Loire (département)

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Loire
Image illustrative de l'article Loire (département)
Loire (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Création du département 12 août 1793
Chef-lieu
(Préfecture)
Saint-Étienne
Sous-préfecture(s) Montbrison
Roanne
Président du
conseil général
Bernard Bonne (UMP)
Préfète Fabienne Buccio
Code Insee 42
Code ISO 3166-2 FR-42
Code Eurostat NUTS-3 FR715
Démographie
Gentilé Ligériens
Population 749 053 hab. (2011)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Superficie 4 781 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 6
Cantons 40
Intercommunalités 17
Communes 327

Le département de la Loire (prononcé [lwaʁ ]) est un département français de la région Rhône-Alpes. Il doit son nom au fleuve qui le traverse du sud au nord sur plus de 100 km. Les habitants sont appelés Ligériens, dérivé du nom gaulois puis latin du fleuve Liger. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 42.

Il est limitrophe des départements du Rhône, de l'Isère, de l'Ardèche, de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme, de l'Allier et de Saône-et-Loire.

Il est très étiré du nord au sud (136 km séparent la commune d'Urbise au nord dans le canton de la Pacaudière et Saint-Sauveur-en-Rue près de Bourg-Argental) mais ne s'étend que sur 50 km de largeur entre les monts du Forez à l'ouest et les monts du Lyonnais à l'est. Sa superficie de 4 773 km2 en fait un département plus petit que la moyenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Loire.

Des origines à la création du département[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Villerest dans les gorges de la Loire porte des traces de présence humaine au Paléolithique.

L'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

C'est César qui dans le Livre VII des commentaires fit entrer le territoire du département dans l'Histoire.

Le premier peuple gaulois ayant vécu dans la région est celui des fiers et farouches Ségusiaves. Après la bataille d'Alesia en 52 av. J.-C., les Romains favorisèrent le développement de la cité commerciale de Forum segusiavorum sur les bords de la Loire afin de faciliter les échanges avec les Éduens.

Du comté de Forez au royaume de France[modifier | modifier le code]

Après la disparition de l'Empire romain d'Occident, le Forez, lié au Lyonnais et au Beaujolais, faisait partie du royaume Burgonde, puis de Royaume de Bourgogne. Un comté de Forez se créé par division du comté de Lyon.

La création du département[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rhône-et-Loire.
La Loire et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790.

Le département de la Loire a été créé pendant la Révolution française, en 1793, par scission du département de Rhône-et-Loire en Rhône et Loire. Sa partie centrale est l’ancienne province française du Forez.

Ses chefs-lieux ont été successivement :

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

C'est le blason des comtes de Forez.

Blason Blasonnement :
« De gueules au dauphin d'or. »

Vie politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Administration générale[modifier | modifier le code]

Les divisions administratives[modifier | modifier le code]

Le département de la Loire compte 40 cantons et 327 communes. Il est divisé administrativement en 3 arrondissements :

Vie politique et élections[modifier | modifier le code]

La Loire est un département plutôt marqué à droite même si les élections y sont souvent disputées notamment dans les agglomérations de Saint-Étienne et de Roanne. On peut opposer des zones urbaines (bassin stéphanois, vallée de l'Ondaine, vallée du Gier, Pays Roannais), à traditions ouvrières, qui votent à gauche aux communes rurales (monts du Lyonnais, Forez, Pilat) accordant leur voix à la droite.

Durant les années 1990, le Front national a récolté de très bons résultats. Jean-Marie Le Pen arrivant même en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Après les élections municipales de 2008 les grandes agglomérations sont dirigées par la gauche. Mais depuis les élections municipales de 2014, un revirement de tendance sur les principales villes du département s’opère et son dirigées par des maires de droite :

Sauf

Le Conseil général[modifier | modifier le code]

Le Conseil général de la Loire est présidé par Bernard Bonne (Union pour un mouvement populaire).

Le Conseil régional[modifier | modifier le code]

Politique nationale[modifier | modifier le code]

Les députés de la Loire sont au nombre de 6, depuis les élections législatives de 2012, dont :

  • 2 pour le PS qui sont par ailleurs les deux députés de la ville de Saint-Étienne (1re et 2e circonscriptions) ;
  • 1 pour le Nouveau Centre (3e circonscription);
  • 3 pour l'UMP (4e, 5e et 6e circonscriptions).

