Aix-en-Provence

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Aix-en-Provence
La Rotonde
La Rotonde
Blason de Aix-en-Provence
Blason
Aix-en-Provence
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône (sous-préfecture)
Arrondissement Aix-en-Provence (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Aix-en-Provence-Centre
Aix-en-Provence-Nord-Est
Aix-en-Provence-Sud-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays d'Aix
Maire
Mandat
Maryse Joissains-Masini (UMP)
2014-2020
Code postal 13080, 13090, 13100, 13290 et 13540
Code commune 13001
Démographie
Gentilé Aixois ou Aquisextains
Population
municipale
140 684 hab. (2011)
Densité 756 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 52″ N 5° 27′ 14″ E / 43.531127, 5.454025 ()43° 31′ 52″ Nord 5° 27′ 14″ Est / 43.531127, 5.454025 ()  
Altitude Min. 73 m – Max. 511 m
Superficie 186,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-aixenprovence.fr/

Aix-en-Provence (prononcé [ ɛk.sɑ̃.pʀɔ.ˈvɑ̃s ]), Ais de Prouvènço ou Ais de Provença en provençal, est une commune française, ancienne capitale de la Provence, siège de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix, sous-préfecture des Bouches-du-Rhône dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Fondée en 122 av. J.-C. sous le nom d'Aquae Sextiae Romulus par la garnison romaine de Gaius Sextius Calvinus, Aix compte aujourd'hui 140 684 habitants, ce qui en fait la 23e commune de France la plus peuplée. Elle fait partie de l'aire urbaine de Marseille-Aix-en-Provence qui comptait 1 618 369 habitants en 2007[1], soit la troisième aire urbaine de France.

Ville thermale, Aix-en-Provence est particulièrement connue pour son patrimoine culturel : l'Université d'Aix y a été créée dès 1409, la ville est notamment associée à Émile Zola et Paul Cézanne, qui y est né, et elle accueille chaque année un festival international d'art lyrique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence, fondée en 122 av. J.-C., est nommée Aquae Sextiae en 102 av. J.-C. par Tite-Live[2], en référence au fondateur de la ville Gaius Sextius Calvinus.

Le nom de la localité est ensuite mentionné sous la forme Aquis in Provincia en 1250[3].

L'élément Aix est commun à plusieurs communes et hameaux en France[4]. Il est issu du latin aqua « eau » à l'ablatif locatif pluriel, c'est-à-dire Aquis « les Eaux », d'où la forme Aix. Ce type toponymique désigne souvent des eaux thermales[5].

En provençal, la ville se nomme z-Ais[6], prononcé « zaï »[7]. Le z est une lettre euphonique qui évite le hiatus dans l'expression « à z-Ais ».

La ville reçoit son nom moderne d'« Aix-en-Provence » en 1932 par un décret du président Paul Doumer[4]. Le nom actuel en provençal est Ais de Prouvènço ou Ais de Provença [ˈajs de pʀuˈvɛⁿsɔ].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire d'Aix-en-Provence.
Fondation d'Aix par Sextius Calvinus (Joseph Villevieille, 1900).

Au IVe siècle av. J.-C., la Basse-Provence est occupée par la tribu celto-ligure des Salyens ou Salluviens, dont la capitale, l'oppidum dit d'Entremont, se situe au nord d'Aix, sur la route de Puyricard[8]. En 123 avant J.-C., à la suite de l'appel des Grecs de Massalia (Marseille), en conflit permanent avec les tribus ligures et gauloises du voisinage, le consul Gaius Sextius Calvinus prend et détruit cette ville-oppidum[8]. Il y installe ensuite, près des sources thermales, un camp qui devient rapidement une ville, du nom d'Aquae Sextiae (« Eaux de Sextius[9] »), afin d'assurer la sécurité des transports commerciaux entre Rome et la cité phocéenne de Massalia[10]. Ainsi Aix avait été créé pour tenir en respect le peuple salyen qui pouvait inquiéter Marseille, l'alliée de Rome. En 102 avant J.-C., lors de la bataille d’Aquae Sextiae, Gaius Marius tient tête, au pied de la Sainte-Victoire, aux hordes d'Ambrons et de Teutons qu'il défait[11]. Aquae Sextiae prend de l'ampleur et rassemble une importante population composée pour l'essentiel des descendants des populations salyennes soumises par Rome[12]. La ville possède des remparts ainsi qu'un théâtre[13] qui en font une ville importante dans la région, idéalement située pour protéger les intérêts romains à Marseille.

Le roi René, comte d'Anjou et de Provence, peint par Nicolas Froment.

Dans les siècles qui suivent, plusieurs quartiers de la ville sont délaissés. Le théâtre antique est démantelé[12]. Cet état ne signifie pas une décadence d'Aix, mais simplement une nouvelle organisation territoriale des espaces habités. Au IVe siècle, la ville devient la capitale de la Narbonnaise deuxième et se dote d'un diocèse dont Lazarus devient l'évêque. Elle est ensuite occupée par les Wisigoths en 477. Au siècle suivant, elle est envahie tour à tour par les Francs et les Lombards, puis en 731 par les Sarrasins.

