Le Figaro

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Logotype du Figaro
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Format Berlinois
Genre Généraliste, journal d'opinion[1]
Prix au numéro 1,80 €
4,50 € le vendredi et le samedi
Diffusion 335 845[2] ex. (2012)
Date de fondation 15 janvier 1826 (188 ans)
Ville d’édition Paris

Propriétaire Dassault Medias (Groupe Dassault)
Directeur de la rédaction Alexis Brézet
ISSN 1241-1248
ISSN (version électronique) 0182-5852
OCLC 473539292
Site web lefigaro.fr

Le Figaro est un journal de presse française fondé en 1826 sous le règne de Charles X. Il est à ce titre le plus ancien quotidien français encore publié. Il a été nommé d'après Figaro, le personnage de Beaumarchais, dont il met en exergue la réplique :

« Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. »

Sa ligne éditoriale est de droite et de centre-droit conservatrice[3], selon le spectre politique français habituellement utilisé, et réunit une majorité de lecteurs de droite[4],[5] . Le Figaro est depuis 2004, la propriété de l'industriel et sénateur UMP de l'Essonne, Serge Dassault via la Société du Figaro, filiale de la Socpresse, dont celui-ci est le président et unique actionnaire.

Présentation[modifier | modifier le code]

Devise figurant à la une[modifier | modifier le code]

« Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. »

— Beaumarchais, Le Mariage de Figaro

Figaro est un des personnages de Beaumarchais, héros du Barbier de Séville, du Mariage de Figaro et de la Mère coupable.

Le Figaro comporte d'autres références au personnage dont il tire son nom, comme « Figaro-ci, Figaro-là », Le Barbier de Séville.

À une époque, cette devise fut remplacée par : « Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, me moquant des sots, bravant les méchants, je me presse de rire de tout… de peur d'être obligé d'en pleurer... », puis la devise initiale fut restaurée, un temps discrètement, puis de nouveau en première page depuis la dernière maquette.

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Le Figaro, d'après son directeur, se considère comme un journal de droite et de centre-droit[6]. Le journal est le point de jonction de plusieurs grands courants d'idées ancrés à droite ou au centre-droit. Il s'agit principalement du libéralisme classique ou l'éclectisme libéral[7] jumelé avec un conservatisme social. Il est aussi souvent classé comme gardien de l’éclectisme culturel de la droite française par ses oppositions à la Commune de Paris, au communisme, ou par ses sympathies gaullistes[8], ou encore par son attachement au système républicain. L'un des slogans de sa campagne publicitaire de 2005 était « en matière d'économie nous sommes pour le libre-échange. En matière d'idées aussi. »

En février 2012, un texte de la Société des journalistes du Figaro dénonce la ligne éditoriale de son journal, qu'elle considère comme étant un soutien important aux différents gouvernements de droite qui se sont succédé dans les années 2000[9],[10],[11]. La rédaction du Figaro est très attachée au principe de protection des sources d'information des journalistes.

En mars 2013, son directeur général, Alexis Brézet, définit ainsi l’esprit du quotidien qu’il dirige : « libéral mais pas dogmatique, conservateur mais pas passéiste, européen mais pas eurobéat, attaché à défendre la culture française mais ouvert sur le monde » tout en se revendiquant d’une « indépendance d’esprit »[12].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Historique du journal[modifier | modifier le code]

Aîné de la presse française avec la Revue des deux Mondes, Le Figaro fait partie des plus vieux journaux du monde. Il naît en 1826 sous la forme d’un petit journal satirique, devenu quotidien en 1866 sous l’impulsion d’Hippolyte de Villemessant, il connaît son âge d'or à la Belle Époque ; des chroniques littéraires aux petites annonces, la bourgeoisie française et l'aristocratie étrangère se reconnaît dans Le Figaro comme les milieux populaires se retrouvent dans les colonnes des « quatre grands » de l’époque. Le Figaro est ramené vers le libéralisme modéré de la droite classique par la reprise en main de Pierre Brisson qui fait du Figaro un journal triomphant de la Libération. La prospérité de la « maison Figaro » accompagne celle des trente glorieuses : le Figaro reste le journal qui a choyé de « grandes plumes ».

Le premier Figaro : un journal satirique atypique (1826-1854)[modifier | modifier le code]

Le logo du Figaro (source : Gallica).

Le 15 janvier 1826 sous la Restauration parait Le Figaro, un quotidien satirique à Paris, sous l'impulsion d'un chansonnier, Maurice Alhoy, et d'un écrivain et homme politique, Étienne Arago. Le « journal satirique, spirituel et batailleur » est baptisé du nom d'un personnage de Beaumarchais pour faire un pied-de-nez à la censure monarchique. Il se présente sous un format de quatre pages, petit-folio et est publié avec de nombreuses interruptions. Parmi ses premiers rédacteurs, on trouve Félix Davin, Léon Gozlan, Auguste Jal, Jules Janin, Alphonse Karr, Nestor Roqueplan, George Sand, Jules Sandeau. Le journal littéraire aux discours satiriques met le rire et l’allusion politique afin de « faire la barbe » aux royalistes. Comme l’épigraphe « La vérité, quand même !... », mentionné en bas à droite chaque fois dans les premiers numéros, qui est particulièrement provocant car elle détourne le « Vive le roi, quand même » des royalistes. De cette façon, Le Figaro est un journal monarchiste mais qui se pose en adversaire des royalistes qui appuient Charles X et ses sympathies libérales[13].

Après la chute de Charles X, il accueille favorablement la révolution de Juillet[14] parce que le vieux titre a contribué au renversement du régime[15]. Son directeur Victor Bohain y gagne alors une place de préfet. Le journal garde cependant son indépendance d'esprit et, sous la direction de Henri de Latouche, se montre ensuite très critique envers la Monarchie de Juillet[16].

En 1832, les éléments républicains du vieux titre étant neutralisés et écartés, Le Figaro est racheté par les monarchistes pour contrer un front satirique mené par La Caricature. Il perd son inventivité satirique à cette occasion[17]. Fin 1833, jusqu'en 1854, l'« ancien Figaro » essuie neuf échecs lors des différentes tentatives de relance.

Émile Gaboriau, auteur d'un ouvrage sur les premiers « Figaro » en 1861, rappelle les raisons de ses succès ou de ses échecs[18] :

« Malheureusement pour le petit journal, les causes de sa vogue sont aussi celles de sa décadence. Un jour il ne donne plus juste la note de l’opinion, de ce moment il est perdu. Lui, si fort pour démolir, il est impuissant à édifier. L’essaie-t-il, il devient grotesque, ridicule même. Il brille dans l’opposition ; mais qu’il passe au pouvoir, il s’éteint et meurt »

Peut-être l'épilogue est-il pour ce quotidien de devenir un journal respecté et de restaurer sa position d’électron sur l’échiquier politique.

Résurrection du journal : Le Figaro de Villemessant (1854-1879)[modifier | modifier le code]

Hippolyte de Villemessant fit du Figaro une nouvelle force dans le champ littéraire.