Les sénateurs de la Loire sont au nombre de 4, dont :

  • 1 pour le PCF ;
  • 2 pour le PS ;
  • 1 pour l'UMP.

Le 14 juin 2008, le maire Jean-François Barnier est élu président des maires de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La loire s'étend du 46°15'18 N au 45°16'14 N et de 3°44'58 E à 4°45'12 E.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Paysage de bruyères et de conifères autour du lac du barrage de Couzon.

Le réseau hydrographique du département est structuré par la Loire qui lui a donné son nom et le traverse du sud-ouest au nord-est sur une distance de 130 km. Le bassin versant de la Loire s'étend sur plus de 80 % du territoire du département et collecte les eaux d'affluents venus des montagnes qui l'encadrent, parmi lesquels, sur la rive droite, la Coise ou, sur la rive gauche, le Lignon.

Le bassin versant du Rhône au sud-est du département draine les eaux du massif du Pilat et du versant est des monts du Lyonnais collectées principalement le Gier et ses affluents, parmi lesquels la Durèze et le Couzon.

Climat[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
La plaine du Forez en hiver sous le brouillard

Si le climat du département de la Loire est de type semi-continental, les contrastes d'altitude, d'exposition des versants et l'étirement en latitude induisent des nuances sensibles où l'on différencie les espaces de moyenne montagne, les plaines et le versant rhodanien.

Environnement, milieux et paysages[modifier | modifier le code]

Le département abrite des milieux d'importance majeure pour la trame verte nationale[1]. La Loire possède une grande diversité de paysages, depuis le nord du Roannais qui fait penser aux paysages bourguignons, jusqu'au sud-est du département, au bord du Rhône, avec un type de climat faisant penser à la Provence, en passant par les montagnes du soir ou celles du matin. Ce département, traversé dans sa longueur par la Loire, peut être vu comme un "condensé" des paysages français.

Les montagnes[modifier | modifier le code]

Les monts du Forez[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Monts du Forez.
Pierre-sur-Haute (1 634 m), point culminant des monts du Forez.

À l'ouest du département, les monts du Forez, appelés localement montagnes du Soir, marquent la limite et le contact entre les régions Rhône-Alpes et Auvergne. La chaîne culmine à 1 634 mètres d'altitude au sommet de Pierre-sur-Haute, qui constitue également le point le plus haut du département.

Le socle des monts du Forez est constitué de roches magmatiques (granites) et métamorphiques (gneiss). L'édification de la chaîne s'est réalisée à l'Ère primaire. Au Tertiaire, le cycle alpin a créé le relief actuel avec des monts et des vallées. Cet épisode se termine par une phase volcanique Miocène. Puis les glaciations du Quaternaire ont érodé le paysage pour donner la forme actuel.

Vers 1 400 mètres d'altitude, les vastes forêts de hêtres et de sapins, laissent place à des landes et tourbières à la diversité floristique remarquable[2] : les Hautes Chaumes, site classé Natura 2000[3] qui abrite également la Réserve naturelle régionale des Jasseries de Colleigne. Le climat des hautes Chaumes se caractérise par la présence de la burle, vent du nord formant d'importants amas neigeux et expliquant l'absence d'arbres sur les plateaux sommitaux, ainsi que de brouillards fréquents (132 jours par an) occasionnant du givre[2].

En descendant vers la plaine du Forez, le climat est plus chaud et la pluviométrie devient relativement faible (effet de foehn). Cela permet la culture de vignobles (Côtes-du-Forez).

L'hiver, on pratique le ski alpin, à Chalmazel, sur 12 kilomètres de pistes de descente évoluant entre 1 100 mètres à 1 600 mètres d’altitude, desservies par un télésiège débrayable à bulles et 7 téléskis et équipées de 90 enneigeurs[4]. On pratique également le ski de fond au col de la Loge, sur les 45 kilomètres de pistes du domaine nordique du haut Forez[5].