Alors que la ville d'Aix sort d'une longue période de ralentissement économique et démographique, les comtes de Provence (maisons d’Anjou et d’Aragon) décident d'en faire leur nouvelle résidence en 1189, au détriment des villes d'Arles et d'Avignon, d'où ils régnaient naguère. Cette position de force va non seulement donner à Aix le statut de capitale de Provence, mais surtout permettre un développement sans précédent de la ville. À ce titre, l'installation du roi René, duc d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, au XVe siècle, marque l'âge d'or de la cité, qui conservera à jamais le titre de « cité du roi René ». Ce monarque, entouré d'une cour raffinée et lettrée, va faire d'Aix, dès 1409, un célèbre centre culturel et universitaire renommé, doter la ville d'une cour de justice et contribuer à son embellissement, après des siècles marqués par une stagnation économique. Le roi René fut, en réalité, un homme politique déplorable que les Provençaux ont affublé d'un masque de bonhomie[14]

À partir de 1486 et le rattachement de la Provence à la France, le gouverneur y réside. Ourdie de longue date, l'union de la Provence à la France était un fait accompli, mais elle avait été unie " non comme un accessoire à son principal, mais comme un principal à un autre principal, et séparément du reste du royaume " et la ville d'Aix, comme la Provence, entendaient conserver ses franchises[15]. En 1501, Louis XII y établit le Parlement de Provence qui perdure jusqu’à la Révolution. Le plus souvent, les États de Provence s'y réunissent pour voter l'impôt.

Pluie de sang en Provence en juillet 1608

Début juillet 1608, les faubourgs d'Aix-en-Provence furent recouverts d'une pluie de sang. Quelques moines expliquèrent cet évènement par des influences sataniques. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fit des relevés de cette pluie en recueillant quelques gouttes sur la muraille du cimetière de la cathédrale. Il découvrit que c'était les excréments des papillons qui avaient été observés récemment. Le centre-ville n'ayant pas été envahi, il était resté épargné. Cette explication scientifique ne calma pas la terreur populaire[16].

La ville fut reliée à Marseille par le tramway de la Compagnie des tramways électriques des Bouches-du-Rhône (absorbée en 1921 par la Régie départementale des chemins de fer des Bouches-du-Rhône), qui circulait de 1903 à 1948

Aix-en-Provence est la ville où Paul Cézanne[17] (1839-1906) a passé sa vie et Émile Zola ses dix-huit premières années. C'est au collège Bourbon (actuel collège Mignet) que s'est forgée la profonde amitié qui les a unis.

Aix est une ville qui mêle un passé historique et un futur technologique, notamment avec le projet ITER à Cadarache (communauté du Pays d'Aix), la gare d'Aix-en-Provence TGV, les technopôles de l'Arbois et de Rousset. Aix compte en outre de nombreuses universités (lettres, droit, économie, sciences politiques, arts et métiers, beaux-arts).

La ville a fêté le centenaire de la mort de Cézanne avec notamment l'exposition internationale au musée Granet : « Cézanne en Provence » du 9 juin 2006 au 17 septembre 2006 qui a rassemblé près de 120 œuvres du maître sur le thème de sa « chère Provence ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence se situe à 33 kilomètres de Marseille, entre le massif de la Sainte-Victoire à l'est et la chaîne de la Trévaresse à l'ouest. Les cours d'eau de l'Arc, de la Touloubre et de la Torse la traversent d'est en ouest.

La commune couvre 18 608 hectares, soit la 11e commune la plus vaste de France métropolitaine. Ce territoire comprend 6 219 hectares de surfaces boisées et englobe des villages aux alentours de la ville proprement dite : Les Milles, Luynes, Puyricard, Célony, Couteron, Les Granettes, ainsi que des quartiers récents, comme La Duranne.

La situation de la ville d'Aix-en-Provence la place dans une zone dont le risque sismique est estimé entre faible et moyen[18], à l'instar des communes du nord des Bouches-du-Rhône. Le séisme de 1909 y a provoqué des dégâts assez importants.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est méditerranéen : chaud et sec l'été, ensoleillé et doux l'hiver. La ville est relativement protégée du mistral grâce aux chaînes de collines situées au nord (Trévaresse et Luberon). Grâce à son climat, Aix-en-Provence compte 300 jours de soleil par an[19] et 100 journées estivales. Les températures moyennes oscillent de 5,6 °C en janvier à 23,2 °C en juillet. Souvent négatives en hiver avec 53 jours de températures inférieures à 0 °C et extrêmement élevées l'été avec 35 jours de températures supérieures à 30 °C, car la ville est sur un bassin formé par l'Arc à une altitude plus basse par rapport aux alentours ; l'air chaud est encerclé et a plus de mal à s'échapper. Les journées d’été sont chaudes mais les nuits sont fraîches.

En automne, des orages violents ont souvent lieu lors d'épisode méditerranéen. Celui du 10 septembre 2005 toucha particulièrement le pays d'Aix avec 80 mm de pluie, et celui de 22 septembre 1993 entraîna des inondations meurtrières. On releva près de 222 mm en deux heures.

En hiver, les épisodes neigeux importants sont rares, mais certains peuvent apporter beaucoup de neige comme le 7 janvier 2009 avec 25-30 cm. Une des principales chutes de neige sur Aix-en-Provence remonte à l'hiver 1946-1947 où, après le 24 janvier, 39 centimètres de neige tombent sur la ville[20].

La plus haute température fut de 40,5 °C le 26 juillet 1983 et la plus basse fut de -15,7 °C le 7 janvier 1985.

La campagne aixoise connaît des microclimats variés, plus humides, frais, ventés ou doux et protégés selon les endroits[21].

