Nouvelle-Calédonie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nouvelle-Calédonie (homonymie).
Nouvelle-Calédonie
Drapeau de la France

Drapeau Kanaky
Armoiries officielles de la Nouvelle-Calédonie
Drapeaux[1] Armoiries
Localisation de la Nouvelle-Calédonie en Pacifique Sud
Administration
Statut politique Collectivité sui generis française
Chef-lieu Nouméa
22°16′S 166°27′E / -22.267, 166.45
Gouvernement
- Président de la République
 - Ht-commissaire de la Rép.
 - Président du Gouvernement

Nicolas Sarkozy

Yves Dassonville

Philippe Gomès
Géographie
Superficie 18 575,5 km2
Démographie
Population  (2009) 245 580 hab.
Densité 13,22 hab./km2
Langue(s) Français (officielle) plus 28 langues vernaculaires kanak et de nombreuses langues parlées par les minorités ethniques (wallisien, futunien, javanais, vietnamien)
Économie
PIB (2007)
 · PIB/hab.
6,437 milliards d'euros
26 554 €/hab
Monnaie Franc CFP (XPF[2]
Autres
Fuseau horaire UTC +11
Domaine internet .nc
Indicatif téléphonique 687
Hymne La Marseillaise (national)
Soyons unis, devenons frères (local)
Devise Liberté, Égalité, Fraternité (République française)
Terre de parole, Terre de partage (local)

La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne.

Distante de la métropole de près de 20 000 kilomètres et d'une superficie de 18 575,5 km², cette collectivité (ancien territoire d'outre-mer TOM) située en Mélanésie relève de la souveraineté française. Elle dispose d'un statut particulier de large autonomie sui generis (ou « de son propre genre ») instauré par l'accord de Nouméa, différent des collectivités d'outre-mer (COM)[3],[4]. Un nouveau référendum local portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française est prévu entre 2014 et 2019.

Son chef-lieu ou capitale, Nouméa, en est aussi la principale commune et la seule grande ville. Elle compte 97 579 habitants au dernier recensement de 2009. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 163 723 habitants.

Son code postal commence par 988.

Sommaire

[modifier] Histoire

Pour consulter un article plus général, voir : Peuplement de l'Océanie.
Article détaillé : Histoire de la Nouvelle-Calédonie.
Habitants autochtones de Nouvelle-Calédonie, vers 1880

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. C'est à Koné sur la côte ouest de Grande Terre que furent découverts les premiers vestiges de la civilisation Lapita.

Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaïen kanaka signifiant « homme ») arrivent à leur tour sur le territoire. Ils maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook. Cook baptise cette terre « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique).

Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de L'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte.

À partir de 1841, des missionnaires commencent à venir s'installer. Du côté catholique, des frères maristes, menés par Monseigneur Douarre qui est nommé vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie, s'installent tout d'abord à Balade en 1843, mais là encore les missionnaires sont chassés en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, à partir de 1851.

Carte historique extraite de l'encyclopédie allemande Meyers Konversations-Lexikon de la Nouvelle-Calédonie et des îles Loyauté

Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral français Febvrier-Despointes. En fait, c'est Edmond de Bovis qui mènera l'opération car l'amiral, fort malade, ne quitte guère son carré[5].

Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

Après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-échecs

En 1931, des Kanaks sont exposés, dans un enclos de cases, au jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris[6].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre intervient dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.

Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigénat. En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de « l'or vert »: c'est le « boom du nickel », la Nouvelle-Calédonie devenant alors le troisième producteur mondial.

Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénèrent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa.

Cet épisode pousse les deux camps et leurs dirigeants à négocier aboutissant à la signature des accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de dix ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit une autonomie forte et repousse le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés. À l'issue de votes toujours négatifs, un nouvel accord sera négocié.

[modifier] Géographie

Carte générale des archipels de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'océan Pacifique Sud, situé dans la mer de Corail autour des coordonnées 21° 30′ Sud 165° 30′ Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est. Elle couvre une superficie terrestre totale de 18 575,5 km2[7] et environ 3 400 km de côtes[8].

[modifier] Les îles

La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.

Sur une superficie d'environ 16 360,8 km2[9], la Grande Terre est de loin la plus grande de toutes les îles néo-calédoniennes. Elle s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 629 mètres[10] (5 344 pieds) d'altitude.

Les îles Loyauté sont situées à une centaine de kilomètres à l'est. Lifou est la plus vaste de ces îles, avec 1 196,1 km2, et est plus étendue que la Martinique. Viennent ensuite Maré (641,7 km2), Ouvéa (132,1 km2 et Tiga (11 km2[11]).

À environ 45 km au large de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, les îles Belep couvrent 69,5 km2 répartis en trois îles : Art (la plus grande, avec 52 km2[12], et la seule à être peuplée), Pott et les îlots rocheux Daos du Nord et Daos du Sud.

Limite sud du lagon néo-calédonien, l'île des Pins, située à environ 50 km de la pointe sud-est de la Grande Terre, couvre quant-à-elle 152,3 km2[13].

À cela il faut ajouter plusieurs groupes d'îlots et de récifs affleurant non habités :

  • les récifs Bampton au nord avec les îlots Avon, Bampton et Reynard et la caye sableuse de Skeleton.
  • l'atoll des îles Chesterfield à proprement parler avec les îles Longue, du Passage (ou Bennet) et Loop ainsi que les îlots du Mouillage.
  • les récifs de Bellone et Booby, situées à 60 km au sud-est des Chesterfield auxquelles elles sont généralement associées.

[modifier] Les lagons

Le lagon néo-calédonien a une surface totale de 24 000 km2, ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on présente également généralement comme « le plus beau lagon du monde »[18]).

Il est ceinturé par une barrière de corail d'une longueur de 1 600 km, située entre 2 et 50 km des côtes de la Grande Terre, et s'étendant, des récifs d'Entrecasteaux au nord-ouest à l'île des Pins au sud-est, sur 680 km de long. La température des eaux varie entre 22 et 30 °C.

En dehors de la Grande Terre, plusieurs atolls possèdent leurs propres lagons, le plus important d'entre eux étant Ouvéa avec un lagon de 850 km2[19].

Le 7 juillet 2008, une grande partie des lagons de Nouvelle-Calédonie, soit 6 sites formant une totalité de 15 743 km2, ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO[20]. Il s'agit du 33e site inscrit au patrimoine mondial pour la France, et plus particulièrement de son second site naturel après le golfe de Porto (inscrit en 1983) et le premier d'outre-mer.

[modifier] Climat

Photographie satellite de la Nouvelle-Calédonie

Le territoire jouit d'un climat tropical, tempéré par l'influence océanique et influencé périodiquement par les phénomènes El Niño et La Niña, avec des vents dominant à l'est et au sud-est (les alizés). Il comprend des températures relativement chaudes (la moyenne des températures moyennées sur 12 mois pour la période 1952-1965 est d'environ 23,2 °C, avec un pic inférieur à 22,3 °C en 1965 et supérieur à 25 °C en 1998[21]) et une humidité assez forte (la moyenne annuelle du taux d'humidité de l'air oscillant entre 73 et 81 %)[22].

L'année est divisée en deux saisons, séparée par deux inter-saisons, déterminées par la position de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) et l'importance de l'anticyclone de l'île de Pâques :

Mais au-delà de ces données globales, il existe d'importantes différences régionales qui donnent naissance aux différents paysages de la Nouvelle-Calédonie.

[modifier] Paysages

Paysage de savane à niaoulis au nord de la côte ouest

La côte est, exposée aux vents dominants et donc plus humide, présente des paysages de forêts tropicales denses (palmiers, cocotiers...) le long d'une bande littorale étroite enchâssée entre les montagnes et l'océan.

La côte ouest, en revanche, est protégée des vents dominants par la Chaîne, et est donc plus sèche. Elle offre ainsi un paysage de larges et longues plaines herbeuses et de savane (dont l'arbre emblématique est le niaouli), montant progressivement par une série de collines et de plateaux, recouverts de forêt sèche, vers les montagnes. Le littoral quant-à-lui est dominé par la mangrove, même si des zones claires se sont formées au nord de la Grande Terre. En effet, un excès de sel a provoqué la mort des palétuviers, des arbres pourtant aptes à pousser dans l'eau de mer. Mais, depuis une dizaine d'années (2008), la salinité diminue et les clairières reverdissent peu à peu.

Un écosystème particulier, appelé « maquis minier », caractérisé par une végétation buissonnante, à l'instar du maquis des zones méditerranéennes, s'est développé sur le sol ferreux des plaines et collines de l'extrémité sud de la Grande Terre.

Les îles Loyauté enfin, de par leur formation géologique particulière (de type atoll surélevé), présentent des paysages particulièrement chaotiques. Ainsi, bien que le relief y soit très peu élevé (culminant à 138 m à Maré, à 104 m à Lifou et à 42 m à Ouvéa), il donne naissance aussi bien à de nombreuses falaises et terrasses en bord de mer (falaises de Xodre à Lifou ou de Lekini à Ouvéa) qu'à un important réseau de grottes et à de véritables gouffres à l'intérieur des terres (grottes de Gossanah à Ouvéa). D'un autre côté, si la porosité du sol a empêché la présence d'un réseau hydrographique, les eaux de pluie issues des importantes précipitations que connaissent les îles s'infiltrant en effet directement dans le sol, elle a permis l'apparition de véritables « lentilles d'eau douce » (le trou de Bône à Maré), chaque île comportant ainsi une multitude de petites nappes phréatiques d'eau douce, ou saumâtre à Ouvéa, « flottant » au-dessus de l’eau salée, grâce à sa plus faible densité et à la faible miscibilité des deux liquides. Quoi qu'il en soit, la question de l'approvisionnement en eau douce et de la gestion des réserves des nappes est une question importante aux îles Loyauté, avec l'installation de citernes pour recueillir les eaux de pluie ou d'une usine de dessalement à Ouvéa.

[modifier] Toponymie

Le terme Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'île qu'il venait de découvrir en 1774 en référence à cette région. Avec le temps, le nom s'applique progressivement à l'ensemble de l'archipel tandis que l'île principale est progressivement appelée Grande Terre. Le nom du pays fait néanmoins partie des signes identitaires qui doivent être définis et adoptés à la majorité des trois cinquièmes du Congrès selon l'accord de Nouméa : « La loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie prévoira la possibilité de changer ce nom, par « loi du pays » adoptée à la majorité qualifiée. » (article 1.5 alinéa 2)

La Nouvelle-Calédonie est aussi dénommée familièrement par les descendants de colons européens (les Caldoches) et les Métropolitains (les Zoreilles) « le Caillou », tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens.

La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes…) en Nouvelle-Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. L'accord de Nouméa prévoit ainsi : « Les noms kanaks des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrés selon la tradition kanake seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques. » (article 1.3 alinéa 1)

[modifier] Biodiversité

Le maquis minier dans le sud, un des exemples de la richesse de la biodiversité calédonienne
Le cagou

La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.

