Tennis de table

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Tennis de table
Ping-pong
Fédération internationale ITTF (1926)
Sport olympique depuis 1988
Autres appellations aucune autre appellation
Clubs
Joueurs licenciés
Joueurs pratiquants
Joueurs professionnels
Champion/ne(s) du monde
en titre
(Homme) République populaire de Chine Wang Hao
(Femme) République populaire de Chine Zhang Yining
Champions en titre inconnu

Match de tennis de table.

Le tennis de table est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs soit quatre joueurs autour d'une table. Ce sport est aussi un loisir, et c'est un sport olympique depuis 1988.

Il existe plusieurs dénominations de ce sport à travers le monde : ping pang qiu (乒乓球) en Chine et à Taïwan, ou takkyu (卓球) au Japon. En revanche le mot ping-pong provient de la marque commerciale sous laquelle le jeu fut produit aux États-Unis au début du XXe siècle[1]. Ce terme est plutôt utilisé pour désigner le jeu de loisirs, alors que le terme de tennis de table est plutôt utilisé pour désigner la pratique sportive ; malgré tout un pratiquant de ce sport, y compris en compétition, s'appelle toujours un pongiste.

Sommaire

[modifier] Historique

Le tennis de table trouve ses origines dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle. Les premiers joueurs, de la bonne société victorienne, utilisaient les objets qu'ils trouvaient dans leur environnement : des livres constituaient le filet, un bouchon de champagne la balle, et une boîte de cigare la raquette[2].

Sa popularité croissante incite des fabricants de jeux à vendre des équipements. En 1901, James Gibb, un Anglais passionné par ce jeu, rapporte d'un voyage aux États-Unis une balle en celluloïd, plus légère que les balles en caoutchouc utilisées précédemment. Peu après, en 1903, Goode améliore les raquettes en ajoutant un revêtement en caoutchouc aux palettes.

Avec la popularité grandissante du tennis de table, de nombreux tournois sont organisés et un championnat du monde officiel a eu lieu en 1902. En 1921 la « Table Tennis Association » est créée en Angleterre, suivie par une fédération internationale, l'« International Table Tennis Federation » (ITTF) en 1926. Les premiers championnats du monde ont eu lieu à Londres en 1926[3]. Le premier champion du monde fut le hongrois Roland Jacobi.

La fédération française de tennis de table (FFTT) est créée en mars 1927. Fin 1940 elle est interdite par le Régime de Vichy (cf. sa Révolution nationale) et est fusionnée en 1941 avec celle du tennis[4].

Le tennis de table est devenu sport olympique en 1988 à Séoul. Le meilleur joueur du monde est actuellement (en 2009) Wang Hao (Chine).

[modifier] Les règles de base

On joue sur une table séparée au milieu par un filet haut de 15,25 cm. Chaque joueur est équipé d'une raquette. Le but est de renvoyer la balle avec cette raquette sur la moitié de table adverse. Un point est gagné par le joueur chaque fois que son adversaire :

  • ne renvoie pas la balle,
  • laisse rebondir la balle plus d'une fois sur sa demi-table,
  • empêche la balle renvoyée par le joueur de rebondir sur sa propre demi-table (obstruction) dans le cas où la balle est rattrapée en dehors de la table alors qu'elle n'avait pas touché celle-ci, le point est perdu par le joueur qui vient de jouer la balle.
  • renvoie la balle qui touche un obstacle avant de toucher la demi-table adverse (sauf les poteaux du filet et le filet si la balle arrive malgré tout sur la demi-table adverse),
  • touche la balle autrement qu'avec la raquette ou la main qui tient la raquette,

Le service doit respecter les règles suivantes :

  • au début du service, la balle doit reposer sur la paume de la main, qui doit être immobile et ouverte doigts collés pouce décollé (article 2.6.1 des règlements FFTT).
  • la balle doit être lancée verticalement, vers le haut à une hauteur de 16 cm minimum (article 2.6.2 des règlements FFTT).
  • la balle doit être frappée dans sa phase descendante (article 2.6.3 des règlements FFTT)
  • depuis le début du service et jusqu’au moment où la raquette du joueur frappe la balle, la balle doit être au-dessus du niveau de la surface de jeu et derrière la ligne de fond du camp du joueur exécutant le service et elle ne doit être cachée par aucune partie du corps ou vêtement du joueur ou de son coéquipier en double, le joueur doit en particulier retirer le bras lançant la balle. La balle doit être visible par les arbitres (article 2.6.4 et 2.6.5 des règlements FFTT).
  • le premier serveur est déterminé aléatoirement. Les adversaires font ensuite deux services chacun sauf si les joueurs ont chacun plus de 10 points, auquel cas le service change à tous les points. Le premier serveur change à chaque manche.

Autres cas plus rares qui donnent le point au joueur :

  • la balle touche plus d'une fois la raquette de son adversaire,
  • l'adversaire touche la surface de la table avec la main qui ne tient pas la raquette,
  • l'adversaire fait bouger la table pendant le point,
  • l'adversaire touche le filet,
  • la balle est remise avec une raquette que l'adversaire ne tenait plus en main,
  • l'arbitre juge que le service n'est pas régulier (masqué par exemple),
  • l'arbitre, après avoir déjà averti le serveur, est à nouveau gêné pour s'assurer de la validité du service.
  • le joueur effectue un retour grace à toutes autres chose que la raquette.
Diagonale du service en double

Dans le jeu en double,

  • Chacun des 2 joueurs doit renvoyer la balle à tour de rôle, sinon le point est perdu. Le service s'effectue systématiquement dans la diagonale, le 1er rebond dans le rectangle droit du serveur. Une fois effectués ses deux services, le joueur laisse la place de relanceur à son partenaire.

