Grenoble

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Grenoble
L'agglomération vue depuis la Bastille, le téléphérique de Grenoble, la place Saint-André et le Parlement du Dauphiné, l'hôtel de Lesdiguières depuis le Jardin de ville et Grenoble depuis les berges de l'Isère
L'agglomération vue depuis la Bastille, le téléphérique de Grenoble, la place Saint-André et le Parlement du Dauphiné, l'hôtel de Lesdiguières depuis le Jardin de ville et Grenoble depuis les berges de l'Isère
Blason de Grenoble
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère (préfecture)
Arrondissement Grenoble (chef-lieu)
Canton Six cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Éric Piolle (EELV)
2014-2020
Code postal 38000, 38100
Code commune 38185
Démographie
Gentilé Grenoblois/Grenobloise
Population
municipale
157 424 hab. (2011)
Densité 8 683 hab./km2
Population
aire urbaine
675 122 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 16″ N 5° 43′ 37″ E / 45.187778, 5.72694545° 11′ 16″ Nord 5° 43′ 37″ Est / 45.187778, 5.726945  
Altitude Min. 204 m – Max. 600 m
Superficie 18,13 km2
Localisation

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Liens
Site web grenoble.fr

Grenoble (prononcé [gʁə.ˈnɔbl ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, Grenoblo en arpitan) est une commune française, située dans le Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné. Elle est la troisième commune de la région Rhône-Alpes, derrière Lyon et Saint-Étienne et est la commune-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon. Grenoble est également la plus grande métropole alpine, devant Innsbruck et Bolzano, ce qui lui vaut le surnom de « capitale des Alpes ».

L’histoire connue de Grenoble couvre une période de plus de deux mille ans. À l'époque gallo-romaine, le bourg gaulois porte le nom de Cularo, puis celui de Gratianopolis. Il voit son importance s'accroître durant le XIe siècle lorsque les comtes d’Albon choisissent la cité comme capitale de leur province, le Dauphiné. Ce statut, consolidé par l’annexion à la France, lui permet de développer son économie. Grenoble devient alors une ville parlementaire et militaire, à la frontière avec la Savoie.

Ses habitants se distinguent lors des différents événements que connaît le pays, tant lors des Guerres d'Italie que de la Révolution française, ou encore durant la Seconde Guerre mondiale. La ville fut également un lieu où se concrétisèrent de multiples avancées sociales et progrès scientifiques.

Grenoble voit son importance s’accroître par son développement industriel. Celui-ci commence véritablement au XVIIIe siècle avec la ganterie et s’accentue dans la deuxième partie du XIXe siècle, avec la découverte de la houille blanche. Mais Grenoble connaît sa croissance la plus forte durant les Trente Glorieuses. La tenue des Jeux olympiques d’hiver symbolise cette période de grands bouleversements pour la ville. Son développement continuant, Grenoble s'affirme aujourd’hui comme un grand centre scientifique européen[1],[2]. Pour ce qui est de la population, Grenoble était en 2011 la seizième commune de France avec 157 424 habitants et son aire urbaine la onzième de France avec 675 122 habitants.

Ses habitants sont appelés les Grenoblois[3].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Grenoble depuis le Mont Jalla. Au premier plan, Grenoble illuminée avec le Cours Jean Jaurès. De gauche à droite, vue sur les massifs de Belledonne, du Taillefer, le plateau Matheysin, la vallée du Drac et le massif du Vercors.

La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (à l'ouest et au sud-ouest), de la Chartreuse (au nord), du Taillefer (au sud-est) et de la chaîne de Belledonne (à l'est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Grenoble est située dans la partie sud-est du territoire national, à relativement faible distance (à vol d'oiseau) des frontières italienne (70 kilomètres) et suisse (110 kilomètres).

L'agglomération est située sur l'axe du sillon alpin, s'étendant de Valence à Genève, et qui comprend également les villes de Chambéry, Annecy, Aix-les-Bains, Voiron et Romans-sur-Isère.

Bien que située au confluent actuel du Drac et de l'Isère, Grenoble fut bâtie à l'origine au niveau des contreforts de la Bastille, sur un léger tertre en rive gauche de l’Isère, à son point le plus aisément franchissable et donc au premier endroit permettant d'accueillir un pont avant la confluence. L'Isère venait en effet buter contre l'éperon sud du Rachais et divaguait dans des méandres qui se déplaçaient sans cesse.

Les villages alentours étaient quant à eux installés à l’abri des inondations sur les coteaux des trois massifs. Ce n'est qu'une fois ces rivières canalisées que la ville connaît son expansion sur le reste de la plaine.

Le point zéro de départ du kilométrage se situe sur le pont de la rue Marius Gontard. À vol d'oiseau, Grenoble se situe à 47 kilomètres de Chambéry, 71 kilomètres de Valence, 73 kilomètres de Gap, 92 kilomètres de Vienne, 97 kilomètres de Lyon, 122 kilomètres de Genève, 154 kilomètres de Turin, 204 kilomètres de Nice, 211 kilomètres de Marseille et 483 kilomètres de Paris[4]. Par la route toutefois, Grenoble se situe à 224 kilomètres de Turin, 320 kilomètres de Nice et à 547 kilomètres de Paris[5].

Toujours à vol d'oiseau, Grenoble se situe à 14 kilomètres de la station de ski de Chamrousse, à 16 kilomètres des Sept Laux, à 17 kilomètres de Villard-de-Lans, à 25 kilomètres de l'Alpe d'Huez, à 35 kilomètres des Deux Alpes et à 48 kilomètres de La Grave[4]. Par la route ces distances sont à multiplier par deux, environ.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Grenoble et ses communes limitrophes.jpg
Grenoble
La commune Grenoble
St Martin d'Hères
La commune St Martin d'Hères
Eybens
La commune Eybens
Échirolles
La commune Échirolles
Seyssins
La commune Seyssins
Seyssinet-Pariset
La commune Seyssinet-Pariset
Fontaine
La commune Fontaine
Sassenage
La commune Sassenage
Saint-Égrève
La commune Saint-Égrève
St Martin le Vinoux
La commune St Martin le Vinoux
La Tronche
La commune La Tronche

Grenoble est la ville centre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole (communément appelée La Métro) qui inclut également au premier janvier 2014 les communes suivantes : Bresson, Brié-Angonnes, Champ-sur-Drac, Champagnier, Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, le Fontanil-Cornillon, Gières, Herbeys, Jarrie, La Tronche, Le Gua, Meylan, Miribel-Lanchâtre, Mont-Saint-Martin, Montchaboud, Murianette, Notre-Dame-de-Commiers, Notre-Dame-de-Mésage, Noyarey, Poisat, Le Pont-de-Claix, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Saint-Barthélemy-de-Séchilienne, Saint-Égrève, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Saint-Pierre-de-Mésage, Le Sappey-en-Chartreuse, Sarcenas Sassenage, Séchilienne, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Vaulnaveys-le-Bas, Vaulnaveys-le-Haut, Venon, Veurey-Voroize, Vif et Vizille. Cette communauté d’agglomération de 49 communes pour 437 236 habitants est appelée à devenir une métropole, Grenoble-Alpes Métropole au 1er janvier 2015[6].

Grenoble est limitrophe de dix des quarante-neuf autres communes qui composent la Métro.

À titre de comparaison, la superficie de Grenoble et des communes de sa première couronne représente exactement la même superficie que la commune de Paris soit 105,40 km2 mais pour 325 000 habitants.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Quais de l'Isère au pied de la Bastille.

La ville est principalement bâtie dans une plaine au confluent de l'Isère avec le Drac, au centre de l'Y grenoblois. Cette configuration permet de parler d’une « cuvette grenobloise », vallée singulièrement plate d'origine glaciaire. Grenoble est ainsi la ville la plus plate de France[7], ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La fonte du glacier de l'Isère, il y a environ vingt-cinq mille ans, entraîne la présence d'un lac pendant plus de dix mille ans, avec ses alluvions lacustres würmiennes[8]. La disparition progressive de ce lac n'en a pas moins laissé un nombre très important de cours d'eau dans la plaine nouvellement émergée. Ainsi, avant le XVIIe siècle, le Drac n'était pas canalisé et rejoignait l'Isère par de nombreux méandres vers l'actuel pont de la Porte de France. Le reste de la plaine, soumis aux inondations fréquentes de l’un ou l’autre des cours d’eau, se partageait entre marais, cultures et maigres pâturages. Au fil des siècles, la lutte des habitants pour maîtriser ces deux rivières va donner naissance au symbole du serpent et du dragon[Note 1]. Aujourd'hui, ce rapport à l'eau est toujours particulier puisque certaines nappes phréatiques se trouvent à moins de deux mètres de la surface[9], nécessitant des fondations spéciales pour toute construction nouvelle, et rendant toute réalisation de transports souterrains irréaliste en raison d'un coût financier trop important.

L'altitude de Grenoble[10] varie de 204 mètres à 600 mètres ; la mairie se situe à 212 mètres. La ville est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres, accessible depuis le centre-ville par le téléphérique de Grenoble Bastille, dont les cabines appelées communément « les bulles », sont devenues un des symboles marquants de la ville. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

Climat[modifier | modifier le code]

Kiosque du jardin de ville sous la neige.

Grenoble et son agglomération sont soumis à un climat atypique : comme pour un large quart sud-est de la France, il est mi-océanique, mi-continental, et présente aussi une tendance méditerranéenne (précipitations estivales plus faibles qu'en hiver). Toutefois, l'environnement montagneux le particularise, beaucoup plus d'ailleurs que l'altitude relativement modeste de la ville (en moyenne 213 mètres[7]).

L'entourage montagneux freine les vents et diminue leurs effets régulateurs si bien que l'amplitude annuelle est l'une des plus élevées de France (amplitude thermique de 19 °C entre janvier et juillet[11]). De même, l'amplitude thermique journalière entre minima et maxima est bien plus marquée qu'ailleurs en raison des sommets entourant la ville. Ils favorisent avec le soleil une élévation rapide des températures en journée et permettent, la nuit, une meilleure restitution de la fraîcheur. Ainsi, les nuits sont généralement plus fraîches (excepté lors des phénomènes de foehn) et les après-midi bien plus chauds qu'ailleurs (comparé aux autres grandes villes voisines). Alors qu'en hiver la température peut descendre relativement bas, en été la ville subit les chaleurs parmi les plus fortes du pays (plus de 35 °C chaque année, généralement plusieurs jours de suite comme en 2003, 2006, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013).

Grâce à l'environnement montagneux, on observe de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois (montagnes limitant l'arrivée des perturbations ou des nuages de basse altitude). En revanche, celles-ci sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer du fait des massifs environnants. En effet, les massifs alpins, forment une barrière aux vents d'ouest pluvieux, exacerbant ainsi les précipitations qui atteignent presque un mètre par an sur la métropole. Les pluies sont donc plus abondantes, les hivers un peu plus froids et les étés un peu plus chauds que dans la vallée du Rhône voisine.

La durée d'ensoleillement proche de 2 100 heures par an est à titre de comparaison légèrement supérieure à celle de Toulouse.

L'environnement montagneux (les préalpes du sud dans ce cas) induit également un phénomène particulier, le foehn, amenant des températures anormalement élevées pour la saison. Ce phénomène, souvent associé au vent du sud, peut survenir toute l'année mais plus particulièrement en automne et en hiver quand les dépressions sont plus fréquentes et vigoureuses. Au cours de ces épisodes, il a été enregistré plus de 20 °C en décembre 2000 ou plus de 30 °C en octobre 2006. Le 23 juillet 2009, lors d'un de ces épisodes exceptionnel, une minimale de 26,5 °C[12] a été enregistrée au Versoud, près de Grenoble, et une minimale nocturne de 32 °C a été enregistrée à Vizille, au Sud-est de l'agglomération, soit la nuit la plus chaude jamais mesurée en France métropolitaine[13].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Grenoble (Aéroport Grenoble-Isère) 2 066 934 17 32 28
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981 - 2010 (station Aéroport Grenoble-Isère) :

Relevé météorologique de Grenoble - Aéroport Grenoble-Isère (moyenne annuelle 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,2 −0,4 2 4,4 8,9 12 14,2 14 10,9 7,8 2,7 −0,1 6,3
Température moyenne (°C) 2,3 3,7 5 9,8 14,4 17,9 20,5 20,2 16,3 12,3 6,4 3,1 12
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,8 12 15,3 19,9 23,8 26,9 26,4 21,8 16,9 10,2 6,4 16,2
Record de froid (°C) −27,1 −19,4 −18,2 −7,9 −2,3 2,1 4,8 3,8 −1,2 −5,3 −10,9 −20,2 −27,1
Record de chaleur (°C) 16,5 20,7 25,3 28 31,3 37 38,3 39,5 33,6 28,1 24,8 19,5 39,5
Précipitations (mm) 61 52 66 83 104 75 59 67 106 106 87 67 934
Source : Météo France


Le climat de Grenoble (ville) est nettement différent de son aéroport, en effet, ce dernier se situe à quarante kilomètres au nord-ouest de la ville dans la plaine de la Bièvre. De ce fait, l'implantation de la ville au cœur de l'arc alpin lui confère un climat plus chaud de quelques degrés, des variations de températures plus importantes, un meilleur ensoleillement et des précipitations plus abondantes. Ces différences sont explicitées dans le tableau ci-dessous (températures moyennes et records pour la période 1945 - 2012 (station Grenoble - Saint Martin d'Hères) :

Relevé météorologique de Grenoble - Saint Martin d'Hères (moyenne annuelle 1945-2012)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,6 −0,3 2,4 5,3 9,3 12,6 14,5 14,2 11,4 7,4 2,5 −0,5 7,1
Température moyenne (°C) 2,2 4,2 7,9 13,7 15,4 18,7 21 20,4 17,2 12,4 6,6 2,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 5,9 8,7 13,5 16,8 21,4 24,8 27,5 26,7 23 17,5 10,6 6,4 16,9
Record de froid (°C) −20,3 −20 −11,9 −3,6 −0,6 2,6 5,9 5,7 1,6 −4,2 −10,7 −15,4 −20,3
Record de chaleur (°C) 20,1 23,4 27,7 31,6 35,4 37,4 39,4 39,5 34 31,8 25,2 22,9 39,5
Source : Météo - Grenoble


Deux mésoclimats différents cohabitent dans l'agglomération grenobloise. Le nord-ouest de la ville est directement influencé par la cluse de l'Isère qui favorise l'engouffrement du vent du nord entre les massifs du Vercors et de la Chartreuse et créé un phénomène appelé "canon à neige" par Météo France. Il se met alors à neiger entre la gare de Grenoble et Voreppe. Comme lors de l'épisode du 28 octobre 2012[14], plusieurs dizaines de centimètres peuvent être relevés à la gare alors que dans le centre historique de la ville, plus à l'est, aucun flocon ne tombe. À l'inverse, l'est et le centre ancien de la ville et la vallée du Grésivaudan jouissent d'un climat privilégié grâce aux falaises calcaires de la Chartreuse et de l'exposition. Ainsi, ce territoire protégé des chutes de neige et des vents froids est surnommé le "petit Nice". Cette clémence se traduit par la présence d'espèces méditerranéenne comme la lavande sauvage, l'érable de Montpellier, le chêne vert ou bien encore dans les jardins la plantation de lauriers rose, de pins maritimes, d'oliviers ou de palmiers qui craignent normalement le gel.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport à Grenoble.

Par sa position géographique, Grenoble s’est trouvée historiquement en dehors des grands circuits de circulation et d’échanges européens. Toutefois, l’agglomération est désormais un point de convergence de plusieurs lignes routières, autoroutières et ferroviaires.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Périphérie routière de Grenoble.
Réseaux routier et autoroutier de Grenoble et ses communes limitrophes.

Grenoble est située à la confluence de trois autoroutes :

Ces trois autoroutes sont interconnectées grâce à l'autoroute urbaine A480 et à la rocade sud. La vitesse sur ces deux rocades sous forme autoroutière, à 2×2 voies, est limitée à 90 km/h. Ces deux rocades sont l’objet d’engorgements quotidiens rendant la circulation automobile difficile à Grenoble aux heures de pointe. Ces encombrements ont également été imputés à la coupure du périphérique grenoblois dans sa partie nord, entre la cluse de Voreppe et la vallée du Grésivaudan. Ces encombrements motivèrent le projet de rocade nord, véritable serpent de mer depuis des décennies, et devant permettre ce bouclage autoroutier par le percement d’un tunnel sous le massif de la Chartreuse.

Toyota i-road dans la rue Thiers.

L'avis défavorable de la commission d'enquête sur la déclaration d'utilité publique de la rocade nord en 2010, auquel s'ajoutent les contestations d'associations de riverains, de groupes écologistes ainsi que d'élus locaux, a sonné le coup d’arrêt du projet[17]. Toutefois, face à l'ampleur des bouchons routiers pour une grande ville française[18], le projet d'élargissement en 2×3 voies de l'A480 est maintenu, mais sans modification de l'échangeur du Rondeau, principal point de congestion dans ce secteur. Une première tranche concernant la section située à Grenoble devait être élargie à l'horizon 2014 dans un projet de vingt millions d'euros financé par l'État[19].

En octobre 2014, la municipalité met en circulation 70 voitures électriques de type I-roads fabriquées par Toyota et proposées en auto-partage, devenant ainsi la deuxième ville au monde à utiliser ce type de voiture après Toyota city, ville de 420 000 habitants au centre du Japon[20],[21]. Une trentaine de sites sont installés à travers l'agglomération grenobloise pour recharger les batteries de ces véhicules.

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

Une consigne MétroVéloBox.

Grenoble dispose d'un réseau de pistes cyclables de plus de trois cents kilomètres, partagé entre bandes cyclables et pistes en site propre[22]. Plus de 1 500 panneaux de balisage et de signalisation ponctuent le réseau grenoblois. Le conseil général a également mené l’aménagement de « voies vertes » le long des berges de l'Isère, du Drac et des voies départementales. Des pistes cyclables relient désormais Grenoble à Valence, Chambéry ou encore Nice. Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la Fédération française des usagers de la bicyclette a attribué son « Guidon d’or » à la ville de Grenoble pour la généralisation des double-sens cyclables.

Pour faciliter la circulation à vélo, la Métro a mis en place en 2010 un service de vélocation appelé Métrovélo. En plus de la location de vélo, vingt-cinq consignes individuelles automatiques[23] (appelées MétrovéloBox) ont été installées en périphérie de la ville pour favoriser la multimodalité, atteignant en 2010 plus de 450 places sécurisées. Ces « box » incluent la possibilité de location en courte ou longue durée de vélos ainsi que l'offre d'un service de consigne pour son propre vélo. Le nombre de cyclistes a augmenté de 60 % entre 2002 et 2007[22].

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Grenoble, avec au premier plan les rails du tramway.
Gares de l'agglomération grenobloise

Le territoire de la ville de Grenoble ne contient qu'une seule gare, mais l'agglomération environnante en accueille sept :

La gare de Grenoble a été inaugurée en 1858 mais elle fut détruite lors de la préparation des Jeux Olympiques pour laisser place à l'enceinte actuelle plus moderne et adaptée aux besoins. Grenoble est un pôle ferroviaire d'importance régionale. Le trafic vers l'international consiste en des liaisons vers Genève. L'essentiel du trafic se limite ainsi à des liaisons régionales vers les agglomérations voisines de la région Rhône-Alpes ainsi qu'à destination de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en direction de Gap, Briançon et Avignon. Au niveau national, une dizaine de TGV desservent quotidiennement Paris au départ de la capitale des Alpes. Une liaison directe en TGV existe également pour les directions de Marseille, Lille et Nantes. En période de vacances scolaires d'hiver, des liaisons supplémentaires sont mises en place avec d'autres villes (Rennes, Le Havre, Poitiers ou Perpignan). Le transit annuel de la gare est d'environ sept millions de passagers.

Pour répondre à la demande actuelle et à la croissance prévue du trafic dans les années à venir, la gare fait l'objet d'un programme de restructuration important, en liaison avec le réaménagement du polygone scientifique voisin. L'itinéraire ferroviaire du Sillon Alpin Sud (Gières-Montmelian et Valence TGV-Moirans) a été entièrement électrifié en 2014.

Transport urbain[modifier | modifier le code]

Les deux types de rames de tramway en service en 2010.
Le tramway sur le pont de Catane
Carte du réseau tramway de Grenoble en 2014

Les transports urbains de Grenoble sont exploités depuis 1975 par la Sémitag sous la marque commerciale « TAG » (Transports de l'agglomération grenobloise).

La faible profondeur des nappes phréatiques rendant très onéreuse la construction d'un réseau de métro, les municipalités successives ont décidé d'investir dans un réseau de tramway. Grenoble est doté d'un premier réseau urbain et suburbain de tramway à partir de 1894. Connaissant cependant le même sort que bon nombre de réseaux dans la première moitié du XXe siècle, il est après des amputations successives fermé en 1952. Il faut attendre 1987 pour que le tramway fasse son retour à Grenoble, avec l'ouverture de la première ligne. Avec les années, quatre autres sont ouvertes tandis que les ligne A et B ont connu différentes prolongations depuis leurs inauguration[24].

Ce réseau de cinq lignes (Tram A, B, C, D et E) a une longueur de 38,4 kilomètres[25]. Avec le TFS, il est le premier tramway au monde à être accessible aux personnes à mobilité réduite[26]. Au tramway s'ajoute un réseau de vingt-cinq lignes de bus qui dessert tout Grenoble et son agglomération. La desserte des zones peu denses est quant à elle réalisée par des navettes ou des véhicules légers et une desserte en soirée est proposée par Noctibus jusqu'à minuit. Par ailleurs, un service à la demande a été mis en place à destination des personnes à mobilité réduite. Enfin, il faut adjoindre à cet ensemble les dix-huit parcs relais proposant 2 458 places de stationnement en entrées d’agglomération qui facilitent l’intermodalité.

Le réseau grenoblois fait l'objet de nombreux projets d'extension. Les projets dont les travaux sont en cours concernent :

À l'horizon 2025, d'autres extensions prévoient :

  • le prolongement de la ligne D vers Échirolles et La Tronche[29] : la ligne D deviendrait alors une ligne de rocade reliant le sud au nord est de l'agglomération (via le campus).
  • le prolongement de la ligne E de Grenoble - Louise Michel vers le Pont-de-Claix[29] : le SMTC a engagé une étude préalable en juillet 2012[30] pour prolonger la ligne E en passant par Échirolles.
  • la création d'une ligne Grenoble-Meylan[29] : la possibilité d'étendre le réseau de tram à Meylan, cinquième ville de l'agglomération en nombre d'habitants, a été plusieurs fois évoquée, mais aucun projet n'a encore été lancé[31].
  • la création d'une ligne F : Le Dauphiné libéré évoque en décembre 2012 la possibilité technique de créer une ligne qui ferait circuler les tramways en boucle dans Grenoble en utilisant des parcours combinés des lignes E, puis C et A[32].

Plusieurs projet de transport par câble (téléphérique) sont actuellement à l'étude[33]. La création d'une liaison entre Fontaine (Tram A) et le Massif du Vercors (Lans-en-Vercors via Saint-Nizier-du-Moucherotte) a été envisagée pour l'horizon 2020. Cette même ligne de téléphérique aurait relié ensuite Fontaine (Tram A) à la Presqu'ile de Grenoble (Tram B) et Saint-Martin-le-Vinoux (Tram E)[34]. Cependant, le projet concernant la liaison entre Grenoble et le plateau du Vercors a été suspendu le 15 septembre 2014 par son comité de pilotage, la plupart des promoteurs du projet ayant été remplacés lors des élections municipales et intercommunales de 2014. Le projet entre Fontaine et Saint Martin de Vinoux n'a pour sa part pas été concerné par cette décision de suspension et attend le résultat des études opérationnelles fin 2014[35]. D'autres projets ont également été évoqués comme les liaisons Gières - Chamrousse[36], Vizille - Échirolles[37] ou bien encore dans le Grésivaudan.

Le réseau grenoblois a fait l’objet de nombreuses distinctions et récompenses en raison de sa grande qualité[38]. Le magazine Ville et Transports lui a décerné trois fois le ticket d’or (premier prix du palmarès des transports urbains) en 2002, 2003 et 2005, ainsi que le ticket de bronze en 2006, derrière Bordeaux et Mulhouse. En outre, la Conférence européenne des ministres des Transports a décerné au réseau le premier prix européen pour l'accessibilité aux personnes handicapées en 2003 ainsi que la palme de l'accessibilité en 2004.

Le transport interurbain par bus est quant à lui principalement assuré par le réseau Transisère dépendant du conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Grenoble-Isère.
Aérogare de l'aéroport de Grenoble.

Un ancien site d'aviation, l'aéroport de Grenoble-Mermoz a été supprimé en 1967 pour laisser place aux installations olympiques et a été remplacé par deux plates-formes :

  • l'aéroport international de Grenoble-Isère situé à quarante kilomètres de Grenoble, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400). Pendant des décennies, il a connu une activité globalement faible, avec une faiblesse record enregistrée l'année 2003 (à peine plus de 170 000 passagers accueillis) en raison de la proximité des aéroports de Lyon et Genève et de la concurrence du TGV pour la liaison vers Paris. Après que le conseil général de l’Isère en eut confié la gestion et le développement à une société de droit privé constituée par l'entreprise de BTP Vinci et le gestionnaire de transports publics Keolis, le trafic a crû d'une manière très importante (61 % de croissance en 2006 par exemple) avec une spécialisation de l'aéroport sur des vols low cost, en particulier à destination de la clientèle anglaise, très nombreuse à venir skier dans les stations alpines. Aussi, l'essentiel du trafic était enregistré lors des périodes d'hiver (440 356 passagers de décembre 2008 à avril 2009 par exemple). Très dépendante de la conjoncture internationale, cette fréquentation a cependant lourdement chuté depuis la crise économique de 2008[39] ;
  • l'aérodrome de Grenoble-Le Versoud propose une autre plate-forme proche de Grenoble (à treize kilomètres) pour le trafic léger avec une piste en dur de neuf cents mètres. L'ensemble des activités aéronautiques au Versoud en fait l'un des tout premiers aérodromes de France. Il est par ailleurs l'aérodrome le plus dynamique de la région quant au nombre de mouvements[40].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Morphologie urbaine de Grenoble.
« Vray Portraict » de Grenoble, en 1575.
Plan-relief de Grenoble en 1848, avec la vieille ville et les fortifications réalisées par Haxo, au sein desquelles se développe la nouvelle ville.

La vieille ville[modifier | modifier le code]

Grenoble, enfermée dès le IIIe siècle dans une première enceinte de neuf hectares, n’a guère conservé de bâtiments marquants antérieurs à la fin du Moyen Âge, hormis le groupe cathédrale et une église collégiale, mais le tracé actuel des rues conserve le souvenir de sa physionomie urbaine : un réseau irrégulier de voies étroites aboutissant aux portes de l’enceinte vers la plaine et au pont franchissant l’Isère[41]. Les extensions successives des murailles n’ont guère changé la morphologie de la ville intra-muros, même si son aspect architectural a accompagné le renouvellement de ses bâtiments. Le carcan des enceintes s'est lentement élargi[42], suivant l’évolution de l’art des fortifications, en particulier aux XVIe et XVIIe siècles. La cité a une superficie de 36 hectares dans l'enceinte Lesdiguières (1591–1606), de quarante-cinq hectares dans l'enceinte Créqui, commencée en 1640, interrompue par l'inondation de 1651 et terminée en 1675[43].

À la fin du XVIIIe siècle l’agglomération se présente donc comme un petit noyau urbain de quelque vingt mille habitants, serré dans son enceinte au pied de la Chartreuse, entouré de villages reliés à la ville par des chemins qui deviendront, presque inchangés, les grands axes de l’agglomération, au moins jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

L'ère industrielle[modifier | modifier le code]

Ce n’est qu’au XIXe siècle que la morphologie de Grenoble, puis de l’agglomération, se transforme profondément. Entre 1832 et 1836, la création de la nouvelle enceinte fortifiée du général Haxo, ajoute un rectangle de cinquante hectares au sud de la ville ancienne[44]. Ce territoire accueille une urbanisation radicalement différente de la ville ancienne : un quadrillage régulier d’avenues autour d’une place d'Armes (actuelle place de Verdun[Note 3]) dont les quatre côtés voient se bâtir les édifices symboles de l’importance croissante de Grenoble : le cercle militaire (initialement École d'artillerie) en 1858, l’hôtel de la Division en 1862, la préfecture en 1866, le musée-bibliothèque en 1870, le Palais de l’Université de 1875 à 1879.

À l'ouest, la création d’un pont suspendu sur le Drac en 1828, le tracé de l'actuel Cours Berriat en 1840, l’arrivée du chemin de fer en 1858, dont l'emplacement du terminus fut fixé, par un arrêté ministériel du 24 septembre 1856, en dehors de l’enceinte[45], entraînent la création d’un quartier d’ateliers et d’habitat ouvrier, hors les murs, le long d’un réseau de voies résultant autant du parcellaire que d’un essai de tracé régulier. Cette urbanisation commence à déborder, au débouché du « pont du Drac », sur le territoire de la commune de Fontaine.

Grenoble en 1929.

La croissance de l’activité industrielle et de la population entraîne le renforcement de l’urbanisation qui déborde des remparts ; mais Grenoble est une place forte, ce sont donc les fortifications qui sont en partie déplacées après la guerre de 1870 : après avoir projeté une nouvelle enceinte englobant le nouveau quartier jusqu’au Drac, la construction d'une ceinture de forts autour de Grenoble fut préférée[Note 4]. De ce fait l’espace occupé par l’ancienne enceinte Ouest devint disponible. Situé entre la ville ancienne et les quartiers ouvriers, fut édifié, à partir de la dernière décennie du XIXe siècle, un nouveau centre sur un tracé aussi régulier que le permit la forme triangulaire du terrain libéré. Issues d’une place centrale (Victor-Hugo), des avenues bordées d’immeubles « haussmanniens » assurent une relative soudure entre les urbanisations précédentes.

La poursuite du développement industriel et démographique entraîne l’amorce de nouveaux quartiers au sud des fortifications (la Bajatière, les Eaux-Claires…) et sur les communes mitoyennes. Sous la magistrature de Paul Mistral, à l'occasion de l’exposition internationale de 1925, sont détruits les remparts sud de la ville. Leur suppression permet la création des grands boulevards.

L’expansion de l'après-guerre[modifier | modifier le code]

L’après-Seconde Guerre mondiale accélère le développement : Grenoble et les communes périphériques tendent à ne plus former qu’une seule urbanisation, encore ponctuée de nombreux espaces non bâtis. Quelques grandes « cités » de logements sociaux, dans plusieurs communes, répondent partiellement à la demande croissante. De même, face au développement universitaire, un campus regroupant la plupart des établissements est créé dans une boucle de l'Isère, sur un des espaces encore libres.

À l’occasion de la préparation des dixièmes Jeux Olympiques d’hiver en 1968, la réalisation d’infrastructures routières et ferrées donne une ossature plus lisible à l’urbanisation d’ensemble. L’urbanisation se poursuit par des opérations concertées de plusieurs centaines, voire milliers de logements, avec leurs équipements résidentiels. Ces opérations sont plus ou moins bien reliées aux urbanisations existantes, mais dans tous les cas, en diffèrent profondément par leur architecture. Un « centre secondaire », destiné à fournir aux quartiers sud de l’agglomération un ensemble de services et d’accueillir des équipements qui ne peuvent trouver place dans le centre ancien, est réalisé dans une urbanisation concertée entre Grenoble et Echirolles : la Villeneuve. Sa morphologie urbaine, pour différente qu’elle soit entre les quartiers, reflète un renouveau urbain et architectural, fondé sur les principes de la Charte d’Athènes.

Réaménagement de l'ancienne caserne de Bonne.

Dans les années 1960/1970, les « vieux quartiers » grenoblois entament leur réhabilitation. Après un essai d’inscription d’une architecture nouvelle dans l’ancienne trame urbaine, (rue de la République, Mutualité…) qui n'est pas concluante, la rénovation respecte désormais la morphologie urbaine existante tout en renouvelant l’architecture. Face à l’augmentation de la circulation automobile, le réseau de transport en commun, vieillissant, est renouvelé dès le début des années 1970. La création des lignes de tramway suscite un renouvellement du tissu urbain, tant dans les « vieux quartiers » grenoblois que dans les communes traversées. Dans la dernière décennie du XXe siècle, la création d’Europole entraîne un renouvellement architectural des quartiers voisins, sans en modifier la trame urbaine, et induit un développement des fonctions centrales vers l’ouest (palais de justice, université…). Plus récemment, l'achèvement du premier écoquartier de France sur le site de l'ancienne caserne de Bonne, grand prix Écoquartier 2009, témoigne d'une volonté de concilier les nouveaux développements urbains avec les exigences nouvelles de développement durable.

Quartiers grenoblois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers grenoblois.
Plan des quartiers de Grenoble.

Grenoble comprend de nombreux quartiers, parmi lesquels peuvent être cités :

  • l’Île Verte est une presqu'île située dans le Nord-Est de la ville ;
  • Chorier-Berriat, également appelé Saint-Bruno, est situé dans l'Ouest de la ville ; c'est l'ancien quartier ouvrier ;
  • Europole, situé dans l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, est considéré comme le quartier des affaires ;
  • le Polygone scientifique est situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au nord-ouest d'Europole ;
  • Alpexpo - Grand'place est un grand complexe dans le Sud de Grenoble ;
  • les Quartiers Sud (Mistral, Teisseire ou la Villeneuve) : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie sud, formant une couronne qui jouxte les quartiers populaires des communes du Sud de la périphérie ;
  • Notre-Dame est le centre historique de la ville. Il comprend de nombreuses rues et places piétonnes, et une ambiance nocturne très vivante ;
  • l’Hyper-centre réunit les places Verdun, Vaucanson, Victor-Hugo et Grenette. Il forme, avec le vieux-centre, le secteur le plus animé de la ville ;
  • le quartier Exposition-Bajatière à l'intérieur duquel se trouve le parc Paul-Mistral, abritant aujourd'hui l'hôtel de ville, la tour Perret et de nombreux équipements sportifs ;
  • les grands boulevards sont parmi les plus grandes artères urbaines de Grenoble.

Logement[modifier | modifier le code]

Logements à Grenoble.

La commune de Grenoble comptait 86 984 logements en 2007, contre 83 955 en 1999, soit une augmentation de 3,6 % alors que la population de la commune connaissait une croissance de 2,2 % sur la même période[46].

La ville compte 91,1 % de résidences principales contre seulement 1,7 % de résidences secondaires et logements occasionnels. Grenoble compte par ailleurs plus de 7,2 % de logements vacants. Les logements construits avant 1949 représentent près de 26 % du parc grenoblois tandis que près de la moitié d’entre eux a été construite entre 1950 et 1974. Les logements construits après 1990 représentent un peu moins de 10 % du parc. Enfin, les logements grenoblois sont essentiellement de grande taille avec 36 % de 4 pièces et plus. La part des propriétaires est de 37,4 %, celle des locataires s’établit à 59,6 %. Les logements individuels représentent 3,4 % du parc immobilier, ce qui est très faible comparé à des villes comme Bordeaux (26,9 %) ou Nantes (23,4 %) mais semblable à Lyon (3,3 %).

Le prix moyen des appartements, en octobre 2010, est d'environ 2 337 €/m2[46]. Les prix de l'immobilier ont augmenté de plus de 10 % entre février 2006 et mars 2008, avant de connaître une chute de même ampleur entre mars 2008 et avril 2010.

Grenoble concentrait 16 937 logements sociaux en 2011[47], soit plus de 40 % des logements sociaux de l’agglomération et 30 % de ceux de la RUG. De par une politique volontariste de construction de logements sociaux (300 par an en moyenne[47]), la commune a franchi début 2011 le seuil des 20 % exigé dans le cadre de la loi SRU. De nombreux organismes d'attribution de logements sociaux sont présents sur le territoire de la commune : Actis, héritière des premiers OPHBM de la ville de Grenoble, Pluralis ou encore le bailleur social Grenoble Habitat. Il y a également un office public de l'habitat (OPH) : l’Office public d'aménagement et de construction (OPAC 38).

Projets urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Projets d'aménagements.
Nouveaux logements quai de la Graille.

Actuellement, les élus locaux mènent des politiques visant à « reconstruire la ville sur la ville » pour réparer les déséquilibres causés par le développement anarchique des Trente Glorieuses. Si l’écoquartier de Bonne est symbolique de cette action de la municipalité, il existe également d’autres projets moins médiatisés mais tout aussi importants par les transformations qu’ils apportent ou apporteront au paysage urbain grenoblois. Peuvent être par exemple cités le réaménagement des anciennes friches industrielles Bouchayer-Viallet, qui modifie radicalement l’entrée nord-ouest de la ville, le nouveau quartier quai de la Graille, le projet « Cœur de Ville, Cœur d’Agglo » visant à revaloriser le cœur historique de l’agglomération, avec par exemple une transformation profonde des berges de l’Isère, le projet Presqu'Ile et le futur quartier de l’Esplanade (mise en chantier de 2014 à 2025).

La municipalité est également engagée dans de nombreux programmes de renouvellements urbains des quartiers Sud de la ville[48], où se trouvent de grands ensembles architecturaux ainsi qu’un aménagement urbain chaotique. Les acteurs locaux cherchent ici à requalifier ces différents secteurs de l’agglomération (Mistral, la Villeneuve), ce qui se traduit par exemple par la destruction des barres rue Paul-Strauss. D’autre part, sur le modèle du quartier Vigny Musset, certains programmes cherchent à remodeler des territoires pour en faire des espaces urbains plus cohérents. C’est le cas par exemple de la future ZAC Flaubert[49].

Par ailleurs, les acteurs intercommunaux réunis au sein de la Métro et du SMTC ont adopté en 2007 un nouvel instrument de politiques urbaines : la charte « Urbanisme et Transports »[50]. Cette charte vise à concilier davantage nouveaux projets de tramway et aménagements urbains. Il s'agit concrètement pour les communes de prévoir une densification de leurs territoires aux abords des futures lignes (avec des objectifs en matière de mixité sociale et fonctionnelle ainsi que de qualité architecturale et environnementale) dans l'optique d'une restructuration de l'espace urbain de l'agglomération autour de ces axes de transports « doux ». La ligne E est la première ligne de tramway concernée par cette nouvelle politique[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme a beaucoup évolué. Dans l'Antiquité la bourgade se nommait Cularo, nom d'origine celtique dont la signification est sujette à diverses interprétations. La ville, dotée de remparts, deviendra Gratianopolis sous le règne et en l'honneur de l'empereur Gratien, nom progressivement altéré en Grenoble[51]. La ville fut rebaptisée Grelibre à la Révolution et ne reprendra son nom Grenoble (Grenoblo en franco-provençal) que sous le premier Empire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Grenoble et Chronologie de Grenoble.

Du bourg gaulois à la capitale dauphinoise[modifier | modifier le code]

François de Bonne (1543 - 1626), duc de Lesdiguières.

La première référence à Grenoble remonte à 43 av. J.-C.[Note 5]. Au départ simple bourg gaulois (vicus) du nom de Cularo, la bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre Vienne et l'Italie par le Montgenèvre, fut fortifiée sous Dioclétien et Maximien (entre 284 et 293), puis accéda au rang de chef-lieu de cité, à la suite de la venue possible, mais non attestée, de l’empereur Gratien en 379. Elle fut alors rebaptisée Gratianopolis. Des troupes y stationnaient en permanence (cohors prima Flavia) et un évêché, avec à sa tête l'évêque Domnin, est attesté au moins depuis 381[52].

Blason du Dauphiné.

Il fallut attendre le XIe siècle, pour voir l'importance de la cité augmenter considérablement, lorsque les comtes d’Albon, futurs dauphins de Viennois, la choisirent comme capitale de leurs États, le futur Dauphiné[53]. Grenoble se retrouva alors capitale d’un État indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique. En 1219, Grenoble connaît sa pire inondation, véritable déluge dû à la rupture d'un barrage naturel formé dans la vallée de la Romanche et provoquant de nombreux morts.

Les dauphins successifs fondèrent l’université en 1338 et le Conseil delphinal s'installa à Grenoble en 1340. Durant la guerre de Cent Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l’Angleterre et ses alliés.

En 1349, la ville se retrouva rattachée au royaume de France à la suite du transfert (et non rachat) du Dauphiné à la couronne de France et Grenoble devint capitale provinciale. La présence entre 1447 et 1456 du dauphin, le futur Louis XI, renforça ce statut de ville parlementaire avec la création du troisième Parlement de France[54]. La ville devint également le siège de garnisons, à la frontière avec le duché de Savoie. Elle s'affirma comme la principale ville de la province. Lors des guerres d’Italie, la noblesse dauphinoise se distingua particulièrement sous la figure de Bayard[55], le « chevalier sans peur et sans reproche ».

