Annecy

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Annecy
Le palais de l'Isle et le Thiou.
Le palais de l'Isle et le Thiou.
Blason de Annecy
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie (préfecture)
Arrondissement Annecy
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu d'Annecy-Centre, d'Annecy-Nord-Est et d'Annecy-Nord-Ouest
Intercommunalité Communauté de l'agglomération d'Annecy
Maire
Mandat
Jean-Luc Rigaut (UDI)
2014 - 2020
Code postal 74000
Code commune 74010
Démographie
Gentilé Annéciens
Population
municipale
51 012 hab. (2011)
Densité 3 737 hab./km2
Population
aire urbaine
215 701 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 58″ N 6° 07′ 59″ E / 45.916, 6.133 ()45° 54′ 58″ Nord 6° 07′ 59″ Est / 45.916, 6.133 ()  
Altitude Min. 418 m – Max. 926 m
Superficie 13,65 km2
Localisation

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Liens
Site web www.annecy.fr

Annecy (prononcer /an.si/, en arpitan Èneci[1]) est une commune de la région Rhône-Alpes au sud-est de la France, chef-lieu et préfecture du département de la Haute-Savoie.

Surnommé « la Rome des Alpes » ou, plus souvent, « la Venise des Alpes[2]» en raison des trois cours d'eau qui parcourent sa vieille ville, ce centre touristique, industriel et religieux se situe dans les Préalpes du Nord, au bord du lac d'Annecy, dans la cluse séparant le massif des Bornes du massif des Bauges, entre Genève et Chambéry.

Si par sa population, Annecy n'occupe que la 8e place des villes de la région Rhône-Alpes après Chambéry, avec 50 379 habitants intra-muros (2010)[3], elle compense l'encastrement dû à sa position entre son lac et la montagne du Semnoz par les espaces ouverts de son agglomération, 5e aires urbaines régionale, entre Genève-Annemasse et Chambéry, avec 215 701 habitants (2010) et joue un rôle commercial important, rayonnant en partie sur les départements voisins de la Savoie et de l'Ain.

Capitale historique et résidence des comtes de Genève[4] jusqu'en 1401 où elle tombe aux mains des comtes de Savoie, elle retrouve son rôle central en 1434[5],[6] lorsque la maison de Savoie crée un apanage dit de Genevois-Nemours avec les possessions savoyardes du Genevois, du Faucigny et du Beaufortain jusqu'en 1659. Après l'adoption de la Réforme calviniste à Genève en 1536, les chanoines de Saint-Pierre de Genève et les clarisses se réfugient à Annecy autour de l'évêque saint François de Sales[7],[8] pour fonder la citadelle avancée de la Contre-Réforme[9] catholique. Depuis l'annexion de la Savoie en 1860, la ville est rattachée à la France.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Annecy, vue du mont Veyrier.
Topographie d'Annecy.

Annecy se situe au bord du lac qui porte son nom, dans le nord des Alpes françaises, à 50 km au nord de Chambéry et à 40 km au sud de Genève qui forment avec Valence et Grenoble, l'axe du sillon alpin alignant la plupart des agglomérations de la région Rhône-Alpes.

Annecy s'encastre dans la cluse formée par un ancien cours de l'Isère au Pléistocène entre le nord de la montagne du Semnoz et l'ouest du mont Veyrier, et à la jonction des grands ensembles géographiques et géologiques suivants :

Lac d'Annecy.

Annecy est divisé en deux parties qui se distinguent par le relief, l'urbanisme et la végétation. Le nord et le sud-ouest sont plats, encadrés à l'est par la colline d'Annecy-le-Vieux, qui est en fait une langue morainique, à l'ouest par la dépression occupée par le Fier[11], et la colline de Seynod et de Gevrier. Fortement urbanisée, la ville s'y étale avec la majorité de ses équipements. Le sud-est est, quant à lui, occupé par la montagne du Semnoz. Très peu construit ou aménagé, sauf à son extrémité nord, il est occupé en majeure partie par une forêt de conifères plantée au XIXe siècle sur le crêt du Maure. La commune se situe sur l'une des rives du lac d'Annecy[10]. Cette situation lacustre a fortement influencé l'émergence de la ville d'Annecy. Elle lui doit notamment les canaux (Thiou, Vassé), le port de plaisance des Marquisats et les trois plages d'Albigny (limitrophe avec Annecy-le-Vieux), des Marquisats et de l'Impérial Palace.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Annecy et ses communes limitrophes.jpg
Annecy
La commune Annecy
Meythet
La commune Meythet
Cran-Gevrier
La commune Cran-Gevrier
Seynod
La commune Seynod
Annecy-le-Vieux
La commune Annecy-le-Vieux

La commune d'Annecy est limitrophe de 6 communes. En partant du nord vers le nord-est puis à l'est, la commune d'Annecy est bordée par le territoire d'Annecy-le-Vieux. Puis au nord-ouest, la commune touche la ville de Meythet. À l'ouest, on trouve la commune de Cran-Gevrier. Enfin au sud-ouest et au sud, Annecy partage sa limite territoriale avec la commune de Seynod et Sevrier. L'une des spécificités des limites du territoire communal de la ville d'Annecy, sur une large part de son flan est, est l'existence de limites immergées au sein du lac d'Annecy. Ces limites de territoire est partagée avec 4 autres communes que sont Annecy-le-Vieux, Sevrier et Veyrier-du-Lac.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Semnoz, du Mont Veyrier, mais également des Bauges et des Bornes. Cependant, les effets y sont quelque peu atténués en raison de la présence du lac qui tempère localement le bassin annécien, bien que les hivers restent froids en raison de l'altitude. La station de référence de Météo France, pour la ville d'Annecy, se situe à 458 mètres d'altitude sur la commune de Meythet[12].

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Annecy 1 942 h/an 906 mm/an 26 j/an 32 j/an 25 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Donnée météorologiques de 2008 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales moyennes (°C) 5 8 13 16 20 24 27 27 22 16 10 6 16.2
Températures minimales moyennes (°C) -1 0 2 5 10 13 14 14 11 8 3 0 6.6
Températures moyennes (°C) 2 4 7.5 10.5 15 18.5 20.5 20.5 16.5 15 6.5 3 11.6
Précipitations (hauteur en mm) 67.5 62.8 62.2 71.7 67.2 59.6 63.6 61.6 78.6 90.1 73.8 71.4 69.2
Source : Météo France et Météo123[13].

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Annecy est un important nœud routier desservi par 3 échangeurs (Seynod Sud no 15.1, Annecy Centre no 16 et Annecy Nord no 17) de l'autoroute A41[14] (E712) qui relie Grenoble à Genève et Lyon à Chamonix.

L'A410 débute à 7 km de la sortie d'Annecy Nord et se dirige vers le mont Blanc, poursuivant sur Turin et Milan. Une liaison autoroutière directe relie Saint-Julien-en-Genevois et l’aéroport international de Genève en 30 minutes depuis le et permet de continuer soit vers la Suisse, soit vers Bourg-en-Bresse et Paris.

La ville est également au centre d'un important nœud routier qui voit se croiser de nombreuses nationales et départementales fréquentées : RN 203, RN 201/RN 1201, RN 508[15], RN 501, RD 14, RD 129, RD 5, RD 16/RD 916, RD 908 et RD 909.

L'avenue de Chambéry partant de l'ouest d'Annecy et reliant, entre autres, la rue Royale, puis celle du Pâquier jusqu'au lac.

Un itinéraire de contournement (voie de Poisy, voie de Metz, voie des Aravis) permet d'éviter l'agglomération par le nord et l'ouest en empruntant une voie rapide connectée aux voies transversales et aux deux sorties d'autoroute desservant l'agglomération (Annecy-nord et Annecy-centre). Le nouvel échangeur de Seynod Sud est effectif depuis début décembre 2010. Cette voie rapide bute contre le Semnoz au sud et contre le mont Veyrier à l'est. Un autre itinéraire interne à la ville d'Annecy, appelé rocade, est constitué d'un ensemble de boulevards et d'avenues. Il permet de traverser le centre-ville des bords du lac à l'est (à hauteur du palace Impérial) jusqu'au sud en contournant le centre-ville par le nord. En 2002, un nouveau plan de circulation du centre ville a vu le jour[16]. Un tunnel bi-tube (2 × 2 voies) a été creusé sous le centre commercial Courier[17]. D'une longueur d'environ 600 mètres, il permet de rejoindre l'envers de la gare jusqu'au rond-point Berthollet au nord du centre-ville[17]. Ce projet a permis la création de voies pour bus en sites propres. Depuis 2007, le centre-ville est entièrement dédié aux sites propres et des parcs relais commencent à voir le jour dans les principaux points de l'agglomération[16].

La ville d’Annecy, prise en étau entre le lac et la montagne, connaît de graves difficultés de circulation du fait de cette configuration géographique[18]. Les deux points noirs routiers d'Annecy (notamment pendant les périodes estivale et de vacances scolaires) sont la traversée du centre-ville par les bords du lac et la liaison à partir du centre-ville vers la rive sud du lac par les Marquisats[16]. Des projets prévoient l'agrandissement de l'ancien tunnel ferroviaire passant sous le Semnoz entre Vovray (sud d'Annecy) et Sévrier afin d'éviter le passage par la corniche des Marquisats[19].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : gare d'Annecy.

La ville est traversée par la voie ferrée reliant Aix-les-Bains à Annemasse.

L'activité de la gare d'Annecy se réduit aujourd'hui presque exclusivement au transport de voyageurs. Elle est reliée à Paris par des trains à grande vitesse (TGV) qui gagnent les voies à grande vitesse à hauteur de Lyon ou de Mâcon[20] et quelques trains de nuit maintenus en période de pointe (ces derniers trains partent et arrivent en gare d'Austerlitz, la gare de Lyon étant désormais réservée aux TGV). Elle est desservie régionalement par des trains express régionaux (TER), d'une part, vers Aix-les-Bains en direction de Lyon[21] et en direction de Grenoble et Valence[22]; d'autre part, vers La Roche-sur-Foron en direction d'Annemasse (correspondances vers Genève-Eaux-Vives et Bellegarde) et Évian-les-Bains et en direction de Saint-Gervais-les-Bains (correspondance vers Chamonix et Martigny). Les liaisons avec Chambéry sont assez nombreuses et souvent directes[23]. Elles permettent quelques correspondances vers Albertville et Bourg-Saint-Maurice et vers Modane et Turin. Celles avec Genève se font, soit par Annemasse (gare de Genève-Eaux-Vives), soit par Aix-les-Bains (gare de Genève-Cornavin via Culoz et Bellegarde). Une voie ferrée reliait Annecy à Ugine et Albertville par la rive gauche du lac. Déclassée dans les années 1960, elle a été condamnée par des constructions nouvelles et en partie reconvertie en piste cyclable.

Anciennement, la gare de marchandises (transformée depuis) desservait principalement la première usine SNR, le Sernam et la zone industrielle de Vovray.

La gare d'Annecy a fait l'objet, de 2009 à 2013, d'un profond remodelage, avec la création d'un espace multimodal voulu plus performant où se croiseront maintenant les bus et les trains.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de l'aéroport d'Annecy - Meythet.
Article détaillé : Aéroport d'Annecy - Meythet.

Annecy dispose d'un aéroport situé sur les communes de Meythet et de Metz-Tessy. L'aéroport d'Annecy - Meythet est officiellement appelé « Aéroport d'Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc ». Des vols réguliers permettent de faire la liaison avec l'aéroport d'Orly de Paris en vols directs jusqu'en juin 2013. Alors, un appel d'offre est lancé pour tenter de retrouver une compagnie aérienne disposée à reprendre l'exploitation, alors que seule l'aviation de tourisme et d'affaire utilise l'aéroport qui n'offre plus aucune liaison régulière.

Il est depuis janvier 2007 la propriété du Conseil général. La C2A participe au financement de la structure à hauteur de 120 000 € en 2006. La Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie en a la concession jusqu'en 2013. Son existence est depuis quelques années[Quand ?] profondément remise en cause.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau de transport en commun urbain de l'agglomération annécienne est géré par la SIBRA (Société intercommunale des bus de la région annécienne)[24]. Il est constitué d'un réseau de 10 lignes principales (autobus urbains), 8 lignes d'extension (minibus), 10 lignes express (cars interurbains, 4 lignes fonctionnant le dimanche, 3 lignes en soirée) et d'une ligne d'été reliant les 13 communes de la communauté d'agglomération[24]. La place de la gare est l'important centre de correspondance des différentes lignes du réseau, l'ensemble des communes de l'agglomération étant accessible à partir de ce point[24]. On trouve également des liaisons grandes lignes assurées par les bus Crolard, un transporteur routier basé au cœur du bassin annécien, appartenant au groupe Transdev. Ce dernier propose plusieurs lignes régulières entre Annecy et ses environs. Ces bus permettent d'accéder aux stations de ski des Aravis, aux rives du lac, à Albertville, à Bellegarde-sur-Valserine et enfin à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry[25]. Deux gares routières, situées à proximité immédiate de la gare ferroviaire (l'une au nord, servant également de pôle à la SIBRA, et l'autre au sud à proximité de l'hôtel Novotel), permettent de gagner ces communes non desservies par les voies ferrées[20].

Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation. Cette liaison a pour dénomination la CEVA qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il constituera la colonne vertébrale des transports publics régionaux en permettant la mise en place d'un réseau RER dans le bassin franco-valdo-genevois avec des lignes desservant Bellegarde-sur-Valserine, Nyon, Thonon-les-Bains, Évian-les-Bains, la vallée de l'Arve et Annecy[26]. La société Transferis est chargée de la planification de ce réseau RER.

Autres voies de communications[modifier | modifier le code]

La navigation sur le lac d'Annecy avec le Libellule.

Le Fier et son affluent le Thiou ne sont pas navigables. Le lac constitue une voie d'eau en lui-même et est fréquenté par les bateaux de promenade du lac d'Annecy et les bateaux-navettes. Un service de navettes par bateau relie Annecy à d'autres communes riveraines du lac : Sévrier, Saint-Jorioz, Duingt, Doussard, Talloires, Menthon-Saint-Bernard et Veyrier-du-Lac[27].

Les vélos sont généralement acceptés dans les cars dans la limite des places disponibles. Il est par exemple possible de monter un vélo tout terrain (VTT) en car au Semnoz, point de départ de plusieurs sentiers balisés pour les VTT jusqu'à la ville. Des vélos sont par ailleurs proposés à la location à la gare[28] et près des stationnements des Marquisats, sur la route de Sevrier et Saint-Jorioz. Une piste cyclable achevée en 2005 permet de rejoindre Faverges en longeant le lac d'Annecy sur plus de 20 km par l'ancienne ligne de chemin de fer Annecy-Albertville. Un plan vélo a été mis en place par la C2A[29].

Parkings[modifier | modifier le code]

En mai 2011, le centre ville disposait de 2 523 places payantes de rue et de 3 375 places dans 10 parkings souterrains ou fermés (Courier (741), Bonlieu (718), Hôtel-de-ville (412), Saint-Claire (342), Gare sud (308), Château (212), Gare nord (206), Chevêne (163), Palais de Justice (107) et Carnot (93)). Il existe aussi 8 aires de stationnements situés à proximité d'arrêts de bus et le parc relais de Colmyr.

Gérés en régie municipale directe, les tarifs des parkings annéciens sont relativement bas par rapport à d'autres villes, de 1,1 € à 1,60 € de l'heure et la première demi-heure est gratuite. 1 428 places sont encore gratuites. Depuis juillet 2011, des horodateurs individuels de nouvelle génération, dénommés « piaf », permettent à l'usager de s'affranchir du passage à la machine lorsqu'il stationne sur une place payante. Rechargeable, ce dispositif électronique décompte le montant exact, à la minute, du droit de stationnement.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Annecy vue panoramique au sud.
Annecy, la Venise des Alpes. Canal du Vassé.

L'agglomération d'Annecy est divisée en deux couronnes : la petite couronne qui regroupe les communes urbaines limitrophes d'Annecy (Annecy-le-Vieux, Meythet, Cran-Gevrier et Seynod) et la grande couronne qui regroupe des communes plutôt péri-urbaines (Argonay, Pringy, Metz-Tessy, Épagny, Poisy, Chavanod, Montagny-les-Lanches et Quintal).

Annecy est composé de neuf quartiers[30]. On trouve en premier lieu le Centre Ville où sont établis la mairie, la préfecture, le centre culturel Bonlieu, le centre commercial Courier ainsi que les gares ferroviaires et routières. Il s'étend de la gare à l'ouest jusqu'au palais de justice à l'est. Le second quartier est le quartier Parmelan Albigny à l'est[30], on peut y découvrir la plage municipale de l'Impérial alors que le reste de cet espace est surtout résidentiel. Le troisième quartier est celui des Ecoles, quartier résidentiel où se trouvent le groupement de gendarmerie départementale et l'escadron 2/25 de la gendarmerie mobile. Le quatrième quartier est le quartier Novel Teppes à l'extrême nord[30], qui comprend une ZUP bâtie au début des années 1970[31] et de nombreux complexes sportifs. Le cinquième quartier des Fins est celui du Parc des Sports qui est constitué, outre le stade du club de football Évian Thonon Gaillard Football Club de plusieurs autres infrastructures sportives, d'une zone résidentielle, et surtout du hall des expositions d'Annecy, l'Arcadium.

Plan de toutes les communes membres de la Communauté de l'agglomération d'Annecy (C2A).

Le sixième quartier des Romains, principalement résidentiel, se démarque des autres par sa place des Romains, plus grand tarmac de la ville, utilisé notamment par la fête foraine de la foire de la Saint André. Situé entre la gare et Cran-Gevrier, le septième quartier de la Mandallaz est également résidentiel. La vieille ville est un quartier très touristique qui se présente sous les traits de petites rues piétonnes parcourus par quelques canaux. On y trouve le Palais de l'Isle et le château d'Annecy. Enfin, le neuvième et dernier quartier regroupe celui des Balmettes, de la Prairie et de Vovray qui sont résidentiels ; au-delà, on trouve la zone industrielle de Vovray qui s'étend jusqu'à Seynod.

Une grande partie du centre-ville et de la vieille ville est constituée de rues rendues piétonnes en 1973. Les plus grandes et les plus fréquentées sont la rue Sainte-Claire, la rue Carnot (ancienne rue de Bœuf, à laquelle la municipalité a donné le nom du président de la République française assassiné à Lyon en 1894, Marie François Sadi Carnot, qui y avait résidé en qualité d'ingénieur des ponts et chaussées) et la rue Royale. Une autre rue piétonne, la rue Louis-Armand, se situe dans le nord de la commune, dans le quartier de Novel. Grâce à ses canaux qui parcourent la vieille ville, Annecy a pour surnom flatteur « la Venise des Alpes ».

Historiquement, la ville est née une première fois sur la colline d'Annecy-le-Vieux (villa Aniciaca) au VIIIe siècle, puis une seconde fois au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz (Annecy-le-Neuf) au XIe siècle et s'est ensuite développée le long des émissaires naturels et canalisés du lac : le Thiou, le principal, et aussi le Vassé. Rempart naturel, moyen de transport, ressource alimentaire et force de travail grâce aux artifices hydrauliques (meules, battoirs, tours, martinets, pilons, soufflets, scies...), le lac et les cours d'eau ont imposé une forme d'urbanisme qui fera la réputation de la ville. La vieille ville, qui s'étend au pied du château et de part et d'autre du Thiou, est parcourue par des artères moyenâgeuses (appelées autrefois « charrières » ou « ruales »), souvent bordées par des arcades, dont la disposition est d'une grande simplicité : deux axes est-ouest parallèles au Thiou et un axe nord-sud perpendiculaire. La première voie, la plus importante (appelée anciennement magna carreria ou "grande charrière"), relie la porte Perrière à la porte du Sépulcre en longeant le rocher. La deuxième voie, parallèle, sur la rive droite du Thiou, était dénommée charrière de la Halle (rue Grenette), prolongée par la ruale du Four (actuelle rue Jean-Jacques Rousseau). La troisième voie, perpendiculaire, part du pont de l'Isle et, par les charrières Filaterie et Notre-Dame, rejoint les anciennes portes de Bœuf au nord (porta nova de Boutz ou Bouz, désignant l'ancien vicus gallo-romain de Boutae fondé en -50 au niveau de la plaine des Fins et non le bœuf, l'animal) et du Pâquier à l'est (porta pascuorum ou « porte des pâturages »), formant ainsi les charrières du même nom. Le quadrillage interne se trouve complété par des quais, des places, des rues transversales et de nombreux passages couverts semblables aux traboules lyonnaises, qui étaient à l'origine des accès intérieurs aux hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces passages sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certains donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces. Si une grande partie des canaux est aujourd'hui recouverte, certains demeurent toujours à ciel ouvert. C'est le cas du Thiou sur toute sa longueur, ainsi que du canal du Vassé jusqu'au pont Albert Lebrun, puis de la rue Vaugelas (passage Gruffaz) jusqu'au canal Notre-Dame et celui-ci du Thiou au Thiou en surgissant derrière l'église Saint-Maurice (anciennement Saint-Dominique, d'où le nom du canal à cet endroit) et de nouveau près de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse. La circulation automobile a entraîné la création de nombreux grands axes. Désormais la ville offre deux visages : d'une part, une ville ancienne disposée sur les rives du Thiou ; d'autre part, une ville moderne avec ses grandes avenues et ses boulevards communs à toutes les grandes agglomérations.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Annecy s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville d'Annecy en tant que telle, mais du bassin annécien englobant, sur le plan urbain, la totalité des communes qui lui sont limitrophes. La morphologie urbaine de ce bassin de vie s'étend sans cesse un peu plus ; afin de concilier le développement économique et urbain qui l'accompagne, l'ensemble des conseils municipaux du bassin d'Annecy ainsi que les syndicats intercommunaux tels que la Communauté de communes du Pays de Cruseilles, la Communauté de l'agglomération d'Annecy et le Syndicat mixte du lac d'Annecy, ont pour mission de suivre le Schéma de cohérence territoriale[32] (SCOT) du bassin annécien.

Logement[modifier | modifier le code]

Vue des toits de la vieille-ville d'Annecy.

En 1999, on dénombre un total, pour Annecy, de 27 970 logements dont la répartition est la suivante. Il y a 24 481 résidences principales soit 87,5 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 1 158 soit un pourcentage de 4,1 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 422 soit 1,5 %, le nombre de logements vacants s'élève à 1 909 soit 6,8 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 1 221 logements individuels soit 4,4 % et 26 749 logements dans un immeuble collectif soit 95,6 %[33].

Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 87,5 % de l'ensemble des logements annéciens, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 24 481 résidences, 4 286 datent d'avant 1949 soit une part de 17,5 % ; 13 951 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 57,0 % ; 3 292 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 13,4 % et 2 952 datent de 1990 à nos jours soit 12,1 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 3 122 en ont une soit 12,8 %, 5 348 en comptent deux soit 21,8 %, 7 503 en possèdent trois soit 30,6 % et 8 508 en possèdent quatre et plus soit une part de 34,8 %[33]. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, 134 résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 0,5 %, 23 670 ont un chauffage central soit près de 96,7 % des résidences, alors que 811 n'en ont pas soit 3,3 %, 10 839 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 44,3 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 1 554 disposent de deux salles d'eau soit 6,3 % du total des résidences principales[33].

À Annecy, le prix moyen des logements, pour l'année 2007, est d'environ 3 300 euros/ dans l'ancien et de 5 327 euros dans le neuf. Les prix de l'immobilier ont augmenté de presque 75 % à partir de l'année 2001[34]. La proximité de la Suisse a tendance à faire augmenter le prix d'achat qui, par suite, dépasse la moyenne nationale. À titre d'exemple on peut citer les nouvelles résidences qui bordent l'avenue d'Albigny, elles affichent des prix record avoisinant parfois les 9 000 euros au mètre carré[35]. De nombreux organismes d'attribution de logements sociaux sont présents sur la commune. On y trouve des entreprises sociales pour l'habitat telles que la S.A. d'HLM Le Mont-Blanc ou encore l'Halpades[36]. Il y a également un office public de l'habitat (OPH) dont la dénomination est l'Office public d'aménagement et de construction de la Haute-Savoie (OPAC)[37].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

L'Impérial Palace au bord du lac d'Annecy.

L'étude d'un projet de Palais des congrès a été lancée en 2006[38] et prévoyait une implantation sur l'ancienne propriété Balleydier, avenue de Trésum, complémentaire au complexe de l'Impérial Palace mais a finalement été relocalisé à Albigny, jouxtant l'Impérial Palace d'Annecy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Après 50 av. J.-C., on bâtit dans la plaine des Fins, sur l'emplacement d'un village allobroge, le vicus de Boutae selon le modèle romain. Il est mentionné sous la forme Ad Bautas dans l'Itinéraire d'Antonin, autrement Boutae sur une inscription lapidaire[39]. Boutae, la « cité des bœufs » ? En fait, ce sont des antiquaires de la Renaissance qui ont tiré l'étymologie fantaisiste de « cité des bœufs » (civitas bovis). En effet, le nom de Boutae, découvert dans une inscription à Meythet (C.I.L., XII, no 2532) n'a rien à voir phonétiquement avec le latin bos, bovis « bœuf ». C'est vraisemblablement celui d'un personnage d'origine gauloise Bout(i)us, anthroponyme bien connu dans les épigraphies gauloises et latines.

Le nom d'Annecy, au contraire, serait issu de celui d'une importante villa gallo-romaine, située sur le coteau d'Annecy-le-Vieux et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus. En tout cas, un grand domaine sur la colline d'Annecy-le-Vieux (devenu un fiscus royal au siècle suivant) est bien mentionné sous la forme Anericiacum au IXe siècle[40] ou encore villa Aniciaca au Moyen Âge[réf. nécessaire], composé tardif en -acum, suffixe d'origine gauloise marquant la propriété, précédé d'un nom de personne germanique Anerīk[41] ou Annarigus[42],[43].

Le site actuel d'Annecy correspond à la localité fortifiée d'Annecy-le-Neuf qui est apparue à la fin du XIe siècle (première église Saint-Maurice d'Annecy-le-Neuf) au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz et qui a pris le pas sur Annecy-le-Vieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire d'Annecy et Chronologie d'Annecy.

