Périgueux

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune française. Pour les autres significations, voir Périgueux (homonymie).
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Périgueux
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en bas à gauche : vallée de l'Isle ; statue de Bugeaud sur la place qui porte son nom ; vue générale de Périgueux depuis les hauteurs de Trélissac, avec en premier plan la cathédrale Saint-Front ; le château de Barbadeau ; la tour de Vésone.
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en bas à gauche : vallée de l'Isle ; statue de Bugeaud sur la place qui porte son nom ; vue générale de Périgueux depuis les hauteurs de Trélissac, avec en premier plan la cathédrale Saint-Front ; le château de Barbadeau ; la tour de Vésone.
Blason de Périgueux
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne (préfecture)
Arrondissement Périgueux (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Antoine Audi
2014-2020
Code postal 24000
Code commune 24322
Démographie
Gentilé Périgourdins
Pétrocoriens
Population
municipale
29 811 hab. (2011)
Densité 3 036 hab./km2
Population
aire urbaine
101 287 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 06″ N 0° 43′ 08″ E / 45.185, 0.7189 ()45° 11′ 06″ Nord 0° 43′ 08″ Est / 45.185, 0.7189 ()  
Altitude Min. 75 m – Max. 189 m
Superficie 9,82 km2
Localisation

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Périgueux
Liens
Site web perigueux.fr

Périgueux (prononcé [pe.ʁi.gø ] Écoutez) est une commune française située dans le nord-est de l'Aquitaine. Chef-lieu de la Dordogne depuis 1791, la commune compte 29 811 habitants en 2011, pour une aire urbaine totalisant plus de 101 000 habitants la même année. L'unité urbaine de Périgueux est la 99e unité urbaine la plus peuplée de France.

Périgueux est une capitale culturelle et touristique labellisée « 4 fleurs », au cœur du Périgord blanc, dans la vallée de l'Isle, en Périgord central. La ville offre aux touristes un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire, Périgueux possède 44 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France, dont deux municipaux. La ville conserve et met en valeur son riche patrimoine civil, militaire et religieux, dont sa cathédrale Saint-Front, classée au titre des monuments historiques ainsi qu'au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La cité date du Ier siècle av. J.-C., pendant l'occupation romaine en Gaule : les Romains s'installent dans la plaine de l'Isle et créent la ville de Vesunna, à l'emplacement de l'actuel quartier sud. Celle-ci était la capitale romaine de la cité des Pétrocores. La ville de Périgueux naît en 1240 de l'union de « la Cité » (l'antique Vesunna) et du « Puy-Saint-Front ». Depuis, elle reste le centre du Périgord, subdivision historique de l'Aquitaine, puis est la préfecture du département français de la Dordogne. Elle s'agrandit encore en 1813 avec l'ancienne commune de Saint-Martin.

En matière économique, Périgueux, centre du principal bassin d'emploi du département, abrite le siège social de plusieurs entreprises régionales. La commune compte un employeur de quelque 700 salariés, les « ateliers du Toulon » de la SNCF. Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est de plus une étape gastronomique notable au cœur du Périgord. Différentes festivités culturelles et compétitions sportives sont organisées afin d'animer la région.

Ses habitants sont appelés les Périgourdins, parfois les Pétrocoriens, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Périgueux est située dans le sud-ouest de la France, au centre du département de la Dordogne.

La ville se trouve, en distances orthodromiques, à 109 km de Bordeaux, 68 km d'Angoulême, 83 km de Limoges, 64 km de Brive-la-Gaillarde, 100 km de Cahors et 109 km d'Agen[1].

Communes limitrophes de Périgueux
Château-l'Évêque,
Chancelade
Champcevinel Trélissac
Marsac-sur-l'Isle Périgueux
Coulounieix-Chamiers Notre-Dame-de-Sanilhac Boulazac


Carte représentant Périgueux et ses communes voisines.
Carte de la commune de Périgueux.

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte situant Périgueux dans le Périgord central, l'une des régions naturelles du Périgord.
Périgueux est localisée dans le Périgord central, sur la carte traditionnelle du Périgord.

Périgueux est située dans le Périgord central, l'une des régions naturelles de France. Le Périgord central est entouré au nord par le Nontronnais, à l'est par le bassin de Brive, au sud par le Périgord noir et le Bergeracois et à l'ouest par le Landais, la Double et le Ribéracois[2]. La commune fait partie du pays touristique du Périgord blanc, qui se présente comme un grand ensemble de collines boisées séparées par les vallées de l'Isle, de la Beauronne, de la Loue et du Vern. Les prairies alternent avec les bois de châtaigniers, de chênes ou de pins.

La commune est établie autour d'un vaste méandre de l'Isle, dans la vallée et sur les pentes douces qui montent jusqu'à 200 m, aux plateaux de Champcevinel au nord et de Coulounieix au sud, le territoire communal s'étageant entre 75 et 189 mètres[3]. L'altitude minimale se trouve à l'ouest, au confluent de l'Isle et de la Beauronne, là où l'Isle quitte la commune et continue sur celle de Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale est localisée au nord du lieu-dit les Jaures, à quelques dizaines de mètres de la commune de Champcevinel[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue géologique, comme les quatre cinquièmes sud et ouest du département, la commune de Périgueux appartient au Bassin aquitain, et la roche sous-jacente est calcaire. Le socle cristallin est à une profondeur de 1 000 m[5].

La majeure partie de la surface communale correspond au Crétacé supérieur[Note 1]. Il affleure principalement sur le versant nord de la vallée de l'Isle. On trouve le Turonien (ou Angoumien) à l'ouest (la Monzie et en limite de la commune de Chancelade) et le Coniacien sur tout le reste du versant, au nord de la ville ancienne. De petites failles, d'axe nord-ouest - sud-est, fissurent le versant de la vallée de l'Isle à l'ouest de la Monzie, au pied de Beaupuy.

Les hauteurs, sur la partie nord de la commune (le Grand Puy Bernard, la Croix-Ferrade, etc.), sont couvertes de colluvions calcaires, sableuses et argileuses, issues de la décomposition du Coniacien et du Santonien lors du Cénozoïque.

La ville ancienne est construite sur une basse terrasse, sur la rive droite de l'Isle, composée de sable et galets issus de la glaciation de Riss au Quaternaire. On retrouve aussi cette terrasse sur la rive gauche, au sud du quartier des Barris. Le fond de la vallée proprement dit (partie inondable) est composé d'alluvions récentes d'origine fluviatile ou issues des versants[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Périgueux est soumise à un climat océanique dégradé. En raison de l'altitude, de la disposition des vallées et de l'exposition des forêts, le climat varie fréquemment[7], tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat bergeracois en comparaison avec la moyenne nationale et quelques communes représentant différents climats existant en France.

Tableau comparatif des données climatiques de Bergerac[Note 2],[8]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bergerac 1 964 740 6 22 59
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Les températures ponctuelles maximale et minimale enregistrées à Bergerac sont respectivement de 41,1 °C en août 2003 et -17,1 °C en février 2012.

Records de température et de précipitations de Bergerac[Note 2]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−10,6
13/1/2003
−17,1
9/2/2012
−12,1
1/3/2005
−4,2
22/4/1991
−0,7
6/5/2002
2,8
1/6/2006
6,7
16/7/2012
4,8
29/8/1989
1,2
25/9/2002
−5,5
30/10/1997
−9,8
18/11/2007
−12,4
17/12/2001
Record de chaleur (°C)
date du record
19,1
2/1/2003
23,2
15/2/1998
26,6
20/3/2005
29,7
24/4/2007
39
15/5/2002
38,2
27/6/2011
37,9
21/7/1990
41,1
4/8/2003
37,5
3/9/2005
31,5
1/10/2011
22,5
3/11/1997
20
8/12/2010
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29,4
19/1/2013
33,2
3/2/2003
19
25/3/2010
33,4
23/4/2005
41,6
5/5/2003
199,9
2/6/1989
66
28/7/2006
37,3
9/8/1992
51,3
2/9/1997
42,6
20/10/2009
28,2
2/11/2009
71,1
29/12/1995
Source : Météociel[9] (période août 1988-mai 2013 sauf janvier et février 2002 absents).


Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photo représentant l'Isle à Périgueux, vue d'amont vers l'aval.
La vallée de l'Isle à Périgueux, vue d'amont vers l'aval.

Périgueux est traversée d'est en ouest par l'Isle, principal affluent de la Dordogne. Cette rivière est longue de 255,3 km[10], dont 87 sont navigables (actuellement en plusieurs sections). Elle rejoint la Dordogne à Libourne. Sa pente moyenne est de 1,56 m/km. L’ensemble du bassin appartient au climat océanique aquitain. L'Isle prend sa source dans le Massif central. Son affluent, la Beauronne, marque sur quelques centaines de mètres la limite ouest du territoire communal, séparant le quartier du Gour de l'Arche du golf de Saltgourde à Marsac-sur-l'Isle.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 1990, Périgueux est contournée au sud par une rocade de la route nationale 89[11]. Par la suite, ce tronçon a été intégré à l'autoroute A89 reliant Bordeaux à Lyon, ouvrant trois des principaux accès routiers à Périgueux.

À l'ouest et à l'est, les deux échangeurs Périgueux-Ouest et Périgueux-Est (nos 14 et 16) permettent d'accéder à la commune par le biais de la route départementale 6089 (l'ancienne route nationale 89). Périgueux est aussi accessible au sud par l'échangeur no 15, Périgueux-Centre, puis par la route départementale 6021 (tronçon déclassé de la route nationale 21 qui vient de Lourdes et qui continue au nord jusqu'à Limoges).

Au nord-ouest, la route départementale 939 (ancienne route nationale 139) mène à Angoulême et La Rochelle. Deux autres importantes routes départementales quittent Périgueux vers le nord et le nord-est de la Dordogne, la RD 3 (route d'Agonac) qui conduit à Nontron via Agonac et Villars et la RD 8 (route de Paris, également appelée route des Piles) qui rejoint la RN 21 près de Sorges.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Photo montrant la façade sur rue de la gare de Périgueux.
La façade sur rue du bâtiment principal de la gare de Périgueux.

Le 26 mars 1853, Jean Étienne Joseph Estignard, maire de la commune à l'époque, et son conseil municipal décident de faire le nécessaire pour que la future ligne de chemin de fer devant relier Lyon à Bordeaux passe par Périgueux. Un mois plus tard, le 21 avril 1853, le décret donnant satisfaction aux Périgourdins est signé par Napoléon III. Le 20 juillet 1857, le premier train entre en gare de Périgueux, bâtiment qui n'est à l'époque qu'un assemblage provisoire de planches[12].

Les travaux de la gare définitive commencent le 12 septembre 1860[12], cinq jours avant l'inauguration de la section de Périgueux à Brive, mise en service le 17 septembre 1860 par la Compagnie du PO. Le 3 août 1863, la mise en service de la ligne à voie unique de Niversac à Agen par la Compagnie du PO, permet les relations entre Périgueux et Agen[13], ligne sur laquelle se trouve une gare secondaire, Périgueux-Saint-Georges, peu desservie.

La gare de Périgueux fait partie du réseau de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et est desservie par des trains Intercités et TER Aquitaine. La ville est également reliée, par des liaisons TER, à Bordeaux, Limoges, Brive et Agen ; par trains grandes lignes à Paris, Lyon et, par le Ventadour, à Clermont-Ferrand.

D'ici fin 2013, un contrat devrait être signé entre la région Aquitaine et la communauté d'agglomération pour intensifier le nombre de trains entre Mussidan et Niversac par une navette urbaine[14] qui pourrait se concrétiser d'ici 2020, avec la création de deux arrêts supplémentaires dans le quartier de Vésone et dans la zone industrielle de Boulazac[15].

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Photo de l'avant d'un bus du réseau Péribus.
Un des bus du réseau « Péribus » en janvier 2012.
Article détaillé : Péribus.

L'agglomération périgourdine est desservie par le réseau Péribus. Depuis janvier 2012, il se compose de onze lignes principales et d'un réseau de quatorze lignes secondaires à basse fréquence, qui dessert une partie de l'aire urbaine. De plus, depuis décembre 2011, une navette électrique gratuite fonctionne en centre-ville les mercredis et samedis, jours de marché.

Péribus est un réseau de transports urbains créé en 1987 pour desservir les communes membres du SIVOM (Boulazac, Coulounieix-Chamiers, Champcevinel, Chancelade, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). Le SIVOM est devenu district de l'agglomération périgourdine en 1994, puis a évolué en communauté d'agglomération périgourdine (CAP) en 1999. De nouvelles communes sont entrées dans la CAP : Antonne-et-Trigonant, La-Chapelle-Gonaguet, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, Razac-sur-l'Isle en janvier 2003, Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle en janvier 2012, puis Annesse-et-Beaulieu et Mensignac en janvier 2013, entraînant l'agrandissement du réseau Péribus. La CAP disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Des travaux devraient débuter en 2016 en vue de transformer une partie du réseau en bus à haut niveau de service (BHNS) avec couloirs de circulation dédiés[16].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport Périgueux-Bassillac.

L'aéroport Périgueux-Bassillac est situé sur la commune de Bassillac, à 9 km de Périgueux. Il dispose d'une liaison directe vers Paris depuis mars 2008, avec deux vols journaliers du lundi au vendredi. La ligne est opérée par la compagnie aérienne Twin Jet[17],[18].

