Eure-et-Loir

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Eure-et-Loir
Image illustrative de l'article Eure-et-Loir
Eure-et-Loir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Région Centre
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Chartres
Sous-préfecture(s) Châteaudun
Dreux
Nogent-le-Rotrou
Président du
conseil général
Albéric de Montgolfier (UMP)
Préfet Didier Martin
Code Insee 28
Code ISO 3166-2 FR-28
Code Eurostat NUTS-3 FR242
Démographie
Population 430 416 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Superficie 5 880 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 4
Cantons 29
Intercommunalités 28
Communes 402

L'Eure-et-Loir est un département français. C'est l'un des six départements formant la région Centre et son chef-lieu est Chartres.

Il tire son nom des deux principales rivières qui le traversent, l'Eure, affluent de la Seine, et le Loir, affluent de la Sarthe[1]. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 28.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Eure-et-Loir.
L'Eure-et-Loir et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790 : l'Orléanais, le Perche et l'Île-de-France.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir, principalement, de parties des anciennes provinces de l'Orléanais (Beauce) et du Maine (Perche), mais aussi de l'Île-de-France (Drouais, Thymerais, Vallée de l'Avre, Hurepoix).

Au Moyen Âge, le territoire actuel du département est dominé par la ville de Chartres. La ville se développe grâce à la culture des riches terres de Beauce (marché au blé) et à sa vocation religieuse due notamment à la présence de la relique du Voile de la Vierge (don de Charles-le-Chauve en 876). Sur l'impulsion de Fulbert de Chartres, elle sera le berceau d'une renaissance intellectuelle avec la fondation de l'École de Chartres. Au nord, Dreux, la vallée de l'Avre et le Thimerais, de même que le comté du Perche à l'ouest, constituent des postes avancés des rois de France face aux ducs de Normandie. Les terres d'Eure-et-Loir, par leur intérêt stratégique, sont donc très tôt ancrées dans la mouvance capétienne et progressivement rattachées aux anciennes provinces de l'Orléanais et de l'Île-de-France.

Durant la guerre de Cent Ans, le territoire du département est au centre de plusieurs conflits (dont la Journée des Harengs à Rouvray-Saint-Denis), en raison de sa proximité avec Paris et Orléans. Le traité de Brétigny, qui met fin provisoirement à la guerre, y sera signé près de Chartres.

À la Renaissance, l'Eure-et-Loir devient également une région prisée par les rois François Ier et Henri II avec la présence du château d'Anet, appartenant à une grande dame de la cour : Diane de Poitiers.

Le département est également marqué par la présence de Madame de Maintenon, la marquise de Pompadour (Crécy-Couvé), Maximilien de Béthune, duc de Sully, décédé en son château de Villebon et inhumé à Nogent-le-Rotrou.

Carte du département d'Eure-et-Loir (1852)

À la Révolution, il est dans un premier temps envisagé de créer un département beauceron. La Beauce a en effet l'avantage de n'avoir jamais été une province sous l'Ancien Régime. Sa dimension essentiellement géographique et non politique s'inscrivait donc parfaitement dans l'idéologie révolutionnaire. Ce projet est mis en échec principalement par la volonté du roi de ne pas voir dispersées en un nombre trop important de départements ses possessions franciliennes. La création du département dans sa configuration actuelle tient également aux résistances des terres du Thimerais et du Drouais à se voir agrégées à celles de l'ancienne Normandie, et à l'impossibilité de conserver au Perche son unité, en partie pour des raisons politiques (ancien comté), et surtout à cause de l'absence d'une ville suffisamment importante pour se prévaloir du rang de chef-lieu de département. Chartres, avec entre autres le général Marceau, l'abbé Sieyès ou encore Brissot de Warville, chef de file des Girondins, donne plusieurs grands hommes à la Révolution.