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981-2000 :

Relevé météorologique d'Aix-en-Provence aérodrome 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 0,3 2,7 5,3 9,2 12,6 15,7 15,1 12,1 9 2,9 1,9 7,2
Température moyenne (°C) 5,6 6 9 11,7 15,8 19,3 23,2 22,4 19,1 14,9 8,2 6,9 13,3
Température maximale moyenne (°C) 11,5 11,6 15,2 18,1 22,4 26 30,7 29,6 26,1 20,8 13,5 11,9 19,8
Record de froid (°C) −15,7 −12,2 −8 −4,7 −0,7 4,2 5,4 6,1 3,1 −5 −9 −9 −15,7
Record de chaleur (°C) 17,5 23,6 24,6 26,9 30,8 34,8 40,5 38,8 33,2 30 23 19,6 40,5
Précipitations (mm) 54 44 40 58 41 25 13 31 61 85 51 52 555
Source : Météo France[22],[23],[23]/ Station de Aix en Provence aérodrome
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11,5
−0,4
54
 
 
 
11,6
0,3
44
 
 
 
15,2
2,7
40
 
 
 
18,1
5,3
58
 
 
 
22,4
9,2
41
 
 
 
26
12,6
25
 
 
 
30,7
15,7
13
 
 
 
29,6
15,1
31
 
 
 
26,1
12,1
61
 
 
 
20,8
9
85
 
 
 
13,5
2,9
51
 
 
 
11,9
1,9
52
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 140 684 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
27 000 21 009 21 960 22 412 22 575 24 660 26 698 27 280 27 255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 136 27 659 28 152 29 020 28 693 29 257 29 057 28 357 28 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 418 29 829 29 836 29 983 35 106 38 332 42 615 46 053 54 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
67 943 89 566 110 659 121 327 123 842 133 018 142 534 140 684 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique


Aix-en-Provence a connu, au XIXe siècle et jusqu'à l'entre-deux-guerres, une stagnation de sa population. Très modeste ville par rapport à Marseille, il a fallu attendre le début des années 1920 et surtout les années 1960 et 1970 pour que la population augmente à un rythme régulier et soutenu[26].

De 25 000 habitants en 1840, elle est passée à 45 000 habitants en 1945, 110 000 habitants en 1975 et environ 141 000 à l'heure actuelle. En 2010, Aix était classée 23e ville française par le nombre de ses habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Aix-en-Provence.

La ville est administrée par un conseil municipal de 55 membres. La maire actuelle est Maryse Joissains-Masini (UMP), élue pour la première fois en 2001.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique aixoise est caractérisée par des résultats souvent serrés entre la droite et la gauche. En 2001, Maryse Joissains-Masini prend la ville au socialiste Jean-François Picheral avec 50,61 % des voix[27]. En 2008, la maire sortante n'est réélue qu'avec 747 voix d'avance puis, en 2009 lors d'élections partielles par 187 voix.

La ville est divisée entre la onzième et la quatorzième circonscription, respectivement détenue par l'UMP Christian Kert et le socialiste Jean-David Ciot.

Aix-en-Provence compte trois cantons : Aix-en-Provence-Centre (conseiller général UDI), Aix-en-Provence-Nord-Est (UMP) et Aix-en-Provence-Sud-Ouest (PS).

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les comptes 2005 à 2011 de la commune s’établissement comme suit [28],[29],[30]:

Évolution financière.
Postes 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produits de fonctionnement 173 731 000 € 178 333 000 € 179 493 000 € 172 219 000 € 184 052 000 € 189 652 000 € 196 386 000 € 207 544 000 €
Charges de fonctionnement 156 684 000 € 159 182 000 € 162 874 000 € 160 972 000 € 166 952 000 € 173 471 000 € 177 301 000 € 191 826 000 €
Ressources d’investissement 101 408 000 € 70 086 000 € 83 242 000 € 82 148 000 € 65 982 000 € 72 704 000 € 87 383 000 € 107 053 000 €
Emplois d’investissement 110 827 000 € 72 762 000 € 78 489 000 € 79 284 000 € 67 197 000 € 69 864 000 € 90 463 000 € 107 053 000 €
Dette 130 800 000 € 125 437 000 € 121 406 000 € 123 343 000 € 118 539 000 € 118 329 000 € 122 959 000 € 123 758 000 €
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[31]:

Fiscalité 2012

  • Taux d’imposition Taxe d’habitation : 18,94 %
  • Taxe foncière sur propriétés bâties : 17,64 %
  • Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 12,37 %
  • Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 %
  • Cotisation foncière des entreprises : 0 %
  • Montant total des dettes dues par la commune : 123 758 000 €uros. Population légale : 145 273 habitants, soit 852 €uros par habitant.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Bus (aux anciennes couleurs) de la commune circulant sur le cours Mirabeau.

Le réseau de bus de la ville, dénommé Aix en bus, dessert l'ensemble des quartiers de la ville. Géré par la société Keolis Pays d'Aix, il compte 26 lignes régulières.

La gare routière d'Aix-en-Provence est desservie par les autobus du Pays d'Aix, Cartreize et les Lignes express régionales.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence est desservie par deux gares :

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence est principalement desservie par l'aéroport de Marseille Provence à Marignane.

La ville possède également son propre aérodrome situé aux Milles, utilisé principalement par des associations d'aviation de loisir ou des avions d'affaires. L'aérodrome peut accueillir des ATR 42 ainsi que des avions à réaction légers. Sa piste mesure 1 615 m.

Le Centre en Route de la Navigation Aérienne Sud-Est est situé à Aix-en-Provence

Urbanisme et environnement[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence comptait 76 960 logements en 2007 (69 172 en 1999[32]). Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 21,1 % des résidences principales dataient d'avant 1949, 38,1 % construites entre 1949 et 1974 contre 23,8 % construites entre 1975 et 1989 et seulement 17 % datant d'après 1990.

Les résidences principales représentent 69 373 logements, soit 90,1 % du parc, réparties à 22,2 % en maisons individuelles (21,7 % en 1999) et à 77,0 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine)[33]. Les propriétaires de leurs logements constituent 38,5 % des habitants, contre 57,8 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine)[34].

