Bastia
| Bastia Bastìa (co) |
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Vieux-Port et église saint Jean Baptiste |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Corse | |||||
| Département | Haute-Corse (préfecture) | |||||
| Arrondissement | Bastia (chef-lieu) | |||||
| Canton | la commune est divisée en 6 cantons | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Bastia | |||||
| Maire Mandat |
Émile Zuccarelli (PRG) 2008-2014 |
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| Code postal | 20200 et 20600 | |||||
| Code commune | 2B033 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Bastiais Bastiacci (co) |
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| Population municipale |
43 008 hab. (2010) | |||||
| Densité | 2 219 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 963 m | |||||
| Superficie | 19,38 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | www.bastia.fr | |||||
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Bastia (en corse Bastìa, prononcé "bachtiya" ou "bastiya") est une commune française, préfecture du département de la Haute-Corse, dans la région Corse.
Ses habitants sont appelés les Bastiais (Bastiacci en corse).
Avec 43 545 habitants[1], Bastia est la deuxième commune la plus peuplée de Corse après Ajaccio.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Site [modifier]
Située dans le nord-est de la Corse, à la base du Cap Corse, entre mer et montagne, Bastia est le principal port de l'île et sa principale ville commerciale. La ville se situe, à vol d'oiseau, à environ 35 km de la pointe Nord du Cap Corse, 50 km à l'ouest de l'île d'Elbe, île italienne, et 90 km de l'Italie continentale qu'il est possible d'apercevoir quelques jours par an, quand la visibilité est excellente.
En termes géographiques, Bastia se caractérise par sa position entre la mer et la montagne. La commune se situe sur le flanc Est de la « Serra di Pignu », une montagne qui culmine à 960 m d’altitude (voir photo ci-contre). Cette montagne pentue forme avec d’autres collines bastiaises un relief typique du Cap Corse. Ce relief prononcé a pour conséquences que la ville s’est développée en grande partie sur une bande côtière d’environ 1,5 km de largeur, soit une partie très limitée des 19,38 km2 que compte la commune.
Urbanisme [modifier]
Bastia est avant tout un port, et la mer a donc bien sûr une place prédominante dans l’organisation spatiale de la ville. Bastia compte de nos jours trois ports différents. Le Vieux-Port, situé dans une remarquable anse étroite, offre une bonne protection naturelle contre les aléas météorologiques de la Méditerranée. Il a donc été au cœur du développement initial de la ville. De nos jours, il héberge toujours de nombreux navires de plaisance et de pêche, mais il n’est plus aussi économiquement indispensable à la ville que les autres ports plus modernes, bien que son attrait touristique et esthétique en fait un emblème presque officiel de la ville de Bastia. De fait, de nombreux bar-cafés et restaurants se sont installés sur ses quais dont la mairie restreint l’accès aux piétons en période estival.
Un peu plus au Nord se trouve le port de commerce de Bastia. Atout économique majeur de la ville, le port de commerce de Bastia est le pouls de la ville. Ceci est d’autant plus vrai en période estival durant laquelle les arrivées et départs de milliers de passagers et véhicules peuvent parfois causer de longs embouteillages tout le long de l’axe routier Nord-Sud, la route national RN193. Face au port de commerce, la grande place Saint-Nicolas représente le cœur de la ville. Juxtaposé au Nord du port de commerce, le port de plaisance de Toga héberge de nombreux bateaux, tels que voiliers et yachts. Il existe aussi quelques bars, restaurants et discothèques sur ses quais.
Ainsi, Bastia est logiquement organisée sur un axe Nord-Sud relativement étroit, ce qui peut rendre l’accès à Bastia difficile en cas de circonstances particulières.
Aujourd'hui, le centre ville regroupe principalement la citadelle (aussi appelée Terra-Nova) avec le palais des Gouverneurs, le Vieux-Port avec son quartier avoisinant et la place du marché, et enfin l'ensemble d'immeubles le long du Boulevard Paoli, principale rue commerciale de la ville, qui s'étend du Palais de Justice jusqu'à l'Avenue Maréchal Sebastiani.