Au XIXe siècle, le nord du département connaît une forte industrialisation, avec notamment l’imprimerie de Firmin Didot et les manufactures textiles des Waddington. Chartres conserve essentiellement sa vocation commerciale grâce à son important marché au blé et au commerce de la laine des nombreux élevages de moutons, dont la foire de Châteaudun est aussi un haut lieu. Le Perche qui s'est peu développé, et a connu une notable émigration vers le Québec les siècles précédents, devient une terre de nourrices réputées pour leur qualités maternelles auprès des familles aisées de Paris. Dreux devient également une ville industrielle, en particulier après la crise du phylloxéra qui met définitivement à bas les vignes normandes. Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, l'Eure-et-Loir fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif. Moins d'une centaine d'opposants sont arrêtés[2]. Le département est durement touché par la guerre de 1870, avec la bataille de Loigny et l'incendie de Châteaudun par l'armée prussienne.

Au XXe siècle, le département devient de plus en plus économiquement lié au développement de la région parisienne. Chartres et Dreux profitent pleinement de cette proximité avec l'implantation de plusieurs grandes entreprises (dont les futurs établissements Philips), pendant que la vallée de l'Eure qui les relie devient un lieu de villégiature avec la construction de nombreuses résidences secondaires. Des bases aériennes importantes s'installent à Chartres de 1909 à 1997 ainsi qu'à Châteaudun de 1936 à 2014.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est marqué par son préfet Jean Moulin qui y fait son premier acte de Résistance face à l'occupant. La ville de Chartres est partiellement détruite par un bombardement en 1944 qui incendie sa bibliothèque. La ville de La Loupe est quant à elle presque totalement sinistrée. Après-guerre, l'est du département intègre progressivement l'aire urbaine de Paris, les cantons d'Anet, de Maintenon et de Nogent-le-Roi, voire d'Auneau, qui sont dès lors intimement liés à ceux du département des Yvelines limitrophes.

En politique, le département est la terre d'élection et le berceau de plusieurs grandes figures des IIIe et IVe républiques : William Henry Waddington (ministre de l’Instruction publique en 1873 et 1877), Maurice Viollette (ministre d'État sous le Front populaire), Paul Deschanel (président de la République en 1920), Maurice Bourgès-Maunoury (président du Conseil en 1957).

Au tournant des années 1980, Dreux devient une ville politiquement singulière en élisant comme maire en 1977, puis députée en 1981, Françoise Gaspard, l'une des premières femmes politiques ayant assumé publiquement son homosexualité. En 1983 Dreux est le théâtre d'une alliance entre la droite locale et le Front national mené par Jean-Pierre Stirbois, dont la veuve Marie-France Stirbois est élue députée en 1989.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason non officiel.

Le blason (non officiel) du département d'Eure-et-Loir a été créé à partir de ceux du comté du Perche (partie occidentale du département) et de l'Orléanais.

Politique[modifier | modifier le code]

Département de tradition radicale-socialiste, l'Eure-et-Loir est aujourd'hui dominé par la droite.

À droite[modifier | modifier le code]

Le conseil général est à droite depuis 1986 et présidé depuis 2001 par Albéric de Montgolfier (UMP), à la tête d'une majorité de 19 membres sur 29.

Trois des quatre principales villes du département sont dirigées par des maires de droite :

Trois députés, Laure de La Raudière, Olivier Marleix et Jean-Pierre Gorges sont membres de l'UMP.

Les trois sénateurs d'Eure-et-Loir, Gérard Cornu, Albéric de Montgolfier et Joël Billard, sont également membres de l'UMP.

Quatre des cinq pays que compte le département sont dirigés par un président de droite : Gérard Cornu (Pays chartrain), Olivier Marleix (Pays Drouais - maire d'Anet), Martial Chevallier (Pays Beauce - maire du Puiset), Jean-Pierre Jallot (Pays Perche d'Eure-et-Loir - maire de La Ferté-Vidame).

Debout la République est représenté par Michel Lethuillier, maire de Chérisy, président de la communauté de communes des Villages du Drouais et ancien vice-président du conseil général.

Le Mouvement pour la France compte de son côté deux conseillers municipaux à Chartres et plusieurs élus dans des communes rurales.