Cinq communes de la Loire font également partie du Parc naturel régional du Livradois-Forez[6].

Les monts de la Madeleine[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Monts de la Madeleine.

Les Monts de la Madeleine sont situés dans le prolongement nord des monts du Forez. Ils dominent la plaine de Roanne et marquent la limite entre les départements du l’Allier et de la Loire. Le point culminant ligérien des monts de la Madeleine est le Rocher de Rochefort avec 1 075 mètres d'altitude[7], situé à 2 kilomètres du sommet du massif, Pierres du Jour (1 164 mètres), qui se trouve dans le département de l'Allier.

Les monts du Lyonnais et de Tarare[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Monts du Lyonnais.
Le mont Boussuivre (1 004 mètres), point culminant ligérien des montagnes du Matin.

Les monts du Lyonnais et de Tarare correspondent à la limite est du département et à la retombée orientale du Massif central sur les couloirs de la Saône (rivière) et du Rhône. Ils constituent deux entités géographiques distinctes de part et d'autre de la vallée de la Brévenne. Pour autant, l'ensemble topographique jumelant les deux massifs est repris sous l'appellation locale de montagnes du Matin.

Les monts du Lyonnais culminent au crêt Malherbe, situé sur de la commune de Marcenod. Haut de 946 mètres, il offre un panorama sur la chaîne des Alpes et le massif du Pilat. Pour autant, le point culminant ligérien des montagnes de l'est de la plaine du Forez est le mont Boussuivre à 1 004 mètres sur la commune de Violay, au sommet duquel est installé la tour panoramique Matagrin.

Le Pilat[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Pilat.
Le Pic des trois Dents dans le Pilat.

Le Pilat marque la limite sud-est du département. Il est frontalier avec le Rhône, l'Isère, l'Ardèche et la Haute-Loire.

Entre la dépression du Gier et la vallée du Rhône, les massifs boisés du Pilat dominent des collines couvertes d'arbres fruitiers (notamment des pommiers) et de vignobles. Au-dessus de 900 mètres, les versants nord sont marqués par la présence d'éboulis rocheux localement appelés chirats, formés lors de la dernière glaciation. Ils peuvent recouvrir plus d'un kilomètre de versant.

C'est dans cette région qu'est produit la rigotte de Condrieu ou la bûche du Pilat, le premier ayant obtenue un AOC depuis 2009, deux fromages caractéristiques du Pilat à base de chèvre ou de vache.

La majeure partie du territoire est classé Parc naturel régional. En été, on y pratique le tourisme vert (vélo, VTT, randonnée) et en hiver, le ski de fond sur l'espace nordique des monts du Pilat qui regroupe les communes du Bessat, de Burdignes, de Saint-Régis-du-Coin et de Graix et dispose de 80 kilomètres de pistes évoluant entre 950 et 1 300 mètres d’altitude.

Les plaines[modifier | modifier le code]

La plaine du Forez[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Plaine du Forez.
La plaine et les monts du Forez vus depuis la table d'orientation de la Madone de Rozier-en-Donzy.

La plaine du Forez est un effondrement de l'époque tertiaire encadré par les montagnes du matin (monts du Lyonnais et monts de Tarrare) et les Montagnes du soir (monts du Forez et monts de la Madeleine). L'ensemble est recouvert d'une forte épaisseur d'alluvions et traversé du sud au nord par la Loire) dont les limites sont très lisibles. Le sud se rattache par ses activités industrielles et la rurbanisation à l'agglomération stéphanoise, le nord à gardé un caractère plus rural, polarisé par les villes de Feurs et de Montbrison.

Le bassin roannais[modifier | modifier le code]

Le bassin roannais est situé au nord du seuil de Neulise et des gorges de la Loire. Il est entouré par les collines du Brionnais du Charolais (pays) et du Beaujolais à l'est et par les Monts de la Madeleine à l'ouest. Par son ouverture vers le Bourbonnais, c'est un territoire de transit entre le nord et le sud de la France parcouru par la Route nationale 7, la Loire et le Canal de Roanne à Digoin.

