Chaumont (Haute-Marne)
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| Chaumont | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Champagne-Ardenne |
| Département | Haute-Marne (préfecture) |
| Arrondissement | Chaumont |
| Canton | Chef-lieu des cantons de Chaumont-Nord et Chaumont-Sud |
| Code Insee abr. | 52121 |
| Code postal | 52000 |
| Maire Mandat en cours |
Luc Chatel (UMP) 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays chaumontais |
| Site internet | http://www.ville-chaumont.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 24 357 hab. (2006) |
| Densité | 441 hab./km² |
| Gentilé | Chaumontaise, Chaumontais |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 247 m — maxi. 416 m |
| Superficie | 55,26 km² |
Chaumont est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne (dont elle est la préfecture) et la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Chaumontais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située au centre de la Haute-Marne, aux confins du plateau de Langres, entre la Suize et la Marne.
[modifier] Histoire
L’étymologie de Chaumont est selon Émile Jolibois (écrivain d'une histoire locale au XIXe siècle), Calvus Mons ou “ Mont Chauve ”, renvoie au site sur lequel la cité a été édifiée au Xe siècle : un éperon abrupt qui domine les vallées de la Suize et de la Marne. D’origine féodale, ancienne résidence des Comtes de Champagne qui rayonnèrent sur toute la région, la ville a ainsi très tôt bénéficié d’une position stratégique.
[modifier] Antiquité
Des fouilles archéologiques menées de 1989 à 1992 dans la forêt du Corgebin ont permis de mettre en évidence les bases d'un petit fanum de surface rectangulaire, divers objets et monnaies frappées sous le règne de Marc Aurèle.
Dans les secteurs des faubourgs de Saint-Aignan et du Moulin Neuf, des fouilles ont mis au jour les fondations de quelques villas et fermes gallo-romaines sur les bords de la Suize.
La colline de saint Roch fut elle aussi occupée bien avant que l'ermitage soit édifié : un camp militaire romain aurait été placé temporairement sur ce site, les anciens nommaient l'endroit "la vieille cité".
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Blason de Chaumont (52) : |
[modifier] Moyen-âge
| Chaumont (Haute-Marne) |
Chaumont ne serait pas une ville très ancienne, d’origine féodale elle est née au Xe siècle. Geoffroy Ier de Chaumont en est le fondateur selon Emile Jolibois. La seigneurie de Chaumont possèdera le fief de Chaumont jusqu'en 1190.
Tout d’abord les paysans et les artisans s’installèrent en périphérie de la cité qui allait être construite. Ainsi les seigneurs décidèrent d’établir deux chapelles accompagnées de leur cimetière : Buxereuilles et Saint-Aignan. À peine deux siècles se sont écoulés qu'au XIIe siècle, la cité est endettée à cause des actions entreprises par les seigneurs (constructions d’édifices religieux, croisades…), ainsi elle sera cédée au Comte de Champagne.
Au XIIIe siècle Chaumont connut une période de prospérité : le nombre d’habitants est en constante augmentation (hommes puissants, artisans, paysans…), une véritable cité se crée durant cette période, après la construction de l’Église Saint Jean-Baptiste.
Thibault IV, Comte de Champagne de 1201 à 1253, et Roi de Navarre de 1234 à 1253, est attaqué par Hugues IV, Duc de Bourgogne mais il se réfugia dans son château fortifié (1229-1230).
Juliette Petiot, princesse, et épouse du comte de champagne de 1201 à 1252, elle fut une grande criminelle dans sa jeune adolescence, elle tua sa sœur ainée, Marie Petiot, peu après une dispute interminable. (1229-1230).
La petite-fille de Thibault IV, Jeanne de Champagne épouse Philippe Le Bel encore fils aîné du Roi de France. Lorsque celui-ci accéda au trône de France, Chaumont prit de l’ampleur tant sur son extension que sur sa fortification. C’est en 1292, que Chaumont est reconnue capitale à part entière.
Chaumont souffrit comme toutes les villes de la guerre de Cent Ans et de la peste dans la première partie du XVe siècle. Lorsque cette guerre se stoppa progressivement la féodalité aussi, cette disparition profita à toutes les villes qui étaient assiégées en permanence. Chaumont ne suivit pas Charles le Téméraire dans sa lutte éternelle contre le roi Louis XI.
[modifier] Renaissance
Au début du XVIe siècle, Chaumont reçoit la visite de François Ier, qui visite les fortifications et constate l’échevinage (sorte de municipalité) instauré en 1469.
Malgré l’extension de Chaumont au XVIe siècle la ville subit les guerres de religions, qui commencent à Wassy en Haute-Marne par le massacre de plusieurs dizaines de protestants par le Duc François de Guise. L’Édit de Nantes, signé par Henri IV, marque la fin de ces guerres et renforce par écrit le statut de la municipalité chaumontaise. Cependant, les riches et puissantes personnes n’acceptent pas vraiment le pouvoir renforcé des élus, dont ils ne partagent pas le point de vue sur la gestion de la ville.
[modifier] Temps modernes
Un peu avant le milieu du XVIIe siècle, la peste sévit à Chaumont, les artisans et les paysans se trouvant à l’extérieur moururent par centaines, les portes de Chaumont étant fermées. Louis XIII et Richelieu vinrent quelques années plus tard constater les dégâts de la peste et de la famine qui provoquèrent de nombreuses dettes.
Lorsque Louis XIV devint roi, tous les pouvoirs délégués aux villes sont peu à peu disparus dont ceux de Chaumont. En 1685, l’Édit de Nantes est révoqué par le roi, ce qu’approuvaient les seigneurs de Chaumont.
Au XVIIIe siècle, lorsque Louis XV fut roi, un jeune sculpteur se fit remarquer, il s’agit d’Edme Bouchardon (1698-1762). En 1790, Chaumont est considéré comme une capitale à part entière. Chaumont resta impuissante face à la Terreur, une période sanglante de l’histoire.
Chaumont connut un essor économique et industriel au XIXe siècle avec notamment la ganterie, la bonnèterie, la draperie, etc. Une véritable révolution des transports a lieu : des canaux sont créés, des chemins de fer construits, le viaduc est édifié (1856).
Chaumont fut occupé en 1814 par les troupes ennemies à Napoléon 1er et signèrent secrètement le Traité de Chaumont le 9 mars 1814 prévoyant une alliance défensive de 20 ans (Grande-Bretagne, Russie, Prusse et l’Autriche). Un an après, le Pacte de Chaumont réunit les mêmes signataires et a pour but de lutter contre une nouvelle révolution de la part de la France. La ville fut occupée également en 1871 par les troupes allemandes durant la guerre franco-allemande (juillet 1870 – mai 1871).
Lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le Président américain Wilson et ses troupes débarquent en France et plus particulièrement à Chaumont pour installer le quartier général du corps expéditionnaire du général Pershing en septembre 1917. Pendant la Seconde guerre mondiale, Chaumont est occupé de 1940 jusqu’au 13 septembre 1944. Après 1946, la population atteignait 16 000 habitants.
En 1951, l'OTAN débute la construction d'une base aérienne qui sera occupée par l'USAF jusqu'en 1967. Le 61e régiment d'artillerie est aujourd'hui sur cette base.
À Chaumont, se situe la plus ancienne école de gendarmerie de France qui fut crée en 1945. Trois ans plus tard, elle est affectée à la caserne de Damrémont où furent accueillies les troupes américaines de Pershing. Plus de 50 000 gendarmes y furent formés depuis sa création. En 2002, Jacques Chirac alors président de la République remet symboliquement la médaille militaire à cette école.
[modifier] Économie
Préfecture, Chaumont est une ville essentiellement tournée vers le tertiaire, avec la présence d'administrations, des mutuelles, etc. L'établissement/entreprise le plus important en termes d'employés est le centre hospitalier (environ 850 personnes).
Elle possède aussi une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Marne. La Chambre gère l'Aérodrome de Chaumont-Semoutiers.
