Vesoul
| Vesoul | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Franche-Comté | |||||
| Département | Haute-Saône (préfecture) | |||||
| Arrondissement | Vesoul (chef-lieu) | |||||
| Canton | Vesoul-Est et Vesoul-Ouest | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Vesoul | |||||
| Maire Mandat |
Alain Chrétien 2012-2014 |
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| Code postal | 70000 | |||||
| Code commune | 70550 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Vésuliens | |||||
| Population municipale |
15 761 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 738 hab./km2 | |||||
| Population aire urbaine |
65 244 hab. (2009) | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 213 m — Max. 378 m | |||||
| Superficie | 9,07 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site de la communauté d'agglomération de Vesoul | |||||
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Vesoul (prononcé [vəzul] et anciennement [vəzu][1]), est une commune française située dans le grand Est de la France. Elle est la préfecture du département de la Haute-Saône en région Franche-Comté, le chef-lieu des cantons de Vesoul-Ouest et de Vesoul-Est et de l'Arrondissement de Vesoul. Commune la plus peuplée du département avec 15 920 habitants en 2009, elle est la 7e ville de Franche-Comté. La même année, la communauté d'agglomération de Vesoul qui s’étend sur 19 communes rassemble 34 055 habitants tandis que l’aire urbaine de Vesoul qui réunit 78 communes, regroupe 59 244 habitants. Son aire urbaine est la 5e plus grande de Franche-Comté. Ses habitants sont appelés Vésuliens.
La ville a reçu de nombreux labels et appellations qui témoignent de l'investigation qu'apporte Vesoul à sa vie commune. En 2006, Vesoul a reçu le label Ville conviviale et solidaire[2] et Ville amie des enfants, en 2010[3], reconnaissant ainsi le travail réalisé à destination de la jeunesse. La ville a également été labellisée Ville Internet, en 2011 et collecte QualiTri, en 2012[4].
Classée « Cité Patrimoine », la ville abrite un quartier historique doté d'un ensemble architectural datant du XVe siècle au XVIIIe siècle ainsi que plusieurs édifices remarquables. Vesoul dispose d'un patrimoine architectural et viaire important et riche dans ses quartiers, qui retrace l'histoire de la ville.
Colonisée dès l'Antiquité par les Séquanes et les Romains, une petite cité est présente sous l'époque gallo-romaine, sur la colline de la Motte, grâce à sa situation stratégique[5]. Le territoire de la station est administré successivement par différents pagus. La cité s'est véritablement établie au IXe siècle au sein du château fort Castrum Vesulium. Bâtie au sommet de la colline de la Motte, le château est l'un des plus importants du comté. Des maisons se construisent petit à petit hors de ses murailles, une ville se développe et la cité se présente comme un centre de passage obligatoire entre les grandes villes contigues à Vesoul. Au premier millénaire, les terres de la ville de Vesoul et son château appartiennent au comté de Port. Grâce à sa place importante et stratégique, les comtes palatins fit de la ville le siège d'une vicomté. Capitale du Bailliage d'Amont à partir du XIVe siècle, la ville devient un centre commercial, économique et judiciaire avec notamment la venue de nombreux commerçants, échangeurs et avocats. À la fin du Moyen Âge, la ville connaît une forte période de difficultés comme des pestes, des épidémies, des destructions… Durant le XIXe siècle, la ville devient un centre religieux en devenant le siège du consistoire juif de l’est et de la circonscription ecclésiastique du diocèse de Vesoul. Depuis les années 1980, la ville s'est considérablement développée tant sur le plan économique que socio-culturel. Autrefois désert, le quartier ouest de la ville est désormais pourvu de vaste zone économique comprenant de multiples équipements tel un multiplex, un hôpital...
Principal pôle économique, industriel et commercial et centre urbain du département, Vesoul est aussi la capitale de la logistique industrielle grâce à l’usine PSA de Vesoul et la zone Technologia et est le siège de plusieurs institutions comme le centre régional de restauration d'œuvres d'Art. Vesoul détient également la première cyber-base de France. Surnommée la « Nice de l'Est », la notoriété de Vesoul repose essentiellement sur la chanson Vesoul de Jacques Brel et sur son festival international des cinémas d'Asie.
Vesoul fait partie de l’Espace urbain Est qui totalise 4 896 124 habitants.
Sommaire
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Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
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Localisation de Vesoul en Haute-Saône.
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Vesoul se situe au centre même de la Haute-Saône et se trouve à équidistance des autres grandes villes du département. Elle est située au croisement des routes nationales RN 19 et RN 57, sur la ligne SNCF Paris-Bâle. Elle se trouve à 48 km de Besançon, 82 km d'Épinal, 30 km de Luxeuil-les-Bains 32 km de Lure, 64 km de Belfort, 59 km de Gray et 105 km de Dijon[6].
Son altitude moyenne est de 280 m, son altitude minimale est de 213 m, son altitude maximale est de 378 m, au sommet de la colline de la Motte, et l'altitude de la mairie est de 220 m. Le territoire de Vesoul s'étend sur 9,07 km2. La densité de population de la ville est de 1 738 habitants/km2. Vesoul se situe entre le massif vosgien et le massif des Alpes[7].
Vesoul fait partie du pôle métropolitain Centre Franche-Comté qui se compose de plusieurs agglomérations de la région[8]. En revanche, la ville ne fait pas partie de la Métropole Rhin-Rhône, qui est un espace métropolitain multipolaire de l'est de la France créé en 2005. Cette métropole constitue une partie des grandes agglomérations de l'Est de la France et même des autres pays, tels la Suisse et l'Allemagne.
La plus grande ville proche de Vesoul est Besançon. À vol d'oiseau, la commune est à 315 km de la capitale Paris, 485 km de Marseille, 230 km de Lyon, 578 km de Toulouse, 445 km de Nice, 585 km de Nantes, 160 km de Strasbourg, 480 km de Montpellier, 605 km de Bordeaux et 404 km de Lille[9].
Communes limitrophes [modifier]
Géologie [modifier]
Au niveau des sous-sols, la région de Vesoul ainsi que toute la Franche-Comté est très riche en habitats souterrains. La ville de Vesoul et ses alentours sont globalement remarquables par une structure tabulaire. La zone sud-est de la ville de Vesoul est élevée sur des formations du Jurassique supérieur. La banlieue vésulienne et la partie nord de la ville est approchée à la période médio-jurassique. Ces dernières parties surmontent des marnes de la période du Lias (Jurassique inférieur). Ces roches agissent sur le séchage des formations et provoquent ainsi la constitution de multiples cavités souterraines. En effet, la ville de Vesoul détient de nombreuses cavités et grottes dans sa région, affectées par de nombreux animaux. Vesoul abrite le réseau de cavités à rhinolophes de Vesoul. Il s'agit de 6 cavités souterraines protégées, contenant des rhinolophes. De par sa richesse animalière et historique, ce domaine est classé site Natura 2000. La cavité la plus connue faisant parti du réseau de cavités à rhinolophes de Vesoul est la grotte de la Baume. Située au sud de l'agglomération vésulienne, cette grotte a livré d'importants restes fossiles et archéologiques. La grotte sert d’habitat pour les rhinolophes et également pour le minioptère de Schreibers[10]. Dans la grotte de la Baume, on a également retrouvé des fossiles préhistoriques comme un outillage lithique moustérien confirmant la venue à la période du Würm ancien et confirmant également une occupation de l'âge du bronze final III dans la galerie sud.
Topographie [modifier]
Vesoul se trouve à l'emplacement de plusieurs zones naturelles. Avec une altitude moyenne de 280 mètres, la ville de Vesoul est pourvue de plusieurs collines, buttes, plaines ou hauteurs entourant ou surplombant la ville à plus de 350 mètres d'altitude. Grâce à leur riche patrimoine naturel, beaucoup de ces zones et reliefs ont été classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, Natura 2000... Vesoul possède des reliefs au sud de son territoire, ainsi qu'à l'est et au sud-ouest. Le nord de la ville est relativement plat. La principale hauteur de la ville est la Motte. Culminant à plus de 375 mètres d'altitude, la Motte est une butte de calcaire situé au centre de Vesoul, surplombant ainsi la ville et la vallée du Durgeon[11].
Au sud de Vesoul, à quelques centaines de mètres du territoire vésulien, un relief est également présent, le plateau de Cita. Véritable site préhistorique où des objets datant du Néolitique ont été retrouvés, cette colline culminant à 372 mètres d'altitude dispose d'un riche passé antique[12]. Situé au sud-ouest de la ville, le camp de César est un haut site très ancien qui a été construit dans une vallée. Il est inscrit à l'inventaire national du patrimoine naturel depuis 1996[13].
A l'est de Vesoul, sur le territoire de la commune de Frotey-lès-Vesoul, se trouve un plateau possédant un abondant patrimoine environnemental ainsi qu'une faune et une flore multi-diversifié et des centaines de plantes différentes et rares, il s'agit du plateau du sabot de Frotey. Site inscrit à l'inventaire national du patrimoine naturel, ce plateau, hébergeant la réserve naturelle nationale du Sabot de Frotey, est situé à plus de 340 mètres d'altitude[14]. L'ensemble de ces zones entourent la ville et la font apparaître avec une multitude de reliefs.
Hydrographie [modifier]
Vesoul est traversée par quatre cours d'eau : le Durgeon, la Colombine, la Vaugine et le Ruisseau de la Fontaine au Diable[15]. Le Durgeon est une rivière qui prend naissance à Genevrey à 390 mètres d'altitude, il coule uniquement en Haute-Saône, traverse quatorze communes sur une longueur de 42,4 km. La deuxième rivière à traverser la ville est la Colombine qui naît sur le territoire de Dambenoît-lès-Colombe, dans une région verte, boisée et très arrosée située à 18 km au nord-est de Vesoul. Elle traverse en tout douze communes toutes situées en Haute-Saône et s'étend sur 31,2 km. La Vaugine passe au nord de la ville, c'est d'ailleurs une ancienne commune qui a été annexée à la ville.
Risques majeurs [modifier]
L'agglomération est soumise à différents risques majeurs dont des inondations et en lien avec le transports de marchandises dangereuses. Il existe aussi un risque sismique.
Les crues des rivières traversant la ville sont le risque le plus fréquent, notamment avec les crues du Durgeon comme en décembre 1982, mai 1983, octobre 1999, mai 2000, novembre 2000. Certaines crues du Durgeon ont causé de lourds dégâts à la ville de Vesoul[16]. Les plus hautes crues recensées sont celles d'octobre 1999 et de novembre 2000. Sur ces deux crues, le quai Yves-Barbier au centre-ville, a été inondé sous plus de 2 mètres. La ville a été très touchée par ces deux crues engageant même des dommages totalisant 4 600 000 € (2 500 000 € pour la crue d'octobre 1999 et 2 100 000 € pour la crue de novembre 2000). À la suite de ces épisodes, le syndicat du Durgeon a réalisé de multiples diagnostics pour établir un moyen de prévention contre ces crues abondantes à Vesoul[17]. Pour minimiser les dégâts matériels et augmenter la sécurité des habitants, la ville de Vesoul à mis en place un automate d’appel sur les sources et cours d'eau des alentours de Vesoul. Il permet d'anticiper et d'avertir, aux prémices des crues, les personnes résidant à proximité des cours d'eau. Lorsque le seuil est dépassé, l'automate lance un message d'alerte aux habitants proche de la source ou de la rivière. Ce qui permet à ces derniers de mettre leurs biens à l'abri[18].
Le second risque majeur est lié à l'activité industrielle et au transport quotidien de marchandises dangereuses depuis l'usine PSA de Vesoul. En effet, des centaines poids lourds utilisent la route nationale 19 et la route nationale 57 via l'usine PSA. Quant au risque sismique, en 2010, un léger séisme de magnitude 3 est survenu dans le quartier des Rêpes.
Climat [modifier]
Vesoul dispose d'un climat océanique avec été tempéré, ce qui lui vaut le surnom de « Nice de l'Est »[19]. La ville à l'atout de disposer d'un microclimat. Le département de la Haute-Saône, quant à lui, est soumis à un climat rhodanien[20].
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Heures moyennes d'ensoleillement | 54.1 | 85.9 | 124 | 159.6 | 190.5 | 218.2 | 251.7 | 220.6 | 175.1 | 126.3 | 71.2 | 55.7 | 1732.8 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 92.8 | 78.3 | 80.6 | 74.9 | 93.2 | 90.1 | 78 | 89.2 | 79.6 | 76.8 | 101.6 | 101 | 1036 |
| Moyennes mensuelles de la vitesse du vent (km/h) |
| Ville | Ensoleillement |
Pluie |
Neige |
Orage |
Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Vesoul[22] | 1 730 | 1 010 | 19 | 33 | 42 |
| Paris | 1 630 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 668 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 633 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Brest | 1 492 | 1 109 | 9 | 11 | 74 |
Transports et communications [modifier]
La ville de Vesoul est située à la croisée de plusieurs grands axes routiers, la route nationale 19 (axe est-ouest) et la route nationale 57 (axe nord-sud)[23]. Vesoul est aussi le croisement de deux routes européennes, la route européenne 23 et la route européenne 54. La route nationale 19 traverse l'agglomération vésulienne en franchissant plusieurs zones économiques et quartiers de Vesoul (Montmarin - Le Grand Grésil - Transmarchement). Le trafic de la route nationale 19 est intense puisque cette route est empruntées par plus de 13 000 véhicules par jour au niveau du sabot de Frotey (ancienne zone qui était appelée le Transmarchement) et 18 000 à 25 000 véhicules par jour au niveau des quartiers du Montmarin et du Grand Grésil dont 3 500 poids lourds[24].
Un projet d'autoroute construite en Haute-Saône et passant par Vesoul a été émise. L'autoroute A319 s'étendra sur 100 kilomètres et reliera Langres à Vesoul. Ce projet est inscrit au schéma national des infrastructures de transport. La réalisation du autoroute, ayant pour point de passage Vesoul, serait très bénéfique pour l'économie industrielle vésulienne car cela faciliterai le transport des nombreux camions qui circulent via l'usine PSA de Vesoul[25].
Intra-Muros, Vesoul possède 220 rues, 6 avenues, 12 impasses, 7 passages, 5 chemins, 3 quais, 3 boulevards et 3 allées pour un total de 65 km de voiries[26].
La gare de Vesoul, mise en service le 22 février 1858, est située sur les lignes ligne Paris-Est - Mulhouse-Ville, ligne Besançon-Viotte - Vesoul, ligne Vaivre - Gray, relie la ville à Paris et Strasbourg, ainsi qu'à Lure, Belfort et Montbéliard.
Les chemins de fer vicinaux de Haute-Saône, un ancien réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction vapeur, avaient plusieurs lignes desservant la ville de 1910 à 1938. Les vestiges d'un ancien viaduc de ce réseau sont visibles depuis le boulevard des Alliés[27]. La gare des tramways départementaux de Vesoul était le siège des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône. Construite en 1910, cette gare gérait 528 kilomètres de lignes du réseau dont celle de Vesoul[28]. Le bâtiment de caractère de cette gare, situé 13 rue du Commandant Girardot, existe toujours et accueille le bureau de poste principal de la ville.
L’aérodrome de Vesoul - Frotey est situé à 381 mètres d’altitude au nord-est de la commune, sur le plateau du sabot de Frotey. Géré par le département de la Haute-Saône, l'aérodrome dispose d'une piste avion revêtue de 1 408 mètres et de deux hangars qui abritent les avions de l'aéroclub de Haute-Saône, le centre-école des parachutistes, ainsi que des avions privés comme deux Diamond Katana DA20. Il est possible d’y faire un baptême de l'air et des sauts en parachute. L'aérodrome de Vesoul - Frotey possède est également le siège de deux clubs sportifs : l'aéroclub de Haute-Saône et l'école de parachutisme de Vesoul[29].
Vesoul ne possède pas d'aéroport, ni sur son territoire, ni dans son aire urbaine. L'aéroport le plus proche de Vesoul est l'aéroport d'Épinal-Mirecourt (78 kilomètres), suivi de l'aéroport de Dole-Jura (85 kilomètres) et de l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg (120 kilomètres)[30].
L'agglomération de Vesoul dispose de quarante kilomètres de pistes cyclables et prévoit d'en construire trente de plus. La communauté d'agglomération de Vesoul a composé un plan d'itinéraire pour les cyclistes. Ce plan passe dans toutes les communes de l'agglomération vésulienne. Dans ce plan, cinq grands itinéraires qui permettent aux cyclistes de se déplacer en toute sécurité, dans les axes nord-sud mais aussi est-ouest. L'agglomération de la ville entreprend, tous les ans, les travaux des itinéraires. Construire des pistes cyclables répond d'abord au moyen de mobilité des Vésuliens, mais développe également une sécurité environnementale, en privilégiant la limite de consommations d’énergie et une meilleure prise en compte de l’environnement, même s'il s'agit pour la piste Vesoul-Montbozon, de la plateforme de la ligne ferroviaire PLM Vesoul-Besançon aujourd'hui fermée[31].
Deux voies vertes franchissent l'agglomération de Vesoul. La plus ancienne est la voie verte le Chemin vert, c'est d'ailleurs l'un des plus anciennes voies vertes de France. La voie verte le Chemin vert, qui se situe au sud-est de la ville, s’étend sur 21 km et se termine à Fontenois-lès-Montbozon[32]. La deuxième voie verte de l'agglomération vésulienne est la Trace du Courlis. Cette voie s'étend sur 8 km, de Vaivre-et-Montoille à Chemilly[33].
La commune dispose :
- d'un réseau de bus de ville Mercedes-Benz Citaro nommé VBus+ (Vesoul-Bus), qui dessert les 19 communes de la communauté d'agglomération de Vesoul. Les VBus+ sont en liaison au « pôle multimodal », gare routière construite en 2011. Équipé de 14 véhicules, ce réseau de bus de ville totalise plus d'1 000 000 de voyages par an sur plus de 500 000 kilomètres parcourus dans l'année[34].
- de plusieurs lignes de bus d'extérieurs comme les Livéo qui se déplacent jusque dans le département du Doubs, le réseau Lignes Saônoises mis en place par le département (Vesoul est un pôle de liaison important dans les zones intercommunales, en accueillant huit des vingt lignes de ce dernier réseau)
- et d'un service de transport de personnes à mobilité réduite.
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
La morphologie urbaine des quartiers de Vesoul est différente suivant les zones d'habitat et de service. À l'extrême nord de la ville, se trouve le quartier des Rêpes. Aménagé de 1957 à 1961, ce quartier de 1 421 habitants est principalement remarqué par ses immeubles et ses petits pavillons. La disposition des voies des Rêpes est différente à celles des autres quartiers de Vesoul. Les rues et avenues de ce quartier forment un quadrillage. Plusieurs institutions, une zone industrielle et le pôle Vesoul Technologia s'y situent. On y trouve une population ethniquement très diversifiée[35].
À l'est de la ville, situé au sud du quartier des Rêpes, le quartier du Montmarin est principalement remarqué pour ces hauts immeubles dépassant souvent les quinze étages. Doté d'une superficie d'une 30 hectares pour un regroupement de 2 602 habitants, en 2006, le Montmarin possède une population répartie principalement en hauteur, dans des cités HLM. Avec une altitude moyenne de 230 mètres, ce quartier est situé dans des surfaces plates. Le quartier du Montmarin est classée Zone urbaine sensible et Zones de redynamisation urbaine. On y dénombre cinq principaux cours : Rabelais, François Villon, Du Bellay, Montaigne et Malherbe. Ce quartier a été construit pour accueillir environ un millier de logements, par la suite c'est devenu un quartier animé et actif grâce à la politique et à l'administration de la ville qui ont poussé l'urbanisation du quartier. Le quartier concentre quasi-totalement son logement avec des barres et cités HLM. Le Montmarin offre une diversité culturelle importante puisque environ une vingtaine d'ethnies différentes y résident, c'est ainsi le quartier le plus riche en ethnie de la ville. Étant donné la forte population musulmane qui réside dans ce quartier, la Mosquée Arrahma de Vesoul a été construite[36].
Situé au sud du Montmarin et à l'est de la colline de la Motte, le quartier du Grand Grésil est un ensemble de villas construite dans les années 1970. Sa population totale en 2006, était de 687 habitants pour une superficie de 6 hectares[37] ce qui représente une forte densité de population de 10 116 hab./km2. Cette zone d'habitat est bordée par la Route Européenne 54, qui est la route de Paris et par le Nouveau cimetière de Vesoul. Il a une altitude moyenne de 248 mètres. Le début d'urbanisation de ce quartier est marqué par des hauts immeubles, et par la suite des basses maisons sous forme de pavillons ont été construite au pied des immeubles pour compléter l'urbanisme. Le quartier du Stade se trouve au sud-est de la ville, à une altitude de 220 mètres. L'urbanisme du quartier est majoritairement des maisons sous forme de lotissements. Cependant des immeubles s'y trouvent, principalement situés autour du Stade René-Hologne. Le quartier contient également plusieurs barres d'immeubles dont les trois plus grandes : le Pré des Angles, le Coubertin et le Gerlingen. Environnementalement, le quartier du Stade détient plusieurs espaces verts régulièrement entretenus par la ville comme le Jardin anglais de Vesoul et la Coulée verte du Durgeon.
