Chaumont (Haute-Marne)

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Chaumont
Chaumont quartier historique.
Chaumont quartier historique.
Blason de Chaumont
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne (préfecture)
Arrondissement Chaumont
Canton Chef-lieu des cantons de Chaumont-Nord et Chaumont-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays chaumontais
Maire
Mandat
Luc Chatel
2008-2014
Code postal 52000
Code commune 52121
Démographie
Gentilé Chaumontais
Population
municipale
23 011 hab. (2010)
Densité 416 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 42″ N 5° 08′ 20″ E / 48.1116666667, 5.1388888888948° 06′ 42″ Nord
       5° 08′ 20″ Est
/ 48.1116666667, 5.13888888889
  
Altitude Min. 247 m — Max. 416 m
Superficie 55,26 km2
Localisation

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Chaumont
Liens
Site web ville-chaumont.fr

Chaumont est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne (dont elle est la préfecture) et dans la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Chaumontais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Située sur le plateau de Langres, Chaumont est une commune au cœur de la Haute-Marne ; département à dominante rurale, situé au sud-est de la région Champagne-Ardenne.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Chaumont, Champagne-Ardenne, France
Châlons-en-Champagne
Saint-Dizier
Bar-le-Duc
Joinville
Neufchâteau
Bar-sur-Aube
Troyes
Chaumont, Champagne-Ardenne, France Épinal
Montbard Nogent, Langres
Dijon
Vesoul

Géologie et relief [modifier]

Hydrographie [modifier]

Deux rivières traversent la commune : la Suize à l'ouest et la Marne à l'Est, adjacente au canal de la Marne à la Saône.

Climat [modifier]

Voies de communication et transports [modifier]

Voies routières [modifier]

Des voies routières rapides relient la commune à Nogent,Troyes, Saint-Dizier, Nancy, Reims, Besançon, Langres, Chalindrey, Dijon.

Voies ferroviaires [modifier]

Le Train Express Régional relie la gare de Chaumont à Paris en 2 h 30, ainsi qu'à un ensemble de villes relativement proches.

Pistes cyclables [modifier]

La ville manque cruellement de réseau cyclable. Les bandes cyclables longeant quelques boulevards datent des années 70.

Transports en commun [modifier]

Voir Liste des lignes de bus de Chaumont.

Le Réseau CmonBus est le réseau de transport en commun du pays chaumontais.

Urbanisme [modifier]

Morphologie urbaine [modifier]

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  • Quartier centre-gare : transformation en cours (construction d'un cinéma multiplexe, d'un pôle d'échanges multimodal, projet de Centre international du graphisme)
  • Village Lafayette et Pershing : héritage de la présence américaine à Chaumont (voir Chaumont-Semoutiers Air Base)
  • Quartier Foch : ancienne caserne qui accueille aujourd'hui des activités tertiaires
  • La Rochotte : quartier populaire constitué essentiellement de HLM.
  • Quartier du Cavalier : quartier populaire constitué essentiellement de HLM.
  • Le Val-Barizien
  • Le Haut-du-Val
  • Chaumont-le-Bois : quartier résidentiel pavillonnaire
  • Château-Paillot : quartier résidentiel pavillonnaire
  • Brottes : commune associée

Logement [modifier]

Projets d'aménagements [modifier]

Toponymie [modifier]

L’étymologie de Chaumont est selon Émile Jolibois, auteur d'une histoire locale au XIXe siècle, calvus mons soit le « Mont Chauve ». Le terme renvoie au site dépouillé d'arbre sur lequel la première ville a été édifiée au Xe siècle : un éperon abrupt et une terre de pâture estivale qui dominent les vallées de la Suize et de la Marne coulant à moins de 300 mètres d'altitude.

Faisant partie de la région du Bassigny, la commune a porté le nom de Chaumont-en-Bassigny jusqu'en 1971.