Une manche, on dit aussi fautivement un « set », est gagnée par le premier joueur qui atteint 11 points (anciennement 21), s'il a au moins 2 points d'avance sur son adversaire. S'il n'a qu'un point d'avance, la partie continue ; elle est gagnée par le premier qui obtient 2 points d'écart avec son adversaire.

Chaque échange commence par une mise en jeu, ou « service » : de sa main libre, un des joueurs lance la balle en l'air et la frappe dans sa phase descendante avec sa raquette de manière à ce qu'elle rebondisse une fois sur sa surface puis, sans toucher le filet, rebondisse au moins une fois sur la surface adverse. Le service est effectué en alternance par chacun des joueurs ou chacune des équipes tous les deux points tant que le score de 10-10 n'est pas atteint. Au-delà, l'alternance se fait à chaque échange. Si un service est correct mais que la balle a touché le filet, le service est à remettre (on dit traditionnellement « net » ou « let », en France le corps arbitral emploie le terme « filet »).

[modifier] Le matériel

Le matériel d'un pongiste est composé d'un short, d'une raquette et de revêtements homologués, de chaussures de salle et du tee-shirt ou d'un maillot.

[modifier] La salle

Le sol doit être plat (pas de bosses ou de creux) et horizontal. Le revêtement de sol doit être conforme à la norme AFNOR NFP 90 203 et à la marque NF 192 (AFNOR CERTIFICATION), il doit être bien fixé et non glissant. Il peut être manufacturé, collé ou en parquet (le parquet est accepté, mais est déconseillé car il peut être glissant). Les matériaux tels que : le dallage, le carrelage, le linoléum, le béton, le bitume, l’enrobé, le ciment ainsi que les revêtements pelliculaires sans couche d’absorption des chocs, sont à éviter.

La hauteur sans obstacle (luminaires, poutres, etc.) doit être de 4,5 m minimum (5 m pour les Championnats du Monde ou d'Europe). L'éclairage et la température de la salle doivent être corrects. L'aire de jeu doit mesurer au minimum 12 m x 6 m (14 m x 7 m pour les Championnats du Monde ou d'Europe).

Les murs doivent être recouverts d'une teinte pastel, mat et uniforme sur au moins 3 m de hauteur.

[modifier] La table de jeu

Table de tennis de table

Dimensions d'une table de tennis de table. C'est une table rectangulaire (2,74 m de long sur 1,525 m de large), dont le côté supérieur est situé à 76 cm au-dessus du sol. La surface de jeu est de couleur foncée et mate, généralement bleue ou verte (plutôt rare aujourd'hui les tables vertes). Elle est entourée d'une bande blanche de 2 cm de large, appelée « ligne de fond » sur les bords les plus étroits de la table, et « ligne de côté » pour les 2 autres côtés. Elle est divisée en deux camps identiques par un filet de 15.25 cm de haut, débordant de chaque côté. Chaque demi-table est elle-même divisée en deux par une mince bande blanche, qui ne sert qu'au service dans le cas du jeu en double : dans ce cas, la balle doit commencer dans la partie droite de la demi-table et arriver dans la partie opposée en diagonale de la demi-table adverse.

[modifier] Autres éléments du matériel collectif

Arbitre lors d'une rencontre officielle, utilisant un marqueur
  • Des séparations, d'une hauteur uniforme d'environ 75 cm, qui entourent l'aire de jeu, ou séparent les aires de jeu quand il y en a plusieurs. Ces petits « murs » très légers (un arceau de métal creux qui soutient une bâche plastique arrivant au ras du sol) gardent les balles dans l'aire de jeu, pour limiter le déplacement et éviter qu'elles perturbent le déroulement d'un autre match. Dans ces séparations les joueurs peuvent mettre une serviette pour s'essuyer le visage mais ne sont pas autorisés à mettre de quoi boire et manger.
  • Un marqueur, panneau composé de deux séries de chiffres (1 à 25 en général) utilisé par l'arbitre d'un match pour afficher le score de chaque joueur et le nombre de sets gagnés.
Une pige pour mesurer la hauteur du filet
  • Une table d'arbitrage pour poser le marqueur.
  • Dans les rencontres officielles, une feuille de match qui récapitule tous les matchs et les résultats obtenus lors d'une rencontre entre deux équipes.
  • Une pige servant à mesurer la hauteur du filet (15,25 cm) et à vérifier l'épaisseur des revètements (4 mm).


[modifier] La balle

Balles de 38 mm et de 40 mm

C'est une sphère parfaite en celluloïd, ou autre matière plastique aux propriétés voisines, de couleur orange ou blanche en compétition, elle pèse 2,7 g et a un diamètre de 40 mm (avant 2000, le diamètre de la balle était de 38 mm[5]). La balle doit respecter certaines conditions de rebond : lâchée de 30 cm au dessus de la table, elle doit rebondir d'au moins 23 cm.

Lors des compétitions officielles, les joueurs jouent avec des balles trois étoiles. Ces balles sont de meilleure qualité, c'est-à-dire plus rondes et plus dures, elles sont également plus fragiles et plus chères que les balles ordinaires. Pour le loisir ou les séances d'entraînement, les joueurs utilisent des balles beaucoup moins chères, codifiées 2 étoiles, 1 étoile ou sans étoile.