« Il avait fait deux fois faillite. Cela peut arriver aux plus honnêtes. Il n’avait plus à choisir qu’entre le suicide et la police correctionnelle. Il en était à cette minute de suprême angoisse où l’homme, qui se sent perdu, risque tout, même un crime. Il risqua plus qu’un crime, il risqua Le Figaro. »

— Octave Mirbeau, Les Grimaces

En avril 1854, sous l'impulsion d'Hippolyte de Villemessant, Le Figaro est repris. Le journal est surtout parisien et littéraire. Hippolyte de Villemessant sait d'emblée s'entourer de rédacteurs talentueux (Balzac, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas et les frères Goncourt) et innove : il crée des rubriques permanentes, dans lesquelles les lecteurs se retrouvent, et insère des brèves, une rubrique nécrologique et un courrier des lecteurs. Il est aussi l'instigateur de la rubrique « Échos », qui fait le succès du journal, avec force calembours, anecdotes, indiscrétions et potins, qui donnent aux lecteurs l'impression d'appartenir à un public de privilégiés mis dans la confidence. Le succès du Figaro est tel qu'Hippolyte de Villemessant décide de doubler la fréquence de parution de son hebdomadaire dominical le 6 janvier 1856. Le journal devient bihebdomadaire et paraît alors le mercredi et le dimanche[19].

Des chroniques littéraires aux petites annonces, la bourgeoisie française se reconnaît dans Le Figaro comme les milieux populaires se retrouvent dans les colonnes des « quatre grands » de l’époque. Le Figaro se positionne aussi comme l’un des principaux journaux du monde parisien[20]. Ainsi Alphonse Daudet a écrit dans ses célèbres Mémoires, en 1891, que le Figaro avait « comme clients, le Tout-Paris, c’est-à-dire cet infiniment petit morceau de Paris qui mène son train entre le Gymnase et l’Opéra, Notre-Dame-de-Lorette et la Bourse, et s’imagine exister seul : des coulissiers, des comédiens, des journalistes ; sans compter la légion agitée, affairée, des bons boulevardiers qui ne font rien »[21]. Il est « un journal conçu par le boulevard pour le boulevard »[22].

Madame Monet lit Le Figaro, tableau de Pierre-Auguste Renoir.

Dans les années 1863, un concurrent quotidien apparaît : Le Petit Journal. En réaction, Hippolyte de Villemessant crée L'Événement, quotidien lui aussi, refusant d'engager Le Figaro dans la bataille. Le Petit Journal sort vainqueur de cette confrontation et L'Événement disparaît peu de temps après, à la suite d'un article sur le droit des pauvres, qui aurait déplu au gouvernement de Napoléon III.

Le 16 novembre 1866, Le Figaro devient un quotidien[23]. Il connaît aussitôt du succès grâce à des contenus variés et de qualité. À cette époque, Le Figaro est l'un des premiers journaux à publier des grands reportages réalisés sur place, en France ou à l'étranger, par ses propres journalistes. En effet, en imposant une complicité malicieuse entre journaliste et lecteur, et une critique en matière de vie culturelle, de la littérature (poésie, roman naturaliste, théâtre), de la chronique mondaine à la vie musicale (il organise même des concerts de musique et au début des années 1920 ; Stravinsky compose pour Le Figaro), le journal assume un véritable magistère, pas seulement critique, mais également créateur. Son style alerte et animé se démarque aussi du style terne de la presse de l'époque. Le tirage atteint alors les 56 000 exemplaires, dont 15 000 abonnés. Le Figaro politique paraît en 1867. Il participe aux grandes affaires politiques du XIXe siècle, dans lequel Henri Rochefort laisse libre cours à son talent de satiriste. L'apparition d'un tel journal s'explique par la libéralisation de l'Empire. Cependant, Henri Rochefort frise la censure. Hippolyte de Villemessant crée alors un journal pour lui : La Lanterne.

Lors de la Commune de Paris, le journal prend position contre celle-ci. Il est le premier journal supprimé par la Commune, mais reprend ses publications lorsque celle-ci est finalement vaincue. Le Figaro se crée ainsi un public d'aristocrates et de bourgeois. Il s'affirme comme « conservateur-monarchique » dans son édition du 28 juillet 1874, après une suspension de quinze jours due à un éditorial antiparlementaire et pro-Mac Mahon rédigé par Saint-Genest.

Hippolyte de Villemessant se fait vieux et songe à l'avenir du Figaro ; il passe le relais à une direction collégiale composée de Francis Magnard, rédacteur en chef (célèbre pour la verve de son petit éditorial, le « Magnard », qui témoigne de l'émergence du journalisme professionnel), Fernand de Rodays, administrateur, et Antonin Périvier, directeur littéraire[24].

Le 17 avril 1879, Le Figaro paraît encadré de noir : Hippolyte de Villemessant est mort la veille à Monte-Carlo. De nombreuses personnes se rendent à ses funérailles. Des auteurs comme Alphonse Daudet ou Gustave Flaubert laissent un témoignage de la perte alors ressentie par le monde littéraire et politique.

Le Figaro et la Belle Époque : un journal entre deux France (1879-1914)[modifier | modifier le code]

Fernand de Rodays, Francis Magnard et Antonin Périvier, cogérants du Figaro entre 1879 et 1894 (d'après Castellani, 1889).

La Belle Époque est l'âge d'or de la presse en France. Après la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, le journal bénéficie du développement technique des machines de presse et de l'alphabétisation de la population française. Les écrivains deviennent des journalistes courtisés. Cette période marque également l’introduction des suppléments, en commençant en 1882 par le supplément littéraire. En même temps, Le Figaro organise des soirées littéraires. Cette initiative durera plus d’un quart de siècle et réunit les premiers jeudis de chaque mois un cercle étroit de privilégiés qui prennent connaissance des nouveautés de la littérature. Parallèlement, Le Figaro s’investit vivement dans l’affaire de Panama. Le succès du Figaro se confirme et ses tirages dépassent 80 000 exemplaires entre 1879 et 1895, ce qui en fait un titre majeur de la presse de la période.

Émile Zola au Figaro, caricature de Hix, dans Le Grelot du 10 janvier 1881.

Le directeur du titre, Fernand de Rodays, est persuadé de l'innocence de Dreyfus et laisse publier nombre d'articles en faveur du capitaine Dreyfus. Le 14 novembre 1897 est publié le dossier de Scheurer-Kestner qui présente le capitaine comme une victime d’une erreur judiciaire. C'est aussi dans Le Figaro que Mathieu Dreyfus, le frère d'Alfred Dreyfus, désigne Ferdinand Walsin Esterhazy comme le vrai coupable. Le 11 novembre 1897, les deux pistes se rejoignent, à l'occasion d'une rencontre entre Scheurer-Kestner et Mathieu Dreyfus. Ce dernier obtient enfin la confirmation du fait qu'Esterházy est bien l'auteur du bordereau. Le 15 novembre, sur ces bases, Mathieu Dreyfus porte plainte auprès du ministère de la Guerre contre Walsin-Esterházy[25].

