Rainneville

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Rainneville
Carte de localisation de Rainneville
Pays France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement d'Amiens
Canton Canton de Villers-Bocage
Code Insee 80661
Code postal 80260
Maire
Mandat en cours
Jacques Masset
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Latitude
Longitude
49° 58′ 26″ Nord
         2° 21′ 19″ Est
/ 49.9738888889, 2.35527777778
Altitude 79 m (mini) – 131 m (maxi)
Superficie 7,11 km²
Population sans
doubles comptes
764 hab.
(2006)
Densité 107 hab./km²

Rainneville est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Sommaire

[modifier] Géographie

L'ensemble du terroir est un plateau duquel rayonnent plusieurs petits vallons dont les pentes se dirigent vers le sud et l'est. Le village est assis sur le point le plus culminant d'une altitude de 116 mètres. L'altitude inférieure est environ de 80 mètres à l'extrémité du terroir vers Amiens[1].

Le sol de la commune est constitué par des terrains tertiaires et quaternaires. L'eau le traverse difficilement. Sous la terre végétale on trouve l'argile limoneuse utilisée par les briquetiers, et les terrains glaiseux renferment de nombreux grès. Au-dessous de la marne, une nappe d'eau souterraine alimente les puits dont la profondeur est de 85 mètres. Les pentes sud et est du plateau s'égouttent vers les vallées de la Somme et de l'Hallue.

[modifier] Histoire

L'existence ancienne du site est attestée par un fragment d'allée couverte exhumé du sol par des gressiers qui l'ont transformé en grès de pavvage. Une manufacture de poteries gallo-romaines était établie au lieu-dit La Sablonnière ; deux amphores y ont été retrouvées et déposées au musée du Louvre.

Le village est traversé par la voie romaine N° IV, encore appelée le Grand chemin d'Amiens à Arras

[modifier] Ferme de Beauvoir

Pour exploiter leurs 1 200 journaux de terre labourable et 60 journaux de bois sur le terroir de Rainneville, les moines de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre de Corbie, ont créé la ferme dite de Beauvoir. En 1220, cette ferme est pillée et brûlée. En 1565, elle est vendue à Louis de Saveuse, seigneur de Coisy pour la somme de 10 000 livres. Entre 1636 et 1650 les bâtiments sont ruinés au cours des invasions et des combats de la Fronde, puis totalement détruits et rasés.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1800 1805 Pascal Decourcelle - -
1806 1813 Jean-Baptiste Victor Pruvot - cultivateur
1813 1815 Jean-Louis George Picart - -
1815 1823 Jean-Baptiste Isidore Maison - -
1823 1827 Jean-Baptiste Houllier - -
1827 1830 Jean-Baptiste Isidore Maison - -
1830 1837 Jean-Louis George Picart - -
1837 1840 Jean Hector Houllier - -
1840 1846 Sylvain Longuemart - -
1847 1857 Charles Joseph Darquet - -
1857 1863 Valentin Maison - -
1864 1868 Alexandre Maison - -
1868 1902 Louis Victor Oger - -
1903 1909 Albert Houllier - -
1910 1919 Stéphane Horville - -
1919 1928 Adhémar Houllier - -
1929 1970 Aristide Cozette - -
1970 1977 Gilles Houllier - -
1977 - Pierre Ducange - -
mars 2001 Jacques Masset Réélu pour le mandat 2008-2014[2]
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Sources : INSEE[3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
902[4] 1048 1201 1195 1227 1268 1253 1280 1251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1201 1165 1036 910 812 736 694 636 623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
563 556 502 436 427 404 365 346 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
398 443 516 738 784 761 764 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Église paroissiale saint Eloi

En remplacement d'une église datant du XVIIe siècle, une nouvelle église de style néo-gothique fut édifiée en 1962, grace au soutien d'Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville. Les fondations furent ouvertes en 1860, le comble fut posé le 28 juillet 1861, l'église fut bénite le 15 juin 1862.

[modifier] Description

L'église de style néo-gothique, comprend une nef à vaisseau unique, un chœur avec deux chapelles latérales et une abside à trois pans flanquée de deux annexes. L'ensemble est édifié en briques sur un soubassement de grès, la pierre n'est employée que pour souligner des détails de l'architecture (larmier, portail occidental, remplages de baies). La longueur intérieure est de 40 mètres, sa largeur est de 11 mètres et sa hauteur intérieure est de 14 mètres. La hauteur du clocher formant porchen est de 25 mètres. La hauteur de la flèche, à l'origine, était de 15 mètres (elle a été remplacée en 1923 par un chapeau de 4,50m de haut). La hauteur des murailles est de 13 mètres. La largeur totale de la façade est de 22 mètres.

La nef comporte quatre travées, éclairées de chaque côté par une baie de 5,60m de haut. Deux baies de même hauteur éclairent le porche. Les baies du transept ont une hauteur de 8,30m. La hauteur des cinq baies du transept et du chœur est de 8,80m.

Le portail est réalisé en pierre, avec colonnettes et voussures. Il est surmonté d'une croix et d'une rosace d'un diamètre de 2,40m.

Le maître-autel se compose d'un autel-tombeau, d'un tabernacle et de deux gradins. Il forme un ensemble homogène en parements de marbre rose, gris et blanc sur un socle de briques. Offert par Nathalie de Rainneville en 1862, il provient d'une chapelle de Fieps où il avait été édifié par son grand-père Marie-François Hubert, baron de Mallet de Coupigny. Classé Monument historique au titre d'objet le 31 septembre 1990[5].

La chaire à prêcher, de style néo-gothique, en chêne taillé, gravé, ajouré, décors en demi-relief et décors rapportés, est installée à la jonction de la nef et du chœur. Inscrite Monument historique au titre d'objet[6].

À droite du chœur, une chapelle est dédiée à Notre-Dame de Lourdes, dont l'apparition a eu lieu pendant la construction de l'église.

Les trois cloches furent installées en 1870. La plus grosse, donnée en 1775 par Louis Alexandre Vaysse de Longueval, seigneur d'Allonville et de Rainneville, refondue en 1870, fut nommée Marie-Nathalie. La seconde est un don de Eloi Sellier et se nomme Marie-Joséphine. La troisième fut donnée par cinq ecclésiastiques et fut nommée Marie.

La construction de l'église a été financée par mademoiselle Nathalie Vaysse de Rainneville, dont les ascendants possédaient la seigneurie de Rainneville. Les armes de la famille ont été placées dans la verrière axiale, de l'abside[7].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. carte Cassini
  2. Liste des maires de la Somme sur http://www.somme.pref.gouv.fr, 27 janvier 2009. Consulté le 7 mars 2009
  3. Rainneville sur le site de l'Insee
  4. Notice communale Cassini (de 1793 à 1954)
  5. Maître-autel
  6. Chaire à prêcher
  7. Archives départementales de la Somme : 99 O 661

[modifier] Liens externes



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