Ces dernières décennies Bastia et sa région se sont développées au travers d'une forte croissance démographique, qui pousse désormais hors des limites communales, en raison du site trop enserré de la ville centre.
Climat [modifier]
Bastia possède un climat méditerranéen. La température moyenne annuelle s'élève à 15,5 °C et on y compte environ cinq jours de gel par an. Les vents y sont relativement fréquents et violents, la pluviométrie abondante (799,3 mm), mais on compte toutefois une moyenne de 240 jours de soleil par an.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 5,1 | 4,9 | 6,7 | 8,8 | 12,4 | 16,0 | 19,0 | 19,4 | 16,5 | 13,3 | 9,2 | 6,3 | 11,5 |
| Température moyenne (°C) | 9,1 | 9,4 | 10,8 | 12,9 | 16,3 | 20,0 | 23,2 | 23,3 | 20,6 | 17,1 | 12,9 | 10,1 | 15,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 13,6 | 13,8 | 15,6 | 17,8 | 22,0 | 25,8 | 29,1 | 29,3 | 25,8 | 21,9 | 17,4 | 14,5 | 20,6 |
| Ensoleillement (h) | 134 | 158 | 192 | 214 | 268 | 296 | 345 | 304 | 232 | 176 | 133 | 128 | 2 579 |
| Précipitations (mm) | 67 | 57 | 60 | 76 | 50 | 41 | 13 | 21 | 81 | 127 | 114 | 93 | 799,3 |
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à une forteresse d'argent maçonnée de sable terrassée de sinople.
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Histoire [modifier]
À l'origine, Cardo [modifier]
Avant l'occupation de la Corse par les Génois, Cardo était un village immense. À ses pieds, il y avait un petit hameau où habitaient les pêcheurs de Cardo. Ce petit port s'appelait Porto Cardo qui veut dire « le port de Cardo ».
Au cours des cinquante dernières années, Cardo était la résidence secondaire de Bastiais aisés. Actuellement, Cardo est un quartier de Bastia, sur les hauteurs du Pigno. Il attire toujours de nombreuses personnes qui souhaitent s'y installer car il possède tous les avantages d'un village à la campagne tout en étant tout près de la ville.
L'époque génoise [modifier]
Les Génois ont vite senti le besoin de se mettre à l'abri des invasions qui venaient de la mer et ont commencé à construire, du temps du gouverneur Léonello Lomellini, une bastiglia (une bastille), c’est-à-dire une place forte, une citadelle.
Avec le temps, la Bastiglia (Bastia) s'est développée, est devenue prospère et est devenue plus importante que Cardo.
Toute son histoire est comprise dans sa « bastiglia », la citadelle des origines qui constitue la ville close. Ce sont ici la mer et la montagne qui décident de l’implantation des lieux habités, comme l’exige le relief de l’île. Aussi, Bastia fut capitale au temps de la domination génoise. Elle s’est accrochée aux pentes pour s’étaler plus tard, en gagnant sur l’eau sa place Saint-Nicolas.
De la modeste marine qu’elle était au port de commerce qu’elle est devenue, son histoire a été jalonnée des gloires et des vicissitudes que connaissait toute ville fortifiée.
Élue par le patricien génois Léonello Lomellini, en 1353, pour assurer la liaison avec Gênes, elle naquit pour ainsi dire de son rocher sur lequel fut élevé un donjon (bastiglia, d’où son nom) et que, quelque cent ans plus tard, on ceintura de remparts.
Époque contemporaine [modifier]
Le préside constitue le quartier noble, tandis que Terravecchia vit de son travail. Au début du XVIIIe siècle, de nombreux aménagements sont effectués dans le secteur de la Punta, qui voit émerger un grand nombre de magasins.
Française depuis ce même siècle, Bastia a subi de nombreux dommages durant la Seconde Guerre mondiale. L'Occupation italienne meurtrit la cité. Néanmoins la Corse fut le 1er département totalement libéré le 4 octobre 1943 grâce à la résistance corse, à la mission secrète Pearl Harbour (envoyée par les services secrets de la Défense militaire établis à Alger), et au glorieux sous-marin Casabianca.
