Rainneville

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Rainneville
Saint-Éloi.
Saint-Éloi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Arrondissement d'Amiens
Canton Canton de Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Jacques Masset
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80661
Démographie
Population
municipale
829 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 26″ N 2° 21′ 19″ E / 49.9739, 2.3553 ()49° 58′ 26″ Nord 2° 21′ 19″ Est / 49.9739, 2.3553 ()  
Altitude Min. 79 m – Max. 131 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

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Rainneville

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Rainneville

Rainneville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'ensemble du terroir est un plateau duquel rayonnent plusieurs petits vallons dont les pentes se dirigent vers le sud et l'est. Le village est assis sur le point le plus culminant d'une altitude de 116 mètres. L'altitude inférieure est environ de 80 mètres à l'extrémité du terroir vers Amiens[1].

Le sol de la commune est constitué par des terrains tertiaires et quaternaires. L'eau le traverse difficilement. Sous la terre végétale on trouve l'argile limoneuse utilisée par les briquetiers, et les terrains glaiseux renferment de nombreux grès. Au-dessous de la marne, une nappe d'eau souterraine alimente les puits dont la profondeur est de 85 mètres. Les pentes sud et est du plateau s'égouttent vers les vallées de la Somme et de l'Hallue.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence ancienne du site est attestée par un fragment d'allée couverte exhumé du sol par des gressiers qui l'ont transformé en grès de pavvage. Une manufacture de poteries gallo-romaines était établie au lieu-dit La Sablonnière ; deux amphores y ont été retrouvées et déposées au musée du Louvre.

Le village est traversé par la voie romaine N° IV, encore appelée le Grand chemin d'Amiens à Arras

Ferme de Beauvoir[modifier | modifier le code]

Pour exploiter leurs 1 200 journaux de terre labourable et 60 journaux de bois sur le terroir de Rainneville, les moines de l'abbaye bénédictine Saint-Pierre de Corbie, ont créé la ferme dite de Beauvoir. En 1220, cette ferme est pillée et brûlée. En 1565, elle est vendue à Louis de Saveuse, seigneur de Coisy pour la somme de 10 000 livres. Entre 1636 et 1650 les bâtiments sont ruinés au cours des invasions et des combats de la Fronde, puis totalement détruits et rasés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1805 Pascal Decourcelle    
1806 1813 Jean-Baptiste Victor Pruvot   cultivateur
1813 1815 Jean-Louis George Picart    
1815 1823 Jean-Baptiste Isidore Maison    
1823 1827 Jean-Baptiste Houllier    
1827 1830 Jean-Baptiste Isidore Maison    
1830 1837 Jean-Louis George Picart    
1837 1840 Jean Hector Houllier    
1840 1846 Sylvain Longuemart    
1847 1857 Charles Joseph Darquet    
1857 1863 Valentin Maison    
1864 1868 Alexandre Maison    
1868 1902 Louis Victor Oger    
1903 1909 Albert Houllier    
1910 1919 Stéphane Horville    
1919 1928 Adhémar Houllier    
1929 1970 Aristide Cozette    
1970 1977 Gilles Houllier    
1977   Pierre Ducange    
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jacques Masset   Réélu pour le mandat 2014-2020[2], [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 829 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
902 1 048 1 139 1 195 1 227 1 268 1 253 1 280 1 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 201 1 165 1 036 910 812 736 694 636 623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
563 556 502 436 427 404 365 346 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
398 443 516 738 784 761 764 829 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale saint Éloi[modifier | modifier le code]

En remplacement d'une église datant du XVIIe siècle, une nouvelle église de style néo-gothique fut édifiée en 1862, grâce au soutien d'Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville. Son architecte fut Victor Delefortrie. Les fondations furent ouvertes en 1860, le comble fut posé le 28 juillet 1861, l'église fut bénite le 15 juin 1862.

Description[modifier | modifier le code]

L'église de style néo-gothique, comprend une nef à vaisseau unique, un chœur avec deux chapelles latérales et une abside à trois pans flanquée de deux annexes. L'ensemble est édifié en briques sur un soubassement de grès, la pierre n'est employée que pour souligner des détails de l'architecture (larmier, portail occidental, remplages de baies). La longueur intérieure est de 40 mètres, sa largeur est de 11 mètres et sa hauteur intérieure est de 14 mètres. La hauteur du clocher formant porchen est de 25 mètres. La hauteur de la flèche, à l'origine, était de 15 mètres (elle a été remplacée en 1923 par un chapeau de 4,50m de haut). La hauteur des murailles est de 13 mètres. La largeur totale de la façade est de 22 mètres.

La nef comporte quatre travées, éclairées de chaque côté par une baie de 5,60m de haut. Deux baies de même hauteur éclairent le porche. Les baies du transept ont une hauteur de 8,30m. La hauteur des cinq baies du transept et du chœur est de 8,80m.

Le portail est réalisé en pierre, avec colonnettes et voussures. Il est surmonté d'une croix et d'une rosace d'un diamètre de 2,40m.

Le maître-autel se compose d'un autel-tombeau, d'un tabernacle et de deux gradins. Il forme un ensemble homogène en parements de marbre rose, gris et blanc sur un socle de briques. Offert par Nathalie de Rainneville en 1862, il provient d'une chapelle de Fieps où il avait été édifié par son grand-père Marie-François Hubert, baron de Mallet de Coupigny. Classé Monument historique au titre d'objet le 31 septembre 1990[6].

La chaire à prêcher, de style néo-gothique, en chêne taillé, gravé, ajouré, décors en demi-relief et décors rapportés, est installée à la jonction de la nef et du chœur. Inscrite Monument historique au titre d'objet[7].

À droite du chœur, une chapelle est dédiée à Notre-Dame de Lourdes, dont l'apparition a eu lieu pendant la construction de l'église.

Les trois cloches furent installées en 1870. La plus grosse, donnée en 1775 par Louis Alexandre Vaysse de Longueval, seigneur d'Allonville et de Rainneville, refondue en 1870, fut nommée Marie-Nathalie. La seconde est un don de Eloi Sellier et se nomme Marie-Joséphine. La troisième fut donnée par cinq ecclésiastiques et fut nommée Marie.

La construction de l'église a été financée par mademoiselle Nathalie Vaysse de Rainneville, dont les ascendants possédaient la seigneurie de Rainneville. Les armes de la famille ont été placées dans la verrière axiale de l'abside[8].

Hêtre pourpre, "arbre remarquable" de Rainneville

Au 31 rue de Pierregot, un arbre remarquable : le hêtre pourpre du château, qui aurait été planté sous le règne de Louis XV[réf. souhaitée], il serait un des 10 plus gros de France par sa circonférence (source association A.R.B.R.E.S.).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Labbe Eléonore-Virgile, capitaine d'artillerie, né le 13 janvier 1810 à Rainneville, mort le 4 septembre 1863, chevalier de la Légion d'honneur en 1854, 23 ans de service de 1831 à 1854[9].
  • Mortier Charles-Joseph, capitaine du Train d'artillerie, né le 8 août 1825 à Rainneville, mort le 14 décembre 1882 à Vannes (Morbihan), chevalier de la Légion d'honneur en 1871, service de 1848 à 1871[9].
  • Bléry Pierre-François-Alexis, né le 16 novembre 1785 à Rainneville, mort le 28 juin 1861 à Rainneville, soldat du 1er Empire au 39ème régiment d'infanterie de ligne de 1807 à 1814, a fait campagne avec la Grande armée en Prusse[9].
  • Forbras Donat, né le 18 juin 1783 à Rainneville, mort le 7 novembre 1861 à Rainneville, soldat du 1er Empire au 9ème bataillon du train d'artillerie du 6 brumaire an 14 à 1814[9].
  • Oger Isidore-Jean Baptiste, né le 8 avril 1789 à Rainneville, mort le 22 mars 1864 à Rainneville, soldat du 1er Empire au 12ème régiment d'infanterie légère de 1808 à 1815, a fait les campagnes d'Espagne et de France, grièvement blessé à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815[9].
  • Pruvost Benjamin, né le 10 mai 1784 à Rainneville, mort le 13 octobre 1858 à Rainneville, soldat du 1er Empire au 45ème régiment d'infanterie de ligne de l'an 13 à ??? à 1815, 9 campagnes de guerre[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. carte Cassini
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 7 mars 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Maître-autel
  7. Chaire à prêcher
  8. Archives départementales de la Somme : 99 O 661.
  9. a, b, c, d, e et f Recherches personnelles de Rémy Godbert sur les soldats du Premier Empire dans la Somme : médaillés de Sainte-Hélène et Légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Églises néo-gothiques du canton de Villers-Bocage in Histoire et Traditions du pays des coudriers, n° 16, p. 25 à 28.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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