Elle est tout de même en danger du fait, entre autres, de l'invasion depuis les années 1960 de Wasmannia auropunctata et la pollution des lagons par les industries.

[modifier] Population

Évolution de la population entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

[modifier] Données démographiques

La population de la Nouvelle-Calédonie est de 245 580 habitants lors du recensement de 2009[25]. Entre 1996 et 2004, la population calédonienne s’est accrue de 33 953, soit une croissance moyenne par an pendant cette période de 2,16 %) personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7 000 au titre du solde migratoire apparent, puis de 14 791 entre 2004 et 2009 (1,28 % de croissance moyenne par an).

[modifier] L'inégale répartition de la population

La densité y est particulièrement faible, notamment beaucoup plus faible qu'à Tahiti ou que dans les départements d'Outre-mer, avec 13,22 hab./km², mais en vérité la population néo-calédonienne est très inégalement répartie. Ainsi, sur ces 245 580 habitants, seulement 17 436 (7,1 %) vivent aux îles Loyauté (8,8 hab./km²) et 45 137 (18,38 %) dans la province Nord (pourtant la plus étendue des trois provinces, et où la densité n'est donc que de 4,71 hab./km²) contre 183 007 (74,52 %) dans la province Sud (26,1 hab./km²) qui regroupe ainsi environ trois quarts de la population calédonienne sur seulement un peu plus d'un tiers du territoire. Et au sein même de cette dernière province la répartition de la population est très déséquilibrée, avec une forte concentration à Nouméa et dans son agglomération. Le chef-lieu Nouméa, avec 97 579 habitants, rassemble ainsi 39,73 % des habitants du territoire (2 135 hab./km²) sur à peine 0,35 % de sa superficie, et le Grand Nouméa pèse 163 723 personnes, soit 66,67 % de la population totale sur moins d'1/10e de la surface de l'archipel.

Et ce déséquilibre s'est accentué depuis la fin des années 1990 : si la part respective des trois provinces dans la population calédonienne était restée globalement stable entre 1983 et 1996, avec 68 % de la population dans le Sud, 21 % au Nord et 11 % aux îles, la part du Sud n'a cessé ensuite de se renforcer (71,2 % en 2004 et presque 75 % en 2009) tandis que celles des Îles et du Nord se sont affaiblis. Depuis 1996, la Province Sud a connu un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4 % contre 0,65 % dans le Nord et une chute de 1,38 % dans les Îles. Le Grand Nouméa passe ainsi de 60 % de la population calédonienne en 1996 à 66,67 % en 2009. Nouméa maintient notamment une croissance assez forte entre 1996 et 2009, à 1,91 %, soit un taux à peu près égal que ce que le chef-lieu avait connu entre 1989 et 1996, mais ce sont surtout les communes de banlieue qui connaissent alors une croissance considérable, à l'image des autres agglomérations, d'abord pour celles de la proche banlieue (Dumbéa et Mont-Dore) puis pour Païta. Dumbéa a vu ainsi sa population augmenter en moyenne de 4,7 % annuellement entre 1989 et 1996 puis de 4,33 % de 1996 à 2009, le Mont-Dore de 3,4 % entre 1989 à 1996 puis seulement de 1,64 % de 1996 à 2009 et surtout Païta qui est passé d'une croissance annuelle moyenne de 3,8 % entre 1989 et 1996 à 5,8 % entre 1996 et 2009. Ainsi, le Grand Nouméa a grandi, mais Nouméa, comme pour la plupart des villes-centres, a vu sa proportion en son sein diminuer : elle représentait 75 % de la population de son agglomération en 1976, 67 % en 1989 et plus que 59,6 % en 2009[26],[27].

Or, la croissance naturelle est plus forte dans le Nord et les Îles que dans le Sud. Le creusement de ce déséquilibre s'explique donc essentiellement par une migration intérieure et notamment par la forte attractivité de l'agglomération nouméenne, fournisseuse d'emploi et de biens de consommation et d'équipement. Le solde migratoire interne de la Province Sud est le seul ainsi à être positif (+3 764 entre 1996 et 2004) quand ceux des provinces nord et îles sont particulièrement négatifs (-1 785 dans les Îles et -1 979 dans le Nord entre 1996 et 2004, si bien que les Loyautés finissent par voir leur population décroître entre 2004 et 2009). C'est pour limiter la macrocéphalie de Nouméa, entre autres, que des projets de développement d'autres pôles urbains ont été lancés, notamment celui de Voh-Koné-Pouembout (parfois appelé VKP) autour du projet de développement de l'usine du Nord, mais l'importance du chef-lieu du territoire est telle qu'aucune commune ne pourra vraiment la concurrencer démographiquement avant de nombreuses années.

[modifier] Une population jeune

La population de la Nouvelle-Calédonie continue à rester particulièrement jeune comparativement à la moyenne nationale. Ainsi, la part des moins de 20 ans dans la population totale était de 39,5 % en 1996 (20 % de la population néo-calédonienne dans la classe des moins de 10 ans) contre 7,5 % alors pour les plus de 60 ans et un âge moyen de 27 ans et 10 mois[28]. Toutefois, la population connaît depuis ces 20 dernières années un phénomène de vieillissement: la part des moins de 20 ans est ainsi passée de 47 % en 1983 à 43,9 % en 1989, 39,6 % donc en 1996 et enfin 37 % en 2004, tandis que les plus de 60 ans ont augmenté de 6,2 % en 1983 à 6,9 % en 1989, 7,5 % en 1996 et surtout 9,4 % en 2004. L'âge moyen est ainsi aujourd'hui de 30 ans, soit légèrement plus élevé que dans les autres territoires français du Pacifique (28 ans en Polynésie française et 24 ans à Wallis-et-Futuna) mais nettement moins qu'en métropole où l'âge moyen est de 40 ans et où 20 % de la population a 60 ans ou plus et 25 % moins de 20 ans. La pyramide des âges néo-calédonienne reste donc globalement triangulaire, même si sa base a tendance à rétrécir.

Là encore on observe de grosses disparités entre les Provinces. Dans le Nord et surtout aux Îles Loyauté, la jeunesse de la population est particulièrement visible : l'âge moyen est ainsi de 27,5 ans dans les îles et près de 46 % de la population y a moins de 20 ans, pour 40,6 % de la population dans la même tranche d'âge dans le Nord. Toutefois, on voit apparaître dans ces deux provinces également un léger phénomène de vieillissement avec une augmentation des plus de 60 ans, mais aussi par la chute des tranches d'âge entre 15 et 30 ans, surtout dans les Îles, du fait du départ des jeunes vers Nouméa pour poursuivre leur scolarité ou trouver du travail[26].

[modifier] Une croissance dynamique mais de moins en moins forte

Cette jeunesse s'associe à une assez forte croissance démographique naturelle, là encore toutefois avec une tendance à la stagnation, voire à la baisse : le taux d'accroissement naturel était ainsi de 1,77 % en 1996 et de 1,24 % en 2004 et de même en 2005, la prévision de l'ISEE pour 2006 établissant un taux de 1,3 %[29] (rappelons que le taux de croissance naturelle pour la France était de 0,35 % en 2003). Deux raisons à cette forte croissance : une assez importante natalité qui a tendance toutefois a décroître, et une assez faible mortalité.

La natalité est particulièrement forte par rapport à la France métropolitaine, même si elle a fortement décrue durant ces 5 dernières années. Le taux brut de natalité est ainsi passé de 25 ‰ en 1989 à 23,2 ‰ en 1996, à 17,3 ‰ en 2004 et 17,7 ‰ en 2006 (pour un taux de 13,1 ‰ pour la France en 2006). Ces aspects de la natalité calédonienne sont encore une fois exacerbés dans les provinces Nord et Îles avec des taux respectifs de 17 ‰ (contre 24 ‰ en 1996) et de 19,8 ‰ en 2004 (contre 26,7 ‰ en 1996). La baisse conséquente de la natalité dans ces deux provinces fait que leurs taux se rapprochent de celui de la Province Sud qui, nettement plus faible en 1996, a connu une chute beaucoup plus modérée au cours de ces 10 dernières années : le taux de natalité y est ainsi passé de 21 ‰ en 1996 à 17 ‰ en 2004. Il s'agit donc essentiellement de la natalité au sein des populations mélanésiennes qui baisse le plus, due souvent à l'allongement de la durée des études et donc le déplacement de la jeunesse vers Nouméa voire en Métropole pour poursuivre sa formation ou trouver du travail, et donc retarde l'âge où ces jeunes décident de fonder une famille. Cette baisse de la natalité se retrouve dans celle de l'indice de fécondité, qui est passé de 3,2 enfants par femme en 1989 à 2,2 en 2004, soit juste au-dessus du point de renouvellement des générations et avec un écart avec celui de la France métropolitaine (qui est actuellement entre 1,9 et 2 enfants par femme) qui s'est particulièrement réduit.

En contrepartie, la mortalité est faible : le taux brut de mortalité était ainsi de 5,05 ‰ en 1996 pour 4,9 ‰ en 2004 et 4,7 ‰ en 2006. Ce taux est même largement inférieur à celui de la France métropolitaine, où le taux de mortalité s'établissait en 2006 à 8,7 ‰. Cette faible mortalité est due à de multiples facteurs : douceur du climat, l'absence de catastrophes naturelles majeures (seuls les cyclones sont un véritable danger, mais ils sont rarement aussi virulents et aussi meurtriers que les ouragans des Antilles et leurs effets, à quelques exceptions près, sont généralement bien gérés par la population et les autorités) ou de grandes épidémies tropicales (la dengue peut être mortelle, mais les cas restent encore assez rares et cette maladie est de mieux en mieux régulée par les autorités, tandis que la Nouvelle-Calédonie se distingue par l'absence de paludisme), la qualité des soins, de l'hygiène de vie, le niveau de vie assez élevé comparativement à d'autres départements ou territoires d'outre-mer. Toutefois, le taux de mortalité infantile est plus élevé qu'en métropole, tout en restant dans les moyennes que l'on retrouve dans les pays de l'OCDE : il était ainsi de 6,3 ‰ en 2004, de 6,4 ‰ en 2005 et les prévisions l'établissent à 5,7 ‰ en 2006 et à 6,1 ‰ en 2007, contre 3,8 ‰ en France métropolitaine en 2005. Cette faible mortalité se traduit par une augmentation de l'espérance de vie à la naissance, qui est passé de 68 à 71,8 pour les hommes et de 73 à 80,3 ans pour les femmes entre 1989 et 2007, et s'établit, les deux sexes confondus, à 75,9 ans en 2007.

Il existe donc au sein même du territoire néo-calédonien de fortes disparités des données démographiques, la population y étant très inégalement répartie avec une domination macrocéphale du Grand Nouméa mais où l'âge moyen ou la croissance naturelle diffère également plus ou moins fortement selon où l'on se trouve, même si dans ces domaines les différences ont tendance à s'estomper. Cette diversité se retrouve dans la composition même de la population néo-calédonienne qui se répartit en plusieurs groupes principaux.