[modifier] Le matériel individuel

[modifier] La tenue

La tenue de jeu se compose d'un short ou d'une jupette, d'une chemisette, de chaussettes et de chaussures de sport « indoor ». Lorsque l'on fait partie d'un club, on doit également avoir le maillot du club pour les compétitions par équipe ou individuelles. En effet, le règlement impose que tous les joueurs d'une équipe d'un club portent le même maillot, de même que les deux joueurs d'un double s'ils sont du même club. La couleur blanche est interdite.

[modifier] Autres éléments du matériel individuel

Le tennis de table, sport d'intérieur, ne nécessite rien d'autre qu'une raquette et la tenue décrite ci-dessus. C'est donc un sport peu onéreux pour les débutants, d'autant plus que l'on peut commencer avec des raquettes peu onéreuses. Les joueurs plus confirmés achètent une housse de protection pour préserver les revêtements de l'usure et des chocs, des chaussures plus adaptées, une petite serviette de bain pour éponger la sueur. Parmi les achats habituels, on notera : les balles d'entraînement, des plaques de rechange (un des principaux investissements), de la colle rapide (qui accélère la vitesse et la rotation des balles mais qui n'est plus autorisée en compétitions) et un produit d'entretien pour revêtement avec son éponge. Les colles rapides à base de solvants volatils sont interdites dans le monde entier depuis 2008 car les solvants utilisés sont nocifs.

[modifier] La raquette

Table, raquette et balle de tennis de table

Sa forme, sa dimension et son poids ne sont pas réglementés ; seule l'épaisseur des revêtements est limitée à 4 mm[6].

Le corps de la raquette, ou « bois », doit être plat et rigide. Au moins 85% de l'épaisseur totale de la raquette doit être en bois naturel. La ou les faces utilisées pour frapper la balle doivent être recouvertes d'un revêtement en caoutchouc d'un seul tenant, d'épaisseur et de couleur uniforme ; obligatoirement une face est rouge vif, l'autre noire (si une face ne comporte pas de revêtement il est interdit de s'en servir pour frapper la balle et elle doit être peinte de la couleur opposée au coté possédant un revêtement). Entre le revêtement et le bois, il est fréquent d'avoir une épaisseur de mousse synthétique. Les fédérations publient chaque année une liste des revêtements autorisés.

Les plaques et les bois sont choisis en fonction du style de jeu recherché : on distingue le jeu offensif (jeu rapide mais peu de contrôle de la balle), le jeu défensif (bon contrôle mais balles plus lentes) et le jeu allround (vitesse moyenne et contrôle correct). On considère généralement que les plaques sont responsables à 80 % du style de jeu, et le bois 20 %. Les joueurs peuvent en plus utiliser des colles spéciales dont le solvant influe sur l'élasticité des plaques en gonflant les alvéoles de la mousse. Ceci a pour résultat d'augmenter la vitesse de frappe ou l'amplitude des effets. Ces colles ne sont efficaces que quelques heures au mieux pour donner tout leur potentiel; il existe aussi des colles rapides dont l'effet est de dix jours qui prennent un peu plus de temps pour sécher. Les colles à base de solvants (VOC) sont interdites dans toutes les compétitions par les règlements de l'ITTF depuis la fin des Jeux Olympiques de Pékin en 2008.

Pour désigner une raquette de tennis de table, on utilise parfois le terme « palette ».

[modifier] Le revêtement de la raquette

Raquette de tennis de table

Le revêtement fait l'objet d'un soin particulier : c'est lui qui est au contact de la balle et qui donne le plus de sensations. Il se compose d'une surface extérieure au contact de la balle, et une mousse synthétique intercalée entre cette surface et le bois de la raquette. Un revêtement possède 2 caractéristiques intrinsèques (c'est-à-dire liées à la manière dont il a été conçu) : son adhérence (qualité du contact entre la balle et le revêtement) et la vitesse à laquelle il est capable de renvoyer la balle ; en se combinant, ces caractéristiques se traduisent par les qualités suivantes recherchées par les pongistes :

  • contrôle de la balle
  • capacité à donner de l'effet à la balle
  • vitesse de renvoi

Mais la classification la plus courante et la plus évidente se base sur l'apparence physique du revêtement. Il existe ainsi :

  • le picot long : le caoutchouc est composé de petits plots disséminés régulièrement sur la surface du caoutchouc qu'on appelle des picots. La hauteur des picots est identique pour un revêtement, mais il existe plusieurs hauteurs de picots. Historiquement, ce sont les premiers revêtements en caoutchouc qui sont apparus. Les picots donnent à la balle un effet « flottant » déstabilisant pour l’adversaire : sa spécificité est de renvoyer l'effet inverse de celui mis par l'adversaire : une balle liftée revient coupée et inversement.
  • le soft : revêtement avec des picots très courts qui permet un jeu à base de frappe ou de contre à la table. Il est parfois utilisé pour défendre loin de la table.
  • le picot mi-long : revêtement hybride entre le soft et le picot long, il permet un jeu déstabilisant à base de balles fusantes mais il permet aussi un jeu à base de contre ou de frappe sans ou avec très peu de rotation.
  • le backside ou picot retourné : le picot est collé sur la mousse, et on joue avec le côté plat du revêtement ; c'est de loin le revêtement le plus répandu et le plus facile à prendre en main, du moins pour les revêtements les plus courants. Sa caractéristique essentielle est son adhérence : pour ce revêtement très populaire, les fabricants proposent un vaste choix, allant des revêtements très adhérents (offrant en général beaucoup de contrôle sur la balle) à des revêtements lisses, sans contrôle (cf. le revêtement antitop).
  • l’antitop : c'est un revêtement très lisse de type « backside », très peu adhérent. Sa particularité est de ne pas être sensible à l'effet mis par l’adversaire ; la contrepartie est qu'il ne permet pas de mettre de la rotation dans la balle.