Le commando de la mission secrète Pearl Harbour (Roger de Saule, Laurent Preziosi et les cousins Toussaint et Pierre Griffi) a été déposée dans la nuit du 13 au 14 décembre 1942 par le sous-marin Casabianca dans la baie de Topiti. Après avoir organisé un réseau dans cette région (Piana), elle est ensuite parvenue à Corte pour organiser un 2e réseau dirigé localement par Pascal Valentini, puis a rejoint Bastia pour le 3e réseau de la région de Bastia et du Cap Corse. C'est autour de Hyacinthe de Montera, au 35 du Bouvelard Paoli, que s'est organisé le mouvement. Laurent Preziosi participait déjà aux premières réunions en 1941 avant de retourner à Alger et être recruté pour la mission. Le mouvement s'est ensuite organisé dans le cadre du Front National. Le radio Pierre Griffi fut malheureusement arrêté à Ajaccio, atrocement torturé et fusillé à Bastia, sans avoir parlé, le 18 août 1943.
La tourelle du sous-marin Casabianca est exposée au coin de la Place St Nicolas, côté mer. Une stèle commémorative de cette 1re réunion est apposée au 35 boulevard Paoli (au-dessus de la porte d'entrée).
Après guerre, Bastia s'est ensuite progressivement imposée comme un poumon économique essentiel de la Corse. L'agglomération bastiaise est aussi la plus étendue de l'île.
Économie [modifier]
Bastia concentre la majeure partie des rares industries que compte la Corse. Elle est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et Haute-Corse. Elle gère sur le territoire de la commune : le port de commerce (qui peut accueillir 6 navires à passagers et 2 autres, en plus des remorqueurs et des pilotines), deuxième plus important de France en matière de trafic passagers après Calais, et l'aéroport de Bastia Poretta.
Le siège de la CCI régionale (résultant de la fusion des CCI des deux départements corses) sera implanté à Bastia, officialisant d'une certaine manière son statut de capitale économique de l'île.
Transports [modifier]
Routiers [modifier]
Il existe trois routes principales donnant accès à Bastia:
- par le Sud, avec la RN 193, dont une portion d'environ 14 km est à 2 x 2 voies jusqu'à Borgo. C'est pourquoi les Bastiais appellent cette route "la quatre-voies." C'est l'axe routier majeur de la région bastiaise car elle relie directement ou indirectement la ville de Bastia aux autres villes corses (Ajaccio, Corte, Porto-Vecchio, Calvi, ...) tout en passant par les principales villes périphériques de la région bastiaise telles que Furiani, Biguglia, Borgo et Lucciana où se situe l'aéroport de Bastia Poretta. Cette route est aussi appelée la "Route du front de mer" à partir du quartier de Montesoro car elle longe le bord de mer, jusqu'à au tunnel du Vieux-Port qui passe sous la citadelle et le Vieux-Port. Cette route s'achève à Ajaccio.
- par l'Ouest, avec la D81, la route qui mène à Saint-Florent par le col de Teghime.
- par le Nord, avec la D80, qui effectue la boucle du Cap Corse.
Transports en commun [modifier]
La communauté d'agglomération de Bastia est desservie par un réseau d'autobus de 14 lignes géré par la Société des Autobus Bastiais[2].
Ferroviaires [modifier]
La gare de Bastia, appartenant aux Chemins de fer de Corse, se situe en centre-ville, et permet des liaisons vers Ajaccio et Calvi. Il existe aussi sur Bastia 9 autres haltes ferroviaires pour les liaisons suburbaines vers Casamozza :
Maritimes [modifier]
Malgré ses dimensions restreintes, avec 2 291 944 passagers en 2011[3], le port de Bastia est le plus fréquenté des ports français de Mediterranée.
Cela en fait le deuxième port français derrière Calais (environ 15 millions de passagers).
Dessertes [modifier]
Les principaux ports desservis sont:
| Port | Quantité de passagers transportés en 2011 | Pourcentage |
|---|---|---|
| Livourne (Italie) | 587 596 | 25,6 % |
| Toulon | 470 835 | 20,5 % |
| Marseille | 366 745 | 16,0 % |
| Nice | 358 726 | 15,7 % |
| Savone (Italie) | 307 083 | 13,4 % |
| Gênes (Italie) | 186 509 | 8,1 % |
| Autres lignes | 8 878 | 0,4 % |
| Porto-Ferraio (Italie) | 5 572 | 0,2 % |
| Total | 2 291 944 | 100 % |
Source: CCI Haute Corse - Statistiques Portuaires 2011[3]
Le trafic national s'élève à 52 % contre 48 % pour l'international (avec l'Italie).
Évolution mensuelle [modifier]
Comme le montre le diagramme ci-contre, le trafic de navires et de passagers est caractérisé par une saisonalité très marquée. Cela est explicable par l'importance du tourisme estival pour l'économie de la Corse. Ainsi, le trafic est multiplié par onze entre les mois les plus creux de la hors-saison (Novembre-Mars) et les mois les plus importants de la haute-saison (Juillet-Août). Cette saisonalité a un impact très fort sur la ville de Bastia, comme sur toute la Corse. En effet, la ville se doit d'être dotée d'infrastructures nécessaires capables d'accueillir un tels nombres de passagers bien que cela soit pour une courte durée chaque année.
Partage du marché par les compagnies maritimes [modifier]
On remarque une nette domination du marché par la Corsica Ferries.
| Compagnie maritime | Quantité de passagers transportés en 2011[3] | Part de marché |
|---|---|---|
| Corsica Ferries | 1 570 479 | 68,52 % |
| SNCM | 311 082 | 13,57 % |
| Moby Lines | 309 412 | 13,50 % |
| La Méridionale | 91 467 | 3,99 % |
| Autres compagnies | 9 504 | 0,41 % |
| Total | 2 291 944 | 100 % |
Aériens [modifier]
L'aéroport est situé à 16 km au sud de la ville, sur la commune de Lucciana. Il dessert plusieurs aéroports français tels que Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle, Marseille-Provence, Nice-Côte-d'Azur, Lyon-Saint-Exupéry, etc. Il existe aussi quelques lignes européennes telles que Londres, Genève, Cologne. Les compagnies aérienens principales sont Air Corsica, Air France, Easy Jet, Germanwings, Luxair, British Airways, Danube Wings, Volotea. Il est le deuxième aéroport Corse en termes de passagers après Ajaccio Napoléon Bonaparte.
Administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
Intercommunalité [modifier]
La Communauté d'agglomération de Bastia regroupe 5 communes, dont Bastia, pour une population totale estimée à 57 276 habitants en 2010.
Communes limitrophes [modifier]
Cantons [modifier]
Bastia est divisée en 6 cantons : Bastia-1, Bastia-2, Bastia-3, Bastia-4, Bastia-5 et Bastia-6.
Démographie [modifier]
Le recensement de 2009 donne le chiffre de 43 545 habitants, dont 9,8 % d'étrangers[1].
(Source : Cassini[5] et Insee[6],[7])

Culture [modifier]
Personnages célèbres [modifier]
- Ange Pierre Moroni (1762-1835) ,général des armées de la République et de l'Empire,né à Ortiporio ,décédé à Bastia.
- éloi Charles Balathier de Bragelonne (1771-1830) ,général des armées de la République et de l'Empire,né à Bastia,décédé à Versailles.
- Gabriel Gaspard Achille Adolphe Bernon de Montélégier 1780-1825 ,général des armées de la République et de l'Empire ,né à Romans et décédé à Bastia.
- Joseph-Marie Farinole (1789-1887), général et le « dernier chevalier de Saint-Louis ».
- Vincent-Marie Farinole (1832-1905), (fils du précédent) avocat, homme politique et sénateur de la gauche républicaine.
- Vincent Benedetti[8] : (1817-1900), diplomate, principal artisan de la déclaration de la guerre franco-allemande de 1870.
- Vincent de Moro Giafferi (Xavier Étienne dit Vincent) (1878-1956)
- César Campinchi (1882-1941) : avocat, ministre et homme d'État français, ministre de la marine et ministre des gouvernements Daladier et Reynaud entre autres en 1939 et 1940.