Le mouvement dit dreyfusard, animé par Bernard Lazare, Mathieu Dreyfus, Joseph Reinach et Auguste Scheurer-Kestner, est né au sein de la rédaction du Figaro. Émile Zola, informé mi-novembre 1897 par Scheurer-Kestner du dossier[26], est convaincu de l'innocence de Dreyfus et s'engage officiellement. Dans les colonnes du Figaro, Émile Zola écrit trois articles avant la parution du célèbre « J'accuse…! » dans les colonnes de L'Aurore. Un des dessins les plus célèbres de l'affaire est le raccourci que Caran d'Ache fit, le 14 février 1898, dans les colonnes du Figaro, d'une querelle familiale concernant l'affaire Dreyfus pour illustrer la profonde division de la société française à ce sujet au tournant des XIXe siècle et XXe siècle siècles. Par ailleurs, Anatole France et Zola sont les principaux journalistes aux rubriques de critique littéraire et artistique de cette époque pour le titre.

Gaston Calmette est nommé directeur du journal en 1902. Il réorganise très vite Le Figaro : il rachète le contrat d’impression et les machines de l’imprimerie, modernise l’immeuble, amortit les dettes et réussit à faire remonter les tirages[27] par le retour à l’ancien programme du journal « non politique » visant surtout des milieux aristocratiques, « de la bourgeoisie la plus riche, du grand commerce, de la haute industrie, de l’armée, de la société étrangère la plus élégante. »[28]

En 1904, Le Figaro relaye les « fiches[29] » des services militaires (voir affaire des fiches). Cette opération de fichage politique et religieux dans l'armée française visait les officiers, généralement issus de familles catholiques, qui ont été souvent écartés des postes importants de l'armée quelquefois au profit de carriéristes médiocres issus des loges ou de la clientèle des partis de gauche.

Supplément littéraire du dimanche du Figaro en 1894.

À partir de 1908, Marcel Proust écrit un certain nombre d'articles de presse dans Le Figaro (Pastiches et mélanges) et il reprend même certains de ses articles dans À la recherche du temps perdu. D'un autre côté, plusieurs articles de politique étrangère et sportives publiés en une du Figaro par Pierre de Coubertin entre juillet 1902 et juillet 1906 (puis réunis en 1909 chez Plon-Nourrit sous le titre Pages d’histoire contemporaine), participent à convertir les Français aux sports collectifs, selon le Daily Telegraph, le Times, et le New York Herald Tribune[30].

Entre les lignes de front : les Années Folles et Le Figaro en guerre (1914-1942)[modifier | modifier le code]

Pour plaire à son lectorat mondain, le directeur du journal, Gaston Calmette, va jusqu’à publier les vices privés des personnalités politiques. Il lance une campagne de presse contre le ministre des Finances Joseph Caillaux, l'accusant entre autres d'avoir cumulé ses fonctions politiques avec la présidence du conseil d'administration d'une banque étrangère, tout en le menaçant de publier ses lettres privées. Gaston Calmette est assassiné le 16 mars 1914 par Henriette Caillaux, la femme du ministre incriminé[31].

Cette période coïncide avec la censure, réhabilitée dans plusieurs pays durant la Première Guerre mondiale, au nom de l'intérêt national. En France, elle prend la forme d’une loi du 4 août 1914, votée dans l'urgence, interdisant tout article apte à révéler des informations à l'ennemi, ou à décourager les Français (notamment en révélant la réalité des conditions de vie au sein des tranchées). La Grande Guerre prive temporairement Le Figaro de son identité mondaine et littéraire. La direction suivante d’Alfred Capus et de Robert de Flers n'apporte pratiquement pas de changements et en 1920, à la suite d’un conflit interne, ils quittent Le Figaro. Louis Latzarus en prend la rédaction en chef pour la courte période qui suit.

Pendant l'entre-deux-guerres, le journal renoue avec son esprit mondain[32], surtout dans ses chroniques[33], où la conversation s'adresse à un public encore très féminin ; seul en a subsisté de nos jours le Carnet mondain[34].

En 1922, le journal est racheté par le parfumeur François Coty [35], qui le renomme Figaro et le délaisse en 1928 pour L'Ami du peuple. Figaro redevient Le Figaro en 1929, date à laquelle les premiers mots croisés apparaissent. La politique devient le sujet principal. Thuriféraire du fascisme mussolinien et antisémite notoire, le parfumeur Coty fait mener dans son journal des campagnes contre les impôts, la franc-maçonnerie et le communisme international. Le ton populiste proche de l'extrême droite et antiparlementaire des années Coty font perdre au journal les trois quarts de ses lecteurs (en 1932, la diffusion est tombée à 10 000 exemplaire)[36].

En 1925, Coty nomme l'éditorialiste politique Lucien Romier rédacteur en chef, il le restera jusqu'en 1927 lorsqu'il quitte le journal à la suite d'un conflit avec son propriétaire. La veuve de François Coty, Mme Cotnareanu, en devient la nouvelle propriétaire à la mort de son mari en 1934. Lucien Romier revient alors à la direction du journal tandis que Pierre Brisson y prend progressivement des responsabilités importantes et devient directeur littéraire[37]. Le journal un temps compromis par les sympathies fascistes de François Coty retrouve une brillante équipe de rédacteurs à partir de 1935. Ainsi François Mauriac, Georges Duhamel, Jean Giraudoux, Tristan Bernard et André Maurois vont en devenir membres[38]. Cependant, le Figaro ne retrouve pas politiquement une ligne modérée. Lucien Romier conservant au journal un ton antiparlementaire, très hostile au Front populaire et épousant les positions du maréchal Pétain (dont il sera ministre à Vichy). Ainsi le 28 septembre 1936, à la une du journal, les prises de position éditoriales sont sans ambiguïté. Allant des franquistes qualifiés de « héros » tandis qu'ils reprennent la ville de Tolède pendant la guerre d'Espagne, jusqu'à l'homme politique Philippe Henriot (élu de la Fédération républicaine qui deviendra un des importants soutiens du régime de Vichy) "chaudement félicité" pour sa réélection. Avec le temps, le journal se replie sur le libéralisme et les journalistes « munichois sans enthousiasme »[38], s'opposent au nazisme à la fin des années 1930.

Les textes rédactionnels sont souvent accompagnés de pages entières d’illustrations et les premières photographies font en outre leur apparition dans Le Figaro, qui les utilise alors abondamment. Grâce aux efforts de la nouvelle équipe, les tirages remontent : ils atteignent 50 000 exemplaires en janvier 1936 et 80 000 en 1939[39]. Le quotidien couvre par de grands reportages les conflits de l'époque, comme la guerre d'Éthiopie, la guerre sino-japonaise ou la guerre d'Espagne.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le journal subit à nouveau la censure. Sous la plume de Maurice Noël apparaît pour la première fois l’expression de la « drôle de guerre »[40]. Le Figaro s'installe à Bordeaux en 1940 puis à Clermont-Ferrand. Le Figaro est publié après coup à Lyon, en zone libre, jusqu'à l'occupation allemande de 1942. À la suite des éditoriaux de Pierre Brisson, la censure de Vichy, notamment de la part du ministère de l’Information, se fait plus pressante.

Pierre Brisson décide dans ces conditions d’arrêter le journal le 11 novembre 1942, le lendemain de sa suspension[41], et publie un éditorial dont la parution est empêchée sauf pour les abonnés  :

« Les consignes impératives qui viennent de nous parvenir ne nous permettent plus de poursuivre notre tâche sans offenser nos sentiments les plus intimes et sans trahir la confiance du public. Il s'agit de mentir ou de se démettre. Notre choix est fait. Je remercie les lecteurs de leur attachement, de leur compréhension, de l'estime qu'ils marquent à ce journal fait par des hommes de cœur dans des situations difficiles. Je leur donne l'assurance qu'ils retrouveront au premier jour Le Figaro, fidèle à ses devoirs et conforme à ses vœux. »

Le Figaro libéré et triomphant après la Libération (1944-1975)[modifier | modifier le code]

Développement du quotidien[modifier | modifier le code]

Raymond Aron qui a fourni plus de 2 300 articles.

À la Libération, Le Figaro reparaît à Paris avec un éditorial de François Mauriac sur Charles de Gaulle (le 25 août 1944). Il est confronté aux débats sur les modalités de l’épuration. Il devient ainsi le journal du MRP face aux communistes et aux socialistes.

Aidé par Maurice Noël, Pierre Brisson relance en avril 1946 un hebdomadaire littéraire. Publié en dehors du quotidien, Le Littéraire (qui devient Le Figaro littéraire en 1947) est créé en réponse à la mainmise du parti communiste français sur de nombreux journaux culturels et pour défendre la théorie de l'art pour l'art face à l’engagement idéologique et politique des intellectuels[42]. L’hebdomadaire a alors défendu des écrivains critiques du communisme ou transfuges du bloc de l'Est (Arthur Koestler, Victor Kravtchenko). Le Littéraire ou Le Figaro littéraire a réuni différents écrivains ou intellectuels, tels que Paul Claudel, Léon-Paul Fargue, Colette, Julien Green, Rousset, Rougemont, etc. Il se présente comme défenseur des valeurs culturelles de la droite française.

Pierre Brisson ramène Le Figaro vers le libéralisme modéré de la droite classique. C'est lui qui attire Raymond Aron (2 300 articles fournis).

À l'avènement de la Ve République, l'hostilité de Pierre Brisson envers le RPF cesse et il se rallie à De Gaulle. Pierre Brisson décède en 1964. La femme de François Coty vend toutes ses actions la même année. Jean Prouvost récupère le reste des actions Coty et devient ainsi l'actionnaire majoritaire du journal.

Renommée des concours de plage[modifier | modifier le code]

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C'est durant cette période (1948-1975) que se développent les « concours de plage du Figaro » qui, à leur apogée, prennent une dimension internationale. Le concours était organisé dans un grand nombre de stations balnéaires, en trois catégories, selon l'âge des concurrents. Dans chaque catégorie, concouraient les enfants nés durant une période de trois années consécutives. Par exemple, en 1962, année des XVe jeux[43], les catégories correspondaient aux enfants nés en 1948 à 1950 (3e), 1951 à 1953 (2e) et 1954 à 1956 (1e catégorie). Outre ces trois catégories, il existait une catégorie « adultes ». Il y avait au départ cinq concours de châteaux de sable par an. Ce nombre s’est ensuite réduit et un concours de peinture a été ajouté. On ne pouvait gagner le 1er prix qu’une fois par saison. Une fois gagné ce 1er prix, on était « Hors-concours » pour le 1er prix. Pour chacun des cinq concours, les vainqueurs concouraient ensuite, sur photo, à un classement au niveau national, généreusement doté de cadeaux.

Le fleuron de l'empire Hersant : un journal dans la tourmente (1975-2004)[modifier | modifier le code]

En 1975, le journal est racheté par Robert Hersant, directeur d'un groupe de publications périodiques qui avait commencé son ascension dix ans plus tôt en fusionnant deux journaux régionaux de Brive-la-Gaillarde, et avait dès ce moment été remarqué par le magazine Presse-Actualité comme un éventuel « nouvel Axel Springer ». Le journal est acheté, pour la somme de 7,3 millions de francs qu’il a payé en plusieurs fractions, dont la dernière n'a été réglée qu'en décembre 1976[44].

Robert Hersant est alors le directeur politique du journal et impose pour les positions-clefs ses proches et amis : son fils Jacques Hersant devient le codirecteur de la publication, son autre fils Michel Hersant est membre du conseil de surveillance, dont le président est André Audinot, proche collaborateur de Robert Hersant. N’étant pas « un homme à transiger sur l’exercice du pouvoir »[45], Robert Hersant se sépare d’un groupe des journalistes. Parmi eux, le vice-président du directoire Jean Griot, le président de la Société des rédacteurs Denis Perier Daville, un membre du conseil de surveillance Maurice Tillier, plusieurs rédacteurs en chef, chefs des services, chefs de rubrique, rédacteurs. De même, Jean d'Ormesson quitte son poste du directeur général, mais accepte une chronique régulière dans le nouveau supplément, Le Figaro Magazine.

Le supplément du week-end Le Figaro Magazine, lancé en 1978, est violemment attaqué par la gauche (Le Canard enchaîné l'appelle Le gai FroMage nazi, anagramme très polémique), en raison selon eux de la présence de nombreuses plumes proches de l'extrême droite intellectuelle[46], bien que l’influence de la Nouvelle Droite sur la ligne du magazine ne soit pas démontrée[47].

Robert Hersant rachète dans ce début des années 1980 ce qui subsiste du groupe Boussac : le quotidien L'Aurore. Le nom de ce journal, puissant dans les années 1950-1970, figure toujours associé à celui du Figaro. En 1985, L'Aurore est en effet complètement intégré dans Le Figaro. Ce titre survit un temps dans celui de l'édition sans supplément du samedi Le Figaro - L'Aurore. Ce second titre disparaît pour cette édition, au moins depuis 2012[réf. nécessaire].

À l’approche des élections de 1986, Le Figaro appelle à l’élection de Jacques Chirac, puis pendant la cohabitation et les deux campagnes présidentielles suivantes, tirant la conclusion des critiques de la partie la plus libérale et centriste et la plus jeune de son public, Le Figaro souhaite se rapprocher d’une formule plus proche de celle d’un « Washington Post à la française » ou celle de l'époque de Pierre Brisson, ce qui implique une ouverture politique plus large[48]. Le pluralisme est le bienvenu au sein de la rédaction. La place allouée aux vues libérales devient peu à peu supérieure à celle réservée aux idées conservatrices.

Si l’équipe de Max Clos continue toujours la ligne politique d’un quotidien libéral, soutenue surtout par Franz-Olivier Giesbert qui « fait la chasse aux idées à l’emporte-pièces »[49], son but est de créer un journal « avec des bonnes idées de tous les jours »[49], informatif et au sein duquel les faits seront séparés des opinions. Giesbert veut contourner de cette façon l’impasse qui sépare aujourd’hui le journaliste de l’information. Celui qui se rend sur les lieux pour y faire lui-même les enquêtes nécessaires. Pour Giesbert « le journalisme consiste à sortir des informations… Et non pas à attendre que la dépêche de l’agence tombe, pour préparer son petit commentaire »[49].

Le 13 juillet 1998, Le Figaro publie pour la première fois une une en couleurs à l'occasion de la victoire française en finale lors de la Coupe du monde de football de 1998.