[modifier] Groupes principaux

Groupe de femmes kanakes

Les recensements enregistrant les données faisant apparaître « l'origine ethnique » des personnes est admise, par dérogation, en Nouvelle-Calédonie. Ainsi, la CNIL a donné un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait apparaître « l'origine ethnique » des personnes. Ces données étaient enregistrées jusqu'en 1996, mais ne l'avait pas été pour le recensement de 2004. La CNIL rappelle une délibération de 2002, dans laquelle elle avait affirmé que « le recueil de l'appartenance ethnique des personnes, compte tenu des caractéristiques sociodémographiques propres au territoire de Nouvelle-Calédonie, répond à un motif d'intérêt public [...] » [30].

Selon un rapport parlementaire de 1998, la répartition ethnique de la population était la suivante [31]:

La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables, selon eux, à l'autonomie ou l'indépendance.

D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un important programme de développement spécifique dans cette autre collectivité d'outre-mer, ainsi qu'en Polynésie française). Aujourd'hui les Wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les Mélanésiens.

Ce cosmopolitisme est également à l'origine de la présence de langues, dialectes et façons spécifiques de s'exprimer propres à l'archipel.

[modifier] Langues

Le français est la langue officielle, avec un accent et des expressions particulières au sein de la population européenne installée depuis plusieurs générations en Nouvelle-Calédonie ainsi que dans les autres communautés non-européennes. Mais il existe 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont cinq ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : trois sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou et depuis peu le xârâcùù dans la région de Canala et de Thio), et deux dans les îles Loyauté (le nengone, dans l'île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou).

Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le bichelamar (Ni-Vanuatu), le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien et le javanais.

[modifier] Religion

La Nouvelle-Calédonie est régie, en matière de cultes, par les décrets Mandel des 16 janvier et 6 décembre 1939, qui aménagent la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Ces décrets permettent dans certaines colonies d'alors (et encore aujourd'hui dans les collectivités de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et des TAAF, mais aussi en Polynésie française pour les autres religions que le protestantisme tandis que seulement le premier décret s'applique à Mayotte) la constitution de missions religieuses, dont le choix du président et des membres du conseil d'administration doit être soumis à agrément du représentant de l'État dans le Territoire (art. 2 du premier décret), sauf s'il s'agit « du chef même de la circonscription missionnaire » du culte catholique car alors sa nomination comme président du conseil d'administration doit seulement être notifiée à l'autorité publique locale[33].

La religion, essentiellement chrétienne, est aujourd'hui une composante identitaire forte pour la société et la culture kanakes ainsi que pour les autres populations océaniennes présentes en Nouvelle-Calédonie.

La majorité des cultes en Nouvelle-Calédonie sont chrétiens, surtout catholiques, mais également protestants ou pentecôtistes, ainsi que le bahaïsme dans une assez forte proportion, notamment au sein de la population mélanésienne, du fait de la présence dès le début du XIXe siècle, et avant même la prise de possession par la France, de missions d'évangélisation. Les premiers Calédoniens blancs furent les missionnaires, escortés par les militaires. Depuis les origines de la colonisation, on a assisté à une vive compétition entre les prêtres catholiques et les pasteurs protestants.

[modifier] Institutions et Politique

Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.

[modifier] Institutions

L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est particulièrement complexe, l'île ayant connu une multitude de statuts différents. Colonie française de 1853 à 1946, elle sera ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 à 1999 et enfin une Collectivité sui generis d'Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française (articles 76 et 77)[34]. De plus, dans les années 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succédé pour essayer de faire face à la revendication indépendantiste croissante puis aux Événements : statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de Nouméa[35].

Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie[36].

Le chef-lieu est, et cela depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, Nouméa.

[modifier] Subdivisions

Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie
Légende

Orange Province Sud
1. Thio
2. Yaté
3. Île des Pins
4. Mont-Dore
5. Nouméa (chef-lieu)
6. Dumbéa
7. Païta
8. Boulouparis
9. La Foa
10. Sarraméa
11. Farino
12. Moindou
13. Bourail
14. Poya (partie sud)

Vert Province Nord
14. Poya (partie nord)
15. Pouembout
16. Koné (chef-lieu)
17. Voh
18. Kaala-Gomen
19. Koumac
20. Poum
21. Îles Belep
22. Ouégoa
23. Pouébo
24. Hienghène
25. Touho
26. Poindimié
27. Ponérihouen
28. Houaïlou
29. Kouaoua
30. Canala

Jaune Îles Loyauté
31. Ouvéa
32. Lifou (chef-lieu)
33. Maré

[modifier] Provinces

La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités appelées provinces, créées par le décret du 24 juillet 1989 :

Les membres des Assemblées de Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus au scrutin proportionnel de liste à un tour, chaque parti devant rassembler 5 % des inscrits de la province pour pouvoir être représenté. Les élections provinciales du 9 mai 2004 ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs). Chaque Assemblée de Province élit en son sein un président et 3 vices-présidents.

L'État est représenté dans chaque province, appelée alors « subdivision administrative », par un « commissaire délégué de la République » nommé par arrêté du ministre chargé de l'outre-mer. Les commissaires ont tous leurs locaux dans le chef-lieu de la province où il est en poste, sauf celui de la Subdivision administrative Sud qui lui siège à La Foa tout en ayant une antenne à Nouméa. Actuellement, les trois commissaires délégués sont :

[modifier] Communes
Article détaillé : Communes de la Nouvelle-Calédonie.

Chaque province regroupe plusieurs communes, pour un total de 33, dont :

La commune la plus peuplée, et de loin, est Nouméa (97 579 habitants en 2009, soit près de 40 % de la population totale), tout en ayant le plus petit territoire (45,7 km²) et donc la plus forte densité (2 135 2 hab./km²), il s'agit de la seule ville du territoire. Elle est suivie des trois autres communes du Grand Nouméa, à savoir Mont-Dore (25 683 habitants en 2009), Dumbéa (24 103 habitants en 2009) et Païta (16 358 habitants en 2009), toutes situées sur la côte ouest de la Grande Terre en Province Sud. Viennent ensuite Lifou (8 627 habitants en 2009) et Maré (5 417 habitants en 2009) dans les Îles Loyauté et Koné sur la côte Ouest de la Grande Terre en Province Nord (5 199 habitants en 2009).

La commune la moins peuplée est Farino à l'intérieur de la Chaîne Centrale de la Grande Terre en Province Sud, avec 598 habitants en 2009. Il s'agit également de la deuxième commune la plus petite (48 km²) après Nouméa.

La commune la plus vaste est Yaté (qui est également la 15e commune la plus vaste de France), à l'extrême sud de la côte est de la Grande Terre en Province Sud, avec 1 338,4 km², ce qui en fait également la commune la moins densément peuplée (avec seulement 1 881 habitants en 2009, soit 1,4 hab./km²).

[modifier] Le Congrès

Logo du Congrès

Lors du même scrutin que pour les élections provinciales sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au « Congrès de la Nouvelle-Calédonie », l'Assemblée délibérante locale.

Le congrès est l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblée de la province des îles Loyauté, quinze de l'assemblée de la province Nord et trente-deux de l'assemblée de la province Sud. (article 62 de la loi organique)

Il élit en son sein son président, son bureau, une commission permanente chargée de siéger en dehors des sessions ordinaires et les différentes commissions de travail.

Le Congrès élit à la proportionnelle (chaque groupe politique constitué au sein de l'assemblée pouvant présenter une liste) les membres du gouvernement.

Dans les champs de compétence dévolus au Territoire, le Congrès légifère en votant des lois de pays.

C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.

En cas d'instabilité institutionnelle, le gouvernement français peut décider, par décret pris en Conseil des ministres, de dissoudre le Congrès après avoir consulté son président ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

[modifier] Le gouvernement

L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrès et responsable devant lui. (Article 108 de la loi organique)

Il est élu au scrutin de liste, chacun des groupes au Congrès en présentant une. Lors d'une séance préalable à cette élection, le Congrès se réunit une première fois pour décider du nombre de postes que comprendra ce gouvernement, pouvant aller de 5 à 11 membres. Pratiquement tous les gouvernements en ont compté jusqu'à présent 11, la seule exception étant le deuxième gouvernement Frogier qui lui en comportait 10. Une fois constitué, le gouvernement élit en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue, un président et un vice-président chargé d'assurer l'intérim du premier.

Il s'agit d'un gouvernement collégial, les principales forces politiques représentées aux Congrès y sont ainsi présentes et doivent donc s'entendre pour la gestion de la Nouvelle-Calédonie. « Le gouvernement est chargé collégialement et solidairement des affaires de sa compétence » (article 128 de la loi organique). Ainsi, dans tous les domaines, les décisions ne peuvent être prises qu'à la majorité de ses membres. Toutefois, chaque membre du gouvernement dispose d'un ou plusieurs secteurs qu'il est chargé d'« animer et de contrôler » mais, contrairement au membre du gouvernement de la Polynésie française, il n'a ni le statut ni le titre de « ministre ».

Il a un pouvoir exécutif et réglementaire dans le sens où il « prépare et exécute les délibérations du Congrès et de sa commission permanente » (Article 126). Il est responsable devant le Congrès: le président, une fois élu, fait un discours devant l'Assemblée pour présenter sa politique générale, et doit chaque année présenter un rapport devant le Congrès. Enfin, le Congrès peut renverser le gouvernement en déposant puis en votant une motion de censure (Articles 95 et 95 de la loi organique) qui doit être signée par au moins un cinquième des membres du Congrès et qui doit être adoptée ensuite à la majorité absolue (soit au moins 28 voix).

Les autres situations qui peuvent pousser à la démission du gouvernement avant la fin de son mandat (à savoir la fin de la mandature du Congrès) sont :

– démission collégiale décidée à la majorité absolue de ses membres ;
– démission ou décès du président du gouvernement ;
– démission des membres d'une même formation et de tous leurs suivants de liste.

Lorsqu'un membre du gouvernement démissionne ou meurt (à l'exception du président), il est immédiatement remplacé par un autre membre de la liste déposée au départ lors de l'élection du gouvernement[40].

Le 5 juin 2009, Philippe Gomès est élu président du 8e gouvernement issu de l'accord de Nouméa.

[modifier] Le sénat coutumier

Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie. (article 137).