- César Vezzani (1888-1951) : une des voix les plus fameuses du XXe siècle, « Empereur des ténors » selon le tsar Nicolas II.
- Hyacinthe de Montera (ancien maire de Bastia, grand résistant, magistrat)
- Pierre Griffi (grand héros de la Résistance 1941-1943)
- Jean Nicoli (grand héros de la Résistance 1941-1943)
- Jean L'Herminier (commandant du sous-marin Casabianca)
- Yves Simonpaoli, dit Paoli (1928-) : peintre et professeur en chirurgie dentaire.
- Henry Padovani (1952-) : premier guitariste du groupe The Police
- François Piétri (1882-1966) : homme politique
- Vanina Pietri
- Henri Rieunier (1833-1918) : Ministre de la Marine, député
- Émile Zuccarelli (1940-) : homme politique
- Angelo Rinaldi (1940-) : romancier et critique littéraire
- Jean-Vitus Marcantéi (1913-2012) : Magistrat.
- Salvatore Viale (1787-1861) : écrivain corse, l'un des premiers à avoir écrit la langue corse.
- Jean-Paul Marcheschi (1951) : peintre et sculpteur
- Adil Rami (1985-) : footballeur international français, né à Bastia le 27 décembre 1985.
Histoire : Le Maire de Bastia et l'Escadre de la Méditerranée, en 1892 [modifier]
L'Escadre en Corse (de notre correspondant particulier) Presse Nationale[réf. nécessaire] :
- « Bastia, le 12 juin 1892. Partie lundi soir du Golfe-Juan, l'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du vice-amiral Henri Rieunier, mouillait le lendemain matin vers 8 heures devant Bastia. Les avisos-torpilleurs sont entrés dans le nouveau port, les torpilleurs de haute mer dans le Vieux-Port. Les cuirassés et les croiseurs sont allés s'embosser contre le mât sémaphorique du nouveau port et l'embouchure de l'étang de Biguglia. L'escadre était au grand complet.. Dans la matinée, M. le général Couston, gouverneur de la Corse, accompagné de son chef d'état-major et de ses officiers d'ordonnance, s'est rendu sur le vaisseau-amiral. Quelques moments après, M. le vice-amiral Henri Rieunier recevait la visite de MM. Gaudin maire ; Moussard, sous-préfet ; Magnon-Pujo, commandant de la marine en Corse ; Candelié-Bayle, premier président, etc. Dans l'après-midi, M. l'amiral Henri Rieunier a rendu les visites réglementaires aux autorités de Bastia. Durant toute la soirée une foule compacte a envahi les quais et la place Saint-Nicolas où se faisait entendre l'excellente musique du 61e. Les navires de l'escadre faisaient pendant ce temps des essais de lumière électrique. Mercredi soir a eu lieu dans la salle des fêtes du théâtre municipal la réception offerte par la ville de Bastia à l'amiral Henri Rieunier ainsi qu'aux officiers de l'escadre. À 9 heures, l'amiral en chef accompagné de MM. les contre-amiraux Dordollot des Essarts et Buge, suivis de leur état-major ainsi que de la plupart des officiers de l'escadre faisaient leur entrée au théâtre. À cette brillante réception assistaient de nombreux invités, parmi lesquels M. Couston gouverneur de la Corse et tous les officiers de la garnison. Après le punch, M. Gaudin, maire de Bastia, a souhaité la bienvenue à l'amiral et aux marins de l'escadre. S'adressant à l'amiral Rieunier, en ces termes : Nous savions déjà en quelles mains expérimentées et sûres, a dit M. Gaudin, la haute confiance du Chef de l'État Sadi Carnot avait placé la plus imposante des forces navales que la France ait jamais possédée - notre orgueil et notre espoir à la fois. Vos brillants états de service, vos remarquables qualités de marin vous désignaient pour la commander, et pour recevoir la garde des couleurs nationales dans les eaux de la Méditerranée et du Levant. - Veuillez me permettre, a répondu M. l'amiral Rieunier, d'être l'interprète des sentiments de toute l'escadre pour la gracieuse réception que vous nous faites. Après le punch qui a pris fin vers 10 heures, a commencé le bal qui a duré jusqu'au matin. L'escadre a appareillé jeudi matin pour Saint-Florent, île-Rousse et Calvi. Elle arrivera vendredi matin à Ajaccio et effectuera en route diverses manœuvres. »
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Bastia est classée Ville d'Art et d'Histoire.