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

En 1820, un projet important prévoit de rendre navigable l'Isle de Périgueux à Libourne. À Saint-Astier, commune située en bordure de la rivière à 20 km de Périgueux, trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 m sont établis ; un grand pont la traversant est construit vers 1830. Depuis Coutras jusqu'à l'entrée de la ville de Périgueux, 41 écluses et barrages en pierre y sont construits ou rénovés[G 1]. À cette époque, les transports se font par charrettes et de nombreuses marchandises stockées encombrent les axes de Périgueux. Le préfet de la Dordogne, en accord avec le maire de Périgueux, décide donc la création d'un port en bordure de la rivière Isle dans le quartier de la Cité. Les travaux commencent vers 1830. Un chantier portuaire est installé non loin de la grande écluse. Le port de Périgueux est inauguré en 1837[G 1]. De nombreuses marchandises y arrivaient : bois, charbon, fer, fonte, chaux, barriques de vin, huile, noix, châtaignes, tuiles, poteries, farineetc. Après 1920, le trafic du port baissa considérablement avec le développement du rail. Mais c'est surtout le transport routier qui stoppa brutalement le trafic du port vers 1949.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Schéma représentant une carte de Périgueux en 1900.
Carte de Périgueux en 1900, d'après le roman de Paul Nizan, Antoine Bloyé.

Fondée en 1240[G 2], la ville a connu plusieurs extensions au XIXe siècle. La ville s'étend avec des faubourgs, comme celui des Barris, aménagé sur la rive gauche de l'Isle.

En 1813, la commune de Saint-Martin fusionne avec Périgueux[19]. En 1862, tandis que les faubourgs de Saint-Georges, de l'Arsault et celui de la Cité se développent assez rapidement, le faubourg du Toulon semble abandonné, avec une population peu dense. Il se peuple de plus en plus par des ouvriers lors de l'apparition des lignes du chemin de fer et des ateliers de construction ferroviaires[20].

Le baby boom et l'exode rural[Note 3] accroissent fortement les besoins en logement. Le tissu actuel est dense et composé d'immeubles et de pavillons résidentiels.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Carte délimitant les différents quartiers de Périgueux.
Périgueux et ses six quartiers.

La mairie a divisé la commune en six quartiers[21] : le Gour-de-l'Arche, situé au nord-ouest du centre-ville ; le Toulon, où est implantée l'église Saint-Jean-Saint-Charles ; La Gare / Saint-Martin, quartier correspondant à l'ancienne commune du même nom fusionnée en 1813 avec Périgueux, et connu lui aussi pour son église ; Vésone, sur l'emplacement de Vesunna, l'ancienne capitale des Pétrocores ; Saint-Georges, le seul quartier en rive gauche de l'Isle, connu pour son église ; et le Haut Périgueux, au nord. Chaque quartier a un conseil qui joue le rôle d'instance d'information, de concertation et de débat en direction des habitants. Chaque conseil se réunit au moins une fois par trimestre sur l'initiative de son président. Il convient d'ajouter d'autres quartiers traditionnels existants tels que Clos-Chassaing, avec trois établissements scolaires portant son nom, ou encore La Grenadière, le quartier étudiant de Périgueux avec son site universitaire.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 19 231, alors qu'il était de 18 029 en 1999[22].

Parmi ces logements, 83,8 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 13,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 31,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 67,8 % des appartements[23].

Sur les 16 110 résidences principales occupées en 2009, 3 523 ménages, soit 21,9 % vivent à Périgueux depuis moins de deux ans, 3 956 ménages, soit 24,6 % vivent ici depuis deux à quatre ans, 2 595 ménages, soit 16,1 % vivent dans cette commune depuis cinq à neuf ans, et 6 036 ménages vivent à Périgueux depuis plus de dix ans[24].

Évolution du nombre de logements par catégorie[22]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Ensemble 14 195 15 274 16 075 17 362 18 029 19 231
Résidences principales 13 176 13 518 14 319 14 456 15 736 16 110
Résidences secondaires et logements occasionnels 420 562 484 850 680 630
Logements vacants 599 1 194 1 272 2 056 1 613 2 491

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 36,2 %, en légère augmentation par rapport à 1999 (34,2 %) et 2,8 % des habitants étaient logés gratuitement[25].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La rénovation urbaine prévoit l'aménagement de parkings, comme celui du Bas Saint-Front et celui du boulevard Montaigne, de fontaines et d'autres travaux divers, comme l'arrivée du TGV à l'horizon 2020 ou encore d'un éco-parc[26],[27]. L'emménagement de la maison des associations, de l'office de tourisme et du Centre d'information et de documentation jeunesse, dans de nouveaux locaux, est actuellement en projet. Les travaux de la maison de quartier du Gour-de-l'Arche seront achevés à l'été 2014[28]. Après avoir lancé des études et l'appel d'offre, le projet d'aménagement du quartier de la Gare se poursuit et démarrera officiellement au début de l'année 2015[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux d'entrée de ville en français et en occitan.

Pour les linguistes, Périgueux est un nom d'origine celte très ancienne provenant de « pétrocores » ou « pétrucores », qui a pour signification « quatre clans »[30],[G 3], ou « peuple aux quatre (petro-) armées (corii) »[31],[32],[33].

En occitan, la commune porte le nom de Perigüers[34], prononcé [pe.ri.ˈgʏ:], ou Peireguers, prononcé [pej.re.ˈgʏ:].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Périgueux.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vesunna et son musée.

Vers 200 av. J.-C., « les Pétrocoriens habitaient la région située entre la Dordogne et la Vézère », selon Venceslas Kruta[35]. Ils s'installent pendant cette période sur les hauteurs en rive gauche de l'Isle et créent, sur l'actuel territoire de Coulounieix-Chamiers, un camp fortifié à la Boissière, également connu sous le nom de la Curade[G 4]. Les Pétrocores étaient en Gaule et non en Aquitaine, car avant la conquête romaine, ces deux territoires étaient séparés par la rivière Garumna, comme l'a écrit Jules César.

«  La rivière Garumna sépare les Gaulois des Aquitains. »

— Jules César[36]

«  Prends garde, fier Pétrocorien,
Réfléchis avant de prendre les armes,
Car, si tu es battu,
César te fera couper les mains ! »

— Menace d'un légionnaire romain[37],[38]

En 52 av. J.-C., ils fournissent à Vercingétorix environ 5 000 guerriers, pour l'aider à affronter les légions romaines de Jules César[39].

En 27 av. J.-C., lors de l’organisation administrative de la Gaule effectuée par Auguste, Périgueux est placée dans la province aquitaine[40],[41]. Le camp de la Boissière est abandonné et la Vesunna gallo-romaine, future Périgueux, est créée entre 25 et 16 av. J.-C.[G 5] et développée par les habitants romanisés, ayant conservé leurs divinités gauloises[42]. Aux IIe et IIIe siècles, cette cité romaine prospère et s'embellit avec temples, bains, amphithéâtre, forumetc. On attribue à Vesunna 15 000 à 20 000 habitants[43]. Celle-ci devint à la fin du IIIe siècle la capitale de la cité des Pétrocores[42]. À la fin du IIIe siècle, à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demi[G 6], en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts[44]. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de Vesunna[G 6], ces murailles sont construites par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)[G 5], lieu qui va devenir « la Cité »[G 2].

Vésone est détruite vers l'an 410 par les barbares, favorisant l'apparition aux VIe et VIIe siècles du Puy-Saint-Front[45].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, les Normands, remontant l'Isle, pillent à plusieurs reprises la Cité[G 7]. Vers la fin du Xe siècle[G 8], au nord-est et en bordure de l'Isle, autour d'un monastère que l'évêque Frotier avait fait construire en l'honneur de saint Front, se développe un nouveau centre fortifié, nommé à cette époque le « bourg du Puy-Saint-Front »[D 1]. Pour se protéger des envahisseurs, les deux villes voisines édifient des murailles[G 6],[G 8].

Vers 1040[D 2], Périgueux est perturbée par des troubles ayant pour cause la monnaie frappée par le comte de Périgord, Hélie II[D 2]. Peu de temps après, l'évêque Girard de Gourdon, la considérant défectueuse et de mauvaise qualité et l'ayant interdite, le comte Aldebert II, fils d'Hélie II, décide de prouver, les armes à la main, qu'elle lui convient[D 2],[D 3]. De ce fait, la Cité doit prendre part à une guerre longue et meurtrière contre le comte[D 3]. Les quelques habitations placées sous la protection du nouvel établissement religieux du Puy-Saint-Front sont incendiées vers 1099 ; le couvent et le bourg ne tardent pas à être reconstruits[D 1].

De nombreux pèlerins viennent se recueillir sur le lieu où sont conservées les reliques de saint Front[46] ; au XIIe siècle, le nombre de maisons s'accroît et l'agglomération est de plus en plus ample[D 1]. Cependant, au fil du temps, les habitants du bourg se désunissent ; vers 1130, dans une querelle avec le couvent, une partie des bourgeois du Puy-Saint-Front s'allie avec le comte Hélie-Rudel[D 4]. Cette situation attise sa convoitise, persuadé qu'après avoir conquis le Puy-Saint-Front, il lui serait plus facile de soumettre enfin la Cité, ce qu'aucun de ses ancêtres n'a réussi à faire[D 4]. À la même époque, les comtes dominent le Puy-Saint-Front[D 4].

Dessin d'une tour carrée dépendant de la défense, fort ancienne, du Puy-Saint-Front, et qui fut reconstruite pour contenir des bouches à feu au rez-de-chaussée.
Dessin d'une tour carrée dépendant de la défense fort ancienne du Puy-Saint-Front, et qui fut reconstruite pour contenir des bouches à feu au rez-de-chaussée.

Vers 1150, Boson III, dit de Grignols, fait ériger une grande et forte tour, destinée à commander et surveiller la Cité, dont il vient de s'emparer[D 5]. Mais cette tentative d'oppression lui est fatale, ainsi qu'à ses descendants, car elle excite la colère du roi Henri II d'Angleterre, devenu duc d'Aquitaine par alliance[D 5]. La tour est détruite en 1182, époque à laquelle, à la suite d'un traité avec le comte Hélie V, le Puy-Saint-Front est remis entre les mains du fils d'Henri II d'Angleterre, Richard, qui fait détruire toutes les fortifications construites par lui et son prédécesseur[D 5]. C'est à la même période, à la fin du XIIe siècle, que le « bourg du Puy-Saint-Front » s'organise en municipalité[G 9].

Après avoir confisqué le duché d'Aquitaine à Jean sans Terre et l'avoir réuni à la couronne de France, Philippe Auguste exige que les peuples et les grands de ce duché lui rendent hommage. Hélie V et les habitants de la future ville de Périgueux prêtent alors serment de fidélité au monarque français en 1204[D 6].

Pendant de longues années, le Puy-Saint-Front et les comtes vivent en bonne intelligence[D 7]. L'organisation municipale de cette ville est depuis longtemps reconnue et constituée par l'autorité royale[D 7]. Quant à la Cité, elle ne rencontre aucune difficulté avec les comtes[D 7]. L'état de paix dure jusqu'en 1239 ; une certaine confiance existe même entre le comte Archambaud II et la ville car, à cette époque, cette dernière lui verse 50 livres en échange de l'abandon de la rente annuelle de 20 livres, qu'elle lui devait à chaque Noël[D 7].

Pour assurer sauvegarde et assistance mutuelles, et pour que les rivalités s'éteignent, Périgueux naît en 1240, d'un traité d'union des deux bourgs implantés à quelques centaines de mètres l'un de l'autre[D 8] : la Cité — issue de la Vésone gallo-romaine —, ville de l'évêque et du comte de Périgord[G 2], et la ville bourgeoise du Puy-Saint-Front[G 8].

Entre les comtes de Périgord et la nouvelle ville, diverses hostilités durent jusqu'en 1250, date à laquelle la discorde est apaisée par l'évêque Pierre III de Saint-Astier[D 9]. Au XIIIe siècle, de nouveaux bourgeois s'installent à Périgueux afin d'augmenter leur patrimoine foncier, en achetant des parcelles qui se libèrent, tout en profitant des rapports privilégiés qu'ils entretiennent avec leurs paroisses d'origine, où ils gardent encore des propriétés[M 1]. Revenant dans la région de leurs ancêtres, des marchands drapiers viennent également se fixer à Périgueux, acquérant de nombreuses rentes et terres dans un large rayon autour de la ville[M 1]. Le comte Archambaud III a d'autres démêlés avec Périgueux : en 1266, c'est à propos de la fabrication de la monnaie, et en 1276 au sujet de sa valeur[D 9]. Cette lutte de pouvoir continue de génération en génération[D 10]. Sur le principe, les comtes affectent la puissance souveraine, se prétendant seuls possesseurs du bourg du Puy-Saint-Front depuis le XIIe siècle, puis en allant chercher, au XIVe siècle, l'obtention de la faveur royale[D 10]. Ces longs conflits prennent fin au XIVe siècle, lorsque le comte de Périgord, Roger-Bernard, fils d'Archambaud IV[D 11], devient le vassal des Anglais qui confirment les bourgeois de Périgueux (« Maires, Consuls & Citoyens de la Cité ») dans leurs possessions et leur juridiction[47].

Depuis le milieu du XIVe siècle, les campagnes autour de Périgueux connaissent une période de crise grave, marquée notamment par une très forte chute de la population due aux effets dévastateurs de la peste noire et de la guerre de Cent Ans[D 12]. Pendant celle-ci, Périgueux reste fidèle au royaume de France, même lorsqu'elle est occupée par les Anglais entre 1360 et 1363[D 13]. Durant cette période, les comtes et leurs descendances, résidant le plus souvent dans leur château de Montignac, font allégeance au royaume d'Angleterre. Charles VI leur confisque terres et titres au profit de son frère Louis d'Orléans. Par cession ou par mariage avec la famille d'Orléans, le Périgord passe en 1437 aux mains de la maison de Châtillon, puis dans la maison d'Albret en 1481.