[modifier] Les conseils coutumiers

Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumière. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci. (article 149) Ces aires coutumières sont au nombre de huit[41]

[modifier] Le conseil économique et social

Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (article 153) pour un mandat de 5 ans, à savoir:

16 pour la Province Sud (6 pour des organisations professionnelles que sont la Fédération patronale MEDEF, la Fédération des petites et moyennes entreprises FPME, l'Association des Hôtels de Nouvelle-Calédonie, la Fédération artisanale, le Syndicat des industries de la mine et le Syndicat des éleveurs ; 5 pour des syndicats que sont l'USTKE, l'USOENC, Force ouvrière, la CFE-CGC et la Fédération des Syndicats des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de la Fonction publique ; 5 pour des associations que sont l'Association « Marguerite » qui organise des reconstitutions historiques, le Collectif d'Urgence humanitaire CDUH, l'Association de la Jeunesse wallisienne et futunienne, la Fondation des Pionniers qui regroupe des « Caldoches » et le Handi-Club Calédonien).
8 pour la Province Nord (3 organisations professionnelles sont représentées: le GIE Tourisme en Province Nord, la Société minière du Sud Pacifique SMSP et le Groupe agricole des producteurs de la Côte Est GAPCE ; 2 syndicats que sont l'USTKE et le Syndicat des entreprises du Nord ; 3 associations : le Conseil des Femmes du Nord, l'association en l'honneur de Jacques Iekawé qui fut le 1er préfet mélanésien et l'Association pour la protection de l'enfance, de la jeunesse et des adultes en difficulté APEJ).
4 pour celles des îles Loyauté (l'association TaPeNe de promotion de la culture Nengone, à savoir de Maré, le Comité de développement du district de Wetr à Lifou, le Syndicat des pêcheurs d'Ouvéa et le Mouvement féminin vers un souriant village mélanésien).

Il élit ensuite en son sein un bureau qui comprend un président (depuis avril 2005 il s'agit de Robert Lamarque, nommé alors par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en tant que personne qualifiée, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie de 1987 à 2004), quatre vice-présidents, deux questeurs et un secrétaire.

Le conseil économique et social est consulté sur les projets et propositions de loi du pays et de délibération du congrès à caractère économique ou social. À cet effet, il est saisi pour les projets par le président du gouvernement, et pour les propositions, par le président du congrès.(Article 155)

[modifier] Signes identitaires

L'article 5 du premier titre de l'Accord de Nouméa prévoit que : Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l'identité kanake et le futur partagé entre tous.[42] Ceux-ci doivent être définis alors comme une marque de l'autonomie de la collectivité de Nouvelle-Calédonie, et non pas comme une accession à l'indépendance.

Un comité de pilotage sur les signes identitaires du pays (CPSIP), composé de 25 membres représentants les différentes tendances politiques ou religieuses, les syndicats, la société civile et le monde associatif et dirigé par Déwé Gorodey, écrivain kanak et vice-présidente indépendantiste du gouvernement local, a été mis en place le 11 avril 2007. Cet organisme a depuis été chargé de définir les modalités des concours lancés auprès des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l'hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.

Le 26 juin 2008, date commémorative de la signature des accords de Matignon (devenu jour férié), les choix définitifs pour l'hymne et la devise sont adoptés par le gouvernement et présentés aux médias. Il s'agit alors :

Un premier échantillon de billets a également été présenté ce jour-là, le choix devant encore s'affiner. Enfin, ces signes devront encore être approuvés par le Conseil d'État et par le Congrès avant de devenir officiels[43].

Ces trois propositions ont été adoptées par le Congrès le 18 août 2010 à travers une loi de pays.

[modifier] Représentation nationale et européenne

La Nouvelle-Calédonie est subdivisée depuis 1988 en deux circonscriptions électorales législatives. La 1re comprend Nouméa, l'île des Pins et les Îles Loyauté et est représentée à l'Assemblée nationale par Gaël Yanno (Rassemblement-UMP et membre du groupe UMP) depuis 2007, après l'avoir été de 1988 à 2007 par Jacques Lafleur (RPCR puis Rassemblement-UMP puis RPC, membre successivement des groupes RPR puis UMP). La 2e circonscription regroupe l'ensemble de la Grande Terre hors-Nouméa et les îles Belep et a pour député depuis 1996 Pierre Frogier (RPCR puis Rassemblement-UMP, membre successivement des groupes RPR puis UMP), qui a succédé à Maurice Nénou (RPCR, membre du groupe RPR) en place de 1988 à son décès en 1996. La Nouvelle-Calédonie est également représentée au Parlement national par un sénateur, à savoir Simon Loueckhote (LMD, ancien RPCR puis RPC, membre du groupe UMP au Sénat) depuis 1992. Le nombre de sénateurs pour la Nouvelle-Calédonie sera porté à deux à partir des élections sénatoriales qui doivent se tenir en 2011.

La Nouvelle-Calédonie dispose aussi de deux représentants au Conseil économique et social national. Il s'agit tout d'abord de Marie-Claude Tjibaou (FLNKS-UC), veuve de l'ancien dirigeant indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et présidente du conseil d'administration de l'Agence de développement de la culture kanake (ADCK), en tant que membre du groupe des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique et culturel, nommée par décret du Conseil des ministres à la demande du Premier ministre (alors Jean-Pierre Raffarin) en septembre 2004. Toutefois, Marie-Claude Tjibaou est conseillère économique et sociale depuis septembre 1999, ayant ainsi été auparavant membre du Groupe des représentants de l'Outre-mer de 1999 à 2004 après avoir été nommée par décret du Conseil des ministres sur proposition du secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer d'alors (à savoir Jean-Jack Queyranne).

Le second conseiller économique et social représentant la Nouvelle-Calédonie est Bernard Paul (RPCR), membre du Groupe de l'Outre-mer depuis sa nomination en Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin en septembre 2004. Il a été président du Conseil économique et social local d'avril 1998 à avril 2005.

Pour les élections européennes, la Nouvelle-Calédonie fait partie de la circonscription Outre-mer qui envoie trois députés au Parlement européen depuis 2004, et plus particulièrement en son sein de la section Pacifique créée en 2009 avec un siège. Le représentant de cette section est Maurice Ponga, Kanak anti-indépendantiste membre du Rassemblement-UMP et élu sur la liste UMP lors des élections du 7 juin 2009. La Nouvelle-Calédonie avait déjà compté un député européen entre 1989 et 1994 en la personne du sénateur kanak et RPCR Dick Ukeiwé.

Voir aussi Liste des députés de Nouvelle-Calédonie et Liste des sénateurs de Nouvelle-Calédonie

[modifier] Représentants de l'État

[modifier] Le Haut-Commissaire de la République

L'État est représenté en Nouvelle-Calédonie par un haut-commissaire de la République, qui a rang de préfet et est « nommé par décret du président de la République délibéré en Conseil des ministres » (Article 200 de la loi organique). Depuis l'Accord de Nouméa, les prérogatives du haut-commissaire sont nettement moindres qu'auparavant : seul chef de l'exécutif de 1989 à 1999, il se contente depuis lors de faire publier les lois de pays avec le contreseing obligatoire du président du gouvernement. La loi organique définit son rôle, à l'article 200, ainsi rédigé : « Le haut-commissaire veille à l'exercice régulier de leurs compétences par les institutions de la Nouvelle-Calédonie et des Provinces et à la légalité de leurs actes ». Il est surtout chargé d'organiser et de gérer les services relevant des pouvoirs régaliens de l'État : les relations extérieures, le contrôle de l'immigration et des étrangers présents sur le Territoire, la monnaie (donc le Trésor public qui contrôle des recettes et des dépenses de l'État dans le territoire) et les changes, la défense (il peut ainsi notamment déclarer l'état d'urgence après avoir consulté le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), mais surtout la justice, la fonction publique de l'État, ainsi que le maintien de l'ordre et de la sécurité civile. C'est le haut-commissariat notamment qui décide de déclencher les différents niveaux d'alerte en cas de cyclone et le haut-commissaire préside les cellules de crise en cas de catastrophes naturelles ou d'évènements climatiques. Il est enfin président du Conseil des Mines[44]. Le haut-commissaire est actuellement Yves Dassonville, depuis le 25 octobre 2007.

Le Haut-commissaire envoie pour le représenter et relayer les services du haut-commissariat des Commissaires Délégués de la République (CDR), qui ont rang de sous-préfets, dans trois subdivisions administratives qui correspondent aux trois Provinces. Ils ont respectivement leurs bureaux à La Foa en Province Sud (avec une antenne à Nouméa) chargé essentiellement de traiter des dossiers relatifs aux communes de Brousse, à Koné en Province Nord (avec une antenne à Poindimié) et à sur Lifou pour les Îles Loyauté[45].

[modifier] Le Vice-Recteur

Sur le plan de l'éducation, la Nouvelle-Calédonie forme un vice-rectorat avec à sa tête un vice-recteur nommé par décret par le président de la République. Il s'agit depuis août 2008 d'Ives Melet. Du fait de sa spécificité, de son faible poids démographique et de son éloignement, le vice-rectorat n'est pas habilité à assurer lui-même la correction des examens et concours nationaux, à l'exception notable du diplôme national du brevet et des diplômes universitaires traditionnels. Ainsi, le baccalauréat et les concours de l'enseignement, notamment, sont corrigés en France métropolitaine auprès d'une académie de rattachement. Toutefois, le vice-rectorat gère directement les inscriptions à ces diplômes et se charge de les remettre[46]. De plus, l'enseignement primaire est désormais une compétence locale, le vice-rectorat continue à gérer avant tout le secondaire (même si celui-ci est en cours de transfert, le recrutement des enseignants, par le biais des concours, le gros de leurs salaires et l'essentiel des programmes resteront fixés par l'État) et le supérieur, qui relèvent encore de l'État.

[modifier] Défense

Le bâtiment de transport léger Jacques Cartier et le patrouilleur La Moqueuse, à leur poste d'amarrage de la base Chaleix de Nouméa.

La Nouvelle-Calédonie dispose de plusieurs bases militaires importantes, notamment sur le plan naval et aéronautique.

Les forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) sont en tout composées d'environ 2 000 hommes et femmes, dont 220 civils, tous corps confondus mais hors service militaire adapté (le groupement du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie GSMA-NC emploie environ 300 militaires inter-armes[47]) et hors gendarmerie (830 personnels, 33 brigades territoriales plus celle de Nouméa, 2 hélicoptères écureuils, 500 véhicules et 21 embarcations[48]). Ils sont dirigées par un commandant supérieur (COMSUP) qui a généralement au moins le grade de général de brigade. Depuis août 2009, il s'agit du général Olivier Tramond. Il est secondé par trois adjoints, un pour chaque armée (depuis 2008 colonel Hugues de Hauteclocque pour l'armée de terre, capitaine de vaisseau Philippe Long pour la marine et colonel Jean-Pascal Delcourt pour l'armée de l'air)

L'armée de terre en Nouvelle-Calédonie dispose de 990 hommes et femmes répartis en 7 compagnies et en 3 bases du régiment d'infanterie de marine du Pacifique - Nouvelle-Calédonie (Plum au Mont-Dore, Nouméa et Nandaï à Bourail)[49].

La marine fait stationner ou emploie en Nouvelle-Calédonie 592 hommes et femmes, dont 51 civils. La flotte est constituée de deux Patrouilleurs de type P400 (La Glorieuse P686 et La Moqueuse P688), du Bâtiment de transport léger Jacques Cartier-L9033 et de la Frégate de surveillance (FS) de Classe Floréal Vendémiaire - F734[50].

