-Pitat

Santé[modifier | modifier le code]

Les institutions médicales de Basse-Terre sont, après celles de Pointe-à-Pitre et son CHU, les plus importantes de l'île. Le centre hospitalier de la Basse-Terre possède, en 2012, 235 lits organisés en quatre pôles (urgences, chirurgie, médecine interne élargie, obstétrique-pédiatrie) et fonctionne avec un personnel de 850 médecins, agents hospitaliers et administratifs[8]. La ville dispose également d'un Centre médico-social.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le rond-point central de Basse-Terre, à l'intersection du boulevard du Général-de-Gaulle et du boulevard du Gouverneur-Éboué.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Bien que située à l'extrémité sud-est de l'île, Basse-Terre est un nœud routier important où convergent les trois principales routes nationales de Guadeloupe :

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Basse-Terre possède un aérodrome, l'aérodrome de Baillif, code AITA : BBR, code OACI : TFFB) : 18 m alt, avec une piste à usage restreint ne pouvant accueillir que de petits avions à hélices.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Panorama à 360º du front de mer de Basse-Terre, le long du boulevard du Général-de-Gaulle.

La commune s'est organisée, au fil des siècles, le long d'une rue, jadis nommée Grand'Rue. La Rivière aux Herbes sépare deux noyaux primitifs d'habitations qui aujourd'hui correspondent aux quartiers du Carmel et de Saint-François. La ville s'est développée sur une étroite bande littorale comprise entre la mer des Caraïbes et les premiers mornes de la longue dorsale montagneuse qui partage l'île en deux. Le massif volcanique de la Soufrière au nord-est, les Monts Caraïbes et le Houëlmont au sud-est, enserrent la ville de Basse-Terre d'un écrin de verdure. La ville proprement dite s'étire sur plus de 3 km en dépit d'un relief accidenté et entrecoupé de ravines.

Territoire communal[modifier | modifier le code]

Les limites de la commune ont varié au cours des siècles. Le décret colonial du 20 septembre 1837 entérine la création des communes (remontant au 12 novembre 1789) et fixe les pouvoirs du maire et du conseil municipal. Le territoire de Basse-Terre était jusque là scindé en deux : l'intra-muros qui correspond à la partie urbaine et sa proche périphérie et l'extra-muros qui s'étendait jusqu'aux pentes de la Soufrière (malgré cette terminologie, la ville n'a jamais été entourée de murailles). En 1837, deux nouvelles communes, issues de découpage de l'extra-muros de Basse-Terre, les futurs Saint-Claude et Gourbeyre, voient le jour. Une délibération du conseil municipal du 15 mars 1839 précise les limites de la commune. Le 16 octobre 1953, la commune est agrandie et englobe les quartiers du bord de mer de Rivière-des-Pères et de Pintade, trop éloignés de Saint-Claude, ainsi que les sections Thillac, Morne-à-Vaches, Desmarais, Guillard et Delille.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements, pour la commune de Basse-Terre est de 5 540. On y trouve 82,1 % de résidences principales contre 83 % au niveau national. Le nombre de résidences secondaires est estimé à 0,5 % et le nombre de logements vacants à 16 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui atteint quant à elle les 8 %[9].

Économie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune, très réduite depuis la fin du XIXe siècle, et son relief montagneux ne lui permettent pas de développer une activité agricole à grande échelle. Seule la distillerie Bologne, productrice de rhum, demeure notable et est l'un des fleurons de la production locale, partagé avec la commune de Baillif. La ville, chef-lieu du département, accueille les principales administrations mais également la Chambre de commerce et d'industrie de Basse-Terre, le secteur tertiaire est donc très important.

Le développement du secteur économique passe par l'amélioration de l’accueil des croisiéristes et des passagers dans le port de Basse-Terre[10]. La première pierre de la future gare maritime est posée le 27 décembre 2013. Cette future gare moderne d’une capacité de 100 personnes avec des espaces billetterie et restauration sera réalisée courant 2014 et remplacera l’auvent actuel[11]. La construction d'un hôtel Première classe du Groupe Louvres Hôtels, visant la clientèle d'affaires, est également programmée[12],[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 36,3 %. la population active totale est de 5 608 individus[14].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Basse-Terre 1 % 7 % 6,9 % 21,4 % 46,9 % 16,9 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[14]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Basse-Terre est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis 1995[15].