Histoire [modifier]

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La ville est issue d'une fondation féodale dans une campagne peuplée. Le site, hiérophanique, est une ancienne résidence mérovingienne puis carolingienne des comtes du pays de Champagne surveillée par un château érigé pendant l'époque ottonienne. La puissance des comtes de Champagne rayonnant sur toute la région, permet le choix de leur domaine ou villa qu'il transforme en leur bonne ville. Chaumont bénéficie ainsi très tôt d’une position politique stratégique, mais elle est aussi soumise aux aléas des dynasties régnantes de Champagne.

Antiquité [modifier]

Le territoire de l'actuelle ville de Chaumont relevait de celui des Lingons. Des fouilles archéologiques menées de 1989 à 1992 dans la forêt du Corgebin ont permis de mettre en évidence les bases d'un petit fanum de surface rectangulaire, divers objets et monnaies frappées sous le règne de Marc Aurèle.

Dans les secteurs des faubourgs de Saint-Aignan et du Moulin Neuf, des fouilles ont mis au jour les fondations de quelques villas et fermes gallo-romaines sur les bords de la Suize.

La colline Saint-Roch fut elle aussi occupée bien avant que l'ermitage soit édifié : un camp militaire romain aurait été placé temporairement sur ce site, les Anciens nommaient l'endroit "la vieille cité".

Moyen Âge [modifier]

Chaumont (Haute-Marne)
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Chaumont
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Chaumont
Article détaillé : Histoire de Champagne-Ardenne.

Chaumont ne serait pas une ville très ancienne. D’origine féodale, elle est née au Xe siècle. Geoffroy Ier de Chaumont en est le fondateur selon Émile Jolibois. La seigneurie de Chaumont possède le fief de Chaumont jusqu'en 1190.

Tout d’abord, les paysans et les artisans s’installent en périphérie de la cité qui allait être construite. Ainsi, les seigneurs décident d’établir deux chapelles accompagnées de leur cimetière : Buxereuilles et Saint-Aignan. À peine deux siècles après, au XIIe siècle, la cité est endettée à cause des actions entreprises par les seigneurs (constructions d’édifices religieux, croisades…), si bien qu'elle est cédée[réf. nécessaire] au comte de Champagne en 1205.

Au XIIIe siècle, Chaumont connaît une période de prospérité : le nombre d’habitants est en constante augmentation (hommes puissants[précision nécessaire], artisans, paysans...), une véritable cité se crée durant cette période, après la construction de l’église Saint-Jean-Baptiste.

Thibault IV, comte de Champagne de 1201 à 1253, et roi de Navarre de 1234 à 1253, est attaqué par Hugues IV, duc de Bourgogne mais il se réfugie dans son château fortifié (1229-1230).

Juliette Petiot, princesse, et épouse du comte de Champagne de 1201 à 1252, est une grande criminelle dans son adolescence, elle tue sa sœur ainée, Marie Petiot, peu après une dispute interminable (1229-1230).

La petite-fille de Thibault IV, Jeanne de Champagne épouse Philippe le Bel encore fils aîné du roi de France. Lorsque celui-ci accède au trône de France, Chaumont prend de l’ampleur tant dans son extension que dans ses fortifications. C’est en 1292 que Chaumont est reconnue « capitale » du pays environnant à part entière.

Chaumont souffre comme toutes les villes de la guerre de Cent Ans et de la peste à partir du milieu du XIVe siècle.

Chaumont ne suit pas Charles le Téméraire dans sa lutte contre le roi Louis XI.

Le 8 février 1475, le pape Sixte IV institue par une bulle pontificale le Grand Pardon de Chaumont (voir infra) qui accorde à perpétuité une indulgence plénière à tous ceux qui, chaque fois que la Saint-Jean-Baptiste (24 juin) tombera un dimanche, visiteront la collégiale, s’y confesseront et y communieront.

