Gustave Kervern

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kervern.

Gustave Kervern

Description de cette image, également commentée ci-après

Gustave Kervern en 2010 lors de l'avant-première de Mammuth, en compagnie de Miss Ming, interprète du film.

Naissance (51 ans)
Profession Réalisateur, scénariste et acteur
Films notables Aaltra
Avida
Louise-Michel
Mammuth

Gustave Kervern, également appelé Gustave de Kervern ou Gustave K/Vern[1], est un réalisateur, scénariste et comédien français, né le à l'Île Maurice (alors colonie du Royaume-Uni).

Biographie[modifier | modifier le code]

Les origines de Gustave Kervern se trouvent à Brest dans le Finistère dans la personne de Charles Kervern (23 novembre 1756 Brest - 5 octobre 1812 Port-Louis, Ile Maurice) et au hameau de Kervirzic à Plougastel-Daoulas antérieurement ; premier commis sur le vaisseau Le Brillant et employé sur le L'Averdy naviguant pour la Compagnie des Indes. Il épouse Jeanne Durand en 1777 au Port-Louis de l'Île Maurice où ils font souche[2],[3].

Gustave Kervern étudie à Sup de Co à Marseille[4] et, passionné de musique, s'installe à Paris avec la volonté de travailler dans une maison de disques[4]. Il débute sa carrière audiovisuelle en travaillant sur l'émission Avis de recherche de Patrick Sabatier. Il commence sa carrière sur Canal+ comme chroniqueur auprès d'Yvan Le Bolloc'h et de Bruno Solo dans les émissions télévisées du Top 50[4], de 1991 à 1993, puis dans Le Plein de Super[4] de 1993 à 1994. Il est également chroniqueur dans l'éphémère émission Les Niouzes sur TF1 en 1995.

Sa notoriété naît surtout lorsqu'il intègre l'équipe des diverses émissions grolandaises sur Canal+, où il est connu pour son personnage de journaliste alcoolique, caricature du petit reporter local, souvent en mission au cœur du Groland profond. La plupart des personnages qu'il rencontre au sein de ses interviews dans Groland sont en fait des gens qu'il a pu croiser lors de ses sorties « arrosées » dans des bistrots.

Avec Benoît Delépine, autre auteur et acteur des émissions de Groland, il écrit et réalise Aaltra en 2004 puis Avida en 2006 (présenté hors compétition au Festival de Cannes 2006 en Sélection Officielle), deux films dans lesquels il joue également.

Le , sort Louise-Michel, produit par Mathieu Kassovitz, et toujours coréalisé avec Benoît Delépine. Yolande Moreau, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel et Francis Kuntz (autre comparse de Groland) sont les principaux acteurs de ce film. À l'instar de ses deux précédents films, ce long-métrage est considéré comme un « OVNI » dans la production cinématographique française.

Les deux auteurs récidivent en 2010 avec Mammuth, notamment interprété par Gérard Depardieu et Yolande Moreau. C'est le seul film français sélectionné à la Berlinale 2010.

En outre, Gustave Kervern parraine la revue alternative de cinéma Cut[réf. nécessaire].

En 2012, il sort avec Stéphanie Pillonca un livre d'entretiens avec différentes personnalités comme Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Amélie Nothomb, Bénabar, Benjamin Biolay, Sara Forestier ou Jean-Pierre Mocky sur le rapport à l'ivresse[5],[6]. En juin 2012, sort aussi un nouveau film de Kervern et Delépine, Le Grand Soir, avec Albert Dupontel, Benoît Poelvoorde, Areski Belkacem, Brigitte Fontaine, Bouli Lanners.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié avec Stéphanie Pillonca[5],[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Delépine et Gustave Kervern, De Groland au Grand Soir, entretiens avec Hervé Aubron et Emmanuel Burdeau, éd. Capricci, 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les trois noms sont rencontrés dans les œuvres de l'intéressé. La graphie K/Vern est en rapport avec le K barré diagonalement (Ꝃ) employé autrefois en Bretagne dans l'écriture manuscrite comme abréviation du préfixe Ker très courant dans les patronymes bretons. Voir par exemple Un emploi du Ꝃ sur la tombe de Gabriel Le Coat de Kerveguen.
  2. http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/gustave-kervern-un-grolandais-derriere-la-camera-26-03-2010-842362.php
  3. http://gw1.geneanet.org/hmaurel?lang=fr;p=charles;n=kervern Microfilm Centre des Archives d'Outre-Mer/H.M.
  4. a, b, c et d « Gustave Kervern », entrevue avec Hélène Delye, dans le suppléments « Télévisions » du Monde no 20290, 18-19 avril 1010, p. 10
  5. a et b Benjamin Chapon, « Gustave Kerven ou comment écrire en état d'ivresse », 20 minutes,‎ 9 février 2012 (lire en ligne)
  6. a et b Pierre Siankowski, « Je suis allé acheter des aspirines avec Gustave Kervern », Les Inrockuptibles,‎ 28 janvier 2012 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :