Grenoble
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| Grenoble | |||
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Rhône-Alpes | ||
| Département | Isère (préfecture) | ||
| Arrondissement | Grenoble (Chef-lieu) | ||
| Canton | Six cantons | ||
| Code Insee abr. | 38185 | ||
| Code postal | 38000, 38100 | ||
| Maire Mandat en cours |
Michel Destot (PS) 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole | ||
| Site internet | http://www.grenoble.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 156 107 hab. (2006) | ||
| Densité | 8 466 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 530 506 hab. | ||
| Gentilé | Grenoblois / Grenobloises | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 204 m — maxi. 475 m | ||
| Superficie | 18,44 km² | ||
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Localisation Carte nationale
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Grenoble est une ville du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.
En termes de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son agglomération la 11e juste après celle de Strasbourg et devant celle de Montpelliere. Son aire urbaine concentrait 530 506 habitants en 2006 (en prenant les limites de 1999)[1] et 560 222 habitants en 2008[2]. Ce qui en fait la 12 ème aire urbaine du pays juste après celle de Toulon et devant l'aire urbaine de Montpellier.
Ses habitants sont les Grenoblois(es)[3].
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
[modifier] Localisation
La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaîne de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes. Cette position géographique lui vaut le surnom de « capitale des Alpes ».
La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un large plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.
Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle symboliquement le serpent et le dragon, du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent), mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.
Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres, accessible depuis le centre-ville par un téléphérique appelé communément « les bulles », devenues depuis un des symboles marquants de la commune. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.
[modifier] Climat
Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre très bas, en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays. Les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du manque d'air.
Le climat est semi-continental, mais influencé par le climat méditerranéen, et également influencé par les montagnes environnantes (beaucoup d'orages, et une météo "capricieuse").
Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet, on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Grenoble | 2 031 h/an | 979 mm/an | 28 j/an | 32 j/an | 28 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2006 :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Températures minimales (°C) | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Températures moyennes (°C) | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Source: Météo France | |||||||||||||
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales records (°C) | 16,5 | 20,7 | 25,3 | 28 | 35,5 | 37 | 38,3 | 39,5 | 33,6 | 28,1 | 24,8 | 19,5 |
| Années des températures maximales | 1995 | 1991 | 1990 | 1949 | 2009 | 2003 | 1983 | 2003 | 1949 | 1977 | 1968 | 1989 |
| Températures minimales records (°C) | -27,1 | -17,1 | -18,2 | -7,9 | -2,3 | 2,4 | 4,8 | 3,8 | -1,2 | -5,3 | -10,9 | -17,3 |
| Années des températures minimales | 1971 | 1952 | 1949 | 2003 | 1976 | 1949 | 1970 | 1986 | 1972 | 1950 | 1971 | 1968 |
| Source: INSEE, Lameteo.org[4] et Météo-Grenoble (record de chaleur de mai 2009)[5] | ||||||||||||
[modifier] Voies de communication et transports
[modifier] Voies routières
- La Rocade et le réseau autoroutier
Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry par l'A41, au Sud-Ouest à Valence par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence en passant par Gap.
La ville est entourée par deux rocades.
- la rocade Sud, qui part du Sud-Ouest (Échirolles-Ouest) jusqu'au Nord-Est (Meylan)
- l'A480 à l'Ouest (Rocade Ouest).
Ce périphérique est donc inachevé, comme c'est d'ailleurs le cas dans la plupart des villes françaises de taille comparable à Grenoble.
- Projet de Rocade Nord
Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet a été soumis à une consultation (très critiquée [6]) organisée par le Conseil Général de l'Isère. Ce projet continue à faire l'objet de critiques et de plusieurs recours juridiques.
[modifier] Pistes cyclables
- "Métro Vélo gare", la vélostation en gare de Grenoble, et aussi la Station "Métro Vélo Campus" situé sur le campus, permet de combiner train et vélo pour les déplacements inter-urbains, soit en louant un vélo, soit en déposant son propre vélo à la consigne pour les trajets réguliers.
Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la généralisation des double-sens cyclables.
[modifier] Transport ferroviaire
Grenoble intra-muros n'abrite qu'une seule gare. Mais l'agglomération grenobloise en comprend six au total :
- la gare de Grenoble dispose de lignes à destination de Lyon/Dijon, Paris/Lille (TGV), Nantes, Valence (Ville et gare TGV), Chambéry/Annecy/Genève, de Gap/Briançon ;
- la gare de Grenoble-Universités-Gières ;
- la gare d'Échirolles ;
- la gare de Saint-Egrève ;
- la gare de Pont-de-Claix.
Une gare supplémentaire se joindra probablement à cette liste d'ici 2012 :
- la gare de Domène, aujourd'hui ouverte pour la vente de billets uniquement, devrait rouvrir à moyen terme ;
L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir d'un réseau de trains de banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà toutes les 20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières en 2008), devraient allèger une partie du problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet, l'on pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce réseau serait une alternative au métro, qui est impossible à mettre en place à Grenoble à cause des nappes phréatiques et à cause du manque de quai en gare de Grenoble.
[modifier] Transports en commun
Transport urbain, via le réseau TAG (transport de l'agglomération grenobloise) :
- Réseau de tramway :
- Quatre lignes de tramway sont en service. Ce sont les lignes A, B, C et D qui seront prolongées en 2011 pour la ligne B vers le polygone scientifique, et en 2013 pour la ligne A des deux côtés de la ligne (vers le terminus de la ligne 16 à Pont de Claix pour le prolongement Sud, et vers Sassenage pour le prolongement Nord) ;
- La ligne E, d'une dizaine de kilomètres, devrait voir le jour en 2012, en remplacement de l'actuelle ligne de bus 3. Elle reliera le Fontanil-Cornillon aux grands boulevards de Grenoble en se raccordant à la ligne C. À l'horizon 2014, cette ligne doit se poursuivre jusqu'à Meylan.
- Réseau de bus : vingt-cinq lignes de bus.
- Réseau de nuit Noctibus : trois lignes de bus en soirée (de 21 h à minuit) et quatre lignes de tram (circulant jusqu'à 1 h du matin).
- Réseau de trolleybus : projet à l'étude pour les lignes 1, 31 et 32 par le SMTC Grenoble
Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs comprenant :
- cent lignes de bus (dont une ligne reliant directement l'aéroport de St-Étienne-de-St-Geoirs (dit aéroport de Grenoble - Isère) à Grenoble) ;
- trois lignes Express (Voiron-Crolles, Voreppe-Vizille et Express Tencin).
[modifier] Transports aériens
Un ancien site d'aviation, l'aéroport de Grenoble-Mermoz a été supprimé en 1967 pour laisser place aux installations olympiques, et a été remplacé par deux plate-formes :
- l'aéroport de Grenoble - Isère situé à quarante kilomètres de Grenoble, actuellement en plein développement, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400).
- l'aérodrome de Grenoble - Le Versoud propose une autre plate-forme proche de Grenoble (13 km) pour le trafic léger avec une piste en dur de 900 mètres.
[modifier] Urbanisme
[modifier] Agglomération grenobloise
Au 1er janvier 2005, l'agglomération grenobloise s'étend sur les communes suivantes : Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif font actuellement partie de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole.
Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 389 560 habitants en 1999 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007). L'unité urbaine de Grenoble comptait 419 334 habitants en 1999 et son aire urbaine 514 559 habitants.
[modifier] Quartiers grenoblois
Grenoble comprend au total vingt-deux quartiers, parmi lesquels, on peut citer :
- L’Île Verte situé au nord est de la ville
- Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno situé à l'ouest de la ville, l'ancien quartier ouvrier.
- Europole : situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, considéré comme le quartier des affaires.
- Le Polygone scientifique : situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole.
- Alpexpo - Grand'Place : grand complexe au Sud de Grenoble.
- Les quartiers sud : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud.
- Notre-Dame : le centre historique de la ville. Il comprend de nombreuses rues et places piétonnes, et une ambiance nocturne très vivante.
- L’Hyper-centre : il réunit les places Verdun, Vaucanson, Victor Hugo et Grenette. Couplé au vieux-centre, ils forment les deux points les plus agités de la ville.
- Le parc Paul Mistral : Ce parc abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret
- Les Grands boulevards : il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble.
[modifier] Toponymie
La commune de Grenoble est surnommée la Capitale des Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens, pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; saint André, patron des Dauphins ; saint Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité.
[modifier] Trois roses pour trois saints représentant trois tutelles
Grenoble était placée sous l’autorité de deux pouvoirs rivaux, celui de l’évêque et celui du Dauphin. Au XIVe siècle, apparaît une troisième tutelle, les consuls élus par les habitants et défenseurs des libertés et des franchises qui leur avaient été accordées par les deux co-seigneurs.
Cette hypothèse vraisemblable contredit la version du père Ménestrier (1631-1703), jésuite et savant en sciences héraldiques, qui estimait que les trois roses évoquaient les roses d’or que le Pape avait coutume de bénir à la messe du quatrième dimanche de Carême.
[modifier] « Officielles » depuis trois siècles
Au XVe siècle, le sceau de la ville de Grenoble, un des plus anciens de France, ne reprend pas la symbolique des roses mais représente la cathédrale avec la mitre épiscopale (l’évêque), l’église Saint-André un dauphin (le Dauphin) et enfin la Tour de l’Isle, construite en 1381 qui fut le premier Hôtel de Ville (les consuls). Les trois roses en sont certes absentes mais ceux qu’elles sont censées représenter apparaissent de façon figurative.
Grenoble ne s’ornera d’armoiries aux trois roses qu’au XVIe siècle. Une gravure de la ville, éditée en 1575 par François de Belleforest, reprend cette symbolique. Toutefois, il faudra attendre le 13 juin 1698 pour que les armoiries aux trois roses soient enregistrées à l’Armorial général de France suite à un ordre de Louis XIV. La ville de Grenoble les enregistra selon l’intitulé : « Armoiries peintes et figurées d’or à trois roses de gueules posées 2 et 1, surmontées d’une couronne murale d’or ».
[modifier] De la Révolution à la Libération
À la Révolution, la Convention nationale décida en 1792 la suppression des armoiries et leur remplacement par un sceau représentant une femme appuyée sur un faisceau et tenant une lance surmontée du bonnet de la liberté. Les trois roses avaient vécu.
Avec l’Empire, les armoiries réapparurent. Grenoble récupéra ses trois roses en 1811 agrémentées de trois abeilles, d’un caducée et de l’aigle de l’Empereur.
Après la chute de l’Empire, Louis XVIII décida en 1814 que toutes les villes de France reprendraient les armoiries attribuées par les rois. Au milieu du XIXe siècle, les armoiries de Grenoble animèrent des batailles d’experts sur la couleur du fond : or ou argent. À terme, l’or original s’imposera.
La dernière des évolutions date de la Libération. Par décret du 4 mai 1944, le général de Gaulle décerna à Grenoble la Croix de la Libération. Comme l’attribution de cette distinction comporte également celle de la croix de guerre 1939-1945, Grenoble pouvait joindre à ses armoiries ces deux décorations.
Il faut souligner que les armoiries municipales font partie du patrimoine incorporel et moral de la cité. Elles n’appartiennent pas au domaine public ou privé de la ville. Elles n’ont qu’une valeur symbolique, elles sont un signe de reconnaissance mais elles n’ont pas de valeur juridique comme ce fut le cas sous l’Ancien Régime.
[modifier] Antiquité
La première référence à Grenoble date de -43. Le bourg s'appelle alors Cularo et a été fondé par des peuples gaulois appelés Allobroges. Ce n'est qu'une petite bourgade gallo-romaine par rapport à des villes telles que Vienne ou Valence. Un pont en bois à l'emplacement de l'actuelle passerelle Saint-Laurent permet alors de passer de la Savoie à la Gaule.
En 286 est construite une enceinte entourant neuf hectares et dont certains éléments persistent encore aujourd'hui en plusieurs points de la ville (des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle).
Touché par l'accueil que lui ont réservé les habitants de Cularo, l'empereur Gratien élève la ville au rang de « Cité ». La ville est renommée Gratianopolis en 381 en l'honneur de cet empereur. Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné. Il reste aujourd'hui de la période gallo-romaine et du IVe siècle la crypte Saint-Laurent et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu'au IXe siècle, puis redécouvert en 1989 lors de la construction du tramway et fouillé jusqu'en 1996. Plusieurs portions du mur d'enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville notamment rue Lafayette.
[modifier] Moyen Âge
Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue[7].
[modifier] Renaissance
Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.
En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.
Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.
La Réforme déclenche de violents affrontements entre catholiques et protestants de Grenoble.
En 1562, Mongiron, capitaine catholique, s’empare de la ville. Les huguenots sont jetés à l’Isère. La ville est reprise sans combat par le baron des Adrets, qui venge les morts[8]. Le connétable de Lesdiguières s'empare de la ville en passant par la Bastille et décide de fortifier la rive droite de l'Isère en construisant une muraille rejoignant la Porte de France (à l'Ouest) à la porte Saint-Laurent (à l'Est). Il transforme la ville en construisant l'Hôtel de Lesdiguières et le Jardin de Ville qui deviendront publics en 1719[9], ainsi que des égouts, ponts et fontaines.
[modifier] XVIIe siècle
Après les années mouvementées des guerres de Religion, le renouveau catholique de la Contre-Réforme permet la construction de plusieurs édifices religieux[10].
C'est le cas du couvent Sainte-Marie-d'en-Haut en 1622 (l'actuel musée dauphinois), de son extension rue Très-Cloître, Sainte-Marie-d'en-Bas (l'actuel Théâtre Sainte-marie-d'en-Bas).
Les Minimes construiront une chapelle transformée de nos jours en salle de musique Olivier Messiaen. Enfin, les Jésuites construiront leur collège qui deviendra par la suite le futur lycée Stendhal.
[modifier] XVIIIe siècle
Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis Mandrin qui vole les riches et redistribue ses larcins aux pauvres. Il dirige jusqu’à 300 hommes ; il est roué vif à Valence en 1755.
Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau).
Le 7 juin 1788 est une date clé dans l'histoire de Grenoble, de la France et de la Révolution française. À cette date a lieu la « Journée des Tuiles » : les protestations se multipliaient depuis mai suite à l'annonce de la dissolution du parlement dauphinois par Louis XVI et le 7 juin ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci est reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s'agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces évènements, Louis XVI autorise la réunion des États généraux de la province à Vizille, à l'origine des États généraux à Paris. Une représentation de cette journée se trouve au musée de la Révolution française de Vizille (on y distingue très nettement l'ancien couvent qui deviendra par la suite la cité scolaire Stendhal). La Fontaine des trois ordres sur la place Notre-Dame rend hommage aux Dauphinois qui ont porté les prémices de la Révolution française. Elle fut réalisée par le sculpteur Henri Ding pour célébrer le centenaire des évènements de 1788 mais n'est inaugurée qu'en 1897. Grenoble n'a pas été le seul foyer d'agitation mais ses élus ont été le plus loin dans les revendications politiques et ont donné au mouvement un retentissement national. En l'hommage à son rôle, le fort surplombant la ville fut baptisé La Bastille.
La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.
[modifier] XIXe siècle
Le 7 mars 1815, Grenoble accueille triomphalement Napoléon de retour d'exil de l'île d'Elbe. Le tracé de sa remontée vers la capitale au départ de Golfe-Juan est appelé Route Napoléon ; elle passe et se termine à Grenoble avenue Jean Perrot.
La Bastille est transformée entre 1824 et 1848 par le général Haxo et prend son aspect actuel.
La dernière enceinte urbaine est remaniée à l'occasion de la guerre de 1870 contre l'Allemagne.
[modifier] XXe et XXIe siècles
Dans la période de l'entre-deux guerres, la ville connait une très forte immigration italienne provenant de quelques villages comme Corato. Ces immigrés italiens s'installent principalement sur la rive droite de l'Isère dans le quartier Saint-Laurent.
Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville organise en 1925 l'exposition internationale de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme.
Le maire profite de l'occasion pour ouvrir la ville vers le Sud ; les remparts sont détruits et des grands boulevards sont aménagés à leur place.
En 1934 est construit le téléphérique de la Bastille qui permet d'accéder très facilement à un point de vue étonnant sur Grenoble.
Le 26 mai 1944, la ville est bombardée par les Alliés, et libérée le 22 août. La même année, elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle.
Le 10 juin 1961, Grenoble ouvre le premier planning familial de France, ce qui représente alors une étape essentielle dans le combat mené par les défenseurs d'une maternité libre et choisie.
Grenoble est sélectionnée en 1964 pour organiser les Jeux olympiques d'hiver de 1968. Cet évènement majeur, mené à bien par Hubert Dubedout (maire de 1965 à 1983), modifiera considérablement l'aspect de la ville :
- construction du village olympique sur l'emplacement de l'aérodrome Jean Mermoz ;
- construction du palais des sports et du stade Charles Berty dans le parc Paul Mistral (aujourd'hui détruit pour laisser place au nouveau stade des Alpes) ;
- construction du nouvel Hôtel de Ville et de la Maison de la Culture (rebaptisée MC2 après son agrandissement en 2004) ;
- construction de la nouvelle gare et du nouveau tracé de la voie SNCF plus au Sud ;
- construction des autoponts des grands boulevards (aujourd'hui détruit suite à la création de la ligne C du tramway) et de Gières (sur la route de Saint-Martin-d'Uriage qui permet d'accéder à la station de ski de Chamrousse) ;
- transfert des universités sur un campus unique, à l'américaine (partagé entre les communes de Saint-Martin-d'Hères et de Gières), ce qui était inédit en France.
La ville se développe énormément vers le sud à partir de cette date : l'urbanisation est continue entre toutes les communes de l'agglomération, la Villeneuve et le centre commercial Grand'Place sont construits dans les années 1970, le parc des expositions Alpexpo est installé à la limite avec Eybens, les autoroutes (A48, A41, A49, A51 et A480) arrivent à Grenoble et la Rocade sud est construite.
En 1987, Grenoble est la deuxième ville française après Nantes à réintroduire le tramway en ville.
Enfin, dans les années 1990, création d'un centre d'affaires, à l'image du quartier de la Défense, Europole. Ce quartier est aujourd'hui un centre rassemblant les implantations de plusieurs sociétés emblématiques de la ville telle Schneider Electric (ex- Merlin Gérin).
L'ensemble finit par constituer un tout peu homogène, intégrant beaucoup d'éléments caractéristiques de l'architecture des années 1950-1960. Le centre historique, petit pour une agglomération de cette taille est de plus en plus mis en valeur mais n'est pas exempt d'insertions malheureuses comme l'Office du Tourisme. Il fait actuellement l'objet d'une valorisation grâce au classement en 2005 du centre ancien en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Le gris des façades dû au « ciment moulé » donne à la ville un chromatisme particulier renforcé par une assez forte densité des constructions. Des quartiers entiers nés ex-nihilo dans les années 1960 ou 1970 comme Mistral, Teisseire ou La Villeneuve à l'architecture typique des ZUP sont autant de témoins d'une ville qui a grandi trop vite. Les autres villes de l'agglomération, quasi inexistantes il y a cinquante ans, sont la plupart du temps d'anciens villages composés aujourd'hui d'immeubles des années 1960-1970. Grenoble est une ville champignon qui, favorisée par son développement économique, a poussé à la plus mauvaise période de l'histoire architecturale.
[modifier] Politique et administration
Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.
Les six cantons de Grenoble sont :
- le 1er canton (Mutualité, St Laurent, l'Île Verte, Abbaye-Jouhaux, Teisseire) compte 32 986 habitants ;
- le 2e canton (Hyper-centre, Parc Paul Mistral) compte 24 836 habitants ;
- le 3e canton (Alliés-Alpins, l'Alliance, Malherbe, Vigny-Musset, Baladins, Géants) compte 21 853 habitants ;
- le 4e canton (l'Aigle, la Capuche) compte 20 029 habitants ;
- le 5e canton (Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, les Eaux Claires) compte 30 012 habitants ;
- le 6e canton (Mistral, le Rondeau, Beauvert, Village Olympique, Arlequin) compte 23 601 habitants.
[modifier] Tendances politiques
[modifier] Administration municipale
Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.
- Secteur 1 : Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, Centre-Gare et Eaux Claires Nord ;
- Secteur 2 : Hyper-centre, Championnet, Mutualité, Île Verte, Saint-Laurent, Bastille ;
- Secteur 3 : Aigle, Rondeau, Eaux-Claires, Mistral ;
- Secteur 4 : Capuche, Alliés-Alpins, Bajatière ;
- Secteur 5 : Parc Paul Mistral, Abbaye-Jouhaux, Teissère, Malherbe ;
- Secteur 6 : Arlequin, Baladins-Géants, Village Olympique.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Grenoble :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Gauche plurielle-Modem | Michel Destot | 44 | majorité | ||
| UMP-NC | Fabien de Sans Nicolas | 9 | opposition | ||
| Les Verts-ADES-Alternatifs | Maryvonne Boileau | 6 | opposition |
[modifier] Liste des maires
| Maires de Grenoble | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1835 | 1842 | Hugues Berriat | ... | ... |
| 1881 | 1888 | Édouard Rey | ... | ... |
| 1896 | 1896 | Félix Poulat | ... | ... |
| 1908 | 1910 | Félix Viallet | ... | ... |
| 1919 | 1932 | Paul Mistral | SFIO | ... |
| 1932 | 1935 | Léon Martin | SFIO | ... |
| 1935 | 1944 | Paul Cocat | ... | ... |
| 1945 | 1947 | Léon Martin | SFIO | ... |
| 1948 | 1949 | Raymond Perinetti | PCF | ... |
| 1949 | 1959 | Léon Martin | SFIO | ... |
| 1959 | 1965 | Albert Michallon | UNR | ... |
| 1965 | 1983 | Hubert Dubedout | GAM/PS | ... |
| 1983 | 1995 | Alain Carignon | RPR | ... |
| 1995 | → en cours | Michel Destot | PS | ... |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.
[modifier] Instances judiciaires et administratives
[modifier] Politique environnementale
AD Isère Drac Romanche : l'actualité des digues du bassin grenoblois.
[modifier] Jumelage
| Année du jumelage | Ville | Pays |
|---|---|---|
| 1961 | Catane | |
| 1963 | Innsbruck | |
| 1976 | Essen | |
| 1976 | Halle | |
| 1977 | Chişinău | |
| 1984 | Oxford | |
| 1984 | Rehovot | |
| 1990 | Phoenix | |
| 1992 | Pécs | |
| 1995 | Bethléem | |
| 1997 | Kaunas | |
| 1968 | Sfax | |
| 1998 | Suzhou | |
| 1999 | Constantine | |
| 1999 | Ouagadougou | |
| 2002 | Corato |
Voir aussi le site du comité de jumelage Grenoble-Sfax
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
La population de la ville de Grenoble, après avoir atteint un pic en 1975 à 166 037 habitants, n'a cessée de diminuer jusque dans les années 1990, où elle est repartie à la hausse, hausse qui se confirme aujourd'hui puisque la population de la ville est estimée selon l'INSEE à 156 107 habitants en 2006. Grenoble est aujourd'hui la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon avec 8 610 hab/km². Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km²) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé.
Histogramme de l'évolution démographique de le population de Grenoble
(élaboration graphique par Wikipédia) 
La population de l'agglomération grenobloise connaît une très forte augmentation durant le XXe siècle, liée au développement industriel de la ville. Longtemps Grenoble est restée une petite ville de province, avec une population plutôt stable.
Puis la ville poursuit son essor grâce à la ganterie et ensuite la houille blanche, au début du XXe siècle, entraînant une arrivée importante d'immigrés étrangers, notamment d'Italiens (Grenoble et son agglomération présentent une importante communauté italienne), et une augmentation de la population.
Mais c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale, durant les années 1960 et 70 que Grenoble va connaître sa véritable expansion, se caractérisant par une très forte augmentation de la population (accentué par l'exode rural de l'époque). Grenoble connaît alors une des croissances les plus importantes parmi les villes de France.
Elle s'est ensuite fortement ralentie à partir de la fin des années 1970, pour arriver à une croissance plutôt faible aujourd'hui, même si le rythme tend à s'accélérer légèrement.
| 1851 | 1891 | 1911 | 1936 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31 000 | 60 000 | 85 000 | 154 211 | 190 502 | 265 121 | 335 265 | 392 085 | 395 901 | 405 108 | 419 334 | 427 658 |
| 1936 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 197 322 | 237 407 | 314 516 | 383 935 | 445 058 | 461 459 | 485 369 | 514 559 | 530 506 |
[modifier] Enseignement
L'académie de Grenoble regroupe les départements de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.
L'agglomération de Grenoble est un des grands centres d'enseignement supérieur en France (plus de 60 000 étudiants[12]), en particulier dans le domaine scientifique.
On y compte trois universités et plusieurs grandes écoles :
- l'université Joseph Fourier-Grenoble I (UJF) : sciences, techniques, géographie, médecine et pharmacie ; s'y trouve rattachée l'École polytechnique de l'université Grenoble I, plus communément appelée Polytech'Grenoble et appartenant au réseau Polytech.
- l'université Pierre Mendès-France-Grenoble II (UPMF) : sciences sociales et humaines ; s'y trouve rattaché l'Institut d'études politiques de Grenoble ainsi que l'IAE de Grenoble (Institut d'Administration des Entreprises), l'un des meilleurs de France avec Paris et Aix-en-provence ;
- l'université Stendhal-Grenoble III : langues, lettres, langage et communications ;
- l'institut polytechnique de Grenoble (INP Grenoble, ou Grenoble INP depuis 2008), établissement d'enseignement supérieur à rang de Grand établissement dans lequel sont regroupés six écoles d'ingénieurs (ceci depuis 2008, suite à une réforme répartissant autrement les filières de formation autrefois au nombre de dix[13]) ;
- l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ;
- l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble ;
- l'école pour l'informatique et les nouvelles technologies (EPITECH) ;
- l'antenne locale de l'école privée Supinfo (école supérieure d'informatique)
- l'école supérieure d'art de Grenoble.
Grenoble compte également deux écoles de commerce, l'école privée ESC Wesford (en) (située dans l'ancienne chambre de commerce) ainsi que le groupe Grenoble École de management (GEM) qui proposent des cursus de formation après classe préparatoire et bac+2/+3. GEM, fort de ses vingt-et-une années d'ancienneté s'affiche comme la septième ESC de France[réf. nécessaire].
L'UIAD (l'Université-Inter Ages du Dauphiné) propose des cours aux seniors.
La ville possède également un lycée hôtelier qui a la particularité de posséder son propre hôtel d'apprentissage.
Enfin plusieurs lycées disposent de classes préparatoires aux grandes écoles, comme le lycée Champollion ou encore le lycée Vaucanson.
La cité scolaire internationale située dans le quartier Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux enfants de chercheurs et travailleurs étrangers de continuer leur scolarité et de la valider par l'OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L'admission à la cité scolaire s'effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte Marie d'en bas. De plus, les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année. Le CDI partage sa salle de lecture avec la bibliothèque municipale internationale.
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
Plusieurs festivals se déroulent à Grenoble. Les plus importants sont :
- le Grenoble Jazz festival qui a lieu chaque année en mars ;
- le festival du court métrage en plein air qui a lieu début juillet ;
- le Cabaret Frappé qui a lieu fin juillet ;
- le festival Rocktambulle qui a lieu chaque année en octobre ;
- les 38èmes Rugissants, festival des nouvelles musiques à Grenoble en novembre ;
- les rencontres du cinéma de montagne début novembre ;
- le festival international du cirque de Grenoble fin novembre.
Le forum Libération de Grenoble sur le devenir de notre société se déroule en septembre.
Autre thème, chaque année en avril a lieu une fête foraine très attendue des petits et des grands, la Foire des Rameaux.
[modifier] Santé
Grenoble comprend plusieurs établissements hospitaliers au sein de l'agglomération grenobloise : le CHU Albert Michallon situé sur la commune de la Tronche, l'Hôpital Sud à Echirolles.
De nombreuses cliniques se répartissent également sur le territoire : la clinique des Cèdres, la clinique des Alpes, la clinique mutualiste des Bains, la clinique mutualiste des Eaux-Claires à Grenoble ainsi que la clinique de Belledonne à Saint-Martin-d'Hères.
La commune comprend également un institut privé de cancérologie.
La ville de Grenoble a obtenu la première place du 3e Palmarès santé, publié par la revue Impact médecine en 2008. Le CHU Albert Michallon a été désigné comme le plus sûr de province par L'Express et 5e au niveau national[14] en 2009.