L'armée de l'air comprend 167 personnes servant notamment sur avions (3 Casa Cn 235) et sur hélicoptères (1 Fennec et 4 Puma)[51] au sein de l'escadron de transport outre-mer 00.052 "Tontouta". Cet escadron est le plus important de ce type outre-mer.

[modifier] Diplomatie

La Nouvelle-Calédonie est membre des deux principales organisations régionales : la Communauté du Pacifique Sud (CPS, dont le secrétariat général siège à Nouméa) et le Forum des îles du Pacifique (membre associé, avec la Polynésie française). Elle est également membre du Conseil des Jeux du Pacifique (CJP). Si les relations extérieures restent de la compétence de l'État français, le Territoire peut mener lui-même des actions de coopération directe avec les pays voisins du Pacifique.

Plusieurs pays étrangers sont représentés en Nouvelle-Calédonie par l'intermédiaire d'un consul qui est rattaché à son ambassade de tutelle qui elle siège à Paris. Il y a ainsi douze consulats à Nouméa, dont 3 dits « généraux » (ceux d'Australie[52], du Vanuatu et d'Indonésie), un consulat de Nouvelle-Zélande et 8 consulats dits « honoraires » (ceux de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne fédérale, du Japon et des Philippines)[53]. Il s'agit généralement de pays qui disposent de communautés plus ou moins importantes implantées sur le Territoire.

[modifier] Courants politiques

Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanaks indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes (parfois de droite)». Ce clivage ethnique, quoiqu’initié par les revendications identitaires des années 1970, est principalement issu des Évènements politiques qui ont marqué les années 1980 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l’enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion.

Il est à noter que la grande majorité des populations non-européennes et non-mélanésiennes (les Polynésiens, les Asiatiques ou autres) sont anti-indépendantistes. Il existe cependant une faible minorité de caldoches indépendantistes (François Burck, auparavant Maurice Lenormand) ; tout comme il existe un pourcentage non négligeable, de Kanaks anti-indépendantistes (Simon Loueckhote, Dick Ukeiwé, Hilarion Vendégou, Maurice Ponga).

[modifier] Économie

paysage minier

L'économie de la Nouvelle-Calédonie est l'une des plus fortes et des plus dynamiques de l'outre-mer français, avec un PIB estimé à un peu moins de 6,5 milliards d'euros en 2007, soit un PIB par habitant particulièrement élevé (estimé à 26 500 € en 2007), supérieur à ceux de pratiquement tous les États et territoires du Pacifique insulaire (dont la Nouvelle-Zélande) et comparable à ceux de la plupart des régions métropolitaines. Le taux de chômage est de seulement 4,8 % et une croissance économique de 5,5 % pour l'année 2008.

Ce dynamisme économique est lié aux ressources du sous-sol: la Nouvelle-Calédonie détient près de 25 % des réserves mondiales connues de nickel. Celui-ci est extrait de la garniérite, minerai devant son nom à Jules Garnier qui l'a découvert en 1864 sur l'île. La présence de ce minerai est due à des roches appelées ophiolites, constituées de péridotite altérée en serpentine, qui finit par donner de la garniérite[54].

Si l'économie locale a souffert de la baisse des cours de ce métal dans les années 1990, elle connaît, depuis le début des années 2000, un élan économique particulièrement important, dû au redressement de ces cours (du fait de la hausse de la demande en fer, le nickel étant un composant qui entre dans la fabrication d'aciers inoxydables) mais aussi à l'important apport d'investissements liés aux deux grands projets de construction d'usine : Goro Nickel dans le sud par Inco et Koniambo dans le nord par une coopération entre le groupe local des Sociétés des Mines du Sud Pacifique et le géant canadien Falconbridge. Le nickel représente le principal produit d'exportation (les produits miniers représentaient près de 94 % des exportations en 2006), sans pour autant être la ressource dominante au sein du PIB néo-calédonien (18 % en 2007). Cependant, le groupe canadien Falconbridge obtient une concession pour de nombreuses années.

L'agriculture est relativement peu développée du fait du manque de terre cultivable et d'un mode de production resté largement vivrier, notamment dans le cadre de la culture traditionnelle par les Kanaks des taros et ignames. Le territoire doit donc importer des denrées alimentaires, faute d'autosuffisance (12 % des importations en 2006). L'élevage (surtout de bovins) par contre est particulièrement bien implanté, notamment dans les grandes plaines herbeuses et les savanes de la côte ouest de la Grande Terre, et permet à la Nouvelle-Calédonie d'être pratiquement autosuffisante dans son approvisionnement en viande. Par contre, l'archipel ne réalise pratiquement pas de produits laitiers, étant obligé de se fournir chez les deux gros producteurs voisins : l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Enfin, l'aquaculture de la crevette est un secteur en développement et essentiellement destiné à l'exportation vers les marchés porteurs d'Europe ou du Japon.

Les autres sources de revenu du territoire sont :

[modifier] Infrastructures

[modifier] Santé[55]

Article détaillé : Santé en Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie compte sept centres hospitaliers, répartis entre trois établissements publics, dont cinq dans le Grand Nouméa (quatre du centre hospitalier territorial CHT et un centre hospitalier spécialisé CHS) et deux en Province-Nord (Centre hospitalier du Nord CHN) :

soins de suites et de réadaptation en moyen séjour.

À ceci s'ajoutent trois cliniques privées, toutes à Nouméa, pour 178 lits de court séjour au 31 décembre 2007 (63 en médecine, 73 en chirurgie, 26 en obstétrique et 16 en soins critiques) :

La capacité totale d'hospitalisation en court séjour était donc au 31 décembre 2007 de 701 lits soit une densité de 2,9 lits pour 1000 habitants. Avec le moyen et long terme et la psychiatrie complète, on arrive à 958 lits, soit 3,96 lits d'hôpital pour 100 000 habitants (ce même rapport était à la même date 7,08 lits pour 1 000 habitants en France métropolitaine, le taux de la Nouvelle-Calédonie s'apparentant avec ceux en Europe de l'Italie, de l'Espagne, de la Suède, du Danemark ou de Chypre) Il faut y adjoindre les 42 lits des 22 Centres médico-sociaux (dits « dispensaires »[56]). De nombreuses opérations très spécialisées et un certain niveau technique (notamment pour le traitement des tumeurs, des maladies de l'appareil circulatoire, du système nerveux ou les malformations) nécessitent des évacuations sanitaires (Evasans), essentiellement vers l'Australie : leur nombre a atteint un niveau record en 2004 (environ 2 200), mais a tendance à décroître fortement depuis (il n'y en a eu quelques 1 250 en 2008)[57]. Le fort taux d'occupation des établissements existants, l'exiguïté, la vétusté et la non-adaptation à une médecine moderne des locaux historiques de Gaston-Bourret et l'éclatement du CHT en quatre sites différents ont poussé les pouvoirs publics à lancer leur réunion sur un pôle commun, dans le quartier de Koutio à Dumbéa, soit la banlieue proche de Nouméa : les travaux « Médipôle » (sur 75 000 m2, il est prévu pour offrir environ 650 lits et doit comprendre l’hôpital proprement dit, un plateau technique de 12 salles d’opération, un bâtiment logistique, l’Institut Pasteur, le centre de radiothérapie dédié au traitement du cancer et un centre de soins de suite et de rééducation CSSR), dont le coût est évalué à 37 milliards de F CFP lors de son lancement et de son premier vote au Congrès en 2005 puis revu à 44 milliards (avec un second vote) en 2009, doivent débuter en 2010 et aboutir en 2015[58].

Il existe de plus 42 lits polyvalents de proximité dans 26 Centres médico-sociaux (dits « dispensaires ») chargés de répondre aux besoins de la population dans le domaine curatif, de l’urgence et de la prévention, gérés par les Directions provinciales des affaires sanitaires et sociales (DPASS) et répartis en zone rurale (la « Brousse » et les Îles). 23 Centres médico-sociaux secondaires et infirmeries prennent le relais dans le reste du Territoire :

Pour ce qui est de la présence de médecins, ils étaient 545 en activité au 1er janvier 2008, soit une densité de 223 médecins pour 100 000 habitants (soit largement moins qu'en France métropolitaine où elle est de 339 médecins pour 100 000 habitants au 1er janvier 2009[56]), dont 258 libéraux (105,6 pour 100 000 habitants) et 287 salariés (117,4 pour 100 000 habitants). Il existe toutefois de fortes disparités géographiques puisque la densité se rapproche dans le Sud de celle de la métropole avec 274,2 médecins pour 100 000 habitants (un niveau comparable à celui de pays européens comme la Finlande, et supérieur à celui du Royaume-Uni), contre seulement 96,3 dans le Nord et 79,8 dans les Îles. 46,8 % d'entre eux (255) sont des généralistes, avec une densité encore une fois en dessous de celle de la France métropolitaine même si l'écart est moins important (104,3 contre 135). Pour ce qui est des spécialistes, ils sont avant tout concentrés dans le Sud (158,3 pour 100 000 habitants, soit environ le niveau de la métropole, alors que la densité est seulement de 21,88 dans le Nord, nulle aux Îles et de 118,7 pour l'ensemble du Territoire) et plus particulièrement dans les grands centres hospitaliers de Nouméa. Aux médecins, il faut ajouter quelques 125 chirurgiens-dentistes (densité de 51,1 pour 100 000 habitants, assez prêt des 68 de la métropole à la même date), 106 sages-femmes (163,2 pour 100 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, c'est là une densité supérieure à celle de la France métropolitaine, qui était de 125 pour 100 000 femmes dans la même tranche d'âge à la même date), 141 pharmaciens (57,7 pour 100 000 habitants seulement, soit moins de la moitié de la densité de l18 de la métropole) dans 57 officines (54 libérales, dont 21 à Nouméa, 14 dans les autres communes du Grand Nouméa et 19 en « Brousse » et Îles, et 3 mutualistes, dont 2 à Nouméa et 1 hors-Grand Nouméa), 1 098 infirmiers (449,2 pour 100 000 néo-calédoniens, contre 780 en France métropolitaine) et 116 masseurs-kinésithérapeutes (47,5 pour 100 000 néo-calédoniens, là encore une densité moitié moins forte qu'en métropole où elle atteint 105 au 1er janvier 2007).

[modifier] Science et éducation

[modifier] Éducation[59]

Article détaillé : Éducation en Nouvelle-Calédonie.

Le système éducatif est le même que dans le reste de la France, avec quelques adaptations liées au statut et à la formation des enseignants du primaire, de compétence locale, au contenu pédagogique pouvant être enrichi par les différentes collectivités pour y intégrer les spécificités culturelles, historiques et géographiques du Territoire, et au calendrier scolaire. En effet, la Nouvelle-Calédonie est la seule collectivité de la République, avec Wallis-et-Futuna, à faire correspondre ses « grandes vacances » avec la saison chaude, ce qui fait que son année scolaire s'échelonne de fin février ou début mars à la fin décembre.

[modifier] Compétences

La loi organique du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie donne la compétence de l'enseignement primaire public (programmes, sous réserve de la compétence des provinces pour leur adaptation en fonction des réalités culturelles et linguistiques, formation des maîtres et contrôle pédagogique) à la Nouvelle-Calédonie.

Les compétences de l'enseignement secondaire public (sauf la réalisation et l'entretien des collèges, déjà de compétence provinciale), de l'enseignement privé (primaire et secondaire), de l'enseignement agricole et de la santé scolaire relèvent quant-à-elle de l'article 21-III : elles sont exercées par l'État jusqu'à leur transfert à la Nouvelle-Calédonie décidées par le Congrès local à la majorité des 2/5e durant les mandatures 2004-2009 ou 2009-2014, selon les dispositions prévues par l'article 26. Après obtention de certaines garanties notamment financières de l'État, qui conserve la gestion des diplômes nationaux, la définition des programmes, adaptables localement par le Territoire ou, déjà depuis 1989, par les Provinces, et la qualification des enseignants, le vote du Congrès a adopté le transfert à l'unanimité le 1er décembre 2009 : la Nouvelle-Calédonie assurera à compter du 1er janvier 2012, outre la possibilité d'adapter les programmes nationaux, le pilotage du système éducatif du secondaire et du privé : répartition des moyens humains et financiers mis à sa disposition, organisation des structures de concertation et d’expertise nécessaire, définition de l’offre de formation, des orientations pédagogiques, des conditions de scolarisation, de la carte scolaire, de l’orientation et l’affectation des élèves, de l’accompagnement pédagogique des maîtres du 1er degré, de la construction, de la rénovation et de l’entretien des lycées et enfin de l’organisation de la santé scolaire[60].

Selon l'article 27, le Congrès peut également, à partir de 2009, adopter une résolution tendant à ce que lui soit transférée, par une loi organique ultérieure, la compétence de l'enseignement supérieur[61].

Les compétences des collectivités locales sont de plus :

Les compétences exercées dans ce domaine par la Nouvelle-Calédonie (à ce jour, uniquement le primaire public, et plus tard à partir de 2012 le secondaire public et l'ensemble du privé) dépendent de la Direction de l'Enseignement de la Nouvelle-Calédonie (DENC) au sein du Gouvernement local, et celles relevant encore de l'État sont gérées par un vice-rectorat. La formation initiale des instituteurs et la formation continue des enseignants du primaire sont assurées par l'Institut de formation des maîtres de Nouvelle-Calédonie (IFMNC), établissement public géré par le Gouvernement local, et les professeurs des écoles (dont la compétence de la formation dépendant pourtant bien de la Nouvelle-Calédonie) et du second degré par l'IUFM du Pacifique[62].

[modifier] Enseignement primaire

Il y avait à la rentrée 2009 36 502 élèves inscrits dans le primaire (27 034 ou 74,06 % dans le public et 9 468 et 25,94 % dans le privé), répartis dans 288 écoles (soit en moyenne 127 élèves par établissement, 198 ou 68,75 % sont dans le public et 90 ou 31,25 % dans le privé) et 1 966 enseignants chargés de classe (1 459 dans le public et 507 dans le privé sous contrat). Il y a donc en moyenne 18,56 enfants par enseignant (18,53 dans le public, 18,67 dans le privé). Ils sont 12 659 en maternelle (9 170 dans le public et 3 489 dans le privé), 23 637 en école élémentaire (17 658 dans le public, 5 979 dans le privé) et 206 dans l'éducation spécialisée. Ils sont répartis :

[modifier] Enseignement secondaire

Il y avait à la rentrée 2009 32 463 élèves inscrits dans le secondaire (24 235 ou 74,65 % dans le Sud, 5 500 ou 16,94 % dans le Nord et 2 728 ou 8,4 % dans les Îles), dont 22 192 dans le public (68,36 %, avec là encore une proportion plus forte dans le Sud avec 70,25 % des élèves de la province inscrits dans ce type d'établissement) et 10 271 dans le privé (31,64 %, toujours plus présent dans le Nord, où il regroupe 33,62 % des inscrits, mais surtout dans les Îles où ce taux atteint 44,46 %). Ils sont répartis dans 73 établissements (37 publics et 36 privés), avec 2 763 enseignants chargés de classes (1 800 dans le public et 963 dans le privé).

Sur le total d'élèves, 25 371 (78,15 %) sont inscrits dans une filière générale ou technologique. Depuis la rentrée 2010, le nombre d'établissements dispensant ce type d'enseignement est de :

  • 19 dans le Grand Nouméa (15 publics, parmi lesquels 7 avec SEGPA, et 4 privés catholiques, dont 2 avec SEGPA) dont 10 à Nouméa (8 publics dont 4 avec SEGPA, et 2 privés dont 1 avec SEGPA), où se trouvent les plus gros établissements du Territoire dont surtout les collèges publics de Magenta et Jean-Mariotti avec plus de 1 000 élèves et 40 classes. On trouve également dans l'agglomération le plus vieux collège du Territoire (le collège public George-Beaudoux à Nouméa, héritier du collège La Pérouse fondé sous le nom de collège de Nouméa en 1881) et le plus récent à cette date (le collège Ondémia de Païta-Nord inauguré à la rentrée 2010).
  • 8 dans la « Brousse » de la Province Sud (4 publics et 4 privés catholiques) dont 2 (1 public, 1 privé à chaque fois) à La Foa, Bourail et Thio et 1 à Yaté (public) et à l'île des Pins (privé).
  • 6 dans le Grand Nouméa (3 publics et 3 privés, dont 2 catholiques et 1 protestant), dont 4 à Nouméa avec 2 publics (le lycée La Pérouse dans le quartier de la Pointe de l'Artillerie qui est lui aussi, comme le collège Baudoux, l'héritier de l'ancien collège La Pérouse et qui reste le plus important du Territoire avec près de 1 500 élèves et 59 classes, et le lycée Jules-Garnier à Quartiers de Nouméa#Nouville) et 2 privés (le catholique lycée Blaise-Pascal à l'Anse Vata, plus important lycée privé du Territoire avec quelques 1000 élèves dans 35 classes, et le protestant Do Kamo à la Vallée des Colons). À la limite entre les communes de Nouméa et Dumbéa, le lycée du Grand Nouméa a ouvert à la rentrée 2000 et est aujourd'hui le deuxième lycée néo-calédonien voir le premier plus ou moins à égalité avec La Pérouse (lui aussi environ 1 500 élèves et 58 classes). Le lycée catholique Apollinaire-Anova est situé à Païta.
  • 1 public en Province Nord, celui Antoine-Kéla de Poindimié.
  • 1 public aux îles Loyauté, le lycée polyvalent des Îles Williama-Haudra à sur Lifou.


À ceci s'ajoutent 7 092 élèves (12,85 %) inscrits dans un cursus professionnel, répartis dans :

[modifier] Enseignement supérieur

À la rentrée 2009, l'enseignement supérieur regroupaient quelques 3 750 étudiants, dont 62 % (environ 2 800 inscriptions) à l'université de la Nouvelle-Calédonie, 20 % en classes supérieures des lycées (BTS, CPGE), 5 % à l'IFM-NC, 4 % en BTS en alternance dispensés par la CCI, 3 % à l'IUFM du Pacifique, 3 % à l'IFPSS-NC, 2 % à l'EGC et 1 % à l'ENEP. L'essentiel (si ce n'est la totalité) de l'offre de formation se situe à Nouméa ou dans le Grand Nouméa.

[modifier] Science et recherche

Il existe plusieurs institutions de recherche, basées principalement à Nouméa et touchant essentiellement à la biodiversité, l'environnement, la biologie et la géologie, le nickel, l'océanographie, l'histoire, l'anthropologie, la sociologie et la linguistique des langues Kanak. Il s'agit tout d'abord des antennes locales d'établissements publics nationaux :

S'y ajoutent des établissements publics territoriaux ou locaux :

Ces institutions se retrouvent également à travers plusieurs programmes de recherche multidisciplinaires :

La Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement le centre culturel Tjibaou à Nouméa, a été le siège des premières Assises de la recherche française du Pacifique (ARFP) organisées du 24 au 27 août 2004 en partenariat avec l'État, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna ainsi que les différents acteurs de la région Pacifique, et avec le soutien de l'Europe[72]. Les secondes assises se sont tenues en 2009 à Tahiti[73].

[modifier] Énergie et gestion de l'environnement

[modifier] Transport

[modifier] Culture

[modifier] Infrastructures culturelles

La plupart des infrastructures culturelles sont concentrées sur le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa. On y trouve notamment :

  • la bibliothèque Bernheim, installée dans un bâtiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-Calédonie lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, démonté et reconstruit à Nouméa, en bordure du centre-ville, par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim pour servir de bibliothèque-musée à la colonie (à partir d'une collection de livres réunies entre 1871 et 1874 par le gouverneur de La Richerie). En 1971, le musée est déplacé sur un site qui lui est propre, au Quartier-Latin, et la bibliothèque est agrandie d'un deuxième bâtiment en 1981[75],
  • la médiathèque municipale de Rivière-Salée a été ouverte en octobre 2000 dans le quartier populaire dont elle tire son nom, au nord de Nouméa[76],
  • le musée de la Nouvelle-Calédonie, créé en 1971 à partir des collections jusqu'alors exposées à la bibliothèque Bernheim et de divers apports, il est consacré à l'archéologie et à l'ethnologie des populations océaniennes, essentiellement de la population kanake (sculptures anciennes, totems, masques funéraires, poteries, parures, bijoux, monnaies kanaks, sagaies, flèches faitières, reproduction de pirogues et d'une grande case installée dans sa cour intérieure) mais aussi avec des œuvres provenant d'autres sociétés insulaires du Pacifique, notamment de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Wallis-et-Futuna, Vanuatu ou Fiji[77].
  • le musée de la Ville de Nouméa, fondé en 1996 et installé dans un bâtiment de style colonial récemment rénové, en bordure de la place des Cocotiers. Celui-ci avait, par le passé, servi tout d'abord de local à la Banque Marchand, première banque locale, de 1874 à 1880, puis, après la faillite retentissante de cet établissement financier, d'hôtel de ville de 1880 à 1975[75]. Il accueille plusieurs objets retraçant l'histoire du chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie de sa création en 1854 à nos jours, issus de plusieurs collections privées (dont celle de la Société Le Nickel), mais aussi deux expositions permanentes : une au sous-sol sur la Nouvelle-Calédonie dans la Grande Guerre et la seconde à l'étage sur la Seconde Guerre mondiale.
  • le Musée d'histoire maritime, inauguré le 4 octobre 1999 dans les locaux de l'ancienne gare maritime sur les quais du port, à l'entrée de Nouville, et créé à l'initiative de deux associations de passionnés d'archéologie sous-marine : « Fortune de mer » (au champ d'action limité aux eaux territoriales néo-calédoniennes) et « Salomon » (qui s'intéresse au mystère de la disparition du navigateur Jean-François de La Pérouse près de l'île de Vanikoro aux îles Salomon en 1788). Le musée expose ainsi de manière permanente, sur 600 m², les découvertes des différentes campagnes de fouilles réalisées par ces deux associations, selon 6 thèmes : les premiers navigateurs (sur les techniques de navigation des premiers peuples océaniens), l'ère des grands découvreurs, aventuriers et commerçants (sur les santaliers et baleiniers du début du XIXe siècle), de Port-de-France à Nouméa, sur la route du nickel et au temps des Américains. À cela s'ajoute des expositions temporaires, installées à l'étage du bâtiment[78],
  • le musée du Bagne, installé dans l'ancienne boulangerie en pierre du bagne sur la presqu'île de Nouville, qui passe pour être le plus ancien bâtiment construit par l'administration pénitentiaire sur ce site, a été créé par l'association « Témoignages d'un passé ». Il n'est pas ouvert en permanence, mais se visite à la demande et est le point de départ d'un tour guidé des différentes infrastructures du bagne de Nouville : la chapelle, les anciens ateliers qui abritent aujourd'hui le département de droit, économie et gestion de l'université de la Nouvelle-Calédonie, l'ancien magasin aux vivres devenu le théâtre de l'Île, l'ancien hôpital du marais et actuel CHS Albert-Bousquet, la ferme Nord et la laiterie[79],
  • le Théâtre de l'Île, ouvert en 2000 dans un édifice massif en pierre taillée du bagne de Nouville construit en 1875 pour servir de cathédrale (fonction qu'il n'a jamais remplie) et qui a été successivement un magasin aux vivres de la pénitentiaire, lieu d'élevage de vers à soie à partir de 1930, salle de balle, centre de regroupement des prisonniers à partir de 1940 et salle de cinéma et de spectacle à partir de 1970. Entièrement réaménagé par la ville de Nouméa à partir de 1994 pour le faire répondre aux normes acoustiques et d'organisation de l'espace (avec une salle de 354 places et l'aménagement de coulisses) d'un théâtre moderne. Dominant la mer, il est voisin du campus universitaire et des archives territoriales[80],
  • le théâtre de Poche est une salle de spectacle de petite taille et au caractère intimiste, et fait partie des locaux du Centre d'Art installés en 1996 dans les bâtiments de l'ancienne prison civile, à côté du palais de Justice. Le Centre d'Art, outre des locaux administratifs, accueille également des salles d'expositions et de répétitions mises à disposition des troupes de théâtre, chorales ou autre associations artistiques affiliées à cette institution[81],