Renaissance et Temps modernes [modifier]

Vue de la ville de Chaumont-en-Bassigny (vers 1700)

Au début du XVIe siècle, Chaumont reçoit la visite de François Ier, qui visite les fortifications et constate l’échevinage (sorte de municipalité) instauré en 1469.

Plan des fortifications

La ville prend une plus grande extension au XVIe siècle. Elle subit les guerres de religion, qui commencent avec le massacre de Wassy de plusieurs dizaines de protestants par le duc François de Guise. L’Édit de Nantes, signé par Henri IV, marque la fin de ces guerres et renforce par écrit le statut de la municipalité chaumontaise. Cependant, les riches et puissantes personnes n’acceptent pas vraiment le pouvoir renforcé des élus, dont ils ne partagent pas forcément le point de vue sur la gestion de la ville.

Un peu avant le milieu du XVIIe siècle, la peste sévit à Chaumont, les artisans et les paysans se trouvant à l’extérieur meurent par centaines, les portes de Chaumont étant fermées. Louis XIII et Richelieu visitent la ville quelques années.

Lorsque Louis XIV devient roi, tous les pouvoirs délégués aux villes sont peu à peu supprimés, notamment ceux accordés à Chaumont. En 1685, l’Édit de Nantes est révoqué par le roi, ce qu’approuvent[réf. nécessaire] les seigneurs de Chaumont.

Au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV, un jeune sculpteur se fait remarquer favorablement, il s’agit d’Edme Bouchardon (1698-1762). En 1790, Chaumont est considérée comme une capitale à part entière, ville-centre du département de Haute-Marne récemment créé.

De 1814 à 1945 [modifier]

Le viaduc (1857)

Chaumont est occupée en 1814 par les troupes alliées, qui signent secrètement le Traité de Chaumont le 9 mars 1814. Ce traité prévoit une alliance défensive de 20 ans entre la (Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l’Autriche). Un an après, le Pacte de Chaumont réunit les mêmes signataires et a pour but de lutter contre une nouvelle révolution de la part de la France.

Chaumont connait un essor économique et industriel au XIXe siècle avec notamment la ganterie, la bonnèterie, la draperie, etc. Une véritable révolution des transports a lieu : des canaux sont créés, des chemins de fer construits, le viaduc est édifié (1856).

La ville est occupée en 1871 par les troupes prussiennes durant la guerre franco-allemande (juillet 1870 – mai 1871).

Lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le président des États-Unis Wilson et ses troupes débarquent en France. Le quartier général du corps expéditionnaire du général Pershing est installé à Chaumont en septembre 1917, au Val des Escholiers. Pendant la seconde guerre mondiale, Chaumont est occupée de 1940 jusqu’au 13 septembre 1944. Elle est libérée par les troupes du général Patton. Après 1946, la population atteint 16 000 habitants.

Depuis 1945 [modifier]

En 1951, dans le cadre de l'OTAN, les États-Unis débutent la construction d'une base aérienne qui sera occupée par l'Armée de l'Air américaine jusqu'en 1967, date du retrait de la France de l'OTAN. Le 61e régiment d'artillerie a aujourd'hui ses quartiers dans cette base.

La plus ancienne des écoles de gendarmerie de France est créée en 1945 à Chaumont. Trois ans plus tard, elle est installée à la caserne de Damrémont où ont été hébergées les troupes américaines de Pershing.

Durant le dernier tiers du XXe siècle et la première décennie du XXIe siècle, la population de Chaumont stagne puis diminue : la perte de vitalité économique de la Haute-Marne, la baisse démographique, l'absence d'industries structurantes, la faillite ou la délocalisation de certaines sociétés chaumontaises telles que Nordénia, Capdevielle, SIHM[1], etc... , marquent le déclin relatif de la ville. Les pouvoirs publics tentent d'enrayer ce déclin en garantissant le maintien sur le territoire de la ville de l'École de gendarmerie et du régiment d'artillerie, et par la construction d'une zone économique à la Croix Coquillon, ayant vocation à compléter les zones artisanales de la Vendue et de la Dame Huguenotte.