[modifier] Sports
Située dans les Alpes, Grenoble a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 1968 dont de nombreux équipement sportifs subsistent encore aujourd'hui :
- le Palais des Sports situé dans le parc Paul-Mistral. Grenoble n'a eu de cesse, depuis les jeux de 1968, d'accueillir de grands événements sportifs prouvant ainsi sa capacité d'organisation et d'adhésion de sa population aux grandes « messes » du sport : championnats d'Europe indoor d'athlétisme, Coupe Davis, Masters de la perche, championnats du monde de boxe, matches internationaux de basket-ball, de volley-ball, de handball ou de hockey sur glace, compétitions internationales de gymnastique ou de patinage sur glace, critérium cycliste du Dauphiné Libéré, six jours cyclistes, jumpings internationaux, etc. Il est aussi utilisé comme salle de spectacles. Selon la configuration du plateau, il peut accueillir près de 12 000 spectateurs ;
- l'anneau de vitesse situé dans le parc Paul-Mistral et servant aujourd'hui de piste de roller ;
- la Halle Clémenceau, ancienne patinoire pouvant atteindre 2 042 places en configuration (basket, hand, volley). Reconfigurée en salle omnisports, elle est située dans le parc Paul Mistral à proximité du palais des Sports et du stade des Alpes ;
- les pistes olympiques hommes et femmes à la station de Chamrousse ;
- le tremplin de saut à ski de Saint-Nizier-du-Moucherotte aujourd'hui désaffecté ;
- la vasque olympique située dans le parc Paul Mistral. Elle fut réallumée à l'occasion des passages des flammes olympiques des Jeux olympiques d'hiver de 1992 et 2006, ainsi que pour la célébration des 40 ans des JO en février 2008.
- la Salle d'escalade Espace Vertical sur le site Bouchayer-Viallet représente une activité de montagne en plein essor, même en milieu urbain.
Toutefois l'image du sport grenoblois ne se limite pas aux sports d'hiver. La capitale des Alpes est riche de trois-cent-cinquante clubs exerçant dans soixante-cinq disciplines différentes représentant 33 000 athlètes licenciés et 1 800 cadres dirigeants. Un Grenoblois sur trois pratique une activité sportive de compétition ou de loisir.
Les clubs grenoblois les plus connus sont :
| Sport | Club | Division | Enceinte sportive |
|---|---|---|---|
| Football | Grenoble Foot 38 (GF38) | Ligue 1 | Stade des Alpes |
| Hockey sur glace | Brûleurs de Loups | Ligue Magnus | Patinoire Pôle Sud |
| Rugby | FC Grenoble | Pro D2 | Stade Lesdiguières |
Les clubs grenoblois moins connus présents sur la ville sont :
- l'Aviron Grenoblois, un des plus important club d'aviron (sport) de France ;
- le Grenoble Basket 38 pour le basket-ball (GB38[15]) dont le siège se trouve au centre sportif Hoche, il joue en Prénationale de la ligue des ALPES;
- le GVUC pour le volley-ball (Grenoble Volley Université Club). Il évolue actuellement en Nationale 2 et joue au gymnase Malherbe ;
- le GMC38 pour le cyclisme (Grenoble Cyclisme 38), qui regroupe les meilleurs coureurs des huit clubs de l'agglomération grenobloise. L'équipe première évolue actuellement en deuxième division nationale et comporte dans ses rangs des coureurs de niveau national et international ainsi que l' ex-champion du monde sur piste Jérome Neuville.
- le Trampoline club du Dauphiné pour le trampoline, le tumbling et la gym acrobatique. Le club à été champion de France de 1re division nationale en 2006 et possède plusieurs internationaux.
- Les Centaures de Grenoble, Football Américain, deux fois vainqueurs du casque d'argent en 1988 et 2004. Actuellement en 2e division. Club formateur de Philippe Gardent et Thibault Giroud tous deux anciens joueurs NFL Europe et NFL pour Philippe Gardent (Carolina Panthers et Washington Redskins).
- Le Hockey Club de Grenoble (HCG), crée en 1985, Hockey sur gazon et Hockey en Salle. Il évolue en Régionale en gazon et en Nationale 2 Homme et Femme en Hockey en salle.
- Le GSMHGUC pour le HandBall . Le club a 2 salles d'entraînement .
[modifier] Médias
Le bassin grenoblois bénéficie de la présence de nombreuses télévisions locales, parmi lesquelles on peut citer TéléGrenoble, France 3 Grenoble et France 3 Alpes.
Début 2008, l'ancien rédacteur en chef du 6 minutes édition Grenoble a lancé Grenews.com, une webTV d'information locale. Les grenoblois ont également la possibilité d'écouter plusieurs radios locales telles que, Alpes 1, Radio Malherbe Grenoble Radio Campus Grenoble, Max FM, Hot Radio, France Bleu Isère, New's FM, Radio Grésivaudan, Radio Kaléidoscope et Radio Kol Hachalom.
Au niveau de la presse écrite, là aussi, un large choix de journaux locaux et de magazines est diffusé sur Grenoble. Les lecteurs peuvent, entre autres chose, lire Le Dauphiné libéré, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, l'hebdomaire du mercredi Grenews.com, Grenoble & moi, Métroscope, Le Petit Bulletin, le gratuit citoyen de la région grenobloise: [Les Antennes][2], Guide du Dahu, Tramy, Les nouvelles de Grenoble, Minizou et Isère Magazine.
En ce qui concerne les médias locaux sur la toile, on retrouve site site du Dauphiné libéré ainsi que GreBlog MonGrenoble. Grenoble a été l'une des quatorze villes récompensées par le label Ville Internet en 2008 avec la mention maximale @@@@@[16].
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Économie
Au cours du XIXe siècle, Grenoble s'est progressivement industrialisée. Grenoble et sa région sont pionnières en matière d'hydro-électricité : quelques carrières, de l'industrie de transformation mais surtout la houille blanche. Grenoble organisa ainsi l'exposition internationale de la houille blanche en 1925. Toutefois, dans le courant du milieu du XXe siècle, la ville connaît un certain déclin industriel, bien que son industrie du gant soit réputée dans le monde entier (Gant Perrin, etc.).
Depuis plusieurs décennies, la ville s'est réorientée et elle est réputée aujourd'hui pour être un important pôle de recherche scientifique (universités, Synchrotron, etc.). Elle possède, en outre, plusieurs entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies (STMicroelectronics, Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Schneider Electric, R&D France Télécom, etc.). D'autres grandes sociétés y ont leur siège comme Teisseire et les Éditions Glénat. Le tourisme représente aussi une part non négligeable de l'économie locale avec les nombreuses stations de sports d'hiver implantées dans la région.
Grenoble est le siège d'une Chambre de commerce et d'industrie qui gère l’aérodrome du Versoud, Grex et Euromart. Elle gère aussi Grenoble École de management.
[modifier] Revenus de la population et fiscalité
| Revenus fiscaux[17] | 2005 |
|---|---|
| Médiane du revenu fiscal par U.C. | 17 847 |
| Part des ménages imposés | 67,9 |
[modifier] Emploi
Emplois dans l'Unité Urbaine de Grenoble en 1999
| Emploi[18] | 1999 |
|---|---|
| Emploi total | 198 657 |
| Dont emploi salarié | 180 583 |
| Variation de l'emploi total (1990-1999) | + 0,39 |
[modifier] Entreprises de l'agglomération
[modifier] Recherche et technologies de pointe
La recherche scientifique tient une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le Polygone scientifique ainsi que d'autres lieux de l'agglomération regroupent huit organismes de recherche nationaux (CEA, CNRS, CEMAGREF, CEN, CRSSA, INRA, INRIA, INSERM), quatre centres de recherche internationaux (l'EMBL l'ESRF, l'ILL, l'IRAM) et trois centres techniques industriels (CETIM, CSTB, CTP). De plus les universités et l'INP Grenoble possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche. Cette recherche de haut niveau s'appuie sur la présence à Grenoble d'équipements de renommée mondiale, à l'image de l'ESRF, l'un des trois plus importants synchrotrons de la planète, ou du réacteur de recherche de l'institut Laue-Langevin qui constitue la source de neutrons la plus intense du monde.
L’expertise de Grenoble en matière de hautes technologies s’organise principalement autour de trois domaines :
- un pôle numérique et logiciel qui comprend le domaine des micro- et nanotechnologies, ainsi que l’informatique et l’électronique : Grenoble bénéficie d’un écosystème riche dans les nanotechnologies, avec la présence de grands groupes industriels, un grand nombre de PME/PMI et de nombreux laboratoires de recherches (LETI, INRIA, etc.).
Ceci s’est traduit en 2002 par l’Alliance-Crolles 2, collaboration entre Freescale Semiconductor (ex-Motorola), NXP Semiconductors (spin-off de Philips Semiconductors) et STMicroelectronics, qui fut le plus gros investissement industriel réalisé en France depuis dix ans (avec 2,8 milliards d’euros investis). Cette alliance a pris fin en 2007 et c'est un accord entre STMicroelectronics, le CEA et IBM qui lui a succédé.
Également, le Pôle d'Innovation Minatec, lancé à l'initiative du CEA-Leti et de l'INP Grenoble, est un centre majeur en Europe pour les micro et les nanotechnologies. Grenoble fait ainsi partie des quelques sites qui, dans le monde, possèdent les bases scientifiques, technologiques et industrielles suffisantes pour atteindre une reconnaissance internationale dans ce domaine.
Enfin en septembre 2005, le gouvernement français nomme Minalogic comme pôle de compétitivité. Ce pôle Minalogic (MIcro NAnotechnologies et LOgiciel Grenoble-Isère Compétitivité) a pour ambition de construire un centre de dimension internationale pour les puces miniaturisées intelligentes, grâce à la mise en commun de moyens issus à la fois de l’industrie, de la recherche et de la formation en micro-nanotechnologies et technologies du logiciel.
Grenoble est également un grand pôle en informatique et en électronique avec la présence de grandes entreprises (Hewlett-Packard, Bull, Yahoo!, etc.) et une recherche active. L’industrie du logiciel est très développée dans l’agglomération : le multimédia et les développements de logiciels, positionnent Grenoble, tant en industrie qu'en recherche, dans les premiers rangs au niveau européen.
Le pôle numérique avec la microélectronique et les nanotechnologies, en passant par le logiciel et les systèmes embarqués, compte 30 000 emplois dans le Grand Grenoble dont 9 000 en électronique professionnelle, 11 000 dans l'informatique, 7 000 en micro-électronique et 3 000 pour le développement logiciel. En plus de la présence de leaders mondiaux du secteur, Grenoble offre un tissu dense de PMI-PME et de start-ups. Ce foisonnement est soutenu par une formation et une recherche académique de qualité, notamment par le biais de l'école nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble, considérée comme l'une des meilleures écoles d'ingénieurs de France pour la qualité de son recrutement et de sa recherche[19].
- un pôle biotechnologies : dans le domaine des biotechnologies et de la bio-informatique, Grenoble est reconnu comme pôle d'excellence dans plusieurs disciplines qui se situent dans le champ scientifique, à la croisée de la chimie et de la biologie : ingénierie de la santé, imagerie médicale, neurosciences et cancérologie.
La ville est également reconnue pour son expertise dans le domaine des biopuces. L’entreprise bioMerieux a implanté son centre de recherche en biologie moléculaire à Grenoble.
Grenoble abrite aussi des projets de recherche fédérateurs comme Nanobio, le génopôle Rhône-Alpes et le cancéropôle Rhône-Alpes ainsi que le programme européen Nano2Life et participe au pôle de compétitivité mondial Lyonbiopole.
- un pôle lié aux nouvelles technologies de l'énergie : Grenoble occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’expérimentation de l’énergie solaire photovoltaïque et de la pile à combustible.
Le pôle de compétitivité Tenerrdis, dans lequel l’agglomération grenobloise est impliquée, a pour ambition de développer les nouvelles technologies de l’énergie, composante majeure du développement durable et répond à un enjeu majeur : améliorer le rendement des panneaux solaires.
Grenoble fut aussi une des premières villes de France à posséder un technopole, Inovallée (ex-ZIRST), en 1971.
D'autre part, l'aire urbaine de Grenoble est un fleuron national pour son taux d'emplois métropolitains supérieurs (12,7% de l'emploi total, soit 28 202 emplois). Elle se situe au premier rang des grandes aires urbaines de province, devant toutes les métropoles régionales. Ils sont principalement spécialisés dans la recherche et l'informatique.
Tous ces domaines font de Grenoble, avec 21 000 chercheurs (14 500 dans la recherche publique, 6 500 dans la recherche privée), le 2e centre de recherche en France après Paris, et un pôle de recherche scientifique majeur en Europe ce qui lui vaut parfois le surnom de « Sillicon Valley française ».
[modifier] Culture et patrimoine
Grenoble est classée ville d'art et d'histoire.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
[modifier] Monuments et lieux remarquables
- la Bastille, les casemates, le fort du Rabot, le téléphérique d'un dénivelé de 260 mètres ;
- l'ancien couvent des Visitandines de Sainte-Marie-d'en-Haut (fondé en 1618) - rue Maurice Gignoux - aujourd'hui Musée Dauphinois. À l'intérieur, la Chapelle de la Visitation, véritable joyau de l'art baroque français, a reçu en 1662 un grand retable en bois doré et un superbe décor de fresques dû au peintre Toussaint Largeot ;
- le quartier Saint Laurent et les quais de la rive droite, la porte Saint-Laurent (reconstruite en 1615 sur l'ordre de Lesdiguières) et la porte de France. La passerelle Saint-Laurent suspendue au-dessus de l'Isère date de 1837, elle se trouve approximativement à l'emplacement où était le premier pont sur l'Isère construit par les romains ;
- Au 97 rue Saint-Laurent, ancien Hôtel des monnaies, bel immeuble du début du XVIe siècle. Les Dauphins y frappaient des pièces d'or et d'argent de même valeur que les monnaies du royaume, mais à leurs armes. Le bâtiment a conservé son couloir Renaissance aux belles voûtes nervurées. Dans la cour, on accède à un bel escalier à vis par un portail surmonté d'un fronton triangulaire et encadrée de deux colonnes et chaque étage possède des coursives à la mode italienne.
- l'ancienne église Saint-Laurent (XIe siècle) et la crypte Saint-Oyand (VIe siècle), devenues musée archéologique Saint-Laurent, l'un des très précieux et rares témoins de l'art du haut Moyen Âge en France ;
- la Tour de l’Isle (XIVe siècle), premier hôtel de ville de Grenoble et aujourd'hui annexe du musée de Grenoble abritant la collection des dessins ;
- Le Palais du parlement du Dauphiné dont la partie la plus ancienne remonte au XVe siècle - place Saint-André. Il abrita le palais de justice jusqu'en 2002 ;
- la vieille-ville avec ses places Grenette, aux Herbes, et la place Saint-André avec la statue du chevalier Bayard, la Collégiale Saint-André (début XIIIe siècle) abritant le mausolée élevé au chevalier Bayard et au n°7 le Café la table ronde, établissement fondé en 1793, ce qui en fait le deuxième plus vieux café de France.
