Roubaix

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Roubaix
Hôtel de ville de Roubaix.
Hôtel de ville de Roubaix.
Blason de Roubaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Arrondissement de Lille
(chef-lieu)
Canton Roubaix-1
Roubaix-2
Intercommunalité Lille Métropole Communauté urbaine
Maire
Mandat
Guillaume Delbar
2014-2020
Code postal 59100
Code commune 59512
Démographie
Gentilé Roubaisiens
Population
municipale
94 536 hab. (2012)
Densité 7 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 24″ N 3° 10′ 54″ E / 50.69, 3.18166666750° 41′ 24″ Nord 3° 10′ 54″ Est / 50.69, 3.181666667  
Altitude Min. 17 m – Max. 52 m
Superficie 13,23 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-roubaix.fr

Roubaix ([ʀuˈbɛ]) est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais. Elle est le chef-lieu de quatre cantons.

Avec un peu moins de cent mille habitants, Roubaix, seconde commune du Nord-Pas-de-Calais par sa population, forme, aux côtés de Lille, Tourcoing, Villeneuve-d'Ascq et 81 autres communes la Communauté urbaine de Lille Métropole - devenue au 1° janvier 2015, Métropole Européenne de Lille - une intercommunalité qui compte un peu plus de 1,1 million d'habitants. Plus largement, elle appartient à une vaste conurbation formée avec les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin, qui a donné naissance en au premier groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui totalise près de deux millions d’habitants, et, au-delà, à l'Aire métropolitaine de Lille qui en regroupe plus de 3,5 millions.

Reconnue ville d'art et d'histoire, la ville demeure célèbre pour son patrimoine architectural et pour l'essor économique qu'elle a connu durant la Révolution industrielle au XIXe siècle, grâce à l’industrie textile, dont elle fut une des capitales mondiales au début du XXe siècle. C'est à Roubaix que furent fondées les principales maisons de vente par correspondance françaises (La Redoute, les 3 Suisses). La ville est connue pour son riche tissu associatif et son caractère pionnier dans le domaine social (CIL, participation des habitants, économie sociale et solidaire...)

Roubaix cherche à lutter contre les difficultés liées à la désindustrialisation des années 1970-80 par de nouvelles filières économiques (numérique, créative et culturelle...), sa politique culturelle (La Piscine - Musée d'art et d'industrie André-Diligent, Condition publique, Colisée, Archives nationales du monde du travail, etc.) et une forte présence étudiante (Edhec, ENSAIT). Cependant, si la ville constitue toujours un grand pôle d'emploi, le chômage y demeure important et 75 % du territoire de la ville est classé en zone urbaine sensible (ZUS).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Roubaix est située non loin de la frontière belge à l’est de Lille et au sud de Tourcoing. La commune appartient au Ferrain.

Communes limitrophes de Roubaix
Tourcoing Tourcoing Wattrelos
Wasquehal Roubaix Leers
Croix Hem Lys-lez-Lannoy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal de Roubaix traverse une partie de la ville ; la navigation a été rétablie le 2 juin 2011 (programme Blue Links). Ce canal desservait notamment la « Zone de l'Union ».

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Tramway du réseau Transpole.

Roubaix est desservie par la ligne deux du métro automatique VAL construit par Lille Métropole communauté urbaine et géré par la société Transpole. Cette ligne relie Roubaix à Lille d'une part et à Tourcoing d'autre part. Six stations de métro existent sur la ville dont la principale est Eurotéléport qui permet l’interconnexion avec le tramway, qui relie Lille et Roubaix depuis 1909, mais aussi de nombreuses lignes de bus roubaisiennes du réseau Transpole et une ligne de bus transfrontalière menant à Mouscron, en Belgique.

Roubaix dispose aussi d'une gare ferroviaire, située sur la Ligne de Fives à Mouscron (frontière), qui est régulièrement desservie, outre les TGV et les TER Nord-Pas-de-Calais, par des trains de la compagnie nationale belge SNCB, notamment ceux reliant Lille et Anvers via Courtrai et Gand.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

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Le tissu urbain de Roubaix, comme celui de nombreuses autres communes de la Région Nord-Pas de Calais est très marqué par l’histoire industrielle (filatures, charbon, métallurgie) et ses séquelles et par le processus de désindustrialisation massif, démarré ici dès la fin des années 1960.

Roubaix constitue avec ses voisines Tourcoing, Wattrelos, Croix, Lys-lez-Lannoy, etc. l'un des rares exemples français d'une ville dont le développement est essentiellement dû à l'industrie, très majoritairement l'industrie textile sous ses diverses formes.

Si l'histoire textile, principalement lainière, de la ville est antérieure à la révolution industrielle, c'est avec cette dernière que ce gros bourg va devenir une très grande ville, décuplant sa population entre 1820 et 1914. Cette expansion s'est essentiellement faite pour répondre aux besoins de main-d’œuvre croissants d'une industrie textile en fort développement. Elle s'est principalement produite quartier par quartier, ceux-ci succédant à d'anciens hameaux, et n'a été que très partiellement et tardivement planifiée, même à petite échelle, les industriels locaux ne s'intéressant généralement que peu ou pas à la question du logement ouvrier.

Celui-ci s'est donc souvent développé à l'initiative de petits investisseurs, rentabilisant au maximum des emprises foncières limitées, proche des usines. Ceci a donné naissance à des formes urbaines assez spécifiques, bien qu'héritées des siècles antérieurs, les rangs ou "choques", les cours ou "courées", les "forts", etc. Dans certains quartiers, tel le Pile, habitat ouvrier et usines constituaient l'essentiel du tissu. Dans d'autres quartiers, l'Épeule par exemple, les rues principales étaient occupées par des maisons un peu plus vastes, voire parfois quelques hôtels particuliers, des commerces et des ateliers d'artisans et plus tard par les premiers services publics (écoles...). La grande bourgeoisie industrielle, quant à elle, logée tout d'abord près de ses usines ou en centre ville dans les maisons familiales de marchands-fabricants, va dès les années 1870 se faire construire, en priorité au sud de la ville, des hôtels de maîtres, de grandes villas, voire de véritables "châteaux" au sein de vastes parcs.

À partir de la fin du XIX° siècle, la municipalité, va intervenir de façon importante mais jusqu'à l'entre deux guerres principalement dans le domaines des équipements publics (écoles, dispensaires, postes de police...) quand, première en France, elle est socialiste, et, de nouveau sous direction patronale, sur la structuration du centre ville - Hôtel de ville (1911) et Grand Place, percée de la rue de la Gare (1882) (avenue Jean Lebas) et la réalisation du prestigieux parc Barbieux (1867-1907).

En 1921, en réponse notamment à la montée de la question du logement, la municipalité demande à l'urbaniste Jacques Gréber de produire un "plan d'aménagement, d'embellissements et d'extension" (s'étendant aux communes voisines, notamment Tourcoing). Le plan se résume en fait à l'extension de la commune vers le sud et l'est, toute intervention sur tissu existant s'avérant quasi impossible. C'est ainsi qu'est développé le quartier du Nouveau Roubaix, principalement par l' Office public de HBM, créé à cette fin : 500 appartements et 200 maisons individuelles environ sont ainsi conçus par les plus éminents architectes locaux: Jacques Barbotin, Emile Dervaux, Paul Destombes, René et Maurice Dupire... La municipalité fait à la même époque construire le Parc des sports avec son célèbre vélodrome[1].

L'extension urbaine se poursuit après la Seconde guerre mondiale avec la réalisation sous forme de ZUP du quartier des Trois Ponts, en 1961 conçu par Guillaume Gillet et celui des Hauts Champs, partagé avec la commune voisine de Hem, de 1954 à 1962, sous la direction de Jean Dubuisson (avec A. Fauchelle et J. Segers).

C'est cependant dans le tissu existant que se mettent en œuvre les opérations d'aménagement les plus significatives:

Depuis lors de nombreuses opérations de restructuration du tissu existant ont été menées. Jusqu'au milieu des années 90 - et même parfois au-delà - elles se sont accompagné de démolitions massives, justifiées par l'état généralement médiocre du bâti, mais surtout révélatrices d'une méconnaissance totale de sa valeur patrimoniale, tant architecturale que sociale. C'est dans ce contexte qu'a été percée, à partir de 1972, l'avenue des Nations unies.

Cependant dès les années 80, une remise en cause des pratiques de la rénovation urbaine s'était faite jour, dont le quartier de l'Alma-gare et son Atelier populaire d'urbanisme sont les représentants les plus emblématiques. Une très intéressante et très médiatisée expérience de rénovation urbaine participative y a été mené dans les années 1976 à 85 avec le soutien de la municipalité et de l'office d'HLM de la ville: les architectes (l'Agence AUSIA notamment) se sont mis au service d'une vision à la fois nostalgique et innovante du quartier, ardemment défendue par un collectif d'habitants.

Le patrimoine industriel d'abord, puis plus domestique a fait dès le début de ces années l'objet d'un intérêt croissant, d'abord limité à des spécialistes extérieurs et à des cercles locaux restreints, comme l'association Art Action, avant de conquérir un large public. De prestigieux bâtiments ont ainsi été préservés et réutilisés à des fins d'abord surtout d'équipements publics culturels ou éducatifs avant d'être réinvestis à usage résidentiel[2]:

À ces bâtiments proprement industriels, il faut ajouter La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent .

La réhabilitation/reconversion de ces monuments a entrainé un mouvement de revalorisation du patrimoine et, ce faisant, un timide regain d'attractivité pour la ville; une partie du patrimoine domestique est aujourd'hui réinvesti par des particuliers à des fins résidentielles ou pour des activités principalement libérales. le soutien de la politique de la ville (dispositif Zone franche urbaine notamment) aidant. Parallèlement, à l'initiative de Lille métropole, de nombreuses courées ont été réhabilitées plutôt que démolies, offrant désormais un habitat individuel décent à des familles en difficultés.

Une re-dynamisation commerciale du centre ville (centre de magasins d'usine, centre commercial avec hypermarché et cinémas) a été engagée avec des résultats assez inégaux. Depuis quelques années des opérations de logements neufs de tailles très diverses sont menées tant sur initiative publique que privée, certaines autour de parcs publics (parc du Nouveau monde, parc du Brondeloire), créés par dédensification du tissu urbain.

Les besoins de réhabilitation de l'habitat, de renforcement des services et de restauration/réaffectation des grands bâtiments issus de l'ère industrielle restent cependant gigantesques.

La « Zone de l’Union », située sur Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, est l’un des plus grands chantiers de France avec la réhabilitation d’une friche industrielle de quatre-vingt hectares environ – dont l’ancienne brasserie Terken – pour en faire probablement une zone d’activité de haute qualité environnementale, en associant les habitants des quartiers au projet, dans une dynamique de démocratie participative sous l'impulsion du collectif de l'Union.

Outre le centre ville, la politique de la ville et ses divers dispositifs ont permis une reconquête active de nombreux quartiers en pleine rénovation, tels le quartier des Trois Ponts, des Hauts Champs et prochainement du Pile.

Plus de 75 % de la population de la ville se situe en Zone Urbaine Sensible.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs quartiers :

  • Centre-ville
  • Armentières
  • Barbieux
  • Cité des Trois Ponts
  • La Fraternité
  • Le Pile
  • Sainte-Élisabeth
  • Espérance
  • Anselme Motte Bossut
  • Nations unies
  • Vauban
  • Crouy
  • Le Sartel-Carihem
  • L’Hommelet
  • La Fosse-aux-Chênes
  • Le Hutin Oran Cartigny
  • L’Entrepont
  • L’Épeule
  • Le Trichon
  • Le Fresnoy Mackellerie
  • Alma-Gare
  • Le Cul de four[3]
  • Le Chemin-Neuf
  • Édouard-Vaillant
  • Les Hauts-Champs
  • Justice
  • Linne Boulevards
  • Moulin-Potennerie
  • Petites Haies
  • Le Nouveau-Roubaix

Le Cartigny est le quartier situé au nord de la boucle du canal de Roubaix, traversé par la rue d’Alger, comprenant le vaste cimetière de Roubaix et des emprises industrielles importantes (La Lainière, Pennel et Flipo). Les Hauts-Champs ont donné leur nom au groupe d’hypermarchés Auchan[4].

Les quartiers de l’Épeule, de l’Alouette et du Trichon sont regroupés en un comité de quartier. Le Fresnoy Mackellerie est séparé au nord de la ville par la voie de chemin de fer, contre Tourcoing.

La cité des Trois Ponts est un quartier composé uniquement de barres et de tours HLM, qui concentre les plus mauvais chiffres socioéconomiques de la ville. Le Pile est un quartier populaire situé entre le centre-ville et les Trois Ponts. L'Alma-Gare est considéré comme un des quartiers les plus sensibles de France.

Le quartier de Barbieux, qui tire son nom du Parc Barbieux, sépare en deux la ville de Croix. Il est l’un des quartiers les plus huppés de la ville.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme latinisée (villa) Rusbaci au IXe siècle, Rubais en 1047 et 1106, Rosbays en 1122, Robais en 1127[5]. Si la forme Robaais constitue la version néerlandaise officiellement promue par l'Union de la langue néerlandaise[6], l'usage du nom Robeke, quoique rare, est recensé en flamand[7].

