Corrèze (département)

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Corrèze
Corrèze (département)
Corrèze (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Tulle
Sous-préfecture(s) Brive-la-Gaillarde
Ussel
Président du
conseil général
Gérard Bonnet
(PS)
Préfet Bruno Delsol
Code Insee 19
Code ISO 3166-2 FR-19
Code Eurostat NUTS-3 FR631
Démographie
Population 242 454 hab. (2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Superficie 5 857 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 37
Intercommunalités 24
Communes 286

La Corrèze est un département français, de la région Limousin, qui tire son nom de la rivière qui le traverse. Sa préfecture est Tulle et sa plus grande ville Brive-la-Gaillarde. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 19. Ses habitants sont appelés les Corréziens.

Dénomination[modifier | modifier le code]

La Corrèze est appelée, en occitan limousin, la Corresa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Corrèze.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Limousin.

Blason Blasonnement :
Écartelé, en 1 d'or aux deux lions léopardés de gueules, en 2 échiqueté de gueules et d'or de six tires, en 3 coticé d'or et de gueules de dix pièces, et en 4 d'or aux trois lionceaux d'azur armés et lampassés de gueules.
Commentaires : ce blason, créé en 1975, regroupe les armes des quatre vicomtés qui, depuis 1040, se partageaient le territoire du Bas Limousin devenu en 1790 le département de la Corrèze, à savoir, dans l'ordre des quartiers : Comborn, Ventadour, Turenne et Ségur.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique de la Corrèze.

Région gagnée rapidement aux idées républicaines, marquée par la Résistance et les luttes ouvrières, la Corrèze a une tradition de gauche.

Elle est, de ce point de vue, comme les autres départements de la région Limousin, une terre d'ancienne influence socialiste.

Pour autant, dans le cadre de l'action de Jacques Chirac et de Jean Charbonnel, Corréziens d'origine dépêchés sur place par le gouvernement gaulliste en 1967, la droite a acquis de fortes positions dans ce département pendant une quarantaine d'années.

Un réseau dense d'élus locaux de droite s'est progressivement constitué pour conquérir la plupart des villes, puis la présidence du Conseil général. Ceci a pris place dans un cadre marqué par une intervention publique de plus en plus forte, largement motivée par l'action de Jacques Chirac au plus haut niveau de l'État.

Cependant les années qui suivent le départ de Jacques Chirac de la présidence de la République dénotent une remontée de la gauche. Aux élections du 16 mars 2008, elle interrompt la longue parenthèse de la domination chiraquienne sur le département en remportant les trois cantons qui lui manquaient pour faire basculer à gauche le Conseil général (Sornac, Vigeois et Tulle-Campagne-Sud). Les municipales, dont le deuxième tour a lieu le même jour, voient François Hollande être largement réélu à Tulle, la socialiste Martine Leclerc remporter l'emblématique mairie d'Ussel dès le premier tour et Philippe Nauche ravir le fauteuil de Bernard Murat à Brive-la-Gaillarde.

À la rentrée 2008, cette nouvelle domination de la gauche socialiste se confirme avec l'élection de Bernadette Bourzai et René Teulade aux deux postes de sénateurs laissés vacants par les deux sortants radicaux et UMP.

Le 6 mai 2012, François Hollande, président du Conseil général, est élu président de la République française.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Corrèze
Article détaillé : Géographie de la Corrèze.

La Corrèze fait partie de la région Limousin. Les départements limitrophes sont les départements de la Creuse, de la Haute-Vienne, du Cantal, du Puy-de-Dôme, du Lot et de la Dordogne.

Située à l'ouest du Massif central, elle se compose de trois ensembles : la Montagne, les plateaux et le bassin de Brive. La Montagne culmine à 987 m au mont Bessou. De formation cristalline hercynienne, elle est assez érodée. Les plateaux sont creusés par des vallées encaissées qui se dirigent vers la Dordogne, revivifiant le relief comme aux cascades de Gimel. Au sud-ouest de la Corrèze, le bassin sédimentaire de Brive jouit d'un climat plus favorable. On y trouve des collines de grès comme à Collonges-la-Rouge.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Corrèze.

Département de transition entre l'Aquitaine et le Massif central, la Corrèze voit son altitude s'élever graduellement du bassin de Brive au plateau de Millevaches, véritable château d'eau de la façade atlantique. Ce relief explique la très grande variété des climats corréziens.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Corrèze.

Éducation[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Corrèze.

Les habitants de la Corrèze sont les Corréziens.

Au 1er janvier 2011, la Corrèze compte une population municipale de 242 454 habitants[1].

Avec trois villes principales : Brive-la-Gaillarde (sous-préfecture de 50 000 hab.), Tulle (préfecture de 15 000 hab.) et Ussel (sous-préfecture de 10 000 hab.).

Les habitants de Brive-la-Gaillarde sont appelés (officiellement) les « Brivistes ». Les habitants de Tulle sont les « Tullistes » et ceux d'Ussel les « Usselois » (prononcer ussélois).