- place Notre-Dame : la cathédrale Notre-Dame (XIIe et XIIIe siècles) avec dans le chœur un des plus imposants ciboriums de France (de style gothique flamboyant du XVe siècle, atteignant quinze mètres de hauteur) et ses vestiges (dont un baptistère du IVe siècle) et aussi l'ancienne église Saint-Hugues du XIIIe siècle. De la place Notre-Dame on aperçoit la Tour de Clérieux datant du IXe siècle .
- l'ancien évêché (du XVIIIe siècle) aujourd'hui musée de l'histoire de Grenoble et de l'Isère. Beau portail d'entrée, escalier et rampe. Le bâtiment date du XVIIIe siècle , mais le sous-sol comporte des vestiges d'époque nettement plus anciennes : des remparts du IIIe siècle et un baptistère utilisé entre le IVe et le Xe siècle.
- l'ancien couvent des Minimes de Grenoble — rue du Vieux Temple — fondé en 1646. Aujourd'hui, l'ancienne chapelle est transformée en salle de concert (salle Olivier Messiaen) et accueille l'orchestre Les Musiciens du Louvre ;
- l'ancienne chapelle de Sainte-Marie-d'en-Bas — rue Très Cloîtres — datant de 1652 est aujourd'hui transformée en théâtre. La façade possède un beau portail encadré de colonnes jumelées portant un entablement et des pots-à-feu, rehaussé d'un motif de nuées rayonnantes ;
- l'ancienne poudrière construite par Vauban - rue du commandant Lherminier - datant de fin XVIIe siècle ;
- l'hôtel de François Marc (conseiller au Parlement de Grenoble) — rue Barnave — de 1490. Beau portail en arc brisé rehaussé d'un écu sculpté d'un lion (symbolisant l'évangéliste Marc), porche voûté d'ogive et anciennes fenêtres gothiques sur cour carrée ;
- l'hôtel d'Ornacieux, dit maison de Vaucanson — rue Chenoise — construit après 1620. Un beau portail en pierres bicolores permet l'accès à la cour et à son escalier d'honneur, l'un des plus beaux de la région Rhône-Alpes. Dans cet hôtel vécut Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et inventeur d'automates ;
- au 10 rue Chenoise, très bel hôtel du XVe siècle de style gothique tardif avec belle façade et cour intérieure bien restaurée ;
- l'hôtel de Pierre Bucher (procureur général du roi et doyen de l'université de Grenoble) — rue Brocherie — qui comporte deux parties. La plus ancienne date de 1560. Édifiée sur trois niveaux aux baies géminées rehaussées de médaillons, elle témoigne du profond changement de l'architecture de cette époque qui passe du gothique à la renaissance. La partie sur rue, avec sa belle porte cochère et sa majestueuse façade avec entresol est représentative du XVIIIe siècle ;
- le centre-ville avec la place Victor Hugo (où se trouve une statue d'Hector Berlioz), la place de Verdun et les bâtiments qui l'encadrent (préfecture, ancienne université, ancien musée-bibliothèque, etc.), les rues et les immeubles du XIXe siècle ;
- au 16 rue Jean-Jacques Rousseau : Hôtel Coupier de Maille datant du XVIIème siècle avec une magnifique porte monumentale en bois
- le lycée Stendhal, ancien collège des Jésuites (XVIIe siècle) — rue Raoul Blanchard. En 1673, le père Bonfa y peint la célèbre horloge solaire, aidé de ses élèves. C'est une fresque couvrant 100 m² de murs et de plafonds dans l'escalier principal. Ce cadran solaire à réflexion fonctionne encore parfaitement : à l'aide d'un miroir placé sur la fenêtre le soleil se reflète et donne une tache lumineuse qui, passant sur les lignes du plafond et des murs, indique l'heure solaire, le mois et le signe du zodiaque. Ses dimensions et son intérêt astronomique en font une œuvre unique au monde ;
- les Halles - place Sainte-Claire - de 1874, construites dans le style des anciennes halles de Paris ;
- l'église Saint-Louis (XVIIe siècle) — rue Félix Poulat — ;
- le jardin de ville (dont une partie serait due à Le Nôtre) avec la Tour du Trésor (XIVe siècle) et l'ancien hôtel de Lesdiguières de 1602 dû à l'architecte Pierre La Cuisse, (naguère hôtel de ville et actuellement maison de l'international) ;
- le jardin des Dauphins et le parc Guy Pape ;
- la Casamaures bâtie de 1855 à 1878 en or gris (du ciment) de style orientaliste près des fortifications en limite de Saint-Martin-le-Vinoux ;
- L'esplanade Alain Le Ray, ancienne cour d'honneur et ses bâtiments de la caserne militaire De Bonne, inaugurée en 1883.
- la ferme de Vaulnaveys (ou Tour Prémol) — Village Olympique — date[20] du XIIe siècle ;
- le parc Paul Mistral avec la tour Perret, l'Hôtel de Ville, le Palais des Sports, la vasque olympique, le Stade des Alpes (2008) et les grands boulevards et leur architecture.
[modifier] Espaces verts
Grenoble a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2008.
[modifier] Gastronomie
[modifier] Patrimoine culturel
Musées et lieux culturels
- Musée de Grenoble : l'un des grands musées de Beaux-Arts français, collections couvrant les principales périodes de l'histoire de l'art de l'Antiquité à nos jours ;
- Musée dauphinois ;
- Muséum d'histoire naturelle de Grenoble ;
- Musée archéologique Saint-Laurent ;
- Musée de l'Ancien Évêché ;
- Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ;
- Musée grenoblois des sciences médicales ;
- Musée des automates ;
- CCSTI - La Casemate : centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble ;
- Le Centre national d'Art contemporain dit Le Magasin ;
- Le centre d'Art de la Bastille ;
- La bibliothèque municipale de Grenoble et ses collections patrimoniales.
- La MC2 ;
- le Théâtre Municipal de Grenoble ;
- le Théâtre 145 ;
- Le 102 : lieu autogéré et sans subvention, occupant depuis vingt-quatre ans des locaux en convention avec la Ville de Grenoble. Le 102 est connu pour ses concerts de musiques improvisés ainsi que ses séances de cinéma expérimental et documentaire.
Filmographie
- Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri (1966) (tourné près de Grenoble) ;
- Le Silencieux de Claude Pinoteau (1973) (action en partie à Grenoble) ;
- L'Amour violé de Yannick Bellon (1978) (tourné à Grenoble et Fontaine)
- Buffet froid de Bertrand Blier (1979) (tourné près de Grenoble) ;
- Clara et les chics types de Jacques Monnet (1981) (action en très grande partie à Grenoble. On y découvre la foire des rameaux) ;
- Les Filles de Grenoble de Joël Le Moigné (1981) ;
- La Femme d'à côté de François Truffaut (1981) (scène entre Gérard Depardieu et Fanny Ardant tournée dans le parking de Grand-Place) ;
- Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris (1999) ;
- Les Rivières pourpres (1999), dont une partie se déroule à Grenoble même, près de Grenoble (Livet-et-Gavet, Apprieu) et dans le Mont-Blanc ;
- Une hirondelle a fait le printemps (2001), de Christian Carion, qui se déroule dans le massif du Vercors, dont une scène au Clavaux (Livet-et-Gavet) ;
- La Trilogie (Un couple épatant / Cavale / Après la vie) de Lucas Belvaux (2002) ;
- Rois et Reine d'Arnaud Desplechin (2004) ;
- Peindre ou faire l'amour (2005) ;
- La Petite Chartreuse (2005), dont l'histoire se déroule en partie à Grenoble, en Chartreuse et dans Belledonne (notamment dans le village de Revel) ;
- Le Grand Silence (2006), film documentaire réalisé par Philip Gröning sur le monastère de la Grande Chartreuse ;
- Affaire de famille (2008), film de Claus Drexel avec André Dussollier, Miou-Miou, etc.