Rusbaci doit correspondre au type toponymique fréquent au nord de la France le plus souvent latinisé en Rosbaci- ou Resbaci-, à l'origine des différents Robecq, Rebecques, Rebais, etc. Albert Dauzat et Charles Rostaing y ont vu un composé du germanique hros « cheval » et baki « ruisseau »[8]. Ernest Nègre propose les termes germaniques raus « roseau » et bach « ruisseau »[9]. Il pourrait s'agir également d'un toponyme équivalent au type Rohrbach, Rorbach, bien représenté en Lorraine et en Alsace et qui s'explique par le vieux haut allemand rōr « roseau » (allemand Schilfrohr « sorte de roseau »), avec rhotacisme de [s] en vieux haut allemand et bak « ruisseau » (allemand Bach)[10].

Ces auteurs se sont cependant mal exprimés sur la forme initiale du terme germanique signifiant « ruisseau ». Les premiers évoquent baki et le second bach, or ni l'un ni l'autre ne conviennent exactement. En effet la plupart des sources spécialisées proposent un prototype germanique, c'est-à-dire proto-germanique, sous une forme initiale *bakiz[11], elle n'est pas attestée mais reconstituée, et doit, à ce titre, comporter un astérisque. Quant à bach, c'est une forme allemande qui remonte au vieux haut allemand bak, bah de même sens. Or, il ne convient pas ici, pour des raisons de géographie linguistique et de phonétique. En effet, on a jamais parlé le vieux haut allemand dans la région et bak ou bac ne peut pas avoir abouti à la terminaison -bais, mais aurait donné une terminaison *-ba en ancien français[12].

En réalité, le germanique commun *bakiz a donné le vieux bas francique *baki, à l'origine du gallo-roman *BĀCIS au nominatif, d'où une terminaison primitive en -*baiz, devenue en ancien français -bais. Elle a été notée plus tardivement -baix[12], comme le montrent les formes anciennes de Roubaix. En revanche, la terminaison -becq de Robecq est issue d'une forme néerlandaise beke, francisée par la suite[12] et procédant elle aussi du vieux bas francique.

Quant au premier élément Rou- de Roubaix, la plupart des spécialistes le considèrent comme issu de ros, semblable à celui de ces différents toponymes et qui remonte au vieux bas francique *raus[13] (cf. gotique raus[14]) ou *rausa « roseau »[15], qui a donné l'ancien français ros « roseau », d'où le diminutif rosel> roseau[16].

Le vieux haut allemand bah, bak ne peut pas avoir été combiné avec cet élément, puisque la forme prise par le proto-germanique *raus(a) en vieux haut allemand est rôr « roseau » (allemand Schilfrohr « sorte de roseau »), avec rhotacisme de [s][17], ce qui donne des toponymes de même sens, bien représentés en Alsace et en Lorraine, sous les formes Rohrbach, Rorbach-lès-Dieuze[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carte de Roubaix et de ses environs en 1922. La grande urbanisation entre les villes n'a pas encore eu lieu.

Une référence est perçue à Roubaix pour la première fois sur des cartes du IXe siècle. Roubaix faisait partie de la Flandre romane (eccléstiastiquement au diocèse de Tournai). La ville passa du statut de simple bourgade à celui de ville sous le règne du seigneur Pierre de Roubaix au XVe siècle. Elle ne fut cependant jamais close de remparts et son importance politique et administrative resta négligeable jusque à l'orée du XIX° siècle.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1769, une épidémie accable pendant neuf mois les pauvres de la région de Roubaix[19].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Tramway, boulevard Gambetta...
... et Grande Place.

Au XIXe siècle, Roubaix a été une capitale mondiale du textile[20], abritant même la bourse de la laine. Son industrialisation fut très forte avec de nombreuses usines réparties sur toute la ville. La ville fut même appelée « ville aux mille cheminées ». Aujourd’hui, peu de ces vestiges subsistent mais les dernières cheminées encore debout sont toutes protégées. En 1911, la ville accueille l'Exposition internationale du Nord de la France.

À Roubaix ont existé au XIXe siècle de nombreuses guinguettes populaires où les Roubaisiens venaient chanter notamment en patois roubaisien. Roubaix fut desservi par des tramways dès 1894.

La ville est prise le 24 mai 1940 par les Allemands pendant la bataille de France au début de la Seconde Guerre mondiale.

Dans la population roubaisienne du milieu des années 1990, environ 30 000 personnes, soit 30 % de la population totale, sont étrangères ou d’origine étrangère. Parmi celles-ci 63 % sont issues de pays « hors CEE »[21].

La mairie de Roubaix témoigne de la grande prospérité passée de la ville. Sur son fronton sont représentés les différents métiers exercés dans la ville au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Les cantons de Roubaix dans leur arrondissement.

En France, la commune de Roubaix fait partie du département du Nord en région Nord-Pas-de-Calais. Au sein de l’arrondissement de Lille, la commune appartient à Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU), avec 84 autres communes dont Lille.