Annecy possède une longue histoire depuis son origine comme bourgade gallo-romaine (essor du vicus de Boutae au Ier siècle) dans la plaine des Fins, suivie par son implantation sur la colline d'Annecy-le-Vieux au VIIIe siècle, puis au pied du Semnoz au XIe siècle (Annecy-le-Neuf). Son rôle dans la Réforme catholique, dite Contre-Réforme, aux XVIe siècle et XVIIe siècles fait d'elle la « Rome des Alpes ». Résidence des comtes de Genève au XIIe siècle ; capitale du comté de Genevois, puis de l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort, ensuite de Genevois-Nemours dans les États de Savoie ; capitale de la province de Genevois, puis siège de l'une des deux intendances de Savoie dans les États sardes, la ville devient brièvement française de 1792 à 1815 à la suite d'une invasion militaire, puis définitivement le , date de l’Annexion de la Savoie à la France[44]. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Annecy.

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L'Empire romain à son apogée.
Ruine avenue des Romains.

La rive nord du lac d'Annecy est occupée au moins dès 3100 av. J.-C.. Les tribus gauloises des Allobroges atteignent très tôt les Préalpes de Savoie et les rives des grands lacs, certainement dès le début du IVe siècle av. J.-C.[44]. En 121 av. J.-C., les Allobroges sont vaincus par le consul Quintus Fabius Maximus « allobrogique ». Puis, malgré une forte résistance et des rébellions contre les lourds impôts romains, les Allobroges sont définitivement battus par les légions romaines en 62 av. J.-C., ce qui ouvre leur territoire à la romanisation. Après leur victoire, les Romains s’installent, à partir de -50, dans la plaine des Fins au nord du lac d’Annecy[Informations douteuses] et fondent le vicus de Boutae[45] sur l'emplacement d'un village gaulois qui succède, au Ier siècle av. J.-C., à un oppidum juché sur le roc du Semnoz. Entre le IIe et le Ve siècle, l'agglomération de Boutae regroupe plus de 2 000 habitants sur 25 hectares. Le vicus, centre artisanal et commercial très actif, dispose entre autres d'un grand et d'un petit forum, d'une basilique (édifice civil), de temples, de thermes, d'un théâtre et de divers entrepôts de marchandises, mais pas d'un aqueduc, car les puits sont nombreux[44]. L'économie de subsistance des Gaulois est convertie par les Romains en économie de marché[réf. nécessaire]. La cité occupe une position stratégique au carrefour de trois voies romaines : au nord, la voie menant à Genua (Genève) ; au sud, la voie menant à Casuaria (Faverges) ; au sud-ouest, la voie menant à Aquae (Aix-les-Bains). Boutae se trouve aussi sur la voie impériale menant au col du Petit Saint-Bernard qui relie la Gaule et l'Italie, voie attestée par l'Itinéraire d'Antonin, et également non loin de l'axe stratégique permettant de relier Genève à Lyon et à Vienne[46]. À la chute de l'Empire romain, les grandes invasions engendrent une telle insécurité que la ville dépérit complètement[45].

Les grandes invasions et le début du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avec l'affaiblissement de l'Empire romain, de nombreux peuples barbares déferlent sur la Gaule. En 259, le vicus subit une importante attaque, est rasé et sa population massacrée[47]. Les survivants se réfugient dans les grottes du mont Veyrier. Reconstruit, Boutae connaît un nouvel essor au siècle suivant, mais, lors des grandes invasions du début du Ve siècle, le vicus est définitivement détruit. Les Burgondes occupent la région qui est annexée par les Francs au VIe siècle. L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa « Anniciaca » (colline d'Annecy-le-Vieux) au VIIIe siècle, qui devient un domaine royal au siècle suivant[45].

Le château d'Annecy.

Il faut attendre le XIe siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier (de Genève). Elle a alors l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du XIIe siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins[48], puis le château qu'ils agrandissent au XIIIe siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le XIVe siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon[46]. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant le centre d'un pèlerinage très populaire, confère à Annecy un certain prestige.

Annecy, ville savoyarde[modifier | modifier le code]

Annecy à la fin du XVIe siècle par Chastillon.

Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale[44]. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie[47]. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans[48]. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage[48].

À la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 1514[47]. En 1514, Charles III de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre (puis, deux) syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville[44].

Annecy « Venise des Alpes »[modifier | modifier le code]

Portrait de saint François de Sales.

À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses[44]. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, une série de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse…

Plan d'Annecy à la fin du XVIIe siècle.

À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales[8] - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche[49], puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève[50]) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des mœurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes »[47].

Le 5 octobre 1600, lors de la Guerre franco-savoyarde, Henri IV fait une entrée triomphale à Annecy accompagné d'Henri Ier de Savoie-Nemours de la Cornette Blanche et du régiment de Nérestang et passe la nuit au château. Il quitte la ville le 8 en direction de Faverges.

Dès 1606, 28 ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président Antoine Favre (du Sénat de Savoie) créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (« fleurs et montagnes »). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint-Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte treize maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts[47] Ces ordres religieux, qui ont la charge de l'éducation et des hôpitaux pour les malades et les pauvres, font travailler les artisans et les commerçants locaux.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Prise du palais des Tuileries, 10 août 1792.

Les idées germes de la Révolution sont connues et répandues parmi les bourgeois d'Annecy grâce aux nombreux Savoyards qui vivent à Paris, sans oublier l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens[48]. Dans la nuit du 21 au , les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que de nombreux fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des États de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc[45] où Annecy n'est que chef-lieu de district. Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des religieux (90 % des prêtres sont réfractaires), la politique anti-religieuse des représentants de la Révolution (expropriation et obligation du serment à l'Église constitutionnelle), la répression du représentant en mission Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix…) finissent par exaspérer la population et la poussent à se révolter (près d'Annecy, émeutes de Faverges, de Thorens, révolte de Thônes : 86 morts…). En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés (70 sont déportés en Guyane). En revanche, durant cette période, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi de nombreuses fabriques s'installent au bord du Thiou (notamment à Cran, au bas de la colline de Gevrier) pour profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel des Annéciens[48]. En effet, dès la fin du XVe siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville (qui avait déjà près de deux mille habitants) avait affirmé son importance administrative, commerciale et artisanale (surtout dans le textile et la métallurgie grâce aux "artifices" hydrauliques sur le Thiou). À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy. En 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers…

La Restauration sarde[modifier | modifier le code]

Le Thiou avant la construction des quais de 1854, peinture de Paul Cabaud, Château d'Annecy.

En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre : Annecy et non plus Genève-Annecy. En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie. En 1860, juste avant l'annexion de la Savoie à la France, la ville compte environ 10 000 habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme (assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac : création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du champ de Mars…), par une modernisation certaine (eau potable, éclairage au gaz…) et par un important essor économique (en 1850, institution de la Banque de Savoie ; en 1858, la manufacture de coton emploie deux mille personnes…) : Annecy devient un des plus grands centres manufacturiers du royaume.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plan de la ville en 1914.
Libération de la ville en 1944.
Articles détaillés : La Belle Epoque et De 1945 à nos jours.

En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet, entre autres, au tourisme de se développer et de prendre un nouvel essor. Un syndicat d'initiative est créé en 1895 afin d'organiser de nombreux événements. Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (les quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray…). Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier[51], Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906. L'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente on peut citer les noms de Crolard, Dunant, Aussedat[52], Léon Laydernier[53] et Jules Barut. En 1917, à cause de la guerre, une usine de roulements à billes est établie à Annecy.

Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de venir découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy, bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, est le siège d'une centaine de la Milice française et de nombreuses prisons, mais aussi un centre actif de la Résistance (voir le Maquis des Glières) qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal.

En 1949, Annecy accueille le second round du GATT, un cycle de négociation commerciale sur la libéralisation des échanges : 23 délégations viennent à Annecy. Les 4 premiers rounds du GATT (Genève en 1947, Annecy en 1949, Torquay en 1951 et Genève en 1956) ont permis de réduire de 40 % à 20 % les droits de douane des pays occidentaux sur les produits importés.

En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le T.G.V. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation. De nombreuses religieuses et religieux salésiens étaient présents.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain fort rapide d'Annecy. Aujourd'hui, Annecy, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les douze autres communes de son agglomération[54].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'agglomération d'Annecy s'est organisée en une communauté d'agglomération qui regroupe treize communes que sont Annecy, Annecy-le-Vieux, Argonay, Chavanod, Cran-Gevrier, Épagny, Metz-Tessy, Meythet, Montagny-les-Lanches, Poisy, Pringy, Quintal et Seynod (voir l'article communauté de l'agglomération d'Annecy). Annecy compte 31 bureaux de vote répartis sur trois cantons en huit centres de vote[55]. La ville est chef-lieu[56] de trois cantons[57]. Le premier canton est le canton d'Annecy-Centre. Il est formé du centre d'Annecy. Il compte 15 344 habitants. Le second est le canton d'Annecy-Nord-Est qui est formé du nord-est d'Annecy. Il compte environ une population de 19 540 habitants[57]. Le dernier canton est le canton d'Annecy-Nord-Ouest. Il est formé du nord-ouest d'Annecy et des communes de La Balme-de-Sillingy, Choisy, Épagny, Lovagny, Mésigny, Metz-Tessy, Meythet, Nonglard, Poisy, Sallenôves et Sillingy. Il compte, en tout et pour tout, environ 44 164 habitants[57].

Mairie d'Annecy.

Annecy a pour vocation de maintenir sa population intra-muros supérieure à 50 000 habitants et de développer son agglomération pour tenter d'atteindre une aire urbaine à plus de 200 000 habitants[58]. Les lignes directrices de ce développement repris dans son PDU[59] sont les suivantes. Le Plan de développement urbain d'Annecy affiche une affirmation de la ville comme chef-lieu du département et ville centre de l'agglomération. Il conforte Annecy comme commune incontournable dans l'économie et la croissance de la région Rhône-Alpes. Il envisage de soutenir la démographie et prévoit des aménagements d'espaces nouveaux tout en préservant le cadre de vie d'une manière générale[58]. Il désire procurer plus d'équipements à la ville et doter la ville d'Annecy d'une véritable politique en matière de déplacements en favorisant les transports en commun, en améliorant les voies de communications[60]. En 2010, la commune d'Annecy a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[61].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Annecy est une ville du centre droit, les électeurs ayant majoritairement voté centriste pour les élections municipales depuis 1954[62]. L'ancien député-maire de la ville, Charles Bosson, fut notamment membre du Centre des démocrates sociaux. Depuis ce dernier, d'autres maires lui ont succédé qui tous se réclament d'une sensibilité proche du centre[62]. Bernard Bosson, qui fut maire d'Annecy de 1983 à 2007, a été successivement élu sous les étiquettes du CDS puis de l'Union pour la démocratie française mieux connu sous le sigle d'UDF[63]. Le maire actuel Jean-Luc Rigaut a lui aussi été membre du parti politique de centre droit, l'UDF, qui lors de sa dissolution intégra alors le Nouveau Centre plutôt que le Modem[63].

Les Annéciens ont voté pour la constitution européenne contrairement à la moyenne nationale représentée ci-dessus.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Annéciens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 60,33 % de Oui contre 39,67 % de Non avec un taux d’abstention de 34,03 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[64].

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour[65] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34,62 % soit 9 049 voix, suivi de François Bayrou avec 24,73 % soit 6 464 voix, suivi de Ségolène Royal avec 22,69 % soit 5 930 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 1 954 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[65], les électeurs ont voté à 56,57 % soit 14 231 voix pour Nicolas Sarkozy contre 43,43 % soit 10 924 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale[66] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 524 inscrits sur les listes électorales annéciennes, 80,79 % soit 26 276 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 19,21 % soit 6 248 voix, 4,27 % soit 1 121 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,73 % soit 25 155 voix se sont exprimées.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d'Annecy :

Liste des maires successifs[67]
Période Identité Étiquette Qualité
11/9/1944 26/10/1946 Albert Lyard ... ingénieur aux Ponts et Chaussées
26/10/1946 2/11/1947 Lucien Boschetti SFIO ...
2/11/1947 9/5/1953 Georges Volland CNIP ancien résistant, notaire
9/5/1953 17/10/1954 François-Maurice Ritz ... Directeur de la Caisse d'Epargne, ancien premier adjoint du précédent
12/12/1954 9/3/1975 Charles Bosson MRP>CD>CDS Député 58-68, Sénateur 68-86
29/3/1975 1983 André Fumex CD ancien résistant, conseiller général et adjoint du précédent maire
12/3/1983 2007 Bernard Bosson UDF-CDS>UDF Ministre 93-95, Secrétaire d'État 86-88, Député 86-07
2007 en cours Jean-Luc Rigaut UDI (NC) Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

En tant que préfecture de la Haute-Savoie[70], Annecy compte un palais de justice disposant d'un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes. On y trouve aussi un ordre des avocats au barreau d’Annecy[71]. En tant que chef-lieu départemental, la commune abrite la chambre des huissiers de Haute-Savoie, la chambre des notaires de Haute-Savoie, la chambre de métiers et de l'artisanat de la Haute-Savoie[72] ainsi que la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie[73]. La ville dispose d'un commissariat de police, d'une maison d'arrêt et d'un peloton de gendarmerie de haute montagne. On se doit également de signaler la présence d'administrations telles que la conservation des hypothèques et le centre des impôts[71].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Vue du canal du Vassé.