Grenoble eut à souffrir des affrontements des guerres de religion et en sortit affaiblie. Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les conflits prirent fin avec l'ultime victoire de Lesdiguières, lorsqu'il s'empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du Dauphiné, il modifia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise[56] et lança notamment la construction de la première génération des fortifications de la Bastille.

L’expansion économique[modifier | modifier le code]

Exposition internationale (1925).

Le développement économique de la cité lui permit d’asseoir son importance. La présence de notables et autres parlementaires permit le développement de la ganterie, qui prospéra au cours du XVIIe siècle et connut son apogée durant le XIXe siècle. Les gants grenoblois (dont les Gants Perrin) s’exportaient alors dans le monde entier et cette industrie constitua l'activité dominante dans la région grenobloise pendant des décennies. Ce développement économique participa fortement de l'expansion de la ville vers l'ouest au-delà de ses remparts.

La révolution industrielle fut cependant un moteur tout aussi important de l’expansion économique de Grenoble. La découverte de la houille blanche par Aristide Bergès assura l’industrialisation rapide de la région, illustrée à partir de 1870 par la création des Ateliers de construction Bouchayer et Viallet, puis au début du XXe siècle par les sociétés Neyrpic et Merlin Gerin. La tenue de l’exposition internationale de la Houille Blanche et du tourisme en 1925 mit en lumière ce développement[57]. En détruisant les remparts de la ville, cet événement permit l'extension de la ville vers le sud.

À la même époque, un comité d'acteurs de la vie économique jette les bases en 1889 d'une association portant le nom de syndicat d'initiative dans l'intérêt de la ville de Grenoble et du Dauphiné. Une intense propagande est ainsi faite pour développer le tourisme dans la ville et ses environs. Illustrant cette nouvelle économie, la première société française de ski est créée en novembre 1895 et officialisée le 1er février 1896 à Grenoble sous le nom de Ski Club des Alpes. Les années 1930, avec l'institution des premières congés payés, marquent le développement du tourisme d’hiver. La station de l’Alpe d'Huez par exemple est créée en 1936[58].

La tradition d’innovation grenobloise se maintenait aussi, favorisant un fort développement de la recherche scientifique à partir des années 1950 sous l’impulsion de Jean Kuntzmann créateur du premier laboratoire de calcul en 1951[59] ou de Louis Néel, instigateur du centre d'études nucléaire qui va employer sept cents personnes dès l'année 1960[60]. Cependant, c'est durant les Trente Glorieuses que Grenoble a connu sa croissance la plus forte, notamment grâce à la tenue des Jeux olympiques de 1968. Ce fut l’occasion de bouleversements considérables et du développement d’importantes infrastructures dont la ville bénéficie toujours de nos jours. Aujourd’hui, Grenoble constitue l’un des grands centres scientifiques européens et s'affirme comme l'un des pôles en pointe dans le domaine des nanotechnologies.

Le progressisme grenoblois[modifier | modifier le code]

En matière politique et sociale[modifier | modifier le code]

La Journée des Tuiles (1788).

Tout au long de son histoire, les Grenoblois se distinguèrent par des actions progressistes dans les sphères politiques et sociales. Ce fut par exemple à Grenoble que se firent sentir les prémices de la Révolution française en 1788. La population se mobilisa en effet pour défendre ses parlementaires lors de la Journée des Tuiles en attaquant les troupes royales, ce qui aboutit à la tenue des États de Vizille, qui entraînèrent en 1789 la convocation des États généraux. Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier (à l'origine du fameux serment du jeu de Paume[61]) furent d'illustres acteurs grenoblois durant la Révolution.

Par ailleurs, la première société de secours mutuels de France fut créée le 1er mai 1803 entre les ouvriers gantiers grenoblois. Elle fut suivie par d'autres organisations semblables (comme celles des cordonniers ou des tisserands, drapiers et tapissiers). C'est également à Grenoble que virent le jour les trois premières sociétés mutualistes féminines en 1822[62]. Toutes ces associations mutualistes se regroupèrent dans une maison de la mutualité située 3 rue Hébert et avaient les mêmes objectifs : protéger l'ouvrier et sa famille en cas de maladie, en échange d'un droit d'affiliation et d'une cotisation mensuelle, par le versement d'une allocation. Certaines versaient également des indemnités de chômage, voire des pensions aux vieillards. Ce système de prévoyance ne concernait cependant qu'une partie de la classe ouvrière, les plus pauvres en étant exclus.


Les Grenoblois s’illustrèrent également durant la Seconde Guerre mondiale dans leurs actes de résistance face à l’occupant. À la suite de l'arrivée allemande en 1943, les affrontements se firent de plus en plus violents (arrestations multiples, Saint-Barthélemy grenobloise) et les actes de résistance de plus en plus audacieux (explosions de la caserne de Bonne et du polygone d'artillerie, rassemblement du 11 novembre 1943). Sur les antennes de la BBC, la France libre affubla Grenoble du titre de Capitale des Maquis, en relation en particulier avec sa proximité du maquis du Vercors [63]. Le 4 mai 1944, la ville fut nommée compagnon de la Libération[64] par le général de Gaulle pour son rôle dans la Résistance française[65].

Le 10 juin 1961, Grenoble ouvrit le premier planning familial de France[66], ce qui représenta alors une étape essentielle dans le combat mené par les défenseurs d'une maternité libre et choisie. Le maire Hubert Dubedout fut également à cette époque une des figures du socialisme municipal et Grenoble un véritable laboratoire urbain en France. Les Grenoblois se sont également fortement mobilisés lors des différentes protestations qui eurent lieu en 2002 à la suite de l'arrivée du Front national au second tour des élections présidentielles. Ils ont également défrayé la chronique[67] pendant plusieurs mois entre 2003 et 2004 à la suite du mouvement des écocitoyens opposés à la construction du stade des Alpes dans le parc Paul-Mistral. De nombreux opposants se sont alors installés à la cime des arbres centenaires avant d’être délogés par les forces de l’ordre[68].

En matière scientifique et technologique[modifier | modifier le code]

Le pont du Jardin des plantes de Grenoble, premier ouvrage au monde en béton coulé.

D'autre part, certains grenoblois s'affirmèrent sur la scène nationale de par leur esprit d'innovation. Quant à Grenoble, elle sut également attirer de nombreux entrepreneurs contribuant à l'innovation locale. Parmi les figures grenobloises, peut être mentionné dès le XVIIIe siècle Jacques Vaucanson, génial inventeur d'automates et précurseur de nouvelles techniques. Son invention la plus sophistiquée fut le Canard digérateur. Il est également crédité de l’invention du premier tour métallique, le tour à charioter, en 1751[69]. Pour sa part, Xavier Jouvin contribua à l’essor de la ganterie grenobloise au XIXe siècle en industrialisant le procédé de fabrication. Cela fut rendu possible par la création en 1834 de la « main de fer », un procédé de coupe à l'emporte-pièce, sur la base de l'invention de 250 pointures différentes (c'est le prêt-à-porter)[70].

La moitié du XIXe siècle vit également de nombreuses innovations prendre corps. Louis Vicat, par l’étude du mécanisme de prise des chaux naturelles et la découverte de leurs principes d'hydraulicité en 1817, inventa le ciment artificiel en 1840 après son installation définitive à Grenoble en 1827[71]. Albert Raymond est quant-à-lui inventeur du bouton-pression en 1865, pour les gants, pour tout ce qui se "clipse". Enfin, la fin de siècle fut marquée par l’arrivée à Grenoble d’Aristide Bergès. En équipant les papeteries de Lancey de la première haute chute de 200 mètres alimentée en permanence par une retenue sur un lac de montagne, il devint en 1869 l’un des pionniers du développement de l'énergie hydroélectrique. Il popularisa à Paris lors de l’exposition universelle de 1889 l’expression « Houille blanche ». En 1925, Grenoble organisa l'Exposition internationale de la houille blanche afin de consacrer la ville capitale de la houille blanche.

Dans les années 1930, Jean Pomagalski, Grenoblois d’origine polonaise, fut un pionnier dans le développement des remontées mécaniques, avec la construction de son premier téléski à perches en 1936 à l'Alpe d'Huez[58]. Il est par ailleurs à l’origine des téléskis à perches débrayables[72].

Après-guerre, la recherche grenobloise prit de l’ampleur sous l’impulsion de figures telles que Louis Néel ou encore Jean Kuntzmann. La technopole fut à l’origine de nombreuses innovations depuis lors dont, pêle-mêle[73], l'invention des capteurs pour airbags, de l’écran plat[74], des tickets sans contact et, plus récemment, de l’invention du silicium sur isolant ou SOI, élément incontournable entre autres de toutes les consoles de jeu modernes (Xbox 360, Playstation 3, Wii)[75].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Secteurs de Grenoble.

La ville de Grenoble est divisée entre deux circonscriptions législatives dont l'une inclut également les cantons de Meylan et de Saint-Ismier, et l'autre le canton de Fontaine-Sassenage. Au niveau local, la ville est divisée en six cantons. Ceux ci sont distincts des six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie, et ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Grenoble[76] :

Groupe Président(e) Effectif Statut
Rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes¹ Claus Habfast / Laurence Comparat 42 majorité
Rassemblement de gauche et de progrès² Jérome Safar 8 opposition
UMP / UDI Matthieu Chamussy 7 opposition
Front National Mireille D'Ornano 2 opposition


¹ Élus EÉLV, PG, Réseau citoyen, ADES, Alternatifs, GA et citoyens.
² Élus PS, PRG, Go Citoyenneté et société civile.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Statue des Trois Ordres commémorant l'action des citoyens de Grenoble lors de la Journée des Tuiles.

Politiquement, Grenoble est une ville de gauche, de tradition socialiste, bien que la ville ait aussi été très brièvement gérée par le PCF après la Libération. Depuis l'après-guerre, la droite n'a géré la ville que pendant 18 ans et trois mandatures au total. La figure symbolique de ce progressisme grenoblois reste Hubert Dubedout, modèle du socialisme municipal. Sous son administration, la ville fut un véritable laboratoire social, avec des réalisations utopiques telles que la Villeneuve. Certains parlaient alors de « mythe grenoblois »[77].

Alain Carignon, RPR, le maire qui a précédé Michel Destot à l'Hôtel de ville de 1983 à 1995, était parvenu à maintenir la droite à la tête de la mairie au cours d'une période d'une durée inhabituelle, avant d'être poursuivi puis condamné pour diverses affaires de corruption entre 1994 et 1996.

Aujourd'hui, la ville affiche la plus forte densité associative de France[78].

À l’élection présidentielle de 2012, le premier tour a vu arriver en tête François Hollande avec 36,30 % des suffrages exprimés (soit 23 942 voix), suivi de Nicolas Sarkozy avec 21,33 % (soit 14 067 voix), Jean-Luc Mélenchon avec 15,40 % (soit 10 161 voix), Marine Le Pen avec 10,87 % (soit 7 170 voix), et François Bayrou avec 8,29 % (soit 5 466 voix). Aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %, Éva Joly s'en approchant toutefois avec 4,97 %[79]. Signe de l'ancrage à gauche de la ville, les trois principaux candidats se revendiquant de cette famille politique (Hollande, Mélenchon et Joly) ont obtenu des résultats très largement supérieurs à leurs moyennes nationales respectives. À l'inverse, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen sont beaucoup moins représentés qu'à l'échelle de la France entière : la candidate du FN est même très largement dépassée par Jean-Luc Mélenchon.

Au second tour, les électeurs ont voté à 64,29 % (soit 41 288 voix) pour François Hollande contre seulement 35,71 % (soit 22 929 voix) pour Nicolas Sarkozy, résultat davantage à gauche que la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 51,63 % pour François Hollande et 48,37 % pour Nicolas Sarkozy. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été élevé. Parmi les 84 648 inscrits sur les listes électorales, 79,14 % ont participé au premier tour, le taux d’abstention atteignant 20,86 %[79]. La participation fut légèrement inférieure au second tour.

Ces dernières années, Grenoble s’affirme de plus en plus comme un bastion de l’écologie politique en France. Aux élections municipales de 2008, les Verts ont obtenu un score de 22,49 % au deuxième tour[80] tandis qu’aux élections européennes de 2009, la liste Europe Écologie termina en première position, avec plus de 29 % des voix[81]. Enfin, lors des élections régionales de 2010, Europe Écologie totalisa 26,51 % des suffrages exprimés[82].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Grenoblois ont majoritairement voté pour la Constitution, avec 55,67 % de Oui contre 44,33 % de Non et un taux d’abstention de 33 %[83] (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). La ville se trouva ainsi en opposition à la tendance nationale.

Lors des élections municipale de 2014, Éric Piolle devient le premier maire écologiste de Grenoble et le premier d'une ville de plus de 150 000 habitants[84]. Sa liste Grenoble une ville pour tous, qui rassemblait EELV, le PG, l'ADES, le Réseau citoyen, Les Alternatifs et la GA rassemble 29,4 % des suffrages exprimés au premier tour, contre 25,3 % pour la majorité sortante menée par le Parti socialiste (allié au PCF, à GO citoyenneté et à CAP 21), 20,9 % pour la liste UMP/UDI et 12,6 % pour le Front national. Ces quatre listes se maintiennent au second tour, provocant une quadrangulaire, dont la liste Piolle sort largement gagnante avec 40 %, contre 27,4 % pour la liste divers gauche (l'investiture PS ayant été retirée après le refus de la tête de liste, Jérôme Safar, de fusionner avec la liste Piolle), 24 % pour la liste UMP/UDI et 8,5 % pour le FN. Le 4 avril 2014, Éric Piolle est officiellement élu maire de Grenoble[85].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Éric Piolle, maire depuis 2014

Eric Piolle est le maire actuel de la ville de Grenoble[86].

Article détaillé : Liste des maires de Grenoble.

Depuis 1959, plusieurs maires se sont succédé à Grenoble :

Maires de Grenoble
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Éric Piolle EELV Ingénieur
1995 2014 Michel Destot PS Physicien et entrepreneur
1983 1995 Alain Carignon RPR Administrateur
1965 1983 Hubert Dubedout GAM/PS Ingénieur
1959 1965 Albert Michallon UNR Chirurgien
voir la liste complète

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Préfecture, place de Verdun.

Grenoble compte de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. La ville connaît en effet une longue tradition judiciaire car durant plusieurs siècles, elle fut la capitale du Dauphiné, lui octroyant la présence d'un Parlement. Aujourd'hui, la ville est le siège d’une cour d’appel qui regroupe les départements de l’ancienne province, à savoir l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. La ville comprend également un tribunal d'instance et de commerce, un Conseil des prud’hommes ainsi qu'un tribunal administratif important (sept chambres). À cette liste s'ajoute par ailleurs un ordre des avocats au barreau de Grenoble. En 2012, avec 516 avocats et 51 honoraires, il se situe parmi les quinze premiers barreaux de France[87].

En tant que chef-lieu départemental, Grenoble abrite également la préfecture de l'Isère, le conseil général de l'Isère, l'antenne régionale du département (l'Espace Rhône-Alpes de Grenoble), la chambre régionale des huissiers de justice et le conseil régional des notaires de la cour d'appel de Grenoble (ce dernier étant situé plus précisément à Seyssins). Grenoble abrite également un rectorat couvrant les départements de l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, la Haute-Savoie et la Savoie.

Grenoble est par ailleurs le siège d’une Chambre de métiers et de l'artisanat ainsi que d'une Chambre de commerce et d'industrie qui gère notamment l’aérodrome du Versoud, Grex et Euromart ainsi que Grenoble École de management. Outre l'hôtel de ville qui héberge de nombreux services administratifs locaux, la région grenobloise possède un commissariat central et deux postes de police, une maison d’arrêt (sur la commune de Varces-Allières et Risset), un peloton de gendarmerie de haute montagne, un centre des impôts et une succursale de la Banque de France. Varces abrite également le 93e régiment d'artillerie de montagne de l'Armée de Terre, seul régiment français à avoir la double spécificité artillerie et montagne[88].

Saint-Martin-d’Hères est d’autre part le siège du Centre d'études de la neige, une unité de recherche de Météo-France.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'Isère au niveau de Gières.
Le lion (Grenoble) parvenant finalement à dompter le serpent (l'Isère) après des siècles de luttes contre les crues de cette-dernière.

Les crues de l'Isère et du Drac ayant dramatiquement marqué l'histoire de Grenoble, l'AD Isère Drac Romanche a été créée en 1936 pour gérer la construction, la surveillance et l'entretien des digues et autres ouvrages anti-inondations dans le bassin grenoblois. Le syndicat mixte des bassins hydrauliques de l'Isère (Symbhi), créé en 2004, mène également des travaux pour réduire les risques de crues dangereuses de ces trois rivières. Ceux ci ne sont en effet pas totalement écartés : en 2001, la digue de la Taillat à Meylan menaçait de céder à cause d'une crue importante[89].

Pour réduire ce risque (et notamment protéger contre une crue bicentennale, comme celle de 1859), les pouvoirs publics mènent actuellement l’ambitieux projet « Isère Amont » qui répond à ce souci de prévention tout en y intégrant des objectifs environnementaux. Ce projet répond ainsi à trois objectifs[90] : protéger d'une part les zones urbanisées face à une crue bicentennale et les zones agricoles face à une crue trentennale en redonnant de l'espace à la rivière en cas de crue grâce au principe des champs d'inondation contrôlée (CIC), effectuer d'autre part une mise en valeur environnementale (restauration de certains milieux naturels pour la préservation de la faune et de la flore locale), prendre en compte enfin l'aspect paysager et de loisirs (meilleur accès aux berges, faciliter la randonnée nautique…).

La ville de Grenoble est également mobilisée en faveur du développement durable, à la suite d'une délibération « Grenoble, Facteur 4 »[91] qui vise à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050[92]. Les différentes actions engagées concernent les domaines des transports, de l’énergie mais également le bâti actuel (sur le modèle de l’opération d'amélioration thermique menée sur les immeubles des Grands Boulevards). Les nouveaux quartiers doivent également répondre aux principes du développement durable : déplacements doux, mixité des usages et performance énergétique.

Cette politique a été récompensée par de nombreux prix reçus en 2009 et 2010 : grand prix national Ecoquartier pour la ZAC De Bonne, lauréat des Rubans du développement durable, Guidon d'Or pour l'action en faveur du « réflexe vélo », champion de la Ligue EnR France pour les catégories solaire et bois-énergie, Marianne d'Or du Développement Durable.

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

Les taux de fiscalité directe locale de la commune pour les années 2000 et 2010 sont les suivants. Ces taux regroupent le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Taux de fiscalité directe communaux

Taxe 2000 2010
d'habitation 19,74 % 21,52 %
foncière sur le bâti 33,70 % 36,73 %
foncière sur le non-bâti 77,45 % 84,42 %
professionnelle 23,26 % 0 %
Sources des données : Site du ministère de l'Intérieur, Fiscalité locale[93],[94]. Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

Selon le quotidien Le Figaro du 10 janvier 2014, Grenoble est en tête des villes françaises pour son imposition des ménages avec 924 € par habitant et une augmentation de 26% entre 2008 et 2012[95]. Le magazine Challenges confirme cette place en calculant un montant par habitant en 2012 de 1 120 € pour les impôts locaux des ménages et une évolution de 33,06% entre 2007 et 2012[96].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1960, Grenoble s’est engagée dans des accords de jumelage afin de concrétiser son attachement à ses populations d’origine étrangère et favoriser les échanges culturels, scolaires et sportifs[97].

Au 28 août 2012, Grenoble est jumelée avec[98] :

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La commune de Catane en Italie
La commune de Essen en Allemagne
La commune de Stendal en Allemagne
La commune de Halle en Allemagne
La commune de Oxford au Royaume-Uni
La commune de Phoenix aux États-Unis
La commune de Kaunas en Lituanie
La commune de Sfax en Tunisie
La commune de Constantine en Algérie
La commune de Corato en Italie
La commune d'Innsbruck en Autriche
La commune de Chișinău en Moldavie

Coopération[modifier | modifier le code]

« Maison de l'International » de Grenoble au sein de l'hôtel de Lesdiguières.

Par ailleurs, Grenoble a signé des contrats de coopération, fondés sur l’échange de savoir-faire et d’expériences entre collectivités françaises et étrangères[98] : en 1996, avec le district de Bethléem dans les Territoires palestiniens ; en 1998, avec Suzhou en Chine ; en 1999, avec Ouadagoudou au Burkina Faso et en 2004 avec Sevan en Arménie.

En 2011, à la suite de la visite à Grenoble de Charles Rivkin, ambassadeur des États-Unis, il a été décidé de l'installation du premier American Corner en France dans l'Hôtel de Lesdiguières[100]. L'inauguration de cet espace culturel américain s'est déroulée le 7 février 2013[101].

Représentations consulaires[modifier | modifier le code]

Grenoble compte également six consulats (Algérie, Grèce, Italie, Saint-Marin, Slovaquie et Tunisie[102]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 157 424 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 019 20 654 22 129 23 602 24 888 28 969 30 824 27 963 31 340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
32 799 34 726 40 489 42 660 45 426 51 371 52 484 60 439 64 002
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
68 615 73 022 77 438 77 409 85 621 90 748 95 806 102 161 116 440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
156 707 161 616 166 037 156 637 150 758 153 317 156 107 157 424 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[103] puis Insee à partir de 2004[104].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, Grenoble était la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon, avec 8 640,9 hab./km2. Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km2) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé. C'est également une ville cosmopolite où plus de soixante-dix nationalités étrangères se côtoient[105].

La population de l'agglomération grenobloise a connu une très forte augmentation durant le XXe siècle, en raison du développement industriel de la ville, surtout après la Seconde Guerre mondiale, durant les années 1960 et 1970. L'agglomération de Grenoble connut alors une des croissances les plus importantes parmi les villes de France, passant de 261 000 à 389 000 habitants entre 1962 et 1975. Cette croissance s'est ensuite fortement ralentie à partir de la fin des années 1970, pour arriver à une croissance plutôt faible aujourd'hui, même si le rythme tend à s'accélérer légèrement.

La population n'en est pas moins fortement mobile, en raison de son statut de grand centre scientifique et universitaire. Début 2007, 80 % des Grenoblois n'étaient pas dauphinois d'origine[78]. D'autre part, la population de l'agglomération se renouvelle par tiers tous les dix ans[78]. En 2009, Grenoble comptait 155 632 habitants. La commune occupait le 16e rang au niveau national, comme en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 533 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,5 %). Un pic des 15-29 ans est à noter, dû à la présence d'une forte communauté estudiantine.

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 33,9 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 13 %, 15 à 29 ans = 31,3 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 16 %, plus de 60 ans = 22,2 %).
Pyramide des âges à Grenoble en 2007 en pourcentage[106]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,7 
75 à 89 ans
9,4 
10,1 
60 à 74 ans
11,6 
14,9 
45 à 59 ans
16,0 
20,3 
30 à 44 ans
17,6 
33,9 
15 à 29 ans
31,3 
14,8 
0 à 14 ans
13,0 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2007 en pourcentage[107]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
5,2 
75 à 89 ans
7,9 
12,0 
60 à 74 ans
12,7 
19,6 
45 à 59 ans
19,6 
21,8 
30 à 44 ans
21,0 
20,7 
15 à 29 ans
19,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Immigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Immigration.
La rue Saint-Laurent au cœur du quartier du même nom, le quartier « italien » de la ville, où se trouve de nos jours la radio italienne de Grenoble.

Avant le vingtième siècle, la ville de Grenoble n’est pas terre d’immigration. Au contraire, le Dauphiné était davantage un territoire d'émigration. Ainsi, le premier recensement utilisable, effectué en 1851, ne comptabilise à Grenoble qu’entre 700 à 800 étrangers, soit entre 2,25 à 2,5 % de sa population[108]. Durant le siècle qui suit toutefois, l’histoire migratoire grenobloise change radicalement.

La première vague massive d'immigration vers Grenoble commence à partir de la Belle Époque mais accélère fortement durant l’entre-deux-guerres. Seulement 913 immigrés étaient dénombrés en 1881 mais 4 584 en 1911 et finalement 19 710 en 1931. La population immigrée représente alors 18 % de la population (la moyenne, en France, étant à 7 %)[108]. L’essentiel de ces migrations (85 % des étrangers en 1931) provient des pays du Sud de l’Europe, à savoir l’Espagne, la Grèce, le Portugal mais surtout l’Italie où les immigrés représentent 15 % de la population grenobloise en 1931 et plus des deux tiers de l'immigration. La répartition dans Grenoble montre une forte concentration dans la vieille ville. Les immigrés sont également très présents dans certaines communes de l’agglomération (Fontaine, Saint-Martin-d'Hères).

Après la Seconde Guerre mondiale, la proportion d’immigrés chute lourdement. Ils ne représentent plus que 8,6 % de la population en 1946, la communauté italienne ayant vu pour sa part ses effectifs chuter de moitié. La reprise de l'immigration est cependant plus vive que dans le reste de la France, sans retrouver pour autant son importance d'avant-guerre. Surtout, cette immigration devient beaucoup plus diverse. Le nombre de communautés passe de quatre en 1946 à plus de 21 en 1968[108]. Entre vieillissement et naturalisations, le « règne » de la communauté italienne se clôt, pour laisser surtout la place aux ressortissants des pays d'Afrique du Nord. Par ailleurs, ces nouvelles communautés s’installent désormais dans les Grands Ensembles édifiés durant les Trente Glorieuses dans la partie sud du territoire communal.

Le développement scientifique de ces dernières décennies a entraîné l’arrivée de nouvelles populations. L’agglomération abrite ainsi la deuxième communauté anglo-saxonne de France (après Paris) avec environ 10 000 membres[109]. Il s'agit souvent de cadres travaillant pour des entreprises internationales comme Hewlett-Packard, Caterpillar ou STMicroelectronics.

En 2010, la ville compte 24 353 immigrés soit 15,6 % de sa population (4,8 % nés en Europe et 10,8 % nés hors d'Europe, essentiellement originaires du Maghreb (5,8%))[110].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Entrée du collège-lycée Stendhal, façade de l'ancienne chapelle des Jésuites.

L'académie de Grenoble regroupe les départements de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie. Elle se situe toujours parmi les meilleures académies sur le plan national pour son taux de réussite au baccalauréat général[111].

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

La Cité scolaire internationale dans le quartier Europole.

Les Grenoblois disposent de 77 écoles se répartissant en vingt-huit écoles élémentaires dont vingt-quatre communales, trois d'application et une privée, trente écoles maternelles dont vingt-huit communales, une privée et une Montessori, dix-neuf écoles primaires dont sept communales, dix privées, une spécialisée et une d'application[112].

Grenoble compte quinze collèges (onze gérés par le département, quatre privés et un Montessori)[113] et 28 lycées[114].

Le lycée Stendhal est le plus ancien lycée de Grenoble. À l’origine collège des Jésuites, il prit le statut d'École Centrale en 1796, puis celui de lycée impérial en 1803. Stendhal y effectua ses études. Il est considéré comme l'un des plus prestigieux lycées de Grenoble.

Le second établissement réputé est le lycée Champollion. Il s’agit du second plus ancien lycée de Grenoble, inauguré pour la rentrée 1887. Au départ, l'établissement accueillait des élèves des classes enfantines (5-6 ans) aux classes préparatoires (Saint-Cyr et mathématiques spéciales), si bien qu'il était possible d'y passer 13 ans de sa jeunesse. Au fil des décennies, il perdit ses classes primaires, puis son premier cycle, et vit gonfler le second cycle.

La cité scolaire internationale située dans le quartier Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux élèves dotés d'un excellent niveau en langues étrangères, notamment les enfants de chercheurs et travailleurs étrangers, de bénéficier d'une scolarité bilingue et de la valider par l'OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en allemand, anglais, arabe, espagnol, italien ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L'admission à la cité scolaire s'effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année, une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte-Marie d'en bas. De plus, les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année. Le CDI partage sa salle de lecture avec la bibliothèque municipale internationale.

La ville accueille également un lycée hôtelier, qui est l'un des rares établissements en France à posséder son propre hôtel d'apprentissage, l'hôtel-restaurant Lesdiguières.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Entrée principale du lycée Champollion.

L'agglomération de Grenoble est le dixième pôle universitaire français. C'est aussi un des centres d'enseignement supérieur les plus réputés en France, (il rassemble 54 395 étudiants[115] en 2012), en particulier dans le domaine scientifique. 15 % d’entre eux sont des étudiants étrangers (cette proportion atteint 45 % pour les doctorants)[116]. Près de 50 000 étudiants[117] effectuent leurs études dans les différents établissements situés sur le campus unique de l’agglomération grenobloise.

Le magazine L'Étudiant a placé Grenoble en première place du palmarès 2013-2014 des villes françaises où il fait bon étudier devant Toulouse et Montpellier[118].

Classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Plusieurs lycées grenoblois disposent de classes préparatoires aux grandes écoles. Le lycée Champollion possède des classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales. En 2007, environ huit-cents élèves y étudiaient. Le lycée Vaucanson propose également ce type de formation.

Les lycées Stendhal et des Eaux-Claires offrent par ailleurs des préparations aux concours de sciences politiques.

Le lycée privé catholique Itec Boisfleury Europe de Corenc possède également de nombreuses classes préparatoires dans les domaines scientifiques, commerciaux, infirmiers ou encore pour la préparation aux concours des grandes écoles.

Université[modifier | modifier le code]
Place centrale du campus.

L'université de Grenoble fut instauré en 1339 par le dauphin Humbert II. Elle tenta dès sa naissance d'imiter l'université de Paris. Y était enseigné le droit canonique, le droit civil, la médecine ainsi que les arts libéraux. Les étudiants bénéficiaient du gîte et du couvert, privilège appréciable à l'époque. Elle subit cependant une histoire à éclipse du XIVe au XIXe siècle due à la concurrence tenace de l'université de Valence créée en 1452 par Louis XI et à l'aura prestigieuse de l'université de Paris qui attirait en son sein les meilleurs étudiants.

Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier créa l'Université impériale. Grenoble devint le siège d'une académie qui regroupait en 1879, place de Verdun, les facultés de droit, lettres et sciences. Une nouvelle université de Grenoble fut créée par la IIIe République, elle comptait environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Elle acquit une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès en 1869. De cette époque date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie. Ce système favorisa l'émergence des premiers grands établissements scientifiques, comme l'École de papeterie ou l'ex-Institut électrotechnique devenu l'INPG puis Grenoble INP.

En 1970, l'université de Grenoble fut scindée en trois établissements :

À partir de 2005 un projet de groupement des trois universités de l'agglomération ainsi que de celle de Savoie, de l'INPG et de l'IEP est lancé, aboutissant à la création d'un « établissement public de coopération scientifique », statut administratif actuel. Les acteurs universitaires se sont donc fédérés autour d'un pôle de recherche et d'enseignement supérieur « Grenoble Universités »[120]. Un résultat de ce rapprochement est la création en 2009 d'un collège doctoral unique, réunissant les treize écoles doctorales issues des universités Joseph-Fourier, Pierre Mendès-France, Stendhal, Savoie et Grenoble INP (auxquelles s'ajoute l'école doctorale de philosophie coaccréditée avec l'université de Lyon-3), représentant 3 500 doctorants[116], et qui délivre depuis un doctorat de l'université de Grenoble.

La constitution d'un PRES devenait également nécessaire dans le cadre du Plan campus lancé par le gouvernement. Fédérés sous le label « Grenoble Université de l'Innovation » (GUI), les acteurs universitaires grenoblois se sont vus allouer 400 millions d'euros par l'État. L'université de Grenoble est donc reconnue comme l'une des douze « pôles universitaires d’excellence » de niveau international. Le projet grenoblois prévoit, outre la rénovation de certains bâtiments, la création de cinq nouvelles écoles (telles une école professionnelle supérieure ou encore une école européenne)[121].

Une fusion au sein de l'université Grenoble Alpes des trois universités grenobloise et de l'INP devrait aboutir d'ici 2016[122].

Par ailleurs, une université populaire a été inaugurée en 2007 sur le modèle de l'université populaire de Caen.

Autres établissements[modifier | modifier le code]

Grenoble comprend également plusieurs grandes écoles. L'institut polytechnique de Grenoble (INP Grenoble, ou Grenoble INP depuis 2008), établissement d'enseignement supérieur à rang de Grand établissement dans lequel sont regroupés six écoles d'ingénieurs[123]. Il constitue le premier pôle français de formation d'ingénieurs, diplômant chaque année 1 150 ingénieurs et 180 docteurs[124]. S'y ajoute également l'École polytechnique de l'université Grenoble I, plus communément appelée Polytech Grenoble (appartenant au réseau Polytech) qui se trouve rattachée à l’UJF. Une antenne locale de l'école privée Supinfo (école supérieure d'informatique) est également implantée à Grenoble.

L'Institut d'études politiques de Grenoble (Sciences PO Grenoble), créé en 1948, et l’un des deux IEP dits « d’équilibres » avec celui de Bordeaux. Il est réputé pour la qualité de sa recherche en sciences sociales[125]. Il se trouve rattaché à l’UPMF, de même que l'IAE de Grenoble (Institut d'Administration des Entreprises) et l'Institut d'urbanisme de Grenoble (IUG).

Grenoble école de management.

Grenoble compte également deux écoles de commerce. Le groupe Grenoble École de management (GEM) tout d'abord, qui propose des cursus de formation après classe préparatoire et bac+2/+3. GEM, fort de ses 27 années d'ancienneté s'affiche comme la sixième école supérieure de commerce de France[126]. Une école privée non reconnue par l'État appelée Wesford existe également (située dans les anciens locaux de la chambre de commerce).

Un institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) se trouve également à Grenoble. Le Centre universitaire d'enseignement et de formation des adultes (CUEFA) est voué à la formation tout au long de la vie professionnelle. Il accueille chaque année environ 3 000 auditeurs dans ses différentes formations. L'UIAD (l'université-Inter Âges du Dauphiné) propose quant à elle des cours aux seniors.

Les arts graphiques sont représentés par l'école supérieure d'art de Grenoble et l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble. Enfin, le Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble assure une formation musicale de grande qualité. La ville abrite pour finir une antenne de l'École nationale de l'aviation civile.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival du Court Métrage en Plein Air de Grenoble, Place Saint André.

Dans le domaine cinématographique, le festival du film court en plein air, qui a lieu début juillet sur la place Saint André et dans la salle Juliet Berto, met sur le devant de la scène le genre cinématographique du court métrage. Début novembre sont organisées les Rencontres du cinéma de montagne au Summum qui réunissent des alpinistes, des guides, des réalisateurs pour des rencontres avec le public autour de projections ayant traits à des événements ou exploits dans le domaine de l'alpinisme. Enfin ont lieu chaque année les Rencontres du cinéma italien de Grenoble.

Grenoble accueille également chaque année en avril le festival Vues d'en face, un des premiers festivals français de cinéma consacrés aux films gay et lesbien.

Parmi les principaux événements musicaux, il est à noter la présence du festival Rocktambule qui a lieu chaque année en octobre. Le Grenoble Jazz festival et le Festival 38e Rugissants ont par ailleurs fusionné pour donner naissance à un nouvel événement, Les Détours de Babel, festival des musiques du monde contemporain. La première édition s'est déroulée de 8 au 23 avril 2011. La ville de Grenoble organise par ailleurs le Cabaret Frappé qui a lieu la deuxième quinzaine de juillet, dans le Jardin de Ville. Il offre aux Grenoblois une programmation éclectique présentant des artistes d'horizons différents (confirmés ou novices) et attire plus de 50 000 personnes chaque année en moyenne[127].

Également, le festival international du cirque de Grenoble est organisé depuis 2002 chaque année pendant quatre jours fin novembre, au sein du palais des sports de Grenoble. Il reçoit les plus grands numéros internationaux du moment. Depuis 2004, il est présenté par Jean-Pierre Foucault[128]. Chaque année a lieu en outre une fête foraine qui débute le samedi des Rameaux et dure trois semaines, la plus importante après la Foire du Trône, la Foire des Rameaux. Elle se déroule depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale sur l'esplanade de la Porte de France. Le 16 juin 2014, le nouveau maire Éric Piolle annonce que le Palais des sports de Grenoble doit retrouver des activités purement sportives et qu'il ne renouvèlerait pas la convention entre l'association qui le gère et la ville[129]. Les manifestations comme les Six jours de Grenoble, le Festival international du cirque de Grenoble ou le supercross de Grenoble vont de ce fait disparaître.

Parmi les principaux événements, il faut mentionner aussi le « Festival le Millésime »[130]. Très conviviale et populaire, cette manifestation est à la fois un festival œnologique (important programme de dégustations, de rencontres d'auteurs et d'ateliers œnophiles…), un festival musical (programme surtout classique et jazz) et un marché aux vins en plein centre-ville. Lauréat du prix René Renou en 2008, c'est le 1er festival œnophile de France par l'ancienneté et la fréquentation (19e édition en octobre 2013).

Dans un autre registre les « États Généraux du renouveau » (ancien « forum Libération » de Grenoble) se déroulent sous forme de débats publics consacrés au devenir de notre société et sont organisés à plusieurs reprises depuis 2007 à Grenoble par le quotidien Libération. Cette manifestation organisée en 2007, 2008, 2010, 2011 et 2012 se déroule traditionnellement dans les locaux de la MC2.

Santé[modifier | modifier le code]

Le CHU Albert-Michallon.

Grenoble comprend plusieurs établissements hospitaliers publics regroupés au sein du CHU de Grenoble. Ainsi l'agglomération dénombre quatre sites dépendant du CHU. Au nord de l'agglomération, sur la commune de La Tronche se trouve l'hôpital Albert-Michallon. D'une capacité de 1 076 lits, il regroupe essentiellement des pôles cliniques en médecine et en chirurgie, un service d'accueil des urgences des adultes et des pôles d'imagerie médicale et de biologie (Institut de biologie et de pathologie mis en service en 2010). Toujours sur la même commune se situe l'hôpital de La Tronche, comprenant le tout nouvel hôpital couple enfant (mis en service en 2008) qui regroupe les services de gynécologie, d'obstétrique, de pédiatrie et de néonatologie. Le site de l'hôpital de La Tronche rassemble aussi des services de gériatrie, de neurologie et de psychiatrie représentant un total de 567 lits. Au sud de l'agglomération, à Échirolles, se trouve l'hôpital Sud d'une capacité de 340 lits. Ce site gère les services de chirurgie orthopédique et la traumatologie du sport, avec un accueil des urgences de jour dans cette discipline. Depuis août 2009 l'hôpital Sud a été rejoint par l'institut de rééducation anciennement implanté sur le plateau des Petites-Roches à Saint-Hilaire-du-Touvet.

De nombreuses cliniques se répartissent également sur le territoire : le Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble (clinique d'Alembert, clinique des Eaux-Claires, institut de cancérologie Daniel Hollard), la clinique des Alpes, la clinique du Mail à Grenoble, ainsi que la clinique Belledonne à Saint-Martin-d'Hères et la clinique Médicèdre à Echirolles (anciennement clinique des Cèdres à Grenoble).

En 2008, la ville de Grenoble a obtenu la première place du troisième « palmarès santé », publié par la revue Impact médecine. En 2011, le CHU de Grenoble a été classé à la 15e place des CHU et CHR les plus sûrs de France[131].

Sports[modifier | modifier le code]

Enceintes sportives[modifier | modifier le code]

Le Stade des Alpes accueil les matchs de rugby du FCG, de football du GF38 et comme ici, certains matchs de Hockey des Bruleurs de Loups

Grenoble dispose de nombreux lieux d'accueil de manifestations sportives. Parmi les principaux se trouvent le stade des Alpes, d'une capacité de 20 068 places, où prennent place les matchs de rugby, de football et certains matchs de hockey sur glace, ainsi que le stade Lesdiguières, doté de 12 000 places, et accueillant certaines rencontres de rugby.

En outre, la patinoire Pôle Sud est la plus grande patinoire en capacité de la Ligue Magnus[132], avec une capacité de 3 496 places assises dans la halle sportive.

Également, de nombreux équipements sportifs construits pour les Jeux olympiques d'hiver de 1968 subsistent encore aujourd'hui, le plus notable étant le palais des sports situé dans le parc Paul-Mistral. Il demeure encore le lieu de nombreuses manifestations sportives, en plus d’être utilisé comme salle de spectacles. Selon la configuration du plateau, il peut accueillir près de 12 000 spectateurs. Toujours dans le parc Paul-Mistral se trouve l'anneau de vitesse, servant aujourd'hui de piste de roller, et la halle Clemenceau. Ancienne patinoire de Grenoble, reconfigurée en salle omnisports, elle peut atteindre 2 042 places en configuration (basket, hand, volley).

D’autres legs olympiques se trouvent en périphérie de la ville. C’est le cas des pistes olympiques hommes et femmes de la station de Chamrousse, du tremplin de saut à ski de Saint-Nizier-du-Moucherotte, ou encore la piste de luge de Villard de lans.

Vie sportive[modifier | modifier le code]

Les six jours de Grenoble.

Grenoble a accueilli, depuis les Jeux olympiques d'hiver de 1968, de grands événements sportifs : championnats d'Europe indoor d'athlétisme, Coupe Davis, Masters de la perche, championnats du monde de boxe, matches internationaux de basket-ball, de volley-ball, de handball ou de hockey sur glace, compétitions internationales de gymnastique ou de patinage sur glace, critérium cycliste du Dauphiné Libéré, six jours cyclistes, jumpings internationaux, etc.

Grenoble a été la première ville en 1919 où un maillot jaune a été attribué au leader du Tour de France. Par ailleurs, elle a reçu cette épreuve cycliste à trente-quatre reprises entre 1903 et 2008, ce qui la situe au cinquième rang des villes de province (ex æquo avec Caen et Nice). Cependant, l'arrivée de la municipalité écologiste d'Éric Piolle en mars 2014, marque l'arrêt du déroulement de cette épreuve dans la ville[133], et confirme ainsi l'arrêt de tout évènement ou épreuve de prestige dans la ville comme les Six jours de Grenoble, le Supercross SX Tour, ou le Festival international du cirque de Grenoble[129]. Il est également opposé à la réception du Tour de France durant son mandat[134][135].

L'image du sport grenoblois ne se limite ainsi pas aux sports d'hiver. La capitale des Alpes est riche de trois-cent-cinquante clubs exerçant dans soixante-cinq disciplines différentes représentant 33 000 athlètes licenciés et 1 800 cadres dirigeants. Un Grenoblois sur trois pratique une activité sportive de compétition ou de loisir. La salle d'escalade Espace Vertical sur le site Bouchayer-Viallet représente une activité de montagne en plein essor, ainsi que la Via ferrata de Grenoble sur la colline de la Bastille. De plus, de nombreux sites naturels d'escalade sont répartis dans les trois massifs entourant la ville, représentant des milliers de voies tous niveaux confondus.

Les clubs grenoblois les plus connus sont par exemple :

Sport Club Division Enceinte sportive
Rugby FC Grenoble (FCG) Top 14 Stade Lesdiguières et Stade des Alpes
Hockey sur glace Brûleurs de Loups (BDL) Ligue Magnus Patinoire Pôle Sud et Stade des Alpes
football américain Centaures de Grenoble Casque de diamant Stade Raymond Espagnac et Stade Lesdiguières
football américain Diables Bleus de Grenoble Championnat régional Stade Bachelard
roller in line hockey Yéti's de Grenoble Championnat de France de roller in line hockey CSU Gymnase de la piscine
Volley-ball GVUC Nationale 1 Gymnase Malherbe
Football Grenoble Foot 38 (GF38) CFA Stade des Alpes
Basket-ball Football Club de Grenoble Basket
Handibasket Meylan Grenoble Handibasket Nationale A
Rugby à XIII Grenoble olympique XIII Stade Charles-Berty
Cyclisme Grenoble Métropole Cyclisme 38 (GMC38) DN3 Vélodrome d'Eybens
Aviron Aviron grenoblois 39 quai Jongkind, Pont d'Oxford

Les clubs grenoblois moins connus présents sur la ville sont par exemple :

Parmi les clubs les plus populaires, certains ont été champion de France en élite en représentant Grenoble comme : les Brûleurs de Loups de Grenoble, le FC Grenoble Rugby, FC Grenoble Basket, Grenoble Volley Université Club et le Trampoline club du Dauphiné avec le tumbling par équipes[136]. L'Aviron grenoblois a aussi terminé en tête du classement des clubs français : général, masculin, féminin et jeunes.

Le club des Yéti's de Grenoble a lui été champion d'Europe ConfCup en 2008 et 2010.

Médias[modifier | modifier le code]

Siège de la rédaction du Dauphiné libéré à Grenoble.

La presse locale est dominée par le quotidien régional Le Dauphiné libéré, fondé en 1945, et dont le siège est à Grenoble. Ce quotidien fait partie du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes. Son tirage quotidien est d'environ 270 000 exemplaires[137] et sa zone de diffusion s’étend sur les anciennes provinces du Dauphiné et de la Savoie, mais également l’Ain (Pays de Gex), le Vaucluse (Vaucluse matin) ainsi que la vallée de l'Ubaye dans les Alpes de Haute Provence[137].

Le Dauphiné Libéré a lancé en 2008 Grenews afin de diversifier son public et de faire face à la concurrence d'autres médias. Grenews vise l'agglomération grenobloise et combine un hebdomadaire gratuit, un site web et une Web TV. En février 2011 cet hebdomadaire est renommé Gre CityLocalNews. Le choix de journaux locaux et de magazines est également étoffé par Le Postillon (journal satirique indépendant recrée en 2009), Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, Le Petit Bulletin, Captiv Magazine, Les Antennes (le gratuit citoyen de la région grenobloise), le Guide du dahu et Minizou. Les collectivités locales éditent deux bimensuels officiels gratuits et distribués dans les boîtes aux lettres, Les Nouvelles de Grenoble et le Métroscope, ainsi que le mensuel Isère Magazine.

Le bassin grenoblois bénéficie par ailleurs de la présence de nombreuses télévisions locales. France 3 (avec France 3 Alpes et l’édition locale France 3 Grenoble) domine historiquement l'information locale. Le 20 novembre 2005 a cependant été lancée la chaîne d’information locale privée TéléGrenoble, devenue en 2011 TéléGrenoble Isère. Elle propose des reportages d'actualités locales. En outre, début 2008, l'ancien rédacteur en chef du 6 minutes édition Grenoble a lancé Grenews.com, une webTV d'information locale. En ce qui concerne les médias locaux sur la toile peut être retrouvé le site de GreNews ainsi que ceux du Dauphiné libéré, de TéléGrenoble Isère et GreBlog MonGrenoble.

Il existe plusieurs radios locales basées à Grenoble et dans sa région en plus des stations nationales dont les plus importantes sont France Bleu Isère et Alpes 1. À noter également la présence des stations Radio Campus Grenoble, Radio Malherbe Grenoble (R.M.G), RCF, Max FM, Hot radio, New's FM, Radio Grésivaudan, Radio ISA, Radio Kaléidoscope et Radio Kol Hachalom.

En 2014, la commune de Grenoble a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ » pour la cinquième année consécutive[138] après avoir reçu également fin 2010 le Trophée de la Communication récompensant le meilleur site internet des villes de plus de 40 000 habitants[139].

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des sanctuaires grenoblois.

Les Grenoblois disposent de lieux de culte bouddhiste, catholique, israélite, musulman et protestant.

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

L’association culturelle bouddhiste gère la pagode Tinh Do Hoa Nghiem, cercle de pratique affilié à l'institut Karma Ling (le Sangha Loka) ainsi qu'un Centre d'études bouddhiques[140].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Grenoble-Vienne compte cinq paroisses à Grenoble[141] disposant à Grenoble de 17 lieux de culte catholique : six églises (Notre-Dame Réconciliatrice, Saint-André, Saint-Joseph, Saint-Louis, Saint-Luc et Saint-Vincent-de-Paul) au sein de la paroisse Notre-Dame de l'Espérance[142], trois églises (Saint-François-de-Sales, Saint-Jacques et Saint-Paul) au sein de la paroisse de la Sainte-Famille[143], cinq lieux de culte (les églises Sacré-Cœur, Saint-Bruno, Saint-Jean, Saint-Pierre et la mission italienne Sainte-Claire) au sein de la paroisse Jean XVIII[144], deux lieux (le centre œcuménique Saint-Marc et le relais 3V « Villeneuve - Village olympique - Vigny-Musset ») au sein de la paroisse de la Sainte-Trinité[145] et l'église œcuménique Saint-Augustin au sein de la paroisse Saint-Thomas[146].

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La communauté juive grenobloise comprend plusieurs organisations : notamment la synagogue consistoriale Bar Yohaï et l'association cultuelle Zekhout Avot, ainsi que la communauté juive loubavitch qui bénéficie d'une école et d'un mikvé (bassin de purification): http://www.fr.chabad.org/centers/default_cdo/aid/117836/jewish/Beth-Habad-de-Grenoble.htm.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Les Grenoblois de religion musulmane disposent de onze lieux de culte : centre-ville (mosquée du centre culturel musulman de Grenoble), quartier Alma (mosquée Al Fath, mosquée AL Imane), quartier Mistral (mosquée Abou Bakr), quartier Teisseire (mosquée de Teisseire), quartier Villeneuve (mosquée Al Kawthar, mosquée Tawba, mosquée turque), mosquée des Baladins, mosquée de Saint-Bruno, mosquée turque du centre-ville[147].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le culte protestant à Grenoble est principalement organisé autour de l’Église Protestante Unie de Grenoble (anciennement Église réformée de Grenoble), qui appartient à l'Église Protestante Unie de France (anciennement Église réformée de France). L’église dispose d’un lieu de culte principal situé rue Hébert et rassemble sur l’agglomération grenobloise près de 1 400 familles, soit près de 4 000 personnes[148]. Le diaconat protestant de Grenoble, service d’entraide aux plus démunis, y est également situé.

L'association de l'église anglicane de Grenoble a par ailleurs été fondée à Grenoble en 1966. À l’origine sous l’autorité de l’aumônier de Lyon, elle est devenue une aumônerie autonome en 1994[149].

Diverses Églises protestantes évangéliques se trouvent également à Grenoble, dont la majeure partie s'identifient au Conseil national des évangéliques de France[150]. On peut trouver, par exemple, l'Église Protestante Evangélique du Drac[151].

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

Les paroisses orthodoxes à Grenoble sont : le paroisse de Saint Georges, la chapelle de la Résurrection, la paroisse orthodoxe de Tous Saints et la communauté du Patriarcat de Moscou[152].

Économie[modifier | modifier le code]

Repères[modifier | modifier le code]

Siège des Éditions Glénat

L’économie grenobloise a commencé son développement au XVIIe siècle et XVIIIe siècle autour de l’industrie gantière. Au cours du XIXe siècle, la ville s'est progressivement industrialisée. Grenoble et sa région sont pionnières en matière d'hydro-électricité : quelques carrières, de l'industrie de transformation mais surtout la houille blanche. Grenoble organisa ainsi l'exposition internationale de la houille blanche en 1925. Toutefois, dans le courant du milieu du XXe siècle, la ville connaît un certain déclin industriel, bien que son industrie du gant soit réputée dans le monde entier (Gant Perrin…).

En 2006, la ville de Grenoble compte 10 700 établissements (dont cent-vingt établissements de plus de cinquante salariés) totalisant 91 800 emplois (dont 53 100 emplois dans le secteur privé). Environ 1 500 entreprises sont créées chaque année (taux de création d'activité annuel de 14 %), et plus de 8 000 emplois ont été créés entre 1999 et 2006. Le secteur tertiaire représente 88 % du tissu économique grenoblois et 83 % des emplois[153].

L’économie de Grenoble est par ailleurs caractérisée par le poids important dont jouissent les administrations publiques territoriales avec la présence entre autres de la préfecture, de la mairie, du conseil général, de l’intercommunalité, des trois universités ou encore du centre hospitalier. Ce-dernier emploie par exemple en 2011 un total de 7 231 salariés (dont 1 557 en personnel médical), ce qui fait de lui le plus gros employeur de l'agglomération grenobloise[154].

En outre, l’économie sociale et solidaire représente 14 % des établissements employeurs (associations, coopératives, mutuelles) et comptabilise 16 % des salariés à Grenoble. Le secteur connaît une progression importante avec une forte création d'emplois de plus de 20 % ces dix dernières années[155]. La municipalité est engagée depuis mars 2009 dans le projet européen « Urban Nose » devant contribuer au développement de l'économie solidaire. Différentes initiatives sont également menées tel l'événement YESS! au sein duquel participent cent-cinquante associations, coopératives et mutuelles.

L'économie parallèle est implantée à Grenoble avec dans l'histoire de cette économie entre autres la présence de Cosa Nostra, dont des membres y furent arrêtés en 1992 (Giacomo Pagano et Calogero Pulci)[156]. La présence de plusieurs milieux mafieux et de réseaux de petite et grande délinquance a plusieurs fois été le sujet de procès, de faits divers et de la une des journaux nationaux ou locaux[157].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs décennies, la ville s'est réorientée et elle est réputée aujourd'hui pour être un important pôle de recherche scientifique (universités, Synchrotron…). Grenoble est impliquée dans quatre pôles de compétitivité : les pôles mondiaux Lyonbiopôle (biotechnologie, diagnostic et vaccins) et Minalogic (microtechnologies, nanotechnologies et logiciels embarqués), le pôle national Tenerrdis (énergies renouvelables) et le pôle à vocation mondiale Axelera (chimie et environnement)[158]. L'agglomération accueille en outre plusieurs entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies (STMicroelectronics, Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Schneider Electric, Atos Worldgrid[159], R&D France Télécom, Bull, etc.). D'autres grandes sociétés y ont leur siège comme Teisseire et les Éditions Glénat.

La commune de Grenoble comprend environ 12 000 emplois industriels.

Services[modifier | modifier le code]

Galerie commerciale dans l'espace Comboire.

Grenoble compte sur son territoire trois centres commerciaux importants : Grand'Place, complexe de cent-quarante boutiques au sud de la ville en limite de la commune d'Échirolles, le très innovant centre commercial de la caserne de Bonne avec trente-neuf boutiques et K'Store, le plus petit (seize boutiques), mais le plus ancien. Le centre-ville comprend quant à lui de nombreux petits commerces en particulier dans ses zones piétonnières. De nombreuses enseignes plus importantes se sont également implantées dans le centre-ville telles que les Galeries Lafayette, une Fnac ou encore Nespresso. L’agglomération grenobloise comprend quatre importantes zones commerciales : « Espace Comboire » à Échirolles, « Porte du Grésivaudan » à Saint-Martin-d’Hères, « Cap des H' » et « Cap 38 » à Saint-Égrève. À noter également que l'hypermarché le plus rentable de France (hors Monaco), en 2011, est le Carrefour de Meylan, qui génère 20 420 euros de chiffre d'affaires annuel par mètre carré[160].

Le tourisme représente aussi une part non négligeable de l'économie locale avec les nombreuses stations de sports d'hiver implantées dans la région. La ville comprend en 2010 un ensemble de trente-deux hôtels (deux « une étoile », vingt « deux étoiles », neuf « trois étoiles » et un « quatre étoiles ») [46]. Plusieurs hôtels sont également en construction, dont le Grand Hôtel « quatre étoiles » en centre-ville, afin de diversifier et compléter l’offre hôtelière de la commune.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu médian par ménage grenoblois en 2008 est de 19 759 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 18 129 € par an[161]. Le revenu net déclaré moyen par ménage était quant à lui de 24 703 € (23 450 € pour la moyenne nationale). Au niveau de la fiscalité, 59,9 % des ménages étaient imposables à Grenoble, contre 54,2 % au niveau national. D’autre part, 867 Grenoblois sont redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Grenoble est de 5 589 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables grenoblois de l'ISF est estimé à environ 1 469 306 €/an[162].

Emploi[modifier | modifier le code]

L’unité urbaine grenobloise compte une population active totale d’environ 251 486 individus[163] sur les 25,5 millions du pays. Le taux annuel moyen de variation de l’emploi total entre 1999 et 2008 a été de 1,5 %. Le taux d'activité entre 15 et 64 ans en 2008 est de 70,1 %, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est de 71,6 %. Le nombre de chômeurs est de 18 125 en décembre 2010. Grenoble compte 44,5 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 16,3 % de retraités, 31,9 % de jeunes scolarisés et 7,3 % d'autres personnes sans activité[164].

Le taux de chômage, après avoir fortement diminué entre 1999 et 2008, a subi comme partout en France les effets de la crise économique internationale.

Évolution du taux de chômage de la zone d'emploi

Année (au T1) 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Grenoble 10,5 % 9,3 % 7,2 % 7,2 % 7,7 % 8,1 % 7,6 % 7,8 % 7,2 % 6,1 % 7,4 % 8,1 % 7,6 % 7,9 % 8,5 %
Sources des données : Insee[165]

Au sein de la ville de Grenoble, les emplois sont répartis de la manière suivante :

Répartition par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Grenoble 0 % 4,9 % 21,4 % 26,3 % 29,2 % 18,2 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[166]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Le tissu économique grenoblois est caractérisé par une place prépondérante donnée à l’industrie et aux services aux entreprises (représentant 10 325 établissements mi-2011, soit 56,6 % des établissements implantés sur l’agglomération de Grenoble[167]). En 2011, 47,7 % des établissements comprenaient de un à neuf salariés tandis que 9,9 % comptaient dix salariés ou plus. De par son statut de technopole européenne, l'économie locale bénéficie par ailleurs de la présence de grands groupes industriels, fleurons de l’économie locale et nationale, implantés à l’international et souvent leaders sur leurs marchés. L’unité urbaine de Grenoble comptait au total 31 364 établissements répartis ainsi :

Répartition des établissements par secteur

Grenoble France
Agriculture 0,8 % 12,6 %
Industrie 5,9 % 5,8 %
Construction 9 % 9,2 %
Commerce et services divers 64,9 % 58,1 %
Administration publique, enseignement, santé et action sociale 19,3 % 14,3 %
Sources des données : INSEE[168]

Recherche et techniques de pointe[modifier | modifier le code]

Le Polygone scientifique de Grenoble.

La ville de Grenoble a une longue tradition dans les techniques de pointe, puisque c'est dans cette ville qu'étaient implantés Neyrpic, la Sogreah, et un Institut de Mathématiques Appliquées, l'IMAG, dont les activités tournaient autour de l'hydraulique. L'IMAG a été le premier laboratoire académique en France à recevoir un calculateur électronique, en 1952[170]. Le VIe Plan (1971-1975) prévoyait de développer le centre informatique de Grenoble[171].

La recherche scientifique tient aujourd'hui une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le Polygone scientifique ainsi que d'autres lieux de l'agglomération (tels Inovallée (ex-ZIRST), un des premiers pôles technologiques de France) regroupent neuf organismes de recherche nationaux (CEA (CENG, Centre d'Études Nucléaires de Grenoble), CNRS, CEMAGREF, CEN, CRSSA, INRA, INRIA, INSERM, IRD), quatre centres de recherche internationaux (l'EMBL, l'ESRF, l'ILL, l'IRAM) et trois centres techniques industriels (CETIM, CSTB, CTP). De plus les universités et Grenoble INP possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche. Cette recherche de haut niveau s'appuie sur la présence à Grenoble d'équipements de renommée mondiale, à l'image de l'ESRF, l'un des trois plus importants synchrotrons de la planète[172], ou du réacteur de recherche de l'institut Laue-Langevin qui constitue la source de neutrons la plus intense du monde[173]. L’expertise de Grenoble en matière de hautes technologies s’organise principalement autour de trois domaines[174].

Le pôle numérique et logiciel[175][modifier | modifier le code]

Il comprend le domaine des micro- et nanotechnologies, ainsi que l’informatique et l’électronique : Grenoble bénéficie d’un environnement riche dans les nanotechnologies, avec la présence de grands groupes industriels, un grand nombre de PME/PMI et de nombreux laboratoires de recherches (LETI, INRIA…). Ceci s’est traduit en 2002 par l’Alliance-Crolles 2, collaboration entre Freescale Semiconductor (ex-Motorola), NXP Semiconductors (scission de Philips Semiconductors) et STMicroelectronics, qui fut le plus gros investissement industriel réalisé en France depuis dix ans (avec 2,8 milliards d’euros investis). Cette alliance a pris fin en 2007 et c'est un accord entre STMicroelectronics, le CEA et IBM (appelé Nano 2012) qui lui a succédé, pour un investissement total de 2,372 milliards d'euros en recherche et développement.

Le complexe Minatec

De même, le pôle d'innovation Minatec, lancé à l'initiative du CEA-Leti et de l'INP Grenoble, est un centre majeur en Europe pour les micro et nanotechnologies. Grenoble fait ainsi partie des quelques sites qui, dans le monde, possèdent les bases scientifiques, technologiques et industrielles suffisantes pour atteindre une reconnaissance internationale dans ce domaine[176]. En septembre 2005, le gouvernement français nomme Minalogic (MIcro NAnotechnologies et LOgiciel Grenoble-Isère Compétitivité) comme pôle de compétitivité. Ce pôle a pour ambition de construire un centre de dimension internationale pour les puces miniaturisées intelligentes grâce à la mise en commun de moyens issus à la fois de l’industrie, de la recherche et de la formation en micro-nanotechnologies et technologies du logiciel. La région grenobloise constitue l'un des trois plus grands centres mondiaux pour les micro-nanotechnologies avec East Fishkill aux États-Unis et Hsinchu à Taiwan[117]. Enfin, en 2012, Grenoble est devenu l'un des huit institut de recherche technologique français et le nomme Nanoelec.

Grenoble est également un grand pôle en informatique et en électronique avec la présence de grandes entreprises (Hewlett-Packard, Bull…) et une recherche active. L’industrie du logiciel est très développée dans l’agglomération : le multimédia et les développements de logiciels, positionnent Grenoble, tant en industrie qu'en recherche, dans les premiers rangs au niveau européen. Le pôle numérique avec la microélectronique et les nanotechnologies, en passant par le logiciel et les systèmes embarqués, compte 39 000 emplois dans le Grand Grenoble dont 22 000 en électronique et micro-nanotechnologies, 12 000 dans l'informatique et le logiciel, 5 000 dans la recherche publique[117]. En plus de la présence de leaders mondiaux du secteur, Grenoble offre un tissu dense de PMI-PME et de start-ups. Ce foisonnement est soutenu par une formation et une recherche académique de qualité, notamment par le biais de l'école nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble, considérée comme l'une des meilleures écoles d'ingénieurs de France pour la qualité de son recrutement et de sa recherche[177].

Le pôle biotechnologies[modifier | modifier le code]

Centre de recherche Clinatec.

Dans le domaine des biotechnologies et de la bio-informatique, Grenoble est reconnu comme pôle d'excellence dans plusieurs disciplines qui se situent dans le champ scientifique, à la croisée de la chimie et de la biologie : ingénierie de la santé, imagerie médicale, neurosciences et cancérologie. La ville est également reconnue pour son expertise dans le domaine des biopuces. L’entreprise bioMérieux a implanté son centre de recherche en biologie moléculaire à Grenoble et le centre de recherche Clinatec ouvert fin 2011 sur le polygone scientifique rentre dans sa phase opérationnelle sur les implantations de nanomatériaux dans le cerveau[178]. Grenoble abrite aussi des projets de recherche fédérateurs comme NanoBio, le génopôle Rhône-Alpes et le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) ainsi que le programme européen Nano2Life et participe au pôle de compétitivité mondial Lyonbiopôle[179]. Ce secteur totalise 10 000 emplois dont 8 000 dans les entreprises et 2 000 dans la recherche publique[117].

Le pôle des nouvelles technologies de l'énergie[modifier | modifier le code]

Grenoble occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’expérimentation de l’énergie solaire photovoltaïque, de la pile à combustible et des réseaux intelligents. Le pôle de compétitivité Tenerrdis, dans lequel l’agglomération grenobloise est impliquée[180], a pour ambition de développer les nouvelles technologies de l’énergie, composante majeure du développement durable et répond à un enjeu majeur : améliorer le rendement des panneaux solaires. En novembre 2009, un accord a été établi entre le CEA Grenoble, le gouvernement français et le constructeur automobile Renault portant sur la création d’une coentreprise ayant pour objectif le développement et la production des batteries pour véhicules électriques en France d'ici la mi-2012[181]. En 2011, la filière représente 11 200 emplois dont 10 500 dans les entreprises et 700 dans la recherche publique[117]. En 2012, la filiale d'un leader mondial, Atos Worldgrid, s'installe sur le site Bouchayer-Viallet avec 750 personnes.

Une concentration de matière grise exceptionnelle[modifier | modifier le code]

Tous ces domaines font de Grenoble un fleuron national pour son taux d'emplois métropolitains supérieurs (14,0 % de l'emploi total, soit 35 186 emplois[182]). La ville se situe au premier rang des grandes aires urbaines de province, devant toutes les métropoles régionales. Ces emplois sont principalement spécialisés dans la conception-recherche (45 % du total). Par ailleurs, avec 22 800 chercheurs (11 800 dans la recherche publique, 7 500 dans la recherche privée auxquels s'ajoutent 3 500 thésards[117]), la métropole s'affirme comme le deuxième centre de recherche en France après Paris et un pôle de recherche scientifique majeur en Europe, ce qui lui vaut parfois le surnom de « Silicon Valley française[183] ».

Pour renforcer cette excellence grenobloise, les pouvoirs publics développent en 2010 le projet GIANT[184] (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) avec pour ambition de doter la ville d’un campus d'innovation (Giant) de rang mondial. Le projet s’appuie sur les trois centres d'excellence précédemment présentés : Minatec pour les TIC, GreEn-ER (Grenoble Énergies - enseignement et recherche) pour les énergies du futur et les transports innovants, NanoBio pour les biotechnologies et la santé, afin de favoriser les synergies entre recherche, plates-formes technologiques, enseignement supérieur et industrie. Cet objectif suppose des aménagements urbains importants, prenant place dans le cadre du projet connexe Grenoble Presqu'île[185], partie prenante du programme EcoCités. Véritable projet urbain, universitaire et scientifique, Grenoble Presqu’île fait partie des trois investissements public-privé les plus importants de France, avec 1,3 milliard d’euros d’investissements sur quinze ans, et se veut projet pilote en matière de développement urbain durable.

Grenoble est également réputé pour la qualité de sa recherche académique en sciences politiques et sociales. L’unité mixte de recherche du CNRS et de l’université de Grenoble Pacte (acronyme de Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires) regroupe plusieurs laboratoires en sciences humaines et sociales et constitue une des plus grosses structures de recherche en France pour la science politique, la géographie, l’aménagement et l’urbanisme, la sociologie des organisations et de l’innovation scientifique. Elle compte 119 chercheurs et enseignants-chercheurs permanents, vingt-quatre ingénieurs, techniciens et administratifs, et 163 doctorants[186].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grenoble compte 33 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[187], 6 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[188] et un monument labellisé Patrimoine en Isère[189].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Grenoble demeura une ville proche d'une frontière et fortifiée par des murailles jusqu’au dernier quart du XIXe siècle, ce qui explique la relative petite taille de son centre historique. Il n’en demeure pas moins attrayant et riche de nombreux ouvrages témoins de l’histoire de la cité.

La vieille ville[modifier | modifier le code]
La place Saint-André avec la façade de l'ancien parlement du Dauphiné.
Façade de l'hôtel de Croÿ-Chasnel.

Parmi les lieux d’intérêt peut être tout d'abord mentionnée la place Grenette. En plein cœur du centre historique et commerçant, les foires aux grains de Grenoble s'y tenaient jadis (d'où son nom). Elle est aujourd'hui bordée de restaurants et de brasseries. D'ici, la Grande Rue, qui fut l’antique voie romaine, conduit à la place Saint-André, où se trouvent la statue du chevalier Bayard, au no 7 le Café La Table Ronde (établissement fondé en 1793, ce qui en fait le deuxième plus vieux café de France après le Café Procope à Paris) et le Palais du parlement du Dauphiné, dont la partie la plus ancienne remonte au XVe siècle. Sa façade confronte plusieurs styles et matériaux, témoins de ses différentes périodes de construction. Un peu plus loin se trouve la place aux Herbes avec son marché. Jadis dénommée place du Mal-Conseil, elle était traditionnellement au Moyen Âge la place du pouvoir populaire à Grenoble, où se réunissaient les Grenoblois pour discuter des affaires de la cité. C'est ici qu'eurent lieu également les exécutions publiques[190]. Plus à l'ouest se trouvent le Jardin de ville (dont une partie serait due à Le Nôtre), la tour du Trésor (XIVe siècle) et l'ancien hôtel de Lesdiguières, construit en 1602 par l'architecte Pierre La Cuisse (naguère hôtel de ville et actuellement Maison de l'international). le Jardin de ville contient également la gare inférieure du téléphérique de la ville.

La vieille ville de Grenoble regorge par ailleurs d’hôtels particuliers qui rappellent son passé de cité parlementaire. Peut notamment être cité ici l'hôtel de Pierre Bucher, (procureur général du roi et doyen de l'université de Grenoble), rue Brocherie, qui comporte deux parties. La plus ancienne, édifiée en 1560 sur trois niveaux aux baies géminées rehaussées de médaillons, témoigne du profond changement de l'architecture de cette époque qui passe du gothique à la Renaissance. La partie sur rue, avec sa belle porte cochère et sa façade avec entresol est représentative du XVIIIe siècle. Également, l’hôtel d'Ornacieux, dit maison de Vaucanson, rue Chenoise, construit après 1620, possède un intérêt historique certain. Un portail en pierres bicolores permet l'accès à la cour et à son escalier d'honneur, l'un des plus beaux de la région Rhône-Alpes. Dans cet hôtel vécut Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et inventeur d'automates. L'hôtel de François Marc (conseiller au Parlement de Grenoble), rue Barnave, datant de 1490, possède quant à lui un portail en arc brisé rehaussé d'un écu sculpté d'un lion (symbole de l'évangéliste Marc), porche voûté d'ogive et anciennes fenêtres gothiques sur cour carrée. Au 10 rue Chenoise se trouve un hôtel du XVe siècle de style gothique tardif avec une façade et une cour intérieure bien restaurée ; au 16 rue Jean-Jacques Rousseau enfin, l’hôtel Coupier de Maillé datant du XVIIe siècle présente une porte monumentale en bois. Par ailleurs, l'appartement du docteur Gagnon (grand-père de Stendhal), Grande Rue, est ouvert depuis le 15 septembre 2012 en tant que nouveau musée Stendhal.

Comme autres monuments remarquables, il convient de citer la tour de l'Isle, datant du XIVe siècle (premier hôtel de ville de Grenoble, aujourd'hui annexe du musée de Grenoble abritant la collection des dessins), ainsi que le lycée Stendhal édifié au XVIIe siècle (ancien collège des Jésuites, rue Raoul Blanchard). En 1673, le père Bonfa y peint une horloge solaire, aidé de ses élèves. C'est une fresque couvrant 100 m2 de murs et de plafonds dans l'escalier principal. Ce cadran solaire à réflexion fonctionne encore parfaitement : à l'aide d'un miroir placé sur la fenêtre, le soleil se reflète et donne une tache lumineuse qui, passant sur les lignes du plafond et des murs, indique l'heure solaire, le mois et le signe du zodiaque. Elle permet d'autre part de connaître l’heure dans toutes les écoles jésuites du monde[191]. Ses dimensions et son intérêt astronomique en font une œuvre unique au monde[192].

De l'autre côté de l'Isère, sur la rive droite, se trouvent au sein du quartier Saint-Laurent (quartier « italien » de Grenoble avec entre autres ses nombreuses pizzerias) la porte Saint-Laurent (reconstruite en 1615 sur l'ordre de Lesdiguières) et la porte de France. La passerelle Saint-Laurent, suspendue au-dessus de l'Isère, date de 1837 et se trouve approximativement à l'emplacement où les Romains ont construit le premier pont sur l'Isère en 43 avant notre ère. Au 97 rue Saint-Laurent, l'ancien hôtel des monnaies constitue un bel immeuble du début du XVIe siècle. Les Dauphins y frappaient des pièces d'or et d'argent de même valeur que les monnaies du Royaume, mais à leurs armes. Le bâtiment a conservé son couloir renaissance aux voûtes nervurées. Dans la cour, un portail surmonté d'un fronton triangulaire encadré de deux colonnes donne accès à un escalier à vis. Chaque étage possède en outre des coursives à l'italienne.

Plus au sud se trouve la ferme de Vaulnaveys (ou tour Prémol), au Village Olympique, datant[193] du XIIe siècle.

Époque industrielle[modifier | modifier le code]

Grenoble connut une importante extension, à l’ouest et au sud au-delà de ses remparts, durant le XIXe siècle, à la suite du développement économique de la ville. Le centre-ville augmenta considérablement et ce fut l'occasion de moderniser et de construire des quartiers dans les styles architecturaux de l’époque destinés à accueillir les services administratifs et la nouvelle bourgeoisie industrielle grenobloise.

Ancien musée-bibliothèque, place de Verdun.

Cette extension s’est faite au sud autour de la place de Verdun, ancienne place d'Armes et centre du pouvoir administratif de la ville. Elle est entourée d'édifices remarquables en pierre calcaire, représentatifs de l'époque du Second Empire[194], tels la préfecture de l'Isère, l'ancien musée-bibliothèque, l'hôtel des Troupes de montagne, l’ancienne université, ainsi que des rues et immeubles du XIXe siècle.

L’extension du centre-ville à l’ouest s’est faite un peu plus tard autour de la place Victor Hugo (où se trouve une statue d'Hector Berlioz), avec le percement des grandes artères urbaines que sont le boulevard Édouard Rey ou encore l’avenue Alsace-Lorraine. De multiples édifices dans le style haussmannien peuvent y être admirés, la plupart étant réalisés en béton (appelé à l'époque « ciment moulé » et dont Grenoble était le berceau[195]). Parmi les plus remarquables se trouvent l’immeuble « aux éléphants » rue Félix Poulat, l’immeuble « au griffon » à l’angle de la rue Molière et du boulevard Édouard-Rey ou encore la « Coupole dauphinoise » avenue Alsace-Lorraine.

C’est également à cette période que les Halles, place Sainte-Claire, furent construites dans le style des anciennes halles de Paris.

Le quartier Bouchayer-Viallet est quant à lui un témoignage du passé industriel de la cité avec la petite Halle, récemment réhabilitée à la suite du réaménagement du quartier, l'ancienne usine Cémoi, ou encore Le Magasin (Centre national d'art contemporain) : halle construite par les ateliers Eiffel pour l'exposition universelle de Paris de 1900, elle fut achetée par les industriels grenoblois Bouchayer et Viallet, démontée et transportée à Grenoble. Elle se distingue par sa structure métallique rivetée, caractéristique des ateliers Eiffel[196], et la grande verrière.

Ouvrages du XXe siècle[modifier | modifier le code]
Téléphérique de la Bastille.

Le patrimoine grenoble a également été étoffé de nombreux monuments datant du XXe siècle, l'un des plus emblématiques étant le téléphérique de Grenoble. Le parc Paul-Mistral, créé avec l’exposition internationale, conserve pour sa part en son sein la tour Perret, vestige de cet événement symbole du développement industriel grenoblois. Le parc concentre également de nombreux ouvrages datant du bouleversement des Jeux Olympiques. Le garage hélicoïdal, dans le centre-ville historique est également à noter, chef-d'œuvre de l'art déco en ciment armé.

L’hôtel de ville, inauguré fin 1967, abrite un grand nombre d'œuvres d'art commandées à des artistes réputés (comme une mosaïque de tesselles de marbre réalisée par Charles Gianferrari ou encore une tapisserie de Raoul Ubac, tissée par les ateliers des Gobelins[197]). En arrivant par les Grands Boulevards, l'entrée du parc est quant à elle marquée par la présence de la vasque olympique, véritable vestige du passé olympique de la métropole alpine. Elle fut rallumée à l'occasion du passage des flammes olympiques des Jeux olympiques d'hiver de 1992 et 2006, ainsi que pour la célébration des 40 ans des JO en février 2008. Il convient également de noter la présence le Palais des sports, d'une remarquable complexité technique, en particulier de par sa structure constituée de deux voûtes cylindriques en béton armé se chevauchant à angle droit, autoportantes et complètement indépendantes des façades de l'édifice[197].

L'aménagement du village olympique et du quartier de la Villeneuve ont également fortement marqué le visage urbain de l'agglomération. Grenoble possède également d’autres ouvrages remarquables datant des « Trente Glorieuses » comme, entre autres, les grands boulevards et leur architecture, couvrant des évolutions allant des années 1930 jusqu’aux années 1960, les imposantes Trois Tours de l'Île-verte (devenues à leur achèvement les plus hautes tours d'habitation d'Europe), l’immeuble en « S » ainsi que la Maison de la Culture, inaugurée par André Malraux.

D’autre part, de nombreuses œuvres d’art contemporain couvrent actuellement la ville, que ce soit au niveau de la gare (Calder), dans le parc Paul-Mistral ou dans le parc Albert Michallon. Enfin, les constructions plus récentes comme le musée de peinture et le stade des Alpes sont incontestablement des ouvrages importants dans le patrimoine architectural de la ville.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La ville possède un important patrimoine religieux[198], lié à la présence ancienne de nombreux couvents et témoignage de l’influence considérable qu’eurent les évêques de la ville, car, chefs spirituels du diocèse, ils furent pendant plusieurs siècles également détenteurs du pouvoir temporel en rivalité avec les Dauphins. La disposition spatiale permet de rendre compte de ces deux zones de pouvoirs : d'un côté de la cité le groupe épiscopal autour de la cathédrale Notre-Dame et de son parvis, symbole du pouvoir des évêques ; de l'autre le quartier delphinal avec la collégiale Saint-André et le palais du Parlement, symbole du pouvoir des Dauphins. « Deux places, deux juridictions, deux clochers qui se toisent avec instance »[199].

Groupe évêché cathédral, place Notre-Dame[modifier | modifier le code]
Le clocher porche de la cathédrale (au centre) et l'ancien évêché (à gauche).

Constitué par la cathédrale Notre-Dame et l'église Saint-Hugues, (qui forme avec elle une église double), ainsi que par l'ancien palais épiscopal et les vestiges du baptistère, le groupe cathédral est un ensemble complexe, dont les parties de bâtiment les plus anciennes remontent aux XIIe et XIIIe siècles. La cathédrale présente dans le chœur un des plus imposants ciboriums de France (de style gothique flamboyant du XVe siècle, atteignant quinze mètres de hauteur). La tour de Clérieux, datant du IXe siècle, est visible depuis la place Notre-Dame.

L'ancien palais épiscopal, musée de l'Ancien Évêché depuis septembre 1998[200], possède un beau portail d'entrée, un escalier monumental à rampe en fer forgé. Le bâtiment actuel date du XVIIIe siècle, mais des éléments antérieurs (Moyen Âge) ont été préservés dans les étages[201] et, surtout, sont visibles au sous-sol depuis 1999 les vestiges de l'enceinte gallo-romaine du IIIe siècle, ainsi que du baptistère des premiers temps chrétiens, utilisé entre les IVe et Xe siècles, (redécouverts en 1989, au moment de la construction de la ligne B du tramway[202]).

Collégiale Saint-André, place Saint-André[modifier | modifier le code]

Datant du début du XIIIe siècle[203], la Collégiale Saint-André est un des premiers bâtiments gothiques de la ville et abrite depuis 1822 le mausolée élevé au chevalier Bayard, mort en 1524.

C'est le Dauphin Guigues-André qui, à partir de 1228, en lança la construction au cœur du quartier delphinal, lieu de pouvoir des Dauphins au Moyen Âge, pour installer le chapitre de chanoines qu'il avait fondé deux ans plus tôt, et ainsi affirmer son pouvoir face à celui de l'évêque. Avec ses 56 mètres, le clocher de Saint André est resté l'édifice le plus élevé de la ville depuis son édification jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle.

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]
Façade de l'église Saint-Louis.

Parmi les autres édifices de la commune, citons l'église Saint-Louis, rue Félix-Poulat. Construite de 1689 à 1699, à l'instigation de Mgr Le Camus, sur un terrain situé près des remparts et des casernes et donné le 28 juin 1685 par Louis XIV, qui accorda aussi trois subventions successives de 36 000 livres, sur des plans de Claude Mollard[204].

D'autres édifices furent réalisés à la suite des extensions successives de la cité à partir du XIXe siècle. Le quartier Berriat est dominé par la silhouette de l'église Saint-Bruno, place Saint-Bruno. Consacrée à Bruno le Chartreux, fondateur du premier monastère de la Grande Chartreuse, elle est ouverte au culte en 1879. Ce fut la première église construite à l'ouest de la ville dans les nouveaux quartiers populaires et ouvriers et, avec ses 67 mètres, devint le plus haut bâtiment de la ville[205]. Près de la gare de Grenoble se trouve la basilique du Sacré Cœur, place Doyen Gosse. Construite entre 1917 et 1924, cette basilique est un ex-voto de la ville. Son clocher demeure inachevé. Elle abrite un Christ en pierre réalisé par le sculpteur Émile Gilioli en 1942, ainsi que 25 tableaux de l'artiste Marie Adomi Israël. L'année 1924 marque également la consécration de la basilique Saint-Joseph située place de Metz, dans le centre-ville.

Plus récemment a été édifiée de 1963 à 1965 l'église Saint-Jean, boulevard Joseph Vallier. Cette église est certainement, par son originale forme circulaire juchée sur pilotis, l'édifice religieux récent de Grenoble le plus marquant. La toiture est surmontée d'un important lanternon comportant neuf baies avec une croix au-dessus, culminant à 27 mètres de hauteur. Deux ans plus tard, l'église Saint-Luc fut inaugurée au sein de l'Île Verte. Détail insolite, elle fait partie d'un complexe architectural comprenant l'église en bas et un immeuble d'habitation en haut.

Édifices reconvertis[modifier | modifier le code]

De nombreux autres édifices religieux grenoblois ont par ailleurs vu leur usage varier au gré des époques. Aujourd'hui, nombre d'entre eux sont devenus des lieux importants de la vie culturelle locale. L'ancienne église Saint-Laurent est par exemple devenu le musée archéologique de Grenoble[206]. Il s'agit d'un site archéologique complexe du XIe siècle dans le quartier Saint-Laurent. La « crypte » Saint-Oyand (début du VIe siècle)[207] est l'un des très précieux et rares monuments du Haut Moyen Âge en France encore debout[208].

Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas.

L'ancien monastère des Visitandines de Sainte-Marie-d'en-Haut, fondé en 1618[209], est devenu quant à lui après une histoire pleine de vicissitudes[210] le musée dauphinois. À l'intérieur, la chapelle de la Visitation, véritable joyau de l'art baroque français, a reçu en 1662 un grand retable en bois doré, don de François de Bonne de Créqui, et en 1666 un superbe décor de fresques en trompe l'œil dû au peintre Toussaint Largeot, pour célébrer la canonisation de François de Sales.

Destin similaire pour l'ancienne chapelle de Sainte-Marie-d'en-Bas, rue Très Cloîtres, transformée en théâtre. Construite en 1652, la façade possède un beau portail encadré de colonnes jumelées portant un entablement et des pots-à-feu, rehaussé d'un motif de nuées rayonnantes.

Fondé en 1646, l'ancien couvent des Minimes, rue du Vieux Temple, a eu une histoire mouvementée[211]. Aujourd'hui les bâtiments abritent le foyer de l'étudiante, et l'ancienne chapelle est transformée en salle de concert (salle Olivier Messiaen) pour l'orchestre Les Musiciens du Louvre–Grenoble et diverses actions culturelles.

Enfin, l'ancien monastère des Bernardines de Sainte-Cécile, rue Servan, eut lui aussi à subir une histoire mouvementée[212] : fondé en 1624, réquisitionné par les armées révolutionnaires en 1791 et convertie en magasin pour le matériel des troupes, il devint un cinéma durant les années 1920 avant d'abriter un dancing baptisé « l'Enfer », puis le théâtre le Rio de 1974 à 1999. Il abrite depuis 2009 le siège des éditions Glénat, dont l'installation permis la réhabilitation entière du couvent pour lui rendre sa splendeur d'origine. Désormais, la chapelle, la cour-parvis et la bibliothèque de plus de 20 000 ouvrages[212] sont de nouveau ouverts aux visiteurs. En outre, une statue à l'effigie de Titeuf surplombe désormais le porche de l'ancien couvent[213].

Carré militaire 14-18 du cimetière Saint-Roch.

Patrimoine funéraire[modifier | modifier le code]

Remplaçant les cimetières paroissiaux des siècles précédents, le premier cimetière municipal est créé en 1810 sous Napoléon Ier, et prend le nom de cimetière Saint-Roch. Il remplace un cimetière utilisé durant seulement dix ans le long du Drac, abandonné à cause de son éloignement de la ville fortifiée et surtout d'un terrain alluvionnaire rempli de gravier peu propice à l'enterrement des corps. Il contient 824 tombes classées remarquables, tant sur le plan architectural qu'historique. En 1941, un second cimetière municipal de sept hectares, celui du Grand Sablon, est ouvert à la périphérie de la ville, sur la commune de La Tronche. Enfin, devant la saturation de ce dernier, en 1995 est ouvert un troisième cimetière intercommunal de huit hectares situé sur la commune de Poisat.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

La cité a été une importante place de garnison, à la frontière du royaume de France. Le patrimoine militaire demeure toujours visible de nos jours en divers endroits de la ville.

Fortifications de la Bastille.

L’édifice le plus symbolique de cet héritage est sans conteste le fort de la Bastille, qui domine toujours la ville de son imposante silhouette. Il est en autres composé d'une échauguette construite au XVIe siècle ainsi qu’un donjon encadré de deux branches fortifiées et doté, côté montagne, d'un cavalier casematé, d'un fossé et d'un glacis. Ses remparts, ses casemates et ses escaliers s’étendent par ailleurs sur près de trois cents mètres de dénivelé jusqu’aux faubourgs de la vieille ville[214]. En contrebas se trouve en outre la citadelle Rabot, lieu de vie des soldats, ainsi que le jardin des Dauphins. La forteresse sommitale est également accessible par le téléphérique de Grenoble. Enfin, de part et d’autre du site se trouvent les portes de France et Saint-Laurent.

L'esplanade Alain Le Ray, cour d'honneur de l’ancienne caserne militaire De Bonne inaugurée en 1883, et ses bâtiments, rénovés lors de l’aménagement du quartier[215], s’affirment également de nos jours comme des témoins remarquables du passé militaire de Grenoble. À cela s’ajoute également la caserne de l’Alma, rue Cornélie Gémond, les édifices d’entrée de la cité administrative Dode (où se trouve par ailleurs l'ancienne poudrière construite par Vauban, rue du commandant Lherminier, et datant de la fin du XVIIe siècle), sans oublier l’ancien hôtel de la Division, actuel hôtel des troupes de montagne, place de Verdun.

Enfin, la métropole alpine conserve en son sein de nombreuses portions de remparts datant de tous les âges. Les plus anciens, rue Lafayette et au musée de l’Ancien-Evêché, remontent au IIIe siècle et constituent les vestiges de l’enceinte romaine. Près du musée de Grenoble demeurent deux sections de murailles de la citadelle de Lesdiguières édifiée au début du XVIe siècle ainsi que la tour de l'Isle, achevée en 1418, seul vestige marquant des fortifications médiévales de Grenoble[216]. Pour finir, plusieurs vestiges des remparts du général Haxo édifiés au XIXe siècle demeurent : le long du parc Michallon, où plusieurs sections du mur d'enceinte sont préservées, mais surtout près du parc Paul-Mistral, où un bastion entier est conservé, et ceci jusqu'à l'ancienne porte Très-Cloître, dont la partie nord est toujours existante, du côté de la rue Malakoff.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espaces verts.
Le parc Paul-Mistral.

En 2014, Grenoble a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[217]. pour la quatrième année consécutive. La ville compte plus d'une cinquantaine de parcs de taille très diverse, du petit square au grand parc urbain, d'une dizaine d'hectares ou plus. D'autre part, Grenoble compte environ quarante mille arbres[218], et la construction des lignes du tramway a permis la création de nouvelles « coulées vertes ».

Le plus ancien d’entre eux est le Jardin de Ville. C'est l'ancien parc du château du duc de Lesdiguières, aménagé en 1622 en un jardin de fleurs et une partie boisée plantée de tilleuls et de platanes, racheté par la ville à ses héritiers en 1719[219]. À proximité de la vieille ville se trouve également le Jardin des Dauphins, site inscrit[220]. D'une superficie de deux hectares, il est situé sur les pentes sud de l'éperon du Rachais. Aménagé en terrasses sur des terrains militaires en 1909, la situation très abritée du jardin des Dauphins[221] en fait un site unique avec un microclimat favorable à une végétation méditerranéenne[222]. Au XIXe siècle fut aménagé par ailleurs le Jardin des Plantes sur 17 000 m2. Il accompagne le Muséum d'histoire naturelle[223] et abrite entre autres curiosités des arbres centenaires.

L’extension de la ville au cours du XXe siècle a permis la constitution de parcs aux dimensions beaucoup plus importantes. Le plus connu d’entre eux est sans conteste le parc Paul-Mistral, d’une superficie de vingt-et-un hectares. Il sert d'écrin de verdure à de nombreux bâtiments, dont l'hôtel de ville et le palais des sports depuis 1968 et le Stade des Alpes, inauguré en 2008. Il abrite également de nombreuses sculptures ainsi que des monuments. La vasque olympique des jeux de 1968 y est installée. Plus au sud, après le démontage du stade olympique de Grenoble, la création du quartier de la Villeneuve au début des années 1970 s’est accompagnée de la réalisation du parc Jean-Verlhac, d’une superficie de quatorze hectares.

La fin de siècle a vu la création de nouveaux parcs dans la ville. Cela commence à partir de 1988, avec la création sur 16 000 m2 du parc Albert-Michallon. Situé au nord-est du musée de Grenoble, il le prolonge par son jardin de sculptures. Dernièrement (2010) a été aménagé le Jardin des vallons, d’une superficie de 1,5 hectare. C'est un petit parc boisé et vallonné (d'où son nom), situé dans le nouvel éco quartier de Grenoble et contigu au centre commercial de la caserne de Bonne.

Fontaines et bassins[modifier | modifier le code]

De très nombreuses fontaines[224] parsèment la ville, monumentales ou discrètes[225], anciennes ou récentes, rappelant que l'histoire de la ville est une lutte constante contre les inondations.

Fontaines anciennes[modifier | modifier le code]
Château d'eau de La Valette, place Grenette.
  • La plus vieille fontaine de Grenoble se trouve rue Saint-Laurent, elle porte la date de 1746[226].
  • La Fontaine des trois ordres, place Notre-Dame[227], en pierre et bronze, œuvre d'Henry Ding, érigée à l'occasion du centenaire de la Journée des Tuiles et l'Assemblée des Trois ordres de Vizille en 1788.
  • La Fontaine du lion, place de la Cymaise, à l'emplacement du gué primitif et du seul pont sur l'Isère pendant des siècles, et au pied de la montée Chalemont (l'ancienne voie romaine), œuvre de Victor Sappey, en 1843, pour inaugurer les travaux d'endiguement de l'Isère[228].
  • Le Torrent, au Jardin de Ville, bronze d'Urbain Basset, 1882, placé initialement place de Verdun (à l'époque appelée place de la Constitution) et installé au Jardin de Ville en 1888, sur une rocaille. Il faillit être fondu en 1942 pour les besoins de l'armée allemande. La fontaine actuelle est l'œuvre de l'architecte A. Rolland[229].
  • Le Château d'eau de La Valette, érigé en 1824 place Grenette, dont le jet peut monter à 22 mètres[230].
  • Les Trois fontaines de la rue Montorge, à l'entrée du Jardin de ville, de style baroque, 1887[231].
  • Le Berger Cyparisse, statue de Jean Esprit Marcellin de 1848, ornant la fontaine place de Gordes en 1850.
  • Le bassin et le jet d'eau de la place Victor-Hugo.
Fontaines modernes[modifier | modifier le code]
  • Le bassin du patio de l'hôtel de ville, 1967.
  • L'Huître, 1985, derrière l'hôtel de Belmont, en pierre de l'Échaillon (comme les colonnes de l'hôtel), œuvre de Louis Val[232].
  • Les jeux d'eau, parvis de la gare, 1987[233].
  • Les Sphères, fontaine installée en 1986 à l'angle de l'avenue Alsace-Lorraine et du Cours Gambetta[234].
  • La fontaine en triangle de la place Claveyson[235].

Ponts et passerelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des ponts de Grenoble.

Le franchissement de l'Isère et du Drac a de tout temps posé problème et s'est longtemps fait en bac, les ponts étant rares. Au début du XXIe siècle, cependant, Grenoble ne compte pas moins de deux passerelles et dix-neuf ponts, le dernier ayant été achevé début 2011. Leur construction, pour la plupart, n'est pas très ancienne et n'a pas toujours été facile. Pendant des siècles, la ville n'a eu qu'un pont sur l'Isère, le pont Saint-Laurent, endommagé ou emporté à chaque grande crue et reconstruit maintes fois. À péage et doté de piliers en pierre au XVIIe siècle, il est remplacé en 1838 par un pont suspendu à tablier de bois, encore à péage, rénové et renforcé en 1909. Un deuxième pont, en pierre, commencé par Lesdiguières en 1621, fut achevé en 1671 par François de Bonne de Créqui et baptisé Pont Créqui ou pont de la Graille. Reconstruit aussi en 1838, en pierres de Sassenage[236]. Les autres ponts datent pour la plupart du XIXe siècle , et pour une demi-douzaine de voies routières et autoroutières, du XXe siècle.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine dauphinoise.
Noix de Grenoble AOC.

Le patrimoine gastronomique de Grenoble est symbolisé par le gratin dauphinois ou encore ses célèbres noix (premier fruit AOC[237]) avec lesquelles est réalisé le gâteau aux noix de Grenoble. Grenoble a également ses propres bières, disponibles sous l’appellation « Bières Mandrin ». Il en existe à de multiples saveurs (la Mandrin aux noix, à la réglisse, au miel…)[238]. L'écrevisse est par ailleurs une spécialité de la région et est présente dans de nombreux plats régionaux : poulet aux écrevisses, pigeon aux écrevisses, gratin de queues d’écrevisses, quiche aux écrevisses[239]. D'autres spécialités incluent la soupe de l'ubac et la fricassée de caïon.

La commune voisine de Sassenage est pour sa part célèbre pour son fromage tandis que la région voironnaise, connue pour ses chocolats et son plum-cake, a également apposé son nom sur une recette de bette : les bettes « à la voironnaise »[240]. La région est d'autre part le lieu de production de trois célèbres liqueurs : la chartreuse, l'antésite et le génépi[241]. La batavia rouge grenobloise (appelée également gloire du Dauphiné[242]) est une variété de salade produite dans la région.

La ville fut également le lieu de création des usines de sirop Teisseire en 1720[243], de la fabrique de pâtes Lustucru en 1824[244], de la biscuiterie Brun en 1883[245], ou encore de la chocolaterie Cémoi[246] en 1920.

Grenoble ne possède aucun restaurant étoilé du Guide Michelin. Toutefois, le restaurant Grand Hôtel d'Uriage-les-Bains à proximité de la ville est récompensé par deux étoiles[247]. La commune se situe dans plusieurs zones d'appellations décernées par l'INAO : AOC-AOP Noix de Grenoble, IGP Emmental français Est Central (Label rouge), IGP Isère blanc, rosé et rouge.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théâtre municipal de Grenoble.
Théâtre municipal, côté place Saint-André.

Dès le XIVe siècle, un grand nombre de « mystères » étaient joués sur la place Saint-André[248] et, pour de grandes occasions, des « histoires » étaient représentées dans certaines salles aménagées en salles de spectacles. En 1658, Molière et sa troupe jouèrent dans la salle[249] qui n'était pas encore considérée comme une salle de théâtre, mais comme la salle du jeu de paume du duc de Lesdiguières. L'endroit devint un vrai théâtre l'année suivante en septembre 1768.

En 1952, la Ville se donna les moyens de doter l'établissement d'un équipement moderne capable d'offrir le confort et d'assurer la sécurité des spectateurs. L'intérieur fut totalement réaménagé. Les efforts furent concentrés surtout sur l'acoustique et la manutention. La façade fut démolie et mise au goût du jour, l'entrée décorée de fresques polychromes cloisonnées en trompe-l'œil par l'artiste Georges Gimel représentant les artistes et comédiens des années 1920. Le bâtiment fut ravalé et rajeuni dans les années 2000 et la décoration du mur de scène aveugle fit l'objet d'un concours ; il fut orné de fenêtres en trompe-l'œil, assorties à celles de façades voisines. La salle fut entièrement refaite pour l’ouverture de la saison 2007/2008 avec 617 nouveaux fauteuils. Le théâtre municipal propose une soixantaine de représentations par saison.

La scène théâtrale grenobloise est également présente au sein de la maison de la culture de Grenoble. En tant que scène nationale, elle comprend un studio de répétition pour le théâtre ainsi que le réputé Centre dramatique national des Alpes (CDNA) dirigé par Jacques Osinski (fermé au 1er janvier 2014). Il propose de grandes œuvres du répertoire ainsi que des textes contemporains, tour à tour joués à Grenoble, puis repris en tournée dans toute la France. Trois spectacles ponctuent chaque saison, dont un d'un metteur en scène invité et de fréquentes lectures de textes contemporains.

Grenoble abrite d'autres structures, comme le Théâtre 145. Il est géré par le collectif Le Tricycle, ainsi que le Théâtre de Poche. La programmation est axée sur la jeune création et la transversalité des formes artistiques. Un travail artistique est mené avec les habitants du quartier Berriat (ateliers d'écriture, concours de nouvelles, école des spectateurs…). Le festival Regards croisés y est organisé[250]. Il jouit d’une capacité d’accueil s’élevant à 277 places.

L'Espace 600, situé à la Villeneuve, est particulièrement spécialisé dans le jeune public.

La présence de l’établissement « Le 102 » peut également être mentionnée. Il s’agit d’un lieu autogéré et sans subvention, occupant depuis 1983 des locaux en convention avec la ville de Grenoble. Le 102 est connu pour ses concerts de musique improvisés ainsi que ses séances de cinéma expérimental et documentaire.

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Salle Olivier Messiaen dans la chapelle de l'ancien couvent des Minimes.

La principale institution grenobloise dans ce domaine est la maison de la culture. Construite par André Wogenscky à l'occasion des Jeux olympiques, elle rouvre ses portes après d'importants travaux de réhabilitation et d'agrandissement en 2004. Nommée auparavant Le Cargo, elle change alors de nom pour celui de MC2 (pour « Maison de la Culture 2 »). Ses capacités d’accueil sont nombreuses et diversifiées puisqu’elle inclut une grande salle de 1 028 places, un auditorium de 998 places, une petite salle de 244 places, une salle de création de 700 m2 ainsi que deux studios de danse et un studio d'enregistrement[251]. Sa fréquentation dépasse depuis sa rénovation la barre des 100 000 spectateurs par an[252]. Deux prestigieux centres de création lui sont associés, à savoir le Centre chorégraphique national de danse contemporaine dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre-Grenoble dirigés par Marc Minkowski.

L'ancienne chapelle du couvent des Minimes de Grenoble fut par ailleurs transformée en salle de musique Olivier Messiaen où se produisent également Les Musiciens du Louvre. Elle peut accueillir quarante-deux musiciens en plateau devant 375 spectateurs[253].

Parallèlement à l'activité des musiciens du Louvre, la salle Morillot dans l'aile Vieux Temple de l'ancien couvent est mise à disposition des MJC et écoles qui organisent ainsi des manifestations très diverses. Depuis 1991, les lieux accueillent également l’Observatoire des politiques culturelles de la ville, ainsi que quelques associations.

La ville compte aussi deux grandes structures : le Palais des sports de Grenoble, pouvant accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs[254], accueille régulièrement de nombreux artistes de la scène nationale et internationale comme Elton John, Bob Dylan, Snoop Dogg ou encore Mylène Farmer. Également, le Summum est une salle de spectacle situé dans le quartier Alpexpo accueillant nombres d’artistes. Jaugée à 2 990 places assises, elle peut atteindre 5 000 places assises/debout (la « fosse » est alors débarrassée de ses sièges)[255].

Par ailleurs, l'implantation d'une salle de concert pour les musiques amplifiées est également prévue dans le cadre du réaménagement urbain du secteur Bouchayer-Viallet. D’une jauge de quatre-cents à huit-cents places, elle aura pour vocation sur l'agglomération de compléter le réseau de salles de diffusion et de lieux d'accompagnement des pratiques[256].

Musées[modifier | modifier le code]

Musées d'art[modifier | modifier le code]
Musée de Grenoble.

Le musée de Grenoble, fondé par Louis-Joseph Jay en 1798, est l'un des grands et plus riches musées de Beaux-Arts français[257], dont les collections couvrent les principales périodes de l'histoire de l'art, de l'Antiquité à nos jours. La section du XXe siècle est particulièrement riche puisque le musée est considéré comme le plus ancien musée d'art contemporain en France[258]. Toutes les tendances et mouvements de la peinture sont présents avec des tableaux de peintres tels Georges Braque, Amedeo Modigliani, Marc Chagall ou encore Vassily Kandinsky. Matisse fit don de son Intérieur aux aubergines, Pablo Picasso de sa Femme lisant en 1921 et Claude Monet du Coin de l'étang à Giverny en 1923. De grands noms du surréalisme sont aussi présents. Le musée de Grenoble est une référence pour l'art contemporain, avec notamment des œuvres de Pierre Soulages, Christian Boltanski (Monument), Andy Warhol, ou encore Rebecca Horn.

