Vesoul

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Vesoul
 
Vesoul Mairie 9.JPG
Vesoul Monuments aux morts 14-18 2.JPG Vesoul rue d'Alsace-Lorraine 3.jpg
Vesoul Monument 2.JPG Vesoul Jardin anglais 3.JPG Vesoul Institut Universitaire de Technologie 2.jpg
Gare de Vesoul 5.JPG Vesoul Bureau d'octroi 2.JPG
Quartier sud de Vesoul et Navenne 3.jpg
De haut en bas, de gauche à droite : l'hôtel de ville de Vesoul, un monument aux morts, la rue d'Alsace-Lorraine, la colonne commémorative de 1870, le jardin anglais, l'institut universitaire de technologie de Vesoul, la gare de Vesoul, un bureau d'octroi et le quartier sud de Vesoul.
Blason de Vesoul
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Vesoul (chef-lieu)
Canton Canton de Vesoul-Ouest et de Vesoul-Est (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Vesoul
Maire
Mandat
Alain Chrétien
2014-2020
Code postal 70000
Code commune 70550
Démographie
Gentilé Vésuliens
Population
municipale
15 623 hab. (2011)
Densité 1 722 hab./km2
Population
aire urbaine
59 244 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 23″ N 6° 09′ 21″ E / 47.623055, 6.155833 ()47° 37′ 23″ Nord 6° 09′ 21″ Est / 47.623055, 6.155833 ()  
Altitude Min. 213 m – Max. 375 m
Superficie 9,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.vesoul.fr

Vesoul (prononcé [və.zul ][1]) est une commune du Grand Est de la France, préfecture du département de la Haute-Saône en région Franche-Comté et chef-lieu de cantons et d'arrondissement. La ville est aussi le siège de la communauté d'agglomération de Vesoul et du pays de Vesoul et du Val de Saône et détient une inspection académique ainsi que des chambres consulaires. Située au nord de la Métropole Rhin-Rhône, Vesoul compte, en 2009, 15 920 habitants intra-muros et l'Aire urbaine de Vesoul totalise 59 244 habitants. Ses habitants sont appelés Vésuliens.

Établie sur la colline de la Motte, la cité s'est développée peu avant le premier millénaire, sous le nom de Castrum Vesulium. Siège d'une vicomté puis capitale du bailliage d'Amont, Vesoul est rattaché, tour à tour, au Saint-Empire, à l'Espagne puis à la France. La ville devient rapidement, au fil des siècles, un bourg fortifié, une place commerciale, un centre judiciaire, une cité religieuse et va jusqu'à acquérir des fonctions administratives et politiques, plaçant son importance au niveau national.

Classée « Cité Patrimoine de Franche-Comté », la ville possède un quartier historique doté d'une architecture distinctive, représentée par de remarquables monuments. Pourvue d'un riche patrimoine naturel, la commune bénéficie de sites protégés d'intérêt, en associant plaines, collines et plans d'eaux, conférés par des situations géologiques et topographiques notables.

Capitale européenne de la logistique automobile, Vesoul est le centre mondial des pièces détachés du constructeur PSA Peugeot Citroën. Immortalisée par une œuvre musicale de renommée internationale de Jacques Brel, la ville de Vesoul a reçu de multiples labels qui témoignent de l'investissement qu'elle apporte à sa vie commune et de ses progrès économiques et culturels.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Vesoul, en Haute-Saône.
Vesoul
Localisation de la Haute-Saône en France
Voir l’image vierge
Localisation de Vesoul, en Haute-Saône.
Vesoul et son unité urbaine.

Vesoul est situé dans le Grand Est de la France, à proximité de la Suisse et de l'Allemagne, dans le Pentagone des villes européennes et entre le massif jurassien et le massif vosgien. La ville se trouve au centre du département de la Haute-Saône, dans le nord de la région Franche-Comté.

À vol d'oiseau, la ville est distante de 26 kilomètres de Lure et de Luxeuil-les-Bains, de 43 kilomètres de Besançon, de 90 kilomètres de Dijon et de Mulhouse et de 314 kilomètres de la capitale Paris[2].

La commune de Vesoul fait partie du pôle métropolitain Centre Franche-Comté, zone constituée des plus grandes agglomérations de la partie centrale de la région[3]. La préfecture haut-saônoise qu'est Vesoul se trouve qu'à quelques dizaines de kilomètres au nord de l'axe diagonal de la métropole Rhin-Rhône, espace métropolitain multipolaire européen[4].

Également, la ville est localisée au cœur du pays de Vesoul et du Val de Saône, structure territoriale composé de paysages variées dont essentiellement des zones urbanisées, boisées et vallonnées[M 1].

Rose des vents Pusey Pusy-et-Épenoux Coulevon Rose des vents
Vaivre-et-Montoille N Frotey-lès-Vesoul
O    VESOUL    E
S
Noidans-lès-Vesoul Échenoz-la-Méline, Navenne Quincey

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vesoul est traversée par quatre cours d'eau : les rivières Durgeon, Colombine et Vaugine et le ruisseau de la Fontaine au Diable. Ils sont des affluents et sous-affluents de la Saône, la quatrième rivière la plus grande de France, longue de 473 kilomètres[5] et qui coule à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Vesoul[6].

Le Durgeon, affluent de la Saône, traverse le centre-ville d'est en ouest, depuis le nord de la commune, et représente la frontière entre Vesoul et Noidans-lès-Vesoul[7]. La Colombine, affluent du Durgeon, franchit également le centre-ville d'est en ouest, mais arrive depuis l'est de Vesoul. Le confluent de ces deux dernières rivières s'effectue à l'extrême sud-ouest du territoire vésulien, dans une zone urbanisée[8],[9]. La Vaugine, également affluent du Durgeon, traverse uniquement une petite zone au nord de la ville[10]. La Fontaine au Diable, affluent de la Colombine, passe dans la partie extrême sud-ouest du territoire vésulien pour rejoindre la Colombine[11]. Certaines années, le Durgeon peut être soumis à des crues, qui causent par la suite des inondations. Les plus importantes crues recensées sont celles d'octobre 1999 et de novembre 2000[12].

Le lac de Vesoul - Vaivre, un plan d'eau d'une superficie de plus de 90 hectares, est situé dans l'agglomération ouest de Vesoul[A 1].

Géologie[modifier | modifier le code]

La ville est placée sur les plateaux jurassiques de Vesoul, localisés au sud de la dépression sous-vosgienne et au nord des faisceaux des Avant-Monts et des collines préjurassiennes[N 1],[N 2].

La commune de Vesoul est majoritairement élevée sur des formations du Toarcien de la période du Lias, cependant le plus ancien étage géologique du sous-sol vésulien est le Domérien, du Pliensbachien (il y a 190 millions d'années). L'agglomération vésulienne est traversée par plusieurs failles[13].

La colline de la Motte, qui occupe toute la partie centrale de la ville, est constituée de différentes roches sédimentaires qui sont délimités par les quartiers des Haberges à l'ouest, du Grand Grésil à l'est, du Montmarin au nord et du centre-ville au sud. La première couche est composée de calcaires marneux du Domérien, la deuxième est caractérisée par des schistes bitumineux du Toarcien inférieur, la troisième est constituée de marnes micacées et bleues du Toarcien moyen et supérieur et la dernière couche, située uniquement sur une petite partie du sommet de la colline de la Motte, est formée de calcaires et de marnes sableuses du Toarcien supérieur et de l'Aalénien. Des schistes bitumineux sont également présents au quartier des Rêpes. Les quartiers sud de Vesoul et, en partie, les quartiers Est, arrosés par le Durgeon et la Colombine, sont composés d'alluvions fluviatiles de l'Holocène. Toute la zone nord/nord-ouest/nord-est du territoire communal est caractérisée par des limons du Cénozoïque[13].

Topographie[modifier | modifier le code]

La Motte, colline surplombant Vesoul.

Le territoire vésulien, s'étendant sur 907 hectares[14], est situé sur un site géographique naturel relativement particulier : la commune est dominée sur plus de 150 mètres par la Motte, colline de calcaire située au centre de la ville, dont le sommet est à 375 mètres d'altitude, point culminant de Vesoul[15],[A 2]. En effet, c'est sur cette colline que la cité s'est d'abord établie. Par la suite, Vesoul s'est étendu en contrebas, au sud de la Motte, puis tout autour, dans les vallées du Durgeon et de la Colombine[15], dans un demi-creux topographique d'une altitude moyenne d'environ 220 mètres à 230 mètres (l'altitude minimale de la commune est de 213 mètres[14]). Les secteurs sud et est de l'agglomération sont composées de collines tandis que les zones nord et ouest sont constituées de plaines[16],[6].

La ville de Vesoul est entourée par plusieurs collines, présentant ainsi une hétérogénéité topographique : le plateau de Cita, au sud culminant à 372 mètres d'altitude[17], le camp de César, au sud-ouest, culminant à 386 mètres d'altitude[P 1] et le plateau du sabot de Frotey, à l'est, culminant à 342 mètres d'altitude[N 3], trois sites occupés dès la Préhistoire.

Le site géographique de la commune a représenté une situation adaptée pour l'établissement et le développement de la cité notamment sur le plan militaire (château fort) et économique (exploitation de la viticulture).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Vesoul est de type semi-continental[18]. La ville de Vesoul à l'atout de disposer d'un microclimat, dû notamment à la situation topographique de la commune ainsi qu'à la présence proche du lac de Vesoul - Vaivre. Ainsi, ces sites naturels font effet de « régulateurs thermiques »[19].

Nuvola apps kweather.png Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement[20],[Note 1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
Heures moyennes d'ensoleillement 54.1 85.9 124 159.6 190.5 218.2 251.7 220.6 175.1 126.3 71.2 55.7 1732.8
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 92.8 78.3 80.6 74.9 93.2 90.1 78 89.2 79.6 76.8 101.6 101 1036
Moyennes mensuelles de la vitesse du vent (km/h)
Nuvola apps kweather.png Relevés de températures[Note 1]
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures minimales moyennes (°C) -2.7 -1.9 0.2 2.8 6.7 9.9 11.6 11.4 8.7 5.2 0.9 -2.1 4.2
Températures moyennes (°C) 0.8 2.5 5.4 8.7 12.8 16.1 18.2 17.8 14.9 10.5 4.9 1.4 9.5
Températures maximales moyennes (°C) 4.2 6.9 10.6 14.7 18.9 22.3 24.7 24.1 21 15.8 8.9 4.8 14.7
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Vesoul[21],[Note 2] 1 333 730 16 27 38
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Vesoul.

Grâce à sa situation géographique, la ville de Vesoul est reliée, par des systèmes de transport et des voies de communication, aux plus grandes villes de l'Est de la France et des pays limitrophes.

Les transports routiers constituent le principal moyen de transport dans la commune. Vesoul est situé à la croisée de deux grands axes routiers : les routes nationales N 57, axe nord-est/sud reliant Metz à la Suisse et N 19, axe nord-ouest/est reliant Paris à Belfort[A 3] ; cette dernière voie est fréquentée chaque jour par plus de 25 000 véhicules au niveau des quartiers du Montmarin et du Grand Grésil[22]. L'agglomération n'est actuellement pas desservie par l'autoroute, cependant, un projet d'autoroute a été annoncé : la construction de l'A319 afin de relier Langres à Vesoul[N 4],[N 5]. L'autoroute la plus proche est l'A36, située à environ 45 kilomètres au sud de Vesoul.

Situation routière et ferroviaire de Vesoul, en Franche-Comté.

Les transports ferroviaires représentent une autre alternative pour se déplacer entre Vesoul et d'autres communes. La gare SNCF de Vesoul, mise en service le 22 février 1858, est située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville. Quant aux lignes de Besançon-Viotte à Vesoul et de Vaivre à Gray, localisées au sud de la ville, sont désaffectées[23]. Elle relie la ville à Paris, ainsi qu'à Lure, Belfort et Montbéliard par des trains Intercités et Transport express régional Franche-Comté. La gare de Franche-Comté TGV est localisée à environ 40 kilomètres au sud de Vesoul, sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône[B 1]. De 1910 à 1938, la ville était desservie par plusieurs lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône, un ancien réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction vapeur[24]. La gare des tramways départementaux de Vesoul était le siège des chemins de fer vicinaux et gérait plusieurs centaines de kilomètres de lignes[25].

En matière de transport aérien, la ville dispose de l'aérodrome de Vesoul - Frotey, situé sur le plateau du sabot de Frotey[26]. L'aéroport international le plus proche de Vesoul est celui de Dijon, situé à 109 kilomètres. L'EuroAirport, quant à lui, est localisé à 121 kilomètres de la ville[27]. Enfin, les aéroports de Paris sont aisément accessible par la ligne de chemin de fer Paris Est desservant Vesoul.

L'agglomération de Vesoul compte plus de 40 kilomètres d'aménagement cyclable, répartis en cinq grands axes qui permettent aux cyclistes de se déplacer dans les axes nord-sud et est-ouest[A 4]. Deux voies vertes franchissent l'agglomération de Vesoul : le Chemin vert (21 kilomètres)[28] et la Trace du Courlis (8 kilomètres)[29], qui sont reliées par les pistes et bandes cyclables de l'agglomération.

Concernant les transports en commun de bus, la commune dispose du réseau d'autobus « VBus+ ». Doté de quatorze véhicules Mercedes-Benz Citaro, il est utilisé, annuellement en moyenne, plus d'un million de fois et totalise plus de 450 000 kilomètres parcourus dans l'agglomération[30]. La ville est aussi desservie par les Lignes saônoises, réseau de bus départemental qui gère plusieurs lignes passant à Vesoul[31]. Livéo assure quant à lui la liaison avec Besançon.

Plus de 3 000 places de stationnement sur parking sont présentes uniquement au centre-ville de Vesoul. Jusqu'à janvier 2010, Vesoul était l'une des seules préfectures à ne pas posséder de parking payant, fait encouragé par l'ancien maire Alain Joyandet[32],[A 5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Carte des quartiers de Vesoul.
Article détaillé : Quartiers de Vesoul.

La ville est divisée en sept quartiers, identifiés par le terme d'« îlots regroupés pour l'information statistique » (Iris)[M 2]. Parmi les zones urbanisées, on trouve notamment le quartier du Vieux-Vesoul, centre historique patrimonial, le Montmarin, quartier classé zone urbaine sensible[M 3], les Haberges, vaste zone d'activité… Vesoul compte plusieurs maisons de quartier répartis dans les différents quartiers de la ville[A 6].

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des rues de Vesoul.
Le faubourg Haut s'est développé à partir de l'actuelle place du palais de justice.

Vesoul s'est établi et développé durant le Moyen Âge, sur la colline de la Motte. La cité n'est alors qu'un château fort portant le nom de Castrum Vesulium et son enceinte occupe une bonne partie de la butte. Puis, des habitations ont commencé à se construire derrière les murailles du château. Bâti au pied de la Motte, le quartier historique est majoritairement tracé en plan milésien et est constitué d'habitats denses et de rues étroites[E 1].

Au début du XVIIe siècle, un collège, un couvent et un hôpital sont édifiés à l'extérieur de la cité, c'est ainsi que trois faubourgs naissent et se développent tout autour du centre ancien : le faubourg Saint-Martin à l'ouest, le faubourg Haut à l'est et le faubourg Bas au sud[L 1],[H 1].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'essor démographique est important, de nouvelles zones s'urbanisent et des quartiers sortent de terres autour de la colline de la Motte. Pendant le baby-boom, principalement dans les années 1960-70, des quartiers majoritairement composés de grands ensembles et de lotissements, sont construits : Les Rêpes (1957 à 1961), Montmarin (1967 à 1973)[33], le Grand Grésil (années 1970)… Par la suite, plusieurs zones d'activités sont aménagées à la périphérie de la ville : Espace de la Motte (milieu des années 1970), Technologia (fin des années 1990), Haberges (début des années 2000)[A 7],[A 8].

L'unité urbaine est composée de 8 communes[M 4] et l'aire urbaine de Vesoul, de 111 communes[M 5]. Les habitations des communes de Noidans-lès-Vesoul, d'Échenoz-la-Méline et de Navenne sont accolées à celles de Vesoul.

Architecture[modifier | modifier le code]

Illustration détaillée : Emploi de la pierre calcaire.
Pierres calcaires de l'hôtel Thomassin, édifice du centre ancien

La majorité des édifices du centre-ancien ont été construits avec des pierres calcaires de couleur beige et bleue-grise provenant de carrières situées à proximité de Vesoul. Hétérogène au cours du Moyen Âge, l'architecture vésulienne commence à se développer de façon uniforme à partir du XVIe siècle[B 2]. Dès le XVIe siècle, la ville a sollicité la résistance de la pierre calcaire pour l'édification des bâtiments, dans le but de mettre fin, ou du moins pour minimiser l'ardeur des pillages et destructions qu'a subis la cité pendant les siècles précédents. Sur un porche a été gravée la devise latine : « Moderata durant », qui signifie « ce qui est modéré dure »[B 2].

Le bois est également l'un des matériaux utilisés pour la construction des édifices ; les réalisations de cet élément se trouvent généralement dans les arrière-cours. Au XVIIe siècle, afin d'acquérir plus de lumière à l'intérieur des habitats, des grandes baies vinrent remplacer les fenêtres à meneaux. Également, la plupart des toits des maisons de la vieille ville sont constitués en tuiles vernissées. Les grilles d'entrée et de fenêtre, principalement assemblées avec du fer forgé, sont des éléments architecturaux aussi très présents dans les bâtiments du quartier historique[B 2].

Le bâtiment de la caisse d'épargne

Durant la Belle Époque, des édifices de différents styles architecturaux tels que l'art moderne, l'art nouveau et l'Art déco s'élèvent à proximité du centre-ville. La commune en compte plusieurs comme le bâtiment de la caisse d'épargne, situé place Rénet[E 2],[B 2].

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logement dans la commune, en 2009, était de 9 206 dont 8 353 résidences principales (soit 90,7 %), 178 résidences secondaires et logements occasionnels (soit 1,9 %) et 676 logements vacants (soit 7,3 %)[D 1]. La ville comptait 2 029 maisons et 7 062 appartements en 2009, alors qu'elle totalisait 2 053 maisons et 6 247 appartements en 1999[D 2],[N 6].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était, en 2009, de 31,6 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (30,7 %)[D 3]. La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 30,4 % en 1999 et de 31,7 % en 2009[D 4].

Sur les 8 353 ménages habitant la commune en 2009, 1 635 ménages vivent à Vesoul depuis moins de deux ans, 2 126 ménages depuis deux à quatre ans, 1 406 ménages depuis cinq à neuf ans, et 3 185 ménages depuis plus de dix ans[D 5].

Concernant le nombre de pièces des résidences principales, 623 en ont une soit 7,5 %, 1 631 en comptent deux ce qui représentent 19,5 %, 2 192 en possèdent trois soit 26,2 %, 2 079 en comptent quatre soit une part de 24,9 % et 1 827 en totalisent plus de cinq, soit un taux 21,9 %[D 6].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

De multiples projets liés à l'urbanisme ont été lancés par la ville de Vesoul. L'un des principaux est la réhabilitation et le réaménagement du site de l'ancien hôpital Paul-Morel, bâtiment désormais désaffecté. En octobre 2008, le conseil municipal de Vesoul décide d'y créer une zone d'aménagement concerté ; elle est baptisée zone Paul-Morel. La reconversion de ce site se traduira par la création de plus de 150 logements et des emplois tertiaires pour un total d'environ 37 000 mètres² de surface construite, tout en favorisant la protection de l'environnement. Depuis le début du projet en 2009, l'aménagement de la nouvelle zone Paul-Morel devrait aboutir d'ici une dizaine d'années[A 9].

Parmi les grands projets, on trouve la rénovation du quartier du Montmarin. La ville de Vesoul s'est inscrite au plan national de rénovation urbaine. Proposé par la ville en juillet 2007, ce projet mènera à la reconstruction et à la réhabilitation de plusieurs centaines de logements dans le quartier. Avec un coût du projet estimé à 10 200 000 €, la rénovation du Montmarin fait partie des projets ambitieux lancés par la ville[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le centre-ville et les quartiers sud de Vesoul, vue depuis la Motte.

Une première mention écrite de la ville la désigne par le terme de Castrum Vesulium (en latin, Castrum signifie « fortification » et Vesulium vient de « montagne ») en 899. Au cours des siècles, la cité connait de multiples changements de nom dont Vesullum et Visulium, pour prendre le nom de Vesoul en 1242[35]. Plusieurs explications ont été données sur l'origine du nom de Vesoul, l'une des plus significatives cite la racine celtique ves (montagne, élévation), remarquable également sur le nom de Mont Vésuve. Vesoul est donc un loin dérivé de « montagne » en référence à la Motte, colline où s'est établie et développée la ville[E 3].

Selon le savant Éloi Johanneau, le nom de Vesoul est composé des mots gaéliques : bez (en construction), nez (tombeau) et houl (soleil), soit littéralement « tombeau du soleil »[36],[F 1].

D'après une autre explication, Vesoul viendrait du mot tudesque besul, qui signifie pointu, en référence à la forme conique de la colline de la Motte[37],[F 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Vesoul et Chronologie de Vesoul.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Premières traces d'habitat

Certaines traces et empreintes confirment que Vesoul et son agglomération ont été occupé durant la Préhistoire. Des objets laissés par les populations certifient que des hommes ont fabriqué et utilisé des outils dans la région vésulienne, pendant les différents l'âges préhistoriques.

Des objets préhistoriques, principalement des outils, ont été retrouvés sur les différents flancs de la colline de la Motte. Aussi, autour de Vesoul, des objets ont été découverts au camp de César et au plateau de Cita[17], deux sites situés au sud de la ville qui ont fourni de nombreux restes d'armes de pierres préhistoriques. Le dolmen de la Pierre-qui-Vire, un mégalithe situé à 2 kilomètres à l'est de Vesoul, est daté entre 3 500 et 3 300 avant J-C[F 3]. Dans la grotte de la Baume, localisée au sud de Vesoul, un outillage lithique moustérien a été trouvé démontrant ainsi une occupation continue de tous les niveaux du Würm ancien. Dans la galerie sud de la cavité naturelle, une occupation de l'âge du bronze final III a également été démontrée[38].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuple des Séquanes, en Gaule.
La Motte, un site stratégique

Durant l'époque gallo-romaine, une petite station s'est établie sur la colline de la Motte et une voie romaine passe sur ce site. Des archéologues ont découvert sur cette butte, des dizaines d'objets datant de l'Antiquité, dont des monnaies et des médailles à l'effigie des premiers empereurs romains. Certaines zones de l'agglomération de Vesoul telles que le camp de César, le plateau de Cita et le plateau de Frotey étaient également occupées durant cette période de l'histoire[F 4],[39]. Le territoire de l'actuelle ville de Vesoul appartenait au peuple gaulois des Séquanes, qui avaient en leurs possessions un secteur compris entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges[40].

Lorsque les Romains ont colonisé la Séquanie, ils ont été marqués par les avantages défensifs que donnait la colline de la Motte et y construisent un fortin militaire. À cette époque, le territoire de Vesoul fait partie du pagus Colerensis, qui avait pour chef-lieu Corre et qui s'étendait de la Vôge jusqu'aux portes de Besançon[L 2],[F 5]. À la fin de la domination romaine, le chef-lieu du pagus est transféré à Port-Abucin et se renomma alors pagus Portuensis, puis prit le nom, plus tard, de comté de Port[F 6],[41].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Castrum Vesulium, les origines de Vesoul

En 899, le premier document historique évoquant l'actuelle ville de Vesoul est attesté. À cette époque, c'est un important lieu fortifié nommé Castrum Vesulium (château de Vesoul), établi sur la Motte[G 1],[F 6],[36]. Ce château fut érigé par les comtes de Portois, qui ont délaissé Port-sur-Saône afin de fuir à la menace des guerres féodales[E 4]. Vesoul est ainsi devenu l'un des principaux bourgs du comté de Port, comté qui est devenu par la suite, avec la fusion de trois autres, le comté de Bourgogne. En 988, le château connu l'un de ses premiers sièges, réalisé par le duc Henri Ier de Bourgogne et le comte Lambert de Chalon[F 7].

En 1333, Vesoul devient capitale du Bailliage d'Amont.
Possession des vicomtes

Certainement reconnue comme une place importante et stratégique, Vesoul fut érigé en vicomté au début du XIe siècle par le comte palatin Otte-Guillaume[F 8],[G 2]. En 1019, le premier vicomte de Vesoul est mentionné : il s'agit de Gislebert Ier, seigneur de Faucogney[L 3],[F 9],[F 10],[36]. À la mort de Rodolphe III, en 1032, Henri II du Saint-Empire hérite de ses biens bourguignons et c'est ainsi que, Vesoul, comme tout le comté de Bourgogne, est rattaché au Saint-Empire romain germanique. En 1092, le vicomte de Vesoul Gislebert II fonde le prieuré du Marteroy, monastère qui deviendra, quelques siècles plus tard, l'un des plus considérables du comté de Bourgogne grâce aux multiples donations de bourgeois[L 4],[36],[F 11],[G 3]. En 1183, la comtesse Béatrix reconnut, par acte, tenir le château de Vesoul comme fief de l'Église de Besançon[F 12],[42].

À la fin du XIIIe siècle, la famille noble qui fut subvenu au prévôt prit le nom de famille de Vesoul. Au XIVe siècle, la cité vésulienne apparaît comme une place commerciale importante, fréquentée par de nombreux commerçants juifs et notamment les Héliot, riche famille de banquiers qui a des clients en France et dans de nombreux autres territoires en Europe[43],[E 5],[F 13]. En 1333, le bailliage d'Amont, le plus vaste des bailliages de Franche-Comté, est institué par Philippe VI de France ; Vesoul en devient la capitale, confirmant ainsi son statut de ville à vocation administrative[E 6],[6],[F 14]. La vicomté de Vesoul s'éteignit au XIVe siècle, étant donné que la maison de Faucogney n'eut pas de descendant mâle[F 15] ; le dernier vicomte de Vesoul était Henry de Faucogney, en 1347[F 16],[G 4].

Les hostilités de la guerre de Cent Ans

En 1348, la peste noire se répandit sur l'ensemble du comté et l'épidémie tua de nombreuses personnes à Vesoul. Suite aux accusations d'empoisonnement des puits contre les Juifs, quatre-vingt Juifs de Vesoul furent torturés[F 16]. En 1360, des Écorcheurs décimèrent la quasi-totalité de la population et en 1369, une troupe d'allemands détruisit la cité : en l'espace d'une dizaine d'années, le bourg a subi de lourds dégâts et perdit une bonne partie de sa population mais le château Castrum Vesulium est toujours debout. À la suite de ces événements, les ducs de Bourgogne aidèrent à la reconstruction de la cité et à l'élaboration de fortifications militaires[G 5],[42],[F 17],[L 5]. Philippe III de Bourgogne créé à Vesoul, en 1430, un corps d'échevinage composé de quatre échevins[44],[F 18],[G 6]. En 1442, Jean Sardon, lieutenant général du bailliage d'Amont, fonde sur ses terrains l'hôpital de Vesoul[L 6],[F 19],[G 6]. En 1479, le Castrum Vesulium est lourdement assiégé par les troupes de Charles Ier d'Amboise, général de Louis XI[G 7],[F 20].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vesoul en 1615 - Dessin d'Étienne Martellange.

À la Renaissance, plus précisément en 1493, la Franche-Comté appartient à l'Empire germanique des Habsbourg d'Espagne[G 8]. En 1525, l'archiduchesse d'Autriche ordonne à son procureur de mettre Vesoul sous les armes pour repousser l'apparition du protestantisme à Vesoul[L 7],[G 9]. Par lettres patentes du 16 avril 1540, l'empereur Charles Quint érigea la ville de Vesoul en mairie et la fit bénéficier de tous les rangs de la justice[F 21],[G 10],[H 2]. En 1557, la population de la cité est d'environ 1 700 habitants[45]. En 1586, la peste apparaît dans le bourg et décima une part importante de la population vésulienne[46],[G 11],[H 3].

La destruction de la forteresse et la conquête française

Le 17 janvier 1595, Henri IV de France déclare la guerre à l'Espagne et envahit la Franche-Comté. En février de la même année, il attaque plusieurs cités franc-comtoises. Certaines parviennent à résister mais Vesoul est assiégé et considérablement dévasté par une armée de 4 000 à 5 000 hommes : le château Castrum Vesulium, qui surplombait la cité depuis plusieurs siècles, est totalement détruit. Les épidémies et les sièges dévastant Vesoul se sont révélés tragiques puisqu'en l'espace de dix ans, la population de la ville a diminué considérablement[46],[G 11],[H 3],[47].

Suite à un pacte de neutralité conclu entre la province de Franche-Comté et le royaume de France en 1611, un temps de paix s'installe dans la ville. Au début du XVIIe siècle, de nombreux religieux s'installent à Vesoul et c'est ainsi que quatre couvents sont édifiés, entre 1608 et 1615[H 4].,[G 12],[G 13],[6]. Dans un mémoire de 1613, la cité est qualifiée de « petite bourgade dénuée de forteresse »[G 12],[H 3] et compte, en 1614, 1 948 habitants[45]. De 1635 à 1644, se déroule la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la guerre de Trente Ans, qui oppose la France aux Habsbourg d'Espagne. Cet événement provoqua dans la cité, la peste, la famine mais surtout une grande misère[H 5],[E 7]. Très affaiblit, la ville est facilement conquise, en février 1674, par le duc de Navailles, général de Louis XIV[G 14],[H 6]. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache la ville de Vesoul ainsi que toute la Franche-Comté, au royaume de France. L'incorporation de la Franche-Comté à la France sous le pouvoir de Louis XIV a permis de mettre fin à de nombreuses guerres et pillages. À la suite de l'annexion, la cité garda tout de même son administration municipale ainsi que son rôle de capitale du bailliage d'Amont[48],[G 15],[H 2]. En 1688, la population de la ville s'élève à environ 2 100 habitants[48]. De plus, Louis XIV dota la ville d'une maîtrise particulière des eaux et des forêts (1692) et d'un présidial (1696)[H 7],[E 8],[L 8]

Une période de paix et de développement

Le XVIIIe siècle offre une ère de prospérité à la ville ainsi qu'à tout le département, tant sur le plan démographique qu'économique. Avec une population doublée en l'espace d'une soixantaine d'années (de 2 225 habitants en 1716, à 4 870 habitants en 1784)[45], Vesoul connait l'une des plus importantes croissances de son histoire. Durant le cours du XVIIIe siècle, la ville suscitera l'attention de quelques médecins et auteurs grâce à l'émergence des eaux minérales des Rêpes, situées proche de l'actuel quartier des Rêpes[L 9],[49]. L'édification, pendant ce siècle, d'hôtels particuliers et de bâtiments publics dans la cité attestent d'une certaine prospérité. La construction du palais de justice (1765-1771) et la venue de plusieurs dizaines de magistrats et d'avocats réputés permit à Vesoul de se forger une importante renommée en matière judiciaire[G 16],[B 3]. Au XVIIIe siècle, Vesoul est avant tout un centre agricole qui associe le commerce des grains, des bois et des animaux, grâce notamment à l'organisation des multiples marchés et foires[48],[E 9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vesoul, ville administrative et commerciale
Vesoul en 1881 - Gravure de Charles Barbant à partir d'un dessin de Hubert Clerget.

Suite à la suppression des bailliages de Franche-Comté en 1790, la ville perd son titre de capitale du bailliage d'Amont qu'elle avait acquis au cours du XVe siècle. En 1791, la ville devient siège de la circonscription ecclésiastique du diocèse de Vesoul. Peu après la Révolution, en 1793, Vesoul se caractérise tel un bourg de taille modeste avec une population de 5 303 habitants[14]. Au début du XIXe siècle, la principale activité de la commune est la viticulture ; Vesoul est pourvu d'une centaine d'hectares de vigne et est l'un des plus importants centres viticoles de la région[50].

Le 12 mars 1800, la ville de Vesoul devient préfecture de la Haute-Saône, notamment grâce à sa position géographique centrale dans le département[51]. Du 27 janvier au 6 juin 1814, Vesoul fut capitale d'un État tampon institué à la chute du Premier Empire, entre la France et l'Allemagne, composé de l'ancienne province de Franche-Comté, du département des Vosges, des principautés de Montbéliard et de Porrentruy[52],[53]. En 1857, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte, monument emblématique de la ville, est érigée au sommet de la Motte[54]. En 1858, la gare est inaugurée sur la ligne de chemin de fer Paris-Bâle, plaçant ainsi la ville au centre d'un important réseau ferroviaire[L 10].

Sous la Troisième République, Vesoul voit sa population accroître considérablement (augmentation d'environ 50 %, en passant de 7 716 habitants en 1872 à 11 926 en 1936)[14]. À la fin du XIXe siècle, le vignoble de la ville est anéanti par le phylloxéra et les vignerons se dirigent vers les nouvelles industries et les cultures maraîchères[B 2]. En 1887, le 11e régiment de chasseurs à cheval est installé dans une caserne de Vesoul et y restera près d'une cinquantaine d'années et marqua la ville tant économiquement que démographiquement[55],[E 10].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht prend Vesoul le 16 juin 1940. La ville, ainsi qu'une considérable partie de la Franche-Comté, se retrouve en zone réservée ; la ligne de démarcation n'est localisée qu'à 75 kilomètres au sud de Vesoul, à la frontière des départements du Jura et du Doubs[56]. René Hologne, élu maire en 1940, démissionne en 1942 de son mandat puis trouva la mort en déportation deux années plus tard[57],[58]. Pendant les premières années de la guerre, la résistance à Vesoul s'organise individuellement. En 1943, elle commença à se former autour d'Yves Barbier, adhèrent au mouvement Défense de la France et considéré comme le chef de la résistance en Haute-Saône[59]. La Milice ne s'est pas constituée dans le département et les miliciens se trouvant à Vesoul viennent du sud de la France[60]. Vesoul est notamment connue durant la guerre pour abriter le Frontstalag 141, le camp de prisonniers pour les indigènes coloniaux de l'Armée allemande[61]. La ville de Vesoul est libérée le 12 septembre 1944 par la 3e division d'infanterie US[62].

L'expansion économique et démographique

Après la guerre, la ville de Vesoul, comme la France entière, connait une prompte croissance ; l'essor démographique de la commune est particulièrement important. En effet, la ville passe de 11 825 habitants en 1946, à 18 173 habitants en 1975, soit une augmentation de plus de 50 %, en l'espace d'une trentaine d'année[14]. C'est en 1955 que la société Udime (Union des industries métallurgique de l'Est), une filiale de Peugeot, investi dans les bâtisses de l'ancienne usine Dollé, une des plus grandes manufactures françaises de machines agricoles, active de 1908 à 1953[63]. Après la venue d'Udime, de nombreuses autres sociétés s'installèrent et construisirent leurs ateliers sur le site de l'ancienne usine Dollé comme Indenor en 1959, puis Peugeot SA en 1965. C'est ainsi que, dès 1965, plus de 250 000 m² d'ateliers s'élevèrent sur le site et l'usine PSA[C 1]. Le rachat de Citroën par Peugeot accentua le développement de l'usine[64].

Afin de répondre aux besoins en logements du fort développement démographique, la ville fait construire deux grands quartiers au nord de la Motte, constitués de centaines de logements et destinés à accueillir plusieurs milliers de personnes : Les Rêpes (1957 - 1961) et le Montmarin (1967 - 1973)[33]. Au cours des années 1970, le lac de Vesoul - Vaivre est aménagé sur plus de 90 hectares ; site qui est actuellement le centre d'une vaste zone de loisirs. Durant les trois dernières décennies du XXe siècle, des zones d'activités d'intérêts sont implantées : Espace de la Motte, Technologia et Haberges[A 7].

Au XXIe siècle, la ville de Vesoul joue un rôle majeur dans la logistique automobile en Europe, notamment en possédant l'un des plus gros sites du constructeur PSA Peugeot Citroën avec plus de 5 000 employés en 2003[C 1],[E 11] et en étant le centre mondial de pièces détachées, ce qui lui permet, tant économiquement que socialement, de prospérer[65],[A 10].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

L'actuel maire de Vesoul est Alain Chrétien (UMP)[A 11], élu en 2014 et qui succéda à Alain Joyandet, ancien secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie.

Conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 10 000 à 19 999 habitants, le conseil municipal de Vesoul est composé de trente-trois élus[66]. Constitué de neuf adjoints au maire, le conseil est divisé en quatre groupes : le groupe « Vesoul c'est vous » représente la majorité et est doté d'un effectif de seize membres, le groupe « Vesoul, votre ville » composé de trois personnes et les groupes « changer Vesoul avec vous » et « Vesoul, autrement! » qui sont chacun constitués de deux membres[A 12].

La mairie de Vesoul est située au numéro 58 de la rue Paul-Morel, dans le centre-ville de Vesoul[A 13].

Résultats et tendances politiques[modifier | modifier le code]

La ville favorise majoritairement la droite depuis plusieurs années, sachant que le conseil général est à gauche depuis 1998[67].

Vesoul relève de la première circonscription de la Haute-Saône, laquelle est représentée à l'Assemblée nationale par le député de droite Alain Chrétien[68]. Par ailleurs, depuis 1958, cette circonscription a tout le temps eu un député de droite comme représentant[69].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, le pourcentage de vésuliens qui ont voté contre la Constitution européenne est de 56,50 %[70], alors qu'il est de 54,67 % pour la France[71]. À l'élection présidentielle de 2007, le taux de participation au premier tour atteint 83,37 % à Vesoul ; Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 32,31 % des voix, Ségolène Royal (PS) 28,95 % et François Bayrou (UDF) 15,73 %. Au second tour, Nicolas Sarkozy obtient 51,42 % des suffrages exprimés et Ségolène Royal 48,58 %[72]. Lors de l'élection présidentielle de 2012, le premier tour a vu se démarquer le socialiste François Hollande en tête avec 32,17 % suivis de Nicolas Sarkozy avec 27,69 % et de Marine Le Pen (FN) avec 16,48 %. Lors du second tour, 55,17 % des électeurs vésuliens ont voté pour François Hollande et 44,83 % pour Nicolas Sarkozy[73].

Divisions territoriales[modifier | modifier le code]

Vesoul est la préfecture du département de la Haute-Saône, en région Franche-Comté. De plus, elle est le chef-lieu des cantons de Vesoul-Ouest et de Vesoul-Est ainsi que de l'arrondissement de Vesoul, qui totalise 129 806 habitants en 2013[14],[M 6]. Autrefois, la ville était le chef-lieu du district de Vesoul[14].

Canton Code cantonal Population[Note 3] Communes[Note 4]
Canton de Vesoul-Ouest 70 29[M 7] 17 700 hab.[M 6] 12[74]
Canton de Vesoul-Est 70 26[M 8] 15 393 hab.[M 6] 13[75]

La ville est le siège de la communauté d'agglomération de Vesoul, qui, au 1er janvier 2014, compte environ 34 000 habitants et réunit vingt communes de l'unité urbaine et de l'aire urbaine de Vesoul[M 9]. La présence d'une intercommunalité à Vesoul date de 1969, lorsque l'acte de naissance du district urbain de Vesoul est signé[E 12]. En 2001, le district urbain de Vesoul fut transformé en communauté de communes[76] et en 2012 en communauté d'agglomération[A 14],[77].

La commune est aussi à la tête du pays de Vesoul et du Val de Saône, structure de regroupement de collectivités locales qui est constituée de 172 communes et possède, en 1999, 69 243 habitants[M 1].

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Grâce notamment à sa fonction de préfecture départementale, la ville est le principal centre de décision du département. La commune dispose de plusieurs instances, dont la majorité est réunie au palais de justice de Vesoul[78],[79].

La ville de Vesoul possède un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce, un tribunal des affaires de Sécurité sociale, un tribunal correctionnel, un tribunal de police, un tribunal pour enfants, un tribunal paritaire des baux ruraux, un conseil de prud'hommes et une cour d'assises. Par ailleurs, la commune dépend du tribunal administratif et de la cour d'appel de Besançon ainsi que de la cour administrative d'appel de Nancy[78].

Vesoul est également le siège de plusieurs organismes départementaux tels que le conseil général[80], les archives départementales[81], la chambre de commerce et d'industrie[82], la chambre d'agriculture[83] et la chambre des notaires de Haute-Saône[84].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget municipal de fonctionnement de la ville de Vesoul s'élevait à 19 909 000 € (1 159 € par habitants) et les charges de fonctionnement se présentait à 19 077 000 €, soit un résultat comptable de 832 000 €, en 2011. Le montant total des ressources d'investissement était de 4 808 € tandis que le montant total des emplois d'investissement s'élevait 5 044 €[85]. La capacité d'autofinancement en 2011 était de 1 732 000 €, soit 101 € par habitants, en hausse par rapport à 2010, qui était de 1 167 000 €, soit 68 € par habitants. Le budget de la communauté d'agglomération de Vesoul s'élevait à 19 710 000 € (18 413 000 € en 2010), les charges se sont montées à 15 048 000 € (16 657 000 € en 2010) et le résultat comptable était donc de 4 661 000 €[86]. L'encours de la dette au 31 décembre 2011 s'élevait à 23 505 000 €, soit 1 368 € par habitants. Depuis le début des années 2000, un pic d'endettement a été atteint en 2010, avec 24 696 000 €[87].

Le taux de la taxe d'habitation était de 10,31 %, le taux de foncier bâti de 25,21 % et le taux de foncier non bâti de 42,36 %, en 2010[88]. En 2011, le taux de la taxe d'habitation s'élevait à 10,52 %. Le taux de foncier bâti atteint 25,71 % et le taux de foncier non bâti, 43,21 %[89].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Des arbres élagués sur la place du 11e Chasseurs

La commune de Vesoul gère son eau, du captage jusqu'à l'assainissement de type non collectif. Plus de 2 millions de mètres3 d'eau potable circulent, annuellement, à travers un réseau de 100 kilomètres afin de desservir environ 30 000 habitants de Vesoul et d'une fraction de l'agglomération. L'eau est recueillie à la font de Champdamoy, une des plus grandes ressources en eau captée de Franche-Comté, qui peut fournir jusqu'à 9 000 mètres3 par jour[A 15]. Elle est ensuite traitée dans l'usine des eaux localisée à Quincey, où sont pratiqués annuellement 57 contrôles analysant plus de 3 000 paramètres et où sortent quotidiennement plus de 5 000 mètres3 dirigés vers des réservoirs. Après avoir été consommée, l'eau est dirigée au centre de traitement des eaux usées, située sur la commune limitrophe de Pusey[A 16],[A 17]. Les eaux pluviales sont récupérées après ruissellement de l'eau de pluie sur les voiries, toitures, parkings…[A 18].

La gestion des déchets (ordures ménagères résiduelles, déchets recyclables et déchets verts) est assurée par la communauté d'agglomération de Vesoul, pour Vesoul et les autres communes membres[A 19]. L'agglomération vésulienne est pourvue de deux déchetteries qui sont accessibles aux habitants : l'une à Pusey et l'autre à Quincey[A 20]. En 2009, l'intercommunalité a mis en place une filière DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux)[A 21].

La ville compte environ 98 hectares d'espaces verts, 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles, qui sont régulièrement entretenus par des agents muncipaux[A 22].

Coopérations internationales[modifier | modifier le code]

La commune a signé des accords de coopération décentralisée avec deux collectivités territoriales étrangères. Elle est jumelée avec une seule autre ville Gerlingen, en Allemagne et entretient des relations avec la ville de Man, en Côte d'Ivoire. Vesoul favorise les échanges internationaux en aidant financièrement des établissements scolaires vésuliens qui développent des partenariats avec des écoles étrangères[A 23],[90].

Distinctions[modifier | modifier le code]

La ville de Vesoul a de nombreuses fois été récompensées pour sa qualité de vie ; de multiples labels régionaux et nationaux distinguent la ville et son patrimoine. La commune s'est également démarquée grâce à des innovations dans différents domaines. En voici une liste non-exhaustive :

Cadre de vie et société
Vesoul, ville fleurie.
  • Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001 pour ses actions et sa politique envers le sport[Note 5],[91].
  • Labellisée « Ville fleurie » 3 fleurs pour la qualité de son patrimoine naturel[92].
  • Première ville de Franche-Comté à être labellisée « Ville conviviale et solidaire » en 2010[A 24].
  • Labellisée « Ville Internet » @ en 2013 grâce à sa politique faisant la promotion d'Internet[93].
  • Labellisée « Ville amie des enfants » par l'Unicef en 2006 et en 2009 pour ses actions en faveurs des enfants[94].
  • Prix du « Ruban Bleu de la sécurité » en 2011 pour l'intercommunalité grâce à sa politique en faveur des aménagements cyclables[95].
  • Deuxième ville de France à avoir engagé une démarche Palme[96].
  • Première ville de Franche-Comté à être labellisée « Qualité Tourisme »[97].
Patrimoine et écologie
  • Prix Territoria de Bronze 2010 dans la catégorie « Aménagement de l'espace public »[98].
  • Classée « Cité Patrimoine de Franche-Comté », grâce à la richesse architectural de son quartier historique[B 4].
  • Labellisée « Collecte QualiTri » en 2012, grâce à sa qualité du service public lié à l'environnement[A 25].
  • Élue « Marianne d'Or » du développement durable en 2010, pour le passage sous la voie ferrée[99].
  • 1er prix du Concours du tri 2011 qui récompense les progrès en matière de collecte sélective[A 26].
  • Classée « Ville Terroir et Patrimoine », opération internationale qui certifie de sa gastronomie et de la richesse de son territoire[100].
  • Victoire d'or des victoires du Paysage 2012 pour la rénovation du lac de Vesoul - Vaivre[101]
Innovations

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Vesoul.

Vesoul comptait en 2009, 15 920 habitants, étant ainsi la ville la plus peuplée de Haute-Saône et la septième de la région, pour une densité de population de 1 755 hab/km2. Un pic a été atteint en 1982 avec 18 412 habitants[14],[D 7].

L'unité urbaine et l'aire urbaine de Vesoul figurent parmi les zones les plus importantes de la région avec, respectivement, une population de 29 250 habitants[M 10] et de 59 244 habitants[M 11], en 2009. La communauté d'agglomération, quant à elle, est la première intercommunalité du département et la cinquième de la région avec une population de 32 362 habitants (2009)[M 9],[M 12].

La commune est composée de 7 360 hommes, soit 46,23 % de la population totale, et de 8 560 femmes, ce qui représente 53,77 % de la population vésulienne, selon le recensement mené en 2009[D 8]. Le nombre de ménages s'élevait, en 2009, à 8 352, alors qu'il était de 8 072, en 1999[D 9]. La ville de Vesoul totalisait en 2007, 1 600 immigrés dont 320 personnes venaient d'Algérie, 430 du Maroc, 190 de Turquie, 180 du Portugal, 60 d'Italie et 352 d'autres pays[M 13].

En 2011, la commune comptait 15 623 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 303 5 417 5 708 5 391 5 408 5 887 6 788 5 941 6 621
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 281 7 579 7 614 7 716 9 206 9 553 9 733 9 770 10 083
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 704 10 163 10 539 10 471 10 859 11 562 11 926 11 825 12 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 678 16 352 18 173 18 412 17 614 17 168 16 370 15 623 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[105].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Siège de l'inspection académique de la Haute-Saône, qui dépend de l'académie de Besançon[106], la ville de Vesoul est pourvue de multiples établissements scolaires d'enseignement primaire, secondaire et supérieur, qui totalisent annuellement en moyenne plus de 10 000 élèves et étudiants[A 28]. La commune dispose d'un système éducatif relativement complet.

Lycée Les Haberges.

Au niveau de l'enseignement primaire, on recense sept écoles maternelles et sept écoles élémentaires, dont une école élémentaire privée[A 29].

La ville compte trois collèges publics, gérés par le département, et un collège privé catholique. La région gère cinq lycées publics : deux lycées d'enseignement général et technologique, deux lycées d'enseignement professionnel et un lycée d'enseignement général et technologique agricole[A 30].

Vesoul possède un établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole, qui est notamment constitué d'un centre de formation d'apprentis agricole[107] et d'un centre de formation professionnelle et de promotion agricoles[108]. La cité comprend également un centre de formation d'apprentis[109] ainsi que un centre de formation d'apprentis de l'industrie[110],[A 30].

La commune de Vesoul dispose d'écoles d'enseignement supérieur et de lycées qui proposent des diplômes d'étude supérieure, fréquentés en moyenne annuellement par plus de 1 200 étudiants[A 31]. L'institut universitaire de technologie de Vesoul, composante de l'université de Franche-Comté, a ouvert ses portes en 1988[111],[112]. Vesoul compte un campus de l'école de gestion et de commerce de Franche-Comté, qui propose de multiples diplômes d'études supérieures orientés vers les métiers du commerce, de la comptabilité, du marketing et du management[113]. En outre, certains lycées vésuliens accueillent des brevets de technicien supérieur, spécialisés dans différents domaines, comme le lycée Les Haberges, le lycée Édouard-Belin et le LEGTA Étienne-Munier. La ville abrite aussi un institut de formation en soins infirmiers et une antenne de l'institut régional de formation sanitaire et sociale[114].

Liste des établissements d'enseignement :
Écoles maternelles publiques
  • École Saint-Exupéry
  • École Montmarin II
  • École de la Banque
  • École Jean-Morel
  • École Petit
  • École du Grand Grésil
  • École du Stade
Écoles élémentaires publics
  • École Rêpes Sud
  • École Pablo-Picasso
  • École du Boulevard
  • École Henri-Matisse
  • École du Stade
  • École du Luxembourg
École élémentaire privée
  • École de Marteroy
Collèges publics
Collège privé
Lycées polyvalents publics
  • Lycée Édouard-Belin
  • LEGTA Étienne-Munier
Lycées généraux et technologiques publics
  • Lycée Les Haberges
Lycées professionnels publics
  • Lycée Pontarcher
  • Lycée Luxembourg
Écoles d'enseignement supérieur
Centre de formation d'apprentis
  • Centre de formation d'apprentis de Haute Saône (CFA)
  • Centre de formation d'apprentis agricole de Haute-Saône (CFAA)
  • Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA)
  • Centre de formation d'apprentis de l'industrie de Haute-Saône (CFAI)

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de divers établissements de sécurité et de défense. Vesoul compte un commissariat de police nationale, une brigade de gendarmerie nationale, une maison d'arrêt[115] et un centre d'interventions principal des pompiers[116]. En 2008, la police municipale est dotée d'un effectif de 10 agents[A 32] et la police nationale de 81 personnes. La même année, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,4 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[117].

La circonscription de sécurité publique de Vesoul affiche le 19e plus haut taux de criminalité parmi les circonscriptions métropolitaines de provinces de 25 000 à 50 000 habitants, en 2008. En effet, ce taux s'élève à 80,87 pour 1 000 habitants, taux très largement supérieur à la moyenne départementale (35,00), régionale (39,97) et nationale (57,51), ce qui fait du taux de criminalité de la circonscription de sécurité publique de Vesoul le plus important du département, de la région et même l'un des plus élevés de l'Est de la France. Dans la circonscription de sécurité publique de Vesoul, qui correspond approximativement à l'agglomération, 2 246 crimes et délits ont été commis lors de l'année 2008[118].

La commune est équipée de nombreux dispositifs de vidéosurveillance, notamment dans le quartier de la gare et dans le centre ancien[A 33],[119],[A 34]. Par ailleurs, le quartier du Montmarin est classé zone urbaine sensible[M 3].

Festivités[modifier | modifier le code]

De multiples événements culturels et festivals sont régulièrement organisés à Vesoul. Les principaux sont :

  • Festival international des cinémas d'Asie - en février : important festival de cinéma créé en 1995, qui accueille tous les ans entre 25 000 et 30 000 visiteurs et présente environ 90 films concernant tout le continent asiatique, du Proche à l'Extrême-Orient. Plusieurs prix y sont décernés dont le Cyclo d'or[A 35],[120].
  • Jazz en Franche-Comté - en juin : festival de jazz et de musiques improvisées annuel conçu en 1981, qui se tient également dans d'autres villes franc-comtoises[121].
  • Cox Party - en juillet : l'un des plus grands rassemblements de Volkswagen Coccinelle et dérivés de France. Fondé en 1993 et se déroulant tous les deux ans au lac de Vesoul - Vaivre, l'événement expose plus de 600 voitures venant de toute l'Europe et réunit plus de 5 000 visiteurs[122],[B 5],[123]
  • Festival de l'élevage - en septembre : festival créé en 2009 et qui dure 2 jours, qui accueille chaque année plusieurs milliers de visiteurs, expose plus de 200 bovins et présente des technologies inédites en matière d'élevage d'animaux[124].
  • Festival Jacques Brel - en octobre : concours de musique, se déroulant annuellement au théâtre Edwige-Feuillère et durant 2 semaines. Fondé en 2000, ce festival a pour but de faire acquérir une notoriété à des jeunes chanteurs, qui sont jugés par des professionnels[A 36],[125].
  • Foire de la Sainte-Catherine - le 25 novembre : foire majeure vieille de plus de 700 ans. C'est une foire commerçante se déroulant tous les ans dans tout le centre-ville et rassemblant plus de 800 stands et plus de 50 000 visiteurs venus de toute la France[B 6],[A 37].

Santé[modifier | modifier le code]

Clinique Saint-Martin

La ville est équipée de nombreux établissements de santé dont la plupart sont situés au pôle santé des Haberges, zone constituée de multiples organismes médicaux. Ce quartier récent est notamment composé du principal site du Centre Hospitalier Intercommunal de la Haute-Saône (CHIHS) : l'actuel hôpital de Vesoul, doté d'une surface de plus de 52 000 m2 et d'une qualité environnementale élevée[126]. Auparavant l'hôpital de la commune était l'hôtel de ville jusqu'en 1938[127], puis l'hôpital Paul-Morel jusqu'en 2009[B 7].

La clinique Saint-Martin, établissement chirurgical fondé en 1957 et fréquenté en moyenne par plus de 8 000 patients par an, fait également partie des importants établissements sanitaires de la ville[128]. L'agglomération dispose également d'un centre de rééducation fonctionnelle (CRF)[129].

D'autres centres de santé, moins notables, sont implantés sur le territoire vésulien tels qu'un centre médico-psychologique, des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, un centre d'action médico-sociale précoce, un institut médico-éducatif

L'offre de soins est complétée par la présence de plusieurs dizaines de professionnels de la santé dans la ville. La commune compte divers cabinets de médecine générale et spécialisée dans différents domaines, tels que la dermatologie, la radiologie, la podologie ou encore l'ophtalmologie ainsi que plusieurs pharmacies et laboratoires de biologie médicale[130].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Vesoul.

Élue « Ville la plus sportive de France » en 2001[Note 5], la commune de Vesoul possède de multiples clubs nationalement renommés et aménagements sportifs d'importances et organise annuellement de nombreux événements sportifs notables. En partenariat avec l'office municipal des sports, la ville de Vesoul guide 84 disciplines, proposées par près d'une centaine de clubs, pour en tout servir plus de 8 000 licenciés[A 38],[A 39]. Vesoul est la ville où ont évolué beaucoup de sportifs de haut niveau tels que le boxeur Francis Tripp[131], l'athlète Julien Casoli[132], le cycliste Frédéric Vichot

La commune compte plusieurs clubs sportifs réputés qui détiennent de riches palmarès tels que le Vesoul Haute-Saône Football, le Cercle Sportif Vesoul Haute-Saône et l'Avant-garde de la Motte. Aussi, la marque de moto Joël Corroy Moto est basée à Vesoul[133].

Les principaux équipements sportifs de la ville sont le stade omnisports René-Hologne pour le football et l'athlétisme[A 40], le lac de Vesoul - Vaivre pour les sports aquatiques[A 41], l'aérodrome de Vesoul - Frotey pour les sports aériens[26] et la maison des associations, complexe sportif couvert de 6 000 m² constitué de plusieurs salles spécifiques[A 42]. Vesoul possède, en outre, des gymnases, des terrains multisports, des boulodromes, des piscines, des dojos, des courts de tennis[134]...

De nombreuses compétitions sportives se tiennent chaque année à Vesoul, dont les principales sont : le triathlon de Vesoul, événement rassemblant plus de 1 200 amateurs et professionnels[135] et la semaine de la pétanque, tournoi majeur de pétanque qui accueille plus de 3 500 joueurs lors de chaque édition[136]. De plus, Vesoul a accueilli des épreuves du championnats du monde de side-car cross 2014[137],[138].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par le grand quotidien régional L'Est républicain et par le journal hebdomadaire d'information locale la Presse de Vesoul, créé en mars 1981[139]. La municipalité édite un magazine quadrimestriel d'information communale qui se nomme « c'est Vesoul »[A 43].

La commune abrite la médiathèque départementale de prêt de la Haute-Saône, née de la fusion entre le centre départemental de documentation pédagogique et l'institut universitaire de formation des maîtres. Située rue de l'Industrie, dans le quartier du Montmarin, elle dispose de plus de 35 000 documents en prêt[140]. Vesoul possède la première Cyber-base de France, qui a été inaugurée le 24 juin 1999. Cet espace public numérique permet de découvrir les technologies de l'information et de la communication[A 27].

La ville de Vesoul compte trois stations de radio locales : Fréquence Amitié Vesoul (créée en 1981)[141], Plein Cœur (fondée en 2007) et radio Vintage (créée en 2008)[142]. En plus de certaines stations de radio nationales, les vésuliens reçoivent les programmes de France Bleu Besançon, station du réseau France Bleu.

Par ailleurs, la commune est couverte par les programmes de France 3 Franche-Comté, antenne régionale de la chaîne de télévision généraliste, dont Vesoul détient des bureaux excentrés[143].

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des lieux de culte de Vesoul.
Pour consulter les histoires religieuses : Christianisme à Vesoul, Protestantisme à Vesoul et Histoire des Juifs à Vesoul.

Christianisme[modifier | modifier le code]

La ville fut le siège épiscopal du diocèse de Vesoul, de 1791 à 1801. Aujourd'hui rattachée à l'archidiocèse de Besançon, la commune est le siège de l'unité pastorale de Notre-Dame-de-la-Motte[144],[145], qui appartient au doyenné des plateaux de Vesoul. On dénombre trois lieux de culte catholiques, où se déroulent régulièrement des cérémonies religieuses : l'église Saint-Georges, l'église du Sacré-Cœur et l'église Saint-Joseph[146].

Les protestants de la commune de l'Église protestante unie sont affectés au temple protestant de Vesoul[147]. La commune possède aussi des paroisses de l'union des Églises missionnaires[148] et de l'Église évangélique baptiste[149]. Les témoins de Jéhovah disposent de la salle du Royaume[150].

Islam[modifier | modifier le code]

La commune compte un lieu de culte musulman : la mosquée Arrahma, qui propose cinq classes d'apprentissage de langue arabe et d'enseignement de l'islam[151]. En outre, Vesoul totalise également plusieurs salles de prières[152]. Les musulmans de Vesoul disposent de plusieurs associations en rapport à l'islam, développées majoritairement dans les années 1990, dont la principale est l'« Association franco-musulmane de Vesoul »[153].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Vesoul fut longtemps une cité très fréquentée par les Juifs, du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. La commune abrite notamment une ancienne synagogue, édifiée en 1875 et désaffectée en 1945, ainsi qu'un cimetière juif aménagé à la fin du XIXe siècle[C 2]. Aujourd'hui, la ville ne détient plus de lieu de culte juif, néanmoins une association israélite est dénombrée[154].

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Le bouddhisme est une religion minoritaire à Vesoul puisque aucun édifice majeur et association bouddhiste ne sont dénombrés dans la ville, cependant des cours d'enseignement de la congrégation Kagyu Rintchen Tcheu Ling de tradition Kagyüpa sont donnés[155].

Économie[modifier | modifier le code]

Repères[modifier | modifier le code]

L'usine PSA de Vesoul, la plus grosse entreprise de la ville et du département.

Durant toute son histoire, Vesoul a connu plusieurs activités prédominantes dans son économie. Dès le XIe siècle, l'économie de la cité est principalement axée sur les marchés artisanaux et agricoles[6]. À partir du XIIIe siècle, la cité devient une importante place bancaire et commerciale, grâce notamment aux affaires de la communauté juive de Vesoul[43]. L'agriculture, le commerce des bois et des animaux restent les seules activités économiques du bourg, durant de nombreux siècles[48]. Au cours de tout le XIXe siècle, Vesoul connait une activité économique intense : l'exploitation de la viticulture que la ville a entreprit connait une réputation sans précédent et la cité devient l'un des plus vastes et renommés centres viticoles de la région, jusqu'à la fin du XIXe siècle[B 2].

La révolution industrielle sera relativement en retard à Vesoul. Elle fait véritablement son apparition seulement dans les années 1950 avec l'installation de l'usine PSA, qui est actuellement le plus gros pourvoyeur d'emplois du département et le plus important site industriel de pièces détachées de PSA Peugeot Citroën, l'un des principaux constructeurs automobile français. Les actuelles activités de cet établissement positionne Vesoul au rang de « capitale européenne de la logistique automobile »[A 10].

Malgré une activité industrielle forte, la tertiarisation à Vesoul devient de plus en plus importante depuis quelques temps[D 10].

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Selon les données de 2009 de l'Institut national de la statistique et des études économiques, la population vésulienne âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 10 400 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 57,1 % ayant un emploi et 11,2 % de chômeurs[D 11]. Sur les 6 007 employés habitant à Vesoul, 5 545 sont des salariés et 462 des non-salariés[D 12].

Depuis de nombreuses années, la ville compte de plus en plus d'emplois dans le tertiaire[D 10].

Emplois selon le secteur d'activité à Vesoul[D 10]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
2009
80,1 % 15,9 % 3,3 % 0,7 %
1999
78 % 18,7 % 2,5 % 0,8 %

On comptait 17 658 emplois dans la zone d'emploi, contre 15 725 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 013, l'indicateur de concentration d'emploi est de 293,6 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre quasiment trois emplois pour un habitant actif[D 13]. La répartition des actifs par catégories socioprofessionnelles, en 2009, était disposée ainsi : 0,3 % d'agriculteurs exploitants, 3,4 % d'artisans, de commerçants et de chefs d'entreprise, 11,1 % de cadres et de professions intellectuelles, 27,6 % de professions intermédiaires, 29,0 % d'employés et 28,6 % d'ouvriers[D 14].

Au 31 décembre 2011, sur l'ensemble des chômeurs, 7,7 % ont été licenciés, 1,4 % ont démissionné, 34,8 % sont arrivés au terme d'un contrat à durée limitée, et 2,8 % ont fait l'objet d'une première inscription en tant que demandeurs d'emploi[D 15].

Le revenu fiscal moyen par ménage pour la ville de Vesoul est, en 2009, de 17 707 €, pour la communauté d'agglomération de Vesoul de 20 888 €, et pour la Haute-Saône de 19 850 €[M 14]. Le pourcentage des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux de Vesoul est de 44 %[D 16]. En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation à Vesoul est de 15 172 €[D 17].

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Vesoul est le siège de deux chambres consulaires départementales : la chambre de commerce et d'industrie[82] et la chambre d'agriculture[83]. De plus, la commune possède une antenne de la chambre de métiers et de l'artisanat[156]. La compétence développement économique de la commune de Vesoul est gérée, depuis le 1er janvier 2003, par la communauté d'agglomération de Vesoul, qui se charge, entre autres, de l'accueil personnalisé des porteurs de projets[A 28].

La ville comptait, au 31 décembre 2010, 1 971 établissements actifs, dont 53 de plus de 50 salariés[D 18]. 122 entreprises ont été créées à Vesoul en 2011, principalement dans le secteur du commerce, des transports et des services divers (77 %)[D 19].

La rue d'Alsace-Lorraine, l'une des principales rues commerçantes de Vesoul.
Le siège du Crédit agricole de Haute-Saône.

Le secteur primaire est le secteur économique comptant le moins d'établissements à Vesoul, avec un nombre de 12 établissements, dont seulement 1 établissement dépassant les 50 salariés[D 18].

L'industrie et le bâtiment et travaux publics à Vesoul sont représentées par respectivement 89 et 104 établissements[D 18]. La cité abrite de multiples sites industriels significatifs. La commune de Vesoul est notamment connue pour posséder une usine du groupe PSA Peugeot Citroën, ayant un effectif constant de plus de 3 000 salariés et jouant le rôle de centre mondial de pièces détachées du constructeur automobile[A 10]. L'industrie textile est représentée par une usine de plus de 100 salariés de l'entreprise de fabrication et de distribution de literie Mérinos[157].

Le commerce est présent, sous différents forme, dans de nombreux zones de la ville. Les établissements de commerce, de transports et de services divers représentent le premier secteur économiques à Vesoul, avec un nombre de 1 372, soit 69,6 % du total[D 18]. La ville et son agglomération sont équipées de nombreux organismes de grande distribution ; on dénombre notamment deux hypermarchés, qui compte environ de 200 salariés chacun (E.Leclerc à Pusey[158] et Cora à l'Est de la ville[159]) ainsi que plusieurs supermarchés de taille notable tels que Intermarché, Lidl et Super U. De plus, un marché bihebdomadaire rassemblant plus de 250 stands se déroule sur la place de la République, la place Pierre-Rénet et dans les halles[A 44].

Vesoul regroupe un grand nombre d'administration et services publics. Le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale est le deuxième secteur le plus représenté avec 394 établissements, soit 20 % du total[D 18]. Les plus importants sont le centre hospitalier intercommunal de la Haute-Saône (1 600 salariés en 2006) et la commune de Vesoul (300 salariés en 2006). La caisse primaire d'assurance maladie, la direction départementale des territoires de la Haute-Saône et le lycée Édouard-Belin comptent 200 salariés[160].

La majorité des entreprises vésuliennes se situent dans le cœur historique de la ville et dans les zones d'activités de la périphérie. Le centre-ville abrite à lui seul plus de 200 boutiques, dont de nombreux commerces indépendants, réparties principalement autour des grands axes commerçants que sont la rue d'Alsace-Lorraine, la rue Paul-Morel, la rue Georges-Genoux et la rue du Breuil[A 45]. De multiples zones d'activités, notamment à caractère commercial et industriel, sont recensées dans la périphérie de la ville de Vesoul. En décembre 2012, la communauté d'agglomération de Vesoul compte onze zones d'activité, qui totalisent 447 entreprises, dont six qui sont situées totalement sur le territoire vésulien : Technologia, Espace de la Motte, Les Rêpes, Poincaré, Haberges et Espace Kennedy[A 7].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine de Vesoul.

Monuments[modifier | modifier le code]

Un aperçu du quartier historique depuis la colline de la Motte.

Vesoul détient de nombreux édifices civils et religieux monumentaux, concentrés majoritairement dans le centre ancien : le Vieux-Vesoul, ensemble architectural homogène et dense datant du XVe au XIXe siècles, est classé Cité Patrimoine de Franche-Comté et à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques[B 8]. Ses rues historiques sont pourvues d'hôtels particuliers, d'édifices religieux, de monuments commémoratifs, de fontaines, de statues et de diverses maisons dotées de trompes-l'œil et de fresques murales. Ces monuments constituent les principaux éléments du patrimoine architectural vésulien.

Durant les années 2000, le centre historique est rénové : les façades des édifices sont restaurés et les trottoirs sont reformés[B 9].

La Base Mérimée recense treize monuments historiques[C 3] et la Base Palissy dénombre soixante œuvres[161] à Vesoul.

Villas et hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, de multiples familles nobles édifient des hôtels particuliers dans la cité. La ville en compte plus d'une quinzaine, répartis dans tout le centre historique, remarquable notamment par leurs constructions en pierres calcaires, leurs hautes tours, leurs escaliers extérieurs et leurs vastes cours. La majorité ont été érigés entre les XVe et XVIIIe siècles et sont, pour la plupart, désormais protégés. Plus récemment, des villas ont été édifiées dans la commune.

Parmi les hôtels particuliers bâtis au XVe siècle, on peut citer l'hôtel Thomassin, constitué de 1480 à 1483 par le seigneur Jacques Thomassin. Le bâtiment est de forme rectangulaire et la façade côté rue est d'architecture gothique flamboyant. Comme dans de nombreux hôtels particuliers de la ville, une haute tour d'escalier est située dans la cour principale. L'hôtel Thomassin fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 décembre 2008[C 4],[162],[E 13]. Située place de l'Église, l'hôtel Baressols, quant à lui, a été construit aux XVe et XVIe siècles. Ses façades de style gothique et ses toitures sont inscrites monument historique depuis le 7 novembre 1979[C 5],[E 14].

Concernant ceux édifiés au XVIe siècle, on trouve l'hôtel Simon Renard, bâti en 1525. Avec d'importantes rénovations menées en 1784, l'hôtel est composé d'une tour polygonale accompagnée de différents ornements[E 15],[C 6]. Autre témoignage du XVIe siècle, l'hôtel de Magnoncourt, constitué en 1530. Avec une forme rectangulaire, une cour, un jardin et une tour d'escalier, l'hôtel s'organise comme certains autres hôtels particuliers vésuliens[C 7],[E 15] Érigé en 1549, l'hôtel de Mongenet est protégé pour son élévation et sa toiture depuis le 26 mars 1934[C 8].

La ville est également pourvue de plusieurs hôtels particuliers édifiés au XVIIIe siècle. L'hôtel Pétremand, construit au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, est notable pour ses balcons et garde-corps en fer forgé des façades nord et est[C 9]. Protégé au titre des monuments historiques, l'hôtel Lyautey de Genevreuille fut édifié en 1760 et abrite des décorations baroques du XVIIIe siècle ainsi qu'un remarquable escalier en pierre avec un garde-corps en fer forgé[C 10]. La maison Ébaudy de Rochetaillé, hôtel particulier bâti vers 1781 rue Salengro, connut une restauration au XIXe siècle. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis le 6 septembre 1986[C 11].

D'autres hôtels particuliers notables peuvent être cités grâce à leurs architectures et à leurs histoires comme l'hôtel Raillard de Granvelle, immeuble bâti aux XVIe et XVIIIe siècles dont les balcons sont ornés de grilles et l'hôtel Lyautey de Colombe, bâtiment édifié en 1712 dont la façade côté rue est d'architecture classique[E 16],[B 10].

Le centre ancien renferme également quelques maisons à colombages dont l'une des plus anciennes est l'hôtel Carriage, édifice construit au XVe siècle. Plusieurs édifices et hôtels particuliers vésuliens du centre historique sont constitués d'arcades. Parmi les principales constructions comportant cet élément, on peut citer la maison Barberousse, édifice érigé à la fin du XVe siècle et composée d'une arcade en anse de panier[B 10],[E 17].

La commune compte deux villas réalisées par l'architecte André Maissonnier, compère de Le Corbusier, et distinguées par le label « Patrimoine du XXe siècle » grâce à leurs architectures remarquables : la villa Henri Kielwasser (1956)[C 12] et la villa Malitchenko (1963)[C 13],[E 18].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

À partir du XIe siècle, l'apparition du christianisme à Vesoul est marqué par les fondations des deux premières institutions et bâtiments religieux de l'histoire de la cité : une première église dédiée à Saint-Georges[F 22] et le prieuré du Marteroy consacré à Saint-Nicolas[F 23],[L 11]. Au fil des siècles, plusieurs édifices religieux tels que des églises et des chapelles ont été bâtis dans la ville, dont la plupart subsistent aujourd'hui. En outre, suite à l'apparition de nouveaux courants religieux et religions à Vesoul, notamment pendant le XIXe siècle, des édifices religieux de confession différente que le catholicisme se construisent comme un temple protestant, une synagogue et une mosquée. Parmi les actuels édifices religieux de la ville, la majorité a été érigée entre les XVIIIe et XIXe siècles dont certains sont recensés monuments historiques.

Le plus important et ancien édifice religieux de Vesoul est l'église Saint-Georges, qualifiée de cathédrale du diocèse de Vesoul sous l'église constitutionnelle. Construite de 1735 à 1746, son architecture fut conçue par Jean-Pierre Galezot et Jean Querret du Bois. Comportant une façade d'architecture classique, l'église détient une nef et deux bas-côtés, qui est entourée de six chapelles sur les côtés et de deux chapelles entourant le chœur[C 14],[163],[164]. Classé monument historique en 1993, l'édifice abrite de multiples œuvres et éléments artistiquement riches tels qu'un orgue de tribune et de multiples peintures et sculptures[165]. Le XXe siècle voit la construction de l'église du Sacré-Cœur, rue Jules-Ferry, dans le quartier sud de Vesoul. Elle commença à être construite en 1914, mais terminée en 1917 à cause de la Première Guerre mondiale[E 19],[166]. L'église Saint-Joseph est l'église la plus récemment élevée dans la ville. Localisée 4 rue 1re division française libre dans le quartier des Rêpes, elle a été bâtie durant la deuxième moitié du XXe siècle[167].

La ville possède également plusieurs chapelles dans son patrimoine religieux. Parmi la plus connue, la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte, l'un des symboles de Vesoul, posée au sommet de la colline de la Motte. Ce monument religieux a été inauguré en 1857 en présence des cardinaux Gousset et Mathieu. De style gothique, la chapelle abrite une statue de la vierge Marie. Un chemin de croix est situé en aval du monument[54],[168],[L 12].

Dès le XVIIe siècle, de multiples établissements religieux sont élevés dans la vieille ville dont un couvent de l'Ordre de Sainte-Ursule. Construit entre 1680 et 1683, l'édifice est divisé en deux niveaux et possède une cour intérieure ainsi qu'une façade dotée d'un porche en plein cintre. Rénové en 1981, le couvent accueille actuellement le musée Georges-Garret. De plus, le bâtiment est inscrit monument historique[C 15],[169],[E 20].

La communauté protestante de Vesoul se forme dès le XVIIIe siècle et devient considérable au XIXe siècle. Un temple de culte protestant est bâti grâce aux nombreuses démarches du pasteur Racine et inauguré le 16 juin 1866, rue Saint-Georges. Une voûte forme le fronton de la porte d'entrée et une croix du Christ surplombe l'édifice. De longues boiseries ornent l'intérieur de l'édifice[170].

Après la guerre franco-allemande de 1870, de nombreux Juifs arrivèrent dans la ville et la communauté juive de Vesoul s'accrut nettement. C'est en 1875 qu'une synagogue fut édifiée rue du Moulin-des-Prés. Elle est d'architecture néo-mauresque et présente un plan rectangulaire. Depuis le 5 décembre 1984, la synagogue fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques[C 2],[B 11].

La ville compte aussi un édifice religieux musulman : la mosquée Arrahma, située dans le quartier du Montmarin, au nord de la commune et qui est notamment constituée d'un minaret[151].

Autres bâtiments monumentaux[modifier | modifier le code]

La ville de Vesoul détient également d'autres constructions historiquement et culturellement notables.

Bâtiment de l'inspection académique

Des bâtiments administratifs sont présents dans la commune. L'hôtel de ville est un imposant bâtiment édifié en 1619 et doté d'une remarquable chapelle qui se trouve sur sa façade latérale droite. À sa construction, le bâtiment était destiné à être l'hôpital de Vesoul. Rénové en 1937, l'édifice est aménagé en l'hôtel de ville le 29 mai 1938[171],[172]. Il est pourvu de mobilier classé monument historique[173] dont une fresque d'Albert Decaris située dans le hall[174]. L'hôtel de préfecture de la Haute-Saône fut érigé en 1770 sous les ordres du maire de Vesoul Beauchamp. Rénové en 1859 et 1860, le bâtiment est notamment remarquable par sa grille dotée de soixante-quatre lances à pointes dorées[L 13],[175].

Le bâtiment de l'inspection académique de Haute-Saône est un édifice de taille significative qui abritait autrefois l'école normale d'instituteurs[176].

Un ancien bureau d'octroi est situé rue Baron-Bouvier. Construit en 1830 selon les plans de l'architecte Ridoux, c'est un édifice de style néoclassique, composé d'un portique constitué de quatre colonnes et de deux piliers aux extrémités[177],[E 21].

De par son riche passé de place économique, la commune de Vesoul compte de multiples établissements industriels et commerciaux anciens, dont la plupart ont été réaffectés. Inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel, la manufacture des tabacs est un magasin industriel désaffecté composé de trois bâtiments élevés en 1898, autour d'une cour rectangulaire. L'intégralité de l'ensemble immobilier a été réalisé en moellon de calcaire enduit[E 22],[C 16]. L'imprimerie Marcel Bon est un entrepôt commercial édifié pendant le second quart du XXe siècle, constitué d'un étage carré, d'un étage en surcroît et d'un toit à longs pans en tuile mécanique[C 17]. Localisée à l'extrême sud-ouest de la ville depuis 1908, l'usine Dollé-Chaubey était, autrefois, une importante manufacture de machines agricoles. Classé à l'inventaire général du patrimoine culturel, l'établissement est aujourd'hui occupé par des ateliers de l'usine PSA[C 1].

Également, des édifices à vocations judiciaires ont été élevés dans la ville. Le palais de justice a été construit de 1765 à 1771 par l'architecte Charles-François Longin. Il abrite notamment un escalier d'intérieur accompagné d'une rampe en fer forgé et d'une salle d'audience avec un riche décor de boiserie. Il est inscrit monument historique depuis le 7 décembre 1976[C 18],[L 14]. D'architecture hispano-mexicaine, la maison d'arrêt a été dessinée par l'architecte Le Beuffe en 1837 sur une surface de 4 162 mètres². Elle a été édifiée sur un terrain provenant de l'ancien couvent des Annonciades[115],[L 15],[E 23].

L'hôpital Paul-Morel est un vaste bâtiment comportant des fondations datant de 1603 et qui était initialement un couvent des Capucins. Depuis le XVIIe siècle, le bâtiment a subi de multiples travaux et a été de nombreuses fois transformé (hôpital militaire, caserne d'infanterie, école secondaire ecclésiastique…). Aménagé en hôpital dans les années 1930, le bâtiment est désaffecté depuis 2009. L'édifice est notamment remarquable grâce à sa chapelle et sa cour entourée d'arcade[B 7]. Il abrite du mobilier protégé au titre des monuments historiques[178].

Établi au début du XVIIe siècle à l'ouest de la cité, le collège Gérôme est l'un des plus anciens établissements d'enseignement du département. Autrefois, l'édifice fit notamment usage d'école centrale et de lycée Impérial[179],[180].

D'autres illustres monuments, liés à l'histoire de Vesoul, peuvent être cités comme le moulin Saint-Martin, aujourd'hui disparus[C 19].

La ville de Vesoul compte trois cimetières : l'ancien cimetière datant de 1783, le nouveau cimetière inauguré le 5 juin 1944 et le cimetière juif aménagé au XIXe siècle[181],[A 46].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Espace vert de la coulée verte

La commune est entourée par de multiples sites naturels protégés possédant d'importantes valeurs patrimoniales et des intérêts faunistiques et floristiques significatifs. De plus, la ville de Vesoul dispose de 98 hectares d'espaces verts. La majorité des rond-points de la commune sont fleuris et de nombreuses voies, notamment les larges artères, sont bordées d'arbres. La cité compte 3 300 arbres, 4 500 arbustes et 80 000 plantes annuelles, répartis dans ses différents quartiers[A 22]. Grâce à la qualité de ses nombreux espaces verts, Vesoul a été labellisée trois fleurs au concours des « Villes et villages fleuris »[92].

Le plus ancien jardin public de la ville est le Jardin anglais, espace vert classé « jardin remarquable »[A 47],[182] et qui fut aménagé en 1863 par l'architecte paysagiste Brice Michel dans le cadre de l'exposition régionale d'horticulture ; ce dernier ayant été choisi par le conseil municipal de Vesoul en 1840 pour aménager le jardin. Retracé en jardin à l'anglaise en 1976, l'espace vert s'étend sur une superficie de 3 hectares et est notamment constitué d'une rocaille, d'une cascade, d'une pergola, d'une roseraie ainsi que des arbres d'alignement et de divers arbustes, plantes annuelles et vivaces[183],[C 20],[L 16],[A 48].

Dans les années 1980, une coulée verte est aménagée, reliant le jardin anglais aux quartiers Est de Vesoul, en longeant la rivière Durgeon[B 12]. Localisé dans le quartier du Montmarin, le site de l'ancien IUFM est composé d'un parc de 5 hectares, majoritairement composé de divers arbres. La commune de Vesoul est pourvue de 68 jardins familiaux, situés avenue du lac[A 49]. Appartenant au réseau « Refuge LPO » de la ligue pour la protection des oiseaux, le lac de Vesoul - Vaivre et ses abords accueillent de multiples espèces d'oiseaux migrateurs[184],[E 24].

L'agglomération de Vesoul abrite de nombreuses zones vertes qui ont été classées grâce à leurs riches faunes et flores. Deux zones naturelles entourant Vesoul sont classées Natura 2000 : les pelouses de la région vésulienne (1 941 hectares)[P 2],[P 3] et le réseau de cavités à rhinolophes de Vesoul (13 hectares)[P 4]. Également, la préfecture haut-saônoise est entourée de plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique dont le plateau du sabot de Frotey (202 hectares)[P 5], la plaine de Vesoul-Vaivre (488 hectares)[P 6],[N 7], les bois du plateau de Cita (206 hectares)[P 7] et le camp de César et ses coteaux (162 hectares)[P 8].

En outre, deux sites naturels classés sont présents dans l'agglomération : la colline de la Motte, large espace boisé de 74 hectares, classé pour son caractère pittoresque[N 8] et le Sabot de Frotey, rocher qui a été sculpté avec le temps en forme de sabot, classé pour son caractère artistique[N 9].

La réserve naturelle nationale du Sabot de Frotey, aire protégée créée en 1981, est située en banlieue de Vesoul. Couvrant une superficie cadastrale de 98 hectares, la réserve totalise plus de 400 plantes inventoriées dont la plupart sont rares[185],[P 9],[A 50],[N 3],[N 10].

L'agglomération vésulienne ainsi que toute la Franche-Comté est très riche en habitats souterrains. Vesoul abrite sous ses terres un réseau de cavités à rhinolophes (site classé Natura 2000), composé de six cavités souterraines protégées, qui accueillent de multiples espèces de l'ordre des chiroptères[P 4].

Des arboretums sont recensés dans l'agglomération de Vesoul. On en dénombre un à Navenne, un à Noidans-lès-Vesoul et un à Pusy-et-Épenoux[B 13]. L'agglomération dispose de deux voies vertes : le Chemin vert et la Trace du Courlis, qui sont majoritairement bordées d'arbres, de buissons et de haies[28],[29].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

De par le nombre important d'équipements pour la pratique d'activités culturelles qu'elle possède, la ville de Vesoul est l'un des principaux pôles culturels du département. L'offre culturelle est marquée par la présence d'établissements de conservation et d'exposition réputés et de salles de spectacles modernes, vastes et spécifiques qui proposent, plusieurs fois par semaine, des programmations pluridisciplinaires. La ville détient également des centres culturels qui présentent des animations socioculturelles variées, tout au long de l'année. Par ailleurs, la ville compte plusieurs des salles d'expositions artistiques qui permettent à tous types d'artistes dont des peintres, sculpteurs et photographes de présenter leurs œuvres.

Établissements de collections[modifier | modifier le code]

Des établissements de conservations et de collections de renom sont dénombrés sur le territoire vésulien. Fondé en 1882 par Victor Jeanneney, le musée d'archéologie et des beaux-arts Georges-Garret est installé dans l'ancien couvent des Ursulines depuis 1981, et possède le label « Musée de France ». Constitué de quatorze salles d'expositions dans lesquelles sont réunis plus de 3 000 œuvres, le musée est divisé en deux sections : le premier niveau est dédié à l'archéologie, qui expose des monuments anciens retrouvées sur le territoire haut-saônois et le deuxième niveau est consacré aux beaux-arts dont la majorité est réservée à l'art de la seconde moitié du XIXe siècle, notamment concernant le peintre et sculpteur vésulien Jean-Léon Gérôme[186],[A 51],[187].

La principale bibliothèque publique de la ville porte le nom de bibliothèque Louis-Garret. L'actuel bâtiment date de 1981 et abrite un espace de lecture de plus de 1 800 m2. Le fonds général de la bibliothèque recense 60 000 documents et 40 000 imprimés anciens dont 400 manuscrits et incunables[A 52],[188]. La commune est aussi pourvue de deux autres bibliothèques, plus petites : la bibliothèque annexe Vesoul et la bibliothèque associative Le Liseron[B 14].

Le centre régional de restauration et de conservation des œuvres d'art (CRRCOA) est basé à Vesoul. Équipé de plus de 2 000 m2 d'ateliers et de laboratoires, l'établissement opère dans la conservation du patrimoine en restaurant du mobilier[189].

La commune dispose également de deux salles temporaires d'expositions d'art : la chapelle de l'hôtel de ville (158 m2) et la salle des Ursulines (96 m2), qui permettent aux artistes d'exposer leurs œuvres[A 53].

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Pour les représentations de spectacle vivant, la commune est équipée du théâtre Edwige-Feuillère[Note 9], bâtiment doté d'une salle abritant 700 fauteuils et une vaste scène de 350 m2. Classé « scène conventionnée », le théâtre reçoit annuellement, en moyenne, plus de 30 000 spectateurs, qui assistent à près de 100 représentations d'artistes de notoriété locale à nationale[190],[A 54],[B 15]. Le parc des expositions de Haute-Saône est situé sur un terrain de 2 hectares, dans la zone Technologia. Avec une surface de 3 200 m2 et une capacité de plus de 3 000 personnes, le bâtiment peut accueillir des événements et des manifestations de types salons, réunions, concerts, congrès et foires[191],[192]. La salle Parisot, d'une capacité de 400 places assises ou de 1 500 places debout, est également utilisée pour les représentations de spectacle[A 13].

Le spectacle cinématographique est représenté dans différents lieux de la ville dont très majoritairement dans une structure : le Majestic - Espace des Lumières, l'un des plus grands complexes cinématographiques de l'Est de la France, totalisant chaque année plus de 350 000 entrées. Ce multiplexe fut ouvert le 6 juillet 2005 et remplaça le « Cinéma Club ». Actuellement, le Majestic dispose de 1 893 fauteuils répartis dans 10 salles, toutes équipées d'air conditionné, de numérisation et d'accessibilité aux handicapés[A 55],[B 16].

La commune possède deux centres culturels qui proposent tout au long de l'année des activités culturelles et éducatives ainsi que des productions de spectacle : l'espace Villon, centre social et culturel abritant quatre salles dont une salle de spectacle d'une capacité de 330 places[A 13],[A 56], et le centre culturel Jean-Marie-Goux, institution qui réunit les écoles municipales de musique et de dessin de Vesoul et qui abrite plusieurs salles de cours spécifiques et spacieuses[A 57]. Aussi, la ville détient une école départementale de musique de type conservatoire à rayonnement intercommunal (CRI)[193].

Vesoul dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Tableau de Henri Blandin : Défilé de la compagnie des sapeurs-pompiers de la Place Neuve à Vesoul.

La ville de Vesoul a de nombreuses fois été mentionnée dans différentes œuvres artistiques et littéraires.

De multiples chanteurs citent le nom de la commune dans leurs productions dont Jacques Brel, auteur-compositeur-interprète de la chanson Vesoul (1968), composition mondialement connue avec l'un de ses refrains « T'as voulu voir Vesoul ». Vesoul est aussi rapporté dans d'autres œuvres musicales significatives telles que Il pleut sur Bruxelles (1981) de Dalida, Le Temps de nos guitares (2008) de Georges Moustaki, Fous ta cagoule (2006) du groupe Fatal Bazooka et l'album V'soul Vesoul V'soul ! (1995) de Christian et Tristan Décamps, fondateurs et membres du groupe Ange.

Cinématographiquement, aucun film notable n'a été tourné à Vesoul. Cependant la ville est mentionnée dans de nombreux films tels que la Septième Compagnie au clair de lune, l'Ennemi intime

Quelques artistes ont représenté la ville au sein de la peinture. En 1882, le peintre et caricaturiste Henry Blandin réalisa un tableau d'une place vésulienne, une peinture à l'huile nommée Défilé de la compagnie des sapeurs-pompiers de la Place Neuve à Vesoul[187].

Plusieurs auteurs ont évoqué Vesoul dans leurs œuvres littéraires : Olivier Rolin (Tigre en papier), Jacques Lanzmann (Café-Crime), Jean Giraudoux (Lectures pour une ombre), Alain Guel (Aârio), Nathalie Démoulin (La Grande Bleue)…

Personnalités liées à Vesoul[modifier | modifier le code]

Un nombre considérable de personnalités sont liées à Vesoul dont des sommités qui ont marqué l'histoire qui, pour la plupart, ont été nommées citoyen d'honneur de la ville de Vesoul. En effet, différents types de personnalités ont un rapport avec la commune tels que des hommes politique, des musiciens, des sportifs, des magistrats, des scientifiques, des religieux ou encore des poètes.

De multiples figures sont nées à Vesoul, parmi les plus renommées et importantes on peut notamment citer l'artiste Jean-Léon Gérôme, l'ingénieur Édouard Belin, le pilote Stéphane Peterhansel, l'actrice Edwige Feuillère, le résistant Raymond Aubrac, le physicien Alexis Petit et le militaire Jacques Bardenet.

D'illustres personnalités sont décédées dans la préfecture haut-saônoise comme les peintres Pascal Dagnan-Bouveret et Jules-Alexis Muenier, le député Pierre Chantelat et le traducteur Roger Munier. L'homme politique Georges Genoux-Prachée[A 58] et le premier buteur de la première coupe du monde de football, Lucien Laurent sont enterrés à Vesoul[194].

Vesoul est également la ville où des personnalités notables ont exercer leurs professions telles que le photographe Marc Paygnard[195], le philosophe Théodule Ribot[196], l'écrivain André Blanchard[197] et l'entrepreneur Alain Joyandet[198]. Divers personnages ont réalisé leurs études dans la commune dont l'historien Albert Mathiez, le journaliste Éric Dupin et les hommes politiques Alain Chrétien et Paul Morel.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie de Vesoul est principalement axée sur la cuisine franc-comtoise, qui utilise des produits tels que la charcuterie, le vin rouge, les champignons et le fromage. Classée « Ville Terroir et Patrimoine », la commune abrite une cinquantaine de restaurants gastronomiques[B 9] ainsi que l'école de l'Art et du Goût français du chocolat, institut fondé par le maître chocolatier-pâtissier Mickaël Azouz[100].

La ville compte quelques spécialités culinaires locales : le poulet à la vésulienne, le brochet à la vésulienne, la truite à la mode de Vesoul, le bœuf en gelée à la vésulienne, les escalopes de veau à la vésulienne, le sandre à la vésulienne, les gaufres du Vieux-Vesoul, les pains d'épices de la foire de la Sainte-Catherine[B 17]

Exemples de produits régionaux[199],[200] :

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Vesoul

Les armes de Vesoul se blasonnent ainsi :

Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, au second de gueules au croissant d'argent[201],[202].

Les armoiries de Vesoul ont été gravées sur de nombreux édifices vésuliens tels que l'hôtel de ville[203] et la gare des tramways départementaux[204].

La commune n'a pas de devise officielle. Cependant, des devises familiales sont gravées sur quelques hôtels particuliers de la cité telles que « Differ in posterum » ce qui signifie « Remets à plus tard »[E 25] et « Soli Deo gloria » ce qui signifie « À Dieu seul la gloire »[E 26].

Le logotype de la commune est composé des armoiries ainsi que de la mention « Ville de Vesoul ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur Vesoul.

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jules de Trévillers, Histoire de la ville de Vesoul, Vesoul, Imprimerie Marcel Bon,‎ 1965, 280 p.
  • Martial Griveaud, Vesoul : ses vieilles rues, ses vieilles maisons - promenades à travers la ville, ERTI,‎ 1994, 130 p. (ISBN 2-903524-69-6)
  • Alfred Gevrey, Histoire de Vesoul,‎ 1865, 112 p. (ISBN 9781275910942, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Gilson, Marc Paygnard et Guy-Jean Michel, Vesoul,‎ 1977, 93 p.
  • Léonce Lex, Vesoul au XVIIe siècle, Vesoul, Louis Bon,‎ 1885, 22 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Daniel Sassi, Vesoul : Histoire et Patrimoine, Imprim'plus,‎ 2012, 273 p. (ISBN 978-2-953113-03-7)
  • Henri Rameau, Vesoul : scènes du temps jadis,‎ 1983, 68 p.
  • Yannick Denoix et Jack Varlet, Vesoul : promenade d'un siècle à l'autre, Franche-Comté édition,‎ 2003, 118 p. (ISBN 2-915402-00-0)
  • Abbé Morey, Chronique de l'église de Vesoul,‎ 1886 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Bouton, Françoise Bouton et Guy-Jean Michel, Vesoul et ses environs : vision du temps passé,‎ 1991, 143 p. (ISBN 2-903524-48-3)
  • Daniel Sassi, Vesoul : eaux & civilisation, Franche-Comté édition,‎ 2003, 145 p. (ISBN 2-915402-05-1)
  • Jean-Claude Grandhay, Vesoul: 12 septembre 1944 : la Libération, Erti,‎ 1994, 79 p. (ISBN 2903524645)
  • Joseph Morey, Légendes franc-comtoises. La Vigne de la Motte de Vesoul, J. Jacquin,‎ 1867, 148 p.
  • Guy-Jean Michel et Marc Paygnard, Voir Vesoul, Haute-Saône, Langres, Dominique Guéniot,‎ 2004, 156 p. (ISBN 2-87825-268-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Vesoul.
Histoire et patrimoine
Population et société
Administration et politique
Religion

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Relevés de la station météorologique de la commune de Luxeuil-les-Bains, située en distances orthodromiques à 26 kilomètres au nord-est de Vesoul, étant donné que Vesoul n'en possède pas.
  2. Données climatiques de l'année 2013
  3. Population de 2013
  4. Les deux cantons de Vesoul sont constitués d'une fraction de la commune de Vesoul et des communes environnantes
  5. a et b Dans la catégorie des communes de moins de 20 000 habitants. Ce concours est organisé par le journal sportif L'Équipe.
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  8. Données du tableau datant de décembre 2012.
  9. Créé en 1977 sous le nom de « Maison des Arts et des Loisirs » et renommé, le 3 janvier 1983, « théâtre Edwige-Feuillère ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters Publishers,‎ 1994, 247 p. (ISBN 9068316087, lire en ligne), p. 104.
  2. « Distances orthodromiques entre Vesoul et les autres villes », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 5 mai 2014).
  3. « Pôle métropolitain Centre Franche-Comté », sur le site du réseau des pôles métropolitain (consulté le 5 mai 2014).
  4. « Métropole Rhin-Rhône » [PDF], sur le site de l'Agence de Développement et d'Urbanisme du Pays de Montbéliard (consulté le 5 mai 2014).
  5. « Fiche de la Saône », sur le site du SANDRE (consulté le 5 mai 2014).
  6. a, b, c, d et e « VESOUL - Universalis », sur le site de Encyclopædia Universalis (consulté le 5 mai 2014).
  7. « Fiche du Durgeon (U05-0400) », sur le site du SANDRE (consulté le 5 mai 2014).
  8. « Description du bassin versant du Durgeon » [PDF], sur le site du système d'information sur l'eau du bassin Rhône-Méditerranée (consulté le 5 mai 2014).
  9. « Fiche de la Colombine (U0520500) », sur le site du SANDRE (consulté le 5 mai 2014).
  10. « Fiche de la Vaugine (U0530520) », sur le site du SANDRE (consulté le 5 mai 2014).
  11. « Fiche de la Fontaine au Diable (U0530500) », sur le site du SANDRE (consulté le 9 mai 2014).
  12. « Gestions du risques d'inondation du Durgeon », sur le site du syndicat mixte d'étude et de travaux pour l'aménagement du Durgeon et de ses affluents (SMETA) (consulté le 9 mai 2014).
  13. a et b Carte géologique de la France à l'échelle 1/50 000e consultée sur InfoTerre.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h et i Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  17. a et b André Thévenin, Brève étude sur le camp préhistorique de Cita, commune d'Echenoz-la-Méline, canton de Vesoul (Haute-Saône), Pierre Fanlac,‎ 1961 (ISBN 9782865772148, lire en ligne), p. 1-43.
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  36. a, b, c et d Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Genève, C. Stèvenard,‎ 1851, 695 p. (lire en ligne), p. 216.
  37. Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Genève, C. Stèvenard,‎ 1851, 695 p. (lire en ligne), p. 215.
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  4. « Hôtel Thomassin », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  7. « Hôtel de Magnoncourt », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Hôtel de Mongenet », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  14. « Église Saint-Georges », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Couvent des Ursulines », base Mérimée, ministère français de la Culture
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Site de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Franche-Comté
Site de l'inventaire national du patrimoine naturel
Site de l'institut national de la statistique et des études économiques
Fiche Insee de Vesoul [lire en ligne]
  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  4. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  5. LOG T6 - Ancienneté d'emménagement dans la résidence principale.
  6. LOG T3 - Résidences principales selon le nombre de pièces.
  7. POP T1M - Population.
  8. POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  9. FAM T1 - Ménages selon la structure familiale.
  10. a, b et c EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.
  11. EMP T2 - Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge.
  12. ACT T1 - Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut.
  13. EMP T5 - Emploi et activité.
  14. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle.
  15. DEFM T2 - Motif d'inscription des demandeurs d'emploi.
  16. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  17. REV T3 - Ménages : distribution des revenus déclarés en euros par unité de consommation.
  18. a, b, c, d et e CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité.
  19. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité.
Autres données Insee
Voir Vesoul, Haute-Saône de Guy-Jean Michel et Marc Paygnard
  • Guy-Jean Michel et Marc Paygnard, Voir Vesoul, Haute-Saône, Langres, Dominique Guéniot,‎ 2004, 156 p. (ISBN 2-87825-268-3)
  1. p. 89
  2. p. 151
  3. p. 30
  4. p. 31
  5. p. 83
  6. p. 66
  7. p. 43
  8. p. 67
  9. p. 94-95
  10. p. 25
  11. p. 140
  12. p. 151
  13. p. 96-97
  14. p. 104
  15. a et b p. 78
  16. p. 91
  17. p. 86
  18. p. 126
  19. p. 54
  20. p. 108
  21. p. 129
  22. p. 139
  23. p. 130
  24. p. 141
  25. p. 69
  26. p. 68
Histoire de Vesoul d'Alfred Gevrey
  1. p. 4
  2. p. 5
  3. p. 5-6
  4. p. 15
  5. p. 16
  6. a et b p. 17.
  7. p. 25
  8. p. 47
  9. p. 16
  10. p. 28
  11. p. 30-31
  12. p. 37
  13. p. 65
  14. p. 61
  15. p. 63
  16. a et b p. 64
  17. p. 71-75
  18. p. 80
  19. p. 83
  20. p. 90
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Annuaire du département de la Haute-Saône de Louis Suchaux
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  1. p. 320
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  3. p. 321-322
  4. p. 326
  5. p. 325-326
  6. a et b p. 327
  7. p. 328
  8. p. 329
  9. p. 329-330
  10. p. 330
  11. a et b p. 333
  12. a et b p. 334
  13. p. 335
  14. p. 335-336
  15. p. 336
  16. p. 340
La Haute-Saône : dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département de Louis Suchaux
  • Louis Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, Alain Suchaux,‎ 1866, 412 p. (ISBN 1271698773, lire en ligne)
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  7. p. 332
  8. p. 336
  9. p. 343
  10. p. 341
  11. p. 344
  12. p. 340-341
  13. p. 351
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Vesoul au XVIIe siècle de Léonce Lex
  • Léonce Lex, Vesoul au XVIIe siècle, Vesoul, Louis Bon,‎ 1885, 22 p. (lire en ligne)
  1. p. 9.
  2. a et b p. 20
  3. a, b et c p. 10
  4. p. 17-18
  5. p. 18
  6. p. 19
  7. p. 21