La politique environnementale de la ville prend corps, pour l'essentiel, au sein d'un plan, appelé Agenda 21[74]. Le plan, adopté en mars 2007, est applicable pour une période de sept ans. Il comporte, à lui seul, 21 actions et 74 engagements afin que la ville puisse intégrer au mieux les préoccupations environnementales, sociales et économiques dans toutes ses actions[74]. De nombreux acteurs sociaux tels que les habitants, les associations et les entreprises, sont invités à accompagner et à veiller à sa mise en application. Une multitude de thèmes sont abordés dans ce programme. Il est, entre autres chose, orienté vers la coresponsabilité politique mais aussi vers l'économie durable, la solidarité, la préservation des ressources naturelles, l'écocitoyenneté et la préservation du cadre de vie. À la suite de la mise en place de l'agenda 21, la ville d'Annecy s'est lancée dans de nombreuses dispositions en faveur de l'environnement. Les plus concrètes sont notamment la gestion raisonnée durable, la meilleure gestion de l'eau, la diminution des produits phytosanitaires et la valorisation des déchets verts[74].

Annecy est en outre membre de l’Association des Villes des Alpes de l'année et s'engage à la mise en œuvre de la Convention alpine.

Annecy a effectué la thermographie de son territoire au moyen d'une prise de vue depuis le ciel à l'aide d'un avion équipé de caméras thermiques. L'objet de cette photographie permettra d'observer une meilleure visualisation des déperditions de chaleur caractéristiques. La thermographie permettra d'établir un premier bilan qui apportera à la commune un outil de sensibilisation de la population locale en vue de diminuer la consommation énergétique et de promouvoir une meilleure isolation des habitations[75].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels[76].

La ville d'Annecy est jumelée avec plusieurs villes :

Pactes d'amitié :

Charte de partenariat :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Cheltenham au Royaume-Uni
La commune de Bayreuth en Allemagne
La commune de Rudolstadt en Allemagne
La commune de Vicenza en Italie
La commune de Liptovsky Mikulas en Slovaquie
La commune de Sainte-Thérèse au Canada
La commune de Sassandra au Côte d'Ivoire

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Attribution et ré-attribution annuelle du label "Quatre fleurs" distinguant la qualité du fleurissement de la ville et son engagement dans une démarche environnementale.
  • 1972 : Prix européen pour la protection de la nature et de l'aménagement du territoire.
  • 1983 : Grande médaille d'argent de l'ONU pour l'environnement.
  • 1986 : "Marianne d'or" des villes de France pour la qualité de son environnement.
  • 1987 : 1er prix des villes de France pour la propreté et le nettoiement (Association générale des hygiénistes et des techniciens municipaux).
  • 1989 : prix spécial pour l'aménagement des aires de jeux.
  • 1992 : "Décibel d'or" dans la catégorie "action silence" pour la politique de lutte active menée contre le bruit.
  • Depuis 2002 : attribution et ré-attribution du trophée de la communication.
  • 2004 : Label d'éco-certification pour la forêt du Semnoz, garantissant la gestion durable de la forêt.
  • 2010 : Label "3 @" décerné par l'association référence "Villes internet".

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population (2011)
Commune 51 012
Unité urbaine 157 805
Aire urbaine 215 701


En 2011, la commune comptait 51 012 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
4 440 5 130 5 467 5 724 8 252 8 547 10 374 9 370 11 554
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
11 581 10 976 11 334 11 817 11 947 12 894 13 611 14 351 15 622
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
15 004 17 233 20 289 23 293 26 722 33 114 43 255 54 484 53 262
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
49 965 49 644 50 348 51 023 51 012 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[77] puis Insee à partir de 2004[78])
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Annecy, comparaison entre l'année 1999 et 1982[79] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 663 
75 à plus
3 462 
2 994 
60 à 74
4 217 
5 805 
40 à 59
6 257 
8 076 
20 à 39
7 650 
5 185 
0 à 19
5 015 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 014 
75 à plus
2 135 
2 608 
60 à 74
3 877 
5 492 
40 à 59
6 234 
8 163 
20 à 39
8 049 
6 252 
0 à 19
6 152 

Le nombre total de ménages annéciens est de 24 481. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Annecy 44,4 % 30,1 % 12,9 % 8,8 % 2,7 % 1,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[80]

En 1990, par sa population, la ville se trouvait au 98e rang national[81] puis en 1999 celle-ci est passée au 101e rang national. Sa croissance est en constante augmentation et devrait encore s'accélérer dans les années à venir en raison de l'augmentation du taux de natalité et de la diminution du taux de mortalité constatées durant ces dernières années notamment grâce aux progrès médicaux et à l'amélioration du niveau de vie. Son solde migratoire pour la période 1990-1999 fut négatif puisqu'il a été évalué à moins 1 275 habitants plaçant Annecy au 8 252e rang national. Le solde naturel pour cette même période fut positif de plus de 1 979 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,1 %. Le tourisme estival représente chaque année environ un apport de plus de 46 000 vacanciers[82].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Annecy relève de l'académie de Grenoble[83]. Ses écoles sont gérées par la Direction de la vie scolaire qui est un des services de la commune en faveur des jeunes annéciens. Cette Direction s'occupe du fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires ; de l'organisation des activités périscolaires en relation avec les associations de quartiers, et de la restauration scolaire[84]. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale[85].

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville[86] :

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Campus de l'Université de Savoie à Annecy-le-Vieux.

Annecy, et plus généralement le bassin annécien, accueille environ 11 000 étudiants sur l'ensemble de l'agglomération dont 4 500 étudiants sur son campus universitaire[90] constitué de 4 organismes d'enseignement supérieur et de 2 laboratoires :

  • L'Institut universitaire technologique (IUT) d'Annecy-le-Vieux avec ses huit départements et ses treize licences professionnelles[91] (environ 1 800 étudiants)
  • L'École supérieure d'ingénieurs d'Annecy[92] (ESIA), devenue depuis Polytech Annecy-Chambéry et qui est membre du réseau Polytech' (environ 400 étudiants)
  • L'Institut des techniques d'ingénieurs d'industrie d'Annecy-le-Vieux (ITII 2 Savoies) qui propose des formations d'ingénieurs par alternance
  • L'Institut de management de l'université de Savoie[93] (IMUS) qui regroupe quatre anciens IUP et qui propose des formations allant de l'après-bac au doctorat (environ 1 200 étudiants).
  • Le laboratoire SYMME[94] (SYstèmes et Matériaux pour la MEcatronique)
  • Le LAPP (Laboratoire d’Annecy-Le-Vieux de Physique des Particules[95]) et du laboratoire du CNRS/IN2P3.

Sur la commune d'Annecy on trouve :

répare 3 formations multimédia (Concepteur Réalisateur Multimédia, Licence DIM et un master EIDI. (environ 60 étudiants)

  • L'IPAC, institut d'études supérieures dont les disciplines enseignées sont principalement le business, l'environnement, la santé, les affaires sociales et le tourisme
  • Le lycée Berthollet propose des classes préparatoires aux grandes écoles dans les filières scientifique, littéraire et économique[97].

Principaux évènements annuels culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Le carnaval d'Annecy.
Retour des Alpages (octobre 2008).

Pour une liste exhaustive de l'agenda des manifestations culturelles et des festivités de la ville d'Annecy, veuillez consulter la page agenda complet du site de la mairie d'Annecy (cf note ci-contre[98]) :

Période Evènements
13 février - 19 mars 2013 Cinémino projette des films pour enfants.
Février-juin Festival Le bruit de la neige organise des soirées concerts-conférences sur les arts contemporains.
20-23 février 2013 Festival Hors pistes propose des rencontres publics-artistes, international jeunes de pétanque.
15-16 mars 2014 Le Carnaval Vénitien d'Annecy[99], masquarade d'environ 300 participants sur 3 jours.
03-09 avril 2013 Biennale du cinéma espagnol[100].
Avril 2013 Printemps musical d'Annecy (festival multi-arts sur le thème de l'Asie).
11-19 avril 2013 Marathon et semi-marathon du lac d'Annecy.
Mai Grimpée du Laudon, les tremplins de la création, festival du théâtre amateur des Escholiers, nuit européenne des musées, festival extra (multi-arts transfrontaliers entre Annecy et Genève).
10-15 juin 2013 Festival international du film d'animation d'Annecy[101] suivi de son Marché International du Film d'animation.
Fin juin Tong'n mix, grimpée du Semnoz, trophée des voiles du lac d'Annecy, les Pontons Flingueurs : festival du polar, fête de la musique, feux de la Saint-Jean.
Juillet Noctibules proposent un spectacles nocturnes dans la vieille ville, Passeur d'image (séances de cinéma en plein air), triathlon d'Annecy, nuit des églises, la fête nationale et son traditionnel feux d'artifices du 14 juillet), les petits Princes (tournoi de tennis).
03 août 2013 La Fête du lac est l'un des grands spectacles pyrotechniques musicaux européens.
15 août 2013 Traversée du lac à la nage.
20-30 août 2013 Annecy classic festival.
Septembre Festival du film italien d'Annecy[102], grand prix cyclique de la ville d'Annecy, festival du théâtre amateur, journée du patrimoine, régate du lac d'Argent, grimpée du Semnoz à vélo, festival des empreintes sonores, IF3 : Europe international free ski festival, Ancilevienne : Course relais vélo/marathon autour du lac.
Octobre Le Retour des Alpages fête la descente du bétail des montagnes jusqu'à la plaine[103], salon de la Mariée[104], festival de l'économie, fête du cinéma d'animation.
Novembre Fête de la pomme et du miel, rencontres internationales d'Annecy sur le cinéma et l'architecture, fête du caion.
1er mardi de décembre La Foire de la St André est un grand marché (1 000 commerçants) annuel vieux de près de cinq siècles.
Décembre Noël des Alpes.

Depuis 1982, le Centre de Pratique musicale d'Annecy donne des concerts au musée-château d'Annecy. Pour les amateurs de musique classique, on peut également voir et écouter l'Orchestre des Pays de Savoie qui est dirigé par Nicolas Chalvin[105].

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier de la région d'Annecy[modifier | modifier le code]

Vue du nouveau centre hospitalier de la région d'Annecy.

En , le nouveau centre hospitalier de la région d'Annecy ouvre ses portes. Il est implanté sur la commune de Metz-Tessy située au nord d'Annecy. Cet établissement de santé s'étend sur 54 199 m2. Il a une capacité de 652 lits. Son coût est estimé à plus de 227 millions d'euros. Il a pour but de doter le bassin annécien d'un équipement de haut niveau en matière de santé[106]. En effet, par rapport à l'ancien Centre Hospitalier de la Région d'Annecy (implanté avenue du Trésum à Annecy), le CHRA a deux points forts reconnus en Rhône-Alpes. La première spécialisation est la cardiologie avec un centre de cardiologie interventionelle et un service d'angioplastie coronaire[106]. En ce qui concerne la seconde spécialité attribuée à cette nouvelle structure, la gestion des grossesses à risques et la création d'un service de néonatalogie, il s'agit du pôle mère-enfant qui sera par la suite voué à se développer encore davantage dans ce même domaine[106].

Autres établissements de santé[modifier | modifier le code]

L'ancien centre hospitalier d'Annecy.

En marge du Nouveau centre Hospitalier de la Région Annécienne, il existe de nombreux établissements de santé présents dans le bassin annécien. Les autres cliniques sont la Clinique d'Argonay et la Clinique Générale.

Complexes sportifs et culturels

Annecy possède différents complexes sportifs et culturels de grande valeur[107], elle dispose notamment d'un stade d'une capacité d'environ 15 000 places qui a vu l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme en 1998. D'autres structures importantes de la ville sont situées à proximité du stade, la salle omnisport Chatenoud et le complexe Jean-Régis. Ce dernier, situé au nord de la commune, regroupe une patinoire d'une capacité avoisinant les 2 500 places assises et une piscine couverte[107].

La ville possède également un second stade, le stade du Coteau situé dans le quartier des écoles, où le FC Annecy évoluait lorsqu'il fut champion de France amateur en 1960[107]. Parmi les autres aménagements importants, la piscine des Marquisats est située au bord du lac d'Annecy. Elle comprend une piscine olympique, 2 piscines de 25 mètres et une pataugeoire permettant l'initiation à la natation pour les plus petits[107].

Jeannie Longo.

De nombreux sportifs de haut niveau sont nés à Annecy, parmi eux on peut citer l'alpiniste Louis Lachenal (vainqueur de l'Annapurna en 1950), la cycliste Jeannie Longo (Médaille d'or de cyclisme sur route en 1996), le fondeur Vincent Vittoz (champion du monde de poursuite en 2005), Ève Pouteil-Noble (1re française médaillée aux Championnats du Monde d’escrime au sabre féminin), le rameur Fabien Tillet (champion du monde en 2003, 2005 et 2009), la patineuse Vanessa Gusmeroli ainsi que le sprinter Christophe Lemaitre (recordman de France du 100 m et champion d'Europe du 100 m et 200 m en 2010).

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Les atouts géographiques (lac, plaine et montagne) de la ville permettent un nombre important de pratiques sportives de se cotoyer. Le site de la mairie compte environ 110 associations sportives [108] et des événement sportifs gratuits et ouverts tel que la randonnée en roller de l'association Roll'n'cy se déroulent tous les vendredis soir à partir de 20h, au départ de la place de la Mairie [109] et donnent à la ville une image sportive.