Pendant le Moyen Âge tardif, partout le manque de bras entraîne une contraction de l'espace cultivé : au cœur même du vignoble de la paroisse Saint-Martin, apparaissent des « déserts »[M 2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dessin de 1575 représentant Le vray Pourtraict de la ville de Perigueux, typolithographie d'Auguste Dupont.
Le vray Pourtraict de la ville de Perigueux, dessin de 1575, typolithographié par Auguste Dupont.

En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort de Charles, duc de Guyenne, son frère[48].

Les guerres de religion sont plus meurtrières pour Périgueux que ne l'a été la guerre de Cent Ans. Périgueux est prise le 6 août 1575 par les calvinistes[49],[G 7], commandés par Favas et Guy de Montferrand, puis pillée et occupée. Cette même année, au Puy Saint-Front, la châsse et le reliquaire contenant les restes du saint évêque sont volés, transportés au château de Tiregand où les ossements du saint sont jetés dans la Dordogne[G 10]. Périgueux reste entre les mains des protestants jusqu'en 1581[G 11], année où le capitaine Belsunce, gouverneur de la ville, se la laisse enlever par le catholique Jean de Chilhaud. Le Périgord rejoint la couronne de France en 1589, lorsque son avant-dernier comte, fils de Jeanne d'Albret, devient roi de France sous le nom de Henri IV, tout en laissant le comté en apanage à sa sœur Catherine de Bourbon. Celle-ci, décédée en 1604, sera l'ultime comtesse en titre de Périgord.

Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII, la ville est à la frontière d'une région soumise aux rebelles, qui s'étend jusqu'au sud du territoire correspondant à l'actuel département de la Dordogne[M 3]. Périgueux subit donc des révoltes paysannes mais ne fait pas partie des villes ou châteaux, comme Grignols, Excideuil puis Bergerac, qui ont été pris par les paysans durant cette époque[M 3]. En octobre 1651, lors de la Fronde, Périgueux accueille les troupes du prince de Condé[G 12]. En août 1653, elle reste la seule ville du Sud-Ouest hostile au roi, situation qui dure jusqu'au 16 septembre suivant, lorsque ses habitants mettent dehors les frondeurs[G 12]. C'est en 1669 que le siège cathédral passe de Saint-Étienne-de-la-Cité, ruinée, à la cathédrale Saint-Front, ancienne église de l'abbaye du même nom[G 13]. En automne 1698, la misère des dernières années, devenue insupportable, amène l'évêque de Périgueux à en appeler à « la bonté du Roy »[M 4].

En mars 1783, la ville connait une des plus importantes crues de l'Isle, l'eau noyant la chaussée du pont Saint-Georges[G 14]. Le clergé, la noblesse et le tiers état viennent de toute la province afin d'élire leurs députés aux États généraux de 1789. Après la création des départements en 1790, l'assemblée départementale se réunit alternativement à Bergerac, Périgueux et Sarlat. Périgueux devient définitivement le chef-lieu de la Dordogne en septembre 1791[50].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'avant 1893 représentant la cathédrale Saint-Front de Périgueux avant restauration, et surplombant les maisons au bord de l'Isle.
La cathédrale Saint-Front avant sa restauration par Paul Abadie. Photo prise par Médéric Mieusement avant 1893.

Sous le Premier Empire, la ville, siège de la préfecture[G 15], s'agrandit en 1813 en fusionnant avec l'ancienne commune de Saint-Martin[G 16]. En 1857, Périgueux voit l'arrivée du chemin de fer venant de Coutras[51] et à partir de 1862, l'installation des ateliers de réparation des locomotives et des voitures de la Compagnie du Paris-Orléans[G 17]. Cette activité survit encore au début du XXIe siècle dans le quartier du Toulon. C'est aussi au XIXe siècle que deux architectes œuvrent à Périgueux. Louis Catoire construit le Palais de justice, le marché couvert du Coderc et le Théâtre — aujourd'hui disparu — et divers immeubles de la place Bugeaud[52]. Paul Abadie restaure la cathédrale Saint-Front[53].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939, à la suite de l'avancée des forces allemandes en Alsace et en Lorraine, les habitants de ces deux régions sont évacués et répartis dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest de la France[54]. Périgueux accueille ainsi, dès le 5 septembre 1939, des milliers de Strasbourgeois ; la mairie de Strasbourg s'installe au 2 rue Voltaire, dans les locaux de la Chambre de commerce[G 18],[O 1]. Les services administratifs repartent à Strasbourg en juillet 1940, mais le maire, Charles Frey, reste à Périgueux jusqu'au 28 novembre 1944[G 18].

Photo d'une plaque commémorant l'installation de la mairie de Strasbourg à Périgueux de 1939 à 1945.
Plaque commémorant l'installation de la mairie de Strasbourg à Périgueux.

Les régiments dissous sur le territoire français sont autorisés à organiser l'Armée d'armistice en zone libre, pour maintenir l'ordre. Le 26e régiment d'infanterie devient donc le nouveau régiment de la Dordogne, en août 1940, à Périgueux[O 2]. Progressivement, la Résistance apparaît dans la ville : mouvements et réseaux se créent, pour la confection et la diffusion, par exemple, de faux-papiers ou de journaux clandestins. Les résistants, engagés dans l'armée, organisent des sabotages et des attentats[O 3]. Le 3 octobre 1942, le premier attentat par explosif endommage le kiosque de la Légion française des combattants de la ville, situé place Bugeaud, et provoque une fracture entre les gaullistes et les pétainistes. Les effets de la politique collaborationniste de Vichy finissent par dégrader la popularité de Philippe Pétain, entraînant un certain nombre de poilus dans la Résistance[O 4].

Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent la zone libre. Les convois allemands entrent dans la ville et s'installent dans le quartier Daumesnil, contraignant le 26e régiment d'infanterie à se dissoudre six jours plus tard[O 5]. La Gestapo emménage sur l'actuelle place du Général de Gaulle et fait partie de l'administration locale de l'époque, aidée par Paul Lapuyade, délégué départemental de la Légion des volontaires français, qui collecte de nombreux renseignements pour les nazis[O 5].

La Résistance s'intensifie en 1943, provoquant un attentat à la bombe le 9 octobre, qui vise pour la première fois les Allemands, en choisissant comme cible le siège de la Gestapo. Mais des représailles sont immédiatement déclenchées, entraînant l'arrestation de dix-sept résistants et la déportation de la plupart d'entre eux. Le 9 novembre, un nouvel attentat, dirigé contre les Allemands au bureau principal de la gendarmerie, occasionne de nombreux dégâts matériels et des blessés. Une opération répressive est aussitôt organisée, visant majoritairement les Juifs, dont 1 672 sont recensés dans l'arrondissement et 700 dans la ville même[O 6]. Un important sabotage impulsé par le comité régional des Francs-tireurs et partisans, réalisé par des hommes du Camp Wodli, met hors d'usage, le 13 décembre 1943, une des plus puissantes grues de levage de France, stationnée pour réparation aux ateliers de la SNCF de Périgueux[Note 4],[O 7].

Le 10 mai 1944, la milice et la police de Vichy arrêtent et regroupent 211 personnes dans la salle du Palace, puis les transfèrent vers les chantiers du mur de l'Atlantique, pour y effectuer des travaux forcés, les internent en Haute-Vienne ou les déportent vers l'Allemagne[55]. Le jour J, les Alliés débarquent en Normandie. Les résistants périgourdins s'attaquent alors à des objectifs militaires afin de paralyser l'ennemi. Les Allemands contre-attaquent en tuant plus de 500 civils. Face à cette situation, l'état-major des Forces françaises de l'intérieur, nouvellement constitué, fixe aux Allemands un ultimatum au 17 août, mais il n'obtient aucune réponse. Le 18 août, un plan d'encerclement de Périgueux est en cours. Dans le même temps, le débarquement de Provence provoque un dénouement soudain pour la ville : Hitler décide le retrait de ses troupes basées dans le Sud de la France. Après avoir fusillé, dans un premier temps, 35 résistants[56], puis 14 autres qui avaient été internés, les Allemands abandonnent la ville, sans destruction ni combat, le 19 août 1944[O 8].

Depuis le début de la Quatrième République[modifier | modifier le code]

En 1945, Hans Kowar, un prisonnier de guerre allemand travaille en Bergeracois, à Nastringues, dans une ferme appartenant à la famille du prêtre Henri Cellerier, qui enseigne la langue allemande à Périgueux[G 19]. Les deux hommes se lient d'amitié et, revenu chez lui, Kowar fait découvrir sa ville, Amberg, à Cellerier. Dès 1961, une délégation municipale périgourdine se rend à Amberg et le jumelage est officialisé le 2 octobre 1965[G 19]. L'association des amis d'Amberg est créée en 1993 pour donner lieu jusqu'à aujourd'hui à de nombreux échanges entre étudiants[57], comme celui qui a lieu chaque année encore, entre le collège Clos-Chassaing et l'Erasmus Gymnasium[58].

En 1964, le 5e régiment de chasseurs à cheval s'installe dans le quartier Daumesnil. Rattaché à la 15e division d'infanterie en 1977, il intervient au Liban entre 1986 et 1993 et en Yougoslavie de 1992 à 1994, année où il est dissous et quitte donc Périgueux[G 20].

Pendant les années 1950 à 1970, le faubourg des Barris se développe[49] sur la rive gauche de l'Isle.

À la suite de l'évacuation de 1939 des 80 000 Alsaciens en Dordogne et principalement à Périgueux pour les Strasbourgeois, 20 % restent en Périgord. De ce fait, des relations naissent ; Périgueux et Strasbourg concluent un accord de coopération en 2008, après délibération par le conseil municipal de Périgueux[57],[59]. Située dans le parc, en face du lycée Bertran-de-Born, une stèle marque la reconnaissance de Strasbourg à Périgueux pour l'accueil des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale[O 9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de ville de Périgueux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections, la commune est divisée en 21 sections de vote, administrées par six bureaux de vote dans Périgueux[60].

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 2012, le taux de participation au premier tour est de 81,28 % à Périgueux ; François Hollande (PS) obtient 33,93 % des voix, Nicolas Sarkozy (UMP) 26,10 %, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) 13,68 %, Marine Le Pen (FN) 12,14 % et François Bayrou (MoDem) 8,29 %, les cinq autres candidats recueillant chacun moins de 2,5 % des suffrages exprimés. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 82,86 % ; François Hollande obtient 59,83 % des suffrages exprimés et Nicolas Sarkozy 40,17 %[61].

Élection législative de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection législative de 2012 de la première circonscription de la Dordogne, le taux de participation au premier tour est de 63,22 % sur la commune de Périgueux ; Pascal Deguilhem (PS) obtient 46,34 % des voix exprimées, Philippe Cornet (UMP) 30,77 %, Alexandre Bodecot (FN) 7,81 % et Violette Folgado (Front de gauche) 7,6 %, les huit autres candidats recueillant chacun moins de 3 %. Au second tour de l'élection sur Périgueux, le taux de participation est de 61,64 % ; Pascal Deguilhem est élu avec 61,69 % des suffrages exprimés et Philippe Cornet obtient 38,31 %[62]. Sur l'ensemble de la circonscription, les résultats sont encore plus favorables au socialiste (65,99 % contre 34,01 %)[63].

Élections cantonales[modifier | modifier le code]

Les dernières élections cantonales ont eu lieu en 2011. Francis Colbac (PCF), conseiller général en place depuis 1979, est réélu dans le canton de Périgueux-Nord-Est[64] et Mireille Bordes (PS), conseillère générale depuis 2001, dans celui de Périgueux-Ouest[65]. Le troisième canton concerné, Périgueux-Centre, a été renouvelé en 2008. Il a vu la victoire de l'ancien maire Jean-Paul Daudou (UMP)[66].

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

À la suite du conseil de son ami François Hollande, qui lui avait demandé de se présenter aux élections municipales de 2008 contre Xavier Darcos[67], le 16 mars 2008, Michel Moyrand est élu au deuxième tour avec 50,42 % des voix, battant ainsi de 113 voix le maire sortant, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation Nationale du gouvernement Fillon. Il l'avait déjà affronté lors des municipales de 2001, mais il avait été battu dès le premier tour avec 34 % des voix.

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Pour les élections municipales de mars 2014, trois listes seulement s'affrontent au premier tour : celle de gauche du maire sortant Michel Moyrand, et deux listes de droite d'Antoine Audi et de l'ancien maire, Jean-Paul Daudou[68]. Une quatrième liste, celle d'Alexandre Bodécot présentée par le Front national, a été invalidée par la préfecture, compte tenu de la parité obligatoire des candidats non respectée[69].

Au premier tour, Michel Moyrand arrive en tête avec plus de 46 % des voix exprimées, devant Antoine Audi (plus de 39 %) et Jean-Paul-Daudou (près de 14 %)[70]. Bien qu'ayant atteint un score suffisant pour se maintenir au second tour, Jean-Paul Daudou se retire, mais ne donne aucune consigne de vote à ses électeurs[71]. Au second tour, Antoine Audi l'emporte avec 50,72 % des suffrages, reprenant la mairie de 168 voix[72].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2014, le conseil municipal de Périgueux est composé de 35 élus comprenant le maire et ses 10 adjoints[73]. Au terme des élections municipales de 2014, le nombre de conseillers municipaux a baissé à 35 car le recensement de 2011, servant de base au calcul de cette donnée, ne fait ressortir qu'une population municipale de 29 811 habitants[74], inférieure de peu au seuil des 30 000 habitants qui lui aurait permis de conserver 39 conseillers[75].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Périgueux.