Le 29 novembre 1999, Jean de Belot succède à Franz-Olivier Giesbert à la direction de la rédaction. Avec les Grands Débats, le journal entame une des phases d'ouverture idéologique et fait venir dans ses colonnes des signatures nouvelles. La diffusion progresse alors même que le journal est offert gratuitement sur le net.

Le Figaro aujourd'hui : l'arrivée du groupe Dassault (2004)[modifier | modifier le code]

Ancien siège du Figaro, au 37, rue du Louvre, dans le 2e arrondissement de Paris (photographie de 2004).
Siège du Figaro, au 14, boulevard Haussmann, dans le 9e arrondissement de Paris.

En juin 2004, le groupe Dassault (GIMD) est autorisé à prendre le contrôle de la Socpresse, maison mère du Figaro [50] . En octobre, l'inquiétude des syndicats sur l'indépendance du journal est vive [51], allant jusqu'au départ volontaire de 268 journalistes du groupe Socpresse (soit 10 % de l'effectif total)[52] ; alors que Serge Dassault remanie la direction du journal, en licenciant Jean de Belot. Le Figaro est désormais dirigé par Nicolas Beytout et Francis Morel [53].

Le Figaro quitte le 37 rue du Louvre pour s'installer au 14 boulevard Haussmann le 19-21 août 2005.

Le 3 octobre 2005, Le Figaro change de format pour la première fois depuis plus de trente ans. Le titre apparaît désormais dans un cartouche bleu [54],[55]. En outre, au cahier économie créé en 1985 vient s'ajouter un cahier loisirs intitulé Et vous. Cette nouvelle formule est officiellement censée permettre à l'entreprise de proposer à la vente davantage d'espaces publicitaires en une et en quatrième de couverture.

Nicolas Beytout quitte la direction du Figaro et rejoint le pôle médias de LVMH [56]. Certains journalistes y voient la raison des tensions qui ont opposé la rédaction à son directeur depuis son arrivée. Le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry, parle de « blocages permanents » de la part de Nicolas Beytout.

Étienne Mougeotte devient alors directeur des rédactions du groupe Figaro en novembre 2007. Il est secondé par Jean-Michel Salvator à la direction du quotidien. En février 2008, un plan d'économies de 12 millions d'euros est annoncé. Le quotidien doit supprimer entre 10 et 13 % de ses effectifs. Le déficit du journal s'élève officiellement à 10,5 millions d'euros pour l'année 2007 [57].

Le Figaro augmente le prix de son journal le 22 décembre 2008, passant de 1,20 euro à 1,30 euro[58]. Il augmente une nouvelle fois fin décembre 2010 et passe ainsi à 1,40 euro[59]. Selon le directeur général du journal et le président du syndicat de la Presse quotidienne nationale, Francis Morel, le prix de vente du Figaro, qui n'avait pas évolué depuis décembre 2008, augmente en raison des augmentations qu'imposent les producteurs de matières premières aux journaux[60].

Le Figaro lance une nouvelle formule (21 septembre 2009) avec une nouvelle maquette (systématisation de la couleur notamment) et un nouveau format (format berlinois). Cette nouvelle formule est produite dans une nouvelle imprimerie à Tremblay-en-France[61].

À partir du 4 décembre 2009, l'édition du vendredi est accompagnée d'un cahier de 8 pages qui propose une sélection d'articles du New York Times[62].

Le Figaro s'installe sur les tablettes tels l'iPad ou la Samsung Galaxy Tab. L'application « Le Figaro » permet ainsi de suivre toute l'actualité en continu et de profiter de tous les contenus du journal (moyennant un abonnement) et de son site Internet.

En juillet 2012, Alexis Brézet devient directeur de la rédaction du journal en remplacement d'Étienne Mougeotte[63].

Une indépendance éditoriale qui suscite un débat[modifier | modifier le code]

L'indépendance éditoriale du Figaro est un sujet polémique depuis sa prise de contrôle par Serge Dassault en juin 2004. Les critiques se focalisent autour quelques déclarations de ce dernier : Mon groupe doit « posséder un journal ou un hebdomadaire pour y exprimer son opinion. »[64] ; un journal « permet de faire passer un certain nombre d’idées saines. »[65] ; « par exemple, les idées de gauches sont des idées pas saines. »[66]. À la suite de ces propos, la Société des rédacteurs du journal vote à 93 % une motion réaffirmant l'indépendance éditoriale de la rédaction[67].

Dès août 2004, un entretien avec Andrew Wang dont le journal avait l'exclusivité, dans le cadre de l'affaire des frégates de Taïwan, est écartée sur demande directe de Serge Dassault ; ce qui déclenche des troubles pendant quelques mois au sein de la rédaction[68].

En octobre 2008, le Syndicat national des journalistes (SNJ) publie un communiqué dans lequel il s'inquiète de l'absence d'indépendance au sein de la rédaction, et dénonce l'alignement du journal sur la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy et sur les intérêts des entreprises de Serge Dassault en France et à l'étranger[69].

En 2009, Le Figaro est cité dans l'affaire des sondages de l'Élysée. Il apparaît en effet que le journal aurait publié des sondages payés par le budget de la présidence de la République, sous Nicolas Sarkozy[70]. En réponse, la société des rédacteurs du titre demande au directeur de la rédaction, Étienne Mougeotte, de « mettre immédiatement un terme à ce type de "coproduction" qui nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe »[71].

L'absence supposée d'indépendance éditoriale au sein de la rédaction du Figaro est régulièrement pointée par des médias tels que l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné[72],[73], le mensuel Le Monde diplomatique[74],[75] ou encore l'association de critique des médias Acrimed[76],[77].

Organisation : membres et repères[modifier | modifier le code]

Direction générale[modifier | modifier le code]

  • Directeur de la rédaction : Alexis Brézet
  • Directeur des rédactions web : Luc de Barochez
  • Directeur délégué de la rédaction : Jean-Michel Salvator
  • Directeur adjoint de la rédaction (Politique, Société, Sciences) : Paul-Henri du Limbert
  • Directeur adjoint de la rédaction (Économie) : Gaëtan de Capèle
  • Directeur adjoint de la rédaction (Culture, Figaroscope): Sébastien Le Fol
  • Directeur adjoint de la rédaction (Débats et Opinions, Littéraire) : Étienne de Montety
  • Directeur adjoint de la rédaction (Étranger) : Philippe Gelie
  • Directeur adjoint de la rédaction (Sports, Opérations Spéciales) : Yves Thréard
  • Directrice adjointe de la rédaction (Mode, Tourisme, Loisirs, Automobile) : Anne-Sophie Von Claer
  • Directrice adjointe de la rédaction (secrétariat de rédaction, photo) : Anne Huet-Wuilleme

Les journalistes actuels du Figaro[modifier | modifier le code]

Panthéon et célèbres collaborateurs[modifier | modifier le code]

Directeurs et dirigeants[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Période
HippolyteVillemessant.jpg Hippolyte de Villemessant (1854 - 1875)
Defaut.svg Fernand de Rodays  ?
Defaut.svg Jules Cornély  ?
Gaston Calmette.jpg Gaston Calmette  ?
Alfred Capus.jpg Alfred Capus  ?
Flers, Robert de.jpg Gaston Calmette 1902-1914
Defaut.svg André Chaumeix  ?
Defaut.svg Lucien Romier  ?
François Coty 1.jpg François Coty  ?
Defaut.svg Pierre Brisson  ?
Defaut.svg Jean Prouvost  ?
Defaut.svg Robert Hersant 1975-1996
Defaut.svg Yves de Chaisemartin 1996-2004
Serge Dassault crop.jpg Serge Dassault depuis 2004

Célèbres figarotiers[modifier | modifier le code]

Le Figaro est souvent considéré comme le « journal des académiciens », du fait du grand nombre d'« immortels » qui y ont écrit[78].