Mais le revêtement est aussi caractérisé par sa mousse, qui se situe sous le caoutchouc. Il existe divers types de mousses :

  • Supersoft : On obtient avec cette mousse très tendre soit un grand effet catapulte avec la colle rapide, soit un revêtement plus tendre et précis sans colle rapide.
  • Soft : Ces mousses améliorent le contrôle de balle, avec toujours autant de spin mais moins de vitesse.
  • Medium : Une mousse standard, avec un rapport équilibré entre vitesse, effet et contrôle.
  • Hard : Beaucoup de vitesse, moins de contrôle, et un peu moins de possibilités en topspin (le contact balle/raquette permettant les effets étant bien plus court

Il est autorisé d'avoir un type de revêtement différent sur chaque face de la raquette. Seuls certains revêtements sont autorisés en compétition, la liste des revêtements autorisés est disponible sur le site de la fédération internationale. Il est obligatoire d'avoir une face rouge et une face noire afin de pouvoir différencier les revêtements utilisés par l'adversaire. De plus, un joueur peut avoir un seul côté muni d'un revêtement et laisser l'autre nu. Cependant il devra peindre son bois de la couleur opposée au revêtement et ne pas utiliser ce côté de la raquette sinon il perdra le point.

[modifier] Déroulement d'une partie

[modifier] Nombre de manches

Une rencontre de tennis de table se déroule généralement en 3 ou 4 manches gagnantes de 11 points (avec 2 points d'écart) : le premier joueur qui a gagné le nombre de manches requises est déclaré vainqueur. Dans le cas de 3 manches gagnantes, les joueurs peuvent donc jouer jusqu'à 5 manches. Pour 4 manches gagnantes, ils peuvent avoir à jouer jusqu'à 7 manches.

[modifier] Avant la partie

Chaque partie commence par une période d'adaptation de 2 minutes maximum. Cette période est faite d'échanges entre les deux adversaires, sans comptage des points pour permettre de prendre en compte tous les paramètres comme l'éclairage ou le rebond de la balle sur la table. Cette période permet aussi de commencer à « tester » l'adversaire pour commencer à envisager ses forces et faiblesses.

[modifier] Comportement des joueurs

Les joueurs n'ont pas le droit de s'exprimer bruyamment ou vivement au cours d'un échange (cri, réflexion, geste brusque, coup sur la table, coup de pied, etc.). En cas de perturbation extérieure, l'arbitre peut interrompre un échange : bruit gênant, 2e balle faisant irruption dans l'aire de jeu, etc. En cas de perturbation incessante de la part d'un joueur l'arbitre peut même décider d'expulser un joueur.

[modifier] Service

À la fin de chaque manche, les joueurs changent de côté, et le premier service est donné à celui qui n'a pas fait le premier service à la manche précédente. Dans le jeu en double, les joueurs alternent, c'est-à-dire qu'ils se positionnent pour que celui qui est au service serve sur celui qui lui faisait les services au set précédent. À la dernière manche (ou set), un changement de coté s'effectue dès qu'un joueur a atteint 5 points.

[modifier] Règle d'accélération

Si une manche dure plus de 10 minutes de jeu effectif, on applique la règle suivante : chacun sert alors à son tour, et le relanceur gagne le point s'il remet 13 fois de manière régulière la balle sur la table. Cette règle limite de facto la durée d'un échange. Elle ne s'applique plus si l'on est arrivé à un score de 9 à 9 ou plus avant les 10 minutes fatidiques.

Cette règle est née à la suite de parties qui duraient plusieurs heures, notamment quand deux adversaires utilisaient le même style de jeu défensif. Actuellement, avec la vitesse où vont les échanges, cette règle a rarement besoin d'être appliquée.

[modifier] Interclub

En Belgique, les interclubs se déroulent la plupart du temps le week-end. Au niveau provincial, régional ou national, ils se déroulent à 4 contre 4. Chaque joueur joue pour sa fiche individuelle, mais aussi pour son équipe. Il y a 16 matches en tout : chaque joueur en joue 4. Au dessus de la 1ere division nationale se trouve la superdivision. C'est la plus haute division : on y trouve les meilleurs joueurs de Belgique. En superdivision , les interclubs se jouent à 3 contre 3 + un double de deux joueurs de chaque club. Il y a 10 matches en tout. Le champion de Belgique en titre est la Villette Charlroi.

[modifier] Le classement des joueurs

Les joueurs licenciés se voient attribuer un classement reflétant en principe leur niveau, et permettant en particulier de les répartir en différentes catégories lors de compétitions ou de tournois.

[modifier] En Belgique

Il existe deux fédérations principales : La FRBTT (Fédération Royale Belge de Tennis de Table) et la FROTTBF (Fédération Royale Ouvrière de Tennis de Table Belge Francophone).