Depuis 1971, six maires se sont succédé :

Liste des maires successifs depuis 1971
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1997 Yves Guéna[Note 5] UDR puis RPR
Député (1962-1973, 1974-1981, 1986-1988)
1997 2002 Xavier Darcos[Note 6] RPR
Sénateur (1998-2002)
2002 2005 Jean-Paul Daudou UMP
2005 mars 2008 Xavier Darcos UMP
Ministre de l'Éducation nationale (2007-2009)
mars 2008 avril 2014 Michel Moyrand PS
Conseiller régional depuis 2004
avril 2014[76] en cours Antoine Audi UMP  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Périgueux a fait partie, en 1993, du district de l'agglomération périgourdine, puis de la communauté d'agglomération périgourdine, lorsque celle-ci a été créée le 20 décembre 1999 à partir de sept communes appartenant à l'ancien district (Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). La communauté d'agglomération périgourdine prend effet au 1er janvier 2000. Le 27 décembre 2002, elle s'ouvre à six autres communes (Antonne-et-Trigonant, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, La Chapelle-Gonaguet et Razac-sur-l'Isle). Par arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011, les communes d'Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle, qui étaient rattachées à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux dissoute le 31 décembre 2011, rejoignent la communauté d'agglomération périgourdine au 1er janvier 2012[77]. Au 1er janvier 2013, les communes d'Annesse-et-Beaulieu et de Mensignac ont quitté la communauté de communes Astérienne Isle et Vern pour rejoindre la communauté d'agglomération périgourdine[78]. Cette dernière disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux, qui intègre les quinze communes de la communauté de communes Isle Manoire en Périgord[79].

Arrondissement et cantons[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux qui dépendait du district de Périgueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 (cantons de Périgueux-Centre, Périgueux-Nord-Est et Périgueux-Ouest), de même que la commune[80].

Périgueux, préfecture de la Dordogne, est le chef-lieu de l'arrondissement de Périgueux et de ces trois cantons.

Au 1er janvier 2011, la commune regroupait une population municipale de 29 811 habitants[81] se répartissant comme suit :

Canton Population
Canton de Périgueux-Centre 18 479
Canton de Périgueux-Nord-Est 6 365
Canton de Périgueux-Ouest 5 142

Alors que Périgueux-Centre correspond uniquement à une fraction du territoire de la commune, les deux autres cantons associent chacun une partie de Périgueux à trois autres communes.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

En tant que préfecture départementale, Périgueux est le siège du conseil général de la Dordogne. Les différentes instances sont réunies en centre-ville.

Périgueux possède un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants et dépend de la cour d'appel de Bordeaux, du tribunal administratif de Bordeaux et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[82].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, Périgueux est engagée dans une politique de développement durable. Elle vise la réduction, d'ici 2015, de l'émission des gaz à effet de serre à hauteur de 20 %, celle de l'utilisation des énergies fossiles et celle de la consommation d'énergie, entre autres grâce à des véhicules municipaux électriques, des ampoules basse-consommation pour l'éclairage public et des LED pour les feux tricolores[83].

La commune et la communauté d'agglomération ont également mis en service une navette électrique gratuite qui fonctionne en centre-ville les mercredis et samedis[84], jours du marché[85]. Les moyens de transport « doux » comme le vélo ou la marche sont privilégiés avec l'aménagement d'une voie verte, de bandes cyclables et d'espaces piétons[86].

Début février 2013, Michel Moyrand, maire de Périgueux, reçoit, des mains d'Alain Trampoglieri, secrétaire général du concours national de la Marianne d'or, le trophée de la Marianne d'Or 2012 du développement durable. Le diplôme correspondant lui avait été attribué le 11 décembre, pour la réalisation du quartier du Gour de l'Arche, la construction d'immeubles correspondant à la marque Haute qualité environnementale (HQE) et celle d'une chaufferie au bois. Le label Marianne d'Or du développement durable honore aussi les élus de tous bords qui développent de bonnes pratiques de gestion locale depuis une dizaine d'années[87].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La ville de Périgueux compte dans son parc automobile cent-trente-trois véhicules renouvelés tous les ans pour des raisons environnementales et économiques. Ils consomment peu de carburant et ils polluent peu. En 2013 s'ajoutent à la flotte trente voitures : vingt-trois d'entre elles sont louées pour soixante mois et les sept autres achetées, pour un coût total s'élevant à 218 346,12 € TTC[88].

Le Syndicat départemental des déchets de la Dordogne assure toutes les missions relatives à la valorisation et au traitement des déchets ménagers. De nouvelles filières voient régulièrement le jour comme la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques en fin de vie (DEEE) depuis janvier 2007, la collecte des textiles depuis novembre 2008 ou encore la collecte des déchets ménagers spéciaux (DMS) depuis juillet 2009. Pour chaque catégorie de déchets, ce syndicat respecte le principe de mutualisation des coûts à l'échelle départementale. Quatre déchèteries communautaires sont implantées à Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Périgueux et Trélissac.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux compte de nombreux espaces verts dont le jardin des Arènes, le parc Gamenson, le jardin des Remparts, le jardin des vagabondes et le jardin de la Source[89]. Dans son palmarès 2013, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[90]. Seules huit autres communes ont obtenu cette distinction en Aquitaine[90]. Toutes les plantes et fleurs de Périgueux sont issues des 2 000 m2 des serres municipales[91]. Le projet de fleurissement couvre tous les quartiers de la ville et suit les quatre saisons. Pour protéger les espaces verts, la ville a mis en place quatre canisites[Note 7],[92], seize distributeurs de sacs poubelles, mais a également créé trois caniparcs[Note 8],[93].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Périgueux est jumelée avec Amberg en Allemagne depuis 1965[94].

Par ailleurs, la ville a conclu un accord de coopération avec Strasbourg en 2008[57].

Sécurité[modifier | modifier le code]

En dehors de la police municipale, l'effectif des policiers à Périgueux est de 137 en 2008, adjoints de sécurité (ADS) compris[95]. Aujourd'hui, on compte 34 agents au service de la ville, dont vingt policiers municipaux, quatre agents de la brigade des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), quatre agents de la brigade des places et marchés, quatre agents de la brigade verte, un personnel administratif et un personnel d’accueil[96]. Le taux de violence dans la circonscription de police de Périgueux est de 2,98 faits[Note 9] pour 1 000 habitants, qui est le plus élevé de la Dordogne, bien inférieur cependant à la moyenne nationale qui est de 5,93 ‰[97]. En 2008, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 9,8 %, pour une moyenne nationale de 10,6 %[95].

Budget et fiscalité communale[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune disposait d’un budget de 64 699 000 € dont 47 862 000 € de fonctionnement et 16 837 000 € d'investissement[98], en augmentation de 3 % par rapport à 2005[99].

Le budget de fonctionnement était financé à hauteur de 44,5 % par les impôts locaux, 12,1 % par d'autres impôts et taxes et 15,5 % par la dotation globale de fonctionnement. Ces indicateurs étaient cette même année pour les communes de la même strate, de 20 000 à 50 000 habitants, respectivement de 36,7 %, 7,1 % et 18,7 %. Les taux d’imposition fixés par la commune étaient de 14,6 % pour la taxe d'habitation, de 44,5 % pour la taxe foncière sur le bâti et 105,5 % pour la taxe foncière sur le non-bâti. Les taux de la strate des communes de 20 000 à 50 000 habitants étaient respectivement de 18 %, 23,6 % et 59,1 %[98]. Le taux de la cotisation foncière des entreprises, qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010, fixé par l’intercommunalité, était de 28,1 %[100].

La dette cumulée de la commune s’élevait au 31 décembre 2011 à 39 895 000 €, soit 1 310 € par habitant, en augmentation de 37 % par rapport à 2005. La dette moyenne par habitant de la strate des communes de 20 000 à 50 000 habitants s'élevait quant à elle en 2011 à 1 049 €[98].

Année
Population
Fonctionnement Investissements Autofinancement Endettement Fiscalité
Produits
(en k€)
Charges
(en k€)
Résultat
(en k€)
Ressources
(en k€)
Emplois
(en k€)
CAF
(en k€)
encours
au 31/12
(en k€)
encours
par habitant
(en € par habitant)
TH
TFb TFnb Tpfa Potentiel fiscal
par habitant
Produits
impôts locaux
commune strate
2005[99] 32 294 43 253 38 721 4 532 19 754 19 041 6 382 30 799 954 13,9 % 42,4 % 100,5 % 0 % 555 687 16 682
2006[101] 32 294 40 378 36 712 3 666 20 565 19 241 5 250 35 338 1 094 13,9 % 42,4 % 100,5 % 0 % 573 710 16 993
2007[102] 32 294 44 581 41 784 2 797 15 627 15 962 4 468 36 409 1 127 13,9 % 42,4 % 100,5 % 0 % 589 738 17 607
2008[103] 32 294 42 241 39 698 2 543 21 281 20 110 4 215 41 226 1 277 13,9 % 42,4 % 100,5 % 0 % 631 752 18 030
2009[104] 31 046 44 082 40 612 3 470 14 766 16 181 5 104 41 406 1 334 14,6 % 44,5 % 105,5 % 0 % 671 803 19 608
2010[105] 30 808 44 710 40 725 3 985 16 746 15 806 5 675 39 536 1 283 14,6 % 44,5 % 105,5 % 0 % 693 834 20 124
2011[98] 30 458 47 862 43 323 4 540 16 837 15 644 6 120 39 895 1 310 14,6 % 44,5 % 105,5 % 0 % non renseigné n.r. 20 821
Notes : CAF = Capacité d'autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts, TH = Taux de la taxe d'habitation, TFb = taux de la taxe sur le foncier bâti, TFnb = taux de la taxe sur le foncier non bâti, Tpfa = Taxe professionnelle (fiscalité additionnelle)

En 2012, le budget de la ville de Périgueux s'élève à 65 310 770 €, s'équilibrant entre dépenses et recettes. Cette année-là, les dépenses les plus importantes sont, après les services généraux, l'éducation et le cadre de vie, deux axes forts de la politique municipale[106].

Tous les six ans sont émis par la chambre régionale des comptes des rapports d’observations sur la gestion et les comptes des collectivités locales et territoriales. Ceux édités pour les années 2006-2012 sur la ville de Périgueux relèvent des points positifs, dont l'amélioration de la situation financière depuis 2009, en déficit budgétaire jusqu'en 2008[107].

Budget municipal de Périgueux en 2012[106]

Répartition des dépenses pour 100 €

  •      Éducation (13,82%)
  •      Solidarité, vie sociale et vie associative (6,55%)
  •      Dette (8,88%)
  •      Services généraux (27,72%)
  •      Culture (10,43%)
  •      Sports (3,15%)
  •      Aménagement urbain et cadre de vie (18,85%)
  •      Sécurité (5,12%)
  •      Économie et tourisme (2,08%)
  •      Divers (3,40%)

Répartition des recettes pour 100 €

  •      Ménages (impôts) (37,72%)
  •      État (22,17%)
  •      Emprunt (10,71%)
  •      Ventes du patrimoine (0,90%)
  •      Ventes d'objets dérivés, redevance culturelle, concessions cimetières (1%)
  •      Communauté d'agglomération (9,86%)
  •      Subventions et participations (région, département, organismes) (4,59%)
  •      Taxes diverses (2,83%)
  •      Divers (10,22%)

Taux de fiscalité directe en 2010[108]

Taxe Périgueux Dordogne Aquitaine
d'habitation 14,58 % 6,81 %
foncière sur le bâti 44,54 % 17,97 % 3,17 %
foncière sur le non-bâti 105,50 % 62,64 % 9,31 %
de droits de mutation 1,20 % 3,60 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Seuil de comptabilisation[modifier | modifier le code]

En 2011, Périgueux est la commune la plus densément peuplée du département, avec plus de 3 000 habitants au kilomètre carré.

Sous l'angle régional, sa population peut être perçue sous différents critères : la population municipale en 2010 : 29 573 habitants, soit la dixième commune la plus peuplée d'Aquitaine ; la population de l'unité urbaine en 2010 : 66 299 habitants[109], soit la cinquième unité urbaine la plus peuplée d'Aquitaine, derrière Bordeaux, Bayonne, Pau et Agen, ou encore la 99e de France en 2007[110] ; la population de la communauté d'agglomération en 2010 : 73 382 habitants, soit la cinquième intercommunalité la plus peuplée d'Aquitaine, derrière celles de Bordeaux, de Pau-Pyrénées, de la Côte Basque-Adour et celle d'Agen ; la population de l'aire urbaine en 2010 : 101 287 habitants[111], soit la cinquième aire urbaine la plus peuplée d'Aquitaine, derrière Bordeaux, Bayonne, Pau et Agen, ou encore la 94e aire urbaine la plus peuplée de France en 2009[112].

Évolution[modifier | modifier le code]

Après avoir dépassé les 40 000 habitants dans les années 1940 et 1950, avec un maximum de 40 865 habitants en 1946, la population communale a ensuite décru de façon continue jusqu'à passer sous le seuil des 30 000 habitants au XXIe siècle. En 2010, la commune occupe le 1er rang au niveau départemental sur 557 communes et le 269e au niveau national, alors qu'elle était au 243e en 1999.

En 2011, la commune comptait 29 811 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 10],[Note 11].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 898 5 733 6 306 8 452 8 956 11 576 12 187 11 455 13 547
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 291 19 140 19 633 19 956 24 169 25 969 29 611 31 439 31 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
31 976 31 361 33 548 33 144 33 389 33 988 37 615 40 865 40 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
38 529 37 450 35 120 32 916 30 280 30 193 29 558 29 811 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[113].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Périgueux présente des caractéristiques atypiques au niveau de la répartition hommes/femmes par âge. En effet, on observe un fort taux d'hommes pour les tranches 15-29 ans (5,3 points en plus) et 30-44 ans (2,5 points en plus). Ceci peut s'expliquer par les offres de formation universitaire, qui attirent davantage les hommes que les femmes.

