Auschwitz
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| Type | Culturel | ||||
| Critères | (vi) | ||||
| Numéro d’identification |
31 | ||||
| Zone géographique | Europe et Amérique du Nord ** | ||||
| Année d’inscription | 1979 (3e session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Auschwitz-Birkenau ou plus simplement Auschwitz (en allemand : Konzentrationslager Auschwitz
Écouter : Camp de concentration d'Auschwitz) est le plus grand camp de concentration et d'extermination du Troisième Reich. Sa situation est partagée entre les localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand), annexées au Reich (province de Haute-Silésie) après l'invasion de la Pologne.
Ce camp de concentration, dirigé par les SS, a été créé le 27 avril 1940 par Heinrich Himmler[1]et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq années, plus de 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à la sortie des trains qui les y transportaient. 90 % de ces personnes étaient juives. Ces victimes de la solution finale furent tuées dans les chambres à gaz ou parfois par arme à feu, mais elles moururent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales.
En raison de sa taille, Auschwitz est considéré comme le symbole des meurtres de masse commis par les nazis et plus particulièrement comme celui de la Shoah, au cours duquel près de six millions d'entre eux furent assassinés.
Comme les autres camps de concentration nazis, Auschwitz était sous les ordres de Heinrich Himmler et de la SS. Le responsable du camp fut le SS-Obersturmbannführer Rudolf Höss jusqu'à l'été 1943, remplacé ensuite par Arthur Liebehenschel et Richard Baer.
Monument historique et culturel majeur qui contribue au « devoir de mémoire », Auschwitz est inscrit depuis 1979 (3e session du Comité du patrimoine mondial) au patrimoine mondial en Pologne de l'UNESCO.
Un vaste complexe [modifier]
Auschwitz était principalement constitué de trois camps :
- Auschwitz I, ouvert le 20 mai 1940 — Le camp souche (principal) est un camp de concentration où périrent près de 70 000 personnes, au début des prisonniers de guerre et des opposants politiques polonais[2] et soviétiques ; ensuite des Juifs et des résistants de toutes nationalités.
- Auschwitz II (Birkenau), ouvert le 8 octobre 1941 pour les prisonniers de guerre soviétiques — À la fois camp de concentration et centre de mise à mort immédiate où périrent plus d'un million de personnes, juives dans leur immense majorité ainsi que des Tziganes.
- Auschwitz III (Monowitz), ouvert le 31 mai 1942 — Un camp de travail pour la société IG Farben.
Ces trois camps étaient complétés par une cinquantaine de petits camps dispersés dans la région et placés sous la même administration.
Auschwitz I [modifier]
La création du camp souche Auschwitz I est décidée par les SS en février 1940 : c'est un camp de concentration et de travail forcé. Il se situe au milieu d'une région polonaise riche en matières premières : eau (au bord de la rivière Sola, zones marécageuses à proximité), chaux, et charbon (à 30 km du camp se trouvent des gisements parmi les plus riches d'Europe). Ces ressources sont nécessaires pour la production d'essence synthétique et de caoutchouc synthétique ; elles sont essentielles pour l'effort de guerre allemand. C'est pourquoi les nazis chargent le groupe chimique IG Farben d'en assurer l'exploitation sur le site[3]. La main-d'œuvre sera celle du camp de concentration. Le Reichsführer Himmler comprend l'importance du projet et projette de passer d'une population carcérale de 10 000 à 100 000 lors de sa visite en mars 1941[4]. Himmler veut faire d'Auschwitz un camp modèle de colonisation à l'Est, avec une Kommandantur et un quartier général monumental du parti nazi ; ce dernier aurait eu des appartements privés de grand luxe ; ce gigantesque projet aurait été financé par la manne générée par la revente des matières premières à IG Farben, mais ils n'ont jamais été appliqués à cause du déroulement de la guerre : en juin 41 Adolf Hitler donne l'ordre d'attaquer l'URSS[4]. Le commandant SS Höss est chargé de la construction du camp et de son maintien. Il n'aura pas toujours le matériel nécessaire à la construction, c'est pourquoi il sera obligé d'en voler, par exemple cent mètres de fil de fer barbelé[5]. Le camp se situe sur l'emplacement d'une ancienne caserne de l'armée polonaise dont les bâtiments délabrés entourent un vaste terrain pour le dressage des chevaux[6]. Il se situe au milieu de la région de la Pologne annexée par le Reich en 1939. Les premiers prisonniers sont des opposants politiques polonais, socialistes ou communistes pour la plupart. Une première vague, au nombre de 720, arrive en juin 1940. Le camp est prévu pour ceux que le régime nazi estime dangereux : suspects de résistance, hommes politiques, intellectuels, puis des prisonniers de guerre Soviétiques, des Allemands condamnés par les tribunaux, des prisonniers politiques, ainsi que ce que les nazis appellent des « éléments asociaux » : Tziganes, prostituées, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, Juifs. En 1940, le camp renferme de 13 000 à 16 000 détenus, pour 300 gardiens SS[7]. Le nombre de prisonniers atteint environ 20 000 en 1942. Durant les vingt premiers mois, plus de la moitié des 23 000 prisonniers polonais meurent à la suite des traitements inhumains et des tortures infligés par les gardiens SS[8]. À partir de l'agression contre l'URSS, Hitler redirigera les prisonniers de guerre soviétiques vers Auschwitz, ce qui modifiera les plans initialement prévus par Himmler (lire supra). La brutalité des gardiens SS augmente particulièrement quand les prisonniers de guerre soviétiques arrivent dans le camp : ces derniers sont les plus mal traités de tous les prisonniers[9]. À mesure que les troupes allemandes pénètrent en URSS, elles abattent toutes les populations juives (hommes, femmes, enfants, du bébé au vieillard) des régions traversées, mais en août 41 des officiers se plaignent de cette tâche barbare et déshumanisante ; les Allemands pour une raison de coût refusent d'envoyer sur le front les bonbonnes de monoxyde de carbone nécessaire au gazage ; c'est pourquoi en septembre 41 le médecin SS Albert Wideman (qui a déjà participé au gazage des handicapés au monoxyde de carbone) teste une méthode à base d'explosifs, mais c'est encore pire ; Wideman pense alors utiliser les gaz d'échappement des camions dans lesquels les prisonniers seront chargés. Cette méthode est testée sur des prisonniers de guerre soviétiques.
Höss a tenu à reprendre la devise du camp de concentration de Dachau[10], Arbeit macht frei : « Le travail rend libre » qu'il inscrit en haut du portail d'entrée. Chaque jour, lorsque les prisonniers quittent le camp pour aller travailler, c'est au rythme d'une marche jouée par l'orchestre des femmes détenues, et il en est de même à chaque arrivée de déportés.
Pour surveiller les détenus, les SS utilisent des Kapo, recrutés parmi les prisonniers allemands de droit commun les plus violents. Les détenus sont catégorisés par un symbole cousu sur leur combinaison de bagnard : prisonnier politique, Juif, etc. Les détenus sont identifiés par un numéro tatoué sur le bras.
Les prisonniers travaillent pendant six, voire sept jours par semaine. Le dimanche est en principe réservé à la « toilette personnelle ». Mais l'absence d'hygiène, la malnutrition, les mauvais traitements causent rapidement de nombreux décès.
