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Jean-Pierre Pernaut

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Jean-Pierre Pernaut

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Jean-Pierre Pernaut et sa future épouse Nathalie Marquay au festival de Cannes 2002.

Naissance 8 avril 1950 (64 ans)
Amiens (Somme)
Profession
Conjoint
Dominique Bonnet (divorcé), Nathalie Marquay
Famille
4 enfants

Jean-Pierre Alfred Xavier Pernaut, dit Jean-Pierre Pernaut (né le 8 avril 1950 à Amiens) est un présentateur de télévision français.

De 1975 à 1988, sur TF1, il présente notamment le journal de 13 heures. Toujours sur TF1, il remplace Yves Mourousi et Marie-Laure Augry le 22 février 1988 au journal de 13 h 15. 26 ans après, directeur adjoint de l'information et administrateur de TF1 S.A., il en est toujours le présentateur et responsable. Il a créé et présenté en 1991 l'émission Combien ça coûte ?, restée à l'antenne pendant 19 ans jusqu'en 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut passe son enfance près d'Amiens à Quevauvillers, où sa mère était pharmacienne, et son père, ingénieur centralien, était directeur d'une usine de machines outils à Amiens. Il a un frère aîné, Jean-François, médecin généraliste à Amiens. Il fait ses études à la Cité Scolaire et à l'école privée Saint-Martin d'Amiens.

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille en 1975, il fait son premier stage en journalisme dans le quotidien régional Le Courrier picard[1]. Il débute ensuite à la rédaction régionale Picardie de l'ORTF où il présente le journal régional. Entré à TF1 le 6 janvier 1975, jour de la création de la chaîne, il présente le journal de 23h jusqu'en 1978.

Coprésentateur du journal de 13 heures de TF1 aux côtés d'Yves Mourousi de 1978 à 1980, il est nommé grand reporter au service économique de 1980 à 1982, ensuite à la présentation du journal de 13h et 20h pendant l'été 1987. Le 22 février 1988 il remplace Yves Mourousi et Marie-Laure Augry au journal de 13 heures. Il en est le responsable depuis cette date.

Il a également été chef adjoint du service reportages de TF1 et rédacteur en chef de plusieurs émissions comme Le rendez-vous d'Annick ou Transcontinental puis présentateur du Monde à l'envers toujours sur TF1 et, présentateur et rédacteur en chef de Combien ça coûte ? pendant 19 ans de 1991 à 2010. Il est directeur adjoint de l'information du groupe TF1 et administrateur de TF1 S.A.

Il siège au conseil d'administration de TF1 en tant que représentant CFTC des cadres et des journalistes[2]. Il est réélu en mars 2012 pour une période de deux ans, avec 64 % des voix. En mars 2014, il ne demande pas le renouvellement de ce mandat pour se consacrer exclusivement à ses fonctions à l'information de TF1.

Programmes et émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Journal de 13h[modifier | modifier le code]

Réorientation du programme[modifier | modifier le code]

En 1987, Francis Bouygues devient président de la première chaîne française. Un des projets est de transformer le journal de 13 heures, alors tenu par Yves Mourousi, hostile à la privatisation de la chaîne. Ce dernier est remplacé par la direction et Jean-Pierre Pernaut prend sa suite le 22 février 1988. Ce changement de présentation a été perçu comme un moyen de réaffirmer le pouvoir de la direction sur sa propre rédaction[3],[4]. Il s'accompagne d'un recentrage sur les régions, pour concurrencer FR3 qui profite alors très bien de ses décrochages en région.

Dans son livre Pour tout vous dire, Jean-Pierre Pernaut explique les changements qu'il a opérés pour rendre le journal de 13 heures plus populaire, notamment à l'aide des correspondants dans les régions, une première à l'époque dans les journaux télévisés en France. Aujourd'hui, ce réseau de correspondants en régions est composé de 19 bureaux, la plupart en partenariat avec les grands titres de la Presse quotidienne régionale.

Audiences et popularité du journal[modifier | modifier le code]

Cette orientation se révèle fructueuse en terme d'audience, puisque les scores d'audience du journal sont meilleurs que ceux des autres chaînes, et contribue à la popularité du journaliste - celui-ci devient même un personnage important de roman dans La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq[5] et fait l'objet d'une chanson du groupe Sexy Sushi[6]. Jean-Pierre Pernaut est régulièrement sur le podium du sondage mensuel TV Magazine depuis sa création, figure parmi les « 50 personnalités françaises qui comptent » dans le sondage bi-annuel du Journal du dimanche (18e en décembre 2013).