Pyramide des âges à Périgueux en 2009 en pourcentage[114]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,8 
9,0 
75 à 89 ans
15,4 
12,5 
60 à 74 ans
14,8 
18,2 
45 à 59 ans
18,7 
18,9 
30 à 44 ans
16,4 
27,0 
15 à 29 ans
21,7 
13,8 
0 à 14 ans
11,2 


Statut marital des personnes à Périgueux en 2009 en pourcentage[115]

  •      Divorcé(e) (11,4%)
  •      Veuf (veuve) (10,0%)
  •      Marié(e) (32,6%)
  •      Célibataire (46,0%)

L'agglomération et l'aire urbaine de Périgueux[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Périgueux (l'agglomération) comprend neuf communes appartenant au Grand Périgueux : Bassillac, Boulazac, Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac[116]. L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 57 communes[117].

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2009, la population immigrée représentait 1 488 personnes sur les 29 273 habitants de la commune, soit 5,1 % de la population municipale. On comptait 751 hommes et 737 femmes[118].

Le nombre des étrangers était, quant à lui, de 1 046 personnes, soit 3,6 % de la population totale[119].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Périgueux est située dans l'académie de Bordeaux.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

En 2012, au niveau de l'enseignement primaire, la commune dispose de onze écoles maternelles publiques, d'une école maternelle privée, de huit écoles élémentaires publiques, et de six écoles élémentaires privées[120],[121].

Écoles maternelles publiques

  • École Les Barris
  • École Castel-Peyssard
  • École de La Cité
  • École Clos-Chassaing
  • École du Gour-de-l'Arche
  • École Le Lys
  • École Les Mondoux
  • École de la Route d'Agonac
  • École Solange-Pain
  • École du Toulon
  • École de Vésone

Écoles maternelles privées

  • École Notre-Dame de la Miséricorde

Écoles élémentaires publiques

  • École André-Boissière
  • École André-Davesne
  • École de La Cité
  • École Clos-Chassaing
  • École du Gour-de-l'Arche
  • École Lakanal
  • École Maurice-Albe
  • École du Toulon

Écoles élémentaires privées

  • École du Sacré-Cœur
  • École Saint-Front
  • École Saint-Jean
  • École Saint-Martin
  • École Sainte-Marthe
  • École Calandreta

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La région gère trois lycées généraux et technologiques, quatre lycées professionnels et le département gère sept collèges sur la commune[122] :

Collèges publics

  • Collège Bertran-de-Born
  • Collège Laure-Gatet
  • Collège Michel-de-Montaigne
  • Collège Clos-Chassaing
  • Collège Anne-Frank

Collèges privés

  • Collège Saint-Joseph
  • Collège Sainte-Marthe

Lycées d'enseignement général et technologique publics

Lycées professionnels publics

  • Lycée Albert-Claveille
  • Lycée Pablo-Picasso
  • Lycée Léonard-de-Vinci

Lycées professionnels privés

  • Lycée Saint-Joseph

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le site universitaire de Périgueux (implanté à la Grenadière) rassemble des formations délocalisées de l'université de Bordeaux ainsi que l'École supérieure du professorat et de l'éducation. Les différents établissements sont le Département d'études juridiques et économiques de Périgueux (droit, AES, capacité en droit, licence ED3S), l'IUT de Périgueux, l'IUP, l'ESPE, l'IFSI et IFSA[124].

Taux de scolarisation[modifier | modifier le code]

En 2009, sur l'ensemble de la population âgée entre 2 et 5 ans, soit 917 personnes, 667 sont scolarisées, soit 72,8 % de cette part de population. Sur l'ensemble de celle âgée entre 6 et 10 ans, 99,7 % des 1 115 personnes sont scolarisées, soit 1 111 recensées. On compte 99 % des 1 021 personnes âgées entre 11 et 14 ans qui sont scolarisées, soit 1 011 individus. Sur la population comptant 976 personnes qui ont entre 15 et 17 ans, 937 sont scolarisées, soit 96 %. Pour les 18 à 24 ans, sur les 4 006 recensés, 53,3 %, soit 2 136 individus, sont scolarisés. Pour ceux âgés de 30 ans et plus, seulement 1 % de cette population comptant 18 616 personnes sont scolarisés, soit 182.

Taux de scolarisation selon l'âge en pourcentage en 2009[125]

Source : INSEE

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède son centre hospitalier : le Centre hospitalier de Périgueux (CHP), qui est reconnu par le Schéma régional d'organisation sanitaire III d'Aquitaine (2006-2011) comme l'établissement de recours pour le territoire du Périgord (400 000 habitants). Il possède un équipement médico-technique et les compétences suffisantes pour assurer une prise en charge médicale et chirurgicale optimale des patients, dans les conditions de sécurité exigées par la réglementation[126]. Le président de son conseil de surveillance est Michel Moyrand[126], actuel maire de la commune.

En 2013, l'hôpital a un budget d'exploitation d'environ 188 millions d'euros. Cette même année, le centre compte 1 269 lits et places répartis sur différents secteurs médicaux, gérés par 2 600 professionnels et 180 médecins[127]. En plus des activités médicales et chirurgicales, le centre s'occupe aussi de deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), rue Philippe-Parrot et avenue Georges-Pompidou, comptant 487 lits [128].

La Polyclinique Francheville et la Clinique du Parc secondent l'hôpital.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La félibrée à Périgueux[modifier | modifier le code]

Photo d'une assiette décorée commémorative de la félibrée de 2001 à Périgueux. Le dessin représente un couple de périgourdins en costume traditionnel en tête d'un défilé. La femme sur la droite joue du violon et l'homme à gauche de l'accordéon.
Assiette de la 82e félibrée, le 1er juillet 2001 à Périgueux.

La félibrée est une fête populaire occitane organisée chaque année, dans une ville ou un village du Périgord. Elle s'est déroulée à Périgueux en 1907, 1927, 1946, 1980 et 2001[129].

Festivals de musique[modifier | modifier le code]

Depuis 1985, tous les ans en juillet et août, a lieu le « Concours de la Truffe d'Argent », consacré à la chanson francophone, avec plusieurs catégories et trophées[130]. Il y avait également le festival des « Musiques de La Nouvelle-Orléans à Périgueux » (MNOP) en août[131] qui, après sa 11e édition en 2011, n'a pas été reconduit en 2012 pour des raisons financières[132]. Un nouveau festival, « Musiques de La Nouvelle-Orléans en Périgord », non plus lié à Périgueux mais à plusieurs autres communes du département, s'est tenu du 26 juillet au 11 août 2012[133] et a été suivi d'un concert à Boulazac le 13 octobre[134]. En août, le Festival Sinfonia en Périgord est consacré à la musique baroque[135]. Un autre nommé le « Festival Macadam Jazz » organise des concerts sur les places du centre-ville les mardis en juillet et août[12],[136].

Fêtes et foires[modifier | modifier le code]

Les grandes fêtes de Saint-Georges ont lieu tous les ans, le premier week-end de mai, depuis au moins la fin des années 1880[G 21],[Note 13]. Annuelle également, la « Foire Exposition de Périgueux » se déroule pendant neuf jours en septembre, au parc des expositions de Marsac-sur-l'Isle, avec diverses animations et conférences[137]. Jadis, la foire primitive de Périgueux avait lieu sur les boulevards et places de la ville, de la place Bugeaud à la place Tourny et, pour les animaux, sur l'ancienne place Francheville.

Autres événements[modifier | modifier le code]

Même si avant la Seconde Guerre mondiale, certains quartiers organisaient déjà des festivités le jour de Mardi gras[G 22], le carnaval est devenu un important rendez-vous des Périgourdins depuis 1984 : les premières éditions se déroulaient encore le Mardi gras, avec demi-journée libre pour les élèves, puis elles ont migré vers un dimanche de la mi-mars, avec défilé de chars dans toute la ville. La journée se termine traditionnellement à proximité de la cathédrale Saint-Front, sur les quais au bord de l'Isle, par le jugement puis la crémation de « Pétassou »[138]. Tous les deux ans (années paires) en novembre, depuis 1990, se déroule le Salon international du livre gourmand[G 23]. À Périgueux, tous les mercredis sont « gourmands » et « créatifs », avec l'aide de la mairie. Un festival interdisciplinaire explorant les affinités entre la poésie actuelle et les autres arts, organisé par l'association « Féroce marquise », se déroule chaque année depuis 2002 : le « Festival Expoésie » (13e édition début mars 2014)[139]. Fin juillet, c'est la « Foire de l'écologie » : stands de produits alimentaires et autres, espaces éducatifs, ateliers créatifs pour les enfants, carrefour d'information avec organisation d'une table ronde, et pour finir un bal. Créé en 1983[G 24], le festival international du mime et du geste Mimos se déroule fin juillet, début août[140]. Des soirées « Roller Boulevard » sont organisées en juin. Le « Festival du cinéma latino-américain » anime la ville en octobre. Une « Semaine Internationale de la Solidarité » a lieu chaque année en novembre. Un « Festival Art et Eau » a été organisé en juin 2011[141]. La « Fête de la Moto » a lieu en juin[142]. Le soir du 14 juillet et la veille sont animés chaque année par un grand bal populaire organisé par les pompiers de la ville[143]. Chaque année, un dimanche de début août, plusieurs dizaines de peintres ou dessinateurs s'éparpillent à travers la vieille ville pour y exprimer sa diversité architecturale lors du concours du « Cadre d'Or » (27e édition en 2013)[144].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le stade Roger-Dantou.

Le stade Francis-Rongiéras porte le nom d'un ancien rugbyman du Club athlétique périgourdin, décédé en 1991[G 25]. Ce club en est le résident. Sa capacité d'accueil habituelle est de 6 300 places mais 10 000 personnes ont pu y assister en janvier 2010 à la rencontre de coupe de France entre le Trélissac Football Club et l'Olympique de Marseille[145], et il dispose du stade Roger-Dantou comme annexe. Le club de rugby de Périgueux présente un grand palmarès, avec cinq titres de champion de France en deuxième division fédérale dont deux dans les catégories Juniors A et B, finaliste lors du championnat de France de 1998 dans le groupe A2, vainqueur du Challenge de l'Espérance en 2009, et finaliste en Fédérale 1 en 2011[146]. Le club de basket de Boulazac, communément appelé le BBD, a joué à l'origine à Périgueux sous le nom d'USPB, mais la création d'une salle omnisports à Boulazac, en 1992, a incité les dirigeants à migrer en banlieue[147].

Une salle omnisports est située dans le quartier du Toulon. La voie verte des berges de l'Isle s'étend sur 15 km et permet de relier la communauté d'agglomération périgourdine d'est en ouest. Trois passerelles, où peuvent se déplacer piétons, coureurs et cyclistes, permettent de franchir la rivière. Elle a obtenu le 2e prix européen 2007 des voies vertes. La Filature de l'Isle regroupe les locaux de différentes associations sportives mais aussi d'une école de musique et de studios. Un fronton situé rue des Izards sert aux deux clubs de pelote basque : AS3P et l'école de pelote de Périgueux[148]. La ville a également un lieu public pour pratiquer le golf, un terrain équestre, un complexe tennistique, une salle de billard et de bridge, un skatepark, une base nautique de canoë-kayak et deux boulodromes, l'un route d'Angoulême et l'autre place du 8-Mai-1945. La piscine Bertran-de-Born, qui a ouvert ses portes le 1er mars 2014, accueille les clubs de natation et les scolaires[149]. Périgueux possède aussi plusieurs gymnases : un dans le quartier du Gour de l'Arche, un annexé à l'établissement scolaire Bertran-de-Born, un autre dans le quartier Saint-Georges, un dans le quartier Clos-Chassaing et un près de l'église Saint-Étienne-de-la-Cité[150].

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Photo prise à Périgueux représentant six cyclistes avec à leur tête le maillot jaune, lancés dans une rue à l'occasion du passage du Tour de France 2007 à Périgueux. Au second plan, la foule massée sur le trottoir applaudit.
Passage à Périgueux du Tour de France 2007 ; au premier plan, le maillot jaune, Alberto Contador.

Périgueux a été deux fois ville étape du Tour de France, en 1961 et en 1994 (contre-la-montre)[151]. La 18e étape de l'édition 2007, reliant les villes de Cahors et d'Angoulême, a traversé la ville[152]. La seule étape contre-la-montre du Tour de France 2014 reliera Bergerac à Périgueux le 26 juillet[153],[154]. Le 10 janvier 2010, à l'occasion du match de football FC Trélissac-OM, une affluence record au stade Francis-Rongiéras a dépassé sa capacité, avec plus de 10 000 spectateurs.

Plusieurs compétitions régionales, voire nationales, se tiennent chaque année à Périgueux. En mai, pendant les fêtes de Saint-Georges, a lieu une course cycliste. Le même mois se déroulent également un tournoi de l'école de rugby et un semi-marathon. En juin, ont lieu l'Open GDF Suez du Périgord, tournoi de tennis féminin (18e édition en 2014[155]), un triathlon et une autre course cycliste, les « 100 tours des boulevards ». Un jumping national se déroule en juillet. Au mois d'août, c'est le tournoi des vétérans de tennis et le « National de pétanque ». En 2012, quelque 2 000 boulistes ont participé à la trentième édition de cette compétition, sur les allées de Tourny[156]. En septembre a lieu une course à pied nommée les « Foulées de Saint-Georges », ainsi que la coupe de golf de la ville. En octobre et novembre, se déroule une compétition de canoë-kayak sur l'Isle. En décembre, un évènement sportif est organisé par le CAP triathlon sur la voie verte des berges de l'Isle, les « 10 km du canal et de la voie des Stades »[157].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse papier est représentée par un journal régional, Sud Ouest (quotidien et hebdo), et par trois titres départementaux, la Dordogne libre (quotidien), Réussir le Périgord (hebdo)[Note 14] et L'Écho du Périgord (quotidien) chacun avec leur édition locale. Entre 1985 et 2010, un ancien mensuel en langue anglaise, French News, a été édité et diffusé à Périgueux. Des radios telles que France Bleu Périgord[158] et Isabelle FM[159] émettent localement leurs émissions. France 3 Périgords, télévision faisant partie de France 3 Aquitaine, propose quotidiennement un journal local sur Périgueux, ainsi que « ses Périgords »[160]. La mairie de Périgueux édite également un magazine trismestriel d'information communale : Périgueux le magazine des Périgourdins[161].

Cultes[modifier | modifier le code]

Photo représentant le temple protestant de Périgueux. Derrière une grille en fer forgé, la façade ensoleillée est percée d'un portail en bois à double vantail.
Le temple de l'Église réformée de France de Périgueux, rue Antoine-Gadaud.

Les catholiques prédominent dans la ville, qui est le siège épiscopal du diocèse de Périgueux, institué dès le IIIe siècle. En 1854, sa dénomination complète devient diocèse de Périgueux et Sarlat. Depuis 1983, il est jumelé avec le diocèse de Garoua au Cameroun[162]. Son titulaire depuis 2004 est Mgr Michel Mouïsse. Le culte est assuré dans cinq églises : la cathédrale Saint-Front, les églises Saint-Étienne-de-la-Cité, Saint-Georges, Saint-Jean-Saint-Charles et Saint-Martin.

Les protestants évangéliques disposent de deux églises[163] ; les protestants réformés bénéficient d'un temple de l'Église réformée de France, rue Antoine-Gadaud[164],[165].

Les musulmans, de l'Association des Musulmans de Périgueux[166], se réunissent à la mosquée de la ville, rue du Tennis[164],[167].

Les Juifs disposent d'une synagogue, rue Paul-Louis-Courier[164].

On recense également, en faible nombre, des adeptes du mormonisme, officiellement appelé l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, rue Combe-des-Dames[168]. Les Témoins de Jéhovah ont un lieu de culte près de la ville, à Coulounieix-Chamiers[169].

Économie[modifier | modifier le code]

Périgueux était le siège de la chambre de commerce et d'industrie de la Dordogne (CCI) jusqu'en décembre 2009 lorsque son pôle interconsulaire a emménagé dans la zone d'activités « Créav@allée Nord » à Coulounieix-Chamiers.

Avec un produit intérieur brut de 86,3 milliards d'euros en 2010[170], l'Aquitaine est la sixième région la plus riche de France, produisant 4,5 % de la richesse nationale. Périgueux est l'un des contributeurs de ce PIB.

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 362 €, ce qui plaçait Périgueux au 29 838e rang parmi les 31 347 communes de plus de 50 ménages en métropole[171].

Comparatif des revenus en 2009[172],[173]
Revenus moyens par ménage Revenu médian Proportion de foyers imposables
Commune de Périgueux 19 187 € 17 189 € 49 %
Aire urbaine de Périgueux 21 444 € 18 361 € 53 %
Dordogne 19 265 € 16 663 € 46 %
Moyenne nationale 23 433 € 18 355 € 54 %

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 19 161 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,6 % d'actifs dont 61,3 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[174].

La même année, on comptait 23 052 emplois dans la commune, contre 21 876 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi et résidant dans la commune étant de 11 835, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 15] est de 194,8 % ce qui signifie que la commune offre quasiment deux emplois pour un habitant actif, ce qui est exceptionnel[175].

En 2009, dans la zone d'emploi de Périgueux, parmi tous les actifs de plus de 15 ans ayant un emploi, 34,6 % soit 32 108 personnes travaillent dans leur commune de résidence (alors qu'ils étaient 34 357 en 1999 soit 41,3 % ), et les 65,4 % restants, soit 60 773 recensés, travaillent dans une autre commune[176].

Répartition en 2009 des actifs par catégories socioprofessionnelles[177].
CSP Périgueux France
Agriculteurs 0,3 % 1,9 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 5,5 % 6,1 %
Cadres, professions intellectuelles 14,5 % 16,2 %
Professions intermédiaires 28,7 % 25,0 %
Employés 36,9 % 28,5 %
Ouvriers 14,1 % 22,2 %

En 2009, sur les 11 835 employés habitant à Périgueux, 10 558 sont des salariés — soit 89,2 % —, et 1 277 sont des non-salariés — soit 10,8 %[178].

Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2009[178]
Nombre Dont ceux qui font du temps partiel Dont ceux qui sont des femmes
Salariés 10 558 16,5 % 52,2 %
Non-salariés 1 277 10,8 % 38,7 %

Au 31 décembre 2011, on comptait à Périgueux 2 835 chômeurs[Note 16], dont 924 de longue durée[179]. Sur l'ensemble des chômeurs, 10 % ont été licenciés, 2,9 % ont démissionné, 31,3 % sont arrivés au terme d'un contrat à durée limitée, et 2,5 % ont font l'objet d'une première inscription en tant que demandeurs d'emploi[180].

Chômage des 15 à 64 ans[181]
1999 2009
Nombre de chômeurs 2 163 1 979
Taux de chômage 15,6 % 14,4 %
Taux de chômage des hommes 14,3 % 14,8 %
Taux de chômage des femmes 17 % 14,1 %
Part des femmes parmi les chômeurs 54,7 % 49,3 %

Diplômes et formation[modifier | modifier le code]

Sur les 22 212 habitants de 15 ans ou plus, non scolarisés, recensés en 2009, 22,8 % ont au moins un CAP ou un BEP ; 19,7 % ont au moins le baccalauréat ou un brevet professionnel ; 11,7 % ont un niveau bac +2 ; et 13,2 % ont bac +3 et plus[182].

Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus selon le sexe en 2009[182]
Ensemble Hommes Femmes
Population non scolarisée de 15 ans ou plus 22 212 9 570 12 643
Part des titulaires en %
- d'aucun diplôme
13,4 12,3 14,3
- du certificat d'études primaires
10,6 8,9 11,8
- du BEPC, brevet des collèges
8,6 6,7 10,1
- d'un CAP ou d'un BEP
22,8 27,4 19,2
- d'un baccalauréat ou d'un brevet professionnel
19,7 19,0 20,2
- d'un diplôme de l'enseignement supérieur court
11,7 10,5 12,6
- d'un diplôme de l'enseignement supérieur long
13,2 15,2 11,8

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Périgueux comptait 3 477 établissements : 21 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 176 dans l'industrie, 186 dans la construction, 2 320 dans le commerce-transports-services divers et 774 étaient relatifs au secteur administratif[183].

En 2011, 239 entreprises ont été créées à Périgueux[184] dont 112 par des auto-entrepreneurs[185].

En 2014, le principal employeur de la ville est le centre hospitalier avec près de 2 500 personnes, suivi par le Technicentre des ateliers SNCF et la ville de Périgueux[186].

Parmi les principales entreprises privées ayant leur siège social en Dordogne, cinq dont le siège social est à Périgueux figuraient parmi les 50 premières en termes de chiffre d'affaires HT en 2007[187] :

  • la Polyclinique Francheville (activités hospitalières) : 20e avec 33 836 k€ de chiffre d'affaires HT ;
  • Somatherm (fabrication d'articles de robinetterie) : 23e avec 31 796 k€ de chiffre d'affaires HT ;
  • Magot Cavard (entretien et réparation de véhicules automobiles légers) : 31e avec 25 219 k€ de chiffre d'affaires HT ;
  • Pierre Champion (préparation industrielle de produits à base de viande) : 42e avec 17 389 k€ de chiffre d'affaires HT ;
  • Disper (supermarchés) : 43e avec 17 204 k€ de chiffre d'affaires HT.

En 2010/2011, elles ne sont plus que deux[188] :

  • Somatherm : 20e avec 35 464 k€ de chiffre d'affaires HT ;
  • la Polyclinique Francheville : 25e avec 32 748 k€ de chiffre d'affaires HT.

Par secteur d'activité en 2010/2011, la Polyclinique Francheville se classe au 2e rang des entreprises de services ayant leur siège social en Dordogne[189]. Dans le BTP, la SARL Omega se classe au 9e rang avec 9 476 k€ de chiffre d'affaires HT[190] et Somatherm se classe 9e dans le commerce[191].

Allée de stands de trufficulteurs.
Marché à la truffe de Périgueux.

Périgueux abrite dans le quartier du Toulon des ateliers de réparations de la SNCF[Note 17] qui emploient près de 700 personnes. Les voitures « Corail » et « Téoz » y sont rénovées ainsi que les trains TER et toutes les climatisations de l'Eurostar et des TGV de France. Depuis 1970, l'agglomération accueille également dans la zone industrielle de Boulazac, à la périphérie de la ville, l'imprimerie des timbres-poste et valeurs fiduciaires (ITVF) d'où provient la totalité des timbres émis en France, soit 4 milliards de timbres par an. Elle emploie 700 personnes. La commune de Marsac-sur-l'Isle, membre de l'agglomération, accueille l'usine de production agroalimentaire, FroMarsac — les produits laitiers du Groupe Bongrain[192] —, producteur notamment des célèbres fromages industriels, St Môret, Chavroux et Tartare.

Le marché alimentaire de Périgueux a lieu tous les mercredis et samedis matin en centre-ville, sur les places de l'Hôtel-de-Ville, Saint-Silain, de Verdun et dans la rue de Vésone. Tout au long de la semaine, il se déroule dans la halle et la place du Coderc. Le mercredi toute la journée a lieu un marché bazar et textile, sur l'esplanade Badinter, la place Bugeaud et le boulevard Michel-de-Montaigne[193]. Les samedis d'été se déroule le marché aux truffes et de mi-novembre à mi-mars se déroule celui du marché au gras.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Étape touristique incontournable, située en plein cœur du Périgord, et pouvant accueillir les touristes dans dix hôtels en centre-ville[194], Périgueux est classée station de tourisme[195], ville d'art et d'histoire et compte un important secteur sauvegardé depuis 1980[196]. Périgueux accueille les visiteurs de la vallée de l'Isle et les pèlerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle depuis 2 000 ans[197]. Des promenades urbaines sont organisées par l'office de tourisme pour faire découvrir l'histoire de la ville, et sont commentées par des guides agréés par le ministère de la Culture et de la Communication[198], tout ceci en plus des musées, des monuments historiques et du parcours de 4,5 km du petit train, afin de faire découvrir la ville aux touristes[199]. Pour trouver les sites périgourdins à visiter, l'office de tourisme a développé des applications mobiles, notamment « Périgueux Tour » en 2011, qui renseigne à propos des activités organisées par la ville[200].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Périgueux appartient au réseau national des Villes et pays d'art et d'histoire.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

La ville compte trois musées qui ont tous trois l'appellation musée de France en raison de la qualité de leurs collections. Le musée d'art et d'archéologie du Périgord, premier musée du département, est créé en 1835. Le musée militaire du Périgord est créé en 1911 pour garder en mémoire l'héroïsme de la Garde Nationale de Périgueux et du 22e régiment des mobiles de la Dordogne de 1870 et de 1871. Le musée gallo-romain Vesunna est une création récente de l'architecte Jean Nouvel[201]. Ils permettent ensemble d'appréhender l'histoire locale à travers des collections archéologiques depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Le premier possède aussi de très belles collections d'Afrique et d'Océanie, pièces rapportées par les Périgourdins lors de leurs voyages depuis le milieu du XIXe siècle.

Théâtres, cinéma et salles de concerts[modifier | modifier le code]

Photo d'une rue en enfilade, avec sur la droite la façade ensoleillée du théâtre le Palace, présentant un fronton sculpté et un grand porche.
Le Palace, théâtre de la ville.

Périgueux dispose d'un complexe cinématographique Cap Cinéma[202],[203], de deux théâtres : Le Palace et le théâtre de l'Odyssée[Note 18],[204] ; du Centre départemental de la communication[Note 19], et d'une salle de concerts affiliée au réseau Fédurok : le « Sans Réserve »[Note 20],[205].

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Créée en 1809, la bibliothèque municipale de Périgueux se compose d’un établissement central et de trois annexes : le Gour de l’Arche, Saint-Georges et le Toulon. Ses collections comptent plus de 50 000 documents patrimoniaux, et elle propose plus de 130 000 ouvrages au prêt[206],[207],[208]. Périgueux compte également l'espace culturel François-Mitterrand et la bibliothèque départementale de prêt.

Architecture civile et militaire[modifier | modifier le code]

La ville de Périgueux recèle les vestiges gallo-romains de l'ancienne cité de Vésone : les restes de la domus des Bouquets (villa gallo-romaine) au-dessus desquels l'architecte Jean Nouvel a construit le musée Vesunna[209]. Ces vestiges sont classés monuments historiques depuis 1963[210]. Le jardin des Arènes est entouré par les vestiges de l'amphithéâtre romain du IIe siècle, classés en 1840[211]. La tour de Vésone, classée en 1846[212], reste le seul vestige d'un fanum dédié à Vésone, déesse tutélaire de la ville. Cette tour correspond à la cella, c'est-à-dire, la partie centrale sacrée où seuls les prêtres avaient accès.