Les 30 communes les plus peuplées (chiffres 2010[2])
  1. Brive-la-Gaillarde (48 949 hab.)
  2. Tulle (14 923 hab.)
  3. Ussel (10 245 hab.)
  4. Malemort-sur-Corrèze (7 709 hab.)
  5. Saint-Pantaléon-de-Larche (4 624 hab.)
  6. Égletons (4 481 hab.)
  7. Ussac (3 859 hab.)
  8. Allassac (3 796 hab.)
  9. Objat (3 593 hab.)
  10. Uzerche (3 126 hab.)
  11. Argentat (3 042 hab.)
  12. Bort-les-Orgues (2 988 hab.)
  13. Cosnac (2 902 hab.)
  14. Donzenac (2 545 hab.)
  15. Meymac (2 526 hab.)
  16. Naves (2 319 hab.)
  17. Lubersac (2 314 hab.)
  18. Varetz (2 239 hab.)
  19. Sainte-Féréole (1 816 hab.)
  20. Neuvic (1 810 hab.)
  21. Sainte-Fortunade (1 775 hab.)
  22. Cublac (1 751 hab.)
  23. Seilhac (1 714 hab.)
  24. Saint-Viance (1 676 hab.)
  25. Larche (1 609 hab.)
  26. Chameyrat (1 581 hab.)
  27. Laguenne (1 465 hab.)
  28. Cornil (1 415 hab.)
  29. Treignac (1 376 hab.)
  30. Mansac (1 362 hab.)

NB : Les communes en italique sont situées dans l'agglomération de Brive.

Le département possède 3 aires urbaines : Brive, Tulle et Ussel.

Langue[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIe siècle, la langue officielle est le limousin, dialecte de l'ensemble occitan (aux côtés de l'auvergnat, du languedocien, du gascon et du provençal). Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar, « trouver » — le thème, la rime…). Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc, dès les années 1930, peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée occasionnellement aujourd'hui, surtout par les natifs corréziens de plus de 50 ans.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (« limousinismes ») des Limousins, ainsi que dans leur accent[3].

Personnalités liées au département[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

La Corrèze est un département propice à l'activité des sports "nature" : Deltaplane, parapente, canoë-kayak, VTT, randonnée pédestre, etc.

Elle accueille de nombreux évènements sportifs, notamment des épreuves cyclistes professionnelles. Le Tour de France, le Tour du Limousin, le Paris-Corrèze empruntent les routes vallonnées et sinueuses du département.

Le CA Brive Corrèze Limousin est le club phare du département, actuellement en championnat Top 14 de rugby.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Corrèze.

Plusieurs villages de la Corrèze, principalement situés dans la partie Sud, dans le bassin de la Dordogne, sont particulièrement remarquables : Collonges-la-Rouge, Curemonte, connus pour leurs pierres rouges, Turenne, Argentat. Uzerche, sur la Vézère, est aussi célèbre. Cinq villages corréziens sont classés parmi Les plus beaux villages de France : Collonges-la-Rouge, Curemonte, Saint-Robert, Ségur-le-Château, Turenne (décembre 2010).

La Haute-Corrèze, autour du plateau de Millevaches et du massif des Monédières, est moins connue pour ses villages que pour ses tourbières et ses landes résiduelles ; tandis que le pays de Tulle offre un paysage de vallées assez encaissées, dont les nombreux cours d'eau constituent un domaine de pêche très apprécié.

Une petite partie du sud du département est occupée par l'extrémité nord des Causses du Quercy (Causse corrézien). S'y trouvent un des rares gouffres du Limousin - le gouffre de la Fage - et le célèbre lac du Causse.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 15,0 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de Corrèze dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Divers[modifier | modifier le code]

Le nom occitan de la Corrèze est Corresa (prononcer Courézo ou Courèjo).

Le logo du département a adopté depuis 2002 les couleurs grises des ardoises et le vert des feuilles de châtaignier ainsi qu'une maquette très controversée avec les deux « R » centraux censés symboliser le passé et l'avenir qui se tournent le dos.

Les trois feuilles de châtaignier représentent l'équilibre entre les trois arrondissements du département :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales du département de la Corrèze, ses arrondissements, ses cantons et ses communes sur le site de l'Insee, consulté le 2 janvier 2014.
  2. Populations légales 2010 des communes du département sur le site de l'Insee, consulté le 1er janvier 2013.
  3. (fr)« La biaça » (consulté le 3 mars 2012) : « Enregistrements réalisés en Corrèze, accès à la Biaça, le site des archives de l'I.E.O. Lemosin »

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le petit dico de la Corrèze-Jean Michel Valade-Dictionnaire et encyclopédie. Paru en 10/2004
  • La Corrèze vue du ciel-L. Roulland, J.M. Valade-Beau livre. Paru en 11/2006
  • Du Pays et de l'exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Laurent Bourdelas

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]