Un DR400-160 Major de l'aéro-club d'Annecy.
  • Aviation légère : L'aéroport d'Annecy permet à la ville de disposer d'un aéro-club. Les amateurs d'aviation peuvent ainsi y passer leurs licences[110].
  • Vol libre : Les abords du lac d'Annecy constitue le premier site de vol libre en Europe, avec 130 000 décollages de parapente enregistrés annuellement[111].
  • Sports de glace : Sports de Glace Annecy est un club de hockey sur glace français évoluant au deuxième niveau national (D1) pour la saison 2006-2007. L'équipe porte le nom des « Chevaliers du Lac »[112]. Dans le patinage artistique, le club se place aux premières places en France.
  • Skate board : Chaque année, le championnat de France de skate passe par le bowl d'Annecy[115].

Complexes sportifs et culturels

Annecy possède différents complexes sportifs et culturels de grande valeur[107], elle dispose notamment d'un stade d'une capacité d'environ 15 000 places qui a vu l'organisation des mondiaux juniors d'athlétisme en 1998. D'autres structures importantes de la ville sont situées à proximité du stade, la salle omnisport Chatenoud et le complexe Jean-Régis. Ce dernier, situé au nord de la commune, regroupe une patinoire d'une capacité avoisinant les 2 500 places assises et une piscine couverte[107].

La ville possède également un second stade, le stade du Coteau situé dans le quartier des écoles, où le FC Annecy évoluait lorsqu'il fut champion de France amateur en 1960[107]. Parmi les autres aménagements importants, la piscine des Marquisats est située au bord du lac d'Annecy. Elle comprend une piscine olympique, 2 piscines de 25 mètres et une pataugeoire permettant l'initiation à la natation pour les plus petits[107].

De nombreux sportifs de haut niveau sont nés à Annecy, parmi eux on peut citer l'alpiniste Louis Lachenal (vainqueur de l'Annapurna en 1950), la cycliste Jeannie Longo (Médaille d'or de cyclisme sur route en 1996), le fondeur Vincent Vittoz (champion du monde de poursuite en 2005), Ève Pouteil-Noble (1re française médaillée aux Championnats du Monde d’escrime au sabre féminin), le rameur Fabien Tillet (champion du monde en 2003, 2005 et 2009), la patineuse Vanessa Gusmeroli ainsi que le sprinter Christophe Lemaitre (recordman de France du 100 m et champion d'Europe du 100 m et 200 m en 2010).

Annecy et les compétitions sportives internationales

Candidate malheureuse à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2014, Annecy a néanmoins été désigné le au premier tour de vote[116], ville française candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2018 par le CNOSF[117] puis candidate officielle pour les J.O. d'hiver 2018[118] le . Menée par Edgar Grospiron; directeur général du comité de candidature[119] du 29 janvier 2010 jusqu'à sa démission le 12 décembre de la même année[120], puis par Charles Beigbeder, nommé président du Groupement d'intérêt public constitué le 10 janvier 2011[121], la candidature de la ville a obtenu plusieurs soutiens publics et privés (Orange, EDF, le MEDEF, France Télévisions, etc.). Finalement, le 6 juillet 2011, Pyeongchang est élue dès le premier tour, alors qu'Annecy ne recueille que 7 des voix des membres du CIO.

En 2013, Annecy a reçu les second Jeux Mondiaux Militaires d'hiver au mois de mars[122] et la 20ieme étape du tour de France au mois de juillet[123] qu'elle avait déjà accueilli en 2009 pour la course contre la montre.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz[124]... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. De plus, dans l'édition locale et régionale de France 3, la vie de la commune fait régulièrement l'objet d'attention.

Presse et magazines

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, le Courrier savoyard.

Internet

Sont présents en ville tous les spots des grands opérateurs ADSL. Numéricable est aussi présent dans l'agglomération.

Sous l'impulsion de l'association Annecy Wireless, créée en 2003, la création d’un réseau métropolitain libre d’accès à tous sur la région annécienne a été mis en place. Ce réseau permet de se connecter à Internet de façon permanente ou ponctuelle depuis un point d’accès situé en ville au moyen de Bornes Wi-Fi[125].

Congrès

Les 25 et 26 janvier 2007, furent organisées les 11e Journées d'études François-de-Sales où 150 professionnels des médias chrétiens ont réfléchi quant à leur place au sein des médias actuels et sur leurs missions. Parmi ces 150 congressistes, on retrouvait des journalistes, des promoteurs et observateurs des médias, des éditeurs, des responsables marketing et enfin des publicitaires[126].

Annecy, décor de tournage pour le cinéma et la télévision

Plus de 30 films et séries télévisés ont été tournés à Annecy depuis le début des années 1990, dont : Tout ça... pour ça (1993, Claude Lelouch), La Nage indienne (1993, Xavier Durringer), For ever Mozart (1996, Jean-Luc Godard), Malabar Princess (2004, Gilles Legrand), La Première étoile (2009, Lucien Jean-Baptiste), De bon matin (2011, Jean-Marc Moutout).

En 2006 et 2007, Annecy servit de décor premier à de nombreux épisodes de la série télévisée Déjà vu produite par la société grenobloise « Project images films » ou encore Les Revenants.

Économie[modifier | modifier le code]

De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) sont présentes sur le territoire de la commune, ce qui lui permet de disposer d'un potentiel de sous-traitance conséquent[127]. La ville en tant que chef-lieu de la Haute-Savoie abrite une multitude d'organismes économiques et financiers. Elle est le siège de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie[128] et de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie qui gère l'aéroport d'Annecy-Meythet. On peut citer l'Agence économique départementale et un Tribunal de commerce. L'économie locale bénéficie également du tourisme grâce au lac et à ses monuments historiques.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu médian 2010 des annéciens 20 383 € (moyenne nationale de 18 060 €)[129]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 525 Annéciens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Annecy est de 5 060 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables annéciens de l'ISF est estimé à environ 1 454 682 €/an[130]. Le taux de fiscalité directe locale[131] de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 15,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 5,33 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 16,75 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,65 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 19,55 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 23,02 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,83 %, au niveau départemental à 7,08 % et au niveau régional à 2,43 %[132].

Emploi[modifier | modifier le code]

Environ 52 % de la population des ménages, de 14 ans ou plus, a un emploi. En 2005, on dénombre 24 481 ménages à Annecy. La part des ménages dont la personne de référence est active est de 61 % alors qu'en 1999 elle était de 60 %. La commune d'Annecy comptait environ 72 283 emplois totaux[133] (salarié + non salarié) en 1999, dont 64 428 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +0,83 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au était de 4 331 et le taux de chômage de 6,4 %[134]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est proche de la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 48,2 % d'actifs contre 20,7 % de retraités dont le nombre est supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21 % de jeunes scolarisés et 10,1 % de personnes sans activité[135].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Annecy 0,1 % 6,4 % 14,1 % 24,7 % 31,6 % 23,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[136]

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence nationale pour l'emploi y est présente ainsi qu'une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi[137]. Cette dernière comprend six chargés de Mission Emploi sur l'ensemble de l'agglomération annécienne et elle travaille en lien avec le CIO de l'Éducation Nationale et la MIFE à la chambre des métiers.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Vue du siège social à Annecy de l'entreprise SNR Roulements.

Le nombre total d'entreprises et d'établissements au était de 4 198 et 569 entreprises ont été créées en 2004. L'agglomération se situe ainsi au 53e rang national. On peut dénombrer principalement 13 types d'établissements[138]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 2 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de 83, les industries des biens de consommation représentent 2,5 % avec 105 établissements, les industries automobiles comptent une entreprise, les industries des biens d'équipement une part de 1,1 % avec 47 entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte 25 entreprises soit 0,6 %, l'énergie s'élève à 0,5 % avec ses 19 entreprises, la construction avec ses 234 entreprises représente 5,6 %, le commerce représente pas moins de 26,4 % du nombre total d'entreprises avec 1109 établissements, le transport comprend 90 établissements soit 2,1 %. Les activités immobilières totalisent 197 entreprises soit 4,7 %, les services aux entreprises représentent 18,2 % avec 772 établissements, les services aux particuliers comprennent 749 entreprises soit 17,8 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre 777 entreprises soit 18,5 % du nombre d'établissements total.

Les 7 principales entreprises[139] présentes sur la commune d'Annecy sont le groupe Entremont avec un chiffre d'affaires annuel de 823 millions d'euros, NTN-SNR Roulements avec un chiffre d'affaires de 417 millions d'euros, Salomon avec un chiffre d'affaires de 391 millions d'euros et Union Pump Pompes Guinard (Groupe Textron) avec 31 millions d'euros de chiffre d'affaires. On trouve ensuite l'entreprise Graphocolor avec un chiffre d'affaires de 24 millions d'euros suivi de CGL Thermoformage (Groupe PSB) avec un chiffre d'affaires total de 23 millions d'euros et enfin la Clinique du Lac avec 13 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Le bassin annécien comprend de nombreuses autres entreprises. Entre autres, sont également présentes dans l'agglomération d'Annecy, la Compagnie Alpine d'Aluminium anciennement Pechiney Rhenalu / Novelis, Alcatel Vacuum Technology France, Carrefour, Sopra, Fusalp, Tefal-SEB, Schneider Electric, Baïkowski (Groupe PSB), Mobalpa et Pérène (Groupe Fournier), Maped, Ubisoft, Dassault, Mavic, SGP chauffage climatisation… La société française de développement et de distribution de jeux vidéo Ubisoft dispose de trois studios de développement en France dont un à Annecy[140]. Le dépôt pétrolier de Vovray gère un volume de 52 000 m3 d'hydrocarbures.

Commerce[modifier | modifier le code]

Intérieur du centre Courier lors de l'iF3 2012

Les centres commerciaux

On dénombre quatre grands centres commerciaux à Annecy :

  • La grande surface Carrefour au nord de la commune, avenue de Brogny, berceau historique de l'enseigne[141].
  • Le centre commercial Courier en centre-ville (croisement de la rue Carnot et l'avenue du cardinal de Brogny, à proximité des places Joseph-François Tochon et François de Menthon) s'étend sur 35,000 m2 et compte 36 boutiques "haut-de-gamme", un supermarché Monoprix, une FNAC, les 10 salles du cinéma Décavision et dispose d'un parking de 800 places. Inauguré en 2001, il a accueilli en 2010 7,7 millions de visiteurs.
  • Les Galeries Lafayette, anciennement Nouvelles Galeries, avenue du Parmelan.
  • Le Royal center[142] entre la rue Royale, rue Vaugelas et la rue de la Poste. Son dynamisme a été éclipsé notamment en 2001, par l'avènement du centre Courier, plus attractif de par la palette des magasins qu'il propose.
La rue Carnot

L'agglomération dispose également de trois grandes surfaces que sont Géant à Seynod, E.Leclerc à Cran-Gevrier et Auchan au Grand Epagny, une des plus grandes zones commerciales de Rhône-Alpes[142].

Un dynamisme historique

Le tissu commercial du bassin annécien a vu naître 2 grands groupes de distribution français :

  • Le Groupe Carrefour, né en 1959 d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey[143], dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’Ain[144]. L’épicier de Landerneau Édouard Leclerc, vint à la bourse du travail d'Annecy en avec l'intention de s’implanter dans la ville[143]. Marcel Fournier, piqué au vif, prend alors rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas[143]. Ce sera un franc succès entraînant l’ouverture d’un supermarché, en , au carrefour de l’avenue Parmelan et de l’avenue André Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey par leur savoir-faire et leur apport financier. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour, du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin[145].
  • Le groupe Provencia, créé en 1963 par la famille Rosnoblet, siège dans la commune voisine d'Annecy-le-Vieux. Il s'agit maintenant d'une franchise indépendante du Groupe Carrefour qui entretient de fortes relations commerciales avec le réseau de producteurs locaux.
Le marché de la vieille ville

Les rues commerçantes

En dehors de la rue Carnot, véritable artère commerciale du centre ville annécien où vous trouverez les opérateurs téléphoniques, quelques restaurants et bars, Annecy possède des rues piétonne commerçantes spécialisées : la rue Royale est d'avantage portée sur le commerce de luxe (joaillerie, salon de thé, haute couture et banque) alors que la rue Sainte-Claire concentre les commerces associés au tourisme (marchands de glace, sandwicheries, magasins de souvenirs, restauration...). La rue de la République, la rue Sommeiller, la rue Président Favre et la rue Vaugelas se partagent le reste de la zone commerciale non-piétonne du centre ville.

Les marchés

Annecy est animé par 6 lieux de marchés qui sont, par ordre d'importante :

  • Le marché du boulevard Taine (samedi matin, 200 étals)
  • 3 jours pour son marché dans la vieille ville (dimanche matin, 120 étals, mardi matin et vendredi matin, 90 étals)
  • Le marché de la place des Romains (mardi toute la journée, 100 étals)
  • Le marché de Novel (jeudi matin, une quarantaine d'étals)
  • Le marché des Teppes (dimanche matin, 10 étals)
  • Le marché de la Mandallaz (mercredi matin, 7 étals)

Tourisme[modifier | modifier le code]

Fin 2010, 1 300 entreprises du bassin annécien et Aravis étaient liées au secteur du tourisme et généraient environ 7 000 équivalent plein emplois pour un chiffre d'affaires global de 719,3 millions d'euros.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Annecy est classée Ville d'Art et d'Histoire et abrite de nombreux monuments et lieux culturels de premier ordre. Des guides-conférenciers organisent des visites à la découverte du Vieil Annecy, de son patrimoine et de son histoire. L'agglomération annécienne compte neuf édifices distingués par l’attribution du label patrimoine du XXe siècle[146].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

Le château d'Annecy.
Le château d'Annecy
Article détaillé : Château d'Annecy.