- L’ancien palais des gouverneurs génois héberge le musée municipal ancien musée d'ethnologie Corse[9]. Ancienne forteresse appuyée au donjon et agrémentée d’un campanile du XVIe siècle, le palais des gouverneurs monte une garde séculaire sur Terra-Nova et par delà les remparts, sur le Vieux-Port. La ville a engagé un ambitieux programme de rénovation de ce palais classé monument historique sous la direction des architectes Daniel Cléris et Jean-Michel Daubourg. Outre la rénovation du palais les travaux ont permis de rebâtir un quart du monument qui avait été détruit en 1943 lors des combats pour la libération de la Corse. Le parti de reconstruction adopté par les architectes respecte les tracés régulateurs et les volumes d'origine mais s'affirme comme une architecture du XXIe siècle rejetant tout pastiche. Le nouveau musée a été inauguré en juin 2010. Les collections du musée s'articulent autour de quatre thèmes, naissance et croissance urbaine, centre des pouvoirs, foyer culturel et le palais des Gouverneurs. De plus la conservation présente des expositions temporaires dans des espaces spécialement affectés. Le jardin des gouverneurs, dont l'accès se fait par le musée, offre une vue remarquable. Dans la cour était conservée jusqu'aux travaux de rénovation la tourelle du sous-marin Casabianca.
- L’église Sainte-Marie, ancienne cathédrale édifiée à partir de 1495, fortement remaniée au début du XVIIe siècle, se trouve en plein cœur de la citadelle. Derrière cette église, la chapelle Sainte-Croix connaît une ornementation intérieure exubérante. La chapelle a son trésor : le Christ des Miracles, que vénèrent par tradition les Bastiais les plus fervents, trouvé en 1428, flottant sur les eaux, par deux pêcheurs.
- L'église Saint Jean-Baptiste est un des monuments les plus emblématiques de la ville de Bastia. Dominant le Vieux-Port, elle fut construite à partir de 1583 mais a connu de nombreux travaux supplémentaires à travers les âges. Elle arbore une haute et noble façade classique, en grande partie cachée par les immeubles voisins, et un intérieur baroque du XVIIIe siècle. Cette église possède en outre un mobilier remarquable, tels que orgue, chaire et tableaux de la collection du cardinal Fesch.
- La chapelle de l’Immaculée Conception 1611 à la voûte peinte au XIXe siècle et aux murs tendus de velours, elle réunit, dans sa sacristie musée, de nombreuses pièces d’art religieux du XVe siècle et XIXe siècle provenant de sanctuaires de la ville.
- Le kiosque du sous-marin Casabianca sur la place St Nicolas, symbole de la Résistance corse. Echappé de la rade de Toulon en novembre 1942, il effectua ensuite la liaison entre l'île et l'Algérie dans le cadre de la mission secrète Pearl Harbour et connut de nombreux succès militaires. La tourelle est dorénavant placée sur un socle au bas de la place Saint-Nicolas face au port de commerce et de la mairie.
- On trouve de nombreux cafés et commerces sur la place Saint-Nicolas, sur le Vieux-Port et sur le Quai des Martyrs reliant ces deux endroits.
Gastronomie [modifier]
Quelques spécialités :
- Sardines au brocciu : Sardines fraîches farcies de Brocciu, fromage constitué de lait caillé de brebis.
- Le baccalà : C'est simplement de la morue. Ce plat a été longtemps considéré comme le plat du pauvre en Corse parce que son prix était abordable et que, fortement salé, il se conservait facilement.
Films tournés à Bastia [modifier]
- Cela s'appelle l'aurore, film franco-italien réalisé par Luis Buñuel en 1955.
- Rosebud, film américain réalisé par Otto Preminger en 1975.
- Forza Bastia, documentaire français réalisé par Jacques Tati et Sophie Tatischeff en 1978.