Il existe toutefois également des infrastructures du même type disséminées dans le reste de la Nouvelle-Calédonie :

[modifier] Musique

Article détaillé : Musique calédonienne.
Kiosque à musique de Nouméa

La Nouvelle-Calédonie connaît une certaine diversité musicale, témoin de sa diversité culturelle.

Le Kaneka est une forme musicale née au milieu des années 1980, lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Le Kaneka trouve son origine dans le battement binaire produit sur un tronc d'arbre central lors du "Pilou", rythme traditionnellement utilisé lors des cérémonies tribales kanakes. Le meilleur représentant de ce style est la troupe de danseurs We Ce Ca, mené par le chanteur Tim Sameke, qui mêle chorégraphies traditionnelles et musiques adaptant le Kaneka à un style plus moderne, avec notamment l'introduction de sons et de rythmiques électroniques, qui ont rendu ce groupe particulièrement populaire. Le Kaneka se même parfois, et de plus en plus, à des rythmiques et des mélodies proches du reggae, qui est également un style musical très populaire en Nouvelle-Calédonie et notamment auprès des Kanaks. De nombreuses figures internationales du reggae ont fait des concerts en Nouvelle-Calédonie : Jimmy Cliff, Israël Vibration ou encore The Wailers.

La population européenne, et surtout les Caldoches de Brousse, ou Broussards, ont développé aussi un style musical assez typique mêlant des expressions caldoches et une musicalité essentiellement empruntée à la musique country.

À cela s'ajoutent les musiques traditionnelles des autres communautés, et surtout l'ensemble des styles musicaux importés de Tahiti: tamure mais aussi la valse tahitienne (valse à deux temps), ...

À côté de cela se développe de plus en plus des groupes de jazz, musique soul ou rock. Des festivals musicaux se sont multipliés depuis les 10-15 dernières années: le festival Live en août[89] créé en 1991 par la Grande Brasserie de Nouvelle-Calédonie (GBNC) initialement pour mieux faire connaître les musiciens de jazz du territoire sous le nom de Jazz en août avant de prendre sa dénomination actuelle en 1998, il réunit des groupes locaux et internationaux (essentiellement de la zone Pacifique toutefois, notamment australiens ou néo-zélandais) de jazz, rock, soul et folk (notamment irlandaise) dans les bars, bistros, tavernes et restaurants essentiellement à Nouméa mais de plus en plus sur l'ensemble du Territoire. Le festival Femmes funk[90], créé en 1997 essentiellement pour promouvoir les artistes féminines de la zone Pacifique (mais pas seulement), organise sur un site à la fois des concerts d'artistes internationaux (soul, jazz, reggae, bossa nova, rock, slam, kaneka, hip-hop...) accompagné d'ateliers enfants ou d'initiation à l'artisanat traditionnel, tout d'abord sur Nouméa (généralement 4 jours sur le site du Centre culturel Tjibaou) puis en brousse à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre.

Si la Nouvelle-Calédonie s'est dotée de nombreuses salles de spectacles ou de concert, dont celles du Conservatoire, du café-musique Le Mouv' de Rivière-Salée et celles plus importantes de la salle Sissia du Centre culturel Tjibaou ou de la Fédération des Œuvres laïques (F.O.L), auxquelles s'ajoutent des salles en brousse (le centre culturel du Mont-Dore, le colisée de Bourail...). Mais elles restent de capacité réduite, et aucun espace adéquat pour accueillir des concerts plus importants n'a été jusqu'ici clairement délimité (ces dernières années, la plupart d'entre eux s'organisaient sur la presqu'île de Nouville à Nouméa, sur la plaine du Kuendu Beach). La construction d'une grande salle de concert est néanmoins en projet.

[modifier] Littérature

La Nouvelle-Calédonie a produit plusieurs écrivains dont le plus célèbre localement reste Jean Mariotti[91]. Ses principales œuvres sont surtout :

La Nouvelle-Calédonie a également vu naître ou a accueilli plusieurs auteurs renommés, en inspirant fortement tout ou partie de leur œuvre. C'est le cas notamment de Francis Carco, qui a passé ses dix premières années sur le Territoire, ou encore A.D.G., auteur de roman noir resté célèbre pour ses idées d'extrême droite véhiculées dans ses livres et pour avoir été témoin de la période de la montée de l'indépendantisme puis des évènements des années 1980.

Pour ce qui est de la littérature kanake, les auteurs les plus représentatifs restent Déwé Gorodey, actuellement membre du Gouvernement local chargé de la Culture, ou encore l'écrivain, poète et dramaturge Pierre Gope[96]. Une de ses pièces, Les Champs de la Terre, fable poétique inspiré du folklore calédonien et surtout kanak, a ainsi été représentée au Festival d'Avignon en 2006 et a fait ensuite l'objet d'une tournée en Europe.

De plus, l'un des auteurs calédoniens les plus prolifiques aujourd'hui est Nicolas Kurtovitch[97], président fondateur depuis 1996 de l'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, et dont le recueil de poésie Le Piéton du dharma[98] a reçu le prix du salon du livre insulaire d'Ouessant, catégorie poésie. On lui doit surtout des recueils de poésie, mais aussi un roman : Good night friends[99], éd. Au Vent des Îles, Papeete, 2006, 124 p., ainsi que plusieurs pièces de théâtres dont une en collaboration avec Pierre Gope : Les Dieux sont borgnes, éd. Grains de sable, Nouméa, 2002[100]. Frédéric Ohlen est un autre poète réputé, auteur de quatre recueils qui allient profondeur du message et acuité de la forme[101]. Le plus récent, La Lumière du Monde[102], a reçu le prix du gouvernement au Salon international du livre océanien (SILO 2005).

En 1996 a été créé le prix Livre Mon Ami décerné par des enfants âgés de 9 à 13 ans vivant en Nouvelle-Calédonie à un ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse de parution récente et de langue française. L'auteur qui remporte le prix est ensuite invité à se rendre en Nouvelle-Calédonie pour rencontrer ses jeunes lecteurs.

La Brousse en folie de Bernard Berger permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succès d'édition de l'île.

[modifier] Architecture

[modifier] Case kanak

Case traditionnelle kanake située au Centre culturel Tjibaou à Nouméa

L'architecture traditionnelle kanake comprend uniquement la case, véritable symbole de l'organisation de la société. Il en existe de plusieurs types : à la fois lieux des cérémonies ou palabres (grande case du clan ou des districts des Îles Loyauté, les plus représentatives et les plus chargées de symbolisme), d'habitat (avec des cases ordinaires pour les femmes) ou de stockage (greniers à igname). Ronde (forme qui représente un espace collectif de vie, propice aux palabres, aux échanges et au maintien d’un esprit communautaire) avec un toit conique offrant souvent une forte pente (pour permettre l'écoulement des eaux de pluie, tandis que la forme aérodynamique générale de l'édifice permet une forte résistance aux vents violents quelle que soit leur direction), elle est souvent construite, notamment sur la Grande Terre où les inondations sont courantes, sur un tertre surélevé par rapport au terrain naturel pour échapper aux dégâts des eaux. Sa construction n'utilise que des matériaux végétaux : murs et « pré-couverture » du toit (kötu en Xârâcùù)[103] en peau de niaouli (élément particulièrement étanche) généralement (et dans certaines régions avec du pandanus ou du cocotier), couverture du toit en paille (bon isolant qui permet de maintenir une température ambiante constante et douce tout au long de l'année, même en période de fortes chaleurs), attaches de la structure avec des lianes (rendent l'édifice flexible et donc résistants encore une fois aux intempéries) et éléments importants (flèche faîtière, poteau central, poteaux de tour de case, chambranle, linteau de la porte) en bois de houp (arbre endémique à la Nouvelle-Calédonie, séculaire, représentant l'origine des clans et dont le bois est sacré). Chacune des pièces sculptées a une symbolique particulière[104],[105],[106] :

Les dix haut bâtiments du Centre culturel Tjibaou de Renzo Piano reprennent d'une matière stylisée la forme des cases traditionnelles kanak.