Dans une moindre mesure il existe une industrie (équipement médical, Soremo…).Une entreprise spécialisée dans la sécurité (Girardot). Jusqu'au milieu du XXe siècle, Chaumont possédait une industrie du gant mondialement reconnue.
[modifier] Liste des maires successifs
| De (du) | À (au) | Nom | Parti |
|---|---|---|---|
| 1918 | 1936 | Georges Lévy-Alphandéry | Parti radical-socialiste |
| 1945 | 1958 | Jean Masson | Parti radical |
| 1958 | 1976 | Marcel Baron | Parti radical |
| 1976 | 1989 | Georges Berchet | UDF-Parti radical |
| Mars 1989 | Juin 1995 | Cyril de Rouvre | DVD |
| Juin 1995 | 16 mars 2008 | Jean-Claude Daniel | DVG |
| 16 mars 2008 | - | Luc Chatel | UMP |
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 23 025 | 26 067 | 27 226 | 27 554 | 27 041 | 25 996 | 24 357[2] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
[modifier] Personnages célèbres
- Edme Bouchardon (Chaumont 1698 - Paris 1762), sculpteur.
- Denis Decrès (1761-1820) ministre de la Marine sous Napoléon de 1801 à 1815.
- Louise Michel (1830-1905), figure importante de la Commune de Paris (1871).
- Jean Masson (1907-1964), maire de Chaumont (1945-1958), député de la Haute-Marne (1946-1958) et plusieurs fois ministre sous la IVe République.
- Lucie Décosse (1981-), vice-championne olympique en judo dans la catégorie des -63 kg le 12 août 2008 à Pékin, championne du monde 2005 et triple championne d'Europe (2002, 2007, 2008).
[modifier] Culture
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- L'ancien château (XIIe siècle). Ce château domine la vallée de la Suize et de la Marne, pour des raisons stratégiques. Il est l'effigie de la puissance des comtes de Champagne. Il est composé de 12 tours et de trois portes. Le donjon a été construit à la même époque.
- Les Tanneries. Les Tanneries font référence à l'endroit où les lavandières tannaient des peaux de bêtes ou simplement lavaient leur linge. C'était un travail difficile parce que le lavoir se situe en bas de la côte des tanneries ce qui suppose un voyage long et pénible de la part des lavandières (de nombreuses femmes travaillaient en ayant plus de 75 ans). Ce lavoir d'En Buez résulte de cette activité ; il fut construit au XIXe siècle et est constitué de quatre lavoirs parallèles. Buer en vieux français voulait dire « faire la lessive ».
- Donjon des comtes de Champagne (XIe ‑ XIIe siècle). Dernier témoignage du château des Comtes de Champagne, il fut construit sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Suize, et est considéré comme le "berceau de la ville". La tour médiévale haute de 19 m a conservé son aspect d'origine avec ses murailles à bossage épaisses de 2,60 m (au pied)et de 1,50 m (au sommet). À l'origine élément du système défensif du château, il sera par la suite transformé en prison(vers 1830). Ses murs intérieurs conservent encore de nombreux témoignages de cette époque sous forme de graffitis gravés dans la pierre par les prisonniers.
Au pied du Donjon, les salles basses de l'ancien château abritent le musée d'art et d'histoire de la ville.
- La tour d'Arse (XIIIe siècle). Celle-ci appartient à la ceinture des remparts, et se situe au sud-ouest de la cité. Elle servait notamment d'arsenal pour la défense militaire de la ville. Alors que la défense était de moins en moins à l'esprit des habitants, cette tour est devenue une boulangerie. Elle conserve de nombreuses structures en bois.
- La Cour Le Noble (XVIe siècle). Son propriétaire fait acquisition de son terrain vers la fin du XVe siècle. Son escalier est relativement contemporain.
- La basilique Saint Jean Baptiste (XIIIe ‑ XIVe siècle). Cette basilique est construite au cœur de Chaumont au XIIIe siècle et son architecture de l’époque est conservée (façade et nef). Elle sera agrandie dès la Renaissance (transept et abside, dans un style gothique flamboyant). Jean-Baptiste Bouchardon réalisa plusieurs sculptures à l’intérieur.
- Chapelle des Jésuites (XVIIe siècle). Elle est remarquable par ses dimensions et témoigne de l'importance que pouvait avoir le collège des Jésuites en France. Elle a été érigée entre 1629 et 1640. Elle reflète l'architecture jésuitique de son siècle, sa plus grande richesse n'est pas son architecture mais sa décoration intérieure comme le haut-relief que réalisa Jean-Baptiste Bouchardon. À l'extérieur de cette chapelle, se trouve une fontaine qui rend hommage à Edme Bouchardon.
- L'hôtel de ville (XVIIIe siècle). Il a fini d'être édifié en 1790 après la Révolution française. Son architecte était François-Nicolas Lancret.
- Viaduc du chemin de fer (1857), dont les dimensions en font un remarquable ouvrage d’art du milieu du XIXe siècle et la figure emblématique de la ville. La mise en service du viaduc a été un moteur économique pour le chef-lieu.
- La glacière de Chaumont le Bois
Chaumont le Bois était autrefois un grand terrain couvert de broussailles et situé loin de la ville. Défriché à la fin du XVI ème, il voit s’implanter une ferme (existe encore). En 1850 le domaine est racheté par M. Auguste PETIT, meunier au moulin du Val des Choux, reconverti depuis peu dans les travaux publics où il a fait fortune notamment en participant à la construction du canal. Il fait alors bâtir sur ce domaine une belle maison bourgeoise qu’il entoure d’un grand parc. Auguste Petit étant également chasseur, c’est donc tout naturellement qu’il adjoindra à ce domaine, vers 1860, une glacière destinée à conserver le gibier Pour la petite anecdote, Auguste Petit a, entre autres nièces, une prénommée Anna Rosa Collin qu’il présentera à un de ses collègues entrepreneurs du nom de François Renard. De cette union naîtra un fils prénommé Jules, futur écrivain auteur du célèbre « Poil de carotte ». Devenu adulte, Jules Renard n’effectuera qu’un seul séjour en Haute Marne en septembre 1891 lors des grandes manœuvres du 8ème corps d’armée en qualité de caporale cycliste. Le bâtiment : Orientée plein nord, la glacière de Chaumont le Bois est de dimensions modestes avec des mensurations intérieurs de 3,13 m de diamètre et 6,5 m de haut soit un volume de moins de 20m3. L’entrée, fermée par une porte de bois de petite taille, se trouve à la base du coteau et est protégée par deux murs de soutènement. On pénètre à l’intérieure du bâtiment par un couloir circulaire de 3,5 m de long 1,95 m de haut et 1 m de large. A l’intérieur de celui-ci, est aménagée une petite niche qui servait à poser la lampe à huile destinée à éclairer le bâtiment. Au fond de ce couloir se trouvait une seconde porte (disparue aujourd’hui) qui donnait directement accès au puit de la glacière. Le couloir et les deux portes formaient ainsi un véritable sas d’isolation. La maçonnerie est réalisée en pierres de taille probablement extraite des carrières de Choignes.
Cette glacière qui a fonctionné jusqu’au début du XXème siècle fut ensuite laissée à l’abandon avant d’être restaurée en 92-93 par SOS Fouilles 52.Fichier:La Glacière de Chaumont le Bois.jpg
- Le Musée de la Crèche. Issu d'un lègue, il rassemble une collection de crèches dont une série de crèches monumentales du XVIIIe siècle évoquant la vie de la société napolitaine. Collection à laquelle s'ajoutent d'autres crèches de diverses origine qui peuvent être en terre cuite, cire, coquillages et verre filé de Nevers.
- La Maison du Livre et de l'Affiche "Les Silos" (1994). "Les Silos" sont un centre culturel (médiathèque, centre des arts graphiques) qui est également le support du Festival de l'Affiche et des Arts graphiques qui a lieu tous les ans en mai. Antérieurement, "les Silos" étaient une coopérative agricole de l'architecture des années 1930 (érigée en 1935) avant d'être réhabilités en 1994.
- Le Lavoir de Buez: le lieu dit « en buez » est situé au pied de la ville dans le faubourg des tanneries ; faubourg qui tire son nom de l’activité qui y était pratiquée. Bien desservi en eau, contrairement à la ville située sur son promontoire, le faubourg des tanneries accueillera dès le 16ème siècle un lavoir. Lavoir qui avec le temps se dégradera, notamment sous l’effet des crues régulières de la Suize.Les préoccupations de salubrité publique pour vaincre les épidémies, apparaissant à partir des années 1820, la ville de Chaumont sera conduite à confier, en 1826, la reconstruire ce lavoir au sieur Godard entrepreneur de maçonnerie qui mènera à bien les travaux dont la réception interviendra en 1832.Fortement rehaussé par rapport au cours de la Suize afin d’en éviter les crues, ce vaste ensemble de près de 400m2 est mis en eau grâce au captage de petits ruisseaux débouchant dans le vallon boisé avoisinant. L’eau ainsi captée est réceptionnée dans un profond bassin de stockage muni de vannes permettant la distribution de l’eau dans les bassins de lavage. Au nombre de trois, ces grands bassins rectangulaires profonds d’environ cinquante centimètres pouvaient accueillir 120 lavandières. Entièrement réalisé en pierre de taille ce lavoir, couvert à l’origine, possède également un bassin de basses eaux. D’une capacité de 90 lavandières, ce bassin aux formes arrondies est situé perpendiculairement au reste de l’ensemble. Outre ses belles banquettes de pierre destinées au repos le lavoir de Buez offrait des commodités fort appréciables à savoir des latrines dont les trois arcades de fond rappellent l’entrée. Au début du 20ème siècle, les femmes à la pellotte (surnom des lavandières lié à l’usage des pellottes ou battoirs) délaissant peu à peu le lavoir de Buez, au profit du nouveau lavoir de la rue Jean Jaurès couplé aux bains douches municipaux, celui-ci serra découvert et tombera peu à peu en désuétude.
[modifier] Événements culturels
- Le Festival international de l'affiche et du graphisme de Chaumont est organisé chaque année depuis 1990, et investit différents lieux de la ville.
- Concerts d'orgue tous les premiers dimanche du mois par les élèves du Conservatoire Municipal
[modifier] Sports
- Le FC Chaumont,CFA 2, club de football qui a passé 16 saisons en Championnat de France de football de [ligue 2] [deuxième division] sous le nom de l'E.C.A.C.
- Le Chaumont Volley-Ball 52, club de volley-ball évoluant en Pro B.
- Le Tour de France traversera Chaumont en 2009
[modifier] Ville de garnison
Unités ayant tenu garnison à Chaumont :
- 21e régiment d’infanterie, 1939-1940.
- 508e groupe de transport, 1947-1976.
- 109e régiment d’infanterie, 1906-1914.
- 152e régiment d’infanterie, 1939-1940.
- 28e régiment d’artillerie divisionnaire, 1939-1940.
- 61e régiment d’artillerie, depuis le 1er juillet 1999.
Sans oublier aussi la présence de l'École de Sous-officier de la Gendarmerie, plus ancienne des écoles de la Gendarmerie Nationale, sise à Chaumont depuis 1945 dans l'ancien QG du Général Pershing.
[modifier] Jumelages
Oostkamp (Belgique) depuis 2005
Bad Nauheim (Allemagne) depuis 1992 (mai), voir Bad Nauheim (de)
Ivrea (Italie) depuis 1983
Ashton-under-Lyne (Royaume-Uni) depuis 1956, voir Ashton-under-Lyne (en)
San (Mali), jumelage de coopération
[modifier] Bibliographie
- Jean-Marie Pérouse de Montclos : Le guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne, Paris, Hachette, 1995. ISBN 2-010209-87-7
[modifier] Notes et références
- ↑ Chaumont sur le site de l'INSEE
- ↑ Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 13 janvier 2009