- L'Enquête corse, film français réalisé par Alain Berbérian en 2004.
- L'Homme de Londres, film britannico-germano-hongrois réalisé par Bela Tarr et inspiré d'un roman de Georges Simenon.
Éducation [modifier]
Bastia possède cinq collèges :
- quatre publics :
- Collège Giraud
- Collège Montesoro
- Collège Saint-Joseph
- Collège Simon Vinciguerra
- un privé : Collège Jeanne d'Arc
Bastia possède cinq lycées :
- quatre lycées généraux ou technologiques :
- trois publics :
- Lycée Giocante de Casabianca
- Lycée Paul Vincensini
- Lycée Scamaroni
- un privé : Lycée Jeanne d'Arc
- trois publics :
- un lycée professionnel : Lycée Jean Nicoli
Santé [modifier]
Bastia possède un hôpital dans le quartier de paese novu (hôpital de Falconaja), ainsi qu'une clinique (clinique Maymard) en centre ville et une autre clinique spécialisée en ophtalmologie (clinique Filippi) quartier Saint-Antoine.
Aux alentours de la ville se trouve aussi la clinique Zuccarelli (quartier de Toga) ainsi que la polyclinique à 2 km du centre ville (sur la commune de Furiani).
Sécurité [modifier]
Bastia possède un hôtel de police situé dans la rue du Commandant Luce de Casabianca.
Jumelages [modifier]
Sport [modifier]
Bastia s'est distingué au travers de son club de football le Sporting Club de Bastia. Le stade Armand-Cesari se situe sur la commune voisine de Furiani. Le club a été finaliste de la Coupe UEFA en 1978 et vainqueur de la Coupe de France de football en 1981. Il a également été finaliste de cette dernière coupe en 1972 et 2002 ainsi que Champion de France de National en 2011 et Champion de France de Ligue 2 en 2012. Il évolue actuellement en en Ligue 1.
Bastia est une importante ville de football. Outre le SCB, on y trouve deux autres clubs amateurs : le Cercle athlétique bastiais (CAB) et l'Étoile filante bastiaise (EFB). Un quatrième club, le Football Corsica Club Bastiais (FCCB) a disparu après s'être offert six championnats amateurs de Corse dans les années 1950. Historiquement, chacun de ces quatre clubs était soutenu par une partie différente de la ville : les alentours de la Place Saint-Nicolas étaient bleus (SCB), le Vieux-Port était noir (CAB), la citadelle et le quartier Saint-Joseph étaient blancs (EFB) et le quartier du marché était rouge (FCCB). La domination du Sporting a éclipsé les autres clubs bastiais au fil du temps.
Notes et références [modifier]
- Population par sexe, âge et nationalité - Niveau agrégé, sur Insee, 2009. Consulté le 5 juillet 2012
- Site officiel de la Société des Autobus Bastiais
- Port de Bastia Statistiques Portuaires 2011.
- Démissionnaire après son entrée au gouvernement Jospin
- Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- Recensement de 2006 des communes de la Haute-Corse - Insee [PDF]
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- article de wikipédia
- http://www.musee-bastia.com/
Bibliographie [modifier]
- Stéphane Massiani, La Corse … et ses chapelles romanes, Imprimé sur les presses de l’imprimerie A. Robert, 13011 Marseille, mai 1991
Bastia : Chapelle San Sarorio, p. 45
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1 287 p. (ISBN 2-86535-070-3).
Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 109 : Bastia : Enceinte de la « Terra Nova »
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville de Bastia
- Site officiel de l'office de Tourisme de la Communauté d'Agglomération de Bastia
- Bases Mérimée, Palissy, Mémoire sur le site officiel du ministère français de la Culture
- Patrimoine de la commune sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Frères Neurdein, Georges Louis Arlaud, Guy Dauphin DRASSM, Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service de l'inventaire général de la Région Corse. Le service de l'Inventaire recense, étudie et fait connaître le patrimoine culturel de la Corse. Il a été transféré à la Collectivité Territoriale de Corse en janvier 2004, conformément aux dispositions de la loi du 22 janvier 2002