  • À la FRBTT

Un joueur commence en tant que NC puis peut monter de classement d'année en année (un classement n'étant modifié qu'en fin de saison en fonction des résultats du joueur durant l'année). Le classement qui vient se positionner juste après NC est E6 ensuite E4, E2, E0 et là, on recommence à D6, D4, D2, D0 même chose avec C et B. Viennent alors les 25 meilleurs joueurs de Belgique qui sont les «séries A», classés de A25 à A1 (A1 étant le meilleur classement). Le même raisonnement s'applique pour les filles, mis à part le fait qu'il n'existe pas, chez elles, de série E, passant directement de NC à D6.

  • À la FROTTBF

Un joueur débute en tant que NC puis peut d'année en année monter au classement F2 puis F1. Après, le joueur peut monter E6, E5, E4, E3, E2, E1 puis D6, D5, D4, D3, D2, D1 même chose avec C et B. Après viennent les 20 meilleurs classements A20, A19, A18,...., A3, A2, A1.

Les joueurs affiliés dans une des deux fédérations peuvent également s'affilier dans l'autre.

[modifier] En France

Toute personne inscrite dans un club possède une licence : licence de compétition pour ceux qui désirent s'affronter dans des matchs officiels, ou licence promotionnelle pour les joueurs de loisir. La Fédération française a recensé 178 582 licenciés sur la saison 2007-2008.

Tout titulaire d'une licence de compétition possède un nombre de points qui indique son niveau de jeu. Ce nombre monte avec les parties gagnées, et baisse avec les parties perdues.

Le nombre de points gagnés ou perdus dépend de la différence de points entre les deux adversaires et du côté attendu ou non du résultat, par exemple :

  • si les deux joueurs ont un écart inférieur ou égal à 24 points, le vainqueur gagne 6 points et son adversaire perd 5 points,
  • si les deux joueurs ont un écart compris entre 100 et 149 points, alors,
    • si le joueur ayant le plus grand nombre de points l'emporte, il gagne 4 points et son adversaire perd 3 points,
    • si le joueur ayant le plus grand nombre de points est battu, il perd 8 points et son adversaire gagne 10 points.

Le classement est réactualisé en milieu de saison (janvier) et en fin de saison (juin). En effet, à chaque demi-saison, une nouvelle licence est délivrée avec le nombre de points ajustés pour chaque joueur de compétition. Il est en même temps ajusté pour que la moyenne de la somme des gains et des pertes de tous les joueurs soit égale à 0, c'est ce qu'on appelle la dérive. Lors de cette réactualisation les joueurs non classés ayant moins de 650 points sont remontés à 650 points (et les joueuses non classées ayant moins de 300 points sont remontées à 300 points)

Ce nombre de points garde un lien avec les classements historiques. Pour un joueur qui débute le nombre de points de départ est de 650, et ce quelle que soit sa catégorie. Jusqu'à 659 points les joueurs sont NC (non classés) puis deux classements intermédiaires existent, 90 (entre 660 et 679 points) et 85 (entre 680 et 699 points). Ensuite les classements vont de 5 en 5 (90,85,80,75,70… jusqu'à 30 et 25), et correspondent à des écarts de 100 points (un joueur classé 80 a un nombre de points compris entre 700 et 799 points, ensuite il passe au classement 75, et ainsi de suite jusqu'à arriver à 1800 points ou plus, où il est classé 25). Les 1000 premiers joueurs français n'ont pas de classement, mais sont numérotés de 1 (le meilleur) à 1000.

Le classement est composé de 3 séries :

  • la série nationale qui comprend les joueurs numérotés 1 à 1000,
  • la série régionale qui comprend les classements 25 à 50 (et donc les joueurs ayant plus de 1300 points)
  • la série départementale qui comprend les classements 55 à NC.

En termes de points, les femmes partagent le même classement que les hommes. Cela signifie que si un joueur et une joueuse ont le même nombre de points, ils sont de même niveau absolu.

Par contre, le nombre moindre de joueuses et la différence qui existe entre le niveau moyen des femmes et des hommes est pris en compte par un nombre moins important de joueuses numérotées et par un décalage de 350 points entre les échelons de classement hommes et les échelons de classement femme. Ainsi :

  • la série nationale féminine comprend les joueuses numérotées 1 à 300,
  • la série régionale féminine comprend les classement 25F à 50F, ce qui correspond aux joueuses ayant plus de 950 points
  • la série départementale comprend les classements 55F à NC.

C'est ce décalage qui fait qu'une joueuse débutante commence avec un classement de 300 points. Cela n'est pas justifié car un garçon débute lui aussi avec 650 points quelle que soit sa catégorie. Les NC féminines devraient débuter avec le même nombre de points que les NC masculins (650), et le premier échelon de classement féminin devrait être 65F.

Le système de classement est modifié par la FFTT pour la saison 2009-2010: il y aura une parité des points entre les hommes et les femmes, et la modification de l'appellation des tranches du classement[7].

Correspondance de classements
Ancien
classement
points hommes points femmes Nouveau
classement
25/N° >2000 20
25 1900-1999 19
25 1800-1899 >1450 18
30 1700-1799 1350-1449 17
35 1600-1699 1250-1349 16
40 1500-1599 1150-1249 15
45 1400-1499 1050-1149 14
50 1300-1399 950-1049 13
55 1200-1299 850-949 12
60 1100-1199 750-849 11
65 1000-1099 650-749 10
70 900-999 550-649 9
75 800-899 450-549 8
80 700-799 350-449 7
85 680-699 330-349 6
90 660-679 310-329 6
NC 600-659 <310 6
NC <599 5

[modifier] En Suisse

Chaque joueur doit demander une licence auprès de la fédération, après être inscrit dans un club. Les joueurs licenciés reçoivent un classement qui va de 1 (le moins fort) à 20 (le plus fort) et d'une lettre : D1-D5, C6-C10, B11-B15, A16-A20. De plus, un classement existe pour les meilleurs joueurs du pays.

[modifier] Les techniques de jeu

[modifier] Le toucher de balle, la frappe de la balle et les effets

Dans les premiers temps, les raquettes étant en bois brut, la balle était contrôlée uniquement par l'inclinaison de la raquette au moment de l'impact et par la puissance de frappe. Plus tard[Quand ?], le plastique tendre avec picots, mais sans épaisseur, qui recouvrit le bois permit d'amortir davantage les coups. En 1902, l'utilisation de mousses synthétiques (collées entre le bois et le revêtement extérieur) a augmenté la vitesse de propulsion. Ensuite l'arrivée des revêtements lisses (picot tourné vers l'intérieur) a amélioré l'adhérence entre la raquette et la balle. Ainsi, progressivement, les joueurs ont pu varier les effets sur la balle et accélérer la vitesse des échanges[8]. Les effets les plus courants sont le coupé et le top spin.

[modifier] Le coupé

Pour faire une balle coupée, il faut mettre sa raquette quasiment à l'horizontale et passer en dessous de la balle. La raquette part du haut et s'avance vers le bas et en avant. Le coupé peut se faire soit :

  • au-dessus de la table : on parle alors de « poussette ». Ce coup n'est en général possible qu'en début de point, quand la balle n'a pas encore acquis trop de puissance ;
  • loin de la table : on parle alors d'un coup d'attente ou de défense, car il a pour effet de ralentir la balle, permettant à son auteur de se replacer correctement ou de préparer son prochain coup.

Dans les deux cas, le but est d'empêcher l'adversaire d'attaquer dans de bonnes conditions. En effet, une balle coupée a tendance à « plonger » dans le filet après son rebond ; plus la balle est coupée et plus l'adversaire va être obligé de la lever pour passer le filet, avec une marge étroite d'action : s'il ne lève pas assez la balle, elle part dans le filet ; s'il la lève trop, elle risque de sortir de la table ou d'être haute, ce qui permet en retour une frappe facile.

[modifier] Le topspin

Article détaillé : Topspin.

Variante apparue avec les raquettes à revêtement synthétique lisse (plus adhérent que les revêtements à picots), ce coup consiste à « frotter » la balle de bas en haut de manière à imprimer à la balle une rotation d'arrière en avant, c'est-à-dire que le contact entre la raquette et la balle soit le plus long possible grâce à un ample mouvement de « brosse ». Un bon top spin est un compromis entre frotter la balle le plus fin possible et une accélération au moment de l'impact. Si la raquette possède un revêtement adhérent, la balle va tournoyer en prenant une trajectoire parabolique : après être montée, elle va plonger très rapidement et accélérer en touchant la table, ce qui est déstabilisant pour l'adversaire. Pour renvoyer la balle sur la table, celui-ci est obligé de « fermer » l'angle de sa raquette (ce qu'on appelle « faire un bloc »), sinon la balle repart en montant encore plus (à cause de l'effet lifté) et sort. Un échange de balle en top spin amène la balle à une vitesse approchant les 200 km/h.

En général, lorsqu'un joueur reçoit une balle coupée longue, il renvoie soit en coupé soit en top spin.

Il existe un coup appelé un « contre top spin ». Lorsqu'un joueur effectue un top spin, son adversaire peut effectuer un autre top spin (s'il en a le temps), c'est un coup de contre-attaque. On peut différencier le « contre-top » à la table du « contre-top » effectué à mi-distance de la table. Ces deux coups sont réservés aux joueurs de bon niveau, et nécessitent une condition physique et une réactivité importantes.

[modifier] Le side spin

Alternative au top spin, ce coup permet de donner un effet latéral à la balle en plus du lift. Il s'effectue presque comme un coup classique mais la raquette doit frotter la balle sur le côté, de l'arrière vers l'avant. Cette technique est difficile à réaliser mais si l'adversaire n'est pas attentif, il peut facilement se faire surprendre car, au lieu de monter, la balle part sur le côté. On effectue généralement le side spin (ou « top spin latéral ») en coup droit. Ce coup est souvent une technique appréciée des gauchers, car leur side spin arrive sur le revers adverse, avec de l'effet latéral qui force l'adversaire à se déplacer.

[modifier] La frappe

Théoriquement, le joueur n'imprime aucun effet à la balle, le geste se fait à plat et permet de faire un coup rapide, pour surprendre l'adversaire et essayer de finir le point. Généralement celui qui frappe la balle vise le revers de l'adversaire pour l'empêcher de prendre son coup droit. Quant à celui qui défend, il cherchera à viser le coup droit du frappeur pour qu'il ait un angle moindre du côté revers car si le frappeur tape dans le coup droit le défenseur pourra contre frapper.

[modifier] Le flip

Ce coup est effectué sur une balle courte, au dessus de la table. Seul le poignet effectue le mouvement. Si la balle est coupée, il faut passer par dessous et la porter avec le poignet, c'est un flip porté qui a pour caractéristique de retourner l'effet coupé à l'adversaire tout en envoyant une balle rapide. Si le service est lifté ou mou, on peut flipper en donnant une petite claque à la balle. Il est toujours long mais peut aussi être joué très croisé. Cependant, le flip n'est pas qu'une remise de service. Il peut, en effet, être effectué sur n'importe quelle balle courte d'un échange. Le flip peut être exécuté du coup droit ou du revers. Dans les deux cas, il faut avancer la jambe droite (pour les droitiers) afin de gagner en "allonge".

[modifier] Tactiques

[modifier] Système de jeu

Il existe plusieurs tactiques de base au tennis de table : l'attaque, la défense et la contre-intitiative en sont les principales.

Le jeu d'attaque consiste à prendre un maximum de risques dans le but de prendre son adversaire de vitesse. Les coups principalement utilisés par les attaquants sont le topspin et l'attaque. Ce système de jeu impose à son utilisateur de jouer près de la table afin de prendre les balles le plus tôt possible. Les revêtements de raquette utilisés par les attaquants sont des backsides très rapides avec une grosse épaisseur de mousse. Exemple de joueurs offensifs : Jean-Philippe Gatien avait un système de jeu basé exclusivement sur une grande prise de risque en coup droit, ainsi que Timo Boll.

Le jeu de défense consiste à provoquer la faute chez l'adversaire. Il s'agit en effet de remettre les coups offensifs de l'adversaire (topspin et frappe) le plus souvent possible afin que ce dernier finisse par commettre une faute. Les coups principalement utilisés par les défenseurs sont la poussette et la défense. Cette dernière est efficace lorsque le défenseur maîtrise la variation des effets : en effet, la défense peut être coupée, molle ou liftée. La défense molle est un coup très utile car, hormis le coup de poignet, elle s'exécute comme la défense coupée. Les joueurs pratiquant ce système de jeu jouent loin de la table et utilisent souvent une raquette combinée avec un backside lent et un picot (souvent mi-long). A haut niveau, les défenseurs ne peuvent se contenter de jouer en défense et sont donc capables de prendre l'initiative et d'effectuer des coups offensifs efficaces. Joueurs défenseurs : Joo Se Hyuk (Corée du Sud), Chen Weixing (Autriche).

Le jeu de contre-initiative consiste à laisser l'initiative du jeu à l'adversaire afin de le contrer. Les coups principalement utilisés dans ce système de jeu sont les blocs et les contre-tops. Principaux joueurs de contre-initiative : Jan-Ove Waldner (Suède) et Wang Tao (Chine).

[modifier] Le placement

Les bons joueurs savent aussi utiliser les placements pour se mettre en position de force par rapport à l'adversaire. Cela consiste à soigner son propre placement pour être toujours à la bonne distance de la balle quand elle arrive sur son côté de table, et à obliger l'adversaire à se mettre dans une position difficile pour lui : trop loin de la table ou trop sur le côté. Il s'agit de le faire se déplacer pour qu'il se fatigue, qu'il soit surpris ou qu'il perde de la précision ; en général cela consiste à le « balader » (terme consacré) de gauche à droite de la table ou à l'obliger à reculer puis à avancer précipitamment dans l'espoir qu'il se fatigue ou qu'il rate son renvoi.

De plus, les effets peuvent être fonction du revêtement utilisé. Ainsi un « anti-top » par définition sert à contrer un topspin et renvoie donc l'effet inverse tandis qu'un « picot long » catapulte la balle en lui donnant des effets difficilement prévisibles et bien souvent inversés.

[modifier] Le service

Le service est aussi un moment tactique crucial, car le serveur dispose d'un avantage important sur son adversaire puisque c'est lui qui décide de la vitesse et de l'effet donné à la balle, il prépare donc déjà sa deuxième balle. Il est impératif pour un joueur de soigner son service, car contrairement au tennis, le serveur ne bénéficie pas d'un deuxième service. Le plus souvent le service est accompagné d'un effet lifté, coupé ou latéral. Il permet au joueur qui sert d'obtenir de la part de son adversaire un « retour » qui lui convient.

La voie est étroite entre un service réussi mais trop facile pour l'adversaire qui prend ainsi le contrôle de l'échange, et un service rapide ou avec beaucoup d'effet, mais difficile à réussir. Bien servir est un apprentissage long et difficile. Les entraîneurs diront que le service est le tiers du point car après avoir fait un service gênant on obtient généralement une balle facile à jouer qui permet de clore le point (trois touches de balle pour faire un point).

Il existe plusieurs sortes de services (dont quelques-uns ci-dessous)[réf. nécessaire] :

  • Service coupé (souvent court)
  • Service lifté (court ou long)
  • Service rentrant (court ou long)
  • Service mou (toujours court)
  • Service latéral (court ou long)
  • Service marteau (court ou long)
  • Service sauté (long et rapide)
  • Service bombe (service très rapide auquel un des effets précédents peut être ajouté)

Tous ces services peuvent être effectués du coup droit ou du revers (sauf le rentrant qui est un service coup droit)

[modifier] Autour du tennis de table

  • Le tennis de table a inspiré le premier jeu vidéo à succès, Pong, jeu de ping pong virtuel.
  • Mao qui a encouragé la pratique du tennis de table en Chine (30 millions de pratiquants) a dit : « Considérez la balle comme la tête de votre ennemi capitaliste. Tapez dedans avec votre raquette socialiste et vous aurez gagné un point pour la mère patrie »
  • En 1971, les Chinois ont invité les joueurs américains à un tournoi en République populaire de Chine. C'est ce qu'on appela la « Diplomatie du ping-pong ». Elle fut suivie par la première visite d'un président des USA en Chine, Richard Nixon.
  • Il existe une discipline, le « hardbat », qui ressemble au tennis de table des années 40 : seuls les revêtements à picots courts sans mousse sont autorisés, comme à l'époque de « l'Age d'Or » (Golden Era) des années 30/40, avant l'apparition de la mousse dans les années 50.