Sur les communes de Noailly, Saint-Forgeux-Lespinasse et Vivans se situe la forêt de Lespinasse. Cette forêt essentiellement composée de feuillus s'étend sur 455 hectares et se trouve au nord du département. Elle est propriété du conseil général de la Loire.

Les vallées[modifier | modifier le code]

Les vallées du département de la Loire sont des espaces d'industrialisation ancienne, très fortement urbanisées le long des rivières. L'urbanisation linéaire suit en effet le tracé de cours d'eau descendus du Pilat : l'Ondaine et le Furan, affluents de la Loire et le Gier affluent du Rhône. Les paysages présentent des contrastes entre les fonds des anciennes vallées industrielles au bâti dense et complexe et les versants encore voués aux cultures mais gagnés par le mitage pavillonnaire.

La vallée de l'Ondaine[modifier | modifier le code]
alternative textuelle
Aux confins de la Loire et de la Haute-Loire, Firminy et la Vallée de l'Ondaine.

La vallée de l'Ondaine est située au sud-ouest du département, aux confins de la Loire et de la Haute-Loire. Quelques villes importantes y sont présentes, dont le développement s'est fait surtout au XIXe siècle par la sidérurgie, la métallurgie et l'exploitation de la houille. Ainsi, des villes comme Firminy et Unieux accueillait une importante usine sidérurgique qui comptait 6252 employés en 1960 dans ce qui était appelé l'Usine de l'Ondaine.

Les forges et fonderies se sont également développées dans toute la vallée, à Fraisses, au Chambon-Feugerolles, à La Ricamarie, bien aidée par l'exploitation du charbon dans ces mêmes villes. La vallée connue une forte expansion démographique au XIXe siècle grâce aux paysans des régions et départements environnants, la Haute-Loire toute proche notamment. Cet apport migratoire se remplaça peu à peu au XXe siècle par l’arrivée d’étrangers comme dans le reste du bassin stéphanois.

Autre caractéristique, la vallée de l'Ondaine reste un bastion important du Parti Communiste Français: 3 communes, Firminy, Unieux et La Ricamarie ont actuellement un maire affilié au PCF.

La vallée du Gier[modifier | modifier le code]

La vallée du Gier traverse le département de Saint-Chamond à Rive-de-Gier puis se prolonge dans le département du Rhône jusqu'au confluent de Givors.

La vallée comporte des villes importantes comme Saint-Chamond et Rive-de-Gier, ainsi que d'autres villes plus petites dont le développement s'est fait entièrement et donc plus tardivement grâce à la Révolution industrielle. Le développement en fond de vallée le long de la rivière fait que le tissu urbain entre Saint-Chamond et Rive-de-Gier est continu, et s'étend de plus en plus en remontant le flanc de la vallée par l'habitat pavillonnaire. Contrairement à Saint-Étienne et à la vallée de l'Ondaine, la vallée du Gier a peu perdu d'habitants depuis les années 1970, début de la crise industrielle.

La plus grande ville, Saint-Chamond était déjà un important bourg avant de voir l'industrie se développer jusqu'à former un important complexe d'aciéries, qui de reconversion en reconversion ferma en 2003. L'industrie du textile, avec ses teintureries et ses fabriques de lacet était installée massivement le long du Gier. Elle souffrit aussi énormément au XXe siècle avec la concurrence étrangère, mais la ville n'eut pas à subir la fermeture des houillères contrairement au reste de la région, puisque Saint-Chamond n'a eu qu'une exploitation houillère limitée. Avec 35 891 habitants en 2009, Saint-Chamond est la 3e ville de la Loire, juste derrière Roanne.

Rive-de-Gier comptait 15 295 habitants en 2009. Située en bordure du département, important bourg elle aussi avant la Révolution Industrielle, la ville se développa plus tard comme le reste de la vallée et compta parmi les plus grands établissements sidérurgiques de la région, les usines Marrel sur la commune de Châteauneuf, aujourd'hui propriété d'Arcelor-Mittal. L'industrie du verre se développa également grâce à l'exploitation du charbon dans un premier temps. Cette industrie s'éteindra peu à peu avec la fermeture de la dernière verrerie de la vallée, Duralex, en 2006.

L'industrie permit le développement de communes plus petites avec L'Horme, La Grand-Croix et Lorette dans le fond de vallée le long du Gier.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Loire

Le département de la Loire (42) comptait 748 947 habitants en 2010 (chiffres officiels INSEE[8]).

Au début du XIXe siècle, la Loire était un département rural et sans grande ville. En effet, Saint-Étienne comptait à peine 25 000 habitants vers 1800. Mais la révolution industrielle très marquée dans la Loire entraîne une immigration des départements voisins surtout de l'Auvergne et de l'Ardèche et une explosion démographique jusqu'aux années 1960. Puis, durant les années 1970-1980, l'expansion démographique commence à s'essouffler avec la fermeture des mines et le début de la désindustrialisation. Dans les années 1990, l'accélération de la désindustrialisation et la reconversion difficile ont entraîné une baisse de la population. Depuis 1999, les bassins stéphanois et roannais ont continué à perdre de la population, mais de façon moins marquée qu'entre les précédents recensements. Le renouveau des campagnes et le dynamisme de certaines villes principalement dans la plaine du Forez ont permis une légère augmentation de la population (+18 000 habitants entre 1999 et 2009, soit +0,25%/an).

Évolution démographique
1801 1851 1901 1936 1946 1968 1982 1990 1999 2009 2010
290 903 473 000 647 633 650 000 631 591 722 000 739 521 746 288 728 524 746 115 748 947

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Loire.

Le département de la Loire s'est fortement industrialisé aux XIXe et XXe siècles, surtout dans la région de Saint-Étienne, dans la vallée du Gier et de l'Ondaine, voire dans la région de Roanne dans une moindre mesure. Puis la plaine du Forez s'industrialisa, d'abord timidement avec les verreries de Saint-Romain-le-Puy et de Veauche, les fonderies de Feurs, la mécanique à Montbrison, Boen et Saint-Just, enfin Andrézieux-Bouthéon dans les années 1970 et 80.

Les activités étaient alors principalement l'exploitation de la houille, dont le bassin de Saint-Étienne fut le deuxième plus important de France après celui du Nord-Pas-de-Calais en termes de quantités de houille extraite. Le dernier puits de mine ferma en 1983 à La Ricamarie dans la vallée de l'Ondaine. Le textile connut également son heure de gloire au XIXe siècle dans les passementeries, produisant rubans et lacets à Saint-Étienne et Saint-Chamond, avant de se rétracter puis de disparaître pendant le XXe siècle. Enfin, la sidérurgie et la métallurgie s'installa fortement dans les vallées du Furan, de l'Ondaine et du Gier grâce au savoir-faire stéphanois et à la présence de la houille, indispensable à l'époque pour la production d'acier et la demande d'énergie des usines. Cette industrie se désagrégea peu à peu après la Seconde Guerre mondiale à travers les établissements de la CAFL (Compagnie des Forges et Ateliers de la Loire), puis de Creusot-Loire qui dans les années 1980 fut réparti entre GIAT, Framatome et Usinor.

Aujourd'hui la Loire comporte encore une part importante d'activités industrielles, notamment dans la mécanique, le textile médical, l'optique et garde encore de nombreuses installations de sidérurgie. Elle se distingue par sa multitude de PME et la faible présence de grands groupes industriels. Elle ne comporte également aucune usine automobile, malgré la présence très importante de sous-traitants automobiles.

Depuis les années 1970 et 80 le département se tertiarise peu à peu. Saint-Étienne accueille aujourd'hui le siège du Groupe Casino, groupe de distribution qui a opéré chiffre d'affaires de 34 milliards d'euros en 2011, avec près de 307 000 employés dans le monde[9].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lits marchands[modifier | modifier le code]

Le département de la Loire dispose en 2011 de 25 220 lits marchands. 7 810 lits (31 % de l'offre) se répartissent dans les campings, 7 480 (30 % de l'offre) dans l'hôtellerie, 4 090 (16 % de l'offre) dans les gites et meublées, 4 020 (16 % de l'offre) dans les hébergements collectifs et 1 780 (7 % de l'offre) en chambres d'hôtes[10].

Toujours en 2011, la fréquentation de ces hébergements s'est établie à 1 132 730 nuitées, dont 775 480 nuitées en hôtellerie homologuée[10].

Sites touristiques marchands principaux[modifier | modifier le code]

Le parc zoologique de Saint-Martin-la-Plaine s'impose comme le premier site touristique marchand du département avec 161 734 entrées enregistrées en 2011, suivi par la station de Chalmazel avec 65 420 journées skieurs pour l'hiver 2012 et 3 460 et 2 500 billets vendus respectivement pour le télésiège des Jasseries et le parc acrobranche Les Écureuils pour la saison d'été 2011[11]. Avec, pour chacun, une fréquentation oscillant entre 50 000 et 60 000 entrées en 2011, les musées stéphanois (mine, art moderne, art et industrie) arrivent derrière, avec le château de Bouthéon (59 892 entrées)[11].

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 4,8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Loire dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Le département connaît deux langues traditionnelles :

En francoprovençal, Loire se dit Lêre et en occitan Léger / Leir.

La langue d'oïl n'est que très peu parlée dans la Loire (autour d'Urbise seulement) . Sa limite sud étant à peu près l'actuelle limite entre les départements de la Loire et de la Saône-et-Loire.

L'État a imposé la pratique majoritaire du français depuis le début du XXe siècle.

Lieux et équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

• Le musée d'Allard à Montbrison

Parcs de loisir et zoos[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Lieux et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Quelques ligériens célèbres[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Artistes et écrivains[modifier | modifier le code]

Inventeurs et industriels[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Alain Prost
  • Cyril Dessel
  • Aimé Jacquet : sélectionneur de l'équipe de France championne du monde de football 1998.
  • Henry's : célèbre funambule connu mondialement, né à Saint-Étienne.
  • Fabien Planet : champion de France d'enduro à plusieurs reprises.
  • Blandine Dancette : double vice-championne du monde de handball 2011 et 2009, médaille de bronze à l'euro jeune en 2005, née à Firminy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. guide méthodologique sur les "Infrastructures vertes et bleues" (Service de la protection et de la gestion de l’espace de la direction régionale de l’environnement Rhône-Alpes et la direction départementale de l’équipement de la Loire)
  2. a et b Travail collectif réalisé dans le cadre d'un contrat de recherche du SRETIE, Les Hautes Chaumes du Forez: diagnostic écologique pour la gestion d'un espace sensible, Université de Saint-Étienne,‎ 1989 (ISBN 2-86272-040-2, lire en ligne), p. 21 à 24
  3. Carte de Chalmazel, couche Natura 2000, Institut géographique national (lire en ligne)
  4. « Ski de piste », sur site du Conseil général de la Loire, section station de Chalmazel (consulté le 13 septembre 2010)
  5. « Haut Forez / Col de la Loge », sur Nordique France (consulté le 13 septembre 2010)
  6. Décret no 2011-874 du 25 juillet 2011 portant classement du parc naturel régional du Livradois-Forez (régions Auvergne et Rhône-Alpes)
  7. Institut géographique national, Carte de monts de la Madeleine (lire en ligne)
  8. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000026855244&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
  9. Site du Groupe Casino, Positionnement et modèle économique: http://www.groupe-casino.fr/fr/Positionnement-et-modele.html
  10. a et b [PDF] Agence du développement touristique de la Loire - Bilan de fréquentation annuelle 2012
  11. a et b [PDF] Agence du développement touristique de la Loire - Bilan de fréquentation annuelle
  12. Mémorial Genweb
  13. Source Anovi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Atlas des paysages de la Loire, collectif, conseil général de la Loire, 2001, ISBN 2-912026-00-8
  • La loire, Jean Tibi, Connaître et comprendre un Département, Lec édition, 1996, ISBN 2-84123-030-9
  • Jérôme Sagnard La Loire Mémoire en images Éditions Alan Sutton, 2008, 192 p.
  • Gilbert Gardes (sous la direction de), Grande encyclopédie du Forez et des communes de la Loire, cinq volumes, Horvath, 1984-1986.
  • Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d'un patrimoine, Azossi (Mémoire Sculptée Association internationale), 782 pages, 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]