Le quartier Vesoul Centre Sud représente le centre-ville récent de Vesoul. Il se trouve proche du centre ancien de Vesoul. Vesoul Centre Sud possède zones résidentielles anciennes, des secteurs qui se trouvent proche du quartier historique, avec des vieux bâtiments tel la Synagogue de Vesoul. Mais, ce quartier détient également des zones d'habitats récentes et des édifices modernes, comme les immeubles des Bains, ensemble architectural de plusieurs hauts immeubles. Le collège Jean Macé et la Sécurité sociale de Vesoul s'y trouvent.
Le quartier du Vieux-Vesoul est le plus ancien quartier de Vesoul. Blottis au pied de la Motte, les premières maisons d'habitations de la ville ont été édifiées dans ce quartier. Les plus anciennes demeures datent du XVe siècle. Le Vieux-Vesoul compte une quinzaine de monuments historiques inscrits et classés, ce qui lui a valu le label de « Cité Patrimoine de Franche-Comté ». Les immeubles et maisons ont été dessinées de manière à créer une homogénéité particulièrement remarquable.
L'ouest de la ville correspond au quartier Vesoul Ouest, qui est d'ailleurs le plus grand quartier de Vesoul. Il couvre toute la partie ouest de Vesoul. Depuis quelques années, ce quartier s'est fortement développé avec la zone commerciale de l'Espace de la Motte. C'est un quartier résidentiel possédant plusieurs lotissements bâtis sur le versant ouest de la colline de la Motte : Mortes-Pierres, Pierres-Vives, Taillevanne, Grand Miselot… Outre ses multiples lotissements, le quartier détient une zone de service appelé Zone des Haberges. Les Haberges se situe au nord-ouest de Vesoul. Cette zone contient plusieurs équipements récents tel le Centre hospitalier de Vesoul, Cinéma Majestic Espace des Lumières de Vesoul, bowling, bars, restaurants…
Le quartier Jean Jaurès-Petit-Banque est le quartier sud de Vesoul. Le quartier est ainsi nommé du au trois secteurs qui le compose. Le secteur Jean Jaurès, situé à l'est, le secteur Petit, situé à l'ouest et le secteur Banque situé au nord de la gare. Les voies de ce quartier ont été dessinées en quadrillage. Le quartier possède plusieurs résidences et des immeubles dépassant rarement les quatre étages.
Quartiers :
- Rêpes-Pontarcher
- Grand Montmarin
- Vesoul Ouest
- Vesoul Centre Nord-Saint-Ferjeux
- Vieux-Vesoul
- Grand Grésil
- Stade
- Vesoul Centre Sud
- Jean Jaurès-Petit-Banque
Secteurs :
Zones commerciales :
Zones industrielles :
- Vesoul Technologia
- PSA
- Poincaré
- Les Saussis
Espaces verts :
Quartiers [modifier]
La ville se compose de sept quartiers de taille variable[38]. Certains de ces quartiers sont reconnus comme agités et violents tel le Quartier du Montmarin qui est classé Zone urbaine sensible, tandis que d'autres sont considérés par le ministère de l’Intérieur comme des zones calmes. Chaque quartier dispose d'une « maison de quartier » destinée aux adolescents et aux jeunes adultes. Il en existe sept : la maison de quartier des Bains, la maison de quartier des Rêpes, la maison de quartier du Stade, la maison de quartier du Grand Grésil, la bibliothèque du Liseron, les Francas et l'Espace Villon[39]. Ces quartiers sont divisés en plusieurs secteurs et zones d'habitat les nombres d'habitants correspondent à l'année 2009 :
- Rêpes-Pontarcher - Vesoul Technologia (1 329 hab.)
- Grand Montmarin (2 205 hab.)
- Vesoul Ouest - Espace de la Motte - Pôle Santé (2 042 hab.)
- Grand Grésil - Stade (2 307 hab.)
- Vesoul Centre Sud - Les Bains (2 294 hab.)
- Vesoul Centre Nord-Saint-Ferjeux - Vieux-Vesoul (1 870 hab.)
- Jean Jaurès-Petit-Banque - Plateau de Cita (1 811 hab.)
Tissu urbain [modifier]
- L'Unité urbaine de Vesoul est le pôle urbain centrée sur la ville de Vesoul. Elle représente les 8 communes faisant partie du Grand Vesoul. En 2009, elle constitue la première unité urbaine de la Haute-Saône avec 29 250 habitants, et occupe la 5e place régionale dans la région. Toutes les communes de l'unité urbaine font partie de la Communauté d'agglomération de Vesoul. Les villes de l'unité urbain sont Échenoz-la-Méline (qui constitue le deuxième pôle urbain de l'unité), Vaivre-et-Montoille, Noidans-lès-Vesoul, Frotey-lès-Vesoul, Pusey et Quincey. L'unité est dotée d'une superficie de 66,6 km2 pour une densité de population de 439 hab./km2.
- L'Aire urbaine de Vesoul est le groupement des 78 communes entourant la ville. Cette aire urbaine rassemble 59 288 habitants ce qui fait d'elle les des plus grandes aires urbaines de Franche-Comté. Ces pôles urbain sont bien évidemment Vesoul, puis suivent dans l'ordre démographie Échenoz-la-Méline, Vaivre-et-Montoille, Noidans-lès-Vesoul, Navenne, Frotey-lès-Vesoul, Pusey puis Quincey. Ces villes sont d'ailleurs les communes de l'unité urbaine de Vesoul. La principale urbanisation de l'aire urbaine de Vesoul se concentre dans son agglomération, donc sa banlieue. Cette aire urbaine révèle d'une taille modeste, comparable à une préfecture départementale.
Architecture [modifier]
L'architecture vésulienne est remarquée par sa construction en pierre calcaire. Le type de calcaire utilisé est généralement de couleur beige et bleue qui s'associe avec un calcaire qui s'apparente au couleur de style baroque. La plupart des édifices qui ont été élevés avec cette pierre se situent en général dans le Vieux-Vesoul. Les maisons bâties avec ce type de pierre révèlent d'une apparence sobre, mais artistique. À partir du XVIe siècle, la ville a sollicité la résistance des bâtiments plutôt que l'élégance, à cause des nombreuses destructions et pillages qu'a subis la ville de Vesoul au XIVe siècle et au XVe siècle. Cette préférence a été inscrite sur les murs, afin de justifier cette prise de décision. Sur un porche, une devise latine a été gravée dans la pierre avec pour inscription « Moderata durant », ce qui signifie « ce qui est modéré dure ». Concernant les matériaux utilisés pour la construction des édifices, le bois est également très présent. Les constructions en bois se trouvent généralement dans les arrière-cours. À partir du XVIIIe siècle, des changements ornementaux ont été mis en place. Pour acquérir plus de lumière à l'intérieur des habitats, des grandes baies viennent remplacer les fenêtres à meneaux (fines pierres verticales). Les meneaux pouvaient également être en forme de croix qui étaient surmontés de bandes de pierre de côté qui séparaient les étages. Ces bâtiments sont principalement protégés par des toits avec fortes pentes. Ces toits sont très souvent bâtis avec des ornements qui embellissent le patrimoine vésulien. Jusqu'au XVIe siècle, Vesoul bâtit ses édifices quelque peu désordonnés à cause des nombreuses pentes que possède le quartier ancien. Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle, que l'architecture vésulienne se développe de façon homogène. Les maisons se ressemblent et accordent leurs apparences entre elles. Certaines maisons abritent une architecture bien à elles. De style médiéval, espagnole, baroque ou germain, les immeubles vésuliens ont su se différencier des autres, grâce à leurs constructions différentes en fonction des époques[40]
Logement [modifier]
En 2009, la ville de Vesoul compte 9 206 logements, pour une population municipale de 15 920 habitants. Sur ce total se partage 8 353 résidences principales soit 90,7 % de l'ensemble des logements, 178 résidences secondaires et logements occasionnels soit 1,9 % et 676 logements vacants pour un pourcentage de 7,3 %. En 1999, sur les 8 028 résidences principales vésuliennes, les propriétaires représentent 30,7 % (2 465 logements), les locataires 65,6 % (5 282 logements) et les logés gratuitement 3,5 % (281 logements). En 2009, le pourcentage de propriétaire augmente de 0,9 % pour atteindre un nombre de 2 639. Cependant la part des locataires diminue de 0,2 % (2 639). Les logés gratuitement ne sont plus que 2,8 %, en 2009 (232)[41]. Entre 1999 et 2009, 455 logements ont été construits dans la ville. Une hausse de 325 résidences principales et de 193 logements vacants a été réalisée entre 1999 et 2009. Cependant une baisse de 62 résidences secondaires et logements et occasionnels est remarquée.
En 1999, la structure des logements de Vesoul était disposée ainsi : 2 053 maisons (23,5 %) et 6 247 appartements (71,4 %). En 2009, la part des maisons diminue légèrement pour atteindre le nombre de 2 029 et la part des appartements augmente considérablement avec un chiffre de 7 062, soit une hausse de 815 (11,5 %)[42].
En 2006, le quartier du Montmarin compte à lui seul 1 014 logements pour une moyenne de 2,6 personnes par résidence principale[43].
Toponymie [modifier]
En 899, un document faisant référence à la ville la désigne pour la première fois par le terme de Castrum Vésulium[44]. Ce terme était le nom du château fort construit au sommet de la Motte de Vesoul pour protéger la ville, mais il se fit détruire par les troupes de Henri IV en 1595. « Castrum » signifie « fortification » et « Vesulium » signifie montagne sur thème préceltique ves « montagne, élévation » (la même toponymie est remarquable du nom Mont Vésuve). Vesoul est donc un loin dérivé de montagne en référence à la Motte de Vesoul qui est une butte de calcaire au centre de la ville, qui a permis la construction et le développement, au fil des siècles, de la ville. Vers 1030, la ville a également été appelé «Castellum» ce qui n'indique ni ville ni bourgade.
Quelques historiens pensent que la Motte de Vesoul a été nommée et occupée dès la plus haute Antiquité. Elie Johanneau croyait que le nom de Vesoul était composé de deux mots gaéliques : bez, en construction nez, tombeau, et houl, soleil, tombeau du soleil. Il verse une image de l'étymologie jolie. On sait que les Celtes avaient coutume d'élever des mottes ou tumulus pour la sépulture de leurs chefs, et que plus le chef était puissant, plus le tumulus était élevé. À Vesoul, le tumulus était tellement gigantesque quel était digne d'un dieu. D’après une explication plus modeste, le nom de Vesoul viendrait du mot tudesque besul, qui signifie pointu, et aurait été appliqué à la montagne à cause de sa forme conique. Ces étymologies paraît peut-être hasardées, mais il est certain que la Motte de Vesoul à faire connaître les terres aux premiers habitants du pays par son aspect bizarre, et on peut penser qu’elle en a reçu un nom caractéristique[45].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
- Fossiles, vestiges et monuments retrouvés
Certaines traces et empreintes confirment que la région de Vesoul a été habitée durant la Préhistoire. Des traces laissées par les populations ayant habités la région certifient que des hommes ont fabriqué et utilisé des outils dans cette période de l'Âge de la pierre. Notamment, un monument mégalithique trouvé dans le pays de Vesoul, le Dolmen de la Pierre-qui-Vire dont la datation serait comprise entre 3500 et 3300 avant J-C. Au fil des années, on a déterminé une légende à cette pierre, qui voudrait que la dalle de couverture tournerait sur elle-même tous les cent ans. Outre ce monument très ancien, qui garnit fortement l'histoire ancienne de la Haute-Saône, des fouilles réalisées sur les plateaux et sites entourant la ville de Vesoul, ont confirmé des traces d'habitat au Camp de César, (site inscrit à l'inventaire national) et au Plateau de Cita (site classé Natura 2000) qui abritaient autrefois des camps romains. La Commission d'Archéologie de Vesoul a authentifié que sur ces deux sites, les vestiges n'étaient pas que romains, il était bien antérieur à leur arrivée dans la province[46].
Toujours aux environs de Vesoul, des autres objets ont été trouvés au sud de la ville dans une grotte, il s'agit de la Grotte de la Baume. C'est une cavité naturelle qui a été fouillée et qui a fourni d'importants restes fossiles et archéologiques comme des crânes et des ossements d'ours… De même qu'un outillage lithique moustérien a également été retrouvé, démontrant une occupation continue de tous les niveaux du Würm ancien. Dans la galerie sud de la cavité naturelle, une occupation de l'âge du bronze final III a également été démontré[47].
Antiquité [modifier]
- Premières traces d'habitat antique
Récemment, des objets du Néolithique et de l'époque gallo-romaine ont été retrouvés à l'emplacement de l'actuelle Vesoul, au Camp de César et au Plateau de Cita qui abritait autrefois un camp romain. Des archéologues ont également découvert au sommet de La colline de la Motte, sur ces différents versants des quartier du Motmarin et quartier du Marteroy, des objets datant de l'Antiquité, principalement des monnaies et des médailles à l'effigie des premiers empereurs romains[48].
Lorsque les Romains ont colonisé la Séquanie, ils ont été marqués par les avantages et les assurances que donnait la colline de la Motte. À l’époque époque gallo-romaine, la bourg est une petite statio[49]. Elle deviendra, au fil des années, le noyau d'une ville, lorsque dans le pays, les incursions des barbares ont obligé les habitants à se réfugier dans cet endroit très protégé. À cette époque, le territoire de Vesoul faisait partie du pagus colerensis qui avait pour chef-lieu Corre. À la fin de la domination romaine, le pagus est transféré à Port-Abucin et se renomma alors pagus portuensis. Plus tard, Vesoul hérita des terres de Port-sur-Saône, lors de la division des contrées en bailliages. Elle détient l’utilité également d’être un relais de poste et gîte d'étape. Les principales voies était Mandeure - Port-sur-Saône (axe Est-Ouest) et Besançon - Luxeuil (axe Nord-Sud). Ces relais régionaux des quatre points cardinaux continue jusqu’au Moyen Âge. Une voie romaine pavée passait d'ailleurs au pied de La colline de la Motte[50].
Moyen Âge [modifier]
- Castrum Vésulium, élévation de la cité, les origines de Vesoul
Vesoul s'est formée à partir de la colline de la Motte de Vesoul, butte de calcaire surplombant la vallée du Durgeon culminant à 375 mètres d’altitude où se trouve désormais la Chapelle Notre-Dame-de-la-Motte. C'est en 899 que la première mention du « Castrum Vésulium » est fondée. Cependant, le Castrum Vésulium fut construit antérieurement à cette date. Il est établi sur le sommet de la Motte, le point central de la ville. Cette emplacement est d'importance stratégique car durant ces périodes de guerres médiéval, cette situation permettait de voir l'ennemie loin[51]. Ce château fut construit par les Comtes de Portois qui délaissent Port-sur-Saône pour fuir à la menace des guerres féodales sur ces terres. En 988, Vesoul connu l'un de ses premiers sièges. Il se fit par le duc Henri Ier de Bourgogne et le comte Lambert de Chalon. Le Castrum Vesulium était tenu par des vicomtes, vassaux des comtes de Bourgogne : le premier connu par les textes est Gislebertus, viscomes vesuli castri (vicomte du château de Vesoul en 1019)[52].
- Développement du bourg
Un bourg se développe à l'abri du château et devient peu à peu un important marché de produits agricoles et artisanaux. Les premières maisons de la ville sont placées à l'intérieur de l'enceinte fortifiée. Avec une capacité de place restreinte, les nouveaux arrivants se fixent en dehors de l'enceinte, sur les flancs de la colline de La Motte où la vigne devient la principale culture. Concernant le développement du bourg, Vesoul était sans doute apparu une place importante et stratégique sous Othon-Guillaume car ce comte en fit le siège d'une vicomté. Les principales raisons à développer la ville en dehors des murailles du château était la difficultés à gravir la Motte, la rareté de l'eau est bien évidemment l'augmentation de la population. En 1005, le vicomte de Beaunes Eudes donna à Saint-Begnigne (avec l'accord d’Othon-Guillaume et de Robert de France) une maison accompagné d'une vigne et d'un pré. Cela marquera le début d'une grande histoire viticole dans la ville. Anecdotiquement, la maison confié était situé « in villa Vussilias ». Ce nom est très probablement le dérivé latin du nom de Vesoul. Les premières habitations du village ont été construites sous les guerres d'Othon, de Méranie et d'Étienne[53]. La colline de La Motte domine alors la plaine du Durgeon. Au XIe siècle, la ville fut nommée Castellum en référence au château qui représentait le bourg fortifié. Durant ce siècle, la ville se présente comme siège de la justice seigneuriale[54]. Vers 1030, la ville est appelé Castellum, par les Romains, qui ne signifie ni ville, ni bourgade mais un camp fortifié. En 1092, les Comtes de Portois fondent dans la ville le prieuré Saint-Nicolas de Marteroy. C'est ainsi l'un des premiers lieux de cultes à Vesoul[55].
Au XIIe siècle, sur le territoire de Vesoul, le sol des prairies qui était au pied de la colline de la Motte était plus bas qu'à notre époque. On la décrit comme un énorme marais entouré de forêt. Souvent, les inondations du Font de Champdamoy ainsi que d'autres sources faisait du territoire de la commune un immense lac où, au milieu, la colline ressortissait. Cet évènement faisait ressembler la colline comme une presqu'île accessible uniquement par le quartier des Rêpes qui est une zone plate du territoire, contrairement à l'opposé, au sud, où l'on trouve des plateaux, des hauteurs…[56]. Durant cette période un autre évènement important eu lieu, il s'agit de la parution du premier maire de Vesoul, en 1140, sous le comte Renaud III. En 1162, Barberousse fut venu à Vesoul pour y juger le litige entre l'abbesse de Baumes-lès-Nonnes et Thierry de Soye[57].
- Début du culte à l'Église du Marteroy
Le mouvement du développement important de la cité a commencé à l’époque de la fondation du Prieuré du Marteroy, par Gislebert Ier de Faucogney, vicomte de Vesoul proche d’un cimetière antique ce qui lui a donné son nom. Au XIIe siècle, le premier prévôt de Vesoul, Lambert de Montbozon, est déclaré dans un acte de 1188. Selon la tradition féodale, la charge de prévôt était héréditaire et donnée en possession à son propriétaire[58]. Au siècle suivant, la famille noble qui fut subvenu au prévôt prit le nom de Famille de Vesoul. Plusieurs échanges de terres vésuliennes s'exercent entre les bourgeois de la région pour le développement du culte chrétien. Entre 1270 et 1286, l'église du Marteroy de la ville va connaître une notoriété qui s'agrandira de plus en plus durant cette tranche d'année. En 1270, Jacques Mignottin (aussi connu sous le nom de Ch. Longchamps), bourgeois de Vesoul fais don, au Monastère du Marteroy, une pièce de vigne. Et c'est en 1271 que Saint Nicolas, le prieur de l'église, achète au bourgeois Jacques Dillez la moitié des dimes de Villeparois, proche de Vesoul. En 1273, Maclet de Traves, bourgeois de Vesoul fais don, au Monastère du Marteroy, de beaucoup de biens mobilier et immobilier. En 1282, Hugues, prévôt de Vesoul, choisit à titre posthume, sa sépulture de l'église du Prieuré du Marteroy, où il avait d'ailleurs fondé une chapelle. En 1286, le comte de la ville donne en échange à l'abbé de Luxeuil, 30 bichets de froment à prendre sur les moulins bannaux de Vesoul[59].
- Vesoul, centre commercial et économique
Au XIIIe siècle, Vesoul apparaît comme un centre commercial et bancaire important[60], animé par la présence d'une communauté juive de changeurs, en liaison avec d'autres engagements bancaires européennes. Cette alors que des foires comme la Sainte-Catherine furent créées. À ce siècle, Vesoul s’entoure de remparts. Dès l’an 1300, les Juifs se sont aménagés par multiple en Franche-Comté. Ils s'installent grâce au Comte de Bourgogne qui leurs demande une faible charge financière[61]. L’établissement à Vesoul de la plus grande et de la plus prospère colonie juive de la province n’est pas inconnu à la croissance économique de la ville. Au XIVe siècle, Vesoul devient la capitale du Bailliage d'Amont[60], possédant ainsi une activité administrative importante qui s'est confirmer plus tard.
Le XVe siècle [modifier]
Les plus anciens hôtels particuliers de Vesoul date de ce siècle. L'Hôtel Carriage et l'Hôtel Thomassin sont édifié à la fin du XVe siècle. Les hôtels particuliers tels l'Hôtel Carriage et l'Hôtel Thomassin, sont solidement ancré dans un contexte historique et social. Les styles des maisons permet de dater leur ancienneté. La pierre locale en fait une construction unique, et le blason de la famille, sculpté généralement au-dessus de la porte principale, donne toutes les indications sur les propriétaires de la maison.
À ce siècle, un bâtiment important fut inaugurée dans la ville. L'hôpital ouvre ses portes en 1442, au centre de la ville. Cet hôpital fut fondé par Jean Sardon. En 1442, il était situé dans l'Hôtel de ville de Vesoul[62].