Politique et administration [modifier]

Tendances politiques et résultats [modifier]

Administration municipale [modifier]

Chaumont, ville-centre du pays de Chaumont et de la CAPC [modifier]

Il convient de distinguer le pays de Chaumont de la communauté d'agglomération du pays chaumontais :

  • Le pays de Chaumont, créé en 2002, concerne 153 communes situées sur 12 cantons et regroupe 73 000 habitants ; il inclut sept communautés de communes, et notamment la communauté d'agglomération du pays chaumontais qui représente environ la moitié du pays de Chaumont,
  • La communauté d'agglomération du pays chaumontais, créée en 1998 et qui n'est qu'une partie du pays de Chaumont. Néanmoins, à la différence de ce dernier, elle dispose de la personnalité juridique, d'une fiscalité locale indépendante et promeut des actions concrètes. La communauté de communes a d'importantes compétences administratives déléguées, notamment en matière de développement économique et de transports urbains et intercommunaux.
  • Chaumont fait historiquement partie de la micro-région du Bassigny, dont le périmètre ne recoupe en rien les notions administratives de Pays et de Communauté de communes.

Liste des maires [modifier]

Article détaillé : Liste des maires de Chaumont.

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Chaumont :

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1958 Jean Masson Parti radical
1958 1976 Marcel Baron Parti radical
1976 1989 Georges Berchet UDF-RAD
1989 1995 Cyril de Rouvre DVD
1995 2008 Jean-Claude Daniel DVG
2008 en cours Luc Chatel UMP

Instances judiciaires et administratives [modifier]

Politique environnementale [modifier]

En 2010 et 2011, la ville interconnecte et étend ses deux réseaux de chaleur, afin de desservir environ 2 600 logements. L'objectif est d'atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans ce réseau d'ici 2013[2].

Jumelages [modifier]

Au 20 juillet 2012, Chaumont est jumelée avec[3] :

Par ailleurs, la commune de Chaumont a signé avec Ashton-under-Lyne (Royaume-Uni) en 1956 des contrats de coopération dans les domaines culturel, sports et formation ; et avec Ivrée (Italie) en 1983 dans le domaine culturel[3].

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D’après le recensement Insee de 2010, Chaumont compte 23 011 habitants (soit une diminution de 11,4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 350e rang au niveau national, alors qu'elle était au 299e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 433 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Chaumont depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 27 554 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 253 6 188 6 102 5 487 5 965 6 318 6 347 6 243 6 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 263 7 673 8 285 8 500 9 226 12 160 12 852 13 280 13 428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 622 14 872 14 870 16 210 15 178 15 941 18 069 16 851 19 346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
21 717 25 779 27 226 27 554 27 041 25 977 24 357 23 011 -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[4], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[5],[6],[7]

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 26 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Chaumont en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
10,8 
12,3 
60 à 74 ans
14,2 
20,9 
45 à 59 ans
21,9 
18,2 
30 à 44 ans
17,5 
26,0 
15 à 29 ans
20,8 
15,8 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Haute-Marne en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
7,2 
75 à 89 ans
11,4 
14,6 
60 à 74 ans
15,3 
22,1 
45 à 59 ans
21,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,7 
18,1 
15 à 29 ans
15,6 
17,7 
0 à 14 ans
16,6 

Enseignement [modifier]

Chaumont est située dans l'académie de Reims. La ville accueille une antenne de l'IUFM de l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

Établissements scolaires [modifier]

La ville administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.

Le département gère xx collèges et la région xx lycées.

École de gendarmerie [modifier]

Article détaillé : École de gendarmerie de Chaumont.

La ville accueille la plus ancienne école de gendarmerie. Créée en 1945, elle est l'ancien quartier général du général Pershing. Elle peut accueillir jusqu'à sept compagnies d'instruction (840 élèves) simultanément.

