Les Échos

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Les Échos
Image illustrative de l'article Les Échos

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité quotidien (lundi au vendredi)
Format berlinois (2 cahiers)
Genre presse économique et financière
Prix au numéro 2,00 €
Diffusion 126 601 ex. (2011[1])
Fondateur Robert et Émile Servan-Schreiber
Date de fondation 1908

Propriétaire groupe Les Échos (LVMH)
Directeur de la rédaction Nicolas Barré
ISSN 0153-4831
Site web lesechos.fr

Les Échos, fondé en 1908, est un quotidien français d’information économique et financière, propriété du Groupe Les Échos, pôle média du groupe LVMH. D'orientation libérale[2] et imprimé en France, le quotidien économique a perdu début 2012 son seul concurrent direct, La Tribune, désormais essentiellement disponible en format numérique pour l'édition quotidienne avec une version papier hebdomadaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les frères Robert et Émile Servan-Schreiber lancent en 1908 le premier numéro de Les Échos de l’Exportation. Originellement le titre est un outil de communication pour l'entreprise familiale, la Maison Schreiber-Aronson, qui exporte des produits de quincaillerie et mercerie.

Mensuel de quatre pages à l'époque, il devient quotidien vingt ans plus tard, sous son nom actuel. Il devient ainsi une référence de la presse économique. Cependant, à la Libération, après une interruption de la parution, il prend la forme d'un journal bihebdomadaire réduit à quelques pages.

Au cours des années 1950, les enfants de Robert et Émile prennent la relève. En 1953, sous l'impulsion de Jean-Jacques Servan-Schreiber, paraît un supplément du nom de l'Express, qui deviendra par la suite indépendant.

Les tensions au sein du clan Servan-Schreiber conduisent à la vente du titre aux Beytout en 1963, lesquels vont le moderniser et le développer. À partir de 1976, après le décès de son mari, Jacqueline Beytout assure seule la direction générale du titre. En 1986, Nicolas Beytout (son petit-fils par alliance) est nommé rédacteur en chef.

En janvier 1985, La Tribune, concurrent direct des Échos, est créée.

En 1988, Jacqueline Beytout revend Les Échos au groupe Pearson, groupe d'édition britannique également propriétaire du Financial Times. Gilles Brochen, puis Olivier Fleurot, puis David Guiraud après 1996 se succèdent à la direction générale. Nicolas Beytout devient directeur de la rédaction en 1996.

Une nouvelle version imprimée du quotidien est lancée en 2003 lorsque le journal adopte le format berlinois, identique à celui de ses grands confrères internationaux. La campagne publicitaire associée à ce lancement reçoit le prix EPICA[3]. En octobre 2004, Nicolas Beytout quitte son poste pour Le Figaro. Il est remplacé par Jacques Barraux, jusqu'alors numéro deux de la rédaction.

En 2007, le groupe LVMH, dirigé par Bernard Arnault, rachète Les Échos au terme d’un âpre conflit. En juin 2007, le groupe Pearson, qui détenait le quotidien économique, annonce sa volonté de vendre Les Échos, et le groupe LVMH, propriétaire de l'autre quotidien économique français La Tribune alors déficitaire, déclare vouloir racheter le journal. Sa déclaration entraîne une crise au sein de la rédaction qui souhaite préserver « l'indépendance de ce titre et de son équipe rédactionnelle », des grèves ponctuelles des journalistes[4], et le lancement d’une pétition qui recueille la signature de 500 personnalités économiques et politiques[5]. Une contre-offre de rachat, proposée le 12 juillet 2007 par le groupe Fimalac[6], dirigé par Marc Ladreit de Lacharrière, recueille le soutien unanime des journalistes de la rédaction réunis en assemblée générale. Finalement, invoquant une clause d’exclusivité de vente[7], le groupe britannique Pearson annonce le 5 novembre 2007 la vente du quotidien Les Échos au groupe LVMH pour 240 millions d'euros, sans veto des autorités publiques[8]. LVMH revend alors son autre quotidien, La Tribune, à News Participations, une des holdings d'Alain Weill.

En 2008, Jacques Barraux quitte son poste de directeur de rédaction et laisse sa place à Henri Gibier. Celui-ci est finalement remplacé en avril 2013 par Nicolas Barré.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le journal[modifier | modifier le code]

Les Échos traitent et analysent l'ensemble de l'actualité nationale, régionale et internationale ayant des répercussions sur la vie des affaires. Le journal est une mine d'informations, soigneusement sélectionnées et recoupées, ses journalistes étant attentifs au principe de protection des sources d'information des journalistes.

Le quotidien publie des analyses macroéconomiques et politiques, pour la France et l’étranger (politique économique, finances publiques, etc.), des analyses sectorielles, des études d’entreprises, ainsi qu’une analyse boursière.

Sous sa forme papier, il se présente sous la forme d’un double cahier (macroéconomie dans le 1er cahier, microéconomie et analyse boursière dans le second).

La rédaction des Échos, dirigée par Henri Gibier[9], rassemble aujourd'hui près de 200 journalistes avec douze correspondants permanents à l'étranger et un réseau d'une cinquantaine de correspondants régionaux.