Au centre[modifier | modifier le code]

Le Nouveau Centre est surtout présent dans le sud du département marqué par l'ancien président de la région Centre et député, Maurice Dousset, dont l'un des héritiers est Philippe Vigier, député-maire de Cloyes-sur-le-Loir, conseiller régional et président du Pays Dunois. Il compte également quatre conseillers généraux (Michel Boisard, Laurent Leclerc, Marc Guerrini et Dominique Leblond) et quatre présidents d'intercommunalités (communauté de communes de la Beauce de Janville, communauté de communes de la Beauce vovéenne, communauté de communes des Trois Rivières, communauté de communes de la Beauce alnéloise).

Le Parti radical, ancien parti dirigeant le département entre 1885 et 1979, compte encore plusieurs élus municipaux : Philippe Masson, maire de Brou, des conseillers municipaux à Châteaudun et un maire honoraire à Gasville-Oisème.

Le Mouvement démocrate compte un conseiller général, Jean-Pierre Gaboriau, également maire de Châteauneuf-en-Thymerais.

À gauche[modifier | modifier le code]

La gauche, quant à elle, est présente dans plusieurs villes importantes, avec une assez forte représentation du Parti radical de gauche, dont la principale figure historique fut Maurice Viollette :

Elle compte 10 conseillers généraux sur 29, dont le leader est Jacky Jaulneau (PS). À Chartres, le leader de l'opposition municipale est David Lebon, directeur de cabinet adjoint de Martine Aubry au Parti socialiste.

La gauche a longtemps détenu (1978-2002) la première circonscription du département dont Georges Lemoine était le député. Ancien maire de Chartres et ministre socialiste, il est membre depuis 2008 du Parti ouvrier indépendant au nom duquel il s'est présenté à l'élection législative partielle de septembre 2008 (14,51 % des suffrages) et aux élections cantonales de 2011 sur le canton de Mainvilliers.

Elle compte enfin 7 conseillers régionaux sur 12 dont trois élus socialistes (Marie-Madeleine Miallot-Muller, vice-présidente, ancien adjoint au maire d'Orléans, Annie Dubourg, Jean-Jacques Chatel), deux élus Europe Écologie-Les Vertes (Karim Laanaya, Sandra Renda), une élue communiste (Gisèle Quérité) et un élu divers-gauche (Patrick Riehl, vice-président et maire de Saint-Rémy-sur-Avre), ancien membre du Parti radical de gauche.

Extrême droite[modifier | modifier le code]

Le Front national compte un conseiller régional (Philippe Loiseau). Dans les années 1980 et 1990, il a détenu plusieurs autres mandats (Marie-France Stirbois a été conseiller général du canton de Dreux-Ouest et député de la deuxième circonscription) grâce sa forte implantation dans le Drouais consécutive à la conclusion d'une alliance entre Jean-Pierre Stirbois et Jean Hieaux aux élections municipales de 1983.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours

Élections référendaires

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte d'Eure-et-Loir.
Article détaillé : Géographie d'Eure-et-Loir.

Le département d'Eure-et-Loir fait partie de la région Centre. Il s’étend au sud-ouest de l’agglomération parisienne et comprend plusieurs plateaux: le Thimerais qui appartient au Perche au nord-ouest et le Drouais au nord-est, la Beauce à l'est; le Dunois au sud qui appartiennent au Bassin parisien. Dans l’ouest du département, le relief s’élève et forme les collines du Perche, attenantes à la fois à la Normandie et aux Pays de la Loire. Le département a par ailleurs bénéficié de la création du Parc naturel régional du Perche.

Les principales rivières du département alimentent deux bassins versants. Celui de la Seine au nord avec son affluent l'Eure et ses sous-affluents Avre et la Blaise et celui de la Loire au sud avec son affluent le Loir et ses sous-affluents Ozanne, Conie et Yerre.

La forêt, avec près 75 000 hectares (appartenant à 80% au domaine privé et 10 000 de forêts domaniales[20]) est également présente, notamment dans le nord-ouest du département. Les forêts de Senonches (4 300 ha) Dreux (3 300 ha), Châteauneuf (1 750 ha) et de Montécot (635 ha) abritent les massifs les plus importants. La vallée de l'Eure constitue également une trame verte et boisée qui contraste avec le plateau beauceron attenant. L'Eure-et-Loir est limitrophe des départements du Loir-et-Cher, du Loiret, de l'Essonne, des Yvelines, de l'Eure, de l'Orne et de la Sarthe.

Le Faux Perche marque la transition entre la Beauce et le Perche.

Géologie[modifier | modifier le code]

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Schématiquement, quatre « régions » partagent le département : le Perche, au sud-ouest ; le « Faux Perche », à sa marge ; à l'est et au sud, la Beauce, avec la « Beauce chartraine » autour de Chartres ; et au nord-ouest, on trouve le Drouais-Thimerais (autour de Dreux et de Châteauneuf-en-Thymerais). Le relief et la disposition des cours d’eau dans le Perche et en Beauce peuvent se déduire à partir d’une carte[21].

La répartition des cours d'eau[modifier | modifier le code]

La répartition des cours d'eau est différente : il y en a plus au Sud-Ouest, dans le Perche qu'en Beauce. S'il y a une petite différence de la pluviométrie, elle ne peut expliquer à elle seule cette disposition. Quoi qu'il en soit, on constate donc, que dans le Perche, l'eau ruisselle en surface et qu'en Beauce, ce n'est pas le cas. Elle s'infiltre : cela est dû à une différence géologique au niveau des roches du sous-sol. Le sous-sol du Perche est plutôt du sable et du grès, avec de l'argile à silex, et le sous-sol de Beauce, est lui, plutôt constitué de calcaire.

Le sous-sol du Perche[modifier | modifier le code]

Concernant la géologie du Perche, la structure actuelle serait en lien avec la formation des Alpes. Lors de cet événement, les roches sédimentaires se sont plissées et cela a formé un bourrelet (anticlinal) dans la région du Perche. En effet, comme les roches du Massif armoricain sont « rigides » (il s'agit surtout de granite), elles se sont comportées comme un « mur » contre lequel se sont bloquées les roches sédimentaires du Bassin parisien, donc du Perche. Le Perche se retrouve donc plus haut que la Beauce. D’autre part, les anciennes failles hercyniennes (ici du Massif Armoricain) ont rejoué et permis l’affaissement du sommet du bourrelet. Ainsi, actuellement, la zone centrale est de l’argile à silex et autour, on trouve du sable ou du grès. La présence d'argile, de grès ou de sable permet somme toute, à l'eau de ruisseler et de se rassembler en cours d’eau. La pluviosité est relativement importante (700 mm).

Le sous-sol de la Beauce[modifier | modifier le code]

Dans le calcaire de Beauce, on trouve des fossiles, notamment, des planorbes et des limnées (des espèces d’eau douce – qui existent toujours -) : il y avait donc un lac en Beauce, c’est lui qui a permis la formation de ce calcaire. On trouve aussi de l’argile à silex, par décalcification du calcaire (qui n’était donc pas pur). Le calcaire s’est dissout, l’argile et les morceaux de silex sont restés. Ainsi, en Beauce, le calcaire se dissout facilement et permet à l’eau de ruissellement de s’infiltrer et il n'y a pas (ou peu) de rivières. De plus, la pluviosité est relativement faible (500 mm).

Le relief[modifier | modifier le code]

Le relief est différent au sud-ouest, et au nord et nord-est : vallonné dans le sud-ouest, relativement plat au nord et au nord-est.

  • D'une part, l'érosion (l'eau) a creusé des vallées dans le sud-ouest, donc des reliefs.
  • Dans le nord et le nord-est, l'eau a « ramolli » la roche et a donc permis que la surface soit plate : c'est du calcaire plus ou moins argileux (en fait, le calcaire est naturellement dissous par l'eau de ruissellement qui est enrichie par du dioxyde de carbone rejeté par les êtres vivants du sol, et à la fin, cela peut former des « trous » ou des « fissures », appelées diaclases). Ainsi, l'eau s'infiltre relativement rapidement en profondeur (sans vraiment ruisseler) pour rejoindre la nappe phréatique retenue par les couches plus profondes et imperméables.