Dessinateurs[modifier | modifier le code]

Sièges[modifier | modifier le code]

Le groupe Figaro[modifier | modifier le code]

Logo du Groupe Figaro à partir de 2009

Le Figaro constitue le Groupe Figaro (ou Dassault Medias) (Groupe Dassault). L'ancienne société Socpresse démantelée en 2005 devient officiellement Dassault media (Groupe Figaro) en 2011[79].

Le quotidien Le Figaro et ses suppléments[modifier | modifier le code]

Logo de la marque Figaro à partir de 2009

Tous les jours, le quotidien est accompagné d'un supplément imprimé sur papier saumon, Le Figaro Économie, ainsi que d'un troisième cahier, Le Figaro et vous.

En outre,

Autres suppléments, rubriques et titres[modifier | modifier le code]

  • Le Figaro Patrimoine est un supplément du Figaro publié mensuellement.
  • Le Figaro Étudiant, est un supplément du Figaro publié mensuellement.
  • Chaque semaine, un tome des « essentiels » de l'Encyclopædia Universalis, a été vendu en supplément le mardi, le premier tome étant gratuit. Cette encyclopédie contenait 6 000 articles, 17 000 notices et 200 000 liens.
  • Une édition sans suppléments était publiée le samedi sous le titre Le Figaro - L'Aurore (ce double titre exista comme quotidien dans les années 1980 après le rachat de L'Aurore par Robert Hersant, il subsista quelque temps avant de disparaître, il ne se différenciait du Figaro que par la une).
  • Paris Chic est un cahier d'une trentaine de pages qui propose une sélection d'articles du cahier “Et vous”, consacré à l'art de vivre et du Figaroscope, destiné aux Chinois aisés en visite à Paris.
  • Le groupe Figaro relance le titre Jours de France, spécialisé sur l'actualité des célébrités et les familles royales européennes, il apparait d’abord sous forme de site internet en 2011, puis en magazine papier, édité chaque trimestres depuis le 7 août 2013[80].

Édition en ligne, lefigaro.fr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Figaro interactif.

L'adresse du journal en ligne est lefigaro.fr depuis février 2006. Le Figaro était en juin 2008 le premier site d'information sur Internet selon les données d'audience d'Internet publiées par Nielsen Médiamétrie/NetRatings[81]. En janvier 2010, lefigaro.fr s'est doté de fonctionnalités réservées aux abonnés[82]. L’accès aux articles en archive est également payant. En septembre 2011, le quotidien lance un magazine du vin en ligne. Le 17 novembre 2011, le site se voit attribué une seconde fois le titre de « meilleur média sur mobile » lors des Trophées Internet Mobile 2011[83]. En 2013, il est toujours classé comme étant le premier site de presse française en ligne[84].

Le 4 février 2014 est lancé FigaroVox, une plate-forme de débats d'idées[85],[86].

Participations et filiales[modifier | modifier le code]

En Février Le Figaro rachète le site d'information et de contenu sportif sport24.com qui gérait déjà depuis 2004 la rubrique sport du Figaro.fr, c'est la première fois que le figaro fit une acquisition de ce type[87]. En mai 2007, Le Figaro achète le site culturel evene.fr, qui trouvera rapidement des synergies avec Le Figaroscope[88], puis en juin 2007 c'est autour de la la billetterie spectacles Ticketac.com d’être acheté par le groupe[89]. En 2008 le groupe reprend la société Météo Consult qui comprend La Chaîne Météo[90] et en décembre 2008 il acquiert que La Banque Audiovisuelle, la société éditrice de vodeo.tv via sa filiale The Skreenhouse Factory, dédiée à la télé et à la Vidéo sur Internet. Le 18 mai 2009 il rachète Particulier et Finances Éditions comprenant Le Particulier, Le Particulier pratique, Le Particulier Immobilier et La Lettre des Placements, ainsi qu'une trentaine de guides pratiques et du site leparticulier.fr[90]. En septembre 2010 il reprend Adenclassifieds après une OPA amicale, la filiale deviendra Figaro Classifieds[91], elle regroupe notamment Cadremploi, Keljob.com, kelformation, kelstage, kelsalaire.net, CVmail, Explorimmo, CadresOnline, OpenMedia, Seminus, Microcode, achat-terrain.com[92]. Les sites achat-terrain.com et constructeurs-maisons.com, crées en 2005, sont rachetés en septembre 2012[93]. Campus-Channel une plateforme vidéo pour étudient lancée en 2011 et acquise par le Figaro classified en juin 2014[94].

Partenariat du groupe[modifier | modifier le code]

Le Figaro commandite la course à la voile, la Solitaire du Figaro depuis sa création en 1970.

Le journal et le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) présentent leurs « Etudes politiques ».

Le Figaro remplace Le Monde comme partenaire de l'émission Le Grand Jury (septembre 2006).

En partenariat avec Dargaud Benelux, le journal lance en 2010 une collection en 20 tomes de XIII en édition « prestige »[95] et une prépublication des derniers tomes de la série tout l'été de la même année dans le Figaro Magazine. Par ailleurs, le quotidien a aussi proposé un florilège de bande dessinée, de Largo Winch à Blake et Mortimer en passant par Gaston, Tintin, Lucky Luke et Spirou et Fantasio.

Diffusion et finances[modifier | modifier le code]

Le lectorat[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, Le Figaro place les lecteurs et lectrices au centre du journal. D'ailleurs, la présence massive de lectrices fait souvent l'objet d'envie des autres quotidiens nationaux en ce qui concerne son attractivité pour le marché publicitaire. Le lectorat est aussi majoritairement francilien (55 %) tandis que le taux de lecteurs à l’étranger ne dépasse pas les 7 %. Ces caractéristiques influencent le style de communication et pousse la rédaction à parler plus souvent des évènements franciliens.

La classe moyenne, les cadres supérieurs et les petits patrons représentent l'essentiel du lectorat du Figaro. Tenant compte de l’appartenance de ce lectorat, le journal accorde plus de place aux nouveaux changements sociaux et culturels à travers les suppléments thématiques (Fig-Eco, Figaroscope, Madame Figaro, Figaro littéraire, etc.)

Diffusion et audience[modifier | modifier le code]

Ce titre souscrit aux déclarations déposées mensuelles de l'OJD. Le tableau ci-dessus établit la diffusion payée en France du Figaro depuis 1999 :

Diffusion quotidienne moyenne
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Le Figaro 366 690 360 909 366 529 369 108 369 706 365 083 337 118 332 818 338 618 330 482 323 991 325 509 329 367 330 952

La diffusion gratuite (universités, cabinets médicaux, compagnies aériennes, entreprises, etc.) dépasse 70 000 exemplaires. Pour comparer avec la diffusion des autres quotidiens nationaux français, voir l'article consacré à la presse en France.

Subventions[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des titres de presse français, le journal Le Figaro perçoit des subventions publiques importantes directes ou indirectes de l'État. Ainsi, il a perçu 3,85 millions d’euros d'aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010[96] notamment pour réduire les coûts de fabrication et de distribution. Le montant de l'aide accordée au Figaro, par exemplaire diffusé et payé (frais postaux inclus), en 2008, est de 0,19 €, soit moins que Le Monde (0,23 €) ou L'Humanité (0,54 €)[97]. Selon un rapport de l'Assemblée nationale, Le Figaro reçoit en aides directes près de 15 millions € par an[98]. En 2014, il devient le titre français le plus subventionné, juste devant Le Monde, avec 16 millions d'euros d'aides directes[99].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Figaro. Deux siècles d'histoire, par Claire Blandin, Armand Colin, 2007.
  • Le roman du Figaro : 1826-2006, par Bertrand de Saint-Vincent, Plon-Le Figaro, novembre 2006 (ISBN 978-2259205832) (le texte de ce livre a été publié dans le Figaro du 24 juillet au 26 août 2006).
  • Figaro-ci, Figaro-là (revue Médias, no 11, hiver 2006) : L'Histoire du Figaro de Hippolyte de Villemessant à Serge Dassault.
  • Fils de quelqu'un : Pierre Brisson et les trente glorieuses du Figaro, par Jean-François Brisson, Paris, Éd. de Fallois, 1989.
  • Vingt ans de Figaro, par Pierre Brisson, Paris, Gallimard, 1959.
  • Le premier Figaro, 1826-1833, par Frédéric Segu, Paris, 1932
  • Mémoires d’un journaliste, troisième série : à travers le Figaro, par Hippolyte de Villemessant, Paris, E. Dentu, 1867-1878, p. 16.
  • L’Ancien « Figaro », par Émile Gaboriau, Paris, Dentu, 1861, p. 22.
  • L'association Acrimed (acronyme d'« Action critique Médias ») consacre de nombreux articles à la critique des médias depuis les années 2000 notamment concernant le Figaro[100].