Mais les autres collections sont également très importantes. Ainsi, la collection d’antiquités égyptiennes présentée est considérée comme la cinquième de France, avec en particulier de très beaux sarcophages ainsi qu'une momie du VIe siècle , la prophétesse d'Antinoé, présentée sous une vitre blindée. Par ailleurs, la plus belle collection de tableaux de Francisco de Zurbarán dans un musée français avec le musée du Louvre y est incluse[259]. Enfin, l'école dauphinoise du XIXe siècle occupe une place de choix dans le musée. Un jardin de sculptures est en outre installé sur le pourtour est/nord-ouest du musée, dans le parc Albert Michallon. Remarquablement paysagé, c'est dans ce parc que se trouve le plus vieil arbre de la ville, un Cèdre du Liban, planté en 1847[260].

Le Centre national d'art contemporain (CNAC) dit Le Magasin est par ailleurs l'un des lieux emblématiques de la vie culturelle française. Il fait partie des grands travaux de 1981, et se voulait l'un des fers de lance d'une politique de décentralisation d'une forme d'expression artistique. Le nom de Magasin a été choisi par son directeur-fondateur, Jacques Guillot, en hommage à l'exposition constructiviste russe de 1916 de même nom[261]. Contrairement à un musée, le Magasin n'acquiert pas d'œuvres et ne constitue pas de collection. Il renouvelle ses expositions trimestriellement et un bon nombre des œuvres présentées sont créées in situ. Le Centre d'art Bastille est également un autre lieu d'exposition consacré à l'art contemporain.

Musées régionaux et historiques[modifier | modifier le code]
La couverture de verre et d'acier qui protège le site archéologique au sud de l'église.

La culture dauphinoise est quant à elle mise à l’honneur par le musée dauphinois des arts et traditions populaires créé en 1906. Musée ethnographique, archéologique, historique et de société bénéficiant du label « musée de France », il offre deux expositions de longues durées : « Gens de l'alpe » et « La Grande Histoire du ski » et deux nouvelles expositions temporaires proposées à chaque saison. D’autres musées remontent aux origines et à l’histoire de la région grenobloise. Le plus prestigieux est sans conteste le musée archéologique de Grenoble. Dans l’un des plus anciens quartiers de la ville, le quartier Saint-Laurent, la visite propose un voyage pour remonter le temps jusqu’aux origines du christianisme dans la région. Si sa renommée est acquise, grâce en particulier à son sanctuaire des premiers temps chrétiens (VIe siècle) pourvu d'une crypte exceptionnelle, la réalisation de récents travaux a permis de mettre en valeur toute la richesse d'un site classé monument historique. À l'emplacement de l'ancien cloître, les vestiges mis au jour par les archéologues sont désormais protégés par une couverture de verre et de métal. Plus de 1 500 sépultures ont été mises au jour et plus de 3 000 objets[262] ont été retrouvés dans les couches archéologiques et dans les tombes.

Le musée de l'Ancien Évêché présente quant à lui sur cinq niveaux des objets et tableaux ayant trait à l'histoire de Grenoble et de l'Isère, de la préhistoire à nos jours. Le sous-sol offre aux visiteurs des vestiges archéologiques : les restes du premier rempart de la ville datant de la fin du IIIe siècle ainsi qu'un baptistère utilisé entre le IVe et le Xe siècle[263]. Le musée Stendhal réinstallé depuis 2012 dans ses locaux de la Grande-Rue, présente l'appartement meublé de l'époque du grand écrivain. Le musée des troupes de montagne présente quant à lui sur 600 m2 l'histoire des soldats spécialisés dans le combat en montagne dont l'origine remonte à 1888. Armes, uniformes, matériels de transmission, cartes et témoignages retracent les moments forts de ces combattants surnommés les Diables bleus. Enfin, le musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère décrit la spécificité de la Résistance dans le département de l'Isère et particulièrement dans le massif du Vercors lors de la Seconde Guerre mondiale, avec une présentation chronologique des événements de cette guerre. Une nouvelle présentation par cartes murales animées permet de restituer l'univers concentrationnaire des déportés. Le musée a obtenu le label « musée de France ».

Musées scientifiques[modifier | modifier le code]
Muséum d'histoire naturelle.

D’autres musées grenoblois possèdent des collections à dimension scientifique. Le Muséum d'histoire naturelle de Grenoble tout d’abord, fondé en 1773, et qui présente au public un riche patrimoine naturel, notamment alpin. Ses collections sont fortes de plusieurs centaines de milliers d'objets dans les disciplines de la botanique, de la zoologie, de la géologie ou encore de l'ethnologie. Se trouve également au sein du muséum un jardin des Plantes achevé en 1855.

Le musée grenoblois des sciences médicales créé en 1992 et rattaché à l'hôpital Michallon propose chaque année une exposition liée à la médecine. Par ailleurs, le musée ARhome (musée privée de l'innovation industrielle) retrace les temps forts de l'histoire sociale, économique et politique française, ainsi que l'histoire de l'entreprise A.Raymond[264].

Enfin, le CCSTI de Grenoble - La Casemate, premier centre de culture scientifique, technique et industrielle de France, ouvert en 1979[265], vise à vulgariser la science, la technologie et la culture d'innovation. À cet effet, il organise une panoplie d'activités, telles que la conception et la mise en œuvre d'expositions interactives, d'ateliers scientifiques, de tables rondes et de débats destinés à une grande variété de publics, ainsi que des expositions itinérantes et des outils de proximité (le camion des sciences, par exemple). Il coordonne par ailleurs la Fête de la science dans la région.

Il convient également de mentionner le musée-bibliothèque de Grenoble, édifice culturel du XIXe siècle situé place de Verdun à Grenoble. Achevé en 1870, il accueillait jusqu'en 1970 la Bibliothèque municipale de Grenoble et jusqu'en 1992 les collections du musée de Grenoble. Il est actuellement utilisé comme lieu d'expositions temporaires (dont La Plateforme[266]).

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Bibliothèque d'étude et d'information.

La Bibliothèque municipale de Grenoble est une bibliothèque municipale classée rassemblant et animant un réseau de treize bibliothèques réparties sur la ville, ainsi que huit autres bibliothèques d'institutions culturelles locales. Héritière de la bibliothèque publique créée en 1772, elle s’installe en 1970 dans un bâtiment construit entre 1955 et 1959 par l'architecte Jean Benoit et labellisé patrimoine du XXe siècle en septembre 2004[267]. Elle conserve en 2010 environ 800 000 livres et documents[268] sur une superficie de 10 161 m². Elle détient également des fonds concernant l'ancienne province du Dauphiné et de la région Rhône-Alpes ou d'autres extrêmement prestigieux, tels que ceux du monastère de la Grande Chartreuse, Stendhal, Berlioz, Champollion.

Sur demande, elle donne par ailleurs accès au fonds ancien dauphinois, composé de 200 000 documents, et au fond ancien général comprenant 196 000 ouvrages et 20 000 manuscrits antérieurs à 1900 ainsi que 706 incunables[269].

La mission de la bibliothèque municipale, par-delà la conservation du patrimoine, est de contribuer au développement de la lecture et de lutter contre l'illettrisme. La bibliothèque a ainsi établi un réseau maillé de recherche et de consultation avec vingt-et-une autres bibliothèques dans la ville, dont huit bibliothèques associées dépendant d'institutions culturelles locales (le centre de ressources des écritures théâtrales contemporaines, la bibliothèque des éditions Glénat ou la bibliothèque Albert Soboul du musée de la Révolution française par exemple), élargissant ainsi sa réserve de lecture.

Cinémas[modifier | modifier le code]

Cinéma Mon Ciné à Saint-Martin-d'Hères.

L'agglomération de Grenoble compte quarante-cinq salles dans dix cinémas[270]. Le centre de la ville est investi par les petits cinémas indépendants à vocation culturelle, notamment la Cinémathèque de Grenoble[271] qui organise chaque année le Festival du Court Métrage, ou le cinéma d'art et essai Le Méliès, mais également Le Club (cinq salles, 493 places). La Nef (sept salles, 876 places) et Les 6 Rex (six salles, 1 009 places), les deux anciens principaux cinémas de Grenoble avant la création de multiplexes, possèdent une offre plus généraliste.

D’autres petites salles se sont également implantées dans plusieurs communes de l’agglomération : l’Espace Aragon à Villard-Bonnot, Mon Ciné à Saint-Martin-d'Hères et La Vence Scène à Saint-Egrève.

Enfin, l’agglomération abrite également deux multiplexes : un multiplexe Pathé (douze salles, 2 888 places[272]) situé dans la commune périphérique d’Echirolles, et le multiplexe Pathé-Chavant (dix salles, 2 950 places[273]) situé dans le quartier de l'hyper-centre au cœur de Grenoble.

Grenoble et l'humour[modifier | modifier le code]

  • Fernand Raynaud est l’auteur d’un sketch resté célèbre (Ne me parle pas de Grenoble) qui pourrait être interprété comme une critique envers Grenoble. En fait, il est question d’un truand assez minable qui espère se refaire en s'installant dans cette ville. Malheureusement on se méprend sur ses intentions et on lui propose un travail. Le personnage particulièrement choqué décide de quitter Grenoble. Il est difficile de ressentir un grief particulier contre la capitale des Alpes mais le choix n'est pas innocent.
  • Boris Vian, de passage à Grenoble en 1952, note la particularité architecturale des pissotières du cours Jean-Jaurès, qui donnent une position très digne à celui qui les utilise.
  • Un sketch dénommé Koumak de Patrick Timsit évoque, lui aussi, la ville de Grenoble pour se moquer des vols à escales trop fréquentes pour se rendre dans un lieu de villégiature (pour aller à Koumak, tu fais Paris - Abidjan, Abidjan - Moscou, Moscou - Los Angeles, Los-Angeles - Grenoble et Grenoble - Koumak).
  • Grenoble est évoqué dans Le Schpountz, pièce et film de Marcel Pagnol, mais pas de façon très sympathique (dialogue de Charpin).
  • Serge Papagalli est un auteur et un acteur contemporain écrivant des sketches sur les Dauphinoises et Dauphinois.
  • Soldats en garnison à Grenoble, Francis Carco et le poète Jean Pellerin y inventeront, rue Saint-Jacques, le personnage d'Eve Arrighi, auteur et critique littéraire fictive qu'ils feront disparaître peu avant la Première Guerre mondiale
  • C'est en utilisant comme modèle le fondateur de l'usine de pâtes Lustucru, à Grenoble, que Gabriel Chevallier écrira les héritiers Euffe, une chronique hilarante sur la société grenobloise au début du XXe siècle.
  • Coluche, dans son sketch Le clochard analphabète évoque Grenoble, en faisant un jeu de mots sur son frère qui a réussi et est ingénieur à Grenoble (ingénieur agronome)[274].
  • Luis Rego, dans sa plaidoirie lors du procès de Guy Bedos au Tribunal des flagrants délires, délaisse son client pour disserter sur la vie à Grenoble: misérable et arriérée, en comparaison avec la civilisation d'abondance et de luxe de Paris d'où vient le Tribunal, mais empreinte d'une indéniable joie de vivre[275].

Patrimoine insolite[modifier | modifier le code]

En décembre 1999 Grenoble fut, à l'instar d'autres grandes villes de France et du Globe, victime d'une invasion de « Spaces Invaders ». 54 « Invaders » colonisèrent la ville, œuvre occulte de l'artiste Invader en partenariat avec l'École des Beaux-Arts, pour le plus grand bonheur de ceux qui se souviennent du jeu vidéo du même nom et des observateurs. En 2012, 51 d'entre eux subsisteraient encore. L'École des Beaux-Arts dispose de la carte de leurs emplacements.

Grenoble et le cinéma[modifier | modifier le code]

Grenoble et ses environs ont souvent servi de cadre pour le cinéma.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités grenobloises.
Henri Beyle, dit Stendhal.

Grenoble est le lieu de naissance de nombreuses personnalités de l'histoire nationale, parmi lesquelles :

La ville a par ailleurs accueilli de nombreuses figures historiques aux talents variés, comme :

mais aussi le mathématicien et physicien Joseph Fourier, les ingénieurs Aristide Bergès et Louis Joseph Vicat, les fameux compositeurs Hector Berlioz et Olivier Messiaen ou encore l'abbé Pierre durant la Seconde Guerre mondiale.

Au cours du XXe siècle, des personnalités venant du monde entier séjournèrent à Grenoble : Jacqueline Kennedy et Abdoulaye Wade effectuèrent une partie de leurs études à l’université de Grenoble, Igor Stravinsky s'installa quelques années à Voreppe et l’écrivain Kateb Yacine passa à Grenoble ses dernières années.

La période contemporaine est caractérisée par la présence de musiciens et de gens du spectacle : le chef d’orchestre Emmanuel Krivine, le compositeur et pianiste Karim Maurice, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta, l’humoriste Roland Magdane, le chanteur-compositeur Michel Fugain ou encore le comédien Sami Bouajila. De nombreux artistes de la scène musicale française actuelle sont également issus de la région grenobloise tels les chanteurs Calogero, Anaïs Croze, Merwan Rim et Pep's ainsi que les groupes Sinsemilia et Gnawa Diffusion.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville.
Timbre : Armoiries de la ville de Grenoble, émis en 1942
Article détaillé : Armoiries de Grenoble.

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens. Pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la houille blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; saint André, patron des Dauphins ; saint Jean Baptiste, patron des citadins.

Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité : l'évêque, le dauphin, les consuls[276].

Dans l’actuel logo, qui fait fi de la tradition héraldique, les trois roses sont disposées d’une façon qui évoque davantage un symbole maçonnique qu’un élément de blason.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur Grenoble.
  • René Bourgeois, Stephan Corporon, Vincent de Taillandier, Promenades dans Grenoble : 10 itinéraires de découverte dans la capitale des Alpes, Presses universitaires de Grenoble,‎ 2004, 174 p. (ISBN 978-2-7061-1001-6, lire en ligne)
  • Grenoble, Capitale alpine, Arthaud, 1967, 245 pages.
  • Fantastique Grenoble - JO/68, Arthaud, 1968.
  • Jean-François Parent, Catalogue du Musée dauphinois pour l'exposition Le roman des grenoblois 1840-1980, Imprimerie Dardelet, Grenoble, 1982
  • Jean-Marie Guétat, William Lachenal et Georges Muller, Du Tram au TAG, éditions La Vie du Rail, 1987
  • Marc Fénoli et Béatrice Méténier, La Bastille et son téléphérique, les affiches de Grenoble et du Dauphiné,‎ 2006, 143 p. (ISBN 978-2-9527460-0-7, lire en ligne).
  • Anne Cayol-Gerin et Marie-Thérèse Chappert, Grenoble richesses historiques du XVIe au XVIIIe siècle, éditions Didier Richard, Grenoble, 1991.
  • Paul Dreyfus, Les rues de Grenoble, l'histoire illustrée des 815 rues, Grenoble, Glénat,‎ 1992, 276 p. (ISBN 978-2-7234-1434-0, lire en ligne)
  • Jean-Claude Duclos, Nora Esperguin et Olivier Ihl, Grenoble en résistance : parcours urbains, Dauphiné libéré,‎ 2004, 129 p. (ISBN 978-2-911739-62-0, lire en ligne)
  • Françoise Goyet et Philippe Malot, Grenoble, cœurs de pierre : sculptures, statues, monuments et fontaines, Edi Loire,‎ 1996, 110 p. (ISBN 978-2-84084-046-6, lire en ligne)
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Drac (draco dragon en latin) était un torrent aux crues violentes avant la constructions des barrages hydroélectriques, et l'Isère, qui serpente abondamment dans la vallée du Grésivaudan, est un serpent dans la mythologie locale.
  2. En 1995 par exemple, des manifestants ont entravé les travaux en s'enchaînant aux engins de construction de la section nord de l'autoroute.
  3. Sous le Second Empire en 1868, le centre de la place fut orné d'une statue équestre de Napoléon. Elle se trouve depuis 1929 à Laffrey.
  4. Forts du Saint-Eynard sur le Sappey-en-Chartreuse, Bourcet sur Corenc, Le Mûrier sur Gières, Les Quatre-Seigneurs sur Herbeys, Montavie sur Bresson, Comboire sur Claix.
  5. Dans la correspondance de L. Munatius Plancus, gouverneur de la Gaule Transalpine et ancien lieutenant de César avec Cicéron, après l'assassinat de César ; cité dans Bernard Rémy, Grenoble à l'époque gallo-romaine d'après les inscriptions, Grenoble, PUG,‎ 2002 (ISBN 978-2-7061-1051-1, lire en ligne) p. 25. Lettre du 4 juin 43, où il fait allusion à un pont (de bateaux ?) utilisé par ses soldats pour franchir l'Isère à Cularo, puis détruit après leur passage (Ad familiares, 10, 23).
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Capitales - GRENOBLE {Nanotechnology} - Little Big Town, sur le site de l'édition européenne du magazine Time
  2. « Grenoble, cinquième ville la plus innovante au monde, selon Forbes », sur info-economique.com (consulté le 16 juillet 2013).
  3. « Grenoble (38000) et ses habitants », sur habitants.fr (consulté le 21 août 2012).
  4. a et b « Distance orthodromique en kilomètres entre deux villes », sur le site ephemeride.com, site personnel de Thierry Bodin (consulté le 21 août 2012).
  5. « Distance par la route en kilomètres entre deux villes », sur le site viamichelin.fr (consulté le 21 août 2012).
  6. Réunion publique : métropole 2015, quoi de neuf pour Grenoble ? Place Gre'net, 13/12/2014
  7. a et b « Situation, climat, urbanisme », sur le site de l’Office du tourisme de Grenoble (consulté le 25 août 2012).
  8. « Les paysages glaciaires dans les montagnes », sur le site personnel de Claude Beaudevin (consulté le 21 août 2012).
  9. L. Gaillard, « Grenoble, ville durable », sur le site de « Pacte », unité mixte de recherche du CNRS et de l’université de Grenoble,‎ mars 2008 (consulté le 21 août 2012).
  10. Géographie et plan de Grenoble, sur le site cartesfrance.fr
  11. Services de la ville de Grenoble, Guide de la qualité environnementale dans l’architecture et l’urbanisme, p. 122, avril 2008, [lire en ligne].
  12. « Données Agglo Grenoble-Le Versoud », sur le site de Thomas Canda (consulté le 21 août 2012).
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  239. « L'écrevisse »
  240. « Blettes à la Voironnaise »
  241. « Spécialités régionales de Grenoble »
  242. « La batavia rouge grenobloise »
  243. « Teissère »
  244. « Lustucru »
  245. « Les biscuits Brun »
  246. « La chocolaterie Cémoi »
  247. « Les restaurants étoilés du Guide Michelin »
  248. Selon Gilbert Bouchard dans L'Isère en BD, tome 2, p. 45.
  249. BiblioLettres.com
  250. Rhône-Alpes culture
  251. Site de la MC2
  252. Pigemag.com
  253. Selon les archives municipales, cote 1873 W6.
  254. Francebillet.com
  255. Concertandco.com
  256. Site du projet urbain Bouchayer-Viallet
  257. « Le Musée des Beaux-Arts »
  258. Selon Serge Lemoine dans son livre Le Musée de Grenoble, Éditions musées et monuments de France, Paris, 1988, (ISBN 2-907333-02-X), et le magazine Connaissance des arts, hors série no 48 bis en 1994.
  259. « In Situ n°6 - septembre 2005 »
  260. Selon un document de 30 pages réalisé par le service des espaces verts de la ville de Grenoble et rédigé par Agathie Berthier
  261. Selon le livre d'Hervé Bienfait, Bouchayer et Viallet à Grenoble, article d'Yves Aupetitalot en page 106.
  262. Musée archéologique de Grenoble
  263. « Le baptistère »
  264. Site officiel du musée ARhome
  265. Blog Making science public
  266. Grenoble.fr
  267. Base Mérimée
  268. Selon le dépliant de la bibliothèque édité par la ville
  269. Selon Lectura, le portail des bibliothèques de Rhône-Alpes
  270. Site de France-cinéma
  271. Site de la Cinémathèque de Grenoble
  272. Site du Pathé Echirolles
  273. Site du Pathé Chavant
  274. Coluche le clochard analphabete
  275. Guy Bedos au Tribunal des Flagrants Délires (complet)
  276. Grenoble - Blason