L'habitat en lien avec la géologie[modifier | modifier le code]

Les constructions anciennes montrent en général le contenu du sous-sol : en Beauce, les anciennes maisons sont en calcaire, dans le Perche, elles sont en torchis, en conglomérat appelé « grison » (morceaux de silex cimenté par du calcaire et de l'argile), en brique et en grès « roussard » (il est de couleur rousse, car assez riche en fer oxydé : la rouille).

Ces constructions sont aussi en lien avec l'activité agricole.

Dans le Perche[modifier | modifier le code]

Les fermes sont allongées (maison d’habitation que l’on agrandit avec le temps, lorsque les besoins s'en font sentir ou lorsqu'il y a suffisamment d'argent…) : on les appelle « longère » ; les champs sont délimités par des haies. Les animaux sont « parqués » par ces haies[22].

En Beauce[modifier | modifier le code]

Les cours des fermes sont fermées, mais les champs sont ouverts (open field). Cela permet de maintenir les animaux d’élevage dans la cour.

L'évolution du paysage[modifier | modifier le code]

Il y a eu une diminution du nombre de parcelles (donc une modification du paysage), en Beauce et dans le Perche à la suite du remembrement entre le XIXe siècle et 1980, pour accroître la surface et permettre l’utilisation du matériel agricole.

Climat[modifier | modifier le code]

Le département présente un contraste climatique entre sa partie ouest et sud-ouest, humide et bocagère (qui fait partie du Perche) et sa partie sud et est, beauceronne, qui fait partie des régions les moins arrosées de France, avec le Haut-Languedoc.

Relevé observé de 1971 à 2000, à la station météorologique de Chartres (28)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1,1 3 4,4 8 10,8 12,8 12,7 10,2 7,2 3,9 2 6,4
Température moyenne (°C) 3,6 4,3 7 9,1 13 15,9 18,4 18,5 15,4 11,3 6,9 4,5 10,6
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,4 11 13,8 17,9 20,9 24 24,3 20,5 15,4 9,8 6,9 14,8
Ensoleillement (h) 65 81 130 156 206 205 222 234 166 113 71 47 1 696
Précipitations (mm) 48 44 43 47 58 49 57 38 54 56 49 55 598
Source : Météo-Centre.fr


Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie d'Eure-et-Loir.

L'Eure-et-Loir est un département de tradition agricole (Beauce) mais aussi en pointe dans trois filières économiques :

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le département est un acteur économique majeur dans la production de céréales et d'oléo-protéagineux en France[23]. Son économie agricole est néanmoins très fortement dépendante de la conjoncture et de l'environnement règlementaire des marchés des grandes cultures. L'Eure-et-Loir est le premier céréalier français. Il occupe également le premier rang national pour la production de colza et de pois protéagineux. Le blé tendre est de loin la production emblématique du département. Ainsi, près de 40 % des surfaces agricoles du département sont consacrées à la culture du blé tendre, qui a généré en moyenne 29 % de la production agricole marchande du département au cours des cinq dernières années.

L'agriculture du département est également promue par le Pôle AgroDynamic, une filière de valorisation des ressources agricoles du département mis en place dans différents secteurs : agroénergie, agroalimentaire, agromatériaux, agrosanté.

Industries[modifier | modifier le code]