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

  • Depuis 1989, le Festival international de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont célèbre l'affiche et les graphistes. C'est un événement de renom international et le premier festival hexagonal dans cette catégorie. Il a lieu tous les ans en mai et investit différents lieux de la ville.
  • Concerts d'orgue, appelés "Jeu d'orgue", tous les premiers dimanche du mois par les élèves des classes d'orgue du Conservatoire à rayonnement communal de Chaumont et de l'Ecole de Musique de Langres à 17 heures en la basilique Saint Jean Baptiste excepté en juillet, août et septembre. Il y en a aussi un vers la mi-juillet.

Santé [modifier]

Sports [modifier]

Médias [modifier]

Cultes [modifier]

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

Emploi [modifier]

Entreprises et commerces [modifier]

En sa qualité de préfecture, Chaumont est une ville essentiellement tournée vers le tertiaire, avec la présence de fonctionnaires d'administrations nationales et locales, de militaires (régiment d'artillerie, école de gendarmerie), des enseignants, des salariés de compagnies d'assurances ou mutuelles, etc. L'établissement le plus important en termes d'employés est le centre hospitalier (environ 850 personnes).

La ville possède aussi une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Marne, qui gère l'Aérodrome de Chaumont-Semoutiers.

Dans une moindre mesure il existe une petite industrie (équipement médical, Soremo…), Girardot, etc).

Jusqu'au milieu du XXe siècle, Chaumont possédait une industrie du gant mondialement reconnue.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Patrimoine culturel [modifier]

Grand Pardon de Chaumont [modifier]

Le Grand Pardon de Chaumont est une fête religieuse qui se tient à Chaumont depuis la fin du XVe siècle[10].

En 1475, Jean de Montmirel, fils d’un modeste mercier chaumontais, devenu docteur en droit canon et chanoine de Langres, promu évêque de Vaison-la Romaine, puis conseiller du pape Sixte IV, est au faîte d’une brillante carrière ecclésiastique. Celle-ci l’a conduit à occuper d’importantes fonctions à la Curie romaine et à obtenir des papes, honneurs et prébendes.

Jean de Montmirel n’a pas oublié Chaumont, sa ville natale. Il obtient du pape l’élévation de l’église en collégiale, avec un corps de chanoines dotés de toutes sortes de privilèges.

Puis, le 8 février 1475, le pape signe une bulle accordant à perpétuité une indulgence (catholicisme) plénière à tous ceux qui, chaque fois que la Saint-Jean-Baptiste (24 juin) tombera un dimanche, visiteront la collégiale Saint-Jean-Baptiste, s’y confesseront et y communieront : le Grand Pardon était né.

Sa première célébration date de 1476 et depuis, à une exception près durant la Révolution française, il a été régulièrement célébré à des intervalles constants de 4, 5, 6 et 11 ans.

Les Chaumontais et les habitants de la région ont accompagné cette fête religieuse de réjouissances, de liesses et d’animations populaires, parant rues et maisons de fleurs, de guirlandes, d’écussons de mousse et de verdure.

Elle a été célébrée récemment le 24 juin 2012 et a attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

= Vie militaire [modifier]

Unités ayant tenu garnison à Chaumont:

  • 1906-1914:109è Régiment d'infanterie de ligne.
  • 1939-1940:21è Regiment d'infanterie de ligne
  • 1939-1940:152è Régiment d'infanterie de ligne


Personnalités liées à la commune [modifier]

S'agissant des personnes nées à Chaumont :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Chaumont (Haute-Marne).

Personnalités politiques [modifier]

  • Louise Michel (1830-1905), anarchiste et figure de la Commune de Paris, née à Vroncourt, étudiante à Chaumont.
  • Christian Pineau (1904-1995), résistant et homme politique, cosignataire du Traité de Rome, né à Chaumont.
  • Jean Masson (1907-1964), homme politique, maire de Chaumont.
  • Luc Chatel (1964), homme politique, maire de Chaumont.

Autres [modifier]

  • Pierre Le Moyne (1602-1672), poète, jésuite, né à Chaumont.
  • Jean-Baptiste Bouchardon (1667-1742), père d'Edmé Bouchardon, architecte et sculpteur, mort à Chaumont.
  • Edmé Bouchardon (1698-1762), sculpteur et dessinateur, né à Chaumont.
  • Antoine Girardon (1758-1806), général français, né à Chaumont.
  • Eugène Decomble (1816-1889), ingénieur et architecte, il a réalisé le viaduc de Chaumont.
  • Léon-Vivant Moissenet (1831-1906), ingénieur, l'un des pères de la carte géologique de France, mort à Chaumont.
  • Jean François Bouveret (1907-1973), général de brigade, né à Chaumont, inhumé au cimetière Clamart.
  • René Joffroy (1915-1986), archéologue, né à Chaumont.
  • Jean Vilnet (1922-2013), évêque de Saint-Dié puis évêque de Lille, ancien président de la Conférence épiscopale française, né à Chaumont.
  • Georges Oudot (1928-2004), peintre et sculpteur, né à Chaumont.
  • Danièle Bour (1939), illustratrice, créatrice de « Petit ours brun », née à Chaumont.
  • Nicole Rieu (1949), auteur-compositeur-interprète et réalisatrice, née à Chaumont.
  • Sandrine Roy (1968), parolière, née à Chaumont.
  • Manu Codjia (1975), guitariste de jazz, né à Chaumont.
  • Guillaume Henry (1978)n styliste, né à Chaumont
  • Lucie Décosse (1981), judoka, championne olympique 2012, triple championne du monde, quadruple championne d'Europe, née à Chaumont.
  • Les Z'Oreilles, groupe de Reggae-Ska fondé en 1987 à Chaumont.
  • Christopher Minot (1986), poète, né à Chaumont.

Héraldique, logotype et devise [modifier]

Blason de la ville durant le Premier Empire.

Pendant le Premier Empire, Napoléon Ier accorda de nouvelles armoiries à la ville de Chaumont, celles-ci devenaient : De gueules à la couronne d'épis d'or, de laquelle sortent cinq tiges de blé, du même, trois pointant vers le chef, et deux vers le bas de l'écu ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à une lettre N d'or, surmontée d'une étoile rayonnante du même[11].

Armes de Chaumont

Elles peuvent aujourd'hui se blasonner ainsi :

Parti, au premier de gueules à une demi escarboucle fleurdelysée d'or mouvante de la partition, au second d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or ; au chef cousu de France moderne (d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or).

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne, Paris, Hachette, 1995. (ISBN 2-01-020987-7)
  • François Veillerette, Les Illustres Chaumontais des origines à nos jours, 1984
  • Denis Lamarre, Mémoire en images : Chaumont, éd. Alan Sutton, 2000, (ISBN 2-84253-445-X)

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références [modifier]

  1. Article de l'Affranchi, SIHM : une liquidation qui ne passe pas, n°857 du 8 octobre 2010.
  2. Frédéric Marais, « Réseaux de chaleur connectés à Chaumont, Haute Marne », Le Moniteur, no 5587, 24 décembre 2010, p. 81 (ISSN 0026-9700) .
  3. a et b Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur le site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 20 Juillet 2012.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 janvier 2011
  5. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 2 janvier 2011
  7. Populations légales 2010 de la commune, sur Insee. Consulté le 14 janvier 2013
  8. Évolution et structure de la population à Chaumont en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  9. Résultats du recensement de la population de la Haute-Marne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 janvier 2010
  10. Ch. Rondot, Le grand pardon de Chaumont, 24 juin 1888 (ASIN: B0000DPKKD).
  11. Couleurs et symbolique des armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau