Magnus Maximus

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Maxime
Empereur romain
Image illustrative de l'article Magnus Maximus
Magnus Maximus.
Règne
D’abord usurpateur puis légitime
31 août 384 - août 388 (~4 ans)
Période Valentiniens
Précédé par Gratien, Valentinien II et Théodose
Co-empereur Valentinien II et Théodose Ier
Suivi de Valentinien II et Théodose Ier
Biographie
Nom de naissance Magnus Clemens Maximus
Décès août 388 - Aquilée (Italie)
Descendance Deux filles (Sevira et ?) et un fils Flavius Victor tué en 388
Liste des empereurs romains

Maxime, Magnus Clemens Maximus ou Maximianus, en gallois Macsen Wledig (c.335 ? – 28 août 388), est un usurpateur du trône de l'empire romain d'Occident de 383 au 31 août 384, puis co-empereur légitime en Occident jusqu'à sa mort en 388, exécuté sur ordre de l'empereur Théodose Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

D’origine hispanique, il devient général de l’armée romaine de Bretagne.

En 383, ses troupes le proclament empereur.

Par la suite, la légende en fait un roi des Bretons. Il confie le trône à Caradocus quand il passe en Gaule afin de réaliser ses ambitions impériales.

À la suite de ses exactions en Gaule, Maxime se porte à la rencontre de son principal concurrent, l'empereur légitime Gratien, qu'il défait à la bataille de Lutèce (383). Gratien fuit mais est tué à Lyon le 25 août 383.

S'étant rendu maître de toute la préfecture des Gaules, Théodose Ier, l'empereur d'Orient, le reconnaît empereur lors de l'entrevue de Beroae, ville du nord de la Thrace, le 31 août 384.

L’empire compte alors trois empereurs : Maxime à Trèves, Valentinien II, sous la tutelle de sa mère Justine, à Milan, Théodose Ier à Constantinople.

Maxime installe sa capitale à Augusta Treverorum (Trèves) en Gaule. Il devient un empereur populaire, persécute les hérétiques. Il fait notamment exécuter l’hérétique Priscillien. Il favorise le christianisme orthodoxe.

En 387, Maxime chasse Valentinien II, s’empare de Rome et occupe toute l’Italie. Valentinien se réfugie auprès de Théodose Ier, empereur romain d'orient, qui intervient en sa faveur.

Valentinien II et Théodose Ier mènent une campagne contre Maxime en juillet-août 388. Maxime est battu lors de la bataille de Save (le long du Save près d'Emona) et se réfugie à Aquilée. Andragathius, magister equitum de Maxime et assassin de Gratien, est lui aussi défait près de Siscia, son frère Marcellinus à nouveau à Poetovio. Maxime se rend à Aquilée, demande la clémence, mais est exécuté. Sa femme et ses deux filles sont épargnées. Le fils de Maxime, Victor, est vaincu et exécuté par le magister peditum de Valentinien, Arbogast à la fin de la même année.

Le destin de sa famille n'est pas connu même s'il semble certain qu'ils aient survécu et que ses descendants aient continué à occuper des fonctions importantes. Une fille de Maxime, Sevira, est peut-être connue par une pierre gravée du haut Moyen Âge au pays de Galles, le Pilier d'Eliseg, qui prétend qu'elle fut l'épouse de Vortigern, roi des Bretons. Une autre de ses filles fut peut-être l'épouse d'Ennodius, proconsul Africae (395). Leur petit-fils, Pétrone Maxime, est un autre empereur au destin fatal, gouvernant Rome pendant seulement 77 jours avant d'être lapidé en fuyant les Vandales le 24 mai 455. (À part Victor, les autres noms cités ne sont que suppositions gratuites, car non établies historiquement).

Dans les textes gallois, Maxime est présent sous le nom : Maxen Wledig.

Parmi les autres descendants se trouvent Anicius Olybrius, empereur en 472, ainsi que plusieurs consuls et évêques tels que Saint Magnus Felix Ennodius (évêque de Pavie (514-21).

Légendes[modifier | modifier le code]

D'après l'Historia regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth (qui est basée sur de nombreuses légendes anglaises et galloises), Maxime fut roi des bretons après la mort d'Octavius ainsi que neveu du roi Coel par son frère Ioelinus, ce qui supposerait un important décalage de générations, Maxime naissant vers 335, Coel mourant en 440.

D'après les légendes des Mabinogion, en particulier Breuddwyd Macsen (le rêve de Macsen), Maxime épousa Elen Luyddog (Hélène), la fille d’un des chefs de Segontium (aujourd’hui Caernarfon; (en) Fort de Segontium).

Cela concorde avec l'histoire de Geoffroy qui raconte qu'Octavius, roi des Bretons, voulait marier sa fille à un puissant mi-breton mi-romain et ainsi transmettre le royaume de Bretagne en dot à son mari. Bien que l'histoire de leur rencontre est sans aucun doute totalement imaginaire, il existe quelques preuves de la trame de l'histoire. Caradocus, roi (légendaire) de Cornouailles, soutient le mariage entre la fille d'Octavius et Maxime. Maxime accepta et quitta Rome pour la Bretagne. Geoffroy prétend que Maxime rassembla une armée et ravagea les villes franques le long de son parcours. Il envahit Clausentum (Southampton) de manière involontaire et faillit se battre contre l'armée des Bretons avant qu'une paix ne soit faite. Après négociations, Maxime devint roi de Bretagne et Octavius se retira. Les légendes galloise prétendent également qu'il fut responsable des troupes romaines du Pays de Galles, 20 ans avant qu’elles ne quittent le reste de la Bretagne. Il aurait gouverné le pays de Galles. Après cinq ans de pouvoir, Maxime rassembla une vaste flotte et envahit la Gaule laissant la Bretagne sous le contrôle de Caradocus. En atteignant le royaume d'Armorique, il défit le roi et tua des milliers d'habitants. Avant de repartir, il chargea Conanus (Kynan Meriadec ou Cynan Meiriadog en gallois, Konan Meriadeg ou Conan Meriadec en breton), le neveu rebelle d'Octavius, de gouverner en tant que roi le pays, alors appelé Letavia en breton, et qui prendra le nom de Bretagne ou Britannia minor".

Le chanteur gallois Dafydd Iwan a composé en son souvenir le chant Rwy yma o hyd (je suis toujours ici).

La mention « Armorique » est certes donnée par Geoffroy de Monmouth, et c'est ce qui fait que les historiens ont focalisé leurs recherches sur la Petite Bretagne, mais sans pouvoir identifier ni le lieu de débarquement, ni le cheminement pour aller sur Paris, puis Trèves.

Zosime, quant à lui, dit que Maxime s'est orientée vers les « Bouches du Rhin », ce qui n'a donc a priori plus grand-chose à voir avec la Petite Bretagne. Léon Fleuriot, historien breton respecté (décédé en 1987), suivant cette indication, propose de suivre cette expédition en direction de Maastricht, puis une bifurcation sur Paris avant d'obtenir la soumission de Trèves.

Cette énigme est résolue, par l'identification du lieu de débarquement à Saint-Valery-sur-Somme, autrefois Leuconos, à l'embouchure de la Somme.

Cette identification a permis en corollaire d'identifier le personnage Himbaldus au Vieux-Rouen-sur-Bresle, sur la route de St Valery à Paris.

La conclusion est que Geoffroy n'a pas « inventé » cette expédition, mais a bel et bien raconté une véritable expédition militaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]