Surplombant la ville, il est l'ancienne résidence des comtes de Genève et des ducs de Genevois-Nemours, branche cadette de la Maison de Savoie, et a été construit du XIIe au XVIe siècles[147]. Le château a plusieurs fois été victime d'incendies, et a été laissé à l'abandon au XVIIe siècle. Il a été récupéré ensuite pour servir de caserne jusqu'en 1947 puis a été acquis en 1953 par la ville d'Annecy qui l'a restauré avec l'aide des Monuments historiques. Il abrite aujourd'hui le Musée d'art contemporain et d'art régional d'Annecy et, depuis 1993, la Tour et le Logis Perrière abritent également l'Observatoire régional des lacs alpins[147].

Le Palais de l'Isle
Le palais de l'Isle
Article détaillé : Palais de l'Isle.

Construit au XIIe siècle au milieu du canal du Thiou. C'est actuellement le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de l'agglomération d'Annecy mais il a eu par le passé des fonctions très diverses. Palais du châtelain d'Annecy au XIIe siècle, il devient hôtel administratif quand le comte de Genève s'installe dans la ville. Il a aussi été, tour à tour, siège de la judicature, hôtel des Monnaies, depuis le règne d'Amédée III de Genève (vers 1356), et prison avant d'être classé monument historique[148].

Le château de Novel
Le château de Novel
Article détaillé : Château de Novel.

Dressé au milieu de la plaine d'Annecy, dans le quartier nouveau de Novel, au pied de la colline d'Annecy-le-Vieux. De plan quadrangulaire, avec une tour ronde dans son angle sud-ouest, il était entouré d'un mur d'enceinte avec fossé, que l'on franchissait par un pont-levis. Au XIIe siècle, il appartient aux comtes de Genève jusqu'en 1219, date à laquelle, ils s'installent au château d'Annecy. Au XIVe siècle, la famille qui en a l'inféodation, prend le nom de celui-ci. Au XVe siècle, il est entre les mains de la famille de Renguins, puis passe à celle de Chenex. Par mariage, il passe en 1512, à la famille de Sales. En 1556, « Novel » est la propriété d'Amédée Viollon. Cette famille l'apporte en dot, au début du XVIIe siècle, aux visitandines, qui le gardent jusqu'à la Révolution française et en font le cœur d'une exploitation agricole. Confisqué et vendu, il gardera cette dernière fonction jusque dans les années 1960. En 1972, il est racheté à la famille Gay par la commune d'Annecy, qui le restaure. En 2008 le jardin du château est inscrit en tant que Refuge de la Ligue de Protection des Oiseaux.

La vieille ville

Cœur de la vie commerçante et politique d'Annecy[149] traversée par de nombreux canaux et rues piétonnes à arcades dont la rue Sainte-Claire qui est l'une des plus belles avec ses arches romantiques des XVIIe et XVIIIe siècles. La vieille ville d'Annecy est parsemée de nombreuses fontaines dont celle du puits Saint-Jean transféré au croisement de la rue Carnot et de la rue Royale.

Monuments contemporains[modifier | modifier le code]

Le château de Trésum
Article détaillé : Château de Trésum.

Accolé à la montagne du Semnoz, il surplombe le lac d'Annecy. Il est édifié par Mgr Charles-Auguste de Sales entre 1653 et 1656, sur un terrain acheté à la famille Mermillod. À sa mort, survenue en 1660, le château passe à son frère Jean-François de Sales. Il restera dans cette famille jusqu'à la Révolution française. Confisqué, il est loué au citoyen Jean-Claude Burnod. Saccagé lors des émeutes d'août 1793, il est acheté, peu après, par le citoyen Recordon. À la Restauration, il est entre les mains du préfet Félix de Roussy, puis par mariage, il passe à la famille de Pontgibaud. Au XXe siècle, c'est la résidence du baron Bardet de Thieux. Il est achevé à cette époque, légué aux visitandines, et devient la résidence des ordre des jésuites. Depuis 1993, il est le siège de l'évêché d'Annecy.

Le Conservatoire d'Art et d'Histoire d'Annecy.
Le conservatoire d'Art et d'Histoire

Ancien Grand Séminaire d’Annecy, construit entre 1684 et 1688 par Mgr Jean d'Arenthon d'Alex, Évêque de Genève-Annecy, le Conservatoire d’Art et d’Histoire a été agrandi et transformé au cours des XVIIIe et XIXe. Son architecture conventuelle propre au XVIIe siècle est basée sur la notion d’ordre et de dépouillement. Acquis en 1973 par le Conseil Général[150], il héberge aujourd’hui un musée au 1er étage en rapport avec le cinéma d'animation, la CITIA (Cité de l’Image en mouvement) et dans une annexe semi-enterré du jardin, l’École des Gobelins. Les archives départementales qui occupaient ce lieu lors de sa création sont maintenant à l'autre bout de la ville au bout de l'Avenue de Brogny.

Le pont des Amours au-dessus du canal du Vassé.

Liste non exhaustive de bâtiments contemporains présents dans la ville :

Liste non exhaustive d'infrastructures contemporaines dans Annecy :

  • Les canaux par lesquels le lac se déverse et les écluses qui régulent les débits constituent un système de dérivation et de contrôle des eaux conçu par l'ingénieur Sadi Carnot avant qu'il ne devienne président de la République.
  • Le Pont des Amours au-dessus du canal du Vassé et reliant les jardins de l'Europe au Pâquier, bel exemple de l'architecture en fer typique du début du XXe siècle.
  • Le monument aux Haut-Savoyards morts à la guerre, situé place du Souvenir, a été inauguré en septembre 1926. La sculpture, d'environ 2,5 tonnes, représente la victoire avec trompette et la paix; elle mesure 3,60 mètres et son piédestal mesure 2,30 mètres. Dessinée par l'architecte Decoux, elle a été fondue par Eugène Rudier.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Basilique de la Visitation.

Liste non exhaustive de monuments religieux présents dans la ville :

Fontaines[modifier | modifier le code]

De nombreuses fontaines peuvent être vues dans les rues, les places et les squares de la ville. Parmi elles :

  • fontaine du square des Martyrs de la déportation
  • fontaine du square de Lattre de Tassigny
  • fontaine du square de Stalingrad
  • bassin des jardins de l'Europe
  • cascade d'eau de Novel
  • fontaines de la rue Sainte-Claire
  • fontaine de la place Notre-Dame, avec son obélisque et ses quatre lions et tortues. Les lions symbolisent le pouvoir et les tortues la longévité. Au XIXe siècle, la place Notre-Dame était une véritable Agora politique. La fontaine a été installée en 1859 pour marquer le début de l’installation de l'eau au centre ville.
  • carré d'eau devant l'hôtel de ville
  • puits à l'intersection de la rue Carnot et de la rue Royale

Passages, allées, ruelles et traboules[modifier | modifier le code]

La vieille ville comporte de nombreux passages, allées, ruelles et traboules permettant de rejoindre facilement une rue à une autre. Ils font partie de l'histoire d'Annecy, bien entretenus leur charme font le bonheur des annéciens et des touristes. Cependant, depuis quelques décennies, certains de ces passages et cours intérieures ont été privatisés, mais un grand nombre reste publics et quelques autres ont été créés. Parmi eux :

  • deux passages entre la rue de la Filaterie et la rue du Collège chapuisien
  • un passage entre la rue de la Filaterie et la rue Joseph Blanc
  • le passage de la Cathédrale depuis la rue de la Filaterie
  • trois passages entre la rue Jean-Jacques Rousseau et le quai de l’Évêché
  • un passage entre la rue Jean-Jacques Rousseau et le square de l’Évêché
  • passage de l'Isle entre le quai des Vieilles Prisons, le quai de l'Isle et la rue Grenette
  • le passage Golliardi entre le quai perrière et la faubourg des Annonciades
  • la rampe du Château depuis la rue Perrière
  • impasse du Tripoz entre la côte Perrière et la rue Cramoisy
  • rue basse du Château
  • rue Escalier du Château
  • passage entre la côte Saint-Maurice et la place du Château
  • chemin des Remparts entre la côte Saint-Maurice et la place du Château
  • quai des Clarisses
  • quai des Cordeliers
  • quai des Vieilles Prisons
  • galerie des Sorbiers entre la rue Royale et la place des Bains
  • passage des Clercs
  • rue Saint-Maurice
  • Passage Gruffaz entre la rue Vaugelas et la rue Royale
  • grand passage entre la rue Vaugelas et la rue Sommeiller
  • passage du Pré carré
  • passage Vaugelas
  • passage de l’Église Notre-Dame entre la rue Notre-Dame et le square de l’Évêché
  • rue de la Providence
  • galerie de l’Émeraude au croisement de la rue Sommeiller et de la rue Jean Jaurès

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Canal en vieille ville.
Ponts sur le Thiou.
Canal du Vassé.
Une écluse du Thiou dans Annecy.

Annecy possède 94 hectares d'espaces verts, soit 18 m² par habitants auxquels s'ajoutent quelques 500 hectares de forêt communale. Annecy bénéficie du label « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[153] et la distinction du grand prix national du fleurissement. 90 personnes sont employés par le service Espaces verts.

Les parcs et espaces verts les plus appréciés des Annéciens sont ceux situés au bord du lac, qui attirent de nombreux promeneurs en toutes saisons[154] :

  • Les Jardins de l'Europe (3,1 hectares) situés à l'emplacement des jardins d'une communauté de religieuses[154], ont été aménagés après l'annexion de la Savoie en 1863 et offrent une collection variée d'arbres ;
  • Le Pâquier (4,5 hectares) est une vaste pelouse avec une vue dégagée sur le lac. Il accueille les gradins temporaires installés pour la fête du lac[155] ;
  • Le parc de l'Impérial et le parc Charles Bosson (6,9 hectares) s'étendent dans le secteur du palace de l'Impérial.

D'autres espaces verts plus petits parsèment la ville : le square Stalingrad en face de la gare, le square des Martyrs de la Déportation, le parc Galbert (0,5 hectare), le parc du Manoir de Novel (0,3 hectare), le square des Romains, le square des Salomons...

Le parc animalier de la Grande Jeanne se trouve dans le Semnoz, sur la route menant au sommet. Sur 10 500 m2, il accueille dix-neuf daims, neuf cerfs élaphes et une vingtaine de mouflons corses en semi-liberté[156].

Les bords du lac et les quais de la vieille ville offrent de nombreuses possibilités de promenades telles que l'avenue d'Albigny, les quais des Marquisats, les quais bordant les canaux de la vieille ville ainsi que la promenade Sainte-Thérèse du Québec...

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Quelques pêcheurs professionnels sont encore basés à Annecy et mouillent dans le canal du Vassé. Leur pêche est constituée des poissons du lac (omble chevalier, truite, féra, brochets, petite friture de perchettes, perches, etc.) qui alimentent la carte des restaurants autour du lac. Les Roseaux du lac, confiseries à base de chocolat imitant l'inflorescence des massettes, sont une spécialité d'Annecy.

La gastronomie annécienne brille à travers Marc Veyrat, né au sein de la commune. Celui-ci est un grand chef cuisinier savoyard spécialisé en gastronomie moléculaire, avec deux fois trois étoiles au Guide Michelin depuis 1995 et meilleur cuisinier et deux fois 20/20 au Gault et Millau depuis 2003 pour ses deux restaurants d'élite « l'Auberge de l'Eridan » de Veyrier-du-Lac et « la Ferme de mon Père » à Megève. En 1985, il vend son auberge de Manigod et ouvre l'Eridan, un restaurant traditionnel dans une villa qu'il rénove à Annecy. Il se fait une notoriété dans le milieu gastronomique et obtient rapidement sa première étoile du Guide Michelin en 1986 puis sa seconde étoile en 1987. En 1989 et 1990, Marc est élu « meilleur cuisinier de l’année » avec la note exceptionnelle de 19,5/20 au Gault et Millau[157].

Un restaurant inter-administratif (RIA) a été créé dans le quartier de la Cité administrative. Ce restaurant est destiné aux fonctionnaires travaillant dans les différents centres administratifs de la commune. Cet établissement s'inscrit dans une politique de santé initiée par la ville[158].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

La ville d'Annecy bénéficie de plusieurs installations culturelles. Elle dispose de salles événementielles et de théâtres. Parmi les plus représentatives, on peut citer le centre de séminaires au sein de l'Impérial Palace, le Hall des expositions qui est une salle de concert située au nord de la commune, à côté de la salle Chatenoud. Comme autres lieux importants, on trouve Bonlieu Scène nationale[159] qui a totalisé 67 228 entrées en 2007 pour le spectacle vivant[160], sachant que sa fréquentation générale s'élève, quant à elle, à 185 048 entrées[161], l'Auditorium du Conservatoire à rayonnement régional d'Annecy et des Pays de Savoie[162] et le théâtre de l'Échange.