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Le fort Delgrès (ancien fort Saint-Charles), construit par Charles Houël en 1649 ; par la suite, nombres de gouverneurs y apportèrent des agrandissements ainsi que de conséquentes modifications. Plusieurs fois pris et repris. Il eut plusieurs noms : Fort Houël (1650-1794), Fort Mathilde par les Anglais (1794), Fort Richepanse (30 mars 1803-1810), de nouveau Fort-Mathilde (1810-1814 et 1815-1816), de nouveau Fort-Richepanse (1816-1960), Fort Saint-Charles (1960) et Fort Delgrès (depuis 1989). Classé monument historique par arrêté du 21 novembre 1977[16].
  • Le Musée Gerty-Archimède ouvert depuis 1984 dans la maison où vécut l'avocate et femme politique Gerty Archimède.
  • L'hôtel de ville a été construit en 1889. Pour les fêtes du Tricentenaire du rattachement des Antilles à la France, Georges Rohner a réalisé six tableaux pour décorer le bâtiment, entre 1934 et 1936[17].
  • Le Palais de justice, ensemble des bâtiments du palais de justice construit par Ali Tur[18]. Il sert de tribunal et y abrite la cour d'appel et le tribunal de grande instance. Il est classé aux monuments historiques par arrêté du 15 décembre 1997.
  • L'horloge du marché, se trouvant à l'intérieur du marché aux épices de la ville et datant de 1932, est l'œuvre de l'architecte Ali Tur[18].
  • Lycée général et technologique Gerville-Réache, construit dans le 1er quart du XIXe siècle, il abritait un hôpital militaire qui fut ensuite converti dans les années 1950 en lycée. Classé par arrêté du 15 janvier 1979.
  • Conseil régional de la Guadeloupe, bâti récemment (1991-1993), il abrite les bureaux des conseillers régionaux et du Président de l'exécutif régional.
  • Conseil général de la Guadeloupe, bâti sur le site de l'ancien Palais du Vieux Gouvernement, classé depuis 1997 aux Monuments historiques[19].
  • La Préfecture de la Guadeloupe, sur le site de l'ancien hôpital militaire détruit en 1794 par un incendie, il devint un quartier d'artillerie que l'on nommait jadis « Caserne d'Orléans » au XIXe siècle. L'édifice actuel fut élevé par Ali Tur entre 1932 et 1935[18] et était appelé « Palais d'Orléans » ou « Palais du Gouverneur ». Ce ne fut qu'en 1951 que l'administration préfectorale s'y installa. Classé par arrêté du 15 décembre 1997.
  • Un certain nombre de maisons du centre-ville datant de la fin du XVIIIe siècle ont été inscrites ou classées aux monuments historiques : maison Chapp, maison Coquille, maison Liensol, maison Matis. C'est également le cas du Lycée Gerville-Réache
  • Le boulevard Maritime : la promenade des anglais tropicale…

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe, elle succède à une chapelle de bois construite au XVIIIe siècle, elle portait alors le nom d'église Saint-François. Ce n'est qu'en 1877 qu'elle fut consacrée à Notre-Dame-de-Guadeloupe. La cathédrale est classée aux Monuments historiques le 17 juin 1975[20]. Ses bâtiments annexes sont le siège du diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre.
  • Le clocher de la cathédrale, construit en 1837 puis rénové récemment, est séparé et situé à l'arrière de la cathédrale sans. Il a été classé par arrêté du 19 mai 2006.
  • L'église Notre-Dame du Mont-Carmel, élevée par les premiers colons, et plus exactement par des religieux au XVIIe siècle, elle signe la fondation même de Basse-Terre. Classée par arrêté du 20 avril 2006.

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs de la commune sont :

  • Palais des sports de Rivière-des-Pères (1 600 places)
  • Stade de Rivière-des-Pères (4 000 places, dont 1 000 assises)
  • Piscine intercommunale de Rivière-des-Pères
  • Stade Félix-Éboué
  • Salles multisports

Ils sont utilisés par les clubs sportifs basse-terriens :

Médias[modifier | modifier le code]

La ville de Basse-Terre accueille des antennes de la chaine de télévision Guadeloupe 1re et de la station de radio Guadeloupe 1re.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Basse-Terre

Les armes de Basse-Terre se blasonnent ainsi : De gueules chargé d’un soleil d’or ; au chef d’azur à trois fleur de lys d’or.

Les fleurs de lys symbolisent l'appartenance à la France tandis que le soleil symbolise l’île tropicale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 87
  2. « Notice no 19800035/338/45488 », base Léonore, ministère français de la Culture
  3. « Notice no PA00105888 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. Protocole d'Amitié - amisdelinde
  5. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  8. Présentation du Centre hospitalier de la Basse-Terre sur son site officiel.
  9. Données INSEE compulsée par Linternaute - Logement à Basse-Terre
  10. D'importants travaux prévus sur le port dans France-Antilles du 19 mars 2011.
  11. Basse-Terre se transforme autour de son port
  12. Projets hôteliers en Guadeloupe
  13. Bientôt 260 nouvelles chambres
  14. a et b Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  15. Site des villes et pays d'art et d'histoire - Basse-Terre
  16. « Notice no PA00105850 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Marie-Emmanuelle Desmoulins, L’intermède guadeloupéen de Georges Rohner : l’ensemble de la mairie de Basse-Terre (1934-1936), In Situ - Revue des patrimoines, no 6, 2005 ( lire en ligne )
  18. a, b et c Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe,‎ 2010 (lire en ligne), p. 7-8.
  19. « Notice no PA00105889 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Notice no PA00105849 », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Emmanuelle Desmoulins, Dominique Bonnissent et Thomas Romon, Basse-Terre, patrimoine d'une ville antillaise, Pointe-à-Pitre, Service de l'inventaire général - Ministère de la Culture, Ed.Jasor,‎ 2006, 252 p. (ISBN 2912594561 et 9782912594563) Sommaire (pdf)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]