Pollution[modifier | modifier le code]

Si Aix-en-Provence bénéficie de la réputation de paysages mondialement connus telle que celui de la Sainte-Victoire, la ville doit faire face à de nombreuses pollutions notamment celles de l'air. Une pollution en partie liée à la proximité de l'étang de Berre et à la sur-utilisation des voitures[35]. Lors des élections municipales de juillet 2009, de nombreux Aixois et Aixoises ont décidé de se mobiliser pour faire d'Aix-en-Provence une ville durable et respectueuse de son environnement et de la santé de ses habitants en lançant un « Pacte écologique pour Aix »[36],[37]. Dans une démarche similaire à celle lancée par Nicolas Hulot lors des dernières présidentielles, le « Pacte », coïnitié par le Dr Patrice Halimi, très investi sur les thématiques de santé-environnement, se voulait une force de propositions non-partisanes[38]. Tous les candidats s'étaient alors engagés à faire de l'environnement l'une de leurs priorités[39].

Sports[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence compte plusieurs clubs importants :

La nageuse Virginie Dedieu (natation synchronisée) est licenciée au club d'Aix. Le Country Club Aixois est un important club de tennis, c'est notamment celui d'Arnaud Clément et Severine Debeuf. Deux des meilleurs escrimeurs de l'équipe de France sont licenciés au Pays d'Aix Escrime : Erwann Le Péchoux et Marcel Marcilloux.

De nombreux événements sportifs ont lieu à Aix-en-Provence, comme la course cyclosportive "la Provençale Sainte-Victoire"[42], la course à pied "Aix-en-Foulées"[43] ou encore le critérium cycliste professionnel "la Ronde d'Aix".

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence compte plusieurs lycées : le Lycée international Georges-Duby (Luynes)[44], le Lycée militaire d’Aix-en-Provence[45], le Lycée Paul-Cézanne[46], le Lycée Émile-Zola[47], le Lycée Vauvenargues (général et professionnel)[48]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Vue contemporaine du grand amphi des Arts et Métiers ParisTech.

Aix-en-Provence a une longue tradition universitaire : l'Université d'Aix a été fondée en 1409 par Louis II d'Anjou et la ville est réputée pour être un important lieu d'enseignement et de recherche en droit, en lettres et sciences humaines.

La ville abrite aujourd'hui un des principaux campus de l'Université d'Aix-Marseille, la plus importante de France par le nombre d'étudiants. En 2010, Aix comptait 35 413 étudiants[49], soit près d'un quart de sa population.

La ville accueille un des campus principaux de l'école d'ingénieurs Arts et Métiers ParisTech (ENSAM). Ce centre d'enseignement et de recherche est actif depuis 1843[50].

On trouve également à Aix un Institut d'études politiques[51], l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, l'École nationale des techniciens de l'équipement, l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence[52].

Santé[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-en-Provence compte plusieurs établissements de soins, notamment le centre hospitalier du Pays d'Aix[53] et le centre hospitalier spécialisé de Montperrin. Plusieurs cliniques privées y sont également installées. Deux centres d'information permettent un dépistage anonyme du virus du sida[54].

C'est en 1518 que le consul Jacques de la Roque crée le premier hôpital de la ville qui prend le nom d'« hôpital Saint-Jacques ». En 1961, c'est le début de la construction de l'hôpital Cézanne qui prendra ultérieurement le nom de « centre hospitalier du Pays d'Aix[55] ».

Culture[modifier | modifier le code]

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La ville d'Aix possède un patrimoine architectural remarquable au sein de son centre historique, notamment en ce qui concerne les périodes des XVIIe et XVIIIe siècles. Avec 140 monuments historiques classés ou inscrits au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques (dont 9 fontaines et 75 hôtels) la ville d'Aix-en-Provence est la plus riche en patrimoine après Paris[56].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

La devise « Ville d'eaux, ville d'art » attribuée à la ville d'Aix-en-Provence trouve sa justification dans les nombreuses manifestations culturelles que la ville accueille chaque année. Au premier plan, figure le Festival international d'art lyrique, dont le programme est régulièrement retransmis en direct ou en léger différé par plusieurs chaînes de télévision nationales. C'est un festival d’opéra et de musique classique créé en 1948 et qui a lieu chaque été. Il s'agit d’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de Mozart ; les représentations données à l'origine, en plein air, dans la cour de l’ancien Archevêché sont réparties aujourd'hui sur plusieurs sites : le théâtre de l'Archevêché, le Grand Théâtre de Provence (construit en 2007), le théâtre du Jeu de Paume et l'hôtel Maynier d'Oppède en sont les principaux. D'autres manifestations culturelles notables peuvent être évoquées, notamment le Festival de la Chanson Française du Pays d'Aix, le Festival littéraire « Le Printemps des lettres méditerranéennes », le Zic Zac Festival ou encore les Rencontres du neuvième art, consacrées à la bande-dessinée et organisées annuellement depuis 2004. En urbanisme, Aix à la chance d'accueillir le Festival Image de ville, l'un des plus graphiques et attractifs de France.

Également, de mi-février à fin-mars, la ville accueille une foire aux manèges avec une centaine d'attractions en tout genre, sur le parking du stade Carcassonne.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-en-Provence vise l'obtention du label ville d'Art et d'Histoire. Elle détenait auparavant le label Ville d'art.
Aix-en-Provence possède deux étoiles au guide Vert Michelin.

Le cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence abrite la dernière demeure de nombreuses personnalités du monde de l'art: Paul Cézanne, Darius Milhaud, Auguste de Forbin, Joseph Villevieille, etc.; des lettres: François-Auguste Mignet, l'abbé Bremond, et de la politique locale.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Colonnade du cloître Saint-Sauveur.