La ville a conservé de nombreux bâtiments médiévaux et Renaissance : le château Barrière, du XIIe au XVIe siècle, classé monument historique depuis 1862[213], est bâti sur l'enceinte antique construite au début du IIIe siècle. Sur vingt hectares s'étend le secteur sauvegardé du centre-ville médiéval et Renaissance, dont la rue Limogeanne, avec notamment l'hôtel Fayard dit « maison Estignard » et aux nos 1, 3 et 5 un groupe de maisons d'époque Renaissance. La tour Mataguerre, dernière tour existante du rempart, est accessible en visite. Elle est classée depuis 1840[214]. En bord de rivière, à proximité de la cathédrale, les maisons des Quais forment un ensemble architectural composé de trois demeures mitoyennes, l'hôtel Salleton inscrit en 1938[215], la maison des Consuls et la maison Lambert, toutes deux classées depuis 1889[216],[217]. Également au bord de l'Isle, un étrange bâtiment en torchis et à pans de bois, l'eschif, improprement appelé « Vieux moulin » ou encore « moulin de Saint-Front », semble tenir miraculeusement sur sa base. Il est classé depuis 1977[218]. Rue Aubergerie, l'hôtel de Sallegourde est inscrit depuis 1931 pour sa tour et sa tourelle[219].

L'hôtel de préfecture de la Dordogne bâti au XIXe siècle présente une façade Second Empire ; ses salons sont de véritables œuvres d'art. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1975[220]. Le palais de justice de style néoclassique est inscrit en partie depuis 1997[221]. Au bord de l'Isle, 200 mètres au nord-est de la cathédrale, l'hôtel de Fayolle du XVIIe siècle est inscrit depuis 1970 pour son porche[222]. À moins de cent mètres de la cathédrale, la loge maçonnique, inscrite en 1975 pour ses façades et ses toitures, offre des façades de style mauresque balkanique[223].

La voie verte qui longe l'Isle et traverse l'agglomération de Trélissac à Marsac-sur-l'Isle en passant par Périgueux a reçu le 2e prix européen des voies vertes en 2007 dans la catégorie « Mobilité »[224].

Périgueux compte quatre cimetières[225] : le cimetière Saint-Georges, boulevard du Petit-Change ; le cimetière de l'Ouest, rue Louis-Blanc ; le cimetière du Nord, avenue Georges-Pompidou et le cimetière Saint-Augûtre, avenue de l’Amiral-Pradier, sur la commune voisine de Coulounieix-Chamiers.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Institué dès le IIIe siècle[226], le diocèse de Périgueux a compté, y compris sa cathédrale, jusqu'à dix-huit églises, dont seulement cinq subsistent actuellement.

La cathédrale Saint-Front est bâtie dans le centre-ville de Périgueux, sur le tombeau de saint Front de Périgueux[G 8], l'évangélisateur légendaire du Périgord, qui a donné son nom au quartier central de la ville (« Puy-Saint-Front ») au Moyen Âge[G 8]. Simple église à l'origine (aux débuts du Ve siècle), elle a subi plusieurs destructions et reconstructions, pour devenir, à partir de 1669, la cathédrale du diocèse de Périgueux[227]. Elle est classée monument historique en 1840[227], érigée aussi en basilique mineure en 1897[227], et inscrite au patrimoine de l'humanité au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998[228]. Cette originale cathédrale à coupoles est quasiment entièrement reconstruite lors de la restauration entreprise par Paul Abadie au XIXe siècle[G 13]. Par la suite, ce même architecte s'en inspira pour la construction du Sacré-Cœur à Paris. Le chemin de croix peint vers 1850 par Jacques-Émile Lafon a été restauré en 2002[229].

Outre la cathédrale, la ville comprend quatre autres églises catholiques.

L'église Saint-Étienne de la Cité, ancienne cathédrale du diocèse de Périgueux jusqu'en 1669[230], devient simple église paroissiale en 1673[G 26]. Cette église romane, des XIe et XIIe siècles[G 26], était coiffée de quatre coupoles, et fut ruinée par les Huguenots en 1577[230]. De fait, il n'en reste plus aujourd'hui que les deux travées orientales[G 26]. L'édifice est classé en 1840[230].

En remplacement d'une ancienne église située à une centaine de mètres, l'église Saint-Georges, dans le quartier du même nom, fut construite entre 1852 et 1870, selon les plans des architectes Paul Abadie, Antoine Lambert et Vauthier[G 27]. Elle est érigée en paroisse dès 1854, la messe s'effectuant dans une chapelle provisoire[G 27].

L'actuelle église Saint-Martin (quatrième du nom), d'abord construite entièrement en bois de 1868 à 1870, fut rebâtie en maçonnerie, entre 1870 et 1875, selon les plans d'Antoine Lambert, validés par Paul Abadie[G 28]. Elle devient paroisse en 1863[G 28].

L'église Saint-Jean-Saint-Charles, dans le quartier du Toulon, bâtie entre 1879 et 1892, était à l'origine une chapelle annexe de l'église Saint-Martin[G 29]. Elle fut érigée en paroisse en 1907 et son clocher fut ajouté en 1911[G 29]. Outre la cathédrale et les églises paroissiales, Périgueux abrite également un couvent, dédié à sainte Marthe, et dont la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'ancien évêché de Périgueux[G 30] est classée depuis 1888, datant du XVIe siècle avec des voûtes ornées d'arabesques de la Renaissance[231].

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Patrimoine religieux disparu[modifier | modifier le code]

Au fil des siècles, pas moins de dix-huit églises, toutes situées en rive droite de l'Isle à l'exception de l'église Saint-Georges, ont disparu de Périgueux.

En rive gauche de l'Isle, une première église Saint-Georges apparaît dans les textes au XIIIe siècle. Reconstruite en 1460 sur l'ordre du cardinal Hélie de Bourdeilles, elle fut vendue comme bien national en 1791 avant d'être transformée en maison d'habitation et détruite au siècle suivant[G 27]. À une centaine de mètres de distance fut érigée de 1852 à 1870 l'actuelle église Saint-Georges[G 27].

Dans le quartier de la Cité, on en compte deux, et peut-être trois. L'église Notre-Dame de Leydrouse[W 1] était un édifice probablement d'époque romane, situé rue Romaine, au sud-ouest de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne[G 31]. Mesurant 14 × 7 m, trois de ses travées voûtées subsistaient encore en 1905[G 31]. Il pourrait s'agir du même édifice que l'église Sainte-Marie qui se situait sur une portion importante de la place de la Cité, avec une rue qui en évoque encore le souvenir, dans le prolongement de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne[G 32]. Les deux bâtiments n'étaient séparés que de quelques mètres. L'église Saint-Astier était située dans la rue du même nom, près de l'actuelle église Saint-Étienne-de-la-Cité, et à l'ouest de l'église Notre-Dame de Leydrouse[W 1].

Trois églises ont disparu dans le quartier de Vésone. L'église Saint-Pierre-ès-Liens, était située à l'angle du boulevard de Vésone et à l'emplacement du no 33 de la rue Saint-Pierre-ès-Liens. Datant du XIe siècle, elle, était le siège d'une paroisse et fut démolie en 1889[W 2]. L'église Saint-Jean-l'Évangéliste puis Saint-Cloud était située à l'angle sud du boulevard de Vésone et de la rue Saint-Pierre-ès-Liens, tout près de l'église ayant ce dernier nom[W 3]. C'était un édifice roman qui fut vendu comme bien national en 1791 ; il servit de forge puis d'entrepôt, et fut démoli en juillet 1899[G 33]. L'église Saint-Pierre-l'Ancien ou Saint-Pé-Laneys était située à l'ouest de la tour de Vésone et au sud-est de la cité administrative - ancienne caserne Bugeaud - et sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine, dite villa de Vésone, au centre du cimetière Saint-Pierre, dit cimetière des Pendus, aujourd'hui disparu. C'était l'une des plus vieilles églises de la ville, qui servait de départ à toutes les processions d'intronisation des évêques[G 34]. Elle fut détruite avant 1726[G 34].

À proximité de l'Isle, on en compte six autres. L'église Saint-Jacques puis Sainte-Claire était située à l'emplacement de l'actuelle caserne des pompiers[W 1]. Elle mesurait 24 m x 11 et datait du XIIe siècle. L'église s'installa entre 1279 et 1290 dans un monastère de clarisses et dura jusqu'à la Révolution. Le monastère fut ruiné par les Huguenots en 1575, puis rebâti en 1590. Il devint un hôpital en 1793, puis une prison et une caserne au début du XIXe siècle[G 35] ; en 1828, c'est de nouveau une caserne à côté de laquelle sont installés des abattoirs lors de la décennie suivante. Enfin en 1973, les locaux sont transformés en caserne des pompiers[G 35]. L'église Saint-Hilaire se situait non loin de l'église Saint-Jacques. Elle devint, à partir de 1699, la chapelle des pénitents gris[W 4]. Ancienne chapelle, l'église Saint-Gervais a été une église paroissiale située près de l'actuel pont de la Cité[W 5]. Puis une autre chapelle du même nom, connue au XVIIe siècle, était située à l'actuel emplacement de la rue homonyme ; devenue une étable en 1826, elle fut rasée en 1858[G 36]. L'église Saint-Eumais, dite aussi Saint-Chamassy ou Saint-Yomay, était une ancienne église paroissiale aux XIIIe et XIVe siècles, devenue une simple chapelle au XVIIe siècle. Elle était située près du moulin du Rousseau, dans la rue du Rousseau, tout près de l'Isle[W 6]. L'église Sainte-Eulalie était une église paroissiale fort ancienne qui n'existait déjà plus en 1389[G 32]. Elle a donné son nom à une rue devenue ensuite la rue Littré[W 6]. Sur son emplacement approximatif fut construite, au milieu du XIXe siècle, la chapelle Sainte-Eulalie du lycée Bertran-de-Born[G 37]. Sur l'emplacement de ce lycée existait depuis le XVIe siècle l'église Saint-Benoît, érigée par les moniales de l'abbaye de Ligueux[G 38]. Elle a disparu, transformée successivement en chapelle, en pensionnat, puis en collège et enfin en lycée en 1848[G 37].

Dans le reste de la ville, six autres églises ont aussi disparu. L'église Saint-Silain était située sur l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville, face à la mairie. Église fort ancienne qui mesurait 31 à 32 mètres de long sur 10 à 18 m de large et qui avait un cloître accolé côté sud[W 2], elle était le siège de la paroisse du Puy-Saint-Front et fut détruite pendant la Révolution, entre 1793 et 1798. L'église Saint-Louis, bâtie à la fin du XVIIe siècle à côté de l'hôpital de la Manufacture (actuellement rue Wilson), mesurait 27 m x 8. Elle fut démolie en 1851 et remplacée en 1854 par la chapelle Saint-Louis, détruite en 1950[G 39]. L'église Saint-Martin (deuxième du nom) succéda à un premier édifice du même nom, dévasté par les Normands en 849[G 16]. Elle était située vers l'angle des rues Wilson et Antoine-Gadaud, les Dominicains en firent la chapelle de leur infirmerie. Elle mesurait 11 m x 32 et devint par la suite la chapelle Sainte-Ursule. Elle fut démolie au XIXe siècle par les Ursulines qui firent rebâtir une nouvelle chapelle, aujourd'hui elle aussi disparue, au même emplacement[W 7]. L'église Saint-Martin (troisième du nom), située à l'angle des rues Gambetta et Maleville, était le siège de la paroisse Saint-Martin et de la commune du même nom. Elle mesurait 15 m × 20 et le culte y était encore célébré en 1871[W 7]. L'église Charles, dans le quartier du Toulon, se trouvait près du gouffre du Toulon, au-delà de la ligne de chemin de fer Limoges - Périgueux, non loin d'un ancien passage à niveau. Elle mesurait 12 m x 16 et datait du XIe siècle[W 8]. Fortement détériorée par les Anglais puis par les Huguenots, restaurée à chaque fois, elle devint un cabaret mal famé au XVIIIe siècle[G 40], et fut détruite plus tard. La « rue de l'Église-Charles » en porte encore le nom en souvenir[G 40], bien que certains plans et le cadastre évoquent, de façon erronée, la « rue de l'Église-Saint-Charles »[Note 21].

Langue et culture périgourdines[modifier | modifier le code]

Carte représentant les différents dialectes de l'occitan dans le sud de la France. Elle montre notamment que le dialecte limousin correspond aux deux tiers nord du département de la Dordogne, le sud relevant du dialecte languedocien.
Les dialectes de l'occitan.

Périgueux, située au nord de l'Occitanie, a pour langue vernaculaire traditionnelle le limousin, une des formes de l'occitan.

Au Moyen Âge, la langue limousine est portée par les troubadours, de cour en cour dans toute l'Europe occidentale. L'abbaye Saint-Martial de Limoges fait de la région limousine l'un des centres culturels les plus importants du monde occitan. Jusqu'au XVIe siècle, le dialecte limousin est la langue officielle de la province ; il reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle — y compris dans certains quartiers populaires de milieux urbains de Limoges ou de Saint-Junien — époque à partir de laquelle le français prend le dessus. L'UNESCO classe le limousin « sérieusement en danger », dans son Atlas des langues menacées[232]. Le limousin est surtout employé par les habitants des zones rurales âgés de plus de 70 ans et son utilisation a encore tendance à décliner. Mais la plupart des Limousins de naissance connaissent, lorsqu'ils ne comprennent pas parfaitement la langue, des expressions, proverbes ou autres chansons en langue occitane qui font partie de leur patrimoine culturel.

Un mouvement culturel régionaliste pan-occitan, le Félibrige, fait néanmoins survivre la langue limousine. Fondé en Provence en 1854, il s'exprime à Périgueux en 1907, 1947, 1976 et en 1989, par la représentation, ces quatre années, du Congrès du Félibrige, par la création en 1901 de l'école félibréenne Lo Bornat dau Perigòrd[233], et par la présence du poète et majoral du Félibrige en Périgord, Marcel Fournier[Note 22]. Un autre mouvement du même type, affilié du Félibrige et inspiré de ce dernier et de Frédéric Mistral, nommé la félibrée, organise chaque été une grande fête populaire occitane, dans une ville ou un village du Périgord[234].

