Digne-les-Bains

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Digne-les-Bains
Place du Général de Gaulle
Place du Général de Gaulle
Blason de Digne-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence (préfecture)
Arrondissement Digne-les-Bains (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons
Intercommunalité Communauté de communes Asse Bléone Verdon

Pays Dignois

Maire
Mandat
Patricia Granet (DVG)
2014-2020
Code postal 04000
Code commune 04070
Démographie
Gentilé Dignois
Population
municipale
16 886 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 36″ N 6° 14′ 11″ E / 44.0933333333, 6.23638888889 ()44° 05′ 36″ Nord 6° 14′ 11″ Est / 44.0933333333, 6.23638888889 ()  
Altitude Min. 524 m – Max. 1 731 m
Superficie 117,07 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-dignelesbains.fr/

Digne-les-Bains (prononcé [ˈiɲ(ə) lɛ ˈbɛ̃]) (prov.: Dinha) est une commune française, préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence et située dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Dignois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Digne-les-Bains et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Située en bordure des Préalpes de Digne, de part et d’autre de la Bléone, Digne-les-Bains est le chef-lieu du département des Alpes de Haute-Provence. Placée au centre géographique du département, cette ville abrite 17 400 habitants, ce qui en fait l’une des plus petites préfectures de France par sa population. Le centre-ville est à 608 mètres d’altitude[1].

Les communes limitrophes de Digne-les-Bains sont La Robine-sur-Galabre, Le Brusquet, Marcoux, Archail, Tartonne, Clumanc, Chaudon-Norante, Châteauredon, Le Chaffaut-Saint-Jurson, Aiglun, Champtercier et Thoard.

Rose des vents Thoard Barles Marcoux
Archail
Draix
Rose des vents
Champtercier
Barras
N Tartonne
O    Digne-les-Bains    E
S
Aiglun
Mallemoisson
Châteauredon Clumanc

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune, qui est au cœur de la réserve géologique, a ses spécificités liées à l'ancienne cité construite en amont de la cluse que la Bléone a percé dans la nappe de Digne pour se déverser dans le bassin tertiaire de Valensole[2].

Les quartiers de la ville recouvrent les alluvions des torrents qui convergent en amont de la cluse. Les faubourgs les plus orientaux rejoignent une ligne de collines de calcaires à silex du Carixien, formant des falaises roussâtres orientées sud-ouest[2].

Les sources chaudes ont été captées, dès l'Antiquité, au point où ces calcaires carixiens sont coupés par l'entaille du vallon le plus méridional, descendant d'Entrages. Leurs vertus curatives sont liées à leur remontées le long des niveaux gypsifères triasiques de la semelle de charriage de la nappe de Digne[2].

Site et situation[modifier | modifier le code]

Digne est une ville essentiellement étendue dans la plaine formée par la vallée de la Bléone, étant donné que le relief qui l’entoure est très accidenté. La vieille ville est construite sur une colline située entre la Bléone et le torrent des Eaux-Chaudes, mais la ville s’est progressivement étendue dans les trois directions des vallées, en particulier vers l’aval. Sa situation géographique est assez remarquable, étant donné qu’elle se trouve au bord des Préalpes, sur le chevauchement qui porte son nom. Une partie de la ville est complètement enserrée dans la vallée de la Bléone, tandis que la ville s’étend largement sur les reliefs plus doux en aval. Avec l’annexion de communes voisines, surtout en aval, la ville s’étend sur plus de 8 km de longueur.

Transports[modifier | modifier le code]

N85   Route nationale 85   Drapeau de la France
Direction Méditerranée
Barrême
Digne-les-Bains Direction Grenoble
Mallemoisson

La ville est desservie par les Chemins de fer de Provence via la ligne ferroviaire Nice-Digne.

Relief[modifier | modifier le code]

La montagne la plus visible de la commune est le Cousson (1516 m) ; la Bigue culmine à 1 653 m[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans la vallée des Eaux-Chaudes, se trouvent huit sources chaudes et une froide utilisées pour le thermalisme : certaines sont radioactives, sulfydrurées, chlorobromoiodurées, arsenicales.

La ville est également traversée par la Bléone et le Mardaric.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Les cantons de Digne-les-Bains sont situés en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune de Digne est également exposée à trois autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Bléone et dans celles de ses affluents) ;
  • mouvement de terrain : toute la partie ouest de la commune est concernée par un aléa moyen à fort[6].

La commune de Digne est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[7]. En ce qui concerne la voie ferrée, la ligne de Saint-Auban à Digne est neutralisée et aucun trafic ne l’emprunte ; celle de Nice à Digne n’est empruntée que par des transports de voyageurs. La route nationale 85 et la route départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peuvent être empruntées par les transports routiers de marchandises dangereuses[8]. Enfin, le gazoduc servant à alimenter Digne en gaz naturel constitue un facteur de risque supplémentaire[9].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[7] et le Dicrim existe depuis 2009[10].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour un tremblement de terre, et de multiples fois pour des inondations, glissements de terrain et coulées de boue, et mouvements de terrain dus à la sécheresse[5]. Mais on peut également citer des inondations catastrophiques antérieures aux arrêtés : celles du Mardaric et des Eaux-Chaudes qui inondent le bourg en 1928, et celle de la Bléone en 1973 qui détruit partiellement le pont[11]. Cette destruction est causée par la rupture de l’embâcle créée dans le lit du Bès, qui provoque une onde de submersion[12]. De la même façon, plusieurs glissements de terrain massifs sont entrés dans l’histoire de la commune, comme celui du 24 décembre 1916 qui provoque l’effondrement d’une partie de Courbons, ou celui de 2002-2003 à Villard-des-Dourbes[13]. Les tremblements de terre à Digne ont une longue histoire. Pour ne retenir que ceux d’une intensité macro-sismique ressentie supérieure à V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets), on obtient la liste suivante (les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre)[14] :

  • le séisme du 31 août 1684, d’une intensité ressentie à Digne de V et demi et dont l’épicentre était situé à Digne[15],
  • le séisme du 2 décembre 1872, d’une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Digne[16] ;
  • le séisme du 20 septembre 1876, d’une intensité ressentie de V et demi et dont l’épicentre était situé à Digne[17] ;
  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie de VII et dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia (Piémont)[18] ;
  • le séisme du 27 septembre 1911, d’une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Barrême[19] ;
  • le séisme du 16 février 1915, d’une intensité ressentie de V et demi et dont l’épicentre était situé à Digne[20] ;
  • le séisme du 19 juin 1984, d’une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Aiglun[21].

Communes rattachées[modifier | modifier le code]

Courbons (Corbo, cité au XIIIe siècle mais l’église est citée en 1180[22]) est rattaché à Digne en 1862[23]. Le prieuré Sainte-Eugénie, ancêtre de l’église paroissiale, relevait du chapitre de Digne[22]. Les Juifs installés ici y sont massacrés en 1335. Ses fortifications sont abattues par Lesdiguières au cours des guerres de religion (1590). Elle comptait 80 feux en 1315, 90 en 1471 et 507 habitants en 1765[23].

Les Dourbes (De Dorbas, citées en 1035[1]) sont rattachées à Digne en 1974, sous forme de commune associée. Le village est situé sur une barre et une motte castrale est élevée au XIe siècle[24]. Elle comptait 48 feux en 1315, 12 en 1471 et 249 habitants en 1765, 296 habitants en 1851, 62 en 1982[25].

Gaubert (Galbertum, cité en 1180[22]) est rattaché à Digne en 1862[26]. L’église paroissiale relevait du chapitre de Digne, qui en percevait la dîme[22]. La place, ligueuse et défendue par Sautaire, est prise par Lavalette en 1591. Elle comptait 63 feux en 1315, 41 en 1471 et 456 habitants en 1765[26].

Les Sieyes, ou Sieyes tout court (Lascieias, cité au XIIIe siècle[27]) est rattaché à Digne en 1862. Elle comptait 10 feux en 1315, 13 en 1471 et 307 habitants en 1765[27]. Les deux prieurés, Sainte-Madeleine et Saint-Véran, relevaient du chapitre de Digne qui percevaient les dîmes[22].

Durant la Révolution, ces quatre communes comptent chacune une société patriotique, toutes créées après la fin de 1792[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Digne-les-Bains.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de trois rivières (la Bléone, le Mardaric, et les Eaux-Chaudes, en a fait un endroit idéal pour l’implantation humaine. Avant la conquête romaine, elle est la capitale des Bodiontici (ou Brodiontii) dont le nom est retrouvé sur le trophée des Alpes à La Turbie. La ville devient ensuite une cité romaine nommée Dinia au Ier siècle, puis Digna en 780[1], et appréciée pour ses eaux thermales[réf. nécessaire].

On retrouve quelques établissements ruraux tout autour de la ville, comme aux Hôtelleries de Gaubert (sud-est de la ville), où le bâtiment fouillé est occupé du début du Ier siècle à la fin du IVe siècle[29]. Dans ce secteur, au pied du Cousson, le sol a été cultivé de façon continue depuis l’Antiquité jusqu’au reboisement récent[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Deux quartiers distincts se forment  : le bourg et la cité. Le bourg, site antique, se voit doublé d'un castrum autour du château épiscopal construit sur le Rochas. Ces deux quartiers fonctionnaient comme deux villes indépendantes l’une de l'autre et ce dès leur création : le bourg restait sous la tutelle du prévôt du chapitre alors que la cité ou castrum relevait de l'évêque[31][réf. incomplète]. L'arrivée des Angevins à la tête du comté de Provence en 1246 accélère le processus de récupération des droits comtaux usurpés pendant la période précédente par les seigneurs laïcs ou ecclésiastiques[32][réf. incomplète].

Le retour du pouvoir comtal dans la cité entraîne une modification dans les rapports entre pouvoirs locaux et communauté : en 1260, la cité de Digne se voit reconnaître le droit de nommer des cominaux, chargés de veiller à la gestion de la ville[33][réf. incomplète]. Le regroupement des deux sites se fait administrativement en 1385 lors de l'institution de syndics, remplaçant les cominaux, chargés de représenter à la fois la cité et le bourg. L'évolution de l'institution permet d'observer une rationalisation administrative au début du XVe siècle[34][réf. incomplète].

À partir de 1475, la prédication des franciscains provoque plusieurs émeutes antijuives meurtrières[35].

Temps modernes (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, Digne est prise dans les guerres de religion. En 1562, les huguenots pénètrent dans la cathédrale, lacèrent les tableaux et brisent les statues, retirent les reliques et les font brûler avec les ornements du chœur sur le parvis[36]. La ville est attaquée par les protestants en 1574[37]. En 1575, c’est l’église Saint-Jérôme qui est saccagée[36]. Dans les années suivantes, la ville reste sous pression : en 1579, le capitaine d'Archal qui occupe les campagnes alentours[38].

En 1589, à l’avènement d’Henri IV, les ultras-catholiques de la Ligue catholique prennent le pouvoir dans la ville, jusqu’en 1591. Cette année, la ville tombe devant les armées royales de Lesdiguières. La cathédrale, fortifiée par les défenseurs, est attaquée : elle est bombardée avec des catapultes, puis prise d’assaut[39]. C’est aussi pendant cette période que les habitants s’emparent du château des évêques, sur le Rochas, et le détruisent, pour éviter qu’il ne tombe aux mains d’un parti ou de l’autre[39].

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France, par peur du complot des aristocrates désirant recouvrer leurs privilèges. Des rumeurs de troupes en armes dévastant tout sur son passage se propagent à grande vitesse, provoquant des prises d’armes, l’organisation de milices et des violences anti-nobiliaires. Cette Grande Peur, arrivée à Seyne le 31 juillet et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Digne et sa région le 31 juillet 1789 dans la journée avant de se propager vers Riez où elle arrive dans la journée, Moustiers et Castellane[40].

La ville est érigée en chef-lieu des Basses-Alpes et de district dès mars 1790, à la création des départements. La société patriotique de Digne est créée en septembre 1790 (deuxième du département par son ancienneté) ; elle s’affilie aux Jacobins en juin 1791, et devient un relais de ce club dans le département, en acceptant les affiliations de nombreux clubs des Basses-Alpes[28] ; elle reçoit aussi la demande d’affiliation de celui de Carpentras[41]. D’abord appelée chambrette bourgeoise, elle prend ensuite le nom de Club patriotique, puis le 9 octobre 1792, de Société des amis de la Constitution, de la Liberté, de l’Égalité. Elle établit un comité de correspondance chargé des relations avec les autres sociétés populaires qui lui sont affiliées le 14 novembre 1792[42]. Les 10 et 11 janvier 1793, le général Peyron effectue une descente depuis Marseille, soutenu par des clubistes marseillais en armes. Il se venge car il n’a pu obtenir le poste de procureur général syndic[43], deux administrateurs départementaux sont destitués[44] et une amende de 13 000 livres versée au club marseillais.

En 1792-1793, la section de Digne est contrôlée par les fédéralistes. En relation avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet, qui se traduit par une condamnation à mort à Digne[45].

Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gauthier épure la société[46].

Digne accueille la préfecture sous le Consulat. Le préfet Lameth, très populaire (1802–1805), crée une promenade ombragée entre le pré de Foire et les rives de la Bléone, et plante des platanes sur le boulevard Gassendi[47].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1851, l’annonce du coup d’État du 2 décembre provoque un soulèvement dans les campagnes, et les paysans installent un gouvernement provisoire à Digne[1].

Comme de nombreuses communes du département, Digne se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry[48]. Cependant, aucune instruction n’est donnée aux filles en 1861, alors que la loi Falloux (1851) impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[49] (et que Courbons et Gaubert, petites communes rurales voisines, ont une école de filles). Ce n’est que dans les années 1860 que la municipalité de Digne choisit d’ouvrir une école de filles (à laquelle s’ajoutent les écoles de filles de Gaubert et de Courbons)[50]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que toutes les filles de Digne et des villages rattachés sont régulièrement scolarisées.

En 1862, Digne absorbe les communes voisines de Courbons, Gaubert et Les Sieyes[51]. Ces communes rattachées possédaient elles aussi leurs écoles : les trois avaient une école de garçons[48], Courbons et Gaubert possédant en outre une école de filles[49]. La commune des Dourbes possédait deux écoles de garçons (aux Dourbes et au Villard)[48], et aucune de filles[49].

Deux cent dix Dignois sont morts pour la France durant la Première Guerre mondiale. L’hôpital a pris en charge des soldats blessés par les combats, dont près de soixante-dix, décédés des suites de leurs blessures, sont inhumés au carré militaire du cimetière du bourg. Ce carré comporte aussi le corps de deux soldats morts durant le second conflit mondial.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les premiers résistants sont un groupe organisé autour de Simone Pellissier qui distribuent le journal Combat, dès 1941[52]. Le 1er mai 1942, elle dépose une gerbe au monument aux morts, au cours d’une manifestation : elle est arrêtée dès le lendemain[52] avec six autres manifestants[53].

Digne est occupée par l'Italie, puis par l’armée allemande, à la suite de l’invasion de la zone libre, après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord le 8 novembre 1942. Trente-quatre juifs sont arrêtés à Digne avant d’être déportés[54].

Avec la dissolution de l'armée d'armistice, le commandant Chaumont du 20e bataillon de chasseurs alpins commence à structurer l'Organisation de résistance de l'armée locale (ORA)[52].

Les opérations de Libération[modifier | modifier le code]

Le 16 août 1944, la ville est bombardée par des P-47 Thunderboldt, qui ont décollé d’un terrain proche de Bastia en Corse. Leur objectif est le grand pont de Digne, traversant la Bléone, mais une seule bombe atteint le pont, n’entravant que pour quelques heures le passage des véhicules. Plusieurs immeubles sont endommagés[55]. Le bombardement fait vingt-quatre victimes civiles et 2 tués Allemands[55] (25 au total selon Jean Garcin[56]).

La ville est libérée le 19 août 1944[56] par la Task Force Butler, détachement motorisé composé d’éléments blindés, d’infanterie et d’artillerie provenant des 36e division d’infanterie du Texas et 45e division d’infanterie US, aidée des forces de la Résistance.

La libération de Digne s’inscrit dans un mouvement de contournement de la vallée du Rhône, à travers les Alpes, par la route Napoléon, confié à la Task Force Butler et qui vise à couper la retraite à l’armée allemande stationnée en Provence. À Aspres-sur-Buech, la colonne fait mouvement vers l’ouest, en direction du Rhône et de Crest (bataille de Montélimar). Les combats font dans la journée 6 tués et 11 blessés du côté allié et au moins 21 tués du côté allemand[57]. Les soldats allemands tombés durant les combats pour la libération de Digne-les-Bains ont été enterrés au carré militaire allemand du cimetière du bourg, auprès des autres soldats tués durant l’Occupation, au cours de différents combats contre les forces de la Résistance. En mars 1958, leurs corps sont exhumés et transférés au cimetière militaire allemand de Dagneux (Ain).

Immédiatement après la Libération, l’épuration commence. Des exécutions après procès expéditifs (avec juge mais sans avocats) ont lieu[58].

Le camp de prisonniers de guerre allemands compte jusqu’à 2 700 prisonniers[59]. L’un d’eux participe à l’expédition de sauvetage après la double catastrophe aérienne de la montagne du Cheval Blanc en 1948[60].

La fin de la guerre[modifier | modifier le code]

À partir du début de l’année 1945, de nouveaux convois de troupes passent par la ville en direction de la poche de résistance allemande de l’Ubaye.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1974, la commune voisine des Dourbes est rattachée à Digne[51].

De 1945 au début XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La commune change de nom pour Digne-les-Bains en 1988[51].

De nos jours, la ville de Digne-les-Bains continue de s’étendre, principalement le long des rives de la Bléone. Elle forme avec Entrages, Marcoux, La Robine-sur-Galabre, et Mézel, la communauté de communes des Trois-Vallées (CC3V).

Les cités du Pigeonnier et de Barbejas sont classées zones urbaines sensibles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Dinia est connu depuis le Ier siècle de notre ère (Ptolémée, Pline l’Ancien). Diverses hypothèses ont été avancées. Selon Papon, le nom est formé de l’hydronyme Din (eau en gaulois), avec le suffixe -ia. Selon d’autres spécialistes, le nom est dérivé d’un nom propre romain, Din(n)ius[61],[62].

La dénomination actuelle a été officialisée le [51], à la suite du décret du paru le 24 juin de la même année au Journal officiel. Auparavant, la commune était appelée Digne, appellation toujours fréquente dans le langage courant.

Digne : en occitan vivaro-alpin [ˈdiɲɔ], écrit Dinha selon la norme classique ; en provençal [ˈdiɲɔ], écrit Digno selon la norme mistralienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Digne-les-Bains

« D’azur à la fleur de lys d’or accompagnée en chef d’une croisette de gueules, aux flancs de deux lettres L capitales affrontées d’argent et en pointe d’une lettre D capitale aussi d’or »[63]

Ces armoiries ne sont pas attestées avant le XVIIe siècle, et la composition présentée ci-dessus n’est qu’une variante parmi plusieurs autres existantes. Les L peuvent être d’or et peuvent être remplacés par des lions affrontés d’argent. Il existe également des versions sans L d’or ni lion : d’azur à une fleur de lys d’or, accompagnée en chef d’une croisette d’argent et d’une lettre D du même en pointe. La dernière version est d’azur à la croisette d’or en chef et au D du même en chef. La croisette serait une évocation du siège épiscopal, et les L, peut être, un souvenir d’une concession de Louis II d'Anjou (début du XVe siècle)[64].

Gabriel Gillybœuf a proposé au début des années 1980 de remplacer le D par une fontaine exprimée en termes héraldiques par un besant fascé, ondé d’argent et d’azur (tout en conservant croisette, fleur de lys et L affrontés)[64].

La cité était copropriété des comtes de Provence et des évêques de Digne. D’où les armes : la croix symbolise l’évêché, la fleur de lys Charles d’Anjou[précision nécessaire], comte de Provence. La lettre D est l’initiale de la ville. Les lettres L ont été ajoutées sous Louis XIV, roi de France et comte de Provence et de Forcalquier[63].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville, dans l’ancienne caserne Desmichel.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1946 Joseph Fontaine Résistant Ancien président du comité départemental de Libération,
président de la délégation spéciale[65],
se présente et est élu sous l'étiquette de Résistant en mai 1945[66]
1946 1947 Paul Jouve SFIO  
1947 1971 Julien Romieu Radicaux de gauche médecin
1971 1977 René Villeneuve    
mars 1977 juin 1995 Pierre Rinaldi RPR député, président du conseil général
juin 1995 mars 2001 Jean-Louis Bianco PS ancien ministre, ancien député, ancien président du conseil général, ancien conseiller régional
mars 2001 2014 Serge Gloaguen PS puis DVG (PS/DVG)[67] ancien conseiller régional (2004-2010)
président de la Communauté de communes Asse Bléone Verdon
mars 2014   Patricia Granet[68] DVG (PS/DVG)  

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Préfecture.

Digne-les-Bains est divisée en deux cantons :

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (2008)
René Massette PS Digne-les-Bains-Est 04 08 10 562 hab. (dont 9 632 Dignois)
Françoise Buérenguier-Boyer PS Digne-les-Bains-Ouest 04 31 12 827 hab. (dont 7 636 Dignois)

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Digne-les-Bains fait partie :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bâtiment des archives départementales : le toit est supporté par des atlantes.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L’imposition des ménages et des entreprises à Digne en 2009[69]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d’habitation (TH) 21,61 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 44,68 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 81,75 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 27,39 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d’habitation n’est pas applicable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Digne-les-Bains.
Localisation de la ville
Digne-les-Bains

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Digne-les-Bains est classé trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16886 habitants.

Évolution démographique
1471 1716 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
200 feux 2 890 3 204 3 180 lacune 3 362 3 621 3 932 6 365 4 572
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
4 942 4 781 5 421 6 485 7 002 6 877 7 222 6 771 7 083 7 261
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 276 7 238 7 456 7 317 6 302 6 737 7 051 7 623 9 342 10 436
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 2011 -
12 460 14 661 15 416 15 149 16 087 16 064 17 868 16 922 16 886 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer[71] et Robert Niel (XVIIIe siècle)[72] pour l’Ancien Régime, EHESS[51], Insee à partir de 1968[73],[74],[75].)


Histogramme de l'évolution démographique

En 2006, la commune lance un projet de construction de logements visant à terme à augmenter au-delà de 20 000 le nombre d’habitants (seuil inférieur d’obtention de certaines aides publiques).

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La ville de Digne-les-Bains a une superficie de 117,07 km2 et une population de 17 268 habitants, ce qui la classe[76] :

Rang Population Superficie Densité
Flag of France.svg France 553e 147e 5414e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 43e 19e 220e
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg Alpes-de-Haute-Provence 2e 8e 6e
Arrondissement de Digne-les-Bains 1re 3e 2e

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 7 377 personnes, dont 911 chômeurs[77] (968 fin 2011[78]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (88 %)[79] et travaillent majoritairement dans la commune (83 %)[79].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 56 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et 165 emplois salariés[80].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 37 en 2010. Il était de 44 en 2000[81], de 106 en 1988[82]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin et bovin[81]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 1 002 ha à 2 902 ha[82]. La SAU a légèrement progressé lors de la dernière décennie, à 2 989 ha[81].

L’activité agricole des communes environnantes permet l’existence d’Alp’Agri, négociant agricole, avec 30 salariés[83].

La vigne était cultivée pour le vin jusque dans les années 1950, avec pour débouché la consommation locale dignoise. Cette culture a fortement régressé pour n'occuper plus que quelques hectares en 2005[84].

Les oliveraies de la commune peuvent revendiquer l'appellation Huile d'olive de Provence AOC.

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 176 établissements, employant 377 salariés, aucun établissement ne dépassant les 50 salariés[80].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 1 176 établissements (avec 3 072 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 459 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 5 713 personnes[80].

Digne-les-Bains est le siège de la chambre de commerce et d’industrie des Alpes-de-Haute-Provence. Elle gère l’aérodrome de Sisteron-Thèze et le centre J.-Gage.

Les chemins de fer de Provence emploient 50 personnes environ à Digne[3].

SAMSE, négociant en matériaux de construction, emploie 73 salariés[85]. Toujours dans le commerce, les grandes surfaces sont aussi des employeurs importants : Carrefour (250 personnes) et Intermarché (55 salariés)[3].

Orange emploie environ 300 salariés[3]. Parmi les sociétés de service informatique, Xsalto, hébergeur web, développeur, installateur, emploie 22 salariés[86].

Le secteur bancaire fournit aussi quelques employeurs moyens : la Caisse d'épargne (50 salariés), la Banque de France (30)[3]. Enfin, le concessionnaire Renault est un autre gros employeur privé, avec 28 salariés[87].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Généralités économiques[modifier | modifier le code]

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[88]. Elle offre cependant une appréciable capacité d'hébergement, majoritairement marchande[89]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • de nombreux hôtels en 2008[90] : un hôtel non classé[91], 9 hôtels classés deux étoiles[92] (80 % des chambres de la commune se trouvent dans cette classe d’hôtels[93]), un hôtel trois-étoiles[94] et un quatre-étoiles[95]. Au total, la capacité hôtelière évolue peu et se situe en 2008 et 2012 au-delà des 260 chambres[96] ;
  • plusieurs campings[97] occupant une gamme étendue, dont un camping à la ferme[98], un camping deux étoiles[99] et un trois-étoiles[100]. Les campings classés possèdent une capacité de 262 emplacements[101] ;
  • les meublés labellisés ou non fournissent une capacité de plusieurs centaines de places[102],[103] ;
  • des chambres d’hôtes[104] ;
  • les hébergements collectifs sont aussi présents, avec entre autres des gîtes[105].

Enfin, les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[106] : au nombre de 621, elles représentent 6,1 % des logements. 465 résidences secondaires possèdent plus d’un logement[101],[96].

Son patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune conserve un aspect méridional et possède des éléments patrimoniaux remarquables dont deux cathédrales, une crypte archéologique sous la cathédrale Notre-Dame du Bourg, des chapelles (Saint Pancrace, Notre-Dame de Lourdes...)

Une ville de moyenne montagne[modifier | modifier le code]

Son cadre de moyenne montagne (600 m) est attractif : un relief accidenté très proche de la ville, un nombre élevé de jours ensoleillés et la pureté de son air. De nombreux reliefs se situent autour de Digne-les-Bains et sont des buts de randonnée.

  • Rocher de Neuf Heures
  • Trois Chapelles (chapelle Notre-Dame de Lourdes, chapelle Saint-Vincent, chapelle La Croix)
  • Rive droite de la Bléone (parc de la Réserve Géologique de Haute-Provence, chemin de Caguerenard, chemins permettant d'accéder en haut du versant (plus de 200 m. au dessus de la ville) et à la crête Andran - Martignon - La Bigue)
  • Sentiers permettant d'accéder aux Basses Bâties de Cousson (puis au Cousson)
  • Chapelle Saint Pancrace
  • Barre des Dourbes
    Le train des Pignes.


La ligne de Nice à Digne des Chemins de fer de Provence, ligne à voie étroite, desservie quotidiennement. C'est le train des Pignes. Il permet de desservir des lieux peu habités par de nombreuses gares.

Thermes[modifier | modifier le code]

Les thermes traitent les affections respiratoires et les rhumatismes. Ils utilisent une source chaude à 50 °C : 110 000 nuitées sont apportées par cette activité. La station est une régie à autonomie financière qui embauche 76 personnes en forte saison (septembre-octobre) salariés[3]. L'Etablissement possède un Espace Zen et Remise en Forme qui propose des modelages du visage et du corps,une piscine en eau thermale à 33°. Informations sur le site www.thermesdignelesbains.com

Artisanat[modifier | modifier le code]

Deux marchés provençaux se tiennent à Digne chaque semaine, le marché du mercredi[107] et celui du samedi[108].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Détail de la dalle à ammonites
  • La dalle à ammonites : site classé. Il s’agit d’une couche rocheuse datant de 200 millions d’années, où l’on peut trouver plus de 1 500 fossiles d’ammonites pouvant atteindre un diamètre de 70 centimètres.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Une crypte archéologique dans le sous-sol de la cathédrale permet de découvrir l'histoire de Digne les Bains. Dans cette crypte se trouve l'emplacement exact des origines de la ville attestée par la présence de murs antiques du Ier siècle apr. J.-C. correspondant à un espace urbain et l'implantation de 3 édifices de religion chrétienne allant du Ve siècle au XIe siècle[110].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur Notre-Dame-du-Bourg.
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur la cathédrale Saint-Jérôme.

L’église Notre-Dame-de-Lourdes est construite en 1870 sur la montagne de la Croix, au nord de Digne, même si elle est en bas de la pente. Ses murs de briques sont sa principale particularité, avec ses dimensions importantes[112].

La chapelle Saint-Vincent appartenait à une abbaye ou un prieuré. Elle est encore en bon état[112]. La chapelle de la Croix, située à proximité, tombe en ruines progressivement[112].

Les églises des communes rattachées sont nombreuses.

À Courbons, l’église paroissiale est Notre-Dame-des-Anges (XIIIeXIVe siècle[23]). Elle portait le vocable de Sainte-Claire au XVIIe siècle[22]. Sa nef simple est formée de trois travées voûtées en berceau, et débouche dans un chœur carré[113]. Il y a aussi une chapelle Saint-Pierre au sud du village, d’implantation peut être très ancienne[22].

L’église des Dourbes est sous la titulature de Saint-Genest (parties les plus anciennes des XIIe et XIIIe siècles)[25],[22]. Au Villard, la chapelle Saint-Jean-Baptiste date probablement du XVIIe siècle[22].

À Gaubert, l’église paroissiale Saint-Étienne est construite en style roman à la fin du XVIe et au XVIIe siècle)[26]. La ferme du Grand-Saint-Martin intègre quelques vestiges d’un prieuré médiéval[22]. La chapelle Saint-Sébastien est située sur la crête à l’est du village[22].

Aux Sieyès, subsistent l’église Sainte-Marie-Madeleine[27],[22] et l’église Saint-Véran (entre le stade et le cimetière)[22]. Une chapelle plus récente a été construite à côté de la mairie et de l’école.

Il y a également deux chapelles sur la montagne qui domine le ravin des Eaux-Chaudes au nord, Saint-Pons (en ruines) et la chapelle Saint-Pancrace. Cette dernière date du XVIIe siècle et en cours de restauration. Elle a la particularité d’avoir ses cloches suspendues dans un campanile métallique plat. Le pèlerinage du 12 mai, où le prêtre bénit les sources, s’est maintenu jusque dans les années 1950 et a repris depuis peu[114].

Architecture civile et militaire[modifier | modifier le code]

  • Vestiges des fortifications : en prêtant attention au plan de la vieille ville (quartier central, construit sur les hauteurs), on peut encore apercevoir certains des murs, et quelques-unes des tours qui entouraient la ville (XIVe siècle). Ces restes de remparts se fondent actuellement dans le paysage des habitations.
  • Hôtel Thoron de la Robine[115](XVIIe siècle).
  • Fontaine 1829 (monument historique)[116].
  • Les sculptures. De 1983 à 1991, une manifestation internationale de sculpture révéla chaque année des talents internationaux. Les œuvres primées, en marbre de Carrare, ornent ronds-points, squares et jardins publics.

Culture[modifier | modifier le code]

Musée de la réserve géologique de Haute-Provence à Digne

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Depuis 1992, Digne dispose des TUD (Transports urbains dignois), qui gère les transports en communs. Équipé initialement de six bus, ce service a augmenté sa flotte de véhicule en 1998 avec l’acquisition de deux bus alimentés au gaz naturel.

Actuellement, six lignes de bus sont à disposition des Dignois[119].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Siège de la préfecture, et de l’inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, la ville de Digne est également dotée des principaux établissements d’enseignement du département :

  • quatorze écoles, onze écoles primaires publiques, une école primaire privée (sous contrat et dont les professeurs sont salariés de l’Éducation nationale), et deux écoles maternelles[120] ;
  • les collèges Maria-Borrély et Pierre-Gassendi[121] ;
  • trois lycées, dont le lycée professionnel Beau-de-Rochas[122], le lycée général Pierre-Gilles-de-Gennes et le lycée polyvalent Alexandra-David-Néel[123], qui propose également deux BTS et une formation complémentaire d’initiative locale ;
  • un Institut universitaire de technologie, qui dispense des enseignements en agronomie, DUT génie de l’environnement, DUT gestion administrative et commerciale, DUT qualité logistique industrielle et organisation, licence professionnelle tourisme, licence professionnelle géomatique[124] ;
  • une Ecole supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE).

Sports[modifier | modifier le code]

Digne-les-Bains est élue Ville la plus sportive de France parmi les villes de moins de 20 000 habitants en 2006, par le quotidien L’Équipe.

La ville possède plusieurs structures sportives, libres d’accès ou réservées aux nombreux clubs sportifs et scolaires, des gymnases, un stade, un centre équestre, un golf, et une piscine publique. Elle est l’une des rares villes françaises à proposer un accès libre et gratuit à des courts de tennis.

À la demande du Conseil communal jeune, un skate-park a été rénové ; il est en libre accès.

Santé[modifier | modifier le code]

Les hôpitaux de la ville disposent de 480 lits[3].

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Les unités suivantes ont tenu garnison à Digne :

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La ville a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[125].

Langue régionale[modifier | modifier le code]

En occitan, le nom de la ville est Dinha, en provençal Digno[réf. nécessaire].

Fêtes traditionnelles[modifier | modifier le code]

Digne célèbre la lavande, symbole de la région, le premier week-end d’août, lors du Corso de la lavande. Une fête foraine s’installe pour l’occasion, et un feu d’artifice est organisé. Un défilé de chars a lieu, dont le cortège est composé d’une dizaine de chars en lavande et crépon, mené par 500 musiciens et danseurs de diverses nations. Le corso attire 10 000 à 15 000 personnes par jour sur la ville.

Festivals artistiques[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 2002, au mois de mai, la ville organise un festival des Cultures urbaines et des Musiques actuelles. Initié par la Ligue de l’Enseignement des Alpes-de-Haute-Provence et l’ADSEA, le festival est désormais organisé par l’association L’École du sous Sol.

L’objectif de ce festival est de faire connaître à un plus large public les cultures urbaines (danse hip-hop, graffiti, slam, basket de rue, skate) et les musiques actuelles (rap, rock, pop, electro) à travers différentes manifestations artistiques et culturelles prévues au programme. Un tournoi sportif clôture la manifestation. Le battle de danse Hip Hop et le tournoi de basket sont ouverts aux filles (deux filles, deux garçons par équipe pour le battle 4 vs 4 et au minimum une fille par équipe pour le tournoi de basket 3 vs 3). Une scène ouverte est proposée aux groupes amateurs et semi professionnels.

Tous les printemps, chaque année, le centre culturel René-Char reçoit des personnalités du cinéma et projette des films d’art et d’essai dans le cadre du festival des Rencontres cinématographiques de Digne-les-Bains. Son président est Jean-Pierre Castagna.

Compétitions sportives[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 2004, l'épreuve de VTT le Raid des Terres Noires rassemble plus d'un millier de participants.

Depuis 2013, le club Vtt Rando 04 organise l'Enduro des Terres Noires, une épreuve d'Enduro (cyclisme).

Créé en 1999 par l’Athlétic Club de Digne-les-Bains, le semi-marathon des Ammonites relie le village de Barles à la préfecture au début de chaque mois de septembre, jusqu’en 2002. Son parcours roulant, mesuré à 21,100 km selon les protocoles de la Fédération française d’athlétisme, traverse les sites les plus spectaculaires de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence, dont certains sont de renommée mondiale : clues de Barles et du Péouré, vélodrome d’Esclangon, Voile de Facibelle, Demoiselles coiffées, Ichtyosaure, Dalle aux Ammonites.

Son organisation de qualité a été récompensée de 2 bornes au guide Le Bipède, et d’une place parmi les 100 plus belles courses à pied françaises. Elle a permis d'accueillir plus de 1550 coureurs en 4 éditions. Cette manifestation sportive est relancée en 2013 par l'AC Digne à l'occasion des 100 ans de la Route de Barles et en faveur de la Ligue contre le cancer, en souvenir de Cyril Gues, premier vainqueur de cette compétition, décédé courant 2012.

Initié en 2005 par le CA Digne (une seule édition), le Trail du Cousson a été repris en 2008 par l'association Athl'éthique. L'épreuve de course pédestre en nature propose aujourd'hui de nombreux parcours au cœur de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence à travers robines (les fameuses "terres noires"), forets préalpines, villages perchés et ascensions de la barre des Dourbes et du Cousson. Des courses gratuites et animations pour les enfants ainsi que des randonnées "patrimoine" sont également organisées en parallèles des compétitions sportives. La manifestation s'inscrit également dans une politique de développement durable exemplaire qui lui offre une reconnaissance nationale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Pierre Gassendi sur la place de la cathédrale Saint-Jérôme de Digne
Plaque en l'honneur de l'évêque Bienvenu de Miollis

Religieux[modifier | modifier le code]

Nobles, politiques et militaires[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Sportifs + autres[modifier | modifier le code]

  • Alain Boghossian, footballeur né à Digne le 27 octobre 1970, a joué au club de Digne les saisons 1987–1988 et 1988–1989.
  • Mickaël Maschio (né en 1973 à Digne) pilote de motocross.
  • Grégory Bernard (né en 1984 à Digne), joueur de rugby à XV.
  • Cyril Féraud (né en 1985 à Digne), journaliste et animateur de télévision.
  • Nicolas Lebrun (né en 1973) triathlète professionnel.
  • Gérard Honnorat, né à Digne le 11 décembre 1960, ex-champion de France de triathlon, ex-entraîneur des équipes de France de duathlon puis de triathlon ; directeur technique national adjoint à la fédération française de triathlon.
  • Jean Rolland né le 27 juillet 1935 à Digne, pilote automobile décédé en course le 17 septembre 1967 sur le circuit de Montlhéry.
  • Antoine Méo (né en 1984 à Digne), pilote de motocross multiple champion du monde en Enduro.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  2. a, b et c Géologie de Digne-les-Bains
  3. a, b, c, d, e, f et g Roger Brunet, « Cantons de Digne-les-Bains », Le Trésor des régions, consulté le 29 avril 2013.
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 278 septembre 2011, consultée le 19 juillet 2012.
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  10. Documents, base Dicrim, consultée le 19 juillet 2011.
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 24
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 25.
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 32.
  14. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Digne-les-Bains », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 19 juillet 2012.
  15. BRGM, « fiche 40210 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  16. BRGM, « fiche 40047 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  17. BRGM, « fiche 40049 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  18. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  19. BRGM, « fiche 50033 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  20. BRGM, « fiche 40072 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  21. BRGM, « fiche 40176 », Sisfrance, consulté le 19 juillet 2012.
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Daniel Thiery, « Digne », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 7 décembre 2011, consulté le 19 juillet 2012.
  23. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 172.
  24. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 31.
  25. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 173.
  26. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 176.
  27. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 200.
  28. a et b Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296–298.
  29. Roger Zérubia, « L’habitat rural antique des Hostelleries de Gaubert à Digne », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 101.
  30. Zérubia, op. cit., p. 99.
  31. F. GUICHARD, Essai sur le cominalat dans la ville de Digne, 2 vol., Digne, 1846 [En ligne : http://books.google.fr/books/about/Essai_historique_sur_le_Cominalat_dans_l.html?hl=fr&id=YmINAAAAIAAJ,dernière consultation le 05/08/2013 [1]
  32. Martin Aurell, N. Coulet, Jean-Pierre Boyer, La Provence au Moyen Age, Aix-en-Provence, 2005.
  33. F. Varitille, Digne à la fin du Moyen-Age : Politique et société, Mémoire soutenu à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dir. O. Mattéoni, Paris, 2013.
  34. Ibid.
  35. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 72
  36. a et b Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 36.
  37. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, (ISBN 2-7449-0139-3), p. 200.
  38. Gustave Lambert, Histoire des guerres de religion en Provence : 1530-1598 (tome 2), Nyons, Chantemerle, 1970 (édition originale : 1869), p. 352.
  39. a et b Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », op. cit., p. 37.
  40. Michel Vovelle, « Les troubles de Provence en 1789 », carte 154 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  41. Alphand, op. cit., p. 304.
  42. Alphand, op. cit., p. 311.
  43. Alphand, op. cit., p. 303.
  44. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 17.
  45. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  46. Alphand, op. cit., p. 333.
  47. « L’Installation de l’administration préfectorale », in Chroniques de Haute-Provence Les préfets dans l’histoire de Haute-Provence depuis 1800, Autour d’une exposition réalisée par les Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, (no 340, 2000), p. 12, disponible en ligne.
  48. a, b et c Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  49. a, b et c Labadie, op. cit., p. 16.
  50. Labadie, op. cit., p. 18.
  51. a, b, c, d et e EHESS, notice communale de Digne-les-Bains sur la base de données Cassini, consultée le 21 juillet 2009.
  52. a, b et c Association Basses-Alpes 39-45, « Les débuts de la Résistance », consulté le 16 août 2012.
  53. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 2.
  54. AJPN, « Département des Alpes-de-Haute-Provence en 1939-1945 », Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France, consulté le 25 mai 2012.
  55. a et b Guy Reymond, Ça sentait la liberté et l’espérance, Les Petites affiches, 1993, p. 24.
  56. a et b Jean Garcin, La résistance..., op. cit., p. 5.
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  128. Observations sur différentes maladies faites par M. Ricavy,... pour servir de suite à son Traité sur les eaux minérales de Digne, Ricavy (Médecin), Guichard fils, 1790, 26p.
  129. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 153.

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