Riche en édifices des XVIIe et XVIIIe siècles essentiellement, Aix-en-Provence attire de nombreux touristes par la qualité des bâtiments qui ornent les rues du centre-ville. L'hôtel de ville, construit entre 1655 et 1678 par Pierre Pavillon, dont la façade inspirée des palais italiens borde l'un des côtés de la place de l'Hôtel-de-Ville et sa tour de l'Horloge, couronnée d'un campanile, attirent le regard lorsque l'on pénètre dans le centre historique. On doit aussi visiter la place d'Albertas, le palais de justice de style néoclassique, construit après la Révolution sur les ruines de l'ancien palais comtal, la Tourreluque, tour datant du XIVe siècle, unique vestige de l'enceinte médiévale, mais aussi de nombreux hôtels particuliers, comme l'hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean (rue Gaston-de-Saporta) ou l'hôtel de Castillon (XVIIIe siècle, 21, cours Mirabeau). La place des Quatre-Dauphins, au cœur du quartier Mazarin, conçu au XVIIe siècle par l'archevêque d'Aix-en-Provence Michel Mazarin, située à l'intersection de la rue Cardinale venant de l'église Saint-Jean-de-Malte et de la rue du Quatre-Septembre, menant au cours Mirabeau, entourée d'hôtels particuliers, dont l'hôtel de Boisgelin, offre un témoignage de l'architecture des XVIIe et XVIIIe siècles à Aix.

Dans les quartiers périphériques, des édifices modernes méritent aussi le déplacement, comme le Pavillon noir, accueillant le centre chorégraphique national, dirigé par Angelin Preljocaj. À l'extérieur de la ville, on trouve de nombreux monuments historiques, comme le pont de Saint-Pons ou le pont des Trois-Sautets.

Voies[modifier | modifier le code]

La Rotonde.

La voie la plus connue à Aix-en-Provence, aussi bien localement qu'au niveau national, est le cours Mirabeau, tracé au XVIIe siècle, sur les remparts. Il possède à son extrémité ouest une monumentale fontaine appelée fontaine de la Rotonde érigée en 1860. À proximité se dressait, il y a encore peu, l'ancien casino-théâtre à l'architecture typiquement art-déco des années 1920, témoin du passé thermal de la ville. À l'autre extrémité du cours, se dresse une statue construite par David d'Angers (XIXe siècle) représentant le roi René tenant une grappe de raisin muscat.

Le centre-ville d'Aix se présente autour d'un réseau de voies qui l'encerclent de façon harmonieuse, sur le tracé des anciens remparts, détruits depuis le XIXe siècle. Du cours Mirabeau part l'avenue Victor-Hugo, puis le boulevard du Roi-René, le boulevard Carnot, le cours Saint-Louis, le boulevard Aristide-Briand, le boulevard Jean-Jaurès, le cours Sextius et enfin l'avenue Napoléon-Bonaparte qui, par la place de la Rotonde (officiellement dénommée place du Général-de-Gaulle) débouche à nouveau au cours Mirabeau.

Musées, fondations et bibliothèques[modifier | modifier le code]

Aix-en-Provence possède de nombreux musées qui contribuent à la réputation culturelle de la ville. Le principal musée de la commune est le musée Granet. Situé tout contre l'église Saint-Jean-de-Malte, le bâtiment qui l'abrite a été construit en 1671, le prieuré étant transformé en musée en 1838. François Marius Granet y lègue une importante collection de peintures et l'établissement prend le nom de son donateur en 1949. Le musée des Tapisseries consiste en une vaste collection provenant de l'ancien archevêché. On y trouve des tapisseries exécutées à Beauvais aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certaines ont été réalisées d'après Bérain, ainsi qu'une série de neuf panneaux de la vie de don Quichotte, et quatre autres panneaux exécutés d'après Leprince.

Rue Gaston-de-Saporta existe depuis 1933 le musée du Vieil-Aix, situé dans l'hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean. Il compte des collections de costumes, de faïences, de marionnettes, reconstituant la vie à Aix-en-Provence sous l'Ancien Régime, ainsi qu'au XIXe siècle. Le muséum d’histoire naturelle, fondé par le géologue Henri Coquand en 1838, est un musée installé depuis 1950 dans le prestigieux hôtel Boyer-d’Éguilles, monument historique datant du XVIIe siècle, dans lequel séjourna le célèbre botaniste aixois Joseph Pitton de Tournefort. Il accueille chaque année 30 000 visiteurs venus admirer ses imposantes collections paléontologiques, zoologiques ou encore ethnographiques.

Dans le centre-ville on peut aussi visiter le pavillon de Vendôme, ancien hôtel particulier abritant le musée du Pavillon de Vendôme-Dobler. Le musée Paul-Arbaud, quant à lui, propose des collections archéologiques.

Enfin, dans les quartiers périphériques de la ville d'Aix-en-Provence se situe, au Jas-de-Bouffan, la fondation Vasarely, construite en 1973 sur les plans de l'artiste Victor Vasarely. Sa façade, succession d'immenses cercles noir ou blanc, est caractéristique de son œuvre. Sur l'emplacement de l'ancienne manufacture des allumettes, la Cité du livre a été construite sur une vaste friche industrielle réhabilitée ; elle rassemble la bibliothèque municipale Méjanes et ses partenaires institutionnels, associatifs et pédagogiques.

Depuis l'année 2002 un planétarium a été ouvert dans le Parc St-Mitre, situé dans les quartiers ouest (Jas de Bouffan) de la ville. Il porte le nom de Peiresc (1580-1637), humaniste et astronome aixois qui fut conseiller au Parlement d'Aix.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calisson.
Calissons d'Aix.