Auschwitz est un camp de travail. Les prisonniers valides doivent travailler, ceux qui sont malades ou blessés sont fusillés. Des exécutions sont aussi le fait des médecins du service d'euthanasie du Reich : ceux qui sont chargés de tuer les handicapés mentaux et physiques. 575 prisonniers seront transférés dans des chambres à gaz en Allemagne pour y être éliminés[11].
Lorsque Adolf Hitler décide l'extermination systématique des Juifs à grande échelle, Rudolf Höss, alors responsable du camp, expérimente divers modes d'exécution. Le nombre de déportés augmente rapidement et il est chargé de « préparer à Auschwitz une installation destinée à l'extermination en masse »[12]. Son approche du problème est technique et pragmatique. Les exécutions sont jusqu'ici menées à l'arme à feu, les déportés fusillés au bord de fosses communes qu'ils ont eux-mêmes creusées. D'autres prisonniers recouvrent les corps de chaux. Cette méthode est décrite par lui, lors de son interrogatoire après sa capture, comme peu efficace, lente, et coûteuse en munitions. Prenant modèle sur le camp d'extermination de Treblinka, il fait construire deux petites chambres à l'extérieur du camp, où les déportés sont asphyxiés par les gaz d'échappement d'un camion. Höss raconte que cette opération prenait du temps, que les SS chargés de l'opération l'abrégeaient souvent, et qu'un nombre non négligeable des gazés reprenaient conscience alors que leurs bourreaux les enterraient.
C'est en observant les précautions importantes que nécessite l'emploi d'un pesticide utilisé pour nettoyer les baraquements que l'idée vient à l'assistant de Höss (Fritsch) d'employer le Zyklon B[13]. Il l'utilise d'abord dans la baraque 11. Höss satisfait de la méthode de Fritsch décide de généraliser la méthode[4]. Le Zyklon B était un pesticide connu et utilisé couramment dans l'armée allemande, le camp d'Auschwitz en possédait donc de grandes quantités en stock. Pour nettoyer un baraquement de la vermine qui l'infestait, il fallait en faire sortir tous les prisonniers, fermer hermétiquement toutes les ouvertures et répandre les cristaux de ce pesticide sur le sol. Après environ une demi-heure, un soldat pénétrait dans le baraquement, muni de gants et d'un masque à gaz, pour ouvrir et ventiler la pièce.
Testé en septembre 1941 sur des prisonniers de guerre soviétiques, le produit se révèle mortel même en très petite quantité. Les SS ajoutent des ventilateurs pour accélérer la ventilation après le gazage. Les corps des premières victimes recouvrant souvent les cristaux de Zyklon B qui réagissent à l'air, ils installent également des colonnes percées de trous, où le produit est versé depuis le toit par un soldat. Des fosses sont transformées en bûchers pour brûler les corps arrosés de gasoil.
Les SS utilisèrent alors dans le camp souche un bâtiment comprenant une chambre à gaz et un crématoire composé de trois fours. Cette installation fut en service entre 1941 et 1942, avant d'être transformée en bunker de protection en cas d'attaque aérienne. Pour cette raison, le bâtiment n'a pas été détruit par les nazis. Le four crématoire actuellement visible y a été reconstruit après la guerre à partir du matériel original resté sur place.
En 1942, le camp vit également l'arrivée des premières femmes. Entre avril 1943 et mai 1944, les femmes juives servirent de cobayes pour des expériences de stérilisation pour le professeur Karl Clauberg. Le docteur Josef Mengele menait des expérimentations sur les détenus, s'intéressant particulièrement aux enfants jumeaux. Lorsque les prisonniers ne guérissaient pas assez rapidement, ils étaient tués par injection de phénol au cœur.
Sur les ordres de Heinrich Himmler, le Block 24 fut transformé en bordel pour récompenser les détenus méritants[14],[15],[16].
Auschwitz II (Birkenau) [modifier]
En novembre 1943 on fractionne le camp en trois parties; tandis qu'Auschwitz I devient le Stammlager le camp-souche, Birkenau devient Auschwitz II; il comprend le centre d'extermination ainsi qu'un gigantesque camp de travail forcé. C'est là que périrent 1,1 million de personnes, principalement des Juifs et des Tziganes. À partir de 1943 Birkenau a son propre commandant (Lagerführer) sous l'autorité du Lagerkommandant : Friedrich Hartjenstein de 1943 à 1944, puis Josef Kramer de mai 1944 à décembre 1944[17].
Birkenau est à 3 kilomètres d'Auschwitz, dans des marécages[18], [19]; à l'emplacement du village de Brzezinka (Birkenau en allemand) détruit pour construire le camp.
D'une capacité théorique de 100 000[réf. nécessaire] détenus, il s'étend sur une superficie de 170 hectares. Il comprend, dans sa configuration finale, trois parties ou Lager : le camp des femmes, le camp des hommes et une extension jamais terminée "Mexico". Chacun des Lager est entouré de murs de barbelés électrifiés à haute tension. Certains détenus désireux de se suicider se jetaient sur ces fils de fer (il y en a eu très peu en réalité)[réf. nécessaire]
Dans un premier temps, Himmler avait pensé Birkenau comme une extension d'Auschwitz destinée à accueillir des prisonniers de guerre soviétiques dans le cadre de l'invasion de l'Union soviétique[réf. nécessaire]. Ce sont d'ailleurs ces prisonniers soviétiques qui commencent à construire les baraquements en brique qui deviendront plus tard le camp des femmes. Le rôle principal de Birkenau, défini dès fin 1941, a ensuite été d'appliquer la solution finale de la question juive, c’est-à-dire la mise à mort systématique, et programmée des Juifs d'Europe, à l'échelle industrielle. Dans ce but, les nazis firent construire à Birkenau, quatre complexes de chambres à gaz-crématoires (K II, K III, K IV et K V). La construction débuta en 1942. Le K I est l'ensemble chambre à gaz-crématorium d'Auschwitz I. C'est d'abord dans deux anciennes fermes situées à proximité du camp et transformées en chambres à gaz, nommées la maison rouge et la maison blanche, (Bunker I et II) que sont morts une partie importante des Juifs déportés de France depuis principalement la gare du Bourget (1942-1943) et la gare de Bobigny (1943-1944).
Les détenus arrivaient de toute l'Europe à Auschwitz-Birkenau en train, souvent après plusieurs journées passées dans des wagons à bétail. Certains mouraient durant le voyage de soif, de faim, de maladie ou encore asphyxiés.
Pendant la plus grande partie du fonctionnement du camp, les déportés arrivaient au niveau de l'ancienne gare de marchandise d'Auschwitz (la Judenrampe) et marchaient environ un kilomètre jusqu'à Birkenau. La voie fut prolongée au printemps 1944 pour terminer son trajet à l'intérieur de Birkenau, au plus près des dispositifs de gazage juste avant l'arrivée des Hongrois. La traditionnelle photographie où l'on voit des rails qui aboutissent à l'entrée du camp de Birkenau tel qu'il se présente aujourd'hui correspond donc à la configuration ultime du camp. Elle laisse croire qu'il s'agit de la voie de chemin de fer qui rentre dans le camp mais en fait elle est prise depuis l'intérieur du camp.
À peine sortis du train, les prisonniers subissaient la « sélection ». D'un côté, les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes, les enfants destinés à être gazés immédiatement. De l'autre, les adultes (en théorie à partir de 15 ans) les plus valides que les SS destinaient à la mort par le travail forcé. Souvent, le docteur Josef Mengele opérait une sélection parmi les nouveaux venus pour conduire ses expériences.
Dans tous les cas, les détenus étaient mis à nu, rasés, tatoués, dépossédés de leurs biens qu'on stockait dans des entrepôts appelés « Canada » dans le jargon du camp. Ces objets personnels étaient ensuite pour la plupart envoyés en Allemagne.
Les survivants à ce premier tri étaient répartis en groupes de travail (Kommandos) et employés comme main-d'œuvre esclave dans les usines dépendant du camp, mais aussi dans des fermes ou à l'intérieur du camp.
Les chambres à gaz pouvaient recevoir près de 1 440 personnes pour les plus grandes et 768 personnes à la fois pour les plus petites[20]. Une salle dotée d'une installation sanitaire factice, laissait entrevoir une trappe sur le toit d'où le zyklon B était jeté par des gardes. Les corps étaient ensuite brûlés dans les crématoires contigus. C'était la mission du Sonderkommando choisi parmi les prisonniers. Vers la fin de la guerre, alors que les crématoires tournaient à plein régime, les nazis tuèrent encore plus et brûlèrent les corps dans des fosses.
À partir du 15 mai 1944, 440 000 Juifs hongrois sont déportés à Auschwitz-Birkenau après que la Wehrmacht a pris le contrôle de la Hongrie en mars. 250 000 d'entre eux furent assassinés, les autres envoyés dans des camps de travail.
Le 7 octobre 1944, des membres du Sonderkommando, 250 prisonniers responsables des corps des personnes après gazage, se soulèvent. Ils s'étaient procuré des explosifs subtilisés par un Kommando de jeunes femmes juives travaillant dans les usines d'armement de l'Union Werke. Ils réussirent à détruire partiellement le crématoire IV. Après l'explosion, ils coupèrent les barbelés électrifiés à l'aide de pinces d'électricien, et s'échappèrent dans la forêt. Mais leur fuite échoua et la plus grande partie du groupe fut liquidée ; peu survécurent.
- Camp des familles, le camp des familles est un camp à l'intérieur d'Auschwitz, qui fut créé en 1943. Il regroupait des familles, principalement d'origine tchécoslovaque. Ce camp devait servir de justification face à l'opinion internationale et une partie de ses membres subirent les expériences du docteur Mengele[21].
Auschwitz III (Monowitz) [modifier]
Le gouvernement nazi travaillait avec les industriels allemands (fonderie, industrie chimique, armement…). Décidée au début de l'année 1941, la construction de l'usine IG Farben de caoutchouc synthétique (Buna) à Monowitz, qui resta inachevée, fit appel de manière croissante à la main d'oeuvre concentrationnaire. La sous-alimentation, les conditions de travail inhumaines et le renvoi des inaptes à la chambre à gaz, dont a témoigné notamment Primo Levi, y ont fait entre 25 000 et 35 000 victimes (23 000 décès relevés sur 35 000 détenus employés pour la période 1943-1944)[22].
Inaction des alliés [modifier]
La majorité des historiens s'accorde, au début du XXIe siècle, pour admettre que les forces alliées connaissaient l'existence des massacres à l'Est et qu'elles n'ont sauvé que quelques dizaines de milliers de Juifs par les voies diplomatiques, sans avoir recours aux moyens militaires.
Entre 1940 et 1942, les premières informations parviennent aux alliés. En particulier, celles concernant les massacres commis par les Einsatzgruppen à l’Est, premier mode d’extermination des Juifs par des Kommandos. Ils reçoivent également des rapports de Witold Pilecki, fondateur de l'armée secrète polonaise volontairement infiltré parmi les prisonniers du camp, dès mars 1941. Le télégramme Riegner[23] du 8 août 1942 leur confirme la politique d’extermination qui est menée par le Troisième Reich.
À l’automne 1942, des rescapés témoignent, comme le résistant polonais Jan Karski qui s’entretient directement avec Franklin Delano Roosevelt et l’administration britannique en vue de mettre un terme au massacre. Et le 17 décembre 1942, les forces américano-britanniques et les gouvernements en exil à Londres font une déclaration conjointe condamnant la politique d’extermination des Juifs d’Europe, menaçant leurs auteurs de représailles. Peu de temps avant le débarquement de Normandie, deux prisonniers échappés, Rudolf Vrba et Alfred Wetzler, font également un rapport détaillé sur les pratiques dans les camps de la mort.
Le 4 février 1943, le Belge Victor Martin part, muni d'autorisations pour visiter des confrères universitaires à Francfort, Berlin et Breslau en mission de reconnaissance pour la résistance et revient en Belgique, avec des informations en mai 1943. Il a parlé à des ouvriers français du STO près de Katowice qui l'informent de ce qui se passe au camp d'Auschwitz. Arrêté à Breslau le 10 février 1943 il est incarcéré au camp de Radwitz dont il s'échappe le 15 mai 1943. Il fait un rapport à ses amis du Front de l'Indépendance et ses informations sont transmises à Londres. Sa mission incite la résistance à organiser la protection des enfants juifs de Belgique[24].
En 2003, la Royal Air Force (RAF) dévoile officiellement certains clichés pris en 1944. La RAF qui cherche des installations militaires ne s'attarde pas sur les camps. L'information arrive pourtant jusqu'à Winston Churchill qui se décide pour une attaque avant de se rétracter à l'idée de tuer inutilement des détenus par des opérations de bombardement aérien.
Les travaux des historiens depuis les années 1970 ont permis de démontrer que les alliés avaient connaissance de la solution finale, à savoir la politique d’extermination systématique de tous les Juifs d’Europe. Le rôle des pays neutres a été crucial dans ce domaine, la Suisse, et à moindre titre la Suède, étaient des terres de sécurité pour les agences juives et les diplomates alliés, par lesquelles ils pouvaient recevoir des informations. La résistance polonaise et des contacts amis dans l’administration nazie ont permis peu à peu de mettre au jour ce secret que les nazis s’acharnaient à dissimuler.
L’inaction sur Auschwitz a été un choix. Deux angles servent généralement d’étude de la question : la stratégie militaire et les inerties politiques.
Les alliés attaquent Monowitz le 13 septembre 1944, usine de fabrication de caoutchouc synthétique à quelques kilomètres du camp d’Auschwitz. Certaines bombes tombent même sur le camp tuant accidentellement une dizaine de déportés. Ce raid montre qu’un assaut aérien sur Auschwitz était dans la capacité des alliés en 1944.
En 1942, Winston Churchill, sous la pression du Parlement et de l'Église anglicane, donne l’ordre à son administration militaire d’envisager toutes les possibilités de bombardement des camps, mais il lui est répondu que les cibles sont hors de portée d’action. C’est à partir de 1944, lorsque les forces américaines sont stationnées à Foggia dans le sud de l’Italie que les camps entrent dans le périmètre d'action des forces alliées à l'Ouest. La Luftwaffe est inopérante depuis bien longtemps, les alliés ont le contrôle total de l'espace aérien.
Les preuves de l’ampleur des atrocités sont connues des dirigeants politiques. Aux États-Unis, les journaux parlent dans leurs colonnes de la solution finale, les agences juives américaines font pression sur l’administration militaire pour obtenir un assaut sur Auschwitz.
Le ministre adjoint à la Guerre John McCloy refuse d'exécuter un bombardement sur les camps de concentration, car les cibles ne sont pas militaires.
Évacuation et libération du camp [modifier]
À partir d'août 1944, l'armée rouge est à 200 km d'Auschwitz. Les autorités nazies envisagent alors la liquidation du camp en cas de nouvelles victoires soviétiques, ainsi que cela avait déjà été fait pour les autres centres d'extermination situés plus à l'Est.
Aussi longtemps que cela a été possible, les nazis ont continué l'extermination dans les chambres à gaz. Les nazis ne mettent fin aux travaux d'agrandissement d'Auschwitz (camp souche et Birkenau) qu'à la fin de l'année 1944. Les travaux d'extension de certains des camps auxiliaires continuent pratiquement jusqu'à la libération.
Ce n'est qu'en novembre 1944 que les trois crématoires restant en activité (le crématoire IV est inutilisable depuis octobre à la suite d'une révolte du Sonderkommando) sont dynamités.
Avant cela, les nazis entreprennent de détruire et d'effacer les traces des crimes commis. Ils prennent soin d'assassiner la plupart des témoins oculaires du génocide et particulièrement ceux des Juifs qui avaient travaillé dans les crématoires. Ils font nettoyer et recouvrir de terre par des déportés les fosses contenant des cendres de victimes. Ils brûlent les listes des Juifs exterminés, une partie des dossiers et de la documentation, en deux temps : d'abord entre juillet et septembre 1944 pour les listes de transport (Zuganglisten-FP) conservées au bureau de la direction politique, puis en janvier 1945 avant l'évacuation du camp. Cette destruction fut partielle : une commission spéciale soviétique a pu retrouver et réunir, après la libération du camp, un important volume de documents épargnés, notamment 90 000 actes de décès émis d'août à décembre 1943 ainsi que les archives de la Bauleitung, l'administration centrale chargée de la construction (ces archives ont été restituées au Musée d'Auschwitz en 1991-1992). Mais les documents manquants sont nombreux : ce sont en particulier les listes de transport des convois d'Europe occidentale, les registres (Totenbücher) à l'exception de ceux du camp des Tziganes, les listes marquées « SB » (pour SonderBehandlung, « traitement spécial »[25]) des personnes sélectionnées pour les chambres à gaz, les rapports sur les arrivées et les sélections, les listes de transferts, la plupart des rapports des blocs ainsi que les archives des sous-camps et des entreprises employant les déportés[26],[27].
Après l'été 1944, le camp se dépeuple progressivement. Les détenus évacués sont soit employés dans des usines d'armement situées plus à l'intérieur du Reich (principalement des Polonais et Soviétiques), soit, dans le cadre des marches et des transports de la mort, conduits vers d'autres camps de concentration. Les marches de la mort, endurées par des détenus épuisés, sans manger ou presque, dans un froid glacial, sont responsables de plusieurs dizaines de milliers de morts. Le 17 janvier 1945 a lieu le dernier appel général. Y sont présents 67 000 déportés dont 31 800 à Auschwitz I et II et 35 100 dans les camps auxiliaires dépendant de Monowitz.
Le camp d'Auschwitz est libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945.
Le camp souche d'Auschwitz I et Auschwitz II - Birkenau sont libérés par les soldats de la soixantième armée du front ukrainien dans le cadre d'une offensive sur la rive gauche de la Vistule. Ceux-ci y pénètrent vers 15 h à la suite de combats qui font 66 morts parmi les Soviétiques. 7 000 déportés, maintenus dans le camp, survécurent jusqu'à la libération. Les soldats soviétiques ont découvert sur place environ 600 corps de détenus, exécutés par les SS pendant l'évacuation du camp ou morts d'épuisement.
Bilan estimé en 1998 [modifier]
Selon les estimations datant de 1998 de Franciszek Piper, historien du musée national Auschwitz-Birkenau, le bilan d'Auschwitz s'établit ainsi[28] :
- 1,3 million de personnes ont été déportées dans le camp d'Auschwitz
- 1,1 million de déportés y sont morts dont :
- 960 000 Juifs
- 70 000 à 75 000 Polonais non juifs ni tsiganes
- 21 000 Tsiganes
- 15 000 prisonniers de guerre soviétiques
- 10 000 à 15 000 détenus d'autres nationalités (Soviétiques, Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemands, Autrichiens, Belges, Hollandais)
Il s'y ajoute un nombre incertain, mais semble-t-il réduit, d'homosexuels qui y furent déportés en tant que tels : seuls 48 noms de déportés à ce titre y ont été répertoriés pour l'ensemble de la période avril 1940-janvier 1945 ; un comptage des effectifs de janvier 1944 fait état de 22 détenus au titre du paragraphe 175 sur 53 000 hommes[29]. Un seul survivant homosexuel d'Auschwitz est connu, Karl B[30].
Un programme de réadaptation des survivants du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz fut mis en place, avec la participation du psychiatre Antoni Kępiński, lui-même ancien déporté.
Lieu de mémoire [modifier]
Après sa libération en 1945, Auschwitz reste abandonné pendant deux ans. Le Parlement polonais décide en 1947 de faire d'Auschwitz un musée à la mémoire des victimes.
Le musée s'étend sur 191 hectares : 20 à Auschwitz I et 171 à Auschwitz II-Birkenau. Il ne reste rien aujourd'hui de l'usine IG Farben de Monowitz, Auschwitz III. Auschwitz-Birkenau fait partie depuis 1979 du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le camp souche, Auschwitz I, a été restauré et ses blocks 4 et 5 utilisés depuis les années 1950 par les Polonais pour réaliser une exposition permanente qui veut présenter les conditions de vie des prisonniers, principalement à partir d'objet récupérés dans les restes du camps de Birkenau à la libération du camp. S'y trouvent notamment des effets personnels de déportés : vaisselle, lunettes, chaussures etc., exposés dans des vitrines. L'une d'elles montre des cheveux qui devaient être utilisés pour fabriquer du tissu. Tout ce qui appartenait aux victimes, devait resservir et profiter au Reich. Depuis les années 1960, certains blocks hébergent des « expositions nationales » réalisées par les divers pays d'où les Juifs furent déportés à Auschwitz. Au rez-de-chaussée du block 20 se trouve l'exposition française, inaugurée en janvier 2005, d'une grande qualité muséographique.
En 1948, des travaux sont effectués dans le bâtiment de l'ancien Crématoire I, transformé par les nazis en abri anti-aérien en 1943, afin de restaurer, selon les informations disponibles alors, le crématoire et la chambre à gaz dans leur état supposé d'origine : des fours sont réinstallés, la cheminée est reconstruite, les murs qui divisaient l'ancienne chambre à gaz sont abattus, la porte et une partie des orifices d'introduction du Zyklon B sont réouvertes[31].
Auschwitz II a volontairement été laissé en l'état comme témoin de l'ampleur du crime. Seule une rangée des baraques en bois du camp de quarantaine des hommes a été reconstruite. Un monument international à la mémoire des victimes, situé entre les crématoires II et III, a été inauguré en 1967. C’est un lieu de recueillement dans ce qui peut être considéré comme le plus grand cimetière de l'histoire de l'humanité.
- « Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants, en majorité des Juifs de divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement. Auschwitz - Birkenau 1940 - 1945 ». Ce texte est inscrit sur 21 dalles fixées sur le sol du monument, toutes traduites dans des langues différentes.
L'emplacement de la « maison rouge » (le bunker I), totalement détruit par les nazis, n'est précisément identifié qu'à la fin des années 1990. Il est aménagé en lieu de mémoire, marqué par une stèle. De même, il ne demeure que l'emplacement des murs de la « maison blanche » (le bunker II), marqué par quelques lignes de briques. Les grands Krema II, III, IV et V apparaissent en revanche plus visiblement, sous forme de ruines pour les deux premiers[32].
Depuis peu des espaces en périphérie des deux camps principaux et en dehors de l'espace du musée sont mis en valeur. C'est le cas de la rampe ferroviaire (Judenrampe) située à 1,5 km de Birkenau, où sont arrivés les trains convoyant les déportés de mars 1942 à avril 1944. Ce n'est qu'à partir de la fin du printemps 1944 que la prolongation de la voie ferrée, décidée par les nazis pour accélérer l'extermination des Juifs hongrois, arrive à proximité immédiate des chambres à gaz, à l'intérieur du camp.
Pendant la Guerre froide, les chiffres furent gonflés par le gouvernement communiste polonais. Le caractère essentiellement juif des victimes, dans un climat d'antisémitisme persistant, tendant à être nié ou du moins minimisé.
L'installation d'un carmel dans l'enceinte du camp d'Auschwitz, dans les années 1980, a provoqué une longue controverse, les organisations juives dénonçant une tentative de gommer la spécificité juive du lieu au profit d'une « christianisation » et d'une récupération de la Shoah. Jean-Paul II trancha la question en 1993 en ordonnant le départ des carmélites[33], mais la polémique sur la « christianisation de la Shoah » fut relancée en 1998 lors de la canonisation d’Edith Stein[34], puis de l’érection d’une nouvelle croix haute de huit mètres[35],[36].
2005 est marquée par la célébration solennelle du 60e anniversaire de la libération du camp en présence des derniers survivants et de nombreuses personnalités du monde entier. Depuis septembre 2006, Piotr Cywiński est le directeur du musée.
Chaque année se déroule à la synagogue Charles Liché à Paris une commémoration en souvenir de la libération des camps d’Auschwitz.
Le site est visité par environ un million de personnes par an. Son entretien est principalement financé par l’État polonais. En décembre 2011, l'Autriche effectue un don de 6 millions d'euros pour la sauvegarde d'Auschwitz[37].
Principaux déportés connus [modifier]
- Jean Améry, écrivain autrichien, survivant d'Auschwitz, de Buchenwald et de Bergen-Belsen.
- Karel Ančerl, chef d'orchestre tchèque, déporté au camp de concentration de Theresienstadt il est ensuite transféré à Auschwitz.
- Dina Babbitt, née Gottliebova, peintre.
- Władysław Bartoszewski, ancien ministre des affaires étrangères polonais.
- Hélène Berr, jeune Française juive, auteur d'un journal relatant sa vie de 1942 à 1944 et publié pour la première fois en 2008. Détenue au camp de Drancy (mars 1944) puis déportée à Auschwitz-Birkenau, elle meurt à Bergen-Belsen en avril 1945.
- Joseph Bialot, écrivain français, auteur de C'est en hiver que les jours rallongent. Détenu depuis août 1944 à Auschwitz, puis libéré le 27 janvier 1945.
- Joseph Bor, juriste tchèque.
- Henri Borlant, jeune français juif déporté à Auschwitz-Birkenau en 1942, à 15 ans; seul enfant français de moins de 16 ans ayant survécu à Auschwitz, il devient médecin; auteur de Merci d'avoir survécu.
- Tadeusz Borowski, écrivain polonais, l'auteur de Le Monde de pierre.
- Dora Bruder, sujet du livre du même nom de Patrick Modiano.
- Charlotte Delbo, survivante française d'Auschwitz et de Ravensbrück, écrivain.
- Anne Frank, détenue entre le 6 septembre et le 28 octobre 1944 à Auschwitz-Birkenau puis envoyée à Bergen-Belsen où elle mourut en mars 1945 à 15 ans.
- Margot Frank, détenue entre le 6 septembre et le 28 octobre 1944 à Auschwitz-Birkenau puis envoyée à Bergen-Belsen où elle mourut en février 1945 à l'âge de 19 ans.
- Edith Frank, détenue depuis le 6 septembre 1944 à Auschwitz-Birkenau où elle mourut le 6 janvier 1945 à 44 ans.
- Otto Frank, détenu depuis le 6 septembre 1944 à Auschwitz, puis libéré le 27 janvier 1945. Il meurt en Autriche en 1980 à 91 ans.
- Viktor Frankl, philosophe, auteur de l'ouvrage Nos raisons de vivre - À l'école du sens de la vie.
- Etty Hillesum, née en Zélande en 1914, décédée avec tous les siens en 1943 (journal d'Etty Hillesum : une vie bouleversée).
- Willy Holt, décorateur de cinéma, Césars 1988, professeur à la FEMIS, auteur de l'ouvrage sur sa déportation à Auschwitz Femmes en deuil sur un camion[38]
- André Kahn, le plus jeune déporté, à 15 ans et 5 jours, survivant de Bergen-Belsen, libéré par les Anglais.
- Imre Kertész, auteur hongrois, prix Nobel de littérature en 2002, libéré à Buchenwald.
- Maximilien Kolbe prêtre catholique polonais canonisé en 1982 par Jean-Paul II.
- Henri Kichka, Écrivit plus tard sur son expérience de prisonnier (Une adolescence perdue dans la nuit des camps).
- Gertrud Kolmar, écrivaine allemande.
- Ginette Kolinka, survivante française d'Auschwitz-Birkenau.
- Hans Krása, compositeur germano-tchèque.
- Anita Lasker-Wallfisch, violoncelliste, musicienne de l'orchestre du camp.
- Germain Laur, (Matricule 185856), Chef du réseau Combat, fondateur du syndicat FO du Tarn.
- Primo Levi, chimiste et auteur italien, survivant d'Auschwitz III Monowitz. Écrivit plus tard sur son expérience de détenu (Si c'est un homme).
- Pierre Masse, avocat, sénateur de l'Hérault, mort à l'arrivée au camp.
- Lili Jacob Zelmanovich Meier, survivante, témoin majeur au procès de Francfort ayant découvert l'album photo de Karl-Friedrich Höcker.
- Zina Morhange, résistante française et médecin à Auschwitz.
- Filip Müller, survivant des Sonderkommandos, témoin majeur au procès de Francfort et dans le film Shoah.
- Wojciech (Adalbert) Nierychlewski, religieux polonais, mort sous la torture, béatifié en 1999.
- Irène Némirovsky, écrivain russe de langue française.
- Alfred Nakache, nageur et joueur de water-polo français, connu sous le nom de "nageur d'Auschwitz".
- Ida Pascolo (née Filippig), matricule no 88542, ainsi que sa sœur Augusta, survivantes italiennes. Arrêtées en février 1944 pour faits de résistance et raison politique en Italie, déportées d'abord à Trieste puis à Buchenwald, puis près d'une année à Auschwitz, elles ont pu s'évader toutes deux des marches de la mort d'Auschwitz en 1945. Ida Pascolo est née à Cornappo (commune de Taipana en Italie) le 4 décembre 1924. Elle est décédée à Gosselies (Belgique) le 15 septembre 2012. Elle repose depuis le 24 septembre 2012 à Monteaperta (Italie) auprès de sa sœur Augusta. Augusta (née Filippig) est née le 14 mars 1913 et est décédée le 30 mai 1997 [39].
- Fritz Pfeffer (en), détenu entre le 6 septembre et le 29 octobre 1944 à Auschwitz-Birkenau, envoyé à Oranienburg-Sachsenhausen puis au camp de Neuengamme, où il y meurt le 20 décembre 1944, à 55 ans.
- Witold Pilecki - l'unique prisonnier « volontaire » de KL Auschwitz.
- Samuel Pisar, survivant d'Auschwitz, avocat international, écrivain, auteur de Le sang de l'espoir.
- Alma Rosé, violoniste autrichienne, nièce de Gustav Mahler.
- Joseph Saks, Grand Rabbin de la Synagogue Nazareth, de Paris.
- Edith Stein, philosophe juive convertie au catholicisme et devenue carmélite ; déportée et gazée à Auschwitz, elle sera canonisée par Jean-Paul II et déclarée co-patronne de l'Europe.
- Augusta Van Pels, détenu à Auschwitz du 6 septembre 1944 à fin novembre 1944, où elle fut envoyée au camp de Bergen-Belsen. Le 6 février 1945, elle est transférée vers le kommando Raguhn qui dépend du Buchenwald puis vers celui de Theresienstadt, elle meurt durant le trajet ou après son arrivée en avril 1945, à 54 ans.
- Hermann Van Pels, détenu depuis le 6 septembre 1944 à Auschwitz où il fut gazé en novembre 1944.
- Peter Van Pels, détenu à Auschwitz, du 6 septembre 1944 jusqu'à son transfert au camp de Mauthausen, le 25 janvier 1945 où il y meurt le 5 mai 1945, à 18 ans.
- Simone Veil, femme politique française, ministre et présidente du parlement européen. Détenue 13 mois à Auschwitz (Bobrek) et après la marche de la mort à Bergen-Belsen ; libérée le 27 janvier 1945.
- Rudolf Vrba, évadé d'Auschwitz.
- Rose Warfman, résistante française.
- Elie Wiesel, écrivain américain, survivant d'Auschwitz III Monowitz. Écrivit plus tard sur son expérience de prisonnier
- Paul Sobol, matricule B-3635, déporté de Malines par le 26e et dernier convoi au départ de la caserne Dossin, le 31 août 1944. Interné à Auschwitz I jusqu'au 18 janvier 1945, il fera les marches de la mort jusqu'au camp de Gross-Rosen où il transite 2 jours avant d'être de nouveau déporté à Dachau par train de marchandises. Lors d'un dernier transport en partance de Dachau, il parvient à s'évader en avril 1945 et regagne la Belgique à la fin de la guerre. Il fait une brillante carrière dans la publicité et lance le sport nautique en Mer Rouge. Depuis 1987, il transmet son témoignage dans les écoles. Il est l'auteur du livre : "Je me souviens d'Auschwitz… De l'étoile de shérif à la croix de vie"[40].
- Henri Krasucki, résistant français et syndicaliste, effectua en janvier 1945 la marche de la mort jusqu'à Buchenwald où il participa à la libération du camp.
- Laure Gatet, résistance française, qui donna après sa mort son nom à un lycée de Périgueux et à une rue bordelaise.
- Charlotte Salomon, artiste plasticienne et peintre allemande. Meurt en 1943 en compagnie de son époux autrichien.
Principaux membres du personnel connus [modifier]
Les commandants et officiers supérieurs [modifier]
- SS Hauptsturmführer Karl Fritzsch : « Lagerführer » du Stammlager jusqu’à la fin de 1941. Tué au combat.
- Hauptsturmführer Rudolf Höss : son nom est indissociablement lié à celui d'Auschwitz. Exécuté par les Polonais le 16 avril 1947.
- Obersturmführer Arthur Liebehenschel : exécuté par les Polonais le 28 janvier 1948.
- SS-Obersturmführer Karl-Friedrich Höcker : adjudant de Richard Baer (commandant d'Auschwitz I de mai 1944 à février 1945). Mort le 30 janvier 2000.
Les médecins SS et civils [modifier]
- Exécutés par les Alliés et les Polonais : SS Hauptsturmführer Dr Friedrich-Karl Entress ; SS Hauptsturmführer Dr Willy Jobst ; SS Obersturmführer Dr Bruno Kitt ; SS Hauptsturmführer Dr Fritz Klein ; SS Hauptsturmführer Dr Eduard Krebsbach ; SS Obersturmführer Dr Werner Rohde ; SS Hauptsturmführer Dr Alfred Trzebinski ; SS Hauptsturmführer Dr Helmuth Vetter ; SS Oberaufseherin Dr Maria Mandel.
- Se sont suicidés en prison : SS Hauptsturmführer Dr Eduard Wirths ; SS Obersturmführer Dr Horst Thilo.
- Prison à vie : SS Untersturmführer Dr Johannes Kremer.
- Mort en prison : Dr Carl Clauberg.
- 3 ans de prison : SS Obersturmführer Dr Franz Lukas.
- En fuite à l’étranger : SS Sturmbannführer Dr Horst Schumann (il sacrifia au moins 2 000 "cobayes" humains) ; SS Hauptsturmführer Dr Josef Mengele (peut-être le plus connu. Mort par noyade en 1979).
- Devenir inconnu : Dr Arnold Dohmen ; Dr Kurt Gutzeit ; SS Untersturmführer Dr Hans-Wilhelm König ; Dr Helmut Wirths.
- Acquitté : SS Obersturmführer Dr Hans Munch.
Les gardes SS [modifier]
- Exécutés par les Alliés, les Polonais, Russes et Tchèques : SS Obersturmführer Hans Aumeier ; SS Obersturmführer Franz Hössler ; SS Hauptsturmführer Josef Kramer ; SS Unterscharführer Otto Möll ; SS Obersturmführer Vincenz Schöttl ; SS Obersturmführer Johann Schwarzhüber ; SS Oberaufseherinen Elisabeth Völkenrath ; SS Hauptscharführer Peter Weingartner ; SS Hauptsturmführer Heinrich Schwarz ; SS Unterscharführer August Bogusch ; SS Unterscharführer Fritz Buntrock ; SS Hauptscharführer Wilhelm Gehring ; SS Rottenführer Paul Gotze ; SS Oberscharführer Maximilian Grabner ; SS Hauptsturmführer Erwin von Helmersen ; SS Obersturmführer Heinrich Josten ; SS Unterscharführer Hermann Kirschner ; SS Obersturmführer Josef Kollmer ; SS Sturmbannführer Franz Kraus ; SS Unterscharführer Otto Latsch ; SS Oberscharführer Herbert Ludwig ; SS Obersturmbannführer Karl Mockel ; SS Oberscharführer Erich Mühsfeldt ; SS Unterscharführer Kurt Müller ; SS Oberscharführer Ludwig Plagge ; SS Oberscharführer Walter-Konrad Quakernack ; SS Unterscharführer Hans Schumacher ; SS Unterscharführer Paul Szczurek ; SS Hauptsturmführer Julius Jung ; SS Hauptsturmführer Fritz Seidler ; SS Hauptsturmführer Rudolf Wagner ; SS Hauptsturmführer Horst-Paul Fischer ; SS Unterscharführer Adolf Theuer ; SS Aufseherin Juana Bormann ; SS Aufseherin Irma Grese ; SS Aufseherin Therese Brandl.
Notes et références [modifier]
- Saül Friedlander les années d'extermination 1939-1945 Points/Histoire Seuil 2008 p. 306
- « Aucun autre lieu de la destruction ne s'est jamais imposé à la mémoire avec la même universalité. D'abord parce qu'Auschwitz est sans doute le plus grand cimetière du monde : le plus grand cimetière de Juifs (près d'un million) mais aussi de polonais (70 000 à 75 000 morts), de Tsiganes du Grand Reich (environ 20 000) - un cimetière sans tombes puisque les corps ont été réduits en cendres ». Annette Wieviorka, l'heure d'exactitude ; histoire, mémoire, témoignage, Albin Michel, 2011, 256 p. (ISBN 978-2226208941) p. 207.
- Rees 2005 ép.1 14m à 15m
- idem
- Rees 2005, 8m26s
- DocuTV Auschwitz de Rees, 4m40s.
- Rees 2005 ép. 1 11m28s
- Rees 2005 ép. 1 6m43s
- Rees 2005 ép.1 23m
- Rees 2005 ép. 1 6m28s
- Rees 2005 ép. 1 34-35m
- Rudolf Höss, Le Commandant d'Auschwitz parle, La Découverte, 2004, 268 p. (ISBN 9782707144997) p. 177.
- Rees 2005 &p. 1 40-41m
- Le bordel destiné au personnel du camp se trouvait en revanche à l'extérieur de celui-ci, dans le centre-ville d'Oświęcim. Voir Fabrice d'Almeida, Ressources inhumaines: Les gardiens de camps de concentration et leurs loisirs, Fayard, 2011, 210 p. (ISBN 978-2213661780) [EPUB] (ISBN 9782213663999) emplacements 1026 et 1160 sur 3339, ainsi que Robert Sommer, Das KZ-Bordell: sexuelle Zwangsarbeit in nationalsozialistischen Konzentrationslagern, Schöningh, 2009, 445 p. (ISBN 9783506765246).
- « Dans les bordels des camps nazis », Libération, 10 septembre 2009.
- New Exhibition Documents Forced Prostitution in Concentration Camps, Spiegel Online, 15 janvier 2007.
- Raul Hilberg, la destruction des Juifs d'Europe, Folio Gallimard, p. 781
- L. Rees, Auschwitz et la solution finale, Paris, 2008, p. 118
- Eugen Kogon, Les chambres à gaz, secret d'état, Paris, 1984, p. 176
- les chambres à gaz, secret d'état, Eugene Kogon, Hermann Langbein, Seuil 1987, p. 197
- Sigmund Toman, Vous, vous savez, mais moi je ne sais pas. Questions à un survivant de la Shoah Interview de Michèle Honsberger et Martine Mouron, éd. Delibreo, 2008.
- Outre la disponibilité des matières premières, le site avait été choisi en raison de sa position géographique centrale au carrefour des voies de communication et suffisamment à l'Est pour être protégé des risques de bombardements alliés. L'IG Farben était initialement plus intéressée par l'emploi de main d'oeuvre allemande issue des projets de germanisation que par la main d'oeuvre concentrationnaire. Le site employa finalement environ 40 à 50 % de travailleurs étrangers, 20 à 30 % d'allemands et 30 % de détenus. Voir Peter Hayes, Industry and Ideology: I. G. Farben in the Nazi Era, Cambridge University Press, 2001, 411 p. (ISBN 9780521786386) p. 350 et suiv.
- Gerhart Riegner du congrès juif mondial envoie dès mars 1942 par télégramme un message sur l’extermination des Juifs au nonce à Berne, puis à Londres, Washington, et au Comité international de la Croix rouge, « Femmes et enfants exterminés. Hommes esclaves travaillant jusqu’à l’épuisement, ensuite supprimés. » mais il n'a pas eu d'écho.
- Bernard Krouck, Victor Martin, un résistant sorti de l'oubli, Les Eperonniers, 1995. Existe aussi en version filmée dans le style Docu-fiction réalisé par Didier Roten.
- Léon Poliakov, Auschwitz, réed. Gallimard, 2006, 330 p. (ISBN 9782070336937) p. 124
- Franciszek Piper, « Sources concernant l'histoire du camp de concentration d'Auschwitz » dans Les archives de la Shoah, CDJC-L'Harmattan, 1998, 362 pages (ISBN 9782296372177) p. 157-176
- Conan Eric et Peschanski Denis, « AUSCHWITZ: LA VERITE » , L'Express, édité le 23 septembre 1993, consulté le 9 mai 2013
- Franciszek Piper, 'Auschwitz Concentration Camp, dans Michael Berenbaum et Abraham J. Peck (éditeurs), 'The Holocaust and History. The Known, the Unknown, the Disputed and the Reexamined, Indiana University Press, 1998, p. 378.
- Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose: La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Autrement, 2011, 314 p. (ISBN 9782746714854) [EPUB] (ISBN 9782746720459) emplacements 1108-1120 sur 6260.
- Jörg Hutter, « Konzentrationslager Auschwitz: Die Häftlinge mit dem rosa Winkel », in Olaf Mussmann (dir.), Homosexuelle in Konzentrationslager, Westkreuz Verlag, 2000, 158 p. (ISBN 9783929592511).
- Jean-Claude Pressac, Auschwitz. Technique and operation of the gas chambers, The Beate Klarsfeld Foundation, 1989, 564 p. Lire en ligne p. 129, 131-133, 153-159. Les quelques erreurs commises à cette occasion sont par la suite exploitées par les négationnistes à la fin des années 1970. Voir à ce propos Gilles Karmasyn, La chambre à gaz du crématoire d’Auschwitz I, le Krema I et ses transformations, phdn.org, 2001.
- Annette Wieviorka, Auschwitz, la mémoire d'un lieu, Hachette, Paris, 2005, 286 p. (ISBN 2012793029) p. 120-123.
- L’affaire du Carmel d’Auschwitz
- Article de l’Arche citant le président du CRIF, intitulé « Juifs et catholiques : le malaise qui perdure » sur le site col.fr.
- La croix empoisonnée d’Auschwitz – Après le carmel, une nouvelle affaire envenime les rapports juifs-polonais Article de Libération
- « Geneviève Zubrzycki, The Crosses of Auschwitz. Nationalism and Religion in Post-Communist Poland », Bérengère Massignon, Archives de sciences sociales des religions octobre-décembre 2007, document 140-91. Mis en ligne le 2 juillet 2008.
- « L'Autriche débloque 6 millions d'euros pour l'entretien du site d'Auschwitz », Le Monde, 8 décembre 2011.
- Site : Le chef décorateur Willy Holt nous a quittés - Afcinema
- citée à l'ordre du jour et inscrite au livre des délibération du conseil communal de Taipana (province d'Udine, Italie) le 26 septembre 2012
- SOBOL (P.), Je me souviens d'Auschwitz. De l'étoile de shérif à la croix de vie, nouv. éd. revue et corrigée, Bruxelles, Racine, 2010. ISBN 978-2-87386-680-8
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
Mémoires et témoignages [modifier]
Textes de déportés [modifier]
- Charlotte Delbo, Auschwitz et après, Éditions de minuit, Paris, 1970, 2 vol.
- Rudolf Vrba, Je me suis évadé d'Auschwitz, 1964
- Primo Levi, Si c'est un homme, 1947
- Odette Elina, Sans fleurs ni couronnes, 1947
- Elie Wiesel, La Nuit, 1958
- Joseph Bialot, C'est en hiver que les jours rallongent, éditions du Seuil, 2002.
- Clara Weintraub, " A5564 - de Auschwitz à Bergen Belsen, la traversée de l'enfer" [Les éditions du net]
- Lise Delbès-Lyon, Ma déportation, Drancy-Auschwitz-Hohenelbe, La cause des livres, 2006
- Ruth Fayon, Patrick Vallélian, "Auschwitz en héritage". De Karlsbad à Auschwitz, itinéraire d'une jeune fille dans l'enfer de la Shoah, éd. Delibreo, 2009.
- Imre Kertész, Être sans destin, 1975
- Hermann Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, éd. 10/18.
- Miklos Nyiszli, Médecin à Auschwitz, René Julliard 1961, Éditions J'ai lu Leur aventure (no A266), 1966
- Paul Steinberg, Chroniques d'ailleurs, Ramsay, 1996.
- Sigmund Toman, Vous, vous savez, mais moi je ne sais pas. Questions à un survivant de la Shoah, Interview de Michèle Honsberger et Martine Mouron, éd. Delibreo, 2008.
- Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz, 1979
- Shlomo Venezia, Sonderkommando, Dans l'enfer des chambres à gaz, 2007
- Simone Veil, Une vie, 2007
- Ana Novac, J'avais 14 ans à Auschwitz, presses de la Renaissance, 1982
- Ana Novac, Les Beaux Jours de ma jeunesse, Balland, Paris, 2006
- Fred Sedel, Habiter les ténèbres, La Palatine, 1963
- Louis J. Micheels, Docteur 117641, Belles Lett, 1990
- Pelagia Lewinska, Vingt mois à Auschwitz, Éditions Nagel, première édition 1945
- Krystyna Zywulska, "J'ai survécu à Auschwitz" tCHu Varsovie et Panstwowe Muzeum Auschwitz-Birkenau, 2006
- Willy Holt, "Femmes En Deuil Sur Un Camion", Nil édition
- Ida Grinspan, J'ai pas pleuré, Poche, 2003
Textes de bourreaux [modifier]
- Rudolf Höss (commandant d'Auschwitz), Le Commandant d'Auschwitz parle, 1959
" Auschwitz vu par les SS" Höss, Broad, Kremer. 1974
Ouvrages historiques [modifier]
Monographies sur Auschwitz [modifier]
- Annette Wieviorka, Auschwitz, 60 ans après, Robert Laffont, Paris, 2005 (ISBN 2221102983)
- Annette Wieviorka, Auschwitz expliqué à ma fille, Éditions du Seuil, Paris, 1999 (ISBN 2020366991)
- Annette Wieviorka, Auschwitz, la mémoire d'un lieu, Hachette, « Pluriel », Paris, 2005 (ISBN 2012793029)
- Tadeusz Borowski, Le Monde de pierre. traduit du polonais par Laurence Dyèvre et Éric Veaux, éd. Christian Bourgois, 2002. http://www.lelibraire.com/din/tit.php?Id=15806.
- Laurence Rees, Auschwitz. Les nazis et la « Solution finale », Paris, Albin Michel, coll. « Le livre de poche », 2005, 475 p. (ISBN 978-2-253-12096-4)
Ouvrages sur la Shoah [modifier]
- Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, éd. Fayard, 1988 ; nouv. éd., Gallimard, 2006 (trois volumes).
- Saul Friedländer, Les Années d'extermination. l'Allemagne et les juifs, 2 vol., 2e volume paru en 2008, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, Seuil
- Giorgo Agamben, Ce qui reste d'Auschwitz, édition Rivage poche.
Attitude des alliés [modifier]
- (en) M. Gilbert, Auschwitz and the Allies, New York, éd. Holt, Rinehart and Winston, 1981
- (fr) Jan Karski, Mon témoignage devant le monde : Histoire d'un État secret, Paris, éd. Point de mire.
- André Kaspi, « Fallait-il bombarder Auschwitz ? », dans la revue L'Histoire no 294, janvier 2005
- W. Laqueur, La Terrifiante nouvelle', Paris, éd. Gallimard, 1981
- (en) M. J. Neufeld et M. Berenbaum (dir.), The Bombing of Auschwitz. Should the Allies Have Attempted It?, éd. The University Press of Kansas et The United States Holocaust Memorial Museum, 2000 et 2003
- (en) W. D. Rubenstein, The Myth of Rescue, Londres et New York, éd. Routledge, 1997
- D. Wyman, L'Abandon des Juifs, Paris, éd. Flammarion, 1987
Transmission de la mémoire [modifier]
- Giorgo Agamben, Ce qui reste d'Auschwitz, Rivage poche.
Romans, bande dessinée [modifier]
- Robert Merle, La mort est mon métier, éd. Gallimard coll. Folio, 2003. (ISBN 2070367894)
- Art Spiegelman, Maus, bande dessinée, 1992
Iconographie [modifier]
Filmographie [modifier]
- La Passagère (film, 1963) par Andrzej Munk
- Le Convoi, présentation du documentaire, A. Bossuroy, 2009 –
- Le Convoi - Séquence Auschwitz, extrait du film, 20 min –
- Et puis les touristes (Am Ende kommen Touristen), Robert Thalheim (en) en 2007.
- Auschwitz, premiers témoignages, film documentaire de Emil Weiss, France, 2010, 80', diffusé sur Arte le 26 janvier 2011
- Auschwitz, les nazis et la solution finale, série documentaire de 6 épisodes, conseilleurs historiques Ian Kershaw, Ch. Browning etc., par Laurence Rees pour la BBC, 2005.
- Pitchipoï (film) par Salomé Duarte Lepez et Anaïs Cavalié
Articles connexes [modifier]
- Articles généralistes sur cette période
- Troisième Reich
- Seconde Guerre mondiale
- Shoah
- Holocauste
- Négationnisme.
- Camps d'extermination nazis
- Liste des camps de concentration nazis
- Camp de concentration
- Procès d'Auschwitz
- Système de marquage nazi des prisonniers
- Emplacement et vie du site
- Camp de concentration de Fürstengrube : un des plus grands camps externes dépendant d'Auschwitz.
- Musée national Auschwitz-Birkenau
- Carmel d'Auschwitz : installation de 1985 à 1993, de Carmélites sur le site.
- Hommages
- 27 janvier : Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste pour commémorer la libération du camp d’Auschwitz le 27 janvier 1945.
Liens externes [modifier]
- Témoignage de Sigmund Toman survivant des marches de la mort
- Mémorial de la SHOAH : Musée, centre de documentation juive contemporaine.
- Association Fond Mémoire d'Auschwitz : Histoire, chronologie, témoignages.
- Dictionnaire du génocide
- Fondation Auschwitz
- Informations sur les membres des Sonderkommandos d'Auschwitz
- Site officiel du musée Auschwitz-Birkenau
- « Les plans de construction d'Auschwitz découverts », lefigaro.fr, novembre 2008
- Témoignage d'un déporté d'Auschwitz-Birkenau (vidéo)
- (en)sur l'encyclopédie de violences de masse
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