En 1479, le Castrum Vesulium est lourdement anéantie par les généraux de Louis XI, Charles Ier d'Amboise. et Georges II de La Trémoille[63].
Le XVIe siècle [modifier]
- L'épilogue final du Castrum Vesulium
À ce siècle, les Vésuliens ont du mal à réaliser les nombreux pillages et sièges qu'ils ont subi. La peste dévastant la ville en 1586 et les sièges anéantissant le château Castrum Vesulium en 1595, s'est révélée tragique pour la population. Durant 10 ans, la population de la ville a diminué très fortement. Dans un mémoire de 1613, la ville est alors qualifiée de « petite bourgade dénuée de forteresse ». Durant tout le haut Moyen Âge, le Castrum Vesulium a joué un rôle militaire important, protégeant les habitants, les maisons ainsi que tout le commerce. Le château a fait naître la ville, jusqu'à la faire apparaître comme un centre économique et judiciaire important, mais malheureusement s'éteint à cette époque. Les ruines du château se font encore apparaître dans un jardin proche de la Manutention. Ces ruines représentent la tour d'Angle, dans le nord de l'enceinte. Plusieurs auteurs, tel Dom Couderet, présentent la forme du Castrum Vésulium comme un parallélogramme. Les côtés du château était alors orientés dans les quatre points cardinaux, nord, sud, est et ouest. Le début de l'enceinte du château était alors bâti à la Porte Basse. Le moulin Chalot s'est construit près de l'ancien étang du Breuil, desséché en 1553[62].
Le XVIIe siècle [modifier]
- Les conquêtes, la guerre de dix ans et l'annexion de la ville
La peste de 1586 avait complètement anéanti la population vésulienne. Malheureusement en 1635, cette épidémie ravagea de nouveau la ville à tel point qu'elle avait totalement rempli les places de l'Ancien cimetière de Vesoul. Durant ce siècle, Vesoul a connu de nombreux maladies et épidémies qui baissèrent considérablement sa population. À la suite de ces atrocités, le magistrat et ses compères prirent de nombreuses mesures nécessaires pour éviter au maximum la contamination. C'est alors que des gardes aux différentes portes de la ville ont été placés, pour empêcher la venue de personnes soupçonnées d'être contaminé. Mêmes précautions pour l'intérieur de la cité, en n'empêchant la sortie du territoire des habitants, pour en diminué la propagation dans la province comtoise. Après la fin du pacte de neutralité de 1611, les ennemis parcoururent toute la province en recherche de terres. Ils furent repérés dans les environs de Vesoul. Ils ont été repérés par un système de sécurité installé aux frontières nord de la ville et dans l'enclave des jardins des Annonciades, des Ursulines et des Jésuites, en 1635. Un système de sécurité fut également installé à l'ouest de la ville, en 1638, à l'emplacement des abattoirs. De 1635 à 1637, le passage du duc de Lorraine à perturbé la ville, est et considéré comme la cause de la Guerre de Dix Ans. Au début de l'année 1636, les archives de Vesoul furent transférées à Besançon, à cause des nombreux ennemis et pilleurs qui rodaient dans la région de Vesoul. Le 17 juin 1636, Vesoul prépara une armée de 300 hommes, dirigé par M. Lambelin, envoyé pour les défenses franc-comtoises. À la suite du siège du château de Ray, durant son passage dans la ville, en septembre 1641, M de Grancey pilla financièrement Vesoul. Il prit également en otage des vésuliens, jusqu'au 30 septembre 1941, pour une rançon de 40 000 livres. Parmi ces otages se trouvaient Aymonnet, Froment, Buretel, Favière, François, Terrier, Damedor, Demongenet, Mercier, Clerc, Flavigny… À la suite de ce passage, de nombreuses fortifications de Vesoul furent détruites. Le 16 mars 1644, les troupes de Turenne dévastèrent également la ville en détruisant l'Hôtel de ville de Vesoul et les archives, en faisant donc opposition en clauses de capitulation qui ont été signé dix jours après le 29, et qui disait que les religieux ne serait pas torturé, que la ville ne serait pas envahie… Turenne prit possession des terrains devant le couvent des Annonciades pour et y mettre en garnison 500 soldats. La ville à du payée 2 000 livres pour le rachat des cloches qui ont été détruites. Le traité de Munster de 1648 et la date de la guerre pour le droit de dévolution de 1668, ont été des dates de reconstruction pour Vesoul, car entre ces 2 dates, le calme et la paix régnait dans la ville. Malgré cette ère paisible, Vesoul n'a pas refondée ces fortifications d'antan, et virent un siège en 1668, par les Français. Le 4 mars 1674, MM de La Feuille et Listenois, sous la direction du duc de Navailles, envoya un éclaireur pour capituler avec le Magistrat de Vesoul. Le capitaine Macon d'Esboz arma les riches habitants et détruisirent le Pont du Durgeon de Vesoul. Le soir du 5 mars 1674, un nombre jugé « infini » de Français restèrent entre les flancs des villages d'Echenoz et de Navenne, sur un versant du Plateau de Cita. Sous la pression de Français, Vesoul jugea préférable de céder et de protéger au maximum les biens des riche bourgeois de la ville et de cacher les jeunes personnes, tout en négociant et en capitulant avec les Français. Par le traité de Nimègue, la province de Franche-Comté fut définitivement rattachée à la France, le 17 septembre 1678. À la suite de cette annexion, la ville garda tout de même son administration municipale ainsi que son rôle de capital du Bailliage d'Amont et privilégie d'un présidial et d'une maîtrise. À cette époque, Vesoul disposa également d'un maire, de douze conseillers, d'un syndicat et d'un secrétaire. Tout comme au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué à Vesoul par la riche architecture qu’apporte la ville et ces constructeurs. Vesoul voit aussi se construire à cette période plusieurs monuments et maisons notables comme le Palais de justice. Les constructions d'hôtels particuliers se multiplient durant ce siècle comme l'Hôtel Simon Renard, l'Hôtel de Mongenet et l'Hôtel de Magnoncourt, attestant d'une certaine prospérité[64].
Le XVIIIe siècle [modifier]
- Vesoul, centre judiciaire et agricole
L'incorporation de la Franche-Comté à la France sous le pouvoir de Louis XIV a permis de mettre fin nombreuses guerres et pillages. C'est entre la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle que l'objectif d'augmenter les instances judiciaires et administratives à Vesoul se devient de plus en plus important. L’intendant de Franche-Comté détient un ambassadeur qui travaille à Vesoul, il s'agit de son subdélégué. L’intendant de Franche-Comté, qui jouera un rôle important pour la fondation d'un centre judiciaire à Vesoul, ordonne l'élévation l’hôtel du Présidial situé à la place des anciennes halles. En 1696, date qui marque un grand pas en avant concernant la justice à Vesoul, est créé le Présidial de Vesoul. Ce tribunal évite ainsi d'aller jusqu'à Besançon pour avoir recours au Parlement régional. Grâce à la création du Présidial, Vesoul va connaître un grand nombre d'avocats et de juges s'installer à Vesoul. À la suite de ce changement considérable de niveau de vie, la ville va en profiter pour accroître son économie, sa population, construire de multiples bâtiments contenant des associations et améliorer ses besoins routiers et de transports. À l'époque du XVIIIe siècle, Vesoul est avant tout un centre agricole très important qui associera le commerce des bois des grains et des animaux. Cette notoriété agricole est due à l'organisation des multiples marchés, foires, braderies, expositions et festivals dans la ville comme la Foire de la Sainte-Catherine. Les fêtes sont alors très actives dans la ville. En raison de ce grand nombre d'activités agricoles et artisanales, les bourgeois augmentent en grand nombre. Ces bourgeois sont principalement des libraires-imprimeurs ou même des orfèvres[65].
- La population et le moyen de vie vésulien
À ce siècle, d'autres nouveaux moyens de vie s'installent brièvement à Vesoul. Les moyens de transports des messages s'y développent. C'est alors que des diligences, des messageries royales et des voitures publiques vont raccorder la ville de Vesoul à Gray, Belfort, Besançon, Langres et même des villes de Lorraine. Concernant la démographie durant ce siècle, elle augmente vivement. Au recensement de la population de 1688, la ville comptait 2100 habitants. La population double en 1792, puisque le bourg compte alors 4834 âmes. Des habitations, des logements, des demeures, des auberges et des hôtels se construisent dans la ville, principalement dans la rue de l’Aigle noir et dans le Faubourg-Bas (actuel rue Paul-Morel). Le Faubourg Bas marquait alors l'entrée de la Vieille ville de Vesoul. De nombreuses maisons et logements, sont alors construits tels l'hôtel Pétremand, l'Hôtel Lyautey de Genevreuille et la Maison Ébaudy de Rochetaillé. À cause du trop grand nombre d'habitants dans le bourg, ils sont contraints de construire leurs maisons en dehors des murs de la ville. C'est alors que plusieurs faubourgs et hameaux s'étendent autour de Vesoul. Les principaux écarts qui se sont développés sont le Faubourg-Bas, qui possède de nombreux commerçants et aubergistes, et le Faubourg-haut (actuelle rue Baron-Bouvier), qui abrite de riches bourgeois, nobles, magistrats, avocats… La croissance de la population vésulienne oblige la construction d'habitations, mais également l'édification d'autres bâtiments importants, tel un abattoir inauguré en 1764 à la rue des Boucheries. Un agrandissement de l'hôpital, qui datait de 1619, est alors réalisé. Le personnel municipal (corps de ville) s'établit dans l’hôtel Raillard de Grandvelle et dans l’hôtel de Salives, en 1768, à la suite de l'incendie de l'Hôtel de ville de Vesoul. Un bâtiment important s'édifie également, il s'agit de la caserne qui fut bâtie en 1740. Concernant le culte, l’Église Saint-Georges de Vesoul est élevée place du marché, entre 1736 et 1745, puis consacrée en 1756. Elle offre aux visiteurs une architecture très curieuse. Sa façade jésuite, déjà peu classique en elle-même, est surmontée du pignon du toit. Au XVIIIe siècle, trois grandes classes sociales se comptent à Vesoul. D'une part les vignerons, les agriculteurs et les journaliers, qui constituent ensemble la classe pauvre. D'autre part la classe moyenne qui se distingue par les artisans et le personnel subalterne de l’administration. On remarque également, bien évidemment, une classe riche composée de riches bourgeois comme des avocats et des marchands, de membres du haut-clergé et de la noblesse. À la fin de ce siècle, Vesoul se montre comme une ville de province très attractive et mouvementé. Ville dirigée par des juristes, des marchands et des propriétaires terriens. Ce fort développement économique, démographique, judiciaire… et la paix qui est retrouvée dans la ville fait profiter des villages alentour des nombreux pillages et sièges que Vesoul a pu endurer durant les siècles précédents. Le XVIIIe siècle est également le siècle de l'architecture et de l'ornement à Vesoul puisque de multiples fontaines sont construites dans la ville. Concernant les logements, les architectes doivent créer des immeubles qui se ressemblent. Depuis 1678, avec le Traité de Nimègue, la Franche-Comté est française, et de nouvelles lois contribuent à enrichir la région. Avec le système du « quart de réserve », les communes reconstruisent églises et fontaines grâce aux ventes de bois. Vesoul profite de cette expansion. Tout au long de ce siècle, l’urbanisme de Vesoul évolue, des places se créent, les rues s’élargissent, et les bâtiments publics sont reconstruits[66].
Le XIXe siècle [modifier]
La vie religieuse à Vesoul s'étend encore au XIXe siècle puisque l'Église protestante de Vesoul et la Synagogue de Vesoul y sont construitent. Vesoul fut, du 27 janvier au 8 juin 1814, capitale d'un État tampon créé à la chute de l'Empire, entre la France et l’Allemagne, composé de l’ancienne province de Franche-Comté, du département des Vosges, des principautés de Montbéliard et de Porrentruy[67]. En 1857, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte est érigée en action de grâce pour avoir épargné la ville du choléra en 1854. Elle devient siège de la préfecture le 12 mars 1800. Avant le XIXe siècle, la principale chance du Vieux-Vesoul fut d’avoir été épargnée par des constructions postérieures. À partir du XIXe siècle fut fort tenté de détruire de nombreuses maisons pour créer des boulevards. Un quartier du Vieux-Vesoul, situé en bas de l’actuelle rue Baron Bouvier, a bien failli être complètement détruit, mais ce projet ne fut finalement jamais réalisé. Il reste donc à Vesoul un centre ancien remarquablement préservé. Le XIXe et XXe siècles ont respectivement construit en couronne autour du centre ancien, et ont donc légué une ville dont les différentes époques sont parfaitement lisibles. À partir de 1900, de belles maisons s’édifient non loin du centre-ville, adoptant les styles en vogue à l’époque : Modern Styl, Art nouveau et Art Déco.
Le XXe siècle [modifier]
Le XXe siècle à Vesoul est hautement marqué économiquement. L'Usine PSA de Vesoul est construite donnant alors plus de 4 000 emplois à la ville, ainsi une augmentation de la démographie de 8 000 habitants. Le Lac de Vesoul - Vaivre y est inauguré en liaison avec l'usine.
Depuis 1990, l'urbanisation à Vesoul s'étend. De multiples lotissements tel la Taillevanne, le quai René Weil et l'avenue du lac sont agrandit et la zone de l'Espace de la Motte s'étend petit à petit au nord de la ville.
Frise historique [modifier]

Famille de Vesoul [modifier]
Administration et politique [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, 56,50 % des vésuliens ont voté contre la Constitution européenne tandis que 43,50 % ont voté pour. Sur les 9 370, 2 755 personnes se sont abstenues de voter soit un pourcentage de 29,40 %[68]. Lors de l'élection présidentielle de 2007, les résultats du premier tour ont classé Nicolas Sarkozy (32,31 %) en tête devant Ségolène Royal (28,95 %) et François Bayrou (15,73 %). Le second tour est remporté par Nicolas Sarkozy avec 51,42 % (4 071 voix). Ségolène Royal totalisa donc 48,58 % pour 3 846 votes[69]. Lors de l'élection présidentielle de 2012, les votes à Vesoul au premier tour ont amenés François Hollande (socialiste) en tête avec 32,17 % (2 322 voix) suivis de Nicolas Sarkozy (UMP) avec 27,69 % (1 999 voix) et de Marine Le Pen (FN) avec 16,48 % (1 190 voix). Lors du second tour, les électeurs ont voté à 55,17 % pour François Hollande et 44,83 % pour Nicolas Sarkozy[70].
Depuis 1995, la majorité de la population vésulienne est tournée vers la droite (Union pour un mouvement populaire), lors des élections municipales. L'élection du maire Alain Joyandet (1995-2012) et de Alain Chrétien (2012) en confirme.
Au début de l'année 2012, Alain Joyandet, le maire de Vesoul depuis 1995, annonce qu'il quittera volontairement la fonction de maire. Le 17 mars 2012, il laisse sa place à son premier adjoint, Alain Chrétien[71].
La ville appartient à la première circonscription de la Haute-Saône. Le député de cette circonscription législative est Alain Chrétien (UMP). Il fut élu le 20 juin 2012 lors des élections législatives de 2012 en Haute-Saône avec 29 688 voix (53,35 % de l'ensemble des voix)[72].
Maires de Vesoul [modifier]
Depuis 1953, cinq maires se sont succédé à Vesoul :
Divisions administratives [modifier]
Cantons [modifier]
De 1790 à 1973, Vesoul est le chef-lieu du canton de Vesoul. En 1973, le canton de Vesoul est scindé en deux. Deux cantons sont créés avec la banlieue de Vesoul, le canton de Vesoul-Ouest et le canton de Vesoul-Est. Désormais, la ville est le chef-lieu de deux cantons (Vesoul-Ouest et Vesoul-Est)
- Le canton de Vesoul-Ouest se compose de 12 communes et des quartiers sud de Vesoul. (quartier Vesoul Ouest - Vieux-Vesoul - Jean Jaurès-Petit-Banque - Vesoul Centre Sud)
- Le canton de Vesoul-Est est constitué de 13 communes et regroupe les quartiers nord de Vesoul. (quartier Montmain - Rêpes - Grand Grésil - Stade)
| Conseiller général | Canton | Code cantonal | Population (2009) | Communes | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sylvie Manière | Canton de Vesoul-Ouest | 70 29 | 17 700 hab. | 12 | ||
| Jean-Claude Ayala | Canton de Vesoul-Est | 70 26 | 15 393 hab. | 13 |
Intercommunalité [modifier]
Vesoul est le siège de la communauté d'agglomération de Vesoul. La communauté d'agglomération de Vesoul remplaça le 1er janvier 2012, la communauté de communes de l'agglomération de Vesoul. En 2009, cette structure intercommunale totalise 33 842 habitants pour une superficie de 140,45 km2. Elle possède dix-neuf communes : Andelarre, Andelarrot, Chariez, Colombier, Comberjon, Coulevon, Échenoz-la-Méline, Frotey-lès-Vesoul, Montcey, Mont-le-Vernois, Montigny-lès-Vesoul, Navenne, Noidans-lès-Vesoul, Pusey, Pusy-et-Épenoux, Quincey, Vaivre-et-Montoille, Villeparois et Vesoul. Son président est Alain Chrétien, qui à également la fonction de maire de Vesoul[73]. L'amplitude de l'altitude des différentes communes de cette structure intercommunale varie de 211 mètres à 447 mètres[74].
La communauté d'agglomération de Vesoul est membre du pôle métropolitain Centre Franche-Comté. Cette structure regroupe les plus grandes agglomérations de la partie centrale de la région Franche-Comté. Les cinq agglomérations de ce pôle métropolitain sont la communauté d'agglomération de Vesoul, la communauté d'agglomération du Grand Besançon, la communauté d'agglomération du Grand Dole, la communauté d'agglomération de Lons-le-Saunier et la communauté de communes du Larmont[75].
De 1790 à 1795, la ville fut le chef-lieu du district de Vesoul, qui regroupait 11 cantons dont celui de Vesoul.
Arrondissement et pays [modifier]
La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Vesoul, qui regroupe 129 436 habitants pour une superficie de 3 511 km2 (plus de la moitié du territoire haut-saônois), soit une densité de population de 37 habitants/km². L'arrondissement de Vesoul rassemble 351 communes répartis dans 19 cantons. Il dispose du code d'arrondissement 702[76].
Vesoul est le siège d'une structure de regroupement de collectivités locales françaises, le pays de Vesoul et du Val de Saône. Le pays de Vesoul et du Val de Saône réunit 69 243 habitants. Il regroupe 172 communes sur 1 579 km2, soit un peu moins du tiers du territoire départemental. Sa densité de population est de 43,9 habitants/km². Le pays de Vesoul et du Val de Saône a pour président Alain Chrétien, qui à également la charge de maire de Vesoul et de président de la communauté d'agglomération de Vesoul[77].
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Depuis le début de son histoire, Vesoul a obtenu de nombreuses places administratives et judiciaires importantes. Dès le XIe siècle, la ville est le siège d'une vicomté. Les vicomtes de Vesoul sont également sire et seigneur des bourgs voisins. En 1333, Vesoul obtient une place administrative reconnue car la ville devient la capitale du Bailliage d'Amont. Ce territoire comprenait tout l'espace haut-saônois actuel et s'étendait jusqu'aux portes de Besançon. Vesoul sera chef-lieu du Bailliage d'Amont jusqu'à la Révolution française[78]. Le 12 mars 1800, la ville confirme son statue de ville administrative en devenant la préfecture de la Haute-Saône[79]. Grâce à sa fonction de préfecture départementale, Vesoul dispose de plusieurs juridictions administratives et judiciaires.
Le palais de justice de Vesoul inclut un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes[80]. L'ordre des avocats au barreau de Vesoul y est présent[81]. La ville détient une antenne de la chambre de métiers et de l'artisanat de Haute-Saône et de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Saône. Vesoul est également le siège du conseil général de la Haute-Saône et des archives départementales de la Haute-Saône. Les principaux bâtiments où sont réunis l'administration sont l'hôtel de ville et l'hôtel de préfecture.
Sécurité [modifier]
La vidéo protection a été adoptée par la ville pour assurer la sécurité tout en garantissant le respect de la vie privée, puisque la lecture est réalisée uniquement par la Police Nationale, dans le cadre d’une commission rogatoire. Au printemps 2010, deux caméras ont été implantées sur le quartier de Jean-Jaurès-Petit-Banque. À l’automne 2011, le quartier de la nouvelle gare multimodale s’est vu lui aussi doté de trois nouvelles caméras. Puis la fibre optique a été installée dans le centre ancien, une caméra enregistre la circulation au parking Ravatin depuis le début de l’année 2012. En septembre 2012, trois nouveaux dispositifs de vidéo surveillance ont été installés : place de l’église, place du palais et rue Saint-Georges. La ville a également équipé les édifices administratifs importants de caméras de surveillance pour augmenter la sécurité et la prévention. Les principaux bâtiments à comporter des caméras de surveillance sont l'Hôtel de préfecture de la Haute-Saône et l'Hôtel de ville de Vesoul[d 1].