- Par suite d'un arrêt de travail... (2008), film de Frédéric Andrei avec Charles Berling, Patrick Timsit, Dominique Blanc, etc. dont une partie se déroule à Grenoble ;
- Un crime au paradis avec Jacques Villeret, Josiane Balasko, etc. Le tribunal est celui de Grenoble.
Grenoble et humour
- Fernand Raynaud est l’auteur d’un sketch resté célèbre (Ne me parle pas de Grenoble) que l'on pourrait prendre comme une critique envers Grenoble. En fait, il est question d’un truand assez minable qui espère se refaire en s'installant dans cette ville. Malheureusement on se méprend sur ses intentions et on lui propose un travail. Le personnage particulièrement choqué décide de quitter Grenoble. Il est difficile de ressentir un grief particulier contre la capitale des Alpes mais le choix n'est pas innocent.
- Boris Vian de passage à Grenoble en 1952 note la particularité architecturale des pissotières du cours Jean Jaurès qui donnent une position très digne à celui qui l'utilise.
- Un sketch dénommé Koumak de Patrick Timsit évoque, lui aussi, la ville de Grenoble pour se moquer des vols à escales trop fréquentes pour se rendre dans un lieu de villégiature (pour aller à Koumak, tu fais Paris - Abidjan, Abidjan- Moscou, Moscou - Los Angeles, Los-Angeles - Grenoble et Grenoble -Koumak)
- Grenoble est évoqué dans Le Schpountz, pièce et film de Marcel Pagnol, mais pas de façon très sympathique (dialogue de Charpin)
- Serge Papagalli est l'auteur et l'acteur contemporain dont l'humour est le plus apprécié par les grenoblois
[modifier] Lieux de culte
Églises catholiques
- Diocèse de Grenoble-Vienne
- Paroisse catholique Notre-Dame de l'Espérance : églises Saint-Luc, Saint Vincent de Paul, Saint-Joseph, Saint-Louis et Saint-André ;
- Paroisse du Christ Roi : églises Saint Jacques & Saint François de Sales ;
- Paroisse Jean-XXIII : églises St Jean, Sacré-Cœur, St Bruno et St Pierre du Rondeau ;
- Paroisse La Sainte Trinité : Centre œcuménique St Marc ;
- Le Passage : rue champollion, maison des jeunes catholiques ;
- Le Centre Catholique Universitaire.
Églises protestantes
- Association de l'Église anglicane de Grenoble ;
- Diaconat protestant ;
- Église réformée de Grenoble ;
- Église évangélique mouvement missionnaire mondial ;
- Église protestante évangélique de Grenoble ;
- Assemblée de Dieu de Grenoble ;
- Église chrétienne évangélique ;
- Église évangélique ;
- Église évangélique de Pentecôte ;
- Foyer évangélique universitaire de Grenoble ;
- Église évangélique baptiste de Grenoble ;
Mosquées
- Mosquée Al Kawthar, 15 rue des Trembles ;
- Mosquée Al Fath, 50 rue Très-Cloître ;
- Centre Culturel Musulman de Grenoble, 8 rue Lazare Carnot ;
- Association Culturelle des Musulmans de Grenoble, 7 place Edmond Arnaud.
Synagogues
- Associations Cultuelle Zekhout Abot et Consistoriale Juive de Grenoble.
Temple bouddhiste
- Association culturelle bouddhiste laïque, pagode Hoa Nghiem en Isère ;
- Sangha Loka de Grenoble (18 chemin des Marronniers), cercle de pratique affilié à l'institut Karma Ling ;
- Centre d'études bouddhiques (rue Thiers).
Église mormone Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours
- Paroisse de Grenoble Vercors
- Paroisse de Grenoble Belledonne
NB : les lieux de cultes sont classés par confession et par nombre sur la commune de Grenoble.
[modifier] Galerie
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Minatec : le centre des micro-nano technologies |
École supérieure de commerce de Grenoble à Europole |
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[modifier] Notes
- ↑ Populations légales 2006 des communes du département de l'Isère
- ↑ Populationdata.net
- ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/07/2008.
- ↑ Données INSEE compuslées par linternaute - Données climatiques de Grenoble
- ↑ Météo-Grenoble, bulletin du 24 mai 2009 à 17:40
- ↑ [1] Lettre du cadre territorial, Rocade de Grenoble : quand le rapport s'effeuille !]
- ↑ Un an après la catastrophe, le 14 septembre 1220, l'évêque de Grenoble, Jean de Sassenage, organise un pèlerinage d'action de grâce à Notre-Dame de Parménie. Cette manifestation se renouvelant chaque année est à l'origine de la célèbre foire de Beaucroissant
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 233
- ↑ Histoire de Grenoble, Vidal Chaumel, Éditions Privat, p. 68, 123, 126, 223
- ↑ Grenoble le patrimoine au cœur, édité par la ville de Grenoble, p.51
- ↑ Grenoble sur le site de Cassini
- ↑ Atlas 2006 des centres d'enseignement supérieur
- ↑ Newsletter #3 - Amicale de Génie Industriel (A-INPG)
- ↑ http://www.lexpress.fr/palmares/hopitaux/resultats.asp Palmarès de l'Express des hôpitaux les plus sûrs de France
- ↑ Site officiel du GB38
- ↑ Classement du label Villes Internet 2008.
- ↑ http://www.insee.fr/fr/insee_regions/rhone-alpes/zoom/chif_cles/uu99/fuu9938701.htm
- ↑ http://www.insee.fr/fr/insee_regions/rhone-alpes/zoom/chif_cles/uu99/fuu9938701.htm
- ↑ Classement L'Express/L'Étudiant 2007 des écoles d'ingénieurs
- ↑ Source : Conservation départementale du patrimoine de l'Isère.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- René Bourgeois, Stephan Corporon et Vincent de Taillandier, Promenades dans Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2004.
- Grenoble, Capitale alpine, Arthaud.
- Fantastique Grenoble - JO/68, Arthaud, 1968.
- Jean-Marie Guétat, William Lachenal et Georges Muller, Du Tram au TAG, éditions La Vie du Rail, 1987
[modifier] Articles connexes
- Charte de Grenoble
- Académie Delphinale
- Aéroport de Grenoble
- Ascoparg
- Base de loisirs du Bois Français
- Laboratoire d'Informatique de Grenoble
- Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement
- Le serpent et le dragon
- Grenoble Universités
- Rues de Grenoble
- Pièces et Main d'Œuvre
[modifier] Plans et vues satellites
- (fr) - Plans et vues satellites de Grenoble.