  • L'industrie pharmaceutique, autour de Dreux et Polepharma. Créé en 2002 sous l'impulsion du CODEL, PolePharma est un pôle de compétitivité français de production pharmaceutique qui regroupe les entreprises du secteur comme Ipsen, Novo Nordisk, Expanscience, Leo Pharma, Ethypharm, Famar, Norgine, Nypro, Synerlab/Sophartex, Seratec... Le pôle représente 50 % de la production de médicament en France et 30 000 emplois. Le Pôle Pharma est par ailleurs l'un des créateurs de l'alliance inter régionale Pharma Valley qui regroupe en son sein trois réseaux partenaires : PolePharma, Technopole CBS et le Grepic. À elle seule, l'alliance regroupe 50 % de la production de médicament en France, 60 % des effectifs des sites de production implantés en France et 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
  • L'industrie agro-alimentaire, promue par Agrodynamic (pôle d'excellence rurale), avec deux entreprises importantes du secteur  : Ebly à Châteaudun et une filiale Andros à Auneau.
  • L'industrie et l'artisanat du bois et de l'ameublement autour de l'association Perchebois.
  • L'industrie du caoutchouc et des matières plastiques, à travers le pôle de compétitivité Elastopole.
  • L'industrie mécanique, avec l'équipementier ascenseur Octé à Châteauneuf-en-Thymerais.

Énergies[modifier | modifier le code]

Le département est également en pointe en matière d'énergies renouvelables. Déjà classé au deuxième rang national en termes de production électrique grâce à ses parcs éoliens notamment situés dans la Beauce, l'Eure-et-Loir sera dès 2012 le premier producteur d'électricité français d'origine photovoltaïque avec la création sur la base aérienne de l'OTAN désaffectée de Crucey-Villages, près de Brezolles dans la région naturelle du Thymerais, du plus grand parc photovoltaïque de France. Confié en février 2011 par le conseil général à l'opérateur EDF énergies nouvelles, le parc devrait couvrir 245 des 500 ha de l'ancienne base militaire et produire l'équivalent de la production de 160 éoliennes.

Lien externe : NouveauCIEL.com, site officiel du Comité de développement économique d'Eure-et-Loir (CODEL)

Voir aussi : Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d'Eure-et-Loir.

Les habitants d'Eure-et-Loir sont les Eurélien(ne)s[24].

Au niveau national le département occupe le 56e rang.

L'évolution démographique du département, bien que positive, cache des contrastes importants selon les secteurs

L'est du département, dans la zone d'influence directe de Paris, bénéficie depuis quelques années, de l'arrivée conséquente d'une nouvelle population poussée hors de l'Île-de-France par la pression immobilière et à la recherche d'une meilleure qualité de vie. Les agglomérations de Chartres et de Dreux, bien desservies en transports et en infrastructures, sont au cœur des bassins de vie les mieux pourvus.

À l'ouest : le Perche et son cadre bucolique s'est revitalisé depuis la création du parc naturel régional en 1998 grâce à une population plus touristique et aisée, en quête d'une résidence secondaire

Le centre et le sud du département connaissent une évolution moins favorable. Si la région de Courville-sur-Eure, reliée à Paris et Chartres par le rail et proche de l'autoroute A11 se maintient bien, les secteurs de Châteaudun et d'Illiers-Combray, mal desservis, subissent un solde démographique nul, voire négatif.

1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841
256 636 257 793 266 008 264 448 277 782 278 820 285 058 286 368
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
292 337 294 892 291 074 290 455 290 753 282 622 283 075 280 097
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
283 719 284 683 280 469 275 433 273 823 272 255 251 255 255 213
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
254 790 252 690 258 110 261 035 277 546 302 251 335 151 362 813
1990 1999 2006 2007 2008 - - -
396 073 407 665 421 114 422 410 423 559 - - -
(Sources : SPLAF[25] et INSEE pour les années 2006[26] et 2007[27])
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Lien externe : Revue Population et Avenir - Numéro hors série consacré à l'Eure-et-Loir (2002)

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Arts et lettres[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Armées[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture, arts décoratifs, spectacle, cinéma et médias[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

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Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Eure-et-Loir.
Nogent-le-Roi - Chateau 01.jpg

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 6,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Eure-et-Loir dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Médias[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Principaux clubs euréliens :