Contenu et ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Selon l'ancien directeur de la rédaction, Jacques Barraux,

« l’orientation du journal est d’essence libérale : nous défendons l’idée que le marché est supérieur au plan. En conséquence, nous pensons que l’entreprise privée est l’outil le plus performant, même si ce n’est pas le seul[2]. »

Organisation[modifier | modifier le code]

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

  • Éditeur : Bérénice Lajouanie
  • Directeur délégué : Tiphaine Mourier
  • Rédacteurs en chef adjoints :
    • Industrie/Marketing : Claude Vincent
    • Idées : Pascale-Marie Deschamps
    • Édition : Annette Lacour-Khenissi[10]
    • David Barroux, rédacteur en chef Industrie et High-tech

Financement[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des titres de presse français, le journal Les Échos touche de fortes subventions de l’État. Ainsi, il a ainsi perçu 1,5 million d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010[11].

Formats de publication[modifier | modifier le code]

Version imprimée[modifier | modifier le code]

En version imprimée, Les Échos se présentent sous la forme d’un double cahier :

  • macroéconomie dans le 1er cahier, avec revue des informations économiques françaises et internationales, des présentations d'évolutions ou d'avancées scientifiques[12], ainsi que des pages Idées et Débats qui regroupent des analyses économiques de long terme et des interventions d'économistes reconnus (Joseph Stiglitz, Kenneth Rogoff, etc.). On y retrouve également la chronique de Favilla, et des analyses des éditorialistes du journal, comme Jacques Hubert-Rodier, Jean-Francis Pecresse, Philippe Escande ou Jean-Marc Vittori
  • microéconomie, cours boursiers, analyses boursières et informations financières dans le 2e cahier
  • des suppléments spéciaux ou réguliers (Les Échos week-end, Enjeux-Les Échos, Série limitée…)

Site Internet[modifier | modifier le code]

  • Rédacteur en chef : François Bourboulon

En lançant le site des Echos en 1996, les Échos devient un des premiers quotidiens français en ligne. Le site propose :

  • l’actualité économique et financière mais aussi l’actualité générale
  • les informations boursières (Paris et International)
  • l’information entreprise
  • les finances personnelles, avec une rubrique spéciale pour gérer efficacement son portefeuille
  • les loisirs
  • le luxe

La dernière version du site date du 9 septembre 2010 : quatorze ans après sa naissance, le site franchit une nouvelle étape de son développement avec un contenu enrichi et une refonte complète de son design, de l'ergonomie et du mode de navigation. Il repose sur une rédaction unique, née de la fusion des rédactions print et Web.

Le site met également à disposition des outils pratiques tels que des alertes personnalisables, des flux RSS, une veille thématique, une recherche par mots-clés multicritères et un accès par téléphone mobile. Le site LesEchos propose également le journal Les Échos mis en ligne dès 3 h 00 du matin, l’ensemble des archives du quotidien depuis 1991, ainsi que tous les dossiers de la Rédaction. Le site comptabilise 2 400 000 visiteurs uniques par mois en moyenne[13] et 3 250 000 pages vues en décembre 2009[14].

En mars 2009, Les Echos lancent leur site participatif, Le Cercle Les Echos. Cet espace de débat en ligne permet aux internautes de publier leurs propres articles sur l'économie et la finance, mais aussi la politique, l'international, l'environnement, le high-tech, etc. Aujourd'hui, de grands noms de l'économie interviennent sur ce site : Paul Krugman, Nouriel Roubini, Dominique Moisi, ainsi que des élus, avocats, chefs d'entreprise, blogueurs, lecteurs des Echos…

Édition E-paper[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 2007, sous l'impulsion de Philippe Jannet, Les Échos proposent leur version e-paper. Cette offre constitue une première mondiale[réf. nécessaire]. Cette nouvelle version des Échos permet ainsi de lire l’intégralité du journal du jour et de disposer d’une actualisation de l’information financière et boursière, toutes les heures, de 6 h à 21 h (UTC).

L’offre éditoriale des Échos est complétée par un fil de dépêches AFP et des livres proposés par Pearson Education, Nathan, Flammarion, Le Guide du Routard, Hachette Éditions et M21. La version e-paper des Échos est disponible sur deux lecteurs, un reader spécifiquement développé pour Les Échos, et le reader Iliad d’Irex, chaque lecteur proposant des configurations de contenus propres. La version e-paper est également compatible avec les principaux lecteurs électroniques du marché. Enfin pour compléter son offre, Les Échos proposent également une librairie 100 % e-paper[15], déjà riche de près d’un millier d’ouvrages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « OJD - Les Echos », sur ojd.com (consulté le 16 novembre 2012)
  2. a et b « L’orientation du journal est d’essence libérale : nous défendons l’idée que le marché est supérieur au plan. » (« Vos questions, nos réponses », site Les Échos. Consulté le 7 novembre 2007).
  3. (en) Epica d'Or 2004, site de Epica-awards. Consulté le 11 mai 2008.
  4. « Les Échos en grève, La Tribune aussi », L'Express, 22 juin 2007.
  5. Texte de la pétition lancée par les salariés des Échos pour « l'indépendance » du quotidien, et liste des signataires, site Les Échos, 8 novembre 2007.
  6. « Un nouvel acheteur pour Les Échos », L'Express, 12 juillet 2007.
  7. « Pearson dévoile sa clause d'exclusivité avec LVMH », L'Express, 5 septembre 2007.
  8. « LVMH a racheté le groupe Les Échos », L'Express, 6 novembre 2007.
  9. Voir sur lepoint.fr.
  10. Voir sur le site du journal.
  11. Owni.fr, L’heure des fuites sur les subventions à la presse ?, Rue89, publié le 11 août 2010, consulté le 26 octobre.
  12. par exemple, La mort des abeilles met la planète en danger, 20 août 2007.
  13. Source : Nielsen Ratings.
  14. Source : Xiti.
  15. Librairie e-paper.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]