[modifier] Maisons coloniales

La colonisation de peuplement à partir du milieu du XIXe siècle a permis le développement d'un style architectural résidentiel particulier dit des « maisons coloniales » qui se retrouve, avec certaines variantes, dans d'autres anciennes colonies françaises (Réunion, Antilles, Polynésie française, Indochine) ou anglo-saxonnes (dans les États du Sud des États-Unis ou l'Inde). Bien que de factures variables, elle offre généralement un certain charme et un élément identitaire important pour les populations locales, notamment d'origine européenne ou Caldoches, qui poussent pour leur préservation. Toutefois, les intempéries (notamment les cyclones), l'usure (rouille des toits, pourrissement et attaque de termites sur les éléments en bois) ou divers projets immobiliers ont entraîné la disparition de la plupart de ces maisons. Présentes dans la plupart des communes ayant connue une certaine implantation européenne, surtout sur la côte ouest, les plus célèbres et représentatives restent l'ancienne Banque Marchand ou Ancienne Mairie (première banque locale de 1874 à sa faillite retentissante pour la colonie en 1880, avant de servir d'hôtel de Ville de 1880 à 1975 et reconverti en 1996 en Musée de la Ville[107]), la Maison Cellières du Faubourg Blanchot (délabrée depuis le décès de sa dernière propriétaire en 1995 et « squattée » par plusieurs familles pendant des années, elle a été rachetée par un promoteur qui a eu la charge, en échange de la construction d'un immeuble sur une partie du terrain, de la reconstruire à l'identique de l'originale)[108],[109], le « château Hagen » ou encore le bâtiment historique de la clinique Magnin à la Vallée des Colons pour Nouméa, le « Château Grimigni » à Pouembout. Elles comprennent généralement[110] :

[modifier] Galerie de photos

[modifier] Codes

La Nouvelle-Calédonie a pour codes :

[modifier] Notes et références

  1. Vœu n°1 du 13 juillet 2010, Congrès de Nouvelle-Calédonie
  2. À parité fixe avec l'euro : 1 XPF = 0,00838 €
  3. Les différents types de collectivités en outre-mer
  4. CE 13 décembre 2006, N° 279323 : « Considérant, en second lieu, que la Nouvelle-Calédonie n'est pas régie par le titre XII de la Constitution relatif aux collectivités territoriales de la République mais par son titre XIII, qui lui est spécifiquement consacré et que son organisation et ses compétences sont déterminées, dans le respect de l'accord signé à Nouméa le 5 mai 1998, par la loi organique du 19 mars 1999, laquelle ne la qualifie pas de collectivité territoriale »
  5. Préface de Patrick O'Reilly, État de la Société tahitienne à l'arrivée des Européens d'Edmond de Bovis
  6. Joël Dauphiné en fait un récit détaillé dans son livre intitulé Canaques de la Nouvelle-Calédonie à Paris en 1931 - de la case au zoo (éd. L'Harmattan - 1998), ainsi que Didier Daeninckx dans Cannibales
  7. Chiffres clés géographiques sur le site de l'ISEE
  8. IGN Magazine N°54 page 9
  9. « Un archipel du Pacifique sud », présentation générale de la Nouvelle-Calédonie sur le site du vice-rectorat
  10. Références : IGN (carte sur le Géoportail) et document du gouvernement français présentant la Nouvelle-Calédonie (bien que le document annonce des altitudes contradictoires de 1 628 m et 1 629 m).
  11. Présentation de Tiga sur le site du SAGE des Îles Loyauté
  12. Présentation des îles Belep sur oceandots
  13. Superficie des communes sur le site de l'ISEE
  14. « La Moqueuse aux Chesterfield », site du ministère de la Défense
  15. Présentation des îles Chesterfield
  16. Zone des récifs d'Entrecasteaux sur le site du projet du lagon calédonien au patrimoine mondial de l'UNESCO
  17. (en) Présentation des récifs d'Entrecasteaux
  18. Slogan touristique assez répandu, il a été repris dans un livre de vulgarisation océanographique publié par l'IRD comprenant plus de 500 photographies du lagon calédonien et préfacé par Luc Besson : P. Laboute, M. Feuga, R. Grandperrin, Le Plus Beau lagon du monde, éd. Alizés, Nouméa, 1991, 272 p., réédité en 1999 par les éditions Catherine Ledru.
  19. Zone d'Ouvéa et Beautemps-Beaupré sur le site du projet du lagon calédonien au patrimoine mondial de l'UNESCO
  20. « Les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés », Présentation du site sur le site officiel de l'UNESCO
  21. [pdf] J-L. Maitrepierre, « Impact du réchauffement global en Nouvelle-Calédonie », Météo France, 2006
  22. [pdf] Fiche sur le climat par l'ISEE
  23. a, b et c Données météorologiques moyennes pour la Nouvelle-Calédonie données par meteo.msn.com
  24. a et b Quelques records météorologiques sur le site de Météo France
  25. Population légale au recensement 2009 sur le site de l'ISEE
  26. a et b Synthèse du recensement de 2004 par l'ISEE
  27. Évolution de la population entre 1996 et 2009, Synthèse du recensement de 2009, ISEE
  28. Données statistiques générales du recensement de 1996
  29. Chiffres généraux sur la population sur le site de l'ISEE
  30. CNIL, Délibération n° 2009-317 du 7 mai 2009 portant avis sur un projet d'arrêté relatif au traitement automatisé réalisé à l'occasion du recensement de la population de Nouvelle-Calédonie en 2009, publié au Journal officiel du 26 juillet 2009
  31. Rapport parlementaire nº972 du 9 juin 1998 relatif à la Nouvelle-Calédonie présenté par Catherine Tasca.
  32. L'orthographe « canaque » est considérée comme désuète, péjorative et colonialiste
  33. E. Tawil, « La "laïcité française" face aux principes communs des relations Églises-État en Europe », 30/04/2007, p.16-17
  34. Constitution, Titre XIII : Dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie, articles 76 et 77
  35. Historique institutionnelle sur le site du Congrès de la Nouvelle-Calédonie
  36. JO n° 68 du 21 mars 1999 page 4 197
  37. Arrêté du 30 octobre 2008 du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales Michèle Alliot-Marie et du secrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo portant nomination du commissaire délégué de la République pour la province Sud auprès du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, JORF n°0260 07/11/2008
  38. « Un nouveau commissaire délégué pour la province Nord », Les Nouvelles calédoniennes, 25/09/2009
  39. [pdf]Organigramme de la subdivision administrative Îles Loyauté
  40. Le rôle du gouvernement défini sur le site officiel du gouvernement
  41. Carte des aires coutumières
  42. Article 1.5 de l'accord de Nouméa
  43. M. Baltzer, « Le pays a son hymne et sa devise », Les Nouvelles calédoniennes, 27/06/2008
  44. Les attributions du Haut-commissaire sur le site officiel du Haut-commissariat
  45. Les trois subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie sur le site officiel du Haut-commissariat
  46. Site officiel du vice-rectorat
  47. Site du GSMA-NC
  48. Page de la gendarmerie sur le site officiel des FANC
  49. La page de l'armée de terre sur le site officiel des FANC
  50. Présentation des unités de la Marine en Nouvelle-Calédonie
  51. La Page de l'armée de l'air sur le site officiel des FANC
  52. Site officiel du consulat général d'Australie
  53. Liste des consulats en Nouvelle-Calédonie sur le site de l'Université
  54. Publication dans le bulletin de l’Union française des géologues - 2003
  55. [pdf] Mémento 2008 : Situation sanitaire en Nouvelle-Calédonie, DASS, 44 p.
  56. a et b Personnels et équipements de santé, INSEE
  57. [pdf] 6.2 : Infrastructures de Santé, ISEE
  58. H. LEPOT, « Le Congrès redit oui au Médipôle », Les Nouvelles calédoniennes, 17/09/2009
  59. Enseignement, ISEE
  60. H. LEPOT, « Les transferts votés à l’unanimité au Congrès », Les Nouvelles Calédoniennes, 01/12/2009
  61. Loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie
  62. Répartition des compétences entre les collectivités de la Nouvelle-Calédonie en matière d'enseignement primaire public
  63. Présentation de l'IFM-NC sur son site officiel
  64. Présentation de l'ENEP sur son site officiel
  65. Présentation de l'IRD de Nouvelle-Calédonie sur son site officiel
  66. Organisation de la délégation néo-calédonienne de l'Ifremer sur son site officiel
  67. [Atoll de Huon Présentation de Météo-France en Nouvelle-Calédonie sur son site officiel]
  68. [pdf] Brochure de présentation de l'Institut Pasteur en Nouvelle-Calédonie
  69. Page des Cahiers de l'archéologie, site du musée de la Nouvelle-Calédonie
  70. Activités scientifiques de l'Aquarium des lagons sur son site officiel
  71. Fonctionnement du CNRT nickel et son environnement sur son site officiel
  72. Vidéo sur les assises de la recherche française du Pacifique en Nouvelle-Calédonie, site officiel de l'IRD
  73. « Secondes assises de la recherche française dans le Pacifique », site de l'ambassade de France en Nouvelle-Zélande
  74. Site officiel des Archives de Nouvelle-Calédonie
  75. a et b « Le circuit historique. Une promenade dans Nouméa » sur le site officiel de la ville.
  76. Présentation de la médiathèque de Rivière Salée sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  77. Présentation du musée de la Nouvelle-Calédonie sur le site du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud
  78. Présentation du Musée de l'histoire maritime de Nouméa sur le site officiel de la mairie d'Albi, villes d'origine de La Pérouse.
  79. Présentation du musée du Bagne sur le site officiel de l'association « Témoignages d'un passé »
  80. Présentation du Théâtre de l'Île sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  81. Présentation du théâtre de Poche et du Centre d'Art sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  82. Historique du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  83. Présentation des enseignements sur le site officiel du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie.
  84. Page de présentation des Loisirs et cultures du territoire sur le site officiel du Vice-Rectorat
  85. Présentation du Café musiques Le Mouv' sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  86. a et b Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Le Petit Futé, p.83
  87. Site officiel du CinéCity
  88. Le Chapito de Nouvelle-Calédonie
  89. Site du festival Live en Août
  90. Site du festival Femmes Funk
  91. Association pour l'édition des œuvres de Jean Mariotti
  92. Takata d'Aïmos
  93. Remords
  94. A bord de l'incertaine
  95. Le Dernier voyage du Thétis
  96. CARAKTERES n°33
  97. Site personnel
  98. Annonce sur son site personnel
  99. . [1]
  100. http://www.nicolas-kurtovitch.net/kurto_livre18.html
  101. Selim Lander [2]
  102. éd. Grain de Sable/l’Herbier de Feu, Nouméa, 2005
  103. M. PREVOSTO, « "Cö rè nôô mwâ" : "Enlever la toiture de la maison" », Art Nature Project XXI
  104. « La case traditionnelle , symbole de la culture kanake », Blog : À l'ombre du banian, 08/02/2009
  105. « LA SOCIETE ET LA CULTURE KANAKE ANCIENNES », site du Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie
  106. « La case ronde traditionnelle kanak », Wasapa l'art kanak
  107. « Le circuit historique. Une promenade dans Nouméa » sur le site officiel de la ville.
  108. « Maison Célières 2/3 : LE SAUVETAGE DE LA MAISON CELIERES ! », Les Chroniques d'une rapatriée, 10/02/2007
  109. « Maison Célières 3/3 : LA MAISON CELIERES AUJOURD'HUI ! », Les Chroniques d'une rapatriée, 11/02/2007
  110. « Les maisons coloniales », Aster du Caillou

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

Commons-logo.svg

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Nouvelle-Calédonie.


Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues