René de Obaldia
René de Obaldia
René de Obaldia, à Montpellier, le 23 avril 2010.
| Activités | Poète Romancier Dramaturge |
|---|---|
| Naissance | 22 octobre 1918 Hong Kong |
| Langue d'écriture | |
| Distinctions | Membre de l'Académie française Prix de la Critique dramatique Grand Prix du théâtre de l'Académie française Grand prix de poésie de la SACEM Grand prix de la SACD Molière d'honneur Molière du meilleur auteur Prix de la langue française |
Œuvres principales
- Fugue à Waterloo
- Innocentines
- Exobiographie
- Genousie
- Du vent dans les branches de sassafras
- Les Bons Bourgeois
Compléments
René de Obaldia est un poète, romancier et dramaturge français, né le 22 octobre 1918 à Hong Kong. « Inventeur du langage », René de Obaldia écrit des textes qui sont presque tous empreints d'humour fantastique, de fantaisie et d'imagination. Il est membre de l'Académie française.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Arrière-petit-fils de José Domingo de Obaldia, 2e président de la République du Panamá, fils du diplomate panaméen José Clémente de Obaldia (qui deviendra ministre de l'Intérieur) et d'une mère d'origine picarde Madeleine Peuvrel, cousine de Michèle Morgan, il grandit à Paris où il fait ses études au lycée Condorcet avant d'être mobilisé en 1940. Fait prisonnier, il est envoyé au stalag VIII C (Sagan). Il est affecté à la briqueterie de Kransdyhernfurt le 26 juin 1940, puis à un commando à Auras-sur-Oder, le 6 octobre 1940, pour un nettoyage de forêt.
Même aux pires moments, il gardait son humour particulier. Ainsi, lors de l'arrestation du curé d'Auras, soupçonné de collaboration avec l'ennemi, il dit à ses compagnons d'infortune qu'il se demandait pourquoi les Allemands n'arrêtaient pas également l'homme de l'horloge parlante : « au troisième top, il sera exactement... »
Il fut rapatrié comme grand malade en 1944.
Ami de Clara Malraux, Alain Robbe-Grillet, Roland Barthes et Jean-Michel Atlan, il commence sa carrière de dramaturge grâce à Jean Vilar, en 1961, qui donne au Théâtre national populaire sa première grande pièce, Génousie, puis avec André Barsacq qui crée au Théâtre de l'Atelier Le Satyre de la Villette. Cette comédie le place aux côtés de ses aînés, Jacques Audiberti, Ionesco, Beckett. Il est, depuis quelque 50 ans, l’un des auteurs de théâtre français les plus joués sur la planète, et l’un des plus internationaux (traduit en 28 langues).
Il sera aussi le parolier de Luis Mariano et le partenaire de Louis Jouvet au cinéma.
Elu à l'Académie française le 24 juin 1999 au fauteuil 22, succédant à Julien Green, il en est le doyen depuis la mort, le 7 mars 2012, de Félicien Marceau.
Il est également commandeur de l'Ordre de Balboa.
En 2008, lauréat du Grand Prix de Poésie Pierrette Micheloud pour l'ensemble de son œuvre.
Exégèse [modifier]
Ce qui frappe chez lui, c’est une facilité d’écriture étonnante. Les pièces d’Obaldia se déroulent toujours dans un cadre emprunté au monde actuel et sur des sujets modernes. La valeur comique de ses œuvres ne fait aucun doute. Son théâtre invite le spectateur dans un autre monde que celui de la vie ordinaire. Dans Génousie par exemple, l’auteur remplace le langage ordinaire, le français, par le génousien, qui est aussi le langage de la fantaisie, du rêve et de l’amour. Il joue avec la langue pour en décomposer les saveurs, à travers des jeux de mots, l’imitation des parlers les plus divers. Sans limite, il enchaîne les rapports de personnages et les situations abracadabrantesques, avec toujours un fond de tendresse. Dans ses œuvres, « on y parle l'obaldien vernaculaire (c'est une langue verte, savante et bien pendue, qui se décline en alexandrins, calembours et parodies). On y tient que l'absurde est plus sérieux que la raison. On y pratique un doux anarchisme. On y croise, selon la saison, Queneau, Jarry, Ionesco et Giraudoux[1]. »
« La marque propre de René de Obaldia est l’humour cocasse » (T. Morimoto).
Œuvres littéraires [modifier]
- 1949 : Midi (poèmes)
- 1952 : Les Richesses naturelles (récits-éclairs)
- 1955 : Tamerlan des cœurs (roman)
- 1956 : Fugue à Waterloo (récit), Le Graf Zeppelin ou La passion d’Émile (récit)
- 1959 : Le Centenaire (roman)
- 1966 : Obaldia, Humour secret (choix de textes)
- 1967 : Urbi et orbi
- 1969 : Innocentines (poèmes)
- 1993 : Exobiographie (mémoires), Prix Novembre
- 1996 : Sur le ventre des veuves (poèmes)
- 2004 : La Jument du capitaine (textes)
- 2006 : Fantasmes de demoiselles, femmes faites ou défaites cherchant l'âme sœur (poèmes)
- 2010 : Le secret (poème)
- 2011 : Exobiographie
Œuvres théâtrales [modifier]
- 1960 : Génousie
- 1961 : 7 Impromptus à loisir (L'Azote, Edouard et Agrippine, Le sacrifice du bourreau, Le Défunt, Poivre de Cayenne, Le grand vizir)
- 1963 : Le Satyre de la Villette (qui fit scandale)
- 1964 : Le Général inconnu
- 1965 : Le Cosmonaute agricole, Du vent dans les branches de sassafras (l'une des plus jouées)
- 1966 : Du vent dans les branches de sassafras
- 1966 : L'Air du large
- 1968 : ...Et la fin était le bang, La rue Obaldia
- 1971 : La Baby-sitter et Deux femmes pour un fantôme
- 1972 : Petite suite poétique résolument optimiste
- 1973 : Underground établissement : Le Damné et Classe Terminale
- 1975 : Monsieur Klebs et Rozalie
- 1979 : Le Banquet des méduses
- 1980 : Les Bons Bourgeois
- 1981 : Visages d’Obaldia
- 1986 : Endives et miséricorde
- 1991 : Grasse matinée, Les Larmes de l’aveugle, Richesses naturelles
- 1993 : Les Innocentines
- 1996 : Soirée Obaldia
- 1999 : Obaldiableries : Rappening, Pour ses beaux yeux, Entre chienne et loup
- 2009 : Merci d'être avec nous. Nouveaux impromptus (Merci d'être avec nous, Une page de tournée, A bâtons rompus, Les retrouvailles, L'extra-lucide)
Distinctions [modifier]
- Décorations
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Officier de l'ordre national du Mérite
- Croix de guerre 1939-1945
- Commandeur des Arts et des Lettres
- Membre du Conseil Littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco
- Commandeur de l'ordre de Balboa (Panama)
- Grand-croix Manuel Amador Guerrero (Panama)
- 1999 : Membre de l'Académie française, au fauteuil 22
- 2000 : Citoyen d'honneur de Waterloo (Belgique)
- 2008 : Commandeur de l'ordre du Mérite culturel (Monaco)
- Prix
- 1956 : Grand Prix de l'humour noir Xavier-Forneret pour La Passion d’Émile
- 1960 : Prix Combat pour Le Centenaire
- 1960 : Prix de la Critique dramatique pour Génousie
- 1962 : Prix Italia pour Le Damné
- 1978 : Grand prix du disque de l'Académie Charles Cros, Éditions Ades – Textes dits par Madeleine Renaud et Michel Bouquet
- 1985 : Grand Prix du Théâtre de l’Académie Française pour l'ensemble de son œuvre
- 1988 : Grand prix de la poésie de la SACEM pour Les Innocentines
- 1989 : Grand prix de la Société des auteurs dramatiques
- 1991 : Grand Prix de littérature dramatique de la Ville de Paris
- 1992 : Prix du Pen club français pour l'ensemble de son œuvre
- 1993 : Prix Proust pour Exobiographie
- 1993 : Prix Novembre pour Exobiographie
- 1993 : Molière d'honneur et Molière du meilleur auteur pour Monsieur Klebs et Rozalie
- 1996 : Prix de la langue française
- 1997 : Médaille éditée par la Monnaie de Paris à son effigie
- 2008 : Grand Prix de Poésie Pierrette Micheloud pour l'ensemble de son œuvre.
Références [modifier]
- Jérôme Garcin, « Le roi René », Le Nouvel Observateur, 4 décembre 2008.
Lien externe [modifier]
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|---|---|---|---|---|
| Julien Green |
|
Membre actuel |
- Écrivain français du XXe siècle
- Dramaturge français du XXe siècle
- Membre de l'Académie française
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945
- Lauréat du prix Novembre
- Lauréat du prix de la langue française
- Élève du lycée Condorcet
- Commandeur des Arts et des Lettres
- Naissance en 1918
- Naissance à Hong Kong