À Périgueux, on compte une école associative bilingue occitane Calandreta, accueillant 45 « calandrons », scolarisés de la petite section de maternelle au CM2[235].

Périgueux dans les arts[modifier | modifier le code]

La ville possède un centre culturel : la Visitation, où peuvent se pratiquer la musique, les arts plastiques, la danse et le théâtre[236],[237]. Depuis 1984, est ouverte une galerie associative nommée l'« App'Art ». Des expositions d'art sont organisées tout au long de l'année. Le cinquième art est représenté par la bibliothèque municipale[238]. Quant aux arts du spectacle, Périgueux possède un théâtre municipal de 850 places en gradin, un autre théâtre de 210 places et une salle de concert de musiques amplifiées de 500 places, le Sans-Réserve[239].

Le musée le plus renommé de la ville, le Musée d'art et d'archéologie du Périgord, accueille depuis 1835 des collections archéologiques, des vestiges gallo-romains provenant notamment de Vesunna, des collections de géologie et de minéralogie, ainsi que des collections préhistoriques et médiévales issues des recherches en Périgord. S'ajoutent à celles-ci des collections archéologiques d'Afrique du Nord, plus particulièrement d'Égypte et de Tunisie, mais aussi de Grèce et d'Italie. Tous les arts y sont représentés : peinture, sculpture, en passant par la photographie et les arts appliqués[240]. Le Musée militaire du Périgord retrace l'histoire militaire du département de la Dordogne avec quelques estampes et documents divers[239]. Et le troisième musée de la ville, le Musée Vesunna, met en valeur les vestiges d'une villa gallo-romaine par-dessus lesquels il a été construit[241].

Photo de 1929 en noir et blanc représentant un groupe de plus de soixante-dix personnes posant pour une photo de groupe de l'orphéon de Périgueux.
L'Union Chorale a été l'orphéon de Périgueux en 1929.

À part dans les bibliothèques et les musées, la littérature s'exprime elle aussi par divers auteurs qui publient leurs livres dans les cinq maisons d'édition de la ville[242].

Périgueux possédait en 1929 son propre orphéon, un mouvement festif et musical d'ampleur, fondé par Wilhem en 1833. À cette époque, il rassemblait en France des milliers de chorales masculines, le plus souvent subventionnées par des entreprises ou des municipalités. Elles étaient constituées de chanteurs issus des classes moyennes ou populaires. Par la suite, des femmes y ont également participé. Grâce à l'orphéon de Périgueux, 4 000 francs ont été rapportés lors d'un de ses concerts au festival de Rouen, intégralement reversés dans la caisse de secours destinée aux ouvriers victimes de la crise cotonnière[243].

Des festivals musicaux, de cinéma, ou encore de mime comme le « Mimos » animent Périgueux[140].

Deux chanteurs ont rendu hommage à la ville : Joan-Pau Verdier, avec Périgueux-le-Vieux, sur son album Tabou-le-Chat de 1977 et Cyril Lefebvre, avec Périgueux, sur son album Vibrato de 1979.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine périgourdine.

Excepté la sauce Périgueux, un roux pouvant être composé de truffe et de foie gras[244], il n'existe pas à proprement parler de gastronomie traditionnelle périgourdine. Mais, la ville faisant partie du Périgord et donc de la Dordogne, les restaurants et commerces proposent les spécialités culinaires de la région.

Parmi celles-ci se retrouvent notamment la noix du Périgord (AOC), produite en grande quantité, et le poulet sauce rouilleuse, typique du Sud-Ouest de la France, qui doit son nom à une sauce préparée à base de vin et de sang de la volaille[245]. Le croquant du Périgord, biscuit sec souvent confectionné avec des amandes, peut aussi être dégusté[246], ainsi que le grillon [247], un pâté proche des rillettes. Le tourin, une soupe à l'ail, à l'oignon ou à la tomate, est une autre spécialité de la région[248]. La mique périgourdine, une pâte levée constituée de farine de froment, d'œufs, de lait et de matière grasse (beurre et/ou graisse de canard), peut aussi être dégustée dans la ville. Elle est similaire à celle de la région Limousin[249].

À Périgueux, le salon international du livre gourmand est un festival gastronomique bisannuel, se déroulant les années paires en novembre, qui rassemble des cuisiniers et des « gourmands », pour leur présenter des spectacles et des expositions liés à la gastronomie, répartis à travers les salles de spectacle de la ville[250].

Personnalités liées à Périgueux[modifier | modifier le code]

Diverses personnalités sont nées à Périgueux, comme l'illustrateur Sem, l'écrivain Claude Seignolle, le zoologiste Pierre-Paul Grassé, le peintre Jacques-Émile Lafon, les hommes politiques Pierre Magne, Paul Faure et Patrick Ollier, l'acteur Jean Murat, les chanteurs Joan-Pau Verdier et Francesca Solleville, le journaliste Henri Amouroux, le physicien Jean Brossel, le religieux Guillaume-Joseph Chaminade, l'archéologue Jean Clédat, les officiers militaires Pierre Daumesnil et Jean-François du Cheyron du Pavillon, la sportive Nicole Duclos et le mathématicien Jean Frédéric Frenet, parmi tant d'autres.

L'écrivain François Augiéras et l'officier de la marine Louis Dartige du Fournet sont décédés à Périgueux.

Xavier Darcos et Yves Guéna ont également vécu dans la ville, quand ils exerçaient leurs mandats de maire.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blasons[modifier | modifier le code]

Armes de Périgueux
Les armes de Périgueux se blasonnent ainsi : « De gueules au château à trois tours d'argent maçonnées de sable, les deux tours extérieures couvertes et pavillonnées, la tour centrale surmontée d'une fleur de lys d'or »[251],[252].
Et l'alias de ces armes comme ceci : « Écartelé : aux 1 et 4, de gueules, à deux tours couvertes et girouettées, jointes par un entremur donjonné et crénelé, avec porte à la herse abaissée, le tout maçonné de sable posé sur une champagne de sinople ; entre les deux tours, au-dessus du donjon, une fleur de lys d'or, qui est de Périgueux ; aux 2 et 3, d'or, à l'aigle antique de sable au vol abaissé, qui est de la cité ».
Alias des armes de Périgueux

La réunion des deux tours et de la porte symbolise l'alliance féodale entre les communes du Puy-Saint-Front et de la Cité. Au Moyen Âge, ces armes sont utilisées comme sceau de la seigneurie périgourdine, cette dernière étant désignée à travers la Couronne qui est représentée par la fleur de lys[253].

Logotype[modifier | modifier le code]

Logotype actuel de Périgueux
Logotype de Périgueux depuis 2008[254].

L'élément central du logotype est la cathédrale Saint-Front, monument historique notable de la ville, dont les coupoles servent de point de repère. La couleur carmin vient renforcer l'idée de noblesse et évoque une terre de tradition. Une ellipse composée de deux tronçons entoure la cathédrale. La forme ovale ainsi dessinée évoque une protection et une harmonie propres à Périgueux[255].

La courbe verte traduit la nature, tandis que la bleue représente l'Isle, la rivière qui baigne la ville. Ces deux parties se rejoignent pour symboliser la voie verte, lieu de promenade privilégié des Périgourdins[255].

Devise[modifier | modifier le code]

Sa devise, la même que celle d'Angoulême, est « Fortitudo mea civium fides », traduit littéralement « Ma force est dans la fidélité de mes citoyens »[G 41].

D'après les historiens locaux, la devise est donnée à la ville de Périgueux pour avoir, au XIVe siècle, par sa force militaire et la fidélité de ses habitants, chassé les Anglais de ses murailles pendant la guerre de Cent Ans. D'autres hypothèses datent cette devise du XVe siècle, ou en donnent une origine plutôt récente[256].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Nathalie André et François Perret, Du noir à l’or, conserver, restaurer, valoriser, Périgueux, La Lauze,‎ 2006 (ISBN 2912032849)
  • Anne-Marie Cocula (dir.), Michel Combet, Jean-Serge Éloi et Jean-Michel Geneste, Histoire de Périgueux, Périgueux, Fanlac,‎ 2011 (ISBN 9782865772735)
  • Léon Dessalles, Périgueux et les deux derniers comtes de Périgord, éditions Dupont,‎ 1847, 493 p. (OCLC 35515451, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Marty (préf. Guy Georgy), Les campagnes du Périgord, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 1er janvier 1993, 290 p. (ISBN 2867811317 et 9782867811319, résumé) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Penaud, Périgueux à la Belle Époque, Bruxelles, Sodim,‎ 1975 (OCLC 461778626)
  • Guy Penaud (préf. Yves Guéna), Histoire de Périgueux, Périgueux, Fanlac,‎ 1983, 445 p. (ISBN 2-86577-046-X)
  • Guy Penaud, Le Grand Livre de Périgueux, éditions la Lauze,‎ mars 2003, 601 p. (ISBN 2-912032-50-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Penaud (préf. Michel Mouïsse), Histoire des diocèses du Périgord et des évêques de Périgueux et Sarlat, Saint-Pierre-d'Eyraud, Impressions Christophe Lafont,‎ 2010 (ISBN 9782917494134)
  • Jean Secret, Périgord roman, La Pierre-Qui-Vire, Zodiaque, coll. « La Nuit des Temps » (no 27),‎ 1968, 1e éd., 310 p. (ISBN 2-7369-0133-9)
  • Robert Villepelet, Histoire de la ville de Périgueux et de ses institutions municipales jusqu'au traité de Brétigny (1360), Périgueux, imprimerie de la Dordogne,‎ 1908, 243 p. (OCLC 26106561)
  • Henry-François-Athanase Wlgrin de Taillefer, Antiquités de Vésone, cité gauloise, remplacée par la ville actuelle de Périgueux, t. 2, éditions Dupont,‎ 1825, 719 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoire

(communes actuelles et anciennes)

Transports et communication

Sport

Histoire

Patrimoine

Politique et administration

Divers

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir la catégorie : Périgueux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Bassin aquitain n'a connu des dépôts du Crétacé inférieur que dans le sud, près des Pyrénées, et, sur le nord et l'est du Bassin aquitain, le Crétacé supérieur est directement en contact avec le Jurassique supérieur, qui commence au nord-est à Antonne-et-Trigonant. Le socle (Massif central) n'apparaît qu'au nord-est d'une ligne Nontron-Excideuil.
  2. a et b Il s'agit des données climatiques de la commune de Bergerac en Dordogne, car c'est la station météorologique la plus proche (43 km au sud-sud-ouest), et parce que Périgueux n'en possède pas.
  3. Ici, immigration venue du monde rural et des anciennes colonies d'après-guerre.
  4. Une plaque, rue Pierre-Semard au Technicentre de Périgueux, rappelle cet évènement.
  5. Quitte sa place de maire pour devenir membre du Conseil constitutionnel.
  6. Démissionne de son poste de maire pour devenir ministre (cumul impossible à l'époque) mais reste premier adjoint.
  7. Les canisites sont des petits lieux dévolus pour les déjections de chiens.
  8. Deux d'entre eux ont été construits en décembre 2013 et le dernier sera réalisé en mars 2014.
  9. Les faits recensés sont des coups et blessures volontaires, et des vols violents.
  10. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  11. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  12. C'est le plus ancien lycée du Périgord.
  13. Les autres fêtes foraines qui avaient lieu à Périgueux, comme celle des Quatre-Chemins et celle de Saint-Martin ont toutes disparu entre 1965 et 1975.
  14. Diffusé à plus de 9 000 exemplaires par semaine.
  15. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  16. Demandeurs de catégorie ABC.
  17. Nommés également le Technicentre de Périgueux.
  18. Anciennement nommé le NTP.
  19. Anciennement appelé le Centre des Congrès.
  20. Anciennement appelé « Le Réservoir ».
  21. La feuille AN01 du cadastre indique « rue de l'Église St Charles ».
  22. Le Parc Gamenson de Périgueux rend hommage au Félibrige en ayant installé une plaque commémorative de Marcel Fournier.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Frédéric Zégierman, Le Guide des pays de France, Sud, Fayard, 1999.
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  40. a et b p. 190
  41. p. 177-178
Périgueux et les deux derniers comtes de Périgord, Léon Dessalles[modifier | modifier le code]
  • Léon Dessalles, Périgueux et les deux derniers comtes de Périgord, éditions Dupont,‎ 1847, 493 p. (OCLC 35515451, lire en ligne)
  1. a, b et c p. 8
  2. a, b et c p. 6
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  4. a, b et c p. 9
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  12. p. 71
  13. p. 75
Les campagnes du Périgord, Christian Marty[modifier | modifier le code]
  • Christian Marty (préf. Guy Georgy), Les campagnes du Périgord, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 1er janvier 1993, 290 p. (ISBN 2867811317 et 9782867811319, résumé)
  1. a et b p. 71
  2. p. 76
  3. a et b p. 105
  4. p. 121
Antiquités de Vésone, cité gauloise, remplacée par la ville actuelle de Périgueux, Henry-François-Athanase Wlgrin de Taillefer[modifier | modifier le code]
  • Henry-François-Athanase Wlgrin de Taillefer, Antiquités de Vésone, cité gauloise, remplacée par la ville actuelle de Périgueux, t. 2, éditions Dupont,‎ 1825, 719 p. (lire en ligne)
  1. a, b et c p. 585
  2. a et b p. 582
  3. p. 583
  4. p. 586
  5. p. 589-590
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  8. p. 602
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