La cuisine aixoise est une cuisine provençale et méditerranéenne caractérisée par l'importante utilisation de produits frais : poissons, légumes, fruits. On y consomme donc l'essentiel de la cuisine méditerranéenne et, notamment, la soupe au pistou, la daube provençale et l'aïoli. La réelle spécialité de la ville, toutefois, est une confiserie connue sous le nom de « calissons d'Aix ». Ces calissons sont réalisés à base de pâte d'amandes aromatisée au melon et à l'orange confits, qui sont la spécialité de la ville depuis le XVIIe siècle.

Cultes et religions[modifier | modifier le code]

La commune d'Aix-en-Provence abrite plusieurs centres de culte de diverses confessions. Les cultes les plus représentatifs sont les cultes catholique[57], protestant, juif – une synagogue a été construite en 1997, rue de Jérusalem[58]

Islam : on compte cinq lieux de cultes musulmans sur la commune situées une au Jas de Bouffan (ZAC) , 3 à Encagnane (ZUP) et une située au centre ville non loin de l’hôtel de ville ; ce sont des salles de prière [59].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arms Aix-en-Provence.svg

Blasonnement :

D'or aux quatre pals de gueules ; au chef tiercé en pal : au premier d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de cinq pendants de gueules, au troisième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules.

Devise : Generoso sanguine parta (« Issue d'un noble sang »)

Ces armes ont été composées à partir de celles des comtes de Barcelone et rois d'Aragon, qui ont été comtes de Provence, sommées d'un chef composé d'armes des comtes capétiens: rois de Jérusalem et de Naples, ducs d'Anjou. Il y a cependant une énigme car les rois de Naples avaient un lambel à trois pendants alors que celui d'Aix est à cinq pendants.

Entre 1800 et 1814, Napoléon a donné de nouvelles armoiries à la ville qu'il a classée en 2de classe. D'or aux cinq pals de gueules ; au franc-canton d'argent au N de sable surmonté d'une étoile d'argent bordée de sable.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité des ménages[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 433 € pour 80 196 foyers fiscaux, 58,9 % de ces foyers sont imposés avec un revenu net imposable de 38 797 € représentant un impôt moyen de 3 734 €[32],[60].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 123 619 personnes (113 959 en 1999), parmi lesquelles on comptait 64,1 % d'actifs dont 56,5 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs (contre 10,5 % en 1999)[61]. En 2007, 66,2 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Aix-en-Provence, 29 % dans une autre commune des Bouches-du-Rhône, 2,4 % dans un autre département et 2,2 % dans une autre région[62].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active d'Aix-en-Provence[Note 3] fait apparaître une sous-représentation des « agriculteurs » et « ouvriers » et une sur-représentation des « cadres, professions intellectuelles » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Aix-en-Provence 0,3 % 5,4 % 25,1 % 28,8 % 27,4 % 13,0 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : Insee[61]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, on comptait 84 165 emplois dans la commune, contre 65 263 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 57 090, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 147,4 % (contre 137,1 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre une fois et demie plus d'emplois que d'aixois actifs[61].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Aix-en-Provence fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 87 % du total des emplois à Aix-en-Provence, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Aix-en-Provence 0,5 % 6,8 % 5,5 % 53,8 % 33,5 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : Insee[61]
Marché provençal.

Plusieurs secteurs sont source d'emplois dans le bassin aixois. Si l'artisanat provençal suscite l'intérêt du tourisme, par le moyen notamment des marchés de Provence, nombreux dans toute l'agglomération et les villages circonvoisins, depuis quelques années, des industries pourvoyeuses d'emplois se sont installées (l'industrie électronique, par exemple, avec ST Microelectronics, dans la zone d'activité de Rousset, à 10 kilomètres d'Aix, ou bien plusieurs usines de l'industrie agroalimentaire).

Aix-en-Provence possède un centre ENSAM (Arts et Métiers) et une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence.

Personnalités liées à Aix-en-Provence[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Aix[modifier | modifier le code]

François Marius Granet
Paul Cézanne (v. 1861)

De nombreuses personnalités ont vu le jour à Aix-en-Provence. L'une d'elles, Paul Cézanne (1839-1906), peintre de la montagne Sainte-Victoire, avait un jour écrit : « Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix... Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus[63]. » Plusieurs autres artistes sont nés dans cette ville : Jean-Baptiste van Loo (1684-1745), François Marius Granet (1775-1849), Jacques Pellegrin (né en 1944) sont du nombre des peintres, mais des écrivains peuvent aussi être cités, comme Louise Colet (née Révoil) (1810-1876), Paul Alexis (1847-1901), Alfred Capus (1857-1922), académicien de 1914 à sa mort en 1922, Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), Joachim Gasquet (1873-1921) ou encore José de Bérys (1883-1957). Aix-en-Provence est aussi une ville qui a vu la naissance de plusieurs artistes : le compositeur Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875), le couturier Emanuel Ungaro (né en 1933), la pianiste Hélène Grimaud (née en 1969) ou l'actrice Mylène Jampanoï .

De nombreux sportifs se sont révélés. Eux aussi sont nés à Aix-en-Provence : Henri Michel (né en 1947), ancien footballeur et entraîneur de nombreuses équipes de football, Franck Cammas, (né en 1972), navigateur, Arnaud Clément (né en 1977), tennisman ou bien Virginie Dedieu (née en 1979), triple championne du monde de natation synchronisée.

Aix-en-Provence est aussi une ville d'hommes d'Église ou de politiciens et, ce, depuis des siècles ; Éléonore de Provence (1223-1291), reine consort de Henri III d'Angleterre, en est un exemple marquant. Il est aussi possible d'évoquer la famille de Duranti (XIVe siècle-XIXe siècle), une famille de la noblesse de robe qui a donné plusieurs consuls à la ville, puis des conseillers en la Chambre des comptes et un général de l'ordre des Minimes, confesseur du roi Henri III. Bruno-Philibert Audier-Massillon (1746-1822), magistrat et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles est aussi né dans la ville, tout comme Jean Espariat (1747-1827), premier maire d'Aix, Eugène de Mazenod (1782-1861), évêque de Marseille canonisé en 1995, de François-Auguste Mignet (1796-1884), historien et conseiller d'État ou Maurice Rouvier (1842-1911), homme politique.

Autres personnalités liées à Aix[modifier | modifier le code]

Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau

Mais beaucoup de personnes dont la vie a considérablement marqué, voire transformé la ville d'Aix-en-Provence, méritent aussi d'être évoquées, même si elles n'y sont pas nées. Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député des États généraux en 1789, en est un exemple marquant ; son nom est aujourd'hui associé de manière étroite à la ville d'Aix, au point d'avoir donné son nom à sa rue la plus célèbre, le cours Mirabeau.

Le plus ancien personnage liée à Aix est peut-être Mitre d'Aix, aussi appelé Saint Mitre (433-466), saint catholique ayant évangélisé Aix et dont le culte s'est perpétué au fil des siècles.

Aix, de par sa position d'ancienne capitale de la Provence et de siège du Parlement de Provence et du tribunal civil, a eu très tôt vocation à attirer les hommes politiques les plus réputés, tels Raimond Bérenger IV de Provence (1199-1245), comte de Provence et de Forcalquier, dernier des comtes catalans à régner en Provence, Jean-Étienne-Marie Portalis (1746-1807), homme d'État, jurisconsulte, philosophe du droit français et corédacteur du Code civil, Jean Joseph Pierre Pascalis (1732-1790), avocat, assesseur d'Aix et procureur du pays de Provence sous l'Ancien Régime ou Adolphe Thiers (1797-1877), avocat, journaliste, historien et homme d’État français. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, bien que né à Belgentier (Var) le 1er décembre 1580, a passé toute sa vie à Aix-en-Provence où il fut conseiller au Parlement ; il est mort à Aix le 24 juin 1637 et a été enterré en l'église de la Madeleine.

Mais Aix-en-Provence étant aussi une ville d'arts, on y dénombre de nombreux artistes qui y ont fait leur carrière ou bien une partie de celle-ci : Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1703-1771), Émile Zola (1840-1902), Blaise Cendrars (1887-1961), tous écrivains ; Fernand Pouillon (1912-1986), architecte, Jean Murat (1888-1968), acteur français, décédé à Aix ; Darius Milhaud (1892-1974), compositeur français de musique classique, Bruno Étienne (1937-2009), professeur d'université. Gaston de Saporta (1823-1895), le fameux botaniste né à Saint-Zacharie (Var), a vécu tout le restant de sa vie à Aix-en-Provence. En musique, Gérald de Palmas et Christophe Maé sont aussi liés à Aix-en-Provence. Le compositeur et clarinettiste Jean-Christian Michel a choisi de s'établir à Aix-en-Provence depuis 1970.

Le philosophe Maurice Blondel (1861-1949) fit presque toute sa carrière à Aix-en-Provence.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Y compris les actifs sans emploi
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement Insee 2007 Aire urbaine
  2. « Duobus deinde proeliis circa Aquas Sextias eosdem hostes delevit » (Tite-Live, Perochia 68).
  3. Pierre-Henri Billy, « Aix-en-Provence », in Dictionnaire des noms de lieux de la France, coll. Les Hespérides, éd. Errance, Paris, 2011, p. 53.
  4. a et b Gilbert Schlogel (dir.), Louis André, Albert Giraud et Alban d'Hauthuille, Deux siècles d'Aix-en-Provence. 1808-2008, Aix-en-Provence, Académie d'Aix éditions,‎ 2008, 409 p. (ISBN 978-2-9531510-0-8, notice BnF no FRBNF41307346), p. 201
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 7a-b
  6. Blanchet Philippe, Le Provençal - Guide de conversation Pour les Nuls
  7. Le provençal pour les nuls, 2011, page 83
  8. a et b Patrice Arcelin, « Avant Aquae Sextiae, l'oppidum d'Entremont » in Florence Mocci (dir.) et Nuria Nin (dir.), Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance : Carte archéologique de la Gaule. [Nouvelle série] ; 13, 4, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix,‎ 2006, 781 p. (ISBN 2-87754-098-7, notice BnF no FRBNF40987306), p. 125-168
  9. On ne peut affirmer que la ville était dénommée Aquae Sextiae dès sa fondation. En revanche, elle portait ce nom au plus tard en 102 av. J.-C.. Tite-Live parle en effet de « duobus deinde proeliis circa Aquas Sextias eosdem hostes delevit » (Tite-Live, Perochia 68). Pline l'Ancien, lui, évoque « Aqua Sextia Salluviorum ».
  10. Dominique Busine (dir.), Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Marseille, SCEREN-CRDP Académie d'Aix-Marseille, coll. « Parcours d'histoire »,‎ 2008, 143 p. (ISBN 978-2-86614-443-2, notice BnF no FRBNF41287075), p. 28
  11. Plutarque, Vie de Marius, XIX-XXII, traduction Ricard, Furne et Cie Librairies-éditeurs, Paris, 1840.
  12. a et b Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, op. cit., p. 29.
  13. « Théâtre antique d’Aquae Sextiae », site de la mairie d'Aix-en-Provence.
  14. Évocation du vieil Aix-en-Provence, par André Bouyla d'Arnaud (Les Éditions de Minuit, Paris 1964)
  15. Provinces de France: Histoire et dynasties, par Pierre Dervaux
  16. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc sur le site peiresc.org
  17. Il est inhumé au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence
  18. [PDF] Carte des risques majeurs, source : Académie d'Aix-Marseille
  19. Aix-en-Provence tourisme.
  20. « Chronologie des catastrophes neigeuses dans le sud-est de la France », Gérard Staron, in Revue de géographie de Lyon, année 1991, vol. 66, p. 143.
  21. Climat à Aix-en-Provence.
  22. Méto France
  23. a et b http://www.infoclimat.fr/stations-meteo/climato-moyennes-records.php?staid=07649&from=1981&to=2010&redirect=1
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  26. Espace communal et pouvoirs municipaux à Aix-en-Provence de 1857 à 1930, Philippe Vaudour, Rives nord-méditerranéennes.
  27. [1]
  28. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune de Aix-en-Provence
  29. Proxiti - Informations locales concernant la commune de Aix-en-Provence
  30. Aix-en-Provence : la dette en 2011
  31. Les comptes individuels des communes et des groupements à fiscalité propre (années 2000 à 2012)
  32. a et b « Fiche Insee d'Aix-en-Provence » [PDF], Insee,‎ 2007
  33. « Catégories et types de logements en France Métropolitaine », Insee,‎ 2007
  34. « Résidences principales selon le statut d'occupation en France Métropolitaine », Insee,‎ 2007
  35. « Aix : l'air pur se fait de plus en plus rare », La Provence.com, 11 juillet 2009.
  36. "Pacte écologique pour Aix".
  37. « Municipales d'Aix : le docteur Halimi veut donner le feu vert aux candidats », La Provence.com, 3 juillet 2009.
  38. « Halimi veut imposer l'écologie dans le débat politique », La Provence.com, 29 juin 2009.
  39. « Municipales d'Aix : dernière ligne droite pour 5 candidats », La Provence.com, 8 juillet 2009.
  40. Source : Fédération française de football américain.
  41. Site officiel du club de rugby.
  42. La Provençale Sainte-Victoire
  43. Aix-en-Foulées
  44. (fr) (en) (de) « Site du lycée international Georges-Duby », Académie Aix-Marseille
  45. « Site du Lycée militaire d’Aix-en-Provence », sur lycee-militaire-aix.fr
  46. « Site du Lycée Paul-Cézanne », Lycée Cézanne
  47. « Site du lycée Émile-Zola », Académie Aix-Marseille
  48. « Site du lycée Vauvenargues », Académie Aix-Marseille
  49. Académie d’Aix-Marseille, La lettre de l’enseignement supérieur numéro 8, septembre 2010
  50. « Site dd l'École nationale supérieure d'arts et métiers », sur ensam.fr
  51. « Site de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence », Université Cézanne
  52. « Site de l'École supérieure d'art d'Aix-en-Provence », sur ecole-art-aix.fr
  53. Site du centre hospitalier d'Aix-en-Provence
  54. Liste des établissements de santé, mairie d'Aix-en-Provence.
  55. Historique de l'hôpital, centre hospitalier du Pays d'Aix.
  56. Le patrimoine architectural, archéologique et mobilier d'Aix-en-Provence sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine)
  57. Département 13 : Bouches-du-Rhône. Chef-lieu : Marseille
  58. Synagogue juive. Cette synagogue a été inaugurée le 2 avril 1997 par le grand-rabbin de France Joseph Sitruck
  59. Annuaire Musulmans francophones.
  60. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee,‎ 26 octobre 2010
  61. a, b, c et d « Résultats du recensement de la population - 2007 Emploi-Population active », sur site de l'Insee
  62. « Résultats du recensement de la population - 2007 - Formes et conditions d'emploi », sur site de l'Insee
  63. Paul Cézanne, Lettre à Philippe Solari, Talloires, 23 juillet 1896.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Rues d'Aix, Ambroise Roux-Alphéran, 1846-1848.
  • Évocation du vieil Aix-en-Provence, André Bouyala d'Arnaud, éd. de Minuit, 1964.
  • Institutions et vie municipale à Aix-en-Provence sous la Révolution, Christiane Derobert-Ratel, éd. Édisud, 1981, (ISBN 2-85744-092-8).
  • Vivre au pays d'Aix aux temps de la reine Jeanne et du roi René, Jean Fabre et Léon Martin, éd. Aubanel, coll. « Archives du sud », 1984, (ISBN 2-7006-0106-8).
  • Le Guide d'Aix-en-Provence et du Pays d'Aix, Nerte Fustier-Dautier, Noël Coulet, Yves Dautier, Raymond Jean, éd. la Manufacture, 1988.
  • Le notaire, la famille et la ville, « Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle », Claire Dolan, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1998, (ISBN 2-85816-361-8).
  • Les folies d'Aix ou la fin d'un monde, Michel Vovelle, éd. Le Temps des cerises, 2003, (ISBN 2-84109-389-1).
  • Architecture et urbanisme à Aix-en-Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, du cours à carrosses au cours Mirabeau, Jean Boyer, éd. Ville d'Aix-en-Provence, 2004, (ISBN 2-905195-14-2).
  • Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance, 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des incriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix, (ISBN 2-87754-098-7).
  • Aix-en-Provence, promenades du peintre, Aleš Jiránek, Jacky Chabert, éd. Cerises & Coquelicots, 2007, (ISBN 2-914880-03-0).
  • Deux siècles d'Aix-en-Provence. 1808-2008, Académie d'Aix éditions, Aix-en-Provence, 2008.
  • Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Scéren, CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, Marseille, 2008, (ISBN 978-2-86614-443-2).
  • Aix-en-Provence 1850-1950 Les faux-semblants de l'immobilisme, Philippe Vaudour, Publications de l'Université de Provence, coll. "le temps de l'histoire", Aix-en-Provence, 2010, 284 p., (ISBN 978-2-85399-762-1).

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