  • Football
    • masculin
      • FC Chartres évoluant pour la saison 13/14 en CFA2 groupe G
      • FC Drouais évoluant pour la saison 13/14 en DH
      • Chartres Horizon évoluant pour la saison 13/14 en DH
      • Amicale de Lucé évoluant pour la saison 13/14 en DHR poule A
      • Entente Sportive Maintenon Pierres évoluant pour la saison 13/14 en DHR poule A
  • Rugby
    • masculin
      • RCP (Rugby Club Percheron) Nogent-le-Rotrou évoluant pour la saison 13/14 en Fédérale 3 poule 2
      • Entente Chartraine de Rugby évoluant pour la saison 13/14 en Fédérale 3 poule 2
      • RC (Rugby Club) drouais évoluant pour la saison 13/14 en Honneur (1re division régionale)
  • Basket-ball
    • féminin
      • AB (Avenir Basket) Chartres (ex-Azur Basket Chartres) évoluant pour la saison 13/14 en Ligue 2
    • masculin
  • Handball
    • féminin
      • Dreux AC évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 1 poule 1
      • Entente Chateauneuf-en-Thymerais/Dreux évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 3 poule 2
    • masculin
      • Mainvilliers-Chartres Handball évoluant pour la saison 13/14 en D2
      • CO (Club Omnisport) Vernouillet évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 2 poule 2
      • Dreux AC évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 3 poule 3
      • Amicale Épernon évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 3 poule 3
  • Volley-ball
    • féminin
      • Châteaudun VB évoluant pour la saison 11/12 en Nationale 3 poule F
    • masculin
      • Châteaudun VB évoluant pour la saison 11/12 en Nationale 3 poule G
      • Chartres VB évoluant pour la saison 11/12 en Nationale 3 poule G
  • Tennis de table
    • masculin
      • Chartres ASTT (Association sportive de Tennis de Table) évoluant pour la saison 13/14 en Pro A et participant à la Ligue des champions
      • Pays Courvillois Tennis de Table évoluant pour la saison 13/14 en Nationale 3
  • Tennis
    • féminin
      • Tennis club de Chartres évoluant pour l'année 2012 en Nationale 4
    • masculin
      • Tennis club de Chartres évoluant pour l'année 2012 en Nationale 2
      • AC Dreux évoluant pour l'année 2012 en Nationale 4

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On le rencontre parfois écrit Eure-et-Loire, ce qui est une erreur d'orthographe car le Loir est un affluent de la Sarthe tandis que la Loire est le fleuve bien connu (qui ne passe nullement en Eure-et-Loir, mais une cinquantaine de kilomètres au sud).
  2. Jacques Olivier Boudon, Les Bonaparte : regards sur la France impériale. La Documentation photographique, dossier 8073, janvier-février 2010, p. 11 (carte de Gilles Pécout)
  3. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  4. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  5. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  6. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  7. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  8. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  9. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  10. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  11. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  12. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  13. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  14. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  15. Résultats du référendum 1992 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  16. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  17. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  18. Résultats de l’élection européenne 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  19. Résultats de l’élection européenne 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  20. Profitons de nos forêts Nozidéo, Action Développement Durable en Eure-et-Loir, Conseil Général
  21. Présentation au Compa, devant des élèves de 5° de collège.
  22. Certaines habitations construites un peu plus tard sont fermées, comme celles construites en Beauce et présentées ci-dessous.
  23. Chambre d'agriculture d'Eure-et-Loir
  24. Le Nouvel Obs, « Connaissez vous les Bucco-Rhodaniens, les Samariens, les Manchots et les Costaloriens ? », Le Nouvel Observateur,‎ 16 août 2011 (consulté le 18 août 2011)
  25. Fiche historique du département sur le site du SPLAF. |consulté le= 28 août 2010.
  26. « Recensement de la population au 1er janvier 2006 », sur Insee
  27. « Évolution et structure de la population du département (de 1968 à 2007) », sur Insee (consulté le 28 août 2010)
  28. voir Article de Jean Mesqui publié en 1980 par la Société archéologique d'Eure-et-Loir [http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/alluyes-et-bois-ruffin.pdf Alluyes et Bois-Ruffin. Deux donjons du XIIIe siècle
  29. Capital.fr Les petits secrets de Guillaume Pepy, nouveau président de la SNCF 21/02/2008 - site consulté le 16/11/2008
  30. [1] À partir du 4 décembre 2008 - brève sur le site intensite.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]