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laure Daussy, « Au Figaro, on n'enquête pas sur les affaires, dixit Mougeotte », sur arretsurimages.net (consulté le 5 novembre 2011)
  2. Chiffre officiel sur le site de l'association OJD.
  3. Angélina Peralva et Éric Macé, Médias et violences urbaines : Débats politiques et construction journalistique, Paris, La Documentation Française,‎ 2002, p. 36
  4. Etienne Mougeotte : "Le Figaro est un journal d'opinion de droite. Les lecteurs le savent, les journalistes aussi"
  5. En 2002, 73% de lecteurs de droite et 11% d'extrême droite ; cf. Angélina Peralva et Éric Macé, Médias et violences urbaines : Débats politiques et construction journalistique, Paris, La Documentation Française,‎ 2002, p. 36
  6. « Le Figaro s'assume du centre et de droite », Europe 1, le 21 septembre 2009.
  7. Alain-Gérard Slama, « Le Figaro, ou de l'éclectisme libéral », Le Figaro, le 15 octobre 2007.
  8. Claire Blandin, « Le Figaro et le gaullisme en Mai 68 », médiamorphoses
  9. Acrimed, Rubrique Le Figaro, consultée le 15 juin 2012
  10. "Le Figaro" : Mougeotte répond aux critiques de ses journalistes sur tempsreel.nouvelobs.com du 10 février 2012
  11. Étienne Mougeotte n'entend pas changer la ligne du "Figaro" sur lemonde.fr du 10 février 2012
  12. Alexis Brézet, « Le Figaro se réinvente », in Le Figaro, jeudi 28 mars 2013, p. 21.
  13. Fabrice Erre, « Le premier Figaro : un journal satirique atypique (1826-1834) », Centre de recherche en histoire du XIXe siècle.
  14. La caricature dans la mécanique de la presse satirique
  15. Claude Bellanger, Jacques Godechot, Pierre Guiral, Fernand Terrou [dir.], Histoire générale de la presse française, Paris, PUF, tome 2, 1969, p. 98.
  16. Charles Ledré, La Presse à l’assaut de la monarchie : 1815-1848, Paris, Armand Colin, Kiosque, 1960.
  17. Fabrice Erre, « Les discours politiques de la presse satirique. Étude des réactions à l’« attentat horrible » du 19 novembre 1832 », Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 29, 2004, p. 31-51.
  18. Émile Gaboriau, L’Ancien « Figaro », Paris, Dentu, 1861, p. 22.
  19. Yann Moncomble, Quand la presse est aux ordres de la finance, Faits et documents,‎ 1986, p. 54
  20. Sophie Spandonis, « Un monde entier à remuer » : la vie et l'esprit parisiens dans la Gazette de Paris de Dollingen (1856 -1859), etudes-romantiques.ish-lyon.cnrs.fr
  21. Alphonse Daudet, Trente ans de Paris à travers ma vie et mes livres, Lemerre, 1891, p. 94.
  22. Claire Blandin, Le Figaro : histoire d'un journal, Nouveau Monde,‎ 2010, p. 71
  23. Christine Leteinturier, Figaro (Le), universalis.fr
  24. Octave Mirbeau, Combats littéraires, L'Âge d'homme,‎ 2006, p. 72
  25. Bredin, L’Affaire, p. 200
  26. Suivi du Syndicat le 1er décembre et de Procès-verbal le 5 décembre.
  27. Voir, Bellanger, 1969, t. 3, p. 350
  28. Le rapport à l’assemblée générale de 1905, cit. d’après Bellanger, 1969, t. 3, p. 350.
  29. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k286778k
  30. Patrick Clastres, Paul Dietschy, Serge Laget, La France et l’olympisme, Paris, ADPF-Ministère des Affaires étrangères, juin 2004
  31. Jean-Yves Le Naour, Meurtre au Figaro - Le procès Caillaux, Larrousse, L'Histoire comme un roman, 2007. Voir aussi « Meurtre au Figaro : Joseph Caillaux pouvait-il empêcher la guerre de 1914 ? » de Jean-Yves Le Naour, jeanyveslenaour.com
  32. Alice Bernard, « Le Figaro », Vingtième siècle, revue d’histoire, n°93, janvier-mars 2007.
  33. Et ses rubrique nécrologique. Arina Makarova, Dits et non-dits des nécrologies de la presse, Le Temps des médias, n°1, automne 2003, p.108-118.
  34. Alice Bernard, « Le Figaro : miroir d’une époque, instrument d’une société », Actes du Colloque Le Figaro, histoire d’un journal, Centre d’histoire de sciences Po., à paraître en 2008
  35. http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/coty_francois0493r3.html
  36. Patrick Eveno, Le journal Le monde : une histoire d'indépendance, Odile Jacob,‎ 2001, p. 24
  37. Claire Blandin, op. cité, p. 36
  38. a et b Voir, Bellanger, 1969, t. 3, p. 544
  39. Ibid, p. 54
  40. David, 1971, p. 223.
  41. Marc Martin, Médias et journalistes de la République, Odile Jacob,‎ 1997, p. 248
  42. Claire Blandin « L'histoire au Figaro littéraire », Le Temps des médias 2/2005 (n° 5), p. 159-167.
  43. Le Figaro, numéro spécial des concours de plage 1962
  44. Perier, 1976, p. 15-16.
  45. Cayrol, 1991, p. 204.
  46. Taguieff, Pierre-André : Sur la Nouvelle Droite. Jalons d’une analyse critique, Paris, Descartes & Cie, 1994.
  47. François Quinton, Le Figaro Magazine entre droite et « Nouvelle Droite » (octobre 1978-juillet 1979), mémoire dirigé par Gilles Richard, Rennes, IEP, 2005, 135 p
  48. Yves Roucaute, Splendeurs..., op. cit., p. 158-161 et Françoise Berger, Journaux intimes. Les aventures tragi-comiques de la presse sous François Mitterrand, Paris, Robert Laffont, 1992, p. 365-373. Le
  49. a, b et c Médiapouvoirs, sept.-oct. 1989, p. 26.
  50. http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/bruxelles-autorise-dassault-a-racheter-la-socpresse_1354056.html
  51. http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20040617.OBS1241/socpresse-rachetee-le-snj-cgt-s-alarme.html
  52. 268 journalistes font jouer la clause de cession, Le Nouvel Observateur, 16 décembre 2004
  53. http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20040930.OBS8076/nicolas-beytout-directeur-de-la-redaction.html
  54. http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20051003.OBS0900/le-figaro-fait-peau-neuve.html
  55. http://www.couleuretmarketing.com/2005/10/le-nouveau-figaro-tout-bleu/
  56. http://www.liberation.fr/medias/2007/11/19/nicolas-beytout-journaliste-griffe-lvmh_8368
  57. http://www.challenges.fr/media/20080612.CHA3708/dernier-jour-d-ouverture-du-guichet-departs-au-figaro.html
  58. (fr) « Le Figaro augmente son prix de vente à 1,30 euro », dépêche de l'Agence France-Presse, 22 décembre 2008
  59. (fr) « Le Figaro et Le Monde augmentent leur prix de vente de 10 centimes », www.lepoint.fr, 27 décembre 2010
  60. (fr) « Le Monde et Le Figaro coûteront 10 centimes de plus », La Tribune, 27 décembre 2010.
  61. article de présentation de la nouvelle formule
  62. (fr) Emmanuel Berretta, « Le Figaro s'offre huit pages du New York Times, www.lepoint.fr, 24 novembre 2009.
  63. Alexandre Debouté et Enguérand Renault, « Alexis Brézet prend la tête du Figaro », Le Figaro,‎ 12 juillet 2012 (lire en ligne)
  64. Serge Dassault, LCI, novembre 1997, cité dans Marie Bénilde Médias français, une affaire de familles, Le Monde diplomatique, novembre 2003
  65. Serge Dassault, entretien accordé au magazine Entreprendre, décembre 2003 (cité dans Le Monde du 21 septembre 2004)
  66. Serge Dassault, interrogé par Pierre Weill sur France Inter, le 10 décembre 2004, 8h20
  67. Le Figaro : 93% de la rédaction pour l'indépendance Le Nouvel Observateur, 25 septembre 2004
  68. Catherine Mallaval « Le Figaro cherche une parade à Dassault », Libération, 10 septembre 2004.
  69. Pascale Santi La rédaction du "Figaro" dénonce l'omniprésence de Serge Dassault Le Monde, 1er octobre 2008
  70. Alain Garrigou et Richard Brousse, Manuel anti-sondages. La démocratie n'est pas à vendre, Montreuil, La Ville brûle, 2011, p. 43
  71. Samuel Laurent L'affaire des sondages de l'Elysée fait son retour, Le Monde, 11 décembre 2012
  72. Christophe Nobili Cherchez les erreurs... Le Canard enchaîné, 18 décembre 2013
  73. Paul Larrouturou Sarkoleaks : Le Canard Enchaîné publie le script des enregistrements volés de Nicolas Sarkozy par Patrick Buisson à l'Elysée Europe 1, 6 mars 2014
  74. La presse… vendue, Le Monde diplomatique, 21 janvier 2009
  75. Pierre Rimbert Des journalistes au bord de la rébellion, Le Monde diplomatique, février 2007
  76. Frédéric Lemaire Mise en examen de Serge Dassault : Le Figaro soigne son propriétaire Acrimed, 11 avril 2014
  77. Frédéric Lemaire Le Figaro se pâme devant le Rafale Acrimed, 17 janvier 2014
  78. Jean d'Ormesson, « Un journal d'écrivains », Le Figaro, 5 mai 2011.
  79. « Olivier Dassault : Le Parcours, Carrière professionnelle », sur olivierdassault.fr,‎ 2011
  80. « Le Groupe Figaro relance le magazine Jours de France avec une périodicité trimestrielle », sur offremedia.com,‎ 23 juillet 2013
  81. http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/16/04002-20080716ARTFIG00019-lefigarofr-premier-site-d-information-generaliste-.php
  82. Annonce officielle du lancement de l'offre premium début 2010
  83. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/18/97002-20111118FILWWW00579-le-figarofr-meilleur-media-sur-mobile.php
  84. Benjamin Ferran, « "Le Figaro" redessine son site Internet pour mieux raconter l'actualité », in Le Figaro, encart « Économie », mercredi 6 novembre 2013, page 27.
  85. Thierry Wojciak, « Figaro Vox : place aux débats d'idées », CBS News, 3 février 2014
  86. Alexandre Debouté, « Le Figaro lance la plate-forme de débats FigaroVox », Le Figaro, 3 février 2014
  87. « Le Figaro achète Sport24.com », sur nouvelobs.com,‎ 8 février 2006
  88. « Le Figaro rachète le site culturel evene.fr », sur strategies.fr,‎ 22 mai 2007
  89. « Le Figaro rachète la billetterie en ligne Ticketac », sur strategies.fr,‎ 12 juin 2007
  90. a et b (fr) « Le Figaro rachète la Chaîne Météo et ses sites internet », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 3 octobre 2008
  91. « Le Figaro lance une OPA sur le solde d'Adenclassifieds », www.lefigaro.fr, 30 septembre 2010.
  92. Figaro Classifieds, « Historique de la société », sur figaroclassifieds.fr,‎ 2013
  93. Thierry Wojciak, « Figaro Classifieds rachète Achat Terrain », sur nouvelobs.com,‎ 18 juin 2014
  94. Thierry Wojciak, « Formation : le groupe Figaro rachète Campus Channel », sur cbnews.fr,‎ 18 juin 2014
  95. (fr) Thibaut Dary, « XIII : les VII raisons d'un triomphe », Le Figaro, 29 juin 2010.
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  98. Aides à la presse, les chiffres, Contrepoints, 26 octobre 2012
  99. Aides à la presse : qui touche le plus ?, Le Monde.fr, 6 mai 2014
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