La commune possède à elle seule quatre Maison des Jeunes et de la Culture qui sont rattachées au Ministère de la Jeunesse et des Sports. On trouve ainsi la MJC de Novel, la MJC Centre Social Maison de l'Enfance, la MJC Archipel Sud et la MJC des Romains. Ces structures ont pour objectif la responsabilisation et l'autonomie des citoyens par l'animation socio-culturelle, à travers le sport, la culture, les arts, voire la formation. Annecy compte plusieurs musées, parmi eux le Musée-Château, l'Observatoire régional des lacs alpins, le Palais de l'Île, le Manoir de Novel, le Mémorial Saint-François et l'arteppes-espace d'art contemporain (secteur culturel de la MJC Centre Social Maison de l'Enfance) qui est, pour ce dernier, spécialisé dans l'art contemporain et les arts plastiques et visuels. Il faut d'ailleurs préciser qu'il existe à Annecy une association appelée Association de Musiques Amplifiées.

La ville possède un bâtiment qui s'appelle le Brise-Glace, abritant deux salles de concerts et des studios de répétition pour les groupes qui souhaitent les utiliser, il sert à promouvoir les artistes régionaux de musiques actuelles.

De nombreux acteurs œuvrent pour mettre en valeur le patrimoine annécien. On peut citer la Société des Amis du Vieil Annecy[163] qui est une association, fondée en 1932 à Annecy et qui est reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre le patrimoine annécien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis-à-vis de l'actualité de la ville d'Annecy[164].

Plusieurs sociétés savantes sont présentes dans la ville. La première est l'Académie florimontane, anciennement appelée Société florimontane. C'est une société savante fondée en 1606 à Annecy, disparue en 1610, puis réactivée en 1851. En 1607[165], Antoine Favre, François de Sales, Honoré d'Urfé et Claude Favre de Vaugelas avaient fondé une société savante avec un objectif d'instruction et d'éducation, dans l'hôtel Bagnorea dans Annecy, puis en 1851, un groupe de notables savoyards créèrent une Société florimontane qui deviendra ensuite Académie. La seconde société savante est l'Académie salésienne, fondée en 1878 par un groupe d'ecclésiastiques, parmi lesquels Monseigneur Claude-Marie Magnin, évêque d'Annecy, et soutenu par son successeur, Monseigneur Louis-Ernest-Romain Isoard. Afin de se démarquer de l'autre société savante annécienne, l'Académie florimontane, la Salésienne dirigea ses travaux sur les textes théologiques et la vie de saint François de Sales[166]. Aujourd'hui, l'Académie, d'après l'article 1er de ses statuts, a pour objet les études historiques et archéologiques concernant la Savoie (spécialement l'ancien diocèse de Genève) et tout ce qui a rapport avec saint François de Sales[164].

Le 7e art a sa place au sein de la cité. Les Annéciens ont à leur disposition plusieurs cinémas comme le Bonlieu Scène nationale, le Multiplexe Décavision, Les Nemours, la MJC de Novel (salle de Multiplexe), le Plan large (association de sensibilitation) et d'autres. Plusieurs fois la ville d'Annecy a servi de décor pour des films tels que Le Genou de Claire, film français d'Éric Rohmer, sorti en 1970 ; ou encore Le Plus Beau Métier du monde, un film français de Gérard Lauzier sorti en 1996… En 2004, Gaël Morel réalise le film intitulé Le Clan, sorti en salles durant l'année 2004. L'intrigue du film se déroule à Annecy et ses alentours. Au départ, Gaël Morel a situé son histoire à Toulon. Le financement du film a imposé des villes de Rhône-Alpes. Le choix d'Annecy avec le lac et les cours d'eau de montagne a imposé des réécritures : en sont issues les scènes du téléphérique et du parapente qui ont remplacé des scènes d'excursion dans une île au large du Var. Morel a néanmoins conservé l'importance de l'eau. Enfin saluons la présence à Annecy de l'actrice Anaïs Bret qui à l'âge de 6 ans, joua le rôle de Jeanne dans le film Les Fugitifs de Francis Veber aux côtés de Gérard Depardieu et Pierre Richard. Elle est actuellement professeur de physique à Annecy.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Le maître-autel de l'église Saint-François-de-Sales.

La ville compte de nombreux lieux de culte. Plusieurs confessions y sont représentées.

Liste non exhaustive des lieux de culte chrétiens :

Liste non exhaustive des lieux de culte musulmans[167] :

  • La Mosquée d'Annecy

Liste non exhaustive des lieux de culte du Judaïsme :

  • La synagogue d'Annecy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint François de Sales.
Claude Favre de Vaugelas.
Jean-Jacques Rousseau.
Claude-Louis Berthollet.
Article détaillé : Personnalités annéciennes.

Voici ci-dessous un aperçu des personnalités annéciennes les plus significatives ou ayant un attachement particulier à la ville :

  • Amédée VIII de Savoie (1391-1440), dit « le Pacifique », duc de Savoie, bienfaiteur d'Annecy, également antipape sous le nom de Félix V.
  • Eustache Chappuis (1491-1556) – Chanoine, diplomate, fondateur du Collège Chappuisien d'Annecy en 1549.
  • Marc-Claude de Buttet – Poète et gentilhomme savoisien, (XVIe siècle), auteur de l'Ode Sur la venue de très illustre princesse Anne d'Este, duchesse de Nemours et Genevois, en sa ville d'Annessi.Édition de 1566.
  • Antoine Favre (1557-1624) – Juriste, magistrat, poète, lettré, fondateur de l'Académie florimontane, président du Sénat de Savoie.
  • François de Sales (° 1567 - † 1622) – Né au château de Sales, près de Thorens-Glières. Noble devenu évêque de Genève. Il fonda l'ordre de la Visitation. Il exerça une influence religieuse et politique importante sur ses contemporains.Est un saint et un docteur de l'église catholique.
  • Sainte Jeanne de Chantal (1572-+1641) – Fondatrice de l'ordre de la Visitation.
  • Claude Favre de Vaugelas ( 1585-1650) – Lettré, académicien français, responsable du dictionnaire, auteur de la première grammaire française.
  • Jean François de Buttet, ancien avocat du duc de Savoie-Nemours(1604-1608), président du Conseil de Genevois (1610-1613).
  • Claude Louis Berthollet (° 1748 - † 1822) – Né à Talloires. Grand chimiste et membre de l’Académie des sciences de Turin. Il découvrit les propriétés décolorantes du chlore, et est l’inventeur de l’eau de javel.
  • Charles-François de Buttet,(1738-1797) – Ingénieur du roi Victor-Amédée III et membre de l'Académie des Sciences de Turin. Il a procédé à la rénovation de la route et du pont de la Caille qui traverse le torrent des Usses. Il fut nommé citoyen d'Honneur de la Ville d'Annecy le 1er décembre 1783.
  • François Ruphy de Menthon1765 - Annecy) – Homme politique savoyard, maire puis sous-préfet d'Annecy.
  • Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) – Philosophe, était venu à Annecy avec Mme de Warens.
  • Antoine Paccard (1770 - 1830) – Entrepreneur, fondeur de cloches
  • Pierre Decouz (° 1775 - † 1814) – Lieutenant-général français, mais aussi baron de l'Empire et commandeur de la Légion d'honneur. Napoléon Ier le nomma général de division en 1813. Mort de ses blessures à la bataille de Brienne, son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.
  • Jean-Claude Coppier – Notaire public d'Annecy, secrétaire de la Commune le 22 septembre 1792.
  • Joseph-Marie Balleydier (° 1777 - † 1857) – Il fut, avec son frère Jean, maître de forges. Entrepreneur dans l’âme, il contribua à l'introduction de la houille dans les hauts fourneaux de Savoie.
  • Eugène Sue (° 1804 - † 1857) – Célèbre écrivain engagé. Il entreprit une carrière politique et devint député républicain et socialiste de la Seine mais il dut très vite s’exiler en Savoie.
  • Noble Joseph de Coppier, né à Annecy, sénateur de Savoie en 1829, conseiller, puis en 1855 président à la Cour de cassation, commandeur des Saints-Maurice et Lazare en 1849, fut rétabli dans son ancienne noblesse le 13 janvier 1829 par lettres du roi Charles-Félix.
  • Napoléon III qui effectua avec l'impératrice Eugénie de Montijo un passage dans la ville après l'annexion en 1860.
  • Sadi Carnot (° 1837 - † 1894) – Ingénieur en chef de la Haute-Savoie. Il conçut le système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy. Il devint président de la République française.
  • Léon Laydernier (° 1866 - † 1958) – Il exerça de nombreuses responsabilités. Il prit la direction de la banque commerciale d'Annecy qui deviendra la future Banque Laydernier.
  • André-Charles Coppier (1867-1948) – Peintre, graveur, médailliste et écrivain français né à Annecy.
  • Camille Folliet (1908-1945) – Prêtre, résistant, tué à l'ennemi, Compagnon de la Libération, Médaille de Juste parmi les nations.
  • Marcel Fournier (° 1914 - † 1985) – Cofondateur, actionnaire principal et dirigeant du groupe de distribution français Carrefour. Cet homme d’affaires débuta à Annecy.
  • Jean Donzier (° 1920 - † 2001) – Fleuriste-décorateur et créateur floral français.
  • Louis Lachenal (° 1921 - † 1955) – Grand alpiniste français, vainqueur du premier sommet de plus de huit mille mètres foulé par l'homme : l'Annapurna en 1950.
  • André Dussollier (° 1946) – Célèbre acteur français. Il remporta le César du Meilleur acteur à de multiples reprises ainsi qu’un 7 d'Or du Meilleur Acteur. Il joue également au théâtre.
  • Thierry Ardisson (°1949) – Animateur et producteur de télévision française, fut élève du collège privé Saint-Michel à Annecy avant de partir pour Montpellier.
  • Marc Veyrat (° 1950) – Grand chef cuisinier français spécialisé en gastronomie moléculaire, avec deux fois trois étoiles au Guide Michelin et meilleur cuisinier et deux fois 20/20 au Gault et Millau.
  • Véronique Jannot (° 1957) – Célèbre actrice française. Elle a joué dans de nombreux films et téléfilms ainsi que dans des pièces de théâtre. La chanson fait également partie de sa carrière.
  • Jeannie Longo (° 1958) – Cycliste française. Elle a gagné 69 titres nationaux et internationaux.
  • Frédérique Bel (° 1975) – Actrice française. Elle est surtout connue pour son interprétation de Dorothy Doll dans la séquence intitulée La Minute blonde sur Canal+.
  • Océane Pozzo (°1989) – Snowboardeuse française, championne du Monde junior de snowboard 2009.
  • Christophe Lemaitre (°1990) – Athlète français. Champion d'Europe du 100 et du 200 mètres et du relais 4 × 100 mètres.
  • Nelly Moenne-Loccoz (°1990) – Snowboardeuse française, sixième aux jeux-olympique d'hiver de Vancouver. Elle a fait ses études au lycée Berthollet.

De nombreuses personnalités influentes ont fréquenté Annecy telles que Françoise-Louise de Warens. De 1401 à 1860, la ville fait partie des États de Savoie, propriété de la Maison de Savoie ; ainsi tous les membres de cette famille sont régulièrement présents dans la cité, dont Amédée VIII de Savoie...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Annecy

Les armes de Annecy se blasonnent ainsi : De gueules à une truite d'argent posée en bande[168].

On sait peu de chose sur ce blason. L'inventaire du mobilier de l'hôtel de ville, dressé en 1484, fait état d'une matrice de sceau en laiton décrit comme un sceau rond représentant « un écu à la truite posée en bande. Entre deux filets, chacun souligné d'un filet plus fin du côté d'une légende composée des mots Sigillum, Ville et Annessiaci »[169]

La truite pourrait certes symboliser l'activité de pêche relative à la présence du lac au bord duquel se situe la ville, la pêche semblait être alors d'une grande importance et la truite constituait un met particulièrement apprécié. Cependant dans la société très chrétienne de l'époque elle représentait aussi une symbolique religieuse forte, puisque dans l'art paléo-chrétien, la truite symbolisait le Christ.

Sa première représentation date de 1551 dans l’œuvre du peintre Catherin Ducrest, dans laquelle apparaissent les armes d'Annecy associées à celles de la maison de Savoie. La couleur rouge, déjà utilisée sur les lettres des bourgeois, tapisse le fond du blason, mais on ne connaît pas non plus sa signification. Au fil du temps, la truite fut associée temporairement à d'autres symboles comme le bœuf, le lion, le feuillage ou une couronne[170].

En 1988, le conseil municipal revient à plus de sobriété. Le nouvel écusson ovale, entouré d'un cartouche stylisé et surmonté d'une couronne à cinq tours, représente une truite d'argent sur fond rouge.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Dominique Stich, Parlons francoprovençal : Une langue méconnue, L'Harmattan,‎ 1998, 432 p., p. 150. En patois savoyard, Annecy se prononçait "In-nsi" à Annecy et en Albanais, "Ê-nsi" dans les Bauges, "A-nsi" en Faucigny, "Nèssi" à Chambéry
  2. Site officiel du Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  3. Populations légales 2010 de la commune
  4. Pierre Duparc, Le comté de Genève, IXe siècle-XVe siècles, Genève, Alex. Jullien,‎ 1979, p. 568.
  5. Pierre Duparc, La formation d'une ville, Annecy jusqu'au début du XVIe siècle, Annecy, Société des Amis du Vieil Annecy,‎ 1973, p. 43.
  6. Jean-Pierre Leguay, Histoire d'Annecy. Des Burgondes aux Blanches-Mains, Toulouse, Privat,‎ 1987, p. 83.
  7. Jean-Pierre Leguay (sous la dir.). Tome par Roger Devos, Bernard Grosperrin, t3 – La Savoie de la Réforme à la Révolution française, Evreux, éd. Ouest-France, 4 tomes,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X), p. 296
  8. a et b R.P Dom Jean de Saint-François, La vie du bienheureux Mre François de Sales, p. 225.
  9. Roger Devos, Histoire d'Annecy. La période moderne, Toulouse, Privat,‎ 1987, p. 134.
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  11. Site de l'Office International de l'Eau - Cycle de l'eau à Annecy.
  12. Site officiel de Météo France - Prévisions météorologiques d'Annecy.
  13. Base de données météo par Météo123 et Météo France.
  14. Site du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire - Autoroute A 41.
  15. Journal officiel du 30 décembre 2005 - Texte 69 à propos de le RN508.
  16. a, b et c [PDF] Le Plan de circulation général et Plan de circulation des transports en commun sur le site officiel de la commune d'Annecy.
  17. a et b Site officiel du centre commercial Courier à Annecy - Plans et accès….
  18. Question orale à l'Assemblée Nationale - Débat du 2 octobre 2007.
  19. Le magazine Le Moniteur - Annecy le tunnel sous le Semnoz en études.
  20. a et b En passant par Aix-les-Bains, Culoz, la Cluse des Hôpitaux, Ambérieu et Bourg-en-Bresse - La gare d'Annecy sur Gares en mouvement, un site officiel de la SNCF.
  21. Avec une bifurcation à Aix-les-Bains, une ligne passant par Ambérieu, l'autre par Chambéry.
  22. Une desserte toutes les 2 heures en journée via Aix-les-Bains, Chambéry, Grenoble-Universités-Gières, Grenoble et Valence-TGV.
  23. Une partie des trains allant ou venant de Lyon - par le tunnel de l'Épine - et tous ceux allant ou venant de Grenoble.
  24. a, b et c Site officiel de la http://www.sibra.fr/site/index.htm.
  25. Site officiel du transporteur Crolard.
  26. Politique des transports à l’échelle régionale sur le site du CEVA.
  27. Site officiel de la Compagnie des bateaux du Lac d'Annecy. Voir aussi Bateaux de croisière du lac d'Annecy.
  28. Site officiel du service de location de vélos à la Gare d'Annecy.
  29. Site officiel de la Communauté de l'agglomération d'Annecy - Le plan vélo.
  30. a, b et c Liste exhaustive de tous les quartiers d'Annecy sur le site communal.
  31. Site de l'association pour la Promotion des Musées d'Annecy - APMA.
  32. L'association conseil d'urbanistes pour la réforme de l'aménagement de l'espace - Schéma de cohérence territoriale.
  33. a, b et c [PDF] Données INSEE - Fiche profil métropole Annécy, Logements : le parc.
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  36. Site officiel de l'entreprise sociale pour l'habitat Halpades.
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  38. [PDF] Le rapport de présentation du PLU de la ville d'Annecy.
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  40. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 20b
  41. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  42. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  43. Marie-Thérèse Morlet, NPAG, p. 35b
  44. a, b, c, d, e et f Site officiel de la commune d'Annecy - Histoire de la ville.
  45. a, b, c et d Raoul Blanchard, Naissance et développement d'Annecy, Annecy, Société des Amis du Vieil Annecy,‎ 1956.
  46. a et b référence manquante
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  48. a, b, c, d et e Paul Guichonnet, L'Histoire d'Annecy, éd. Privat, 1987
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  51. Faits historiques de la ville d'Annecy - centrale hydroélectrique du Fier.
  52. Généalogie et historique de la famille Aussedat.
  53. [PDF] Le groupe bancaire Crédit du Nord - Histoire de la banque Laydernier.
  54. Communauté de l'agglomération d'Annecy - Développement et composition.
  55. Site officiel de la mairie d'Annecy - Organisation et attribution
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  57. a, b et c Données INSEE - Carte et liste des cantons d'Annecy
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  69. Félix Germain (1804-1890), procureur, rentier et propriétaire.
  70. Site officiel de la préfecture et des services de l'État de Haute-Savoie
  71. a et b Le site communautaire juridique Village de la justice
  72. Site officiel de la chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie
  73. Site officiel de la chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie
  74. a, b et c Site officiel de la commune d'Annecy - Agenda 21
  75. Reportage du journal télévisé de TF1 du 20h présenté par P.Poivre d'Arvor - Consulter la vidéos
  76. Site de la commune d'Annecy Jumelages, pactes d'amitié et partenariats
  77. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  78. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
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  82. Site de Académie de l'eau réalisé par l'Office International de l'Eau
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  84. Site officiel de la mairie d'Annecy - La Direction de la vie scolaire
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  87. a, b et c Établissement d'enseignement privé Saint-Michel
  88. Arrêté du 19 février 2003 portant habilitation de l'école d'arts d'Annecy - Texte paru au JORF/LD page 03801
  89. a et b Site Officiel de l'école nationale des beaux-arts d'Annecy
  90. [PDF] Site de l'université de Savoie - Rapport d'évaluation
  91. [PDF] Site officiel de l'Université de Savoie - Domaine universitaire d'Annecy
  92. Site officiel de l'École supérieure d'ingénieurs d'Annecy
  93. Site de l'Institut de management de l'université de Savoie
  94. Site officiel du laboratoire SYMME
  95. Site du Laboratoire d’Annecy-Le-Vieux de Physique des Particules
  96. Site officiel de l'École des Gobelins d'Annecy
  97. Présentation des trois filières de classes préparatoires à Berthollet
  98. Site officiel de la mairie d'Annecy - Agenda des manifestations culturelles et des festivités
  99. [1]
  100. Site officiel de la biennale du cinéma espagnol d'Annecy
  101. Site officiel du Festival international du film d'animation d'Annecy
  102. Site officiel du festival du cinéma italien d'Annecy
  103. Mise en scène d'éléments d'un tableau vivant du passé alpin avec chants, danses, métiers anciens, artisanat, défilés des animaux… - Site officiel de l'association Annecy Traditions, organisatrice du Descente des Alpages
  104. Site officiel du Salon de la Mariée d'Annecy
  105. Site officiel du Centre de pratique musicale d'Annecy
  106. a, b et c Site officiel du Centre hospitalier de la région d'Annecy
  107. a, b, c, d, e, f, g et h Site de la ville d'Annecy - Les équipements sportifs
  108. Site de la mairie
  109. Site de l'association Roll'n'cy
  110. Site de l'Aéro-club d'Annecy Haute-Savoie
  111. La Rédaction du Dauphiné libéré du 30/08/12 - Le parapente, une activité outdoor qui booste l’économie
  112. Site du club de hockey sur glace d'Annecy
  113. La candidature Annecy-Grand Bornand choisi par la FFS !, sur ski-nordique.net, 4 octobre 2007. Consulté le 08/03/2008.
  114. Site de l'organisateur du Tour de France
  115. Site de la Commission Nationale Skateboard (le CNS)
  116. Annecy ville requérante pour 2018 sur le site officiel du CNOSF
  117. Site officiel de la candidature d'Annecy aux jeux Olympiques d'hiver 2018.
  118. Hiver 2018 - Munich, Pyeongchang et Annecy restent en course
  119. « Les acteurs de la candidature Annecy 2018 rencontrent la ministre des Sports », Le Dauphiné libéré,‎ 23 novembre 2010 (lire en ligne).
  120. Dépêche AFP, « Démission d'Edgar Grospiron », Lefigaro.fr,‎ 12 décembre 2010 (lire en ligne).
  121. ["Charles Beigbeder président de la candidature Annecy 2018 : "on peut gagner""], RTL, 7 janvier 2011.
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  124. Site officiel de la radio locale Radio Semnoz
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  127. Site officiel de la mairie d'Annecy - Le tissu économique
  128. Site de la Chambre de métiers de l’artisanat de la Haute-Savoie
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  130. Sources des données INSEE - Fiscalité
  131. Données fiscales publiées par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  132. Délibérations taux applicables dans les collectivités territoriales en 2007 - Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  133. Données générales sur l'unité urbaine d'Annecy par l'INSEE
  134. Données générales sur l'unité urbaine d'Annecy par l'INSEE reprises sur linternaute
  135. Ministère de l'économie et des finances - Zone de territorialisation d'Annecy
  136. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  137. Site officiel de la Mission Locale d'Annecy
  138. Indices de l'INSEE et synthétisés sur linternaute informations partielles
  139. Indices de l'INSEE et synthétisées par linternaute informations partielles
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  141. Groupe Carrefour - Wikipédia
  142. a et b Site officiel de l’Agence économique départementale de Haute-Savoie
  143. a, b et c Site officiel du magazine économique L'Expansion édité le 8 février 2006 - Décès du co-fondateur de Carrefour
  144. Hugues Joublin, L’aventure du premier hyper, L’Expansion, 6 mai 1993 [lire en ligne]
  145. Hélène Vermarre, Et le « commerce moderne » fut, Le Dauphiné, 7 septembre 2005, p. 20 [lire en ligne]
  146. Le label patrimoine du XXe siècle a été créé en 1999 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Il signale à l’attention du public les édifices et ensembles urbains remarquables de ce siècle en matière d’architecture - DRAC Rhône-Alpes
  147. a et b Georges Grandchamp, Le Château d'Annecy, éd. Société des Amis du Vieil Annecy, 1987, p. 36
  148. LISTIC – EA 3703: Laboratoire d’Informatique, Systèmes, Traitement de l’Information et de la Connaissance - Le Palais de l'isle
  149. LISTIC – EA 3703: Laboratoire d’Informatique, Systèmes, Traitement de l’Information et de la Connaissance - La Vieille Ville
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  152. Présentation des tribunaux d'Annecy, www.tgi-annecy.justice.fr [lire en ligne]
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  155. Collectif, Pour la petite histoire... Un site d'exception, le Pâquier, collection Pour la petite histoire, éd. la municipalité d'Annecy
  156. Site de la mairie d'Annecy - Parc animalier et volières
  157. Site officiel du chef cuisinier Marc Veyrat
  158. [PDF] Site officiel du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de la Haute-Savoie (CAUE)L restaurant interadministratif d'Annecy interdit d'accès au personnel municipal
  159. Le média culturel Evene soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication - Bonlieu Scène nationale
  160. Site officiel de Bonlieu Scène nationale
  161. La rédaction du DL édition du 04/03/08 - Annecy, culture, sport et loisirs
  162. Site officiel du Conservatoire à rayonnement régional de l'agglomération d'Annecy
  163. Les Amis du Vieil Annecy
  164. a et b Consulter la "Liste des Sociétés savantes de Savoie"
  165. Note sur la création de l'académie
  166. Le Comité des trvaux historiques et scientifiques (CTHS) - L'Académie florimontane
  167. La magazine politique Le Point du 29/11/2007 no 1837 - Mosquée : en délibéré
  168. Collectif, Pour la petite histoire... les Armoiries d'Annecy, collection Pour la petite histoire, éd. la municipalité d'Annecy.
  169. Espace en ligne de collections d'écussons et de définitions héraldiques.
  170. L'Essor savoyard du 3 novembre 2011, article page 9

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Isler, Annecy : La ville, le lac, le pays, éd. Cléopas, 2007, (ISBN 2-95224-593-2)
  • Collectif, Le Livre d'Or de la ville d'Annecy, éd. Ville d'Annecy, 2007, (ISBN 2-95061-078-1)
  • Collectif, Annecy : Autour du lac, Collection Tranches de France, éd. Déclics, 2006, (ISBN 2-84768-089-6)
  • S.Bloch et A.Crouzet, Annecy une ville, un lac : Traces d'histoire, éd. Dauphiné Libéré, 2005, (ISBN 2-91173-982-5)
  • Michel Velay, La vie quotidienne à Annecy au 17e siècle, éd. M.Velay, 2004, (ISBN 2-95212-790-5)
  • Catherine Lansard, Randonnées autour du lac d'Annecy, éd. Glénat, 2003, (ISBN 2-72343-957-7)
  • Jond Germain, Annecy et son lac autrefois, éd. La Fontaine de Siloe, 2002, (ISBN 2-84206-140-3)
  • Paul Guichonnet, Histoire d'Annecy, éd. Privat, 2000, (ISBN 2-70898-244-3)
  • Elisabeth Chalmin-Sirot, Le château d'Annecy, éd. Presses Universitaires de Lyon, 1998, (ISBN 2-72970-363-2)
  • H. Baud, Histoire des diocèses de France : Genève et Annecy, éd. Beauchesne, 1997, (ISBN 2-70100-204-4)
  • Gardet Clement, Annecy - Aix-les-Bains, éd. Alpina la France Illustrée, 1950, (ASIN B0000DMS6R)
  • Guiton Paul, Les délices d'Annecy, éd. Gardet et Garin, 1944, (ASIN B0000DTPFC)
  • Chagny André, Annecy et son lac Talloires, éd. G.l.Arlaud, 1934, (ASIN B0000DQ848)
  • Léandre Vaillat, Paysages d'Annecy. Dessins d'André Jacques, éd. Dardel, 1931, (ASIN B0000DTPF1)
  • Albert Besnard, Annecy, ed. Emile-Paul Frères, Paris, 1930

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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