[modifier] Évolutions des règlements

  • Aux championnats du monde de 1936 à Prague, deux joueurs de style défensif mirent 2H15 pour un seul échange, et une partie jouée par Michel Haguenauer a duré plus de 7H30. C'est devenu impossible à présent avec la règle d'accélération. Si la manche (un set) dure plus de 10 minutes de jeu effectif, on applique la règle suivante : on sert alors chacun son tour, et le relanceur gagne le point s'il remet 13 fois de manière régulière la balle sur la table (sauf si on arrive à un score de 9/9 ou plus, dans ce cas pas de règle d'accélération). Cette règle est rarement appliquée de nos jours.
  • En 2000, la balle est passée de 38 à 40 mm de diamètre. L'intérêt de cette modification est de ralentir la balle et de rendre les échanges plus faciles à suivre.
  • En 2001, le nombre de points nécessaires pour remporter une manche (ou un set) est passé de 21 points à 11 points. Il est toujours nécessaire d'avoir 2 points d'avance pour gagner la manche, mais le service change de côté tous les 2 points au lieu de 5 auparavant. Au niveau national, il faut remporter 3 manches (au lieu de 2 en 21 points) pour gagner le match, au niveau international, il faut remporter 4 manches (au lieu de 3 en 21 points). Cette modification permet de rendre tous les points importants, même les premiers, ce qui rend le jeu plus attrayant à suivre. Elle rend également l'issue des matchs un peu plus incertaine, puisque cela laisse moins de temps pour entrer dans chaque set et que chaque point perdu peut s'avérer important.
  • En 2003, les règles du service ont été complétées par l'interdiction de masquer la balle pendant le service (le bras qui lance la balle doit être complètement enlevé). En effet, auparavant il était autorisé de masquer la balle et son impact avec la raquette avec le bras ne tenant pas la raquette. Il était difficile pour un spectateur non averti de comprendre pourquoi le relanceur n'arrivait même pas à remettre le service sur la table. L'intérêt de cette modification est donc de rendre les services plus clairs, y compris pour les spectateurs, et de privilégier les échanges aux services directement gagnants.
  • Depuis septembre 2008, la colle avec solvants organiques volatils ( S.O.V ) est interdite. La liste des revêtements autorisés a également été revue (en particulier certains picots longs ne sont plus homologués)[9].

[modifier] Joueurs et joueuses

[modifier] Marques de matériels de tennis de table

Le principal matériel vendu est le revêtement de raquette, du fait de son importance dans le toucher de balle et de son renouvellement fréquent lié à l'usure. Viennent ensuite le bois, les balles, les colles. Toutes les marques ont plusieurs produits à leur catalogue, elles sont classées ici en fonction du produit pour lequel elles sont les plus connues. En France, la grande distribution ne vendant souvent que du matériel de débutant ou de loisir (peu cher mais peu performant), les clubs s'approvisionnent auprès de distributeurs spécialisés qui proposent l'ensemble des produits et diffusent souvent un catalogue papier en concurrence d'un site Internet.

Pour des infos semestrielles le magazine « Tennis de table magazine » (revue officielle de la FFTT) donne de bonnes informations.

  • Revêtements et bois
  • Autres matériels
    • Nittaku (balles)
    • Schildkröt (tables, balles)
    • Cornilleau (tables, raquettes, revêtements, balles)
    • Inésis (balles) (marque appartenant à la chaîne de magasins de sport Décathlon)
    • sponeta (tables)
    • artengo (table,balle,raquette) (marque appartenant à la chaîne de magasins de sport Décathlon)

[modifier] Notes et références

  1. (en) A Brief History of Table Tennis/Ping-Pong, Some sources also credit Gibb with inventing the name « ping pong », which was supposed to have been derived from the sound of the ball bouncing off the drum battledores (paddles), each of which had a different sound..
  2. notretemps.com
  3. (en)m/museum/history.html First World Championships held in London, England.
  4. Ce fut le cas aussi du rugby à XIII, du jeu de paume, du badminton et de la FSGT. En avril 1942, le régime de Vichy interdit même deux autres fédérations amateurs multi-sports et scolaires : UFOLEP et USEP
  5. Cette modification a été apportée pour ralentir la balle et allonger les échanges entre les joueurs, de manière à rendre ce sport plus attrayant pour la diffusion télévisuelle des compétitions.
  6. Brochure technique T4 de l'ITTF
  7. http://www.fftt.com/sportif/pclassement/html/reforme.htm
  8. Aujourd'hui, les revêtements chinois sont ceux à la mousse la plus dure (donc avec un moins bon toucher de balle) mais aussi ceux à la surface la plus adhérente parfois on les dit même « collants »
  9. I T T F Rubber

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Voir « tennis de table » sur le Wiktionnaire.

[modifier] Fédérations


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