Instituteur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour la série télévisée, voir L'Instit.
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la profession. Pour le film, voir Le Maître d'école. Pour le roman, voir Pierre Gamarra.
Instituteur
Classroom at a seconday school in Pendembu Sierra Leone.jpg
Code ROME (France)

Un instituteur ou une institutrice est, dans beaucoup de pays, une personne chargée d'enseigner dans les écoles auprès des jeunes enfants, notamment à l'école maternelle et à l'école élémentaire (école primaire).

L'appellation traditionnelle pour les petites classes est « maître d'école ».

En France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Professeur des écoles.

Le corps des instituteurs a été créé par la loi du 12 décembre 1792[1] « Les écoles primaires formeront le premier degré d'instruction. On y enseignera les connaissances rigoureusement nécessaires à tous les citoyens. Les personnes chargées de l'enseignement dans ces écoles s'appelleront instituteurs » (art. 1).

Pour la formation d'une partie des instituteurs ont été créées des écoles normales primaires dont la création, d'abord éphémère en 1794, devient effective à partir de 1810 à Strasbourg puis obligatoire selon la loi Guizot du 28 juin 1833. Loi Guizot modifiée plusieurs fois et totalement revue et corrigée en 1879 par la loi Bert après la victoire des Républicains aux élections et l'arrivée de Jules Ferry au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts puis à la présidence du Conseil. Devenus de véritables missionnaires d'une révolution par la loi du système éducatif, les instituteurs publics seront surnommés les hussards noirs de la République. Le 19 juillet 1889, les instituteurs titulaires deviennent des fonctionnaires d'État.

Depuis 1989, ce corps est progressivement remplacé par le corps des professeurs des écoles régi à la fois par le statut général des fonctionnaires et par le statut particulier des professeurs des écoles[2]. Les écoles normales sont remplacées par les instituts universitaires de formation des maîtres puis, en 2013, par les écoles supérieures du professorat et de l'éducation.

Aujourd’hui, « instituteur » reste néanmoins d’un usage courant pour désigner les professeurs des écoles.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Les instituteurs sont formés dans les écoles normales, faisant partie de l'enseignement supérieur pédagogique de type court (trois ans), et qui dépendent soit du réseau officiel, soit du réseau libre.

En Afrique de l'ouest[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays, notamment le Mali, ont connu d'illustres instituteurs comme Modibo Keïta, Warikè Diarra, MocTar Chérif Fofana, Thierno Diarra...

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut français de l'éducation : Primaires (écoles)
  2. Naïl Ver, Adeline Paul et Farid Malki, Professeur des écoles : droits, responsabilités, carrière, Retz Éditions, 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Enseignant de l'enseignement primaire.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Latry, Françoise (2002), L'influence de l'histoire de l'instituteur sur la relation maître-élève ; Thèse de doctorat en sciences de l'éducation, soutenue le 6 Septembre 2002 (résumé).
  • Neil A.S. (1978), Journal d’un instituteur de campagne, Paris, Payot, 152 pages
  • Ozouf J. (1993), Nous les maîtres d’école. Autobiographies d’instituteurs de la Belle Époque, Paris, Gallimard-Folio, 313 pages
  • Oury F, Vasquez A (1981), De la classe coopérative à la pédagogie institutionnelle, Paris, La Découverte, tome 1 : 518 pages, tome 2 : 280 pages.
  • Oury F, Vasquez A (1991), Vers une pédagogie institutionnelle ?, Paris, Matrice, 288 pages.
  • Oury F, Pain J (1998), Chronique de l’école caserne, Paris, Matrice, 428 pages
  • Naïl Ver, Adeline Paul et Farid Malki (2014), Professeur des écoles : droits, responsabilités, carrière, Retz Éditions, 223 pages