Son journal est suivi chaque jour par sept millions de personnes. C'est un record européen à la mi-journée, avec une part d'audience d'environ 50 % (Médiamétrie). Jean-Pierre Pernaut présente le journal de 13h depuis 26 ans, ce qui représente un record en Europe. TF1 lui rend hommage pour les 25 ans le 22 février 2013, en diffusant un reportage qui retrace ce quart de siècle au JT. Il a, à ce jour, effectué 31 ans de présentation de JT au cours de sa carrière, soit plus de 8 000 journaux télévisés.

Selon une étude Médiamétrie de 2005, le téléspectateur type du 13h de TF1 est une femme (57 % de l’audience contre 43 % pour un homme), de 65 ans et plus (41,5 % de l’audience), inactive (58,8 % de l’audience), vivant dans une commune rurale (33,8 % de l’audience), de l’Ouest de la France (17,1 % de l’audience)[7]. Un record datant de janvier 2012 a été battu le 11 novembre 2013 avec 8,1 millions de téléspectateurs (44,6 % de part d'audience - 4 ans+ Médiamétrie). Un nouveau record de part d'audience a été battu en 2014, le 17 mars, avec 47,6 % (médiamétrie indvidus 4 ans et +).

Un journal tourné vers l'actualité nationale et régionale[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut a donc fait le choix, payant en termes d'audience, d'orienter le journal de 13h de TF1 vers un portrait de la France « en région », ou vers ce que Catherine Clément (auteur d'un rapport sur la place de la culture à la télévision) appelle « l'exploration systématique du matériel français »[8]. Comme l'expliquent les journalistes Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts :

« À la base, ce journal était inspiré de ceux de New York One, la chaîne locale new-yorkaise, mais appliqué aux régions françaises : des reportages et peu de présentation. Même s'il ne reçoit que très peu d'invités, le fait que le 13 heures de Pernaut soit anti élite, anti administration, est un formidable moyen (au sens quantitatif, pas qualitatif) de faire passer n'importe quelle campagne (hausse du carburant, sécurité routière, insécurité) au sens où il est supposé porter la vraie parole du peuple. Même si c'est totalement faux, puisque la soi-disant parole du peuple passe par des micro-trottoirs auxquels on peut faire dire n'importe quoi[9]. »

Ce choix dicte le conducteur du journal, qui ne commence que très rarement par une information d'ordre international sauf lors de grands évènements. Comme il le déclare à l'hebdomadaire Télérama :

« Le journal de 13h est le journal des Français, qui s'adresse en priorité aux Français et qui donne de l'information en priorité française. Vous voulez des nouvelles sur le Venezuela ? Regardez la chaîne vénézuelienne. Sur le Soudan ? Regardez les chaînes africaines[10]. »

La météo fait donc régulièrement le premier titre du journal[11]. L'ouverture peut être également consacrée à des évènements anodins, communément appelés des marronniers (comme la floraison des amandiers sur la Côte d'Azur, en mars 2010[12]). Toutefois, l'exercice est jugé périlleux par certains de ses confrères journalistes Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts :

« Quand, au lendemain de l'audition du juge Burgaud, Pernaut entame son JT par une bucolique croisière sur le Rhin d'un aimable brise-glace, que dit-il à ses 7 millions de téléspectateurs : que Burgaud peut bien attendre que le brise-glace accoste[9]. »

Il lui est également reproché de toujours traiter les mêmes sujets, et de respecter le même conducteur depuis des années. Le journal Libération évoque ainsi des « obsessions déclinées à longueur de 13 heures : le prix du fioul (qui augmente), les grèves (qui déclenchent des « galères pour des millions d’usagers »), la grippe (et son évolution suivie jour après jour), la météo (qui ouvre systématiquement le journal)[13]. ». Jean-Pierre Pernaut assume cette orientation du journal en déclarant :

« Il faut savoir à qui l’on s’adresse. Nous, nous visons les habitants des petites villes et des villages. Pour cette raison, nous éloignons le journal de l’institutionnel. Quand un gouvernement annonce une augmentation du minimum vieillesse, nous n’allons pas interviewer le ministre, mais les personnes âgées. Notre ambition : la proximité[14]. »

Cette orientation fait l'objet de nombreux commentaires. Le quotidien Les Échos ironise sur les reportages présentant « les dangers de la traversée de Saint-Denis-sur-Sarthon par la N12 et le portrait d'un fabricant béarnais de cloches à brebis »[15] tandis que Libération moque ce « JT en sabots crottés révérant les belles régions, les métiers oubliés et la maouche ardéchoise cuisinée comme grand-maman »[13]. Pour le journaliste Jean-Luc Porquet, Pernaut « offre aux téléspectateurs une France de rêve [...]. Il rassure, il endort, il calme les inquiétudes » et le fait selon lui consciemment : « il n'est pas le pur benêt de service qu'on croit : il participe sciemment à l'enfumage généralisé »[16]. En 2006, l'ancien ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg, dans son livre 1788 : essai sur la maldémocratie, voit en Pernaut la manifestation d'une dérive démagogique, et dangereuse, des médias français[17]. Serge Halimi, dans Le Monde diplomatique, souligne son « racolage sécuritaire et son dédain de l’actualité internationale »[18].

Le journal de Jean-Pierre Pernaut a également inspiré l'émission humoristique Bienvenue au Groland[19], diffusée sur Canal+ : le programme y reprend, par la caricature, le principe des reportages de proximité, et se moque des relents poujadistes vers lesquels peut tendre ce genre de traitement de l'actualité. Le présentateur de l'émission Bienvenue au Groland ne se prive pas, lors de la présentation des reportages décalés de l'émission, d'énoncer le nom de Jean-Pierre Pernaut, ce qui souligne bien la caricature. Ces critiques sont perçues par Jean-Pierre Pernaut comme la manifestation d'une fracture, culturelle et sociale, voire idéologique, entre Paris et la province : « À Paris, on ne se rend pas compte de l’attachement des gens aux cultures régionales, que l’on assimile à du folklore alors que c’est profond », déclare-t-il en 2008 au quotidien Le Parisien[20].

Séance de dédicace au Courrier picard en 2011 à Amiens.

Dans son livre Pour tout vous dire (Editions Michel Lafon) Jean-Pierre Pernaut dénonce sa caricature en évoquant les nombreuses éditions spéciales du 13 heures consacrées à tous les grands événements internationaux qui ont marqué ces 25 dernières années, de la chute du mur de Berlin à l'élection de Barack Obama en passant par les attentats du World Trade Center, la mort de Yasser Arafat, les guerres en Irak, au Kosovo, les révolutions arabes de 2011, etc. Il a par ailleurs été le premier journaliste de télévision française à pouvoir pénétrer dans la zone interdite de Tchernobyl 3 ans après la catastrophe pour une édition spéciale du JT en 1989.

Une personnalisation de l'information[modifier | modifier le code]

La présentation du journal par Jean-Pierre Pernaut s'inscrit en outre dans une personnalisation, et une théâtralisation, de l'information. Selon Françoise-Marie Morel, rédactrice en chef de l'information de TF1, Jean-Pierre Pernaut est le seul présentateur en France à ne pas utiliser de téléprompteur[21]. Les reportages sont souvent commentés par Jean-Pierre Pernaut, que cela soit par une rapide remarque admirative ou agacée, ou bien par des expressions d'ordre corporel. Ce qui a fait dire à Virginie Spies et à François Jost, sociologues des médias, que « les mimiques [du journaliste] semblent vouloir faire vivre le récit tout autant que le récit lui-même »[22]. Le journaliste n'hésite d'ailleurs pas à conclure certains sujets par quelques réflexions personnelles. Ses prises de position, en cours de journal, sur plusieurs sujets de société (grèves, hausse d'impôts, travail des députés, comportement de l'Equipe de France de football ou débat sur le mariage gay), seront ainsi remarquées par la presse[23],[24],[25],[26].

Cette personnalisation de l'information ne va pas sans créer quelques controverses. En novembre 2007, sa présentation d'un mouvement de grève déclenche le courroux des grévistes. Son nom est scandé et déformé par des manifestants qui le transforment en « Pernod » – allusion à la marque de pastis et au cliché de la « France profonde »[27]. Bruno Masure, l'ancien présentateur du journal de 20h de France 2 dans les années 1990, l'a d'ailleurs qualifié de « porte-parole du gouvernement »[28]. Bruce Toussaint, dans le magazine Technikart s'en prend également à lui en ces termes : « Le 13 heures est devenu une sorte de reflet de la France assoupie, idéal pour commencer la sieste. Que Pernaut soit de droite, conservateur et réac', ça ne me pose pas de problème. Le souci, c'est qu'il exprime ses opinions dans le JT »[29]. S'ensuivront de nombreux échanges musclés entre les deux intéressés, par médias interposés. Il lui est régulièrement reproché de passer sous silence des évènements politiques significatifs, comme la vidéo du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à l'origine d'une intense polémique en 2009. Son journal est le seul à ne pas mentionner l'évènement[30].

Quelques faits marquants[modifier | modifier le code]

En juin 2011, France Info révèle qu'un témoignage diffusé dans le journal de 13h était faux. Une attachée de presse du Conseil général des Alpes-Maritimes s'était fait passer pour une mère de famille en difficulté, victime de l'absentéisme de son enfant, afin de promouvoir une mesure initiée par Éric Ciotti (député, président du Conseil général, spécialiste des questions de sécurité à l'UMP). Interrogée sur cette faute, TF1 arguera qu'elle n'en était pas responsable et que le sujet avait été commandé aux équipes de Nice-Matin, qui rejetteront eux-mêmes la responsabilité sur NMTV, l'une de leurs filiales[31],[32],[33].

En juillet 2011, un journaliste, Bastien Hugues, réalise un montage vidéo à partir de 19 JT de Jean-Pierre Pernaut. Cette vidéo, publiée sur Youtube et relayée par le site Rue89, met en évidence le champ lexical du bonheur utilisé à longueurs de reportages par Jean-Pierre Pernaut[34].

Un record d'audience depuis janvier 2012 a été battu le 11 novembre 2013 avec 8 100 000 téléspectateurs (individus 4 ans et +, Médiamétrie).

L'émission Combien ça coûte ?[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut présente du 2 septembre 1991 au 30 mai 2010 l'émission Combien ça coûte ?, un programme consacré à l'argent et aux gaspillages économiques, créé en remplacement de Ciel mon mardi[35]. Présentée en seconde partie de soirée de 1991 à 1995, puis en première partie de soirée de 1995 à 2008, et enfin en journée durant le week-end de 2008 à 2010. Il a également eu comme coprésentatrice Évelyne Thomas (prime-time), puis Justine Fraioli en 2008-2009 (lors des hebdomadaires).

L'émission recevra en 1997 le 7 d'or du meilleur magazine de société[36]. Frôlant à plusieurs reprises les 10 millions de téléspectateurs, Combien Ca Coûte restera pendant 19 ans l'une des émissions emblématiques du succès de TF1 à cette période et Jean-Pierre Pernaut restera le présentateur de télévision qui a présenté le plus d'émissions en direct et en prime time.

Combien ça coûte a essuyé diverses critiques, assez proches de celles adressées au journal de 13h. Le chercheur François Jost y voit la continuité du journal de Pernaut, c'est-à-dire la mise en valeur du « point de vue du contribuable » et un « certain discours de droite »[37]. Le journaliste Pierre Marcelle abonde dans ce sens : « son JT et son souci populiste de l'argent public, c'est du pareil au même. Dans son premier, il [fait] la retape pour son second, et il n'y avait nulle raison d'en être choqué : tout ça se marie au petit poil dans une insignifiance très signifiante »[38]. Virginie Spies, dans son essai Télévision, presse people: les marchands de bonheur, y décèle une « démonstration de force » de TF1, à l'instar d'autres programmes comme Sans aucun doute ou Pascal, le grand frère, au travers desquels la chaîne dénoncerait « les injustices qui arrivent à cause de l'État, puis le remplace pour réparer et faire mieux que lui »[39].

Autres émissions[modifier | modifier le code]

  • Il présenta le premier tirage télévisé du loto, le 19 mai 1976[réf. nécessaire].
  • Aimer vivre en France : série d'émissions de reportage sur les régions.
  • 2006 : les images qui ont marqué les Français coprésenté avec Carole Rousseau.
  • Les 60 images qui ont marqué les Français coprésenté avec Carole Rousseau.
  • Le Monde à l'envers, d'abord coprésenté avec Églantine Éméyé puis avec Émilie Mazoyer.
  • Paroles de Français : interview du président de la République Nicolas Sarkozy par des Français de tous âges et de toutes conditions, sur TF1. Première émission le 25 janvier 2010, Nicolas Sarkozy interviewé par 11 Français ; deuxième émission le 10 février 2011, interviewé par 9 Français.
  • En direct de L'Élysée : face à la crise : le 27 octobre 2011, il interviewe, avec Yves Calvi, le président de la République Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2[40].
  • Il a participé, le 14 juillet 2012 à l'occasion de la Fête nationale à l'émission spéciale des 12 Coups de Midi, présentée par Jean-Luc Reichmann : le Bal des 12 Coups.
  • Il fait une apparition dans Nos chers voisins fêtent l'été diffusé le 28 juin 2013 sur TF1
  • Membre du jury de l'élection de Miss France 2014, le 7 décembre 2013, en direct sur TF1.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Il est le coauteur de la pièce de théâtre Piège à Matignon avec Nathalie Marquay-Pernaut et Jean-Claude Islert. Après des difficultés de disponibilité de la salle initialement choisie, le démarrage de la pièce, prévu en octobre 2011, est reporté de quelques mois. C'est au Théâtre du Gymnase que ce vaudeville est lancé le 17 février 2012. La pièce est reprise au théâtre Daunou jusqu'en juin 2012. Piège à Matignon, écrit mi-2010, raconte de manière humoristique l'impact des rumeurs propagées par internet sur la vie privée et publique d'un homme politique. La mise en scène d'Eric Civanyan, interprétée par Nathalie Marquay-Pernaut, Stéphane Slima, Eric Le Roch, Philippe Bardy et Gladys Cohen puis Marie-Laure Descoureaux. Après le décès de Stéphane Slima en août 2012, Piège à Matignon entame une tournée dans les régions en janvier 2013 (jusqu'en juin 2013) avec Nathalie Marquay-Pernaut, Michel Scotto di Carlo, Olivier Pagès, Marie-Laure Descoureaux et Sébastien Chartier. Une autre tournée, mise en scène par Alain Cerrer, a été lancée en septembre 2013 avec Philippe Risoli. La pièce, constamment actualisée, a entamé une troisième tournée pour la saison 2014-2015 et fait de Piège à Matignon l'unes des pièces de théâtres les plus jouées du moment[réf. nécessaire].

Sport[modifier | modifier le code]

Il pratiqua le hockey sur gazon pendant quinze ans[41]. Avec son club de l’Amiens Sporting Club, il est sacré trois fois champion de France dans les années 1965-70.

Avec son épouse et son fils Olivier, il participe depuis 2003 à des compétitions automobiles : Fun cup[42], et Trophée Andros[43],[44] sur glace aux côtés d'Alain Prost. Il a remporté la super-finale de ce Trophée en 2007/2008, et a terminé 4e de la série « Elite » en 2007/2008. En 2013/2014, il a effectué sa 10e saison avec 9 podiums en catégorie "Indépendants". Il termine la saison 3ème de cette catégorie.

En 2006, l'hebdomadaire Le Canard enchaîné puis l'émission télévisée Arrêt sur images affirment que le présentateur a obtenu 200 000 euros de subventions du Conseil général des Alpes-Maritimes pour couvrir les frais de sa participation, dont l’achat d’un véhicule, au Rallye Andros[45]. Marc Concas, conseiller général du Parti socialiste, s'en offusquera et demandera des explications en séance au Conseil régional[46],[47]. Dans la même séance du Conseil général, le président Christian Estrosi affirme qu'une somme a effectivement été attribuée par les stations du Mercantour au parrainage du Trophée Andros lui-même, et pas à Jean-Pierre Pernaut en particulier, avec lequel le Conseil général n'a aucun lien. Il dénonce le « mauvais procès » du PS à son égard. Par ailleurs, cette subvention n'aurait absolument pas été destinée à « acheter » une voiture de compétition. Il s'agit de frais de sponsoring de la compétition elle-même par le biais de l'une des écuries participant à cette course, l'écurie Saintéloc Racing, de Saint-Étienne.[réf. nécessaire]

Édition[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut est l'auteur de plusieurs ouvrages, parfois inspirés de ses activités télévisuelles.