D'après un sondage auprès de 400 villes françaises, Vesoul a été classée 102e des villes les plus dangereuses de France avec un taux de criminalité de 78,94 sur 1 000. C'est ainsi la deuxième ville de Franche-Comté possédant un taux de criminalité le plus haut[82].
Vesoul détient plusieurs infrastructures de sécurité, tel la maison d'arrêt de Vesoul, le commissariat de police nationale et la gendarmerie nationale.
Politique environnementale [modifier]
Du captage à la distribution, de la consommation à l’assainissement, Vesoul protège ses ressources naturelles pour produire plus de 2 millions de m3 d’eau potable et les conduire à travers un réseau de 100 kilomètres pour desservir environ 30 000 habitants, sur les territoires des communes de Vesoul, Quincey, Frotey-lès-Vesoul, Coulevon, Noidans-lès-Vesoul, Vaivre-et-Montoille, et en partie sur les communes de Navenne, Villers-le-Sec, Colombe-lès-Vesoul, Dampvalley-lès-Colombe, Pusey, Neurey-lès-la-Demie, La Demie[b 1].
En amont, la Font de Champdamoy, une des plus grande ressources en eau captée de Franche-Comté, peut fournir jusqu’à 9 000 m3 par jour qui est traités dans l’usine des eaux située à Quincey, propriété de la Ville de Vesoul. Site naturel classé depuis 1913, la Font de Champdamoy est une résurgence karstique dont le cheminement souterrain de l’eau au sein de la roche calcaire n’est pas encore totalement connu. La ville de Vesoul prit conscience de l'impact important qu'à la Font de Champdamoy sur les ressources de l'agglomération vésulienne. Vesoul a changé les périmètres de protection du captage d’eau de la Font de Champdamoy afin de réglementer l’occupation et l’usage du sol dans un secteur allant de Vesoul jusqu’à Cerre-lès-Noroy et prévenir les éventuels risques de pollution. Ce changement est une mesure de sécurité qui vient compléter l’interconnexion du réseau d’eau vésulien avec celui du Breuchin permettant, en cas de pollution, d’assurer la continuité du service public en disposant d'une source d’approvisionnement alternatif. De l’usine des eaux de Quincey, où sont pratiqués annuellement 57 contrôles analysant plus de 3 000 paramètres, sortent quotidiennement plus de 5 000 m3 dirigés vers des réservoirs permettant d’assurer la distribution en continu et de stocker l’équivalent de 36 heures de consommation. Des réservoirs qui bénéficient actuellement de profonds travaux d’étanchéité en complément des 1 296 interventions d’entretien réalisées sur le réseau en 2008, mais aussi le changement de plus de 500 mètres de canalisations et la suppression de 100 branchements en plomb[b 2].
En aval du robinet correspond à la récupération et au traitement, plus de 100 km de réseau d’assainissement sont entretenus par les services municipaux de Vesoul, mais également par la Communauté d'agglomération de Vesoul qui s'occupe des grands bâtiments, telles que les gros collecteurs, les déversoirs d’orages, les postes de relevage et surtout la station d’épuration. Vesoul et la communauté d'agglomération surveillent le réseau de production d’eau potable et le traitement des eaux usées. Le rapport de l’agence de l’eau en confirme, la qualité de l’eau du Durgeon s'améliore petit à petit[b 3].
Vesoul tiens à préserver et à développer son service municipal de l’eau qui gère la Font de Champdamoy, l’usine de traitement des eaux à Quincey, et le réseau de distribution dans chaque résidence et maison. Grâce à l'agglomération, la ville a engagé d’importants efforts sur l’assainissement et le traitement des eaux usées : la station d’épuration située sur la commune de Pusey permet de traiter de manière efficace l’ensemble des effluents de l’agglomération. Elle a déjà démontré son efficacité puisque la qualité des eaux de la rivière du Durgeon est en progression. Contrairement à d’autres villes et aux socialistes qui voulaient privatiser le service des eaux dans les années 1990, Vesoul à choisi de maîtriser l’ensemble de la filière, du captage jusqu’à l’épuration avec le succès que le service connaît : une eau de qualité au meilleur prix. Certes, ces nouveaux équipements nécessitent de réévaluer le prix de l’eau. Ce prix à Vesoul reste grandement compétitif comparé à d’autres villes de la région dont les prix dépassent en moyenne 3 €. L’abonnement reste très inférieur au prix pratiqués ailleurs et permet ainsi de ne pas grever ceux qui, par leur geste citoyen, limitent leur consommation[b 4].
En 2011, le prix de l'eau à Vesoul est de 2,82 €/m3[b 5].
Jumelage [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 15 761 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Immigration [modifier]
L'immigration à Vesoul est différente selon les secteurs et quartiers de la ville. La ville est bien distinguée des différentes zones d'immigration et de leur provenance. En découpant la ville en deux, une partie nord et une partie sud, un fort taux de nationalité étrangère se trouve dans les quartiers nord de la ville, par rapport au quartier sud. En effet, les quartiers des Rêpes et du Montmarin (classé Zone urbaine sensible) sont les quartiers ayant le plus au taux d'immigrés et d'étrangers venant principalement d'Afrique du Nord (ce chiffre est estimé entre 25 et 30 % de la population de ces deux quartiers)[86]. En revanche, la partie sud de la ville, le Centre historique de Vesoul et ses quartiers entourant, se remarque plus par une population d'origine française en majorité. Quelques personnalités célèbres ont d'abord immigré à Vesoul. Salah Gaham, le gardien d'immeuble décédé durant les Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises en voulant porter secours à des étudiants, à Besançon. Salah Gaham était né en 1971 à Annaba, en Algérie mais a passé sa jeunesse dans une cité HLM du quartier du Montmarin. Une autre personnalité étrangère de Vesoul c'est fait connaitre. Nora Atamna, jeune quarantenaire, s'est installée avec sa famille dans le quartier des Rêpes à Vesoul, il y a près de 30 ans. C'est une algérienne qui a reçu le prix du soutien à l'intégration des mains de Brice Hortefeux. Ce prix méconnu a été créé le 12 février 2008. Il est destiné à valoriser des français d'origine étrangère, qui aident à soutenir l'intégration et la coopération des échanges des gens immigrants originaire de Corée, Géorgie, Rwanda, Congo et Kosovo. Globalement, sont travail consistait à s'occuper des habitants de son quartier et de les aider. Elle attache plus précisément son attention concernant le travail des jeunes filles dans les quartiers sensibles de Vesoul[87]. Durant la Seconde Guerre mondiale, Vesoul fut un camp d'immigrés important, le Frontstalag 141, du notamment à la venue de plus de 200 indigènes[88]. Étant donné qu'il y a une forte population musulmane dans Montmarin, la Mosquée Arrahma de Vesoul y a été construite.
En 2009, Vesoul possède 1 549 immigrés sur ces 15 920 habitants[89].
| Algérie | Maroc | Turquie | Portugal | Italie | Autres pays | |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
|
217 | 322 | 127 | 214 | 71 | 224 |
|
|
320 | 430 | 190 | 180 | 60 | 352 |
Enseignement [modifier]
Vesoul est située dans l'académie de Besançon. Les établissements scolaires de la ville regroupent plus de 10 000 élèves et étudiants[92].
Établissements scolaires [modifier]
La ville administre huit écoles maternelles et sept écoles élémentaires communales. Le département gère trois collèges publics (Collège Jean-Léon Gérôme, collège Jacques Brel et collège Jean Macé). Les Vésuliens disposent également d'un collège privé catholique (Collège de Marteroy). La région gère cinq lycées : deux lycées d'enseignement général et technologique (Haberges et Belin), deux lycées d'enseignement professionnel (Pontarcher et Luxembourg) et un lycée agricole (Munier).
A partir de 1982, une zone d'éducation prioritaire est créée dans les quartiers Nord de Vesoul. Elle réunit les quartiers du Montmarin et des Rêpes. La zone comprend trois écoles maternelles (Saint Exupéry, Montmarin II et Jean-Morel), une école d’application, deux écoles primaires d’application (Repes Sud et Pablo-Picasso) et un collège (Jacques Brel). Au total 1300 élèves sont scolarisés dans les établissements scolaires du quartier du Montmarin et des Rêpes ce qui représente environ 15 % des écoliers et des étudiants de la ville. La ZEP dispose d’un coordonnateur[93]. Depuis 2006, un accueil spécifique des étudiants est réalisé début septembre, la « speed rentrée ». Au travers d'activités ludiques, sportives et culturelles, des liens sont ainsi créés entre les étudiants des différentes structures universitaires.
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Écoles maternelles
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Écoles primaires
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Collèges publics
Collège privé |
Lycées général et technologique
Lycées professionnels
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Études supérieures
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Études supérieures et universitaires [modifier]
Vesoul dispose d'écoles d'enseignement supérieur. La ville compte 1200 étudiants répartis entre un IUT, un IUFM, un IFSI, une EGC et de multiples BTS[94]. Un Conseil de la vie étudiante (CVE), animé par l'adjoint en charge de l'Enseignement Supérieur, a été créé en 2011. Il propose des activités visant à dynamiser la vie étudiante.
L'institut universitaire de technologie de Vesoul, situé 4 avenue de Varsovie, propose 3 diplômes universitaire, le DUT Gestion logistique et transport, le DUT Génie industriel et maintenance et le DUT Hygiène Sécurité Environnement[95]. Certains BTS sont, comme la plupart des BTS, situé dans des lycées. Le lycée du secteur des Haberges propose le BTS Négociation et relation clients et le BTS Assistant de manager. Il propose également une préparation aux concours sanitaires et sociaux[96]. Le lycée Edouard Belin, quant à lui, propose également des études supérieurs sous forme de BTS mais orientées dans le technique. On y trouve le BTS Industrialisation des Produits Mécaniques, le BTS Mécanique et Automatismes Industriels, le BTS Electrotechnique[97]. Les Enseignements d'exploration du lycée Belin sont : Histoire des arts et patrimoine, biotechnologie, principes fondamentaux de l'économie et de la gestion, méthodes et pratiques scientifiques, sciences économiques et sociales, santé et social et italien en 3e langue. Un autre établissement scolaire propose de multiples diplômes, il s'agit de l'École de gestion et de commerce de Vesoul. On y trouve des formations dans le management et développement personnel, l'économie, droit et culture d’entreprise, Marketing et action commerciale, la gestion et outils de gestion, l'international et compétences linguistiques et le pôle spécifique aux campus[98]. À Vesoul, d'autres possibilités de poursuite d'études sont envisageable, comme à l'institut universitaire de formation des maîtres et à l'institut de formation en soins infirmiers.
Manifestations et festivités [modifier]
- Marché hebdomadaire sur la place Pierre-Rénet : les jeudis et samedis matin
- Brocante : le 3e dimanche chaque mois
- Festival international des cinémas d'Asie : en février
- Les foulées de la Motte : début avril
- Moto-cross : en mai
- Jazz en Franche-Comté : en juin
- Marché des vacances (braderie) : fin juin
- Feux d'artifices au Lac de Vesoul - Vaivre : les 14 juillet et 15 août
- Cox Party : fin juillet
- Courses hippiques : en août
- Semaine de la pétanque sur la place des Allées : en août
- Triathlon de Vesoul au lac de Vesoul - Vaivre : en août
- Fête du miel : fin août
- Speed rentrée : début septembre
- Festival de l’élevage : en septembre
- Foire exposition : tous les 2 ans, mi-septembre
- Journées du Patrimoine : le 3ème week-end de septembre
- Salon des peintres amateurs : en octobre
- Courir à Vesoul : en octobre
- Semaine du goût : en octobre
- Festival Jacques Brel : en octobre
- Foire de la Sainte-Catherine : le 25 novembre
- Illuminations de Noël : en décembre
Événements culturels [modifier]
Le festival international des cinémas d'Asie, surnommé FICA, est un célèbre festival de cinéma asiatique créé en 1995. Le festival se décrit comme la venue de centaines d'acteurs et de réalisateurs asiatiques qui sont invités pour présenter leurs films. Le Cyclo d'or récompense le meilleur film lors de ce festival. L'année 2012 voit la 18e édition de ce festival. Il est le plus grand et le plus vieux festivals de cinéma, à accueillir plus de 30 000 visiteurs et a présenté plus de 90 films. C'est le seul festival au monde à présenter des films de tout le continent asiatique, du Proche à l'Extrême-Orient[99].
Le festival Jacques Brel est un festival de musique annuel qui se déroule au théâtre Edwige-Feuillère. Il a été créé en 2000 et dure 2 semaines, généralement durant la période d'octobre. Il permet à des jeunes artistes de se faire connaître. Le festival est très réputé musicalement dans la région. Il est également connu à l'extérieur des frontières comtoises. Les prix sont décernés par un jury de professionnels. De nombreux artistes célèbres sont passés sur la scène de Vesoul. Il y a huit chanteurs ou groupes qui sont sélectionnés pour venir concourir à Vesoul. Ils doivent convaincre le jury en chantant, en l'espace de peu de temps. Deux ans d’expérience musicale à un niveau professionnel sont requis[100].
La foire de la Sainte-Catherine est un grand évènement à Vesoul qui a lieu le 25 novembre dans la ville, c'est une foire alimentaire, agricole et paysanne. Elle est très ancienne puisqu'elle fut créée en 1333. La Sainte-Catherine est, entre autres, la fête du pain d'épices où beaucoup de stands alimentaires en vendent ce jour-là. C'est aussi la fête des jeunes filles appelées « Catherinettes » qui, ayant 25 ans et sont non mariées, invoquent traditionnellement le jour pour se trouver un mari. Cet évènement, très local puisqu'il se déroule uniquement à Vesoul, est vieux de 700 ans. À notre époque, la Sainte-Catherine est une foire commerçante rassemblant plus de 800 stands et plus de 50 000 visiteurs venus de tous le grand est de la France[101].
La cox Party est un rassemblement européen de Coccinelle VW et dérivés (Combi, Transporter, Caravelle…) qui a lieu tous les 2 ans au lac de Vesoul-Vaivre. La première édition eut lieu en 1993. Il y a plus de 600 voitures exposées venant de toute l’Europe et plus de 5 000 visiteurs. En 1990 à Vesoul, des jeunes passionnés de la Coccinelle décident de créer l’association « le Seventy’s Käfer Team ». Celle-ci, en 1993, propose la première Cox Party, une animation hors du commun à Vesoul. En huit éditions, la Cox Party est devenue le premier rassemblement de VW Coccinelle et dérivés en France. En 2008, 600 véhicules et 2 000 participants « VWistes » ont été accueillis dans la ville. Voiture mythique, la Coccinelle rencontre toujours un énorme succèst. La Cox Party attire plus de 5 000 visiteurs : des Vésuliens, mais aussi d’autres Francs-Comtois et des touristes de passage dans la région[102]
Événements sportifs [modifier]
Semaine de la pétanque [modifier]
Depuis 1981, le club de l'Union sportive Vesoul pétanque, avec l'aide de la ville de Vesoul, organise tous les étés une « Semaine de la pétanque ». L'événement accueille plus de 3 500 joueurs venant de toute la France pour s’affronter lors d’une compétition riche en émotion et en convivialité. Elle se déroule principalement sur la place des Allées, à côté du jardin anglais. La ville possède la fierté d’organiser le concours national de la ville de Vesoul qui verra s’affronter les meilleurs joueurs de l’Hexagone. En 2012, la 32e semaine de Pétanque a eu lieu du 30 juillet au 3 août[103]
Elle est la troisième compétition de pétanque la plus prestigieuse, après la Marseillaise et la semaine de Millau.
Triathlon de Vesoul [modifier]
Le triathlon de Vesoul est organisé depuis 1985 au lac de Vesoul - Vaivre. Organisé durant un week-end par le Groupe Triathlon Vesoul Haute Saône, le club de triathlon de la commune, il regroupe plus de 1 200 amateurs et professionnels autour des trois épreuves : 500 mètres de natation, 31,8 km de cyclisme et 7 km de course à pied[104]
Santé [modifier]
Le premier centre hospitalier à Vesoul fut inauguré, en 1442, dans un édifice, aujourd'hui disparu, situé sur l'emplacement actuel de l'hôtel de ville, rue Paul-Morel. Il fut fondé par Jean Sardon[62]. Par la suite, l'hôpital de la ville changea successivement d'endroits. Au début du XXe siècle, l'hôpital est déplacé dans un bâtiment unique et consacrée spécifiquement, l'hôpital Paul-Morel. Inaugurée en 1934, l'hôpital Paul-Morel sera l'hôpital de Vesoul jusqu'en 2009. L'hôpital Paul-Morel est désaffecté depuis cette dernière date[105]. En 2010, le site de l’ancien hôpital Paul-Morel fut obtenu par la ville de Vesoul. Le site a été classé zone d'aménagement concerté et constitue désormais une nouvelle zone dite zone Paul-Morel[106].
Le nouveau centre hospitalier de Vesoul ouvre le 19 septembre 2009 après deux années de travaux. Situé aux Haberges, dans une zone équipée de multiples services sanitaires nommée « pôle santé », le centre hospitalier est doté d'une haute qualité environnementale et d'une modernité incomparable répartis sur une surface de plus de 50 000 m2. Le centre hospitalier est chauffé à 100 % par le bois, soit le 1er hôpital à chaufferie de bois de France[107].
Le centre hospitalier de Vesoul fait partie du centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône. Ce CHI est né le 1er janvier 2002 de la fusion des trois sites de Vesoul, Lure et Luxeuil-les-Bains[108].
La ville de Vesoul dispose également de la clinique Saint-Martin.
Sports [modifier]
Vesoul entretient une longue histoire avec le sport. Vesoul a été élu « Ville la plus sportive de France » en 2001 et est classée dans les 3 finalistes en 2009. Avec 360 jours, 50 week-ends et plus de 46 000 heures de compétitions par an, Vesoul bénéficie d'un diversité sportive très élevée. En partenariat avec l’Office municipal des Sports, la ville de Vesoul accompagne 84 disciplines proposées par des clubs pour en tout servir plus de 8 000 licenciés[109].
De nombreux sportifs sont nés à Vesoul, c'est le cas de Stéphane Peterhansel, grand pilote professionnel de rallye-raid auto et moto, 6 fois vainqueur en moto et 4 fois vainqueur en auto du Paris-Dakar, Julien Casoli, athlète paralympique, champion de France, champion du monde, médaillé olympique et membre de l'Équipe de France, Robert Schurrer, sprinter, Emmanuel Front, athlète du 400 mètres, François Châtelet, athlète du 800 mètres, Mélanie Sandoz grimpeuse championne du monde, Vincent Luis, triathlète professionnel, Laurent Mangel, cycliste, Frédéric Vichot, cycliste, Albert Cartier, footballeur et entraîneur, Patrice Vicq, footballeur professionnel, Anaïs Pihet, rideuse, Bruno Parietti, pongiste, médaillé de bronze aux Championnats d'Europe juniors, Pascal Ottmann, alpiniste…
Quelques clubs sportifs de Vesoul détiennent une renommée nationale, tel le principal club de football de la ville (Vesoul Haute-Saône Football), le club de handball (Cercle Sportif Vesoul Haute-Saône), le club de pétanque (Union sportive Vesoul pétanque)… tandis que d'autres détiennent plutôt une renommée historique tel l'Avant-garde de la Motte de Vesoul, c'est un club omnisports comprenant de multiples sections (basket-ball, boxe anglaise, full-contact…), club ouvrant la voie du sport en club à Vesoul, au début du XXe siècle. En tout, la ville dispose de plus d'une dizaine de gymnases, deux piscines, boulodromes, et stades, et ainsi que de multiples complexes sportifs.
Les principaux équipements sportifs de la ville sont le stade René-Hologne pour le football et l'athlétisme, la piscine des Canetons pour les sports aquatiques, la maison des associations qui est un établissement omnisports comprenant des gymnases, des salles spécifiques… et le lac de Vesoul-Vaivre avec sa base de voile. La ville organise chaque année 2 événements sportifs majeurs : le triathlon de Vesoul et la semaine de la pétanque.
Vesoul accueillera les championnats du monde de side-car cross 2014[110].
Médias [modifier]
La principale presse écrite régionale diffusée à Vesoul est l'Est républicain. La ville possède une presse écrite, la Presse de Vesoul. Des bureaux de l'antenne régionale de France 3 Franche-Comté sont situés à Vesoul. La ville a créé un magazine municipal et d'information de la ville de Vesoul qui se nomme « c'est Vesoul ». Elle dispose également de pages d'information sur le site internet de la communauté d'agglomération de Vesoul, où le magazine est notamment téléchargeable[111] Au nord de Vesoul, dans le quartier du Montmarin, se trouve une médiathèque. Elle est née de la fusion entre le centre départemental de documentation pédagogique et l'institut universitaire de formation des maîtres. Cette médiathèque dispose de plus de 35 000 documents en prêt[112]
La ville de Vesoul compte quelques stations de radios implantées localement. La radio Fréquence Amitié Vesoul détient ses bureaux 2 rue Blaise-Pascal dans le quartier du Montmarin, au cœur des cités HLM du quartier. Cette station de radio émet ses ondes sur la ville depuis plus de 20 ans. L’équipe de la radio divulgue tous les jours des interviews, des reportages et des communiqués. Elle propose une diffusion des programmes 24h/24h, ainsi qu'un style de musique très varié et diversifié. Elle émet de la variété française et étrangère ainsi que d'autres musiques curieuses à découvrir. La radio Fréquence Amitié propose également plus d'une vingtaine émissions thématiques[113]. Vesoul détient une autre station de radio. La radio Vintage fut créée en 2008. C'est une radio Pop-Rock associative qui a pour but de promouvoir les artistes locaux et de faire découvrir par diverses émissions le patrimoine, les associations, la faune et la flore de la Haute-Saône[114]. La ville détient également 2 autres stations de radio. D'une part Chérie FM Vesoul, qui a pour fréquence 94.7, et d'autre part Plein Cœur, qui émet à 107.5.
Religions [modifier]
Christianisme [modifier]
L'implantation du christianisme et des premiers lieux de cultes chrétiens à Vesoul fut réalisés par le vicomte de Vesoul Gislebert Ier de Faucogney. En 1092, il fonde le prieuré Saint-Nicolas de Marteroy[115]. Du XIIIe siècle au XVIe siècle, le christianisme se développa petit à petit au sein du Prieuré du Marteroy. Au XVIIe siècle, de nombreux chrétiens, tel Anne de Xainctonge, vinrent fondés des couvents à Vesoul. Le 30 avril 1605, le couvent des Capucins est construit. Le Couvent des Ursulines de Vesoul s'établi en 1615. Le 23 septembre 1610, le Collège des Jésuites de Vesoul. Quelque temps plus tard, le couvent des Annonciades ouvrira ces portes[116].
Durant la période 1735-1745, l'église paroissiale de Vesoul, l'Église Saint-Georges est élevée sur les plans des architectes Mathieu Duchesne et P. Archange[117]. Sous l'Église constitutionnelle, l'église porta le titre de cathédrale. Vesoul fut également le siège de la circonscription ecclésiastique du Diocèse de Vesoul, de 1791 à 1801. Le seul évêque du diocèse était Jean-Baptiste Flavigny, ancien curé de Vesoul. En 1857, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte est élevée au sommet de la colline de la Motte. En 1914, débute la construction de l'Église du Sacré-Cœur de Vesoul dans le quartier Jean Jaurès-Petit-Banque. À cause de la Première Guerre mondiale, sa construction est repoussée après la guerre. L'une des plus récentes église construite à Vesoul est l'église Saint-Joseph, élevée dans le quartier des Rêpes[118] L'Église Saint-Georges de Vesoul est le siège de l'Unité pastorale de Vesoul qui regroupe les paroisses de 20 communes[119].
Le culte protestant est également présent à Vesoul. Le 18 août 1841, le Temple protestant de Vesoul est fondé par trois suisses, Louis Tournier, Henri Ducommun et Adam Perle[120]. En 1977, le Centre Evangélique de Vesoul de filiation protestante est fondé par le pasteur Christian Ardoin[121].
La communauté des Témoins de Jéhovah de Vesoul détient la salle du Royaume située rue du Grand Chanois, dans le quartier des Rêpes[122].
Judaïsme [modifier]
Au Moyen Âge et plus précisément au XIIIe et XIVe siècles, la communauté juive de Vesoul est l'une des premières de Franche-Comté. Cette communauté juive est influencée par la Famille Héliot de Vesoul. C'est une riche famille composée de banquiers et de commerçants qui faisaient des crédits aux riches et également aux pauvres. Cette famille est reconnu nationalement car elle possédait des clients dans toute la France et même à l'étranger. Grâce aux investigations de la Famille Héliot, Vesoul est alors considéré comme un centre économique et financier français important. La banque d'Hélios de Vesoul effectue des opérations considérables de 1216 à 1318[123]. En 1348, la communauté juive vésulienne se compose de 86 personnes[124]. Lors de cette même année la peste noire survenue à Vesoul et dans sa région. Cette épidémie décima près de la moitié de la population de la ville. Certains habitants y dénonçaient les juifs d’avoir empoisonné l’eau des fontaines, bue par les habitants. Dans la ville, on arrêta pas moins de 80 juifs et juives pour les torturer[125].
En 1872, Vesoul devient le siège du Consistoire de l'Est de la France. En raison de cette fonction importante, la ville accueille de nombreux grands-rabbins. En 1871, le grand-rabbin Isaac Lévy prit poste à Vesoul. Vesoul étant siège du Consistoire de l’Est, la Synagogue de Vesoul est bâtie en 1875, au numéro 11 bis de la rue du Moulin-des-Prés. En 1890, Moïse Schuhl vient à Vesoul pour effectuer son rabbinat. Le Consistoire de l'Est de la France restera jusqu'en 1896[126].
Durant la Seconde Guerre mondiale, le 1re juif arrêté dans la ville eu lieu le 4 mars 1942. Ce Juif se nommait Steffens Simmons et résidait 45 rue Gérôme. Le 15 octobre 1940, les autorités allemandes de Vesoul ordonnent au Préfet d’établir un recensement de tous les Juifs dans toutes les communes du département. Elles ordonnent également d’ajouter sur toutes les devantures les commerces juifs, une affiche jaune avec inscrit en lettres noires « Judisches Geschäft » (ce qui signifie Entreprise Juive)[127].
Aujourd’hui, Vesoul possède une communauté israélite[128]. Créée le 1er juillet 1986, c’est une association déclarée basée 18 rue Rouget de l’Isle.
Islam [modifier]
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Vesoul est connue pour être le camp des prisonniers indigènes coloniaux. Ce camp de prisonniers de l'armée allemande est nommé Frontstalag 141. Lors du recensement de la population du Frontstalag 141, le 21 mars 1941, ce camp compte 1 700 personnes dont 1 500 français et 200 indigènes. Parmi les 200 indigènes, une partie sont nord-africains[129]. Les disparus musulmans de la Seconde Guerre mondiale à Vesoul furent enterrés au Cimetière militaire de Navenne en raison d'une insuffisante capacité dans l'Ancien cimetière de Vesoul. Sur les 226 tombes que compte le Cimetière militaire de Navenne, 150 tombes sont musulmanes[130].
La communauté musulmane de Vesoul est connue quelque temps après la Seconde Guerre mondiale. Aux environs des années 1950, des travailleurs coloniaux nord-africains virent s'installer dans la région de Vesoul et de Gray. L'une des premières vagues de travailleurs nord-africains arrive à Vesoul en 1953. Ceux-ci sont pour la plupart des employés dans le bâtiment et dans les travaux publics. Par la suite, en 1956, des nord-africains débarquent à Vesoul et à Héricourt. En 1962, la ville de Vesoul accueille de multiples rapatriés maghrébins, venus pour le travail[131]. À la suite des aménagements du quartier du Montmarin, entre 1967 et 1973, et du quartier des Rêpes entre 1957 et 1961, ces deux quartiers ont révélé, au début de leur urbanisation, une part supérieure de maghrébins et d'africains par rapport aux autres quartiers de Vesoul.
Quelques personnalités musulmanes sont nées ou ont habitées Vesoul. Salah Gaham a passé sa jeunesse dans le quartier du Montmarin. D'autres personnes ont également un lien avec la ville : la Rêpoise Nora Atamna récompensée du Prix du soutien à l'intégration et Michaël Azouz, maître chocolatier-pâtissier qui remporta, entre autres, la première édition de la Coupe du monde de la Pâtisserie en 1989.
Certaines stations de radio de Vesoul proposent des émissions en rapport avec la religion musulmane. La radio Fréquence Amitié Vesoul diffuse durant la semaine l'émission « La voix de l'Islam » qui présente, positivement, les différentes facettes de la religion islamique[132]. Les musulmans de Vesoul possède également plusieurs associations musulmanes déclarées dont les plus connus sont l'Association franco-musulmane de Vesoul, qui fut créée le 1er janvier 1983[133], et l'Association C'est le Maroc de Vesoul (ACMV) qui fut déclarée le 5 juin 2007[134].
Culinairement, Vesoul possède plusieurs restaurants maghrébins et musulmans. Plusieurs restaurants et boucheries halal sont dénombrés[135]. La ville possède également plus d'une dizaine de kebabs, situés principalement au centre-ville, où le dynamisme commercial est important, et dans les quartiers Montmarin et des Rêpes, où la population musulmane est forte[136]. L'abattoir de Vesoul distribue la viande halal dans 80 % des restaurants et boucheries de l'Est de la France[137]
Plusieurs lieux de culte sont dénombrés à Vesoul, tel la salle de prière située 2 Place Pascal[138] Le centre de prière le plus fréquenté est la Mosquée Arrahma de Vesoul, située dans le quartier du Montmarin. C'est l'une des seules mosquées de la région à comporter un minaret. La mosquée propose cinq classes d’apprentissage de langue arabe et d’enseignement de l’islam[139].
La communauté musulmane de Vesoul est surtout connue pour avoir été l'objet d'une polémique raciale. L'imam de la Mosquée Arrahma de Vesoul, Abakar Mahamat-Zene, un tchadien né en 1958, a volontairement déclaré un appel à la haine juive[140]. À la suite de ces accrochages politiques, une grosse partie de la population islamique de Vesoul et des dirigeants de la mosquée se sont mobilisés et ont manifesté pour soutenir l'imam[141].
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2009, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal des Vésuliens est de 17 707 €. Le pourcentage des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux est 44 %. En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation est de 15 172 €[142].
Emploi [modifier]
| Tertiaire | Industrie | Construction | Agriculture | |
|---|---|---|---|---|
| Vesoul en 1999 | 78 % | 18,8 % | 2,5 % | 0,8 % |
| Vesoul en 2009 | 80,1 % | 15,9 % | 3,3 % | 0,7 % |
En 1999, le secteur économique le plus représenté à Vesoul est le tertiaire avec 78 % des emplois. L'industrie, le deuxième secteur, atteint quant à lui le pourcentage de 18,8 %. Ce chiffre peut être considéré comme important car dans la plupart des villes françaises celui-ci ne dépasse pas les 10 %. Ce haut chiffre est principalement dû à l'usine PSA de Vesoul, qui, avec ses 5 000 employés, fabrique plus de 70 000 pièces par jour pour les équipements intérieurs des voitures et 15 000 pièces par jour pour la production ferrage. La construction, l'agriculture et les autres secteurs les moins représentés varient entre 2,5 % et 0,8 %.
En 2009, le tertiaire reste le secteur le plus pratiqué avec une hausse de 2,1 % (passant à 80,1 %). L'industrie diminue de 2,9 % pour atteindre un chiffre de 15,9 %, à cause notamment des nombreux postes supprimés à l'usine PSA durant cette tranche d'année (1999-2009). La construction acquiert une augmentation de 0,8 % pour atteindre le chiffre de 3,3 %. Comme dans la plupart des villes françaises, l'agriculture reste le domaine le moins représenté avec 0,7 % (diminution de 0,1 %)[144].
En 1999, le taux de chômage à Vesoul est de 14,5 %, pour un total de 1 144 chômeurs. Vesoul possède 46,1 % d'actifs, 16,7 % de retraités, 24,7 % de jeunes scolarisés et 12,5 % d'autres personnes sans activité[145]. En 2009, le taux de chômage augmente considérablement par rapport à 1999. Ce chiffre est de 16,4 % 1 166 chômeurs), soit près du double de la moyenne nationale (8,8 %)[146].
Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | Cadres, professions intellectuelles | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vesoul | 0,3 % | 3,4 % | 11,1 % | 27,6 % | 29,0 % | 28,6 % |
| Moyenne nationale | 1,9 % | 6,1 % | 16,2 % | 25 % | 28,5 % | 22,2 % |
| Sources des données : INSEE[147] | ||||||
Commerces [modifier]
| Types d'établissements[148]. | Vesoul | Pourcentage |
|---|---|---|
| Nombre d'entreprises total | 1 059 | 100 % |
| Commerce | 425 | 40,1 % |
| Éducation, santé, action sociale | 158 | 14,9 % |
| Services aux entreprises | 143 | 13,5 % |
| Services aux particuliers | 139 | 13,1 % |
| Construction | 54 | 5,1 % |
| Industries des biens de consommation | 29 | 2,7 % |
| Transport | 24 | 2,3 % |
| Industries agricoles et alimentaires | 24 | 2,3 % |
| Activités immobilières | 20 | 1,9 % |
| Industries des biens intermédiaires | 20 | 1,9 % |
| Industries des biens d'équipement | 10 | 0,9 % |
| Industries automobiles | 2 | 0,2 % |
| Énergie | 11 | 0,1 % |
- Le dynamisme commercial
Le secteur de la ville qui comprend le plus de commerce et de fréquentation, excepté les zones commerciale, est le centre-ville. Le quartier du Centre-ville a été aménagé à la fin des années 1990. Il est composé de très larges trottoirs pour la plus grande aisance des piétons. Le revêtement des trottoirs est la pierre calcaire. En été, le centre-ville est accompagné de verdure qui s'associe avec les anciens immeubles du secteur. Plus de 250 boutiques recouvrent le centre-ville. Les principales voies commerçantes sont du centre-ville sont la rue Paul-Morel, la rue Georges-Genoux, la [[Rue d'Alsace-Lorraine (Vesoul]|rue d'Alsace-Lorraine]] et la rue du Breuil. De grands parkings se situent à proximité tel le parking Ravatin, le parking de la place de la République, de la place Pierre-Rénet ou celui de la place des Allées qui rassemblent en tout près de 800 places de stationnement[149].
- Les Vitrines de Vesoul
Les Vitrines de Vesoul est une association qui favorise grandement l'évolution commerciale de la ville. Le principal objectif de l'association est de réaliser des animations qui amélioreraient le développement des commerces par rapport aux habitants. Les Vitrines de Vesoul favorisent le lien entre l'entreprise et la ville grâce à ses nombreux congrès et comités. Son but est purement relatif à l'économie de la ville. Elle permet de construire une harmonie commerciale, visant à améliorer la vente[150].
- Le marché hebdomadaire
Le marché de la ville se déroule sur la place de la République, place Pierre-Rénet et dans les halles de Vesoul. Il se produit deux fois dans la semaine, le jeudi et le samedi matin. Le marché du jeudi rassemble plus de 250 stands. La moitié de ces stands proposent de l'alimentaire. Ces clients viennent principalement du département en général. Celui du samedi matin détient la préférence des clients venant de Vesoul et des alentours de la ville. Le marché de ce jour se déroule plus spécifiquement dans les halles. Ces jours-ci rassemblent également de nombreux fleuristes[151].
Industrie automobile [modifier]
Depuis l'implantation de l'Usine PSA de Vesoul, Vesoul a pour fonction de capitale de la logistique industrielle. C'est une grande usine de pièces détachées et sous-traitants ouverte en 1977. Économiquement, l'usine a joué un grand rôle depuis son ouverture, par rapport à Vesoul car l'usine emploie plus de 4 500 salariés ce qui fait de l'usine la plus grande entreprise de Haute-Saône, en termes d'effectif. Le bâtiment possède une superficie de plus de 140 hectares et une surface de 600 000 m2. L'usine de Vesoul est un centre de production, mais elle possède également la fonction de magasin PSA Peugeot-Citroën pour la Logistique des Pièces de Rechanges et Accessoires. Quatre métiers de l’automobile apparaissent au sein du site. Il y a les équipements d'intérieurs, le ferrage, la logistique des pièces de rechange et la logistique des éléments détachés. La logistique dans l'usine est décrite comme essentiel dans la distribution des pièces autos de marque Peugeot et Citroën dans le monde entier. Grâce à ces performances et ses distinctions, l'usine est certifiée ISO 14001, cette certification est la deuxième donnée en France. En tout, 550 tonnes sont expédiés par jour en partant de 170 000 références pour Peugeot et Citroën. L'usine de la ville produit par jour, 70 000 pièces d'équipements intérieurs, 15 000 pièces de ferrage. En 2007, 322 000 véhicules ont été emballés dans l'usine de Vesoul. Le trafic routier des axes vésuliens se fait ressentir puisque entre 450 et 950 camions entrent et sortent de l'usine chaque jour[152].
Zones commerciales et industrielles [modifier]
La ville de Vesoul présente l'avantage d'avoir inaugurée le 24 juin 1999, la première cyber-base de France à l’initiative du sénateur-maire Alain Joyandet et de la caisse des dépôts et consignations. C’est une première en France, la ville de Vesoul a été choisie parmi 80 villes[153]. La plus grande zone commerciale est l'Espace de la Motte. Cette zone est composée d'environ 300 magasins et commerces. Le centre-ville de Vesoul détient plus de 250 boutiques. Vesoul est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Haute-Saône et possède une école de gestion et de commerce. La ville dispose de plusieurs zones d'activités, de commerces et d'industries.
- Zone d'activités de l'Oasis
- Espace de la Motte
- Zone du Champ du Roi
- Zone de services des Haberges
- Zone industrielle Les Saussis
- Eco-quartier Paul-Morel
- Zone communale Le Durgeon
- Zone d'activités Poincaré
- Zone de l'usine
- Zone d'activités Croix de Bois
- Zone commerciale Kennedy
- Zone d'activités Les Prés Baulère
- Zone d'activités Les Angles
- Pôle Santé de Vesoul
- Zone industrielle Les Rêpes
- Pôle Logistique de Vesoul Technologia
Vesoul Technologia [modifier]
Vesoul Technologia est un pôle de logistique situé dans le quartier des Rêpes. C'est une ZAC qui a adopté une stratégie d’aide aux entreprises désireuses de s’installer sur la zone d’activités. La ville de Vesoul à également évoqué un moyen afin de faciliter l’accueil des entreprises ainsi que leur accompagnement durant leur activité, Vesoul Technologia propose son assistance aux entrepreneurs qui trouveront dans la cellule d’accueil et d’accompagnement des compétences multiples.
Viticulture [modifier]
Jusqu’au XVIIIe siècle, Vesoul fut l’un des plus importants centres viticoles de la région. À cette époque, la production de ce vin vésulien était alors aussi réputé que celui d'Arbois.
En tout, près de 800 hectares de vignes disposait Vesoul répartis sur La Motte, les coteaux environnants et les alentours. Les parcelles de vignes occupaient les versants sud de la colline de la Motte. Dans la ville, plusieurs maisons vigneronnes demeurent dans le Vieux-Vesoul, principalement dans la rue des Annonciades. Le vin des vignes était conservé dans des caves des maisons et hôtels du quartier ancien. À la suite de l'anéantissement de la ville par le phylloxéra au XIXe siècle, les vignerons se dirigent dans les nouvelles industries ou dans les cultures maraîchères[154]. En 1479, le géographe Ortelius écriva Vesulium habet solum vitiferum ce qui signifie "Vesoul à un sol qui porte des vignes". Sur la Motte, tous les versants étaient « vitifères ». Cette culture de la vigne produit un commerce, alors dès cette époque, très actif et connu. Les bourgeois de Vesoul et de la région comtoise vinrent souvent sur le territoire de Vesoul pour goutter le vin et l’acheter. Le commerce était tellement entreprenant qu’au XVIIIe siècle, un habitant sur cinq entretenait des relations commerciales avec la vigne de Vesoul. Les vignerons y accédaient principalement grâce à la rue Vendémiaire (de vindémia, qui a donné vendanges)[155].
La longue et populaire culture de la vigne engendra une légende. Un jour, au Moyen Âge, un mariage eut lieu dans un village aux alentours de Vesoul. Le vicomte de Vesoul se trouva sur le lieu du mariage des deux jeunes personnes car les deux pères des deux mariés avaient rendu service au vicomte de Vesoul. Pour reconnaître sa gratitude, le vicomte proposa de leur offrir des terres de vignes de la Motte. La marié lui en demanda la moitié des terrains de vignes que le vicomte possédait. Le vicomte savait que le vin de Vesoul était de grande qualité, et compris que cela pourrait être un honorable geste. Le vicomte déclara alors « Je consens à me séparer de la moitié de la vigne de la Motte, mais au profit du premier couple qui, au terme d'une année, pourra apporter la preuve qu'il n’a cessé d'être heureux. » C’est alors que bien évidemment de nombreux couples se prêtèrent au jeu, voulant gagner les terrains du vicomte. Quelque temps après, certains couples avaient déjà abandonné, à la suite d'une dispute… D’autres couples continuaient à s’aimer, notamment les deux jeunes mariés du village que le vicomte avait rencontré. Un an s’écoula et le moment de vérité approcha. Le marié s'inquiéta des projets orgueilleux imaginés par son épouse à propos de la vigne, qui était presque acquise. Elle s'en irrita et pleura. La vigne de la Motte de fut alors pas donné au couple de mariés. Plus tard de nombreux couple tentèrent leur chance pour remporter le gain de la promesse du vicomte, mais aucun de tenu au moins 365 jours et la parcelle de vigne ne fut jamais acheté[156].
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments [modifier]
Vesoul se compose de nombreux monuments historiques anciens situés majoritairement rue Salengro et Baron-Bouvier, dans le Vieux-Vesoul. Depuis le Moyen Âge, de nombreux hôtels particuliers et édifices religieux ont été construits et sont aujourd'hui protégés. La ville en possède plusieurs répartis dans toute la ville, mais principalement dans le Vieux-Vesoul. Le quartier historique, ensemble urbain des XVe siècle, XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle, est classé Cité Patrimoine de Franche-Comté et Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques[157]
Villas et hôtels particuliers [modifier]
- L'Hôtel Pétremand a été construit entre le début du XVIIIe siècle et la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il est situé 2 petite-rue du Palais, à côté du Palais de justice de Vesoul. Il a été réalisé en pierres calcaires de couleur beige et bleue. Ses balcons et garde-corps en fer forgé des façades Nord et Est relèvent d'une inscription aux monuments historiques le 28 octobre 1991. Aujourd'hui, il abrite le Café Français[158].
- La Villa Malitchenko est située à l'est de Vesoul, proche du Sabot de Frotey. L'architecte de cet édifice est André Maissonnier qui a également dessiné une autre villa de Vesoul, la Villa Henri Kielwasser située rue du docteur Championnet. De part son architecture remarquable, la villa est labellisée « Patrimoine du XXe siècle »[159].
- L'Hôtel Baressols est localisé 2 et 4 place de l'église, comportant sa façade rue Gevrey. Il est construit aux XVe et XVIe siècles. Ses façades et ses toitures font l'objet d'une inscription aux titres des monuments historiques le 7 novembre 1979. Sa propriété est désormais privée[160].
- L'Hôtel Lyautey de Genevreuille fut construit en 1760, au 12 rue Salengro. L'hôtel détient une structure en forme de "U". Dans la cour, un petit espace vert y a été aménagé. Dans l'hôtel, on peut apercevoir des pièces comportant des décorations baroques du XVIIIe siècle et un escalier en pierre remarquable. L'hôtel en totalité fait partie des monuments historiques depuis le 5 février 2009. Il est désormais la propriété d'une personne privée comme fonction d'habitation[161].
- L'Hôtel Simon Renard est connu comme être l'un des plus anciens bâtiments du quartier ancien. Il fut la propriété de Simon Renard, conseiller de l'empereur Charles Quint et de Philippe II d'Espagne. Il fut également ambassadeur d'Espagne en France et en Angleterre. Situé au 14 rue des Boucheries, il fut construit en 1525. Avec d'importantes rénovations en 1784, l'hôtel est remarquablement envié par sa tour polygonale accompagné de différents ornements. Sa structure se compose d'une tour avec des bâtiments sur les côtés. Il fait l'objet d'un titre aux monuments historiques depuis 2007[162].
- La Villa Henri Kielwasser se trouve rue du docteur Championnet, à proximité des quais du Durgeon, au sud du Centre historique. Elle fut réalisée en 1956 sur les plans de l'architecte André Maissonnier. Henri Kielwasser, qui à l'époque est directeur de l'hôtel du Nord, cherche une personne pour se faire construite une maison atypique. Par la suite, il rencontra André Maisonnier. Cet architecte côtoya Le Corbusier, entre 1950 et 1959. André Maisonnier a également supervisé la construction de la Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp[163]. La villa est inscrite au Label « Patrimoine du XXe siècle »[164].
- L'Hôtel Thomassin fut élevé de 1480 à 1483 par le seigneur de Villeparois, Jacques Thomassin. Situé au 5 rue Salengro, c'est l'un des plus remarquable édifice de la ville. Le bâtiment est de forme rectangulaire. Sa façade, côté rue, est de style gothique espagnol. Comme dans de nombreux hôtels particuliers de la ville, une haute tour d'escalier est située dans la cour principale. Une porte cochère et une grande cour y sont créées au XVIIIe siècle. En 1808, des écuries viennent accompagner la cour. L'hôtel changea de nom au XIXe siècle pour prendre celui de son propriétaire, Joseph Boisselet. Le nouveau propriétaire y dépose des collections de documents sur le Moyen Âge qu'il eut du colonel de Fabert. Au début du XXe siècle, des rénovations de la façade y sont entrepris. L'hôtel Thomassin a obtenu une première inscription aux monuments historiques le 14 avril 1927, ainsi qu'une deuxième le 24 décembre 2008[165].
- L'Hôtel de Mongenet est situé 2 rue Baron Bouvier. C'est un hôtel particulier qui fut construit en 1549. Le bâtiment, pour son élévation et sa toiture, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 mars 1934. L'hôtel sert désormais d'habitation[166].
- La Maison Ébaudy de Rochetaillé est un hôtel particulier situé 4 et 6 rue Salengro, non loin du Collège des Jésuites. L'édifice fut construit vers 1781. La maison appartient à la même famille depuis 1797. Elle connut une restauration XXe siècle. Le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis le 6 septembre 1986[167].
- L'Hôtel de Magnoncourt fut bâti en 1530. L'hôtel est localisé 1 rue de Mailly et rue Vendémiaire, voie qui permet l'ascension à la Motte. Avec une forme rectangulaire, une cour et une tour d'escalier, l'hôtel s'organise comme certains autres hôtels de Vesoul. L'hôtel a à disposition un jardin situé au nord de l'édifice. Il fut inscrit aux monuments historiques le 30 janvier 1989[168].
Édifices religieux [modifier]
La majorité des édifices religieux vésuliens ont été construits entre le XVIIIe et XXe siècles. Le plus important et ancien lieu de culte catholique de Vesoul est l'église Saint-Georges. Construite de 1735 à 1746, son architecture fut dessinée par Mathieu Duchesne et P. Archange. Comportant une façade d'architecture classique, l'église a une nef et deux bas-côtés. Elle est entourée de six chapelles sur les côtés et de deux chapelles entourant le chœur. Durant la période de l'église constitutionnelle, l'église Saint-Georges prend le titre de cathédrale du Diocèse de Vesoul. Grâce à son histoire et à son architecture, l'église est inscrite et également classée monument historique depuis 1993[169][170].
La ville de Vesoul possède également plusieurs chapelles dans son patrimoine religieux. Parmi la plus connue, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte, l'un des symboles de la ville. Elle a été posée au sommet de la colline de la Motte en 1857, pour remercier d’avoir épargné les vésuliens du choléra. De style gothique, la chapelle abrite une statue de la vierge Marie. Surplombant la ville, cette chapelle de 3 mètres 50 de hauteur représente la cité vésulienne depuis qu'elle a été édifiée. Un chemin de croix sur le sentier de la Motte a été aménagé en même temps que l'édification de la chapelle. Cet ensemble est considéré comme un lieu de pèlerinage[171].
D'autres édifices catholiques sont dénombrés dans la ville. L'église du Sacré-Cœur est située dans le quartier sud de Vesoul. La construction de l'église du Sacré-Cœur débute en 1914, cependant avec les conflits et les perturbations de la Première Guerre mondiale, qui commença à cette période, l'élévation de l'édifice fut reportée. Les travaux reprirent à la fin de la guerre et la construction de l'église est terminée en 1919. Cette église se trouve à côté de l'ancien cinéma de Vesoul, le « Cinéma Club ». La plus récente église construite dans la ville est l'église Saint-Joseph située dans le quartier des Rêpes. Malgré leurs inactivité, de nombreuses maisons religieuses sont encore présentes tel le couvent des Ursulines[172] et le couvent des Annonciades.
La communauté protestante de Vesoul dispose du temple protestant de Vesoul. C'est le principal édifice protestant de la ville. Situé 17 rue Saint-Georges dans le centre historique, le temple protestant fut inauguré le 16 juin 1866[173]. Une voûte forme le fronton de l'entrée du temple. Sur cette voûte est gravée l'inscription : « aimez-vous les uns les autres »[174].
Au XIXe siècle, une communauté de juif est présente dans la ville. En 1872, Vesoul devient le siège du consistoire de l'est de la France. C'est alors que la synagogue de Vesoul est construite. Elle fut élevée en 1875, au numéro 11 bis de la rue du Moulin-des-Prés. Elle est de plan rectangulaire orienté, avec une abside, précédée d'un vestibule. Les deux bas-côtés sont surmontés de tribunes. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 décembre 1984[175].
Des édifices religieux musulmans sont également présents à Vesoul. Le principal lieu de culte est la mosquée Arrahma. Elle est située dans le quartier du Montmarin, à proximité de la zone Technologia.
Édifices administratifs [modifier]
- L'Hôtel de ville de Vesoul se situe rue Paul-Morel, dans le centre-ville, au milieu des nombreux commerces et activités. Depuis son édification, il servit notamment, d'hôpital, de commerce, de centre administratif, de musée… Sa façade est côtoie la rue Paul-Morel tandis que sa façade sud borde le quai Yves-Barbier. L'hôtel détient une chapelle remarquable[176],[177]. Le hall de l'hôtel de ville contient une fresque peintre Albert Decaris depuis plus de 70 ans[178].
- L'Hôtel de préfecture de Vesoul est situé 1 rue de la Préfecture, devant le collège Gérôme, à proximité de la maison d'arrêt de Vesoul. Construite en 1770, l'édifice sert d'hôtel de préfecture depuis 1822. Le bâtiment possède plusieurs caméras de surveillance sur ses différents angles, qui assure la sécurité dans le quartier[179].
- Le Palais de justice de Vesoul fut construit de 1765 à 1771 et se trouve 4 place du Palais. Il fut édifié par l'architecte Charles-François Longin sous la direction de Charles André de Lacoré, à l’emplacement de l’ancienne halle de marché. À l'intérieur du palais, se trouve notamment un escalier orné d'une avec rampe en fer forgé. Proche du palais, se situe l'hôtel Pétremand et une fontaine à l'obélisque située sur la place. Ces deux édifices marquent un ensemble architectural homogène. Le palais de justice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 7 décembre 1976[180].
Places [modifier]
- La place de la République de Vesoul est l'une des plus anciennes places de Vesoul. Avec plus de 4 000 m2, elle est l'une des principales places de la ville. Elle fut aménagée en 1818 sous le nom de place Neuve. Autrefois, à cet emplacement, se trouvait des jardins et était quelquefois lieu de rassemblement militaire. Une fontaine est édifiée en 1862. Elle se situe à un carrefour de 8 voies et accueille deux fois par semaine le marché hebdomadaire. Une colonne commémorative des Mobiles de la Haute-Saône morts a été inaugurée en 1874. À la suite d'un diagnostic, durant l'année 2012, la place sera complètement rénovée.
- La place Pierre-Rénet est une grande place de 11 500 m2 située au centre-ville, entre le Théâtre Edwige-Feuillère de Vesoul et la place de la République. Elle est très régulièrement lieu d'évènements politique, sportif, commercial et de festivals, tel le marché hebdomadaire qui s'élargit sur toute la place comprenant les Halles de Vesoul. Elle fut autrefois nommée place du Champ de Foire. Aux numéros 19 et 21 de ce lieu est localisé l'édifice de l'Imprimerie Bon de Vesoul qui est une ancienne société comprenant plusieurs imprimeries. La place porte le nom de l'ancien maire de Vesoul, Pierre-Rénet.
- La place du 11e-Chasseurs appelée autrefois cours Wagram, doit son nom actuel au 11e régiment de chasseurs à cheval qui siégea pendant 47 ans au quartier du Luxembourg. Elle dispose d'une surface de 8 400 m2. Un somptueux monument se dresse au centre de la place, il s'agit du monument de la Résistance haut-saônoise qui fut inauguré en septembre 1954. Un bâtiment administratif du conseil général de la Haute-Saône se situe à proximité. La place du 11e-Chasseurs est militairement une place très commémorative.
- La place des Allées permet de rejoindre le Jardin anglais de Vesoul par la passerelle Meillier qui surplombe le Durgeon. Cette place est officiellement nommée "Place des Allées du 08 mai et du 11 novembre et des Combattants". Elle a connu des rénovations ses dernières années. Sur cette place, se trouve un honorable monument aux soldats morts de la Première Guerre mondiale.
Cimetières [modifier]
Vesoul possède trois cimetières : l'ancien cimetière le nouveau cimetière et le cimetière juif.
En 1770, un cimetière se trouvait à l'emplacement des actuelles maisons situées entre la rue Saint-Georges et la rue de la Halle. Par la suite il fut transféré rue du Breuil. C'est en 1783 que le cimetière municipal est déplacé dans les vignes au canton « du Danvion ». Ensuite, ce cimetière prit le nom d'ancien cimetière. L'ancien cimetière détient un carré militaire de 210 tombes de 14-18, morts pour la France. De nombreuses personnalités reposent dans l'ancien cimetière tel l’évêque constitutionnel de la Haute-Saône, Jean-Baptiste Flavigny, le footballeur international Lucien Laurent , les députés Georges Genoux-Prachée et Harold Fachard, le docteur Gevrey ainsi qu'onze maires et de nombreuses autres personnalités portant les noms des rues de Vesoul. L’ancien cimetière est d’une superficie de 23 115 m2 (soit 2 hectares, 31 ares et 15 centiares). Il est entièrement clos de murs et divisé en douze parties inégales renfermant 3 070 fosses, un ossuaire, un caveau provisoire et un columbarium[181].
Le nouveau cimetière fut aménagé en raison du manque de capacité de l'ancien cimetière. Inauguré le 2 octobre 1994, il se situe rue Miroudot-Saint-Ferjeux, sur un versant de la colline de la Motte. Dans ce cimetière, un mémorial A.F.N. a été érigé en hommage aux 130 Haut-Saônois « Mort pour la France » en Algérie, au Maroc, en Tunisie, entre 1952 et 1962. Il dispose également d'un « Jardin des Souvenirs ». Le nouveau cimetière recouvre une surface de 21 778 m2[181].
Un cimetière juif est également présent dans la ville. Il se situe à proximité du nouveau cimetière. Il abrite principalement des tombes d'hommes décédés au XXe siècle.
Tourisme [modifier]
Le tourisme n'est pas très développé à Vesoul. Cependant, la ville détient quelques monuments et lieux qui attirent certains touristes. A l'ouest de la ville, sur le territoire de la commune de Vaivre-et-Montoille, une zone de loisirs a été aménagée à la fin du XXe siècle. Cette zone est constituée d'un camping, un lac artificiel, un parc aquatique, plusieurs espaces verts... Cet ensemble est le principal lieu de tourisme de l'agglomération vésulienne. Cette zone de loisirs est représentée par le lac de Vesoul - Vaivre. C'est un lac artificiel créé en 1976 recouvrant 95 hectares (0,95 km2). Dans certains endroits du lac, la pêche y est autorisée. Dans le lac, on peut se baigner ou pratiquer des activités nautiques. Depuis 2009, le site du lac de Vesoul-Vaivre bénéficie de l’agrément « Refuge LPO » de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Plusieurs compétitions sportives se déroule au lac chaque année comme le triathlon de Vesoul, des marathons, et des compétitions de pêches[182]. Le camping International du Lac est créé en 1982 sur une surface de 4 hectares. Il est géré par la communauté d'agglomération de Vesoul qui en a confié le développement commerciale à la société N.S.P. Tourisme Sarl. De multiples activités sont possibles, grâce à la zone d'implantation du lac, comme du tennis, tirs à l’arc, voile, pêche, randonnées pédestres et VTT et réserve ornithologique. Le camping se situe, d'une part sur les rives du Lac de Vesoul - Vaivre, et d'autre part à proximité d'une réserve à poissons[183]. La zone de loisirs possède également un parc aquatique nommé « Ludolac ». Inauguré en 1999, ce lieu de vacance situé en pleine verdure à proximité du Lac de Vesoul-Vaivre, dispose d'une superficie de 20 800 m2. Dans le parc, il y a un toboggan de 10 mètres de haut et de 57 mètres de long, des bassins à bulles, un bassin de 50 mètres, une pataugeoire…[184].
Un autre lieu est également enviés de certains touristes, il s'agit du vélo-rail de Vesoul-Vaivre. Le vélo-rail de Vesoul-Vaivre est un parcours en vélo-rail qui fonctionne sur une longueur de 9 000 mètres aux environs de Vaivre-et-Montoille. Il s'agit de l'ancienne ligne de Vaivre à Gray, ouverte à l'exploitation entre Vaivre-et-Montoille et Gray, le 17 août 1853[185].
Sur la falaise de Frotey-lès-Vesoul, un élément participe au tourisme vésulien de par son histoire. Le sabot de Frotey est une roche calcaire qui a été sculptée avec le temps en forme de sabot. Ce monument patrimonial attire de nombreux touristes. La roche fut sculptée par le vent, la pluie, le gel en forme de sabot, au niveau de la falaise de la Réserve naturelle nationale du Sabot de Frotey[186].
Le centre-ancien, la colline de la Motte, et le musée Georges-Garret font partis des lieux les plus visités à Vesoul. Quelques événements annuels touristiques majeurs peuvent être cités comme la foire de la Sainte-Catherine qui réunit au centre-ville de Vesoul, tous les 25 novembre, plus de 850 stands et 50000 personnes[187].
Patrimoine environnemental [modifier]
La ville et son agglomération dispose de plusieurs parcs, espaces verts, promenades et jardins publics. De nombreuses zones vertes ont été classée grâce à leurs flores variées. Le plus ancien jardins publics de la ville est le jardin anglais, qui est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[188]. En 1792, le site de l'emplacement actuel du jardin anglais était aménagé en promenade. En 1840, le conseil municipal de la ville décide de réaliser un jardin public, sur l'emplacement de la promenade, et à proximité du Durgeon. En 1862, l'architecte paysagiste Brice Michel est choisi pour créer le parc à l'occasion de l'exposition régionale d'horticulture de 1863, qui se déroule à Vesoul. En 1882, le parc est agrandit en raison d'une nouvelle exposition régionale d'horticulture dans la ville en 1885. Durant le XXe siècle, la ville obtient quelques terrains contigus au parc, ce qui permet de l'agrandir une nouvelle fois. Le parc possède alors une superficie de 3 hectares. En 1976, le parc est retracé comme un « jardin à l'anglaise ». Par la suite, le parc prit le nom de jardin anglais. Des aménagements ont été apportés tels l'installation d'une rocaille, d'une pergola et d'une roseraie. Aujourd'hui, le jardin anglais est régulièrement entretenu par les services municipaux. Il se compose principalement d'arbres d'alignement et de divers arbustes, plantes annuelles et vivaces. Le jardin anglais dispose de plusieurs éléments ornementaux comme des statues dont une de Jeanne d'Arc et une de Paul Morel, la passerelle Meiller ainsi que des plans d'eaux[189].
Dans les années 1980, une coulée verte est aménagée. Elle relie le jardin anglais aux quartiers est de Vesoul, en longeant la rivière Durgeon. Cet espace vert est réservé aux modes de locomotion doux[190].
La ville dispose de deux voies vertes dans son agglomération le Chemin vert et la Trace du Courlis. Aménagée en 1980, le Chemin vert et l'une des plus anciennes voies vertes de France. Il est principalement bordé d'arbres, de buissons et de haies[191]. La deuxième voie verte de l'agglomération vésulienne est la Trace du Courlis. Elle est récente puisqu'elle fut aménagée entre fin 2008 et début 2009. Les deux voies vertes dispose d'une revêtement enrobé lisse sur plus de 3 mètres de larges. Étant donné que la Trace du Courlis occupe la partie ouest de Vesoul et le Chemin vert la partie est, elles sont reliées ensemble par les pistes cyclables de Vesoul[192].
De multiples arboretums sont présents dans l'agglomération de Vesoul. On en dénombre un à Navenne, à Noidans-lès-Vesoul et à Pusy-et-Épenoux[193]. De nombreux espaces verts sont présents sur les rives du lac de Vesoul-Vaivre et sur les sites historiques de la colline de la Motte et du plateau de Cita. L'agglomération de Vesoul est également riche en cavités, gouffres et sources. Parmi les plus connus, le Frais-Puits, la font de Champdamoy, la grotte de la Baume et la grotte de Solborde[194].
Plusieurs zones vertes de la région vésulienne sont classées. Une zone à l'est de la ville a été classée réserve naturelle nationale grâce à sa riche végétation. Située sur le plateau de Frotey-lès-Vesoul, la réserve naturelle nationale du Sabot de Frotey a été créée en 1981 et couvre une superficie cadastrale de 98 hectares. Cette réserve abrite plus de 380 plantes inventoriées dont la plupart sont rares[195].
Le patrimoine environnemental vésulien détient d'autres zones classées comme les pelouses de la région de Vesoul. Couvrant une surfaces de 1 941 hectares, ce sont des terrains qui ont été classés en raison de leur faune et flore exceptionnel qu'ils abritent. Les pelouses de la région de Vesoul sont notamment classé à l'inventaire national du patrimoine naturel et Natura 2000[196]. La ville de Vesoul possède également 68 jardins familiaux, situés avenue du lac[197].
Équipements culturels [modifier]
Musée et lieux d'expositions [modifier]
La ville ne compte qu'un seul musée, ce qui est correcte pour une ville de cette taille. Le seul musée vésulien est le musée Georges-Garret. Le musée fut dénommé ainsi en hommage à Georges Garret, maire de Vesoul de 1946 à 1947, qui avait réunis plusieurs œuvres et collections pour les rassembler au sein d'un même établissement. Le musée Georges-Garret est un musée d'archéologie et des beaux-arts qui est actuellement situé dans l'ancien couvent des Ursulines, depuis 1981. Il fut créé en 1882, par Victor Jeanneney. A cette époque, Victor Jeanneney rassemble des œuvres dans une chapelle du couvent des Annonciades. Le musée est divisé en deux sections qui regroupe quatorze salles s'expositions pour un total de 3 000 œuvres exposées. La première section est dédiée à l'archéologie, qui expose, entre autres, des stèles gallo-romaines qui ont été retrouvées sur le territoire haut-saônois. La deuxième section est consacrée aux beaux-arts dont la majorité est réservée à l’art de la seconde moitié du XIXe siècle concernant le peintre et sculpteur, Jean-Léon Gérôme. Le musée Georges-Garret abrite bon nombres des œuvres du peintre Jean-Léon Gérôme et du sculpteur Pascal Dagnan-Bouveret, artistes qui tous deux, ont un lien très proche avec la ville[198][199].
Dans la ville, un autre lieu d'exposition est, par certains, considérés comme un musée, même s'il n'est pas reconnu comme tel. Il s'agit du musée du magasin Trail 70. Situé dans la zone de l'Espace de la Motte, ce magasin de vente de motos comporte plusieurs sections dont une partie « musée ». Le musée est consacré uniquement à la moto tout-terrain. C'est d'ailleur le seul « musée » d'Europe qui réserve ses expositions aux motos tout terrain. Il expose plus de 80 motos et dérivés dans 3 salles différentes qui commémorent l’histoire du trial, du motocross et de l’enduro depuis les années 1950 jusqu'aux années 1980. Différents modèles sont exposés, comme la Speedway et le Rallye-raid. Des rénovations sur les motos ont été réalisées apportant ainsi l'originalité, la sobriété et la modernité des machines[200][201].
Certains bâtiments publics ou privées sont utilisés pour des expositions. Les différents lieux d'expositions de la ville sont la chapelle de l'Hôtel de ville de Vesoul, la bibliothèque municipale Louis-Garret, les galeries marchandes des hypermarchés Cora et Leclerc, le hall de la mairie et du théâtre Edwige-Feuillère, la mairie de Noidans-lès-Vesoul, la salle Marguerite-Marie-François, la salle Beauchamp du musée Georges-Garret ainsi que le Centre Information Jeunesse[202].
Vesoul possède également le parc des expositions de Haute-Saône. Il est situé dans la zone de Vesoul Technologia, sur un terrain de plus de 2 hectares. Avec une surface de 3 200 m2, le parc peut accueillir des événements et des manifestations de types salons, réunions, concerts, congrès et foires[203].
Complexes cinématographiques [modifier]
La ville est très bien équipée en complexe cinématographique puisque l'ensemble des cinémas de la ville réunissent près de 2 000 fauteuils pour un total de 15 000 vésuliens, soit un fauteuil pour 8 habitants. Le principal cinéma vésulien est le Majestic Espace des Lumières. Situé dans la zone d'activités des Haberges, à l'ouest de la ville, ce multiplexe a ouvert le 6 juillet 2005 et provoqua ainsi la fermeture de l'ancien « Cinéma Club », situé au sud de la ville. À son ouverture, le cinéma possédait 1 519 fauteuils répartis dans 8 salles[204]. Depuis le 5 août 2011, après un agrandissement du complexe, le cinéma dispose de 1 893 fauteuils et de 10 salles toutes équipées d'air conditionné, de numérisation et d'accessibilité aux handicapés, ce qui fait du Majestic Espace des Lumières le plus grand complexe cinématographique du département et l'un des plus grands de la région. La plus grande salle du Majestic est dotée d'un écran de 21,70 mètres de base, soit le plus grand écran du nord-est de la France. La fréquentation du Majestic est à la hauteur de sa modernité puisqu’il totalise chaque année plus de 350 000 entrées. [205].
Au quartier du Montmarin, se trouve une salle de cinéma : le Club 6, située au centre social et culturel Espace Villon[206].
Théâtres, bibliothèques et centres culturels [modifier]
Le théâtre de la ville est le théâtre Edwige-Feuillère, situé place Pierre-Rénet. Le bâtiment se nommait autrefois « Maison des Arts et des Loisirs ». Celui-ci fut créé en 1977. Le 3 janvier 1983, il prit le nom de théâtre Edwige-Feuillère. Il doit son nom à l'actrice mondialement reconnue, native de Vesoul, Edwige Feuillère, qui remporta notamment le Molière de la comédienne en 1993. Ce théâtre accueille plusieurs événements importants dont le festival international des cinémas d'Asie et le festival Jacques Brel. Il reçoit également des acteurs, des musiciens, des danseurs et toutes sortes d'artistes. Avec une scène de 350 m2 et 700 fauteuils, le théâtre Edwige-Feuillère est l'un des plus grands théâtre de l'est de la France[207].
La première bibliothèque publique de Vesoul ouvre en 1771 lorsque l'abbé Bardenet, supérieur de l'hôpital du Saint-Esprit de Besançon, offre sa collection de 1772 livres à la ville. Les collections s'enrichissent considérablement à la Révolution, grâce aux confiscations opérées dans le couvent des Capucins de Vesoul et dans les monastère de Luxeuil et de Faverney. Plus de 20 000 volumes entrent ainsi à la bibliothèque, dont des manuscrits du XIe siècle[208]. Aujourd'hui, la bibliothèque municipale porte le nom de bibliothèque Louis-Garret. Construite en 1981, elle dispose d'une espace de lecture de plus de 1 800 m2. Le fond ancien comprend environ 200 manuscrits et 150 incunables[209]. Il y a également plusieurs autres bibliothèques telles la bibliothèque annexe Vesoul et la bibliothèque associative Le Liseron. L'agglomération quant à elle dispose également de multiples bibliothèques municipales et associatives. On en trouve une à Pusey, Noidans-lès-Vesoul, Échenoz-la-Méline, Vaivre-et-Montoille, Pusy-et-Épenoux et à Montigny-lès-Vesoul[210].
La ville détient également deux centres culturels, l'espace Villon et le centre culturel Jean-Marie Goux. Situé dans le quartier du Montmarin, l'espace Villon est un service municipal qui appartient au champ social. Il dépend de la direction de la solidarité et coopère avec la direction de la jeunesse[211]. Le centre culturel Jean-Marie Goux est le centre qui réunit les écoles de musique et de dessin de Vesoul. Situé 41 rue Baron-Bouvier, le centre dispose de plusieurs salles de cours équipées et spacieuses. Le centre fut nommé ainsi en hommage à Jean-Marie-Goux, directeur de l’école municipale de musique de 1983 à 2006[212].
Patrimoine ornemental [modifier]
- Fontaine « La Chapelle d'Eau »
- La Fontaine « La Chapelle d'Eau » est située rue des Bains, dans le quartier des bains. Cette fontaine originale a été réalisée par Bernard Jobin n 1978, dans ses ateliers d'Arc-et-Senans. Elle a été construite en laiton. Il y a des jets d'eau sur 3 niveaux de bassins. La Chapelle d'eau mesure 6 mètres de hauteur et 8 mètres de longueur[213].
- Fontaine « à obélisque »
- La Fontaine « à obélisque » est située sur la place du Palais de justice de Vesoul. Elle a été créée en 2003, lors de la rénovation du Palais de justice de Vesoul. Une fontaine était également, autrefois posée sur la place du palais. Elle datait certainement d'avant le XVIIIe siècle. Cette ancienne fontaine était alimentée par des eaux de la ville limitrophe de Navenne. Sur le monument actuel s'y trouve un bassin rond nourri par des jets en hauteur, surmonté au centre d'un obélisque couronné d'une pomme de pin. Elle est de style néo-classique[214].
- Fontaine « Rencontre » de la place de l'église
- La Fontaine « Rencontre », de la place de l'église est situé sur la place de l'Église Saint-Georges. Elle a été réalisée par l'artiste belge, Aline Bienfait, en 1983. Mme Bienfait habitait à Cirey-sur-Blaise. Le socle est couvert de pavés. Il a été construit par les services municipaux de la ville, par Alice Bienfait. Il y a 3 statues de femmes en bronze sur la fontaine. Ces statues ont été fabriquées en Espagne. Elle signifie le symbole des 3 Grâces : la Beauté, la Fertilité et les Arts. La fontaine a été appelée "Rencontre" en souvenir de l'ancien marché qui figurait chaque semaine sur la place, où d'ailleurs la place s'appelait "Place du marché"[215].
- Statue de l'Avocat allant plaider
- L'Avocat allant plaider est une statue sculptée par Pascal Coupot située devant le Palais de justice de Vesoul. La statue a été sculptée en bronze en 2003 et posée en 2006. Pascal Coupot avoue s'être inspiré de Molière et de son "regard amusé et acerbe sur les notables de l'époque".
- Statue du docteur Gevrey
- La Statue du docteur Gevrey se situe rue Paul-Morel, sur les murs de l'Hôtel de ville de Vesoul. Elle a été dessiné par l'architecte Charles Cariage et sculptée en bronze par Pierre Gautier. Le buste, le fronton et la colonne sont sculptés par M. Gautier. L'histoire dit qu'en 1888, la commission administrative des hospices voulait ériger une statue du buste du docteur Gevrey. Le conseil municipal autorisa la pose de la statue dans la rue Paul-Morel. Elle a été inaugurée le 27 septembre 1890. Sur le piédestal est inscrit : "Au docteur Gevrey, ses concitoyens"[216]. Le docteur Gevrey est un célèbre médecin de la ville. Au XIXe siècle, il sauva la ville de l'épidémie du choléra ; à la suite de cette action il fut nommé Chevalier de la légion d'honneur. Le docteur est né en 1807 et décédé en 1888. Une rue porte également son nom[217].
- Kiosque de la Place des Allées
- Le Kiosque de la Place des Allées de Vesoul est un monument construit au début du XXe siècle. C'est un kiosque à musique de forme octogonal qui a été construit en 1912. La fonte de ce monument provient des Fonderies Ed. Prénat à Givors. Une inscription sur le kiosque et d'ailleurs gravé : « Serrurerie artistique - P.Reuchet – Vesoul, Ed. Prénat (Givors 69) ». Le kiosque possède dix marches, surplombé d'une hauteur d'un peu plus d'un mètre[218].
- Monument aux morts de 14-18 de la Place des Allées
- Le Monument aux morts de Première Guerre mondiale se trouve sur la Place des Allées du 8 mai et 11 novembre et des Combattants, non loin du kiosque à musique. Elle se situe à environ une dizaine de mètre de la passerelle Meillier. Le monument a été établi par la Ville de Vesoul en hommage aux morts pour la France lors de la guerre. Il est en forme de demi-cercle où se trouve une courte colonne ornée de têtes de béliers. Il y est inscrit dessus les zones de batailles et la liste des victimes. Le monument aux morts contient l'inscription "La République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés, anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité pour les sacrifices qu'ils ont consentis".
- Monument « Plus jamais ça »
- Le monument « Plus jamais ça » est un monument aux morts situé entre l'Hôtel de ville de Vesoul et le Quai Yves Barbier de la rivière du Durgeon. Il est créé en 1995 par Sonia Brissoni, une artiste de Lure. Il rend hommage aux morts de la Seconde Guerre mondiale. Il commémore également, en 1995, les 50 ans de la libération des camps de concentration. Sa structure est composée d'un bloc de rocher contre lequel s'élève des grands personnages, à corps maigre, avec les mains tendues à l'avant. Sur le monument, une inscription est gravé : La Haute-Saône à celles et ceux qui ont soufferts et sont morts dans les camps de concentration 1940-1945"[219].
- Passerelle Meillier
- La Passerelle Meillier est située dans le Jardin anglais de Vesoul. Elle fut construite en 1891 dans un style que l’on peut qualifier d’Art déco. Elle mesure quatorze mètres de long et deux mètres de large. De nombreux petits et jolis ornement constituent cette passerelle[218].
Vesoul et la gastronomie [modifier]
Spécialités locales [modifier]
Vesoul possède ses propres spécialités culinaires[220]. Parmi elles se trouvent des plats créés dans la ville. Quelques exemples :
- Produits et spécialités : potée comtoise, le poulet à la vésulienne, le brochet à la vésulienne, la truite à la mode de Vesoul, le bœuf en gelée à la vésulienne, les escalopes de veau à la vésulienne, gras-double à la crème, champignons (chanterelles à la crème, morilles à la crème).
- Fromages : Emmental Grand Cru, carré de l’Est, cancoillotte.
- Pâtisserie : Biscuit de Montbozon, gaufre du Vieux-Vesoul
Appellations et labels [modifier]
AOC, appellations et labels présents dans la région de Vesoul[221] :
- Viandes (et abats) frais
- Porc de Franche-Comté (IGP)
- Produits à base de viande (cuits, salés, fumés…)
- Saucisse de Morteau ou Jésus de Morteau (IGP)
- Fromages
- Emmental français Est-Central (IGP), Gruyère (AOC)
- Vins
- Franche-Comté blanc (IGP), Franche-Comté rosé (IGP), Franche-Comté rouge (IGP)
Vie militaire [modifier]
La vie militaire à Vesoul est marquée par la présence du 11e régiment de chasseurs à cheval qui y restera pendant près de 47 ans. En effet, Vesoul a connu bon nombre de régiments et garnisons se déplacer dans la ville. Notamment le 5e escadron et le 6e escadron 11e régiment de chasseurs à cheval où une place porte son nom a Vesoul. Il s'agit d'une unité de cavalerie, dirigée par le Colonel Durand, positionnée dans la ville de 1887 à 1914 et de 1919 à 1939. Le 11e régiment de chasseurs à cheval a formé le 4e, le 9e, le 17e et le 25e groupe de reconnaissance de division d'infanterie. En avril 1821, le 2e régiment de cuirassiers a tenu successivement une garnison à Vesoul et à Épinal. Des bataillons du 2e régiment de cuirassiers se regroupèrent également à partir du 22 octobre, dans la région de Vesoul, et se prépare à s'engager dans la trouée de Belfort. En 1859, le 8e régiment de hussards ont subsister dans la ville jusqu'en 1860 où il partirent à Milan. Un autre régiment débarqua a Vesoul juste avant la guerre, il s'agit du 11e Régiment de Dragons. Un escadron du 11e Chasseurs, en garnison à Vesoul, demeurera jusqu’au 5 septembre 1939, l’unité de tradition du 11e Régiment de Dragons. Le 95e régiment de sécurité est rattaché à l'arrondissement d'administration militaire C dans le nord-est de la France et l’état-major s’installe à Vesoul[222]. Pendant la Première Guerre mondiale, la ville proche du front, devient une plaque tournante pour les opérations militaires de l'Est et sert de centre hospitalier. Durant la Seconde Guerre mondiale, de février à mai 1940, le 22e régiment d'infanterie coloniale se trouvait autour de Vesoul pour repousser l'invasion. Cependant, elle fut occupée par les Allemands du 17 juin 1940 au 10 septembre 1944. Le 27 août 1944, un bataillon du 30e division SS de grenadiers, était sur Vesoul après avoir tué des officiers allemands.
La voie ferrée de Vesoul a souvent été utilisée durant la première moitié du XXe siècle pour transporter les nombreux régiments et garnisons de l'armée française pour, entre autres, repousser les Allemands.
- du 10 au 15 août 1914, un régiment d'infanterie du 63e division d'infanterie
- en décembre 1916, un régiment du 109e régiment d'infanterie de ligne fut venu depuis la Somme
- du 22 décembre 1916 au 20 janvier 1917, un régiment du 13e division d'infanterie
- du 11 avril au 12 mai 1917, un régiment du 87e division d'infanterie pour organisation et instruction.
- du 15 mai au 15 juin 1917 un régiment du 2e division d'infanterie coloniale se retire du front
- du 19 juin au 8 juillet 1917, un régiment du 36e division d'infanterie
Vesoul a officiellement été libéré de l'invasion allemande de la Seconde Guerre mondiale, le 12 septembre 1944.
Distinctions [modifier]
- Célèbre chanson de Jacques Brel de 1968.
- Première Cyber-base de France en 1999[223].
- Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001.
- Labellisée « Ville amie des enfants » par l'Unicef en 2006 et en 2009.
- Troisième « Ville la plus sportive de France » en 2009.
- Labellisée « Ville conviviale et solidaire » en 2010.
- Élue « Marianne d'or » du développement durable en 2010[224].
- Labellisée « Ville Internet » @@ en 2011[225].
- Labellisée « Villes et villages fleuris » et possède 3 fleurs[226].
- Seconde ville de France à obtenir la « certification ISO 14001 » (système de management environnemental).
- Labellisée « Collecte QualiTri » en 2012.
- Premier hôpital de France à chauffer totalement au bois[227].
- Victoire d'or des victoires du Paysage 2012 pour la rénovation du lac de Vesoul - Vaivre[228].
- Labellisée « Ville Internet » @ en 2013[229].
- Classée « Cité Patrimoine de Franche-Comté » grâce à son quartier historique[230].
- Labellisée « Qualité Tourisme » notamment grâce à l'aménagement du lac de Vesoul - Vaivre et du Camping International[231].
Vesoul dans la musique [modifier]
Vesoul a souvent été l'objet d'apparitions de chanson. La plus connue, la chanson Vesoul de Jacques Brel, porte même le titre de la ville, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968[232]
« T'as voulu voir Vesoul
Et on a vu Vesoul
[…]
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul »
Elle apparait également dans la chanson Fous ta cagoule de Fatal Bazooka[233].
« Fous ta cagoule !
Fous ta cagoule !
Du nord au sud, de l'est à l'ouest, même à Vesoul »
Personnalités liées à la ville [modifier]
De multiples personnalités sont nées à Vesoul. Parmi les plus connues, les politiciens Paul Morel, Gustave Chaudey, Jacques Bardenet, les peintres et sculpteurs Jean-Léon Gérôme, Gustave Courtois, Jules-Alexis Muenier… Des sportifs tels que l'athlète Julien Casoli, le boxeur Frédéric Tripp, le pilote de moto et auto Stéphane Peterhansel.
Certaines célébrités vésuliennes ont révolutionné le domaine dans lequel elles étaient prédestinées. L'ingénieur Édouard Belin est l'inventeur du bélinographe. C'est un système de transmission à distance des photographies. Le physicien Alexis Petit est connu pour sa théorie qui explique la valeur de la chaleur massique des métaux. L'actrice de cinéma et de théâtre native de Vesoul, Edwige Feuillère, a reçu en 1993 le Molière de la comédienne.
Des personnalités connus sont décédées dans la ville, tel que le peintre Pascal Dagnan-Bouveret, les députés Georges Genoux-Prachée et Pierre Petitperrin ainsi que l'homme politique et ancien maire de Vesoul, Pierre Chantelat.
Vesoul a également été le lieu de résidence de nombreux maires et députés de Vesoul, tel Vincent Ébaudy de Rochetaillé qui résida à la maison vésulienne éponyme…
Depuis le début de sa haute fonction administrative et judiciaire au XIIIe siècle, Vesoul accueilli un grand nombre d'avocats et de juges au Palais de justice de Vesoul, comme l'ancien président du Sénat français Claude-Christophe Gourdan et l'ancien maire de Vesoul et avocat, Alphonse Noirot. Centre d'enseignement religieux dès le début du XVIIe siècle, Vesoul a accueilli depuis toujours des professeurs et des élèves célèbres, répartis dans ces écoles et principalement dans le collège Gérôme. Considéré comme le fondateur de la psychologie française, Théodule Ribot a enseigné la philosophie au Collège Gérôme. Jean-Baptiste Coudriet et Marcel Durliat ont été élèves dans ce collège.
- Hommes politique, magistrats et avocats
- Serge Beltrame (1944), homme politique
- Pierre Chantelat (1923-2011), homme politique
- Alain Joyandet (1954), homme politique
- Alain Chrétien (1975), homme politique
- Yves Krattinger (1948), homme politique
- Jean-Paul Mariot (1948), homme politique
- Marcellin Carraud (1909-1988), homme politique
- Alphonse Noirot (1833-1889), homme politique et avocat
- Claude Alexis Cochard (1743-1815), homme politique et juriste
- Charles Reibel (1882-1956), homme politique
- Paul Morel (1869-1933), homme politique
- Maximilien-Prosper Foy (1805-1889), militaire et homme politique
- Claude-Bonaventure Vigneron (1750-1832), juriste et homme politique
- Jacques Bardenet (1754-1833), homme politique et militaire
- Gustave Chaudey (1817-1871), magistrat et homme politique
- Jean-Xavier Bureau de Pusy (1750-1806), homme politique qui divisa la France en 83 départements
- Claude-Antoine Bolot (1742-1812) magistrat et homme politique, avocat à Vesoul
- Georges Cogniot (1901-1978), homme politique qui a étudié à Vesoul
- Musiciens
- Pierre Léon Reuchsel (1840-1915), professeur de musique, compositeur et organiste
- Jean-Michel Rivat (1939), Parolier, compositeur et chanteur
- Jacques Brel (1929 - 1978), avec sa chanson Vesoul
- Bérenger de Miramon Fitz-James (1875-1952), musicographe et mécène
- Daniel Haas (1951), bassiste du groupe Ange de 1971 à 1995.
- Journalistes, diplomates
- Pierre-Joseph de Beauchamp (1752-1801), diplomate et astronome attaché à l'expédition d'Égypte de Bonaparte
- Simon Renard (1513-1573), ambassadeur et conseiller de Charles Quint, personnage de Victor Hugo
- Jacques Thomet (1946), journaliste et rédacteur en chef de l'AFP
- Auguste Gauvain (1861-1931), journaliste et diplomate
- François Ébaudy de Fresne (1753-1815), économiste
- Jean-Marie Muller (1939), philosophe
- Théodule Ribot (1839-1916), philosophe qui a été professeur de philosophie à Vesoul
- Albert Mathiez (1874-1932), historien qui a étudié à Vesoul
- Marcel Durliat (1917-2006), historien de l'art qui a étudié à Vesoul
- Fonctionnaires
- Joseph de Villeneuve-Bargemon (1782-1869), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Amédée Thierry (1797-1873), journaliste et historien, préfet à la préfecture de Vesoul
- Alfred de Jancigny (1824-1892), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Anselme Pétetin(1807-1873), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Hippolyte Dieu (1812-1887), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Francis Lamy (1960), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Éric Freysselinard (1961), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Arnaud Cochet (1959), haut-fonctionnaire, préfet à la préfecture de Vesoul
- Sportifs
- Claude Robin (1960), footballeur et entraîneur professionnel
- Albert Cartier (1960), footballeur et entraîneur professionnel
- Patrice Vicq (1944), footballeur professionnel puis avocat
- Dominique Thomas (1963), ancien joueur et entraîneur du Vesoul Haute-Saône Football. Il réside actuellement à Vesoul
- Abel Khaled (1992), footballeur professionnel ayant joué au Vesoul Haute-Saône Football
- Mickaël Ravaux (1979), footballeur professionnel ayant joué au Vesoul Haute-Saône Football
- Jessy Savine (1976), footballeur professionnel ayant joué au Vesoul Haute-Saône Football
- Cédric Si Mohamed (1985), footballeur professionnel ayant joué au Vesoul Haute-Saône Football
- Affo Érassa (1983), footballeur professionnel ayant joué au Vesoul Haute-Saône Football
- Myriame Said Mohamed (1977), handballeuse professionnel ayant joué au CS Vesoul Haute-Saône
- Sandrine Delerce (1975), handballeuse professionnel ayant joué au CS Vesoul Haute-Saône
- Katty Piejos (1981), handballeuse professionnel ayant joué au CS Vesoul Haute-Saône
- Mélanie Sandoz (1987) escaladeuse championne du monde, et une fois championne de France
- Édouard Henry (1980), judoka et parachutiste
- Stéphane Peterhansel (1965), pilote professionnel de rallye-raid auto et moto, 6 fois vainqueur en moto et 4 fois vainqueur en auto du Paris-Dakar
- Julien Casoli (1982), athlète paralympique, champion de France, champion du monde, médaillé olympique et membre de l'Équipe de France
- Robert Schurrer (1890-1972), athlète professionnel spécialiste du sprint
- Emmanuel Front (1973), athlète professionnel spécialiste du 400 mètres.
- François Châtelet (1939), athlète professionnel spécialiste du 800 mètres.
- Vincent Luis (1989), triathlète professionnel
- Laurent Mangel (1981), coureur cycliste professionnel
- Frédéric Vichot (1959), ancien cycliste professionnel
- Bruno Parietti, pongiste, médaillé de bronze aux Championnats d'Europe juniors.
- Pascal Ottmann, alpiniste
- Peintres
- Jean-Léon Gérôme (1824-1904), peintre et sculpteur
- Jules Jean François Pérot (1814-1876), artiste peintre
- Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929), peintre
- Jules-Alexis Muenier (1862-1942), peintre
- Gustave Courtois (1852-1923), artiste peintre
- Roland Weber (1932-1988), peintre
- Poètes, écrivains
- Charles Grandmougin (1850-1930), poète et dramaturge
- Christophe Petit (1969), dramaturge, metteur en scène et acteur
- André Blanchard (1951), écrivain
- Roger Munier (1923-2010), écrivain, traducteur et critique
- Jean Bernard-Derosne (1903-1962), écrivain et réalisateur
- Albert Humbert (1835-1886), écrivain, journaliste et dessinateur
- Daniel Slimak (1939-1999), poète, écrivain, chanteur et professeur de mathématique et d'arts plastiques au Collège Gérôme.
- Ingénieurs, scientifiques et industriels
- Édouard Belin (1873-1963), ingénieur et inventeur du bélinographe
- Alexis Petit (1791-1820), physicien
- Maurice Chavane (1881-1957), dirigeant d'industrie
- Maurice-Marie Janot (1903-1978), chimiste, biologiste et pharmacologue étudia à Vesoul
- Jean Dumont (1923), architecte, étudia à Vesoul
- Rémi Mathis (1982), historien, acteur de la diffusion de la connaissance
- Acteurs
- Edwige Feuillère (1907-1998), grande actrice de cinéma et de théâtre
- Barencey (1893-1971), acteur
- Militaires, résistants
- François Bernard de Mongenet (1765-1828), général d'Empire.
- Jean-Baptiste-Joseph Bouvier (1770-1812), colonel du génie, baron de l'Empire.
- Jean Compagnon (1916-2010), général de corps d'armée a fait ces études à Vesoul
- Yves Barbier (1893-1944), figure de la Résistance
- Arthur Constantin Krebs (1850-1935), militaire et ingénieur
- Charles Millot alias Henri Gervèse (1880-1959), officier de marine, peintre et illustrateur
- Marie Etienne Péroz (1857-1910), officier français qui a étudié à Vesoul
- Raymond Aubrac (1914-2012), résistant
- Suzanne Melk (1908-1951), pionnière de l'aviation féminine en France et chevalier de la légion d'honneur, passa toute son enfance à Vesoul.
- Louise de Coligny-Châtillon (1881-1963), aviatrice et muse de Guillaume Apollinaire
- Patrick de Barbeyrac, lieutenant, qui s'est écrasé près de la ville, le 3 novembre 1966 aux commandes de son Mirage III.
- Religieux
- Jean Orchampt (1923), évêque catholique
- Adolphe Turlin (1844-1910), prêtre-missionnaire étudia à Vesoul
- Philippe Ballot (1956), évêque catholique
- Émile-Charles-Raymond Pirolley (1898-1971), vicaire à Vesoul
- Jean-Joseph Gaume (1802-1879), vicaire à Vesoul
- Maurice-Louis Dubourg (1878-1954), vicaire à Vesoul
- Jean-Baptiste Miroudot du Bourg (1721-1798), prélat et évêque
- Cuisiniers
- Patrick Henriroux (1958), chef cuisinier
- Mickaël Azouz (1943), maître chocolatier-pâtissier, vainqueur de la Coupe du monde de la pâtisserie en 1989.
- Autres
- Marc Paygnard (1945), photographe
- Jean-Baptiste Humbert (1940), archéologue passa son enfance à Vesoul
- Thibaut Jacquinot, record du monde du Speedcubing, en 2006 avec 9,86 secondes
Blason [modifier]
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Les armes de Vesoul se blasonnent ainsi : « Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au croissant d'argent[234]. » |
Les armoiries de Vesoul sont souvent utilisées dans l'architecture vésulienne. Dès le XVIe siècle, la ville incruste son blason sur les principaux édifices administratifs et publics. Sur hôtel de ville, le blason y ait sculpté sur le fronton. Il y ait contourné de différentes formes arrondies et surmonté d'une tête de lion. L'inscription du blason de la ville dans les façades différentes bâtiments publics continue au XXe siècle. Il est composé de deux parties. La partie haute est représentée par un lion rampant tandis que la partie basse est constituée d'un croissant d'argent sur fond rouge. La couleur de la langue et des griffes du lion sont différentes. Cette distinction caractérise le lion de armé et lampassé.
Construite en 1910, la façade principale de la gare des tramways départementaux (actuel hôtel des Postes) contient une réalisation du blason. Le blason de Vesoul est également utilisé dans la carte du géographe Levasseur représentant les voies routières du département de la Haute-Saône, en 1852.
À ce premier blason, un second a été mis en place durant la période du Premier Empire (1804 - 1814). Celui-ci est coupé en trois parties dont la partie basse est proéminente. Un « N » doré, qui signifie Napoléon Ier, surmonté d'une étoile de cette même couleur, se situe sur la partie gauche. La partie droite est occupée par un lion d'argent et la partie basse par un croissant d'argent.
Devise [modifier]
Vesoul n'a pas de devise officielle. Ci-après quelques devises que l'on retrouve sur différents bâtiments de la ville :
- Devise du collège Gérôme : « Gymnasium Deo et Bonis Artibus » ce qui veut dire « Lycée, pour Dieu et les Arts Libéraux »
- Devise d'un porche : « Moderata durant » ce qui veut dire « Ce qui est modéré dure »
- Devise de l'hôtel Thomassin : « Par ce signe tu vaincras »
- Devise d'un hôtel du quartier ancien : « Differ in posterum » ce qui signifie « Remets à plus tard »[235].
- Devise d'une porte sur une maison place du Palais : « Soli Deo gloria » ce qui signifie « A Dieu seul la gloire »[236].
Logo [modifier]
Le logo de la ville est composé du blason. On y trouve également marqué en gras « Ville de Vesoul ». Les termes « Ville de » est en lettres minuscules et « Vesoul » en lettres majuscules. Le fait d'avoir gardé le blason de la ville dans le logo révèle l'importance qu'apporte l'histoire à la ville.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Alfred Gevrey, Histoire de Vesoul, 1865, 112 p.
- Commission d'archéologie de la Haute-Saône, Mémoires de la Commission d'archéologie Volumes 1 à 2, Vesoul, 1839, 220 p.
- Christian Rénet, Vesoul Tome I
- Christian Rénet, Vesoul Tome II
- Cassini, , p. Carte géo-métrique de la France dite carte de Cassini ou de l'académie - no 145
- Edouard Girod, Vesoul/Besancon
- Georges Saguin, Le Lycée de Vesoul vers 1930 : "le Pioche", Vesoul, 2002
- Marie Foiselle, Gabriel Peignot à Vesoul de 1794 à 1813 : la création de la bibliothèque publique et de l'École centrale, Vesoul, 2003
- Philippe Larère, Une Enfance à Vesoul, les années 40 et 50, Vesoul, 2004
- Philippe Larère, Vesoul, les années bahut : le lycée Gérôme, de 1946 à 1957, Vesoul, 2005
Articles connexes [modifier]
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Liens externes [modifier]
- Site de la communauté d'agglomération de Vesoul
- Site de l'Office du tourisme du pays de Vesoul
- Vesoul sur le site de l'Insee
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Label Ville amie des enfants, sur un site commercial de la Sarl Advercity. Consulté le 2 septembre 2012.
- Label Ville conviviale et solidaire, sur le site de la communauté d'agglomération de Vesoul. Consulté le 2 septembre 2012.
- Label collecte QualiTri, sur le site de la communauté d'agglomération de Vesoul. Consulté le 2 septembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre II, p. 16 : de Alfred Gevrey, 1865
- Localisation par rapport aux villes, sur le site de l'office du tourisme de Vesoul. Consulté le 2 septembre 2012.
- Altitudes de la ville, sur un site commercial de la Sarl Advercity. Consulté le 2 septembre 2012.
- Description du Pôle métropolitain Centre Franche-Comté, sur http://www.poles-metropolitains.fr/. Consulté le 2 septembre 2012.
- Distances entre les autres grandes villes, sur un site commercial de la Sarl Advercity. Consulté le 17 novembre 2012.
- Géologie de la ville et réseau de cavités à rhinolophes de la région de Vesoul, sur le site de l'inpn. Consulté le 2 décembre 2012.
- La Motte de Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 2 septembre 2012.
- Le Plateau de Cita, sur http://www.persee.fr/. Consulté le 2 septembre 2012.
- ZNIEFF 430013664 Camp de César, sur le site de l'INPN. Consulté le 2 septembre 2012.
- La Motte de Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 2 septembre 2012.
- Hydrographie, sur un site commercial de la Sarl Advercity. Consulté le 2 septembre 2012.
- Gestions du risques d'inondation du Durgeon, sur http://www.durgeon.fr/. Consulté le 17 juillet 2012.
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- Prévision en cas de crues à Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 17 juillet 2012.
- Données climat de Vesoul, sur http://www.annuaire-mairie.fr/. Consulté le 11 février 2013.
- Conditions climatiques de Vesoul et de Haute-Saône, sur http://www.sdis70.fr/. Consulté le 11 février 2013.
- Relevés météorologique de Luxeuil-les-Bains, sur http://www.infoclimat.fr/. Consulté le 26 avril 2013.
- Climat de Vesoul, sur un site commercial de la sarl « Kel Quartier ». Consulté le 1 février 2013.
- Situations routière de Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 23 août 2012.
- Présentation des axes routiers de Vesoul, sur http://autorout.free.fr/. Consulté le 23 août 2012.
- Projet d'autoroute à Vesoul, sur le site de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Franche-Comté. Consulté le 23 août 2012.
- Total des voies de la ville, sur un site commercial de la Sarl Advercity. Consulté le 23 août 2012.
- Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône, sur http://cddthema.univ-fcomte.fr/. Consulté le 23 août 2012.
- Gare des tramways départementaux de Vesoul, sur http://membres.multimania.fr/. Consulté le 23 août 2012.
- Aérodrome de Vesoul - Frotey, sur le site de l'Aérodrome de Vesoul - Frotey. Consulté le 12 février 2013.
- Aéroports les plus proches, sur http://www.annuaire-mairie.fr/. Consulté le 5 avril 2013.
- Les pistes cyclables, sur le site de la communauté d'agglomération de Vesoul. Consulté le 23 août 2012.
- La voie verte le Chemin vert, sur http://www.af3v.org/. Consulté le 23 août 2012.
- La voie verte la Trace du Courlis, sur http://www.af3v.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=109&voie=291. Consulté le 23 août 2012.
- VBus de Vesoul, sur le site Vbus de la société Keolis. Consulté le 31 juillet 2012.
- Quartier Rêpes/Pontarcher, sur http://sig.ville.gouv.fr/. Consulté le 9 février 2013.
- Quartier Montmarin, sur http://sig.ville.gouv.fr/. Consulté le 9 février 2013.
- Chiffre de 2009 du quartier du Grand-Grésil, sur le site du comité interministériel des villes au sein du ministère de la Ville. Consulté le 26 août 2012.
- Les quartiers de Vesoul selon le plan des Iris, sur le site des Iris. Consulté le 5 décembre 2012.
- Maison du quartier des Rêpes, sur le site de la communauté d'agglomération de Vesoul. Consulté le 4 août 2012.
- Architecture, sur le site de l'Office du tourisme de Vesoul. Consulté le 3 décembre 2012.
- Chiffre du logement, sur http://www.recensement.insee.fr/. Consulté le 11 février 2013.
- Chiffre du logement, sur http://www.recensement.insee.fr/. Consulté le 2 février 2013.
- Chiffres clés du quartier du Montmarin, sur http://www.insee.fr/. Consulté le 23 août 2012.
- Vesoul, sur le site de la sarl BONTOURISM. Consulté le 3 septembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre Ier, p. 4-5 : de Alfred Gevrey, 1865
- Alfred Gevrey, Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre Ier, p. 5-6.
- Jean Pierre- Millotte, « Circonscription de Franche-Comté », Gallia Préhistoire, vol. 18, no 2, 1975 [texte intégral], p. 598.
- Découvertes, sur le site de l'agence immobilière saônoise. Consulté le 2 septembre 2012.
- Carrefour des voies, sur le site de la culture de la région. Consulté le 3 novembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre II, p. 15-17 : de Alfred Gevrey, 1865
- le Castrum Vésulium, sur le site de l'office du tourisme de Vesoul. Consulté le 3 novembre 2012.
- Les vassaux du château, sur http://missiontice.ac-besancon.fr/. Consulté le 3 novembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre VI, p. 47 : de Alfred Gevrey, 1865
- Développement de la ville, sur http://net70.info/. Consulté le 3 novembre 2012.
- La construction du château, sur le site de la culture de la région. Consulté le 3 novembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre I, p. 6 et 7 : de Alfred Gevrey, 1865
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre V, p. 35 et 37 : de Alfred Gevrey, 1865
- Le XIIème siècle à Vesoul, sur http://net70.info/. Consulté le 3 novembre 2012.
- Histoire de Vesoul, Partie 1, Livre I, Chapitre VI, p. 49 : de Alfred Gevrey, 1865
- Le XIIIème siècle à Vesoul, sur http://www.universalis.fr/. Consulté le 3 novembre 2012.
- Le XIIIème siècle à Vesoul, sur http://net70.info/. Consulté le 3 novembre 2012.
- Vesoul au XVIIe siècle, sur un site de lecture de livre, à la page 11. Consulté le 10 décembre 2012.
- 1479, l'anéantissement du Castrum Vesulium, sur http://www.ot-vesoul.fr/. Consulté le 8 février 2013.
- Vesoul au XVIIe siècle, à la page 16-17-18-19-20, sur un site de lecture de livre. Consulté le 14 décembre 2012.
- L'histoire au XVIIIè siècle, sur un site des Archives départementales de la Haute-Saône. Consulté le 1 décembre 2012.
- Vesoul au XVIIIè siècle, sur un site des Archives départementales de la Haute-Saône. Consulté le 1 décembre 2012.
- M. P.-A. Pidoux, Vesoul, capitale d'État (27 janvier-6 juin 1814).
- Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne à Vesoul, sur http://www.interieur.gouv.fr/. Consulté le 12 février 2013.
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- Alain Joyandet quitte la mairie de Vesoul, sur http://franche-comte.france3.fr/. Consulté le 12 février 2013.
- Résultat des élections législatives de 2012 de la première circonscription, sur http://www.interieur.gouv.fr/. Consulté le 12 février 2013.
- Communauté d'agglomération de Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 26 janvier 2013.
- [un site de divertissement Communauté d'agglomération de Vesoul]. Consulté le 26 janvier 2013.
- Description du pôle métropolitain Centre Franche-Comté, sur http://www.poles-metropolitains.fr/. Consulté le 27 novembre 2012.
- Statistiques de l'arrondissement de Vesoul, sur le site de l'INSEE. Consulté le 13 février 2013.
- Pays de Vesoul et du Val de Saône, sur le site de l'INSEE. Consulté le 13 février 2013.
- Bailliage d'Amont, sur site de l'office du tourisme de Vesoul. Consulté le 13 février 2013.
- Préfecture de la Haute-Saône, sur http://www.lahautesaone.com/. Consulté le 13 février 2013.
- Juridictions de Vesoul, sur http://www.haute-saone.gouv.fr/. Consulté le 13 février 2013.
- Ordre des avocats au barreau de Vesoul, sur http://www.village-justice.com/. Consulté le 13 février 2013.
- Taux de criminalité, sur http://www.macommune.info/. Consulté le 13 février 2013.
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur le site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 27 août 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Etrangers à Vesoul, sur le site de l'Insee. Consulté le 5 décembre 2012.
- Nora Atamna, médaille du soutien à l'immigration, sur le site de la Presse de Vesoul. Consulté le 5 décembre 2012.
- Le Frontstalag 141 de Vesoul, sur le livre "Les musulmans algériens de l'armée française, à la page 210. Consulté le 5 décembre 2012.
- COM&idTheme=9&idTableauDetaille=24&niveauDetail=1 Immigration à Vesoul, sur http://www.recensement.insee.fr/. Consulté le 9 février 2013.
- La population des immigrés de pays musulmans à Vesoul, en 1999, sur http://www.insee.fr/fr/. Consulté le 23 décembre 2012.
- La population des immigrés de pays musulmans à Vesoul et en Haute-Saône, en 2007, sur http://www.insee.fr/fr/. Consulté le 23 décembre 2012.
- Chiffre de Vesoul, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 3 janvier 2013.
- ZEP des quartiers nord de Vesoul, sur http://www.cndp.fr/. Consulté le 3 janvier 2013.
- Présentation du service jeunesse et vie étudiante, sur le site de la communauté d'agglomération de Vesoul. Consulté le 27 août 2012.
- [Institut universitaire de technologie de Vesoul Formation de l'Institut universitaire de technologie de Vesoul], sur http://iut-bv.univ-fcomte.fr/. Consulté le 27 août 2012.
- les BTS au lycée des Haberges, sur le site officiel du lycée des Haberges. Consulté le 5 décembre 2012.
- les BTS au lycée Equard Belin, sur le site officiel du lycée Belin. Consulté le 5 décembre 2012.
- les formations à l'École de Gestion et de Commerce de Vesoul, sur le site officiel de l'EGC. Consulté le 5 décembre 2012.
- Festival international des cinémas d'Asie, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 9 décembre 2012.
- Festival Jacques Brel, sur le site de la ville de Vesoul. Consulté le 9 décembre 2012.
- Foire de la Sainte-Catherine, sur www.routard.com. Consulté le 9 février 2013
- Cox Party, sur http://coxparty.fr/. Consulté le 9 février 2013
- Semaine de la pétanque de Vesoul, sur http://usvesoulptq.e-monsite.com/. Consulté le 26 avril 2013
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