  • 2013 : "L'almanach des régions 2014", éditions Michel Lafon
  • 2013 : Préface de Manufrance, éditions Michel Lafon
  • 2012 : L'almanach des régions 2013, éditions Michel Lafon
  • 2011 : L'almanach des régions 2012, éditions Michel Lafon
  • 2010 : L'almanach des régions, éditions Michel Lafon
  • 2009 : Combien ça coûte, éditions Albin Michel
  • 2008 : La France en fêtes, éditions Michel Lafon
  • 2007 : La France des saveurs, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Préface de "Connaissez-vous la France ?", éditions Marabout Hachette
  • 2006 : Au cœur de nos régions, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Pour tout vous dire…, éditions Michel Lafon
  • 2005 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 2, éditions Michel Lafon
  • 2004 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 1, éditions Michel Lafon
  • 1998 : L'Argent par les fenêtres, TF1 Éditions

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Marié le 23 juin 2007 à Nathalie Marquay, Miss France 1987, rencontrée le soir de l'élection de Miss France 2002 à Mulhouse, comédienne et animatrice de télévision, avec laquelle il a deux enfants : Lou et Tom. Il est également le père de Julia, chirurgien-gynécologue et Olivier, pilote automobile professionnel qu'il a eus avec sa précédente épouse Dominique Bonnet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cité dans l'interview pour femina.fr
  2. TF1: Pernaut réélu représentant CFTC
  3. La bonne soupe : Comment le '13 heures' de TF1 a contaminé l'info, Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos, Laurent Lolmède, Les Arènes, 2006, ISBN 291248569X, 9782912485694
  4. Histoire générale de la radio et de la télévision en France, Christian Brochand, Comité d'histoire de la radiodiffusion (France), La Documentation Française, 2006, ISBN 2110056134, 9782110056139, p. 219.
  5. Roman où il effectue son coming out (que Houellebecq appelle à tort outing). Le prix Goncourt 2010 écrit (page 234) : « Le trait de génie de Jean-Pierre Pernaut avait été de comprendre qu'après les années 1980 fric et frime, le public avait soif d'écologie, d'authenticité, de vraies valeurs. Même si Martin Bouygues pouvait être crédité de la confiance qu'il lui avait accordé, le journal de 13 heures de TF1 portait entièrement la marque de sa personnalité visionnaire. Partant de l'actualité immédiate - violente, rapide, frénétique, insensée - Jean-Pierre Pernaut accomplissait chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d'une campagne préservée... ». (page 235) : « Jean-Pierre Pernaut semblait moins se faire l'apologiste de l'immobilisme que celui d'un progrès lent »... « Jean-Pierre Pernaut s'était toujours montré, dans la conduite quotidienne de son journal, d'une prudence déontologique extrême... », in La Carte et le Territoire, éditions Flammarion, septembre 2010)
  6. Julien Bordier, « Sexy Sushi, Cyril et Jean-Pierre Pernaut », L'Express, 21 juin 2010.
  7. Étude Médiamétrie-Médiamat, menée sur des téléspectateurs de 15 ans et plus, période du 30 août 2004 au 1er décembre 2005.
  8. La nuit et l'été : rapport sur la culture à la télévision, Catherine Clément, Seuil, 2003, p. 11.
  9. a et b Entretien avec Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
  10. Télérama, 9 décembre 1998.
  11. Ignacio Ramonet, La tyrannie de la communication, Galilée, 1999, p. 120.
  12. http://television.telerama.fr/television/l-amende-amere,53552.php
  13. a et b http://www.liberation.fr/politiques/0101615532-l-elysee-commande-un-pernaut
  14. « Le 13 h selon Jean-Pierre Pernaut », Le Pelerin Magazine, no 6355, 16 septembre 2004.
  15. http://www.lesechos.fr/info/analyses/020328014944-jean-pierre-pernaut.htm
  16. Jean-Luc Porquet, « Eloge de Jean-Pierre Pernaut », Le Canard enchaîné, 27 janvier 2010, p. 5.
  17. 1788 : essai sur la maldémocratie, Roger-Gérard Schwartzenberg, Fayard, 2006, p. 261
  18. « Bon anniversaire, TF1 ! », Le Monde diplomatique, 4 avril 2007
  19. Groland, l'esprit canaille : « le 20h20, pastiche du journalisme de proximité qui puisait sa ressource dans les fonds de terroir des actus régionales de France 3 et du 13 heures de Jean-Pierre Pernaut. »
  20. Le Parisien, 30 mai 2008.
  21. http://lci.tf1.fr/redaction-lci/redaction-vous-repond/face-camera-6069279.html
  22. Virginie Spies, François Jost, La télévision dans le miroir, L'Harmattan, 2004, ISBN 2747563294, 9782747563291, p. 77.
  23. 25 ans de JT de Jean-Pierre Pernaut: Les meilleures séquences par Alice Coffin sur 20minutes.fr du 22 février 2013
  24. Pincez-moi, je grève ! sur ecrans.fr du 13 septembre 2010
  25. Jean-Pierre Pernaut dérape sur le mariage gay en plein JT sur ladepeche.fr du 23 juin 2013
  26. Morandini Zap: Pour Jean-Pierre Pernaut, être député-maire est "un travail harassant" sur jeanmarcmorandini.com du 4 juillet 2013
  27. Raphaëlle Bacqué, « Jean-Pierre Pernaut, tête de turc des grévistes », Le Monde, 25 novembre 2007
  28. « Débat à propos de Jean-Pierre Pernaut » sur Direct 8
  29. Technikart, septembre 2008
  30. http://lemediascope.fr/?p=7789.
  31. TF1 et l’attachée de presse du Conseil général de Nice, réflexions sur un bidonnage sur lemonde.fr du 26 juin 2011
  32. Faux témoignage au JT de TF1 sur lefigaro.fr du 24 juin 2011
  33. Un faux témoignage dans le JT de 13H de TF1 sur liberation.fr du 25 juin 2011
  34. Buzz : le "formidable" best of de Jean-Pierre Pernaut sur Télé-Loisirs.fr, 17 juillet 2011
  35. Télévision française: la saison 2000, Christian-Marc Bosséno, Editions L'Harmattan, 2001, p. 15
  36. http://www.gala.fr/les_stars/leurs_bio/jean-pierre_pernaut#
  37. La télé au logis : usages de la télévision, Alexandre Delage, Juliette Spire, ouvrage édité par l'écomusée de Fresnes, 2002, p. 179
  38. http://www.liberation.fr/medias/0101206898-apres-coup-en-zappant
  39. Télévision, presse people: les marchands de bonheur, Virginie Spies, De Boeck Université, 2008, p. 36
  40. M.S., « Yves Calvi et Jean-Pierre Pernaut vont interviewer Nicolas Sarkozy », sur programme-tv.net,‎ 26 octobre 2011
  41. Interview de Jean-Pierre Pernaut par Gaelle Guitard pour le site femina.fr, 2 novembre 2007. À propos de son attachement pour Amiens : « J’ai fait beaucoup de sport là-bas et notamment 15 ans de hockey sur gazon. On a été trois fois champions de France ! »
  42. Intoxication - 45 personnes, dont Jean-Pierre Pernaut, hospitalisées, article de LCI mentionnant la participation de Jean-Pierre Pernaut à la Fun Cup d'avril 2008
  43. Jean-Pierre Pernaut : «La course auto, c'est une affaire de famille», interview par TV Mag concernant la participation de Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros de 2007
  44. Lans-en-Vercors – Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros : « La glace me grise », article du Dauphiné libéré, 9 janvier 2009
  45. Le Canard enchaîné, 2e semaine, décembre 2006.
  46. « J’étais particulièrement choqué de constater le curieux sens de la déontologie de ce journaliste, qui participe à des rallyes aux frais du Conseil général des Alpes-Maritimes. Le comportement de Jean-Pierre Pernaut est d’autant plus condamnable qu’il anime une émission télévisée dénommée Combien ça coûte ? durant laquelle il ne cesse de dénoncer les dépenses inconsidérées et la mauvaise utilisation des deniers publics. Il semble ainsi le plus mal placé pour donner des leçons. » « Dérapage incontrôlé au Conseil Général des Alpes Maritimes », 22 décembre 2006.
  47. Le Patriote, 12 janvier 2007, p. 4.