La commune est découpée en deux circonscriptions. Depuis 2012, le canton de Roubaix-Ouest appartient à la septième circonscription du Nord tandis que les cantons de Roubaix-Centre, Roubaix-Nord et Roubaix-Est forment la huitième circonscription du Nord.

En 2010, la commune de Roubaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[22].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Roubaix.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
17 décembre 1901 Henri Carette POF  
26 janvier 1902 Édouard Roussel UDR  
19 mai 1912 Eugène Motte FR  
7 mars 1915 Jean-Baptiste Lebas SFIO  
21 octobre 1918 Henri Thérin    
juin 1940 Jean-Baptiste Lebas SFIO  
17 août 1941 Fleuris Vanherpe    
janvier 1942 Marcel Guislain SFIO  
mai 1942 Alphonse Verbeurgt    
[23] août 1942 Charles Bauduin    
[24] 13 mars 1977 Victor Provo PS  
6 mars 1983 Pierre Prouvost PS  
18 mai 1994 André Diligent UDF-CDS Sénateur
René Vandierendonck UDF-CDS, puis divers
gauche
puis PS
Conseiller régional, Sénateur
Pierre Dubois PS  
en cours Guillaume Delbar UMP  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est densément habitée et a souffert de profondes séquelles de l'industrie lourde et des deux guerres mondiales. Elle travaille à la requalification environnementale de son patrimoine.

La ville est marquée par un déficit d'espaces-verts (10 m2 par habitant au moment de la réflexion sur la trame verte et bleue dans les années 2000). En 2008, Roubaix disposait d'une équipe d'environ cent personnes pour la gestion de 145 ha d'espaces verts et a en 2001, dans le cadre de son Agenda 21, initié une démarche de gestion différenciée[25].

La ville est également une des premières en France à réhabiliter en 2010-2011 une école de 1965 (groupe scolaire Buffon) en un bâtiment passif (label Passivhaus)[26].

Criminalité[modifier | modifier le code]

En 2009, Roubaix possède un taux de criminalité de 83,62 actes pour 1 000 habitants, supérieur au taux moyen de 75,28 des villes françaises de 100 000 à 250 000 habitants et un taux très supérieur à la moyenne française de 56,39[27].

En 1996, un gang baptisé le gang de Roubaix a commis des actes graves de délinquance (avec armes). Lors des émeutes en banlieues de l'automne 2005, Roubaix fut l'une des villes où des violences ont été constatées.

La politique de la ville tente de réduire la criminalité (instauration des patrouilles de l'Unité territoriale de quartier dans les quartiers les plus sensibles, renforcement des effectifs policiers) ; certains quartiers de Roubaix restent « à risque » (situation entraînant par exemple un arrêt temporaire de lignes de bus en 2008[28]). La proximité avec les frontières belge et néerlandaise favorise également le trafic de drogue dans la ville ; un réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé en 2009[29].

Le , le ministère de l'Intérieur, dirigé par Manuel Valls annonce l'instauration de 49 zones de sécurité prioritaire dont celle de Roubaix-Wattrelos-Tourcoing. Cette ZSP est la plus grande de France et regroupe environ 90 000 habitants. Les quartiers de Roubaix inclus dans cette zone sont : l'Alma, l'Épeule, le Fresnoy, le Cul de four[3], les Trois ponts, le Pile, le Nouveau-Roubaix et l'Hommelet.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 94 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 120 8 091 8 724 12 170 18 187 19 455 24 802 31 039 34 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
39 445 49 274 65 091 75 987 83 661 91 757 100 299 114 917 124 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
124 365 121 017 122 723 113 265 117 209 117 190 107 105 100 978 110 067
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
112 856 114 547 109 553 101 602 97 746 96 984 97 952 94 186 94 536
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
Les Archives nationales du monde du travail dans l’ancienne usine Motte-Bossut.

L’urbanisation a conduit à la formation d’une agglomération continue entre Roubaix et ses voisines les plus peuplées, Lille et Tourcoing, sans compter des dizaines de communes moins peuplées de la communauté urbaine.

La ville dut son développement à l’industrie textile dont l’activité a beaucoup diminué par la suite. Peinant à se reconvertir, elle a vu partir de nombreux habitants (sa population dépassa cent vingt mille habitants dans la première moitié du XXe siècle). Aujourd’hui, il reste l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT), école d’ingénieurs textile.

Roubaix fut très longtemps la commune de France la plus peuplée à n'être ni chef-lieu de département ni chef-lieu d’arrondissement. C'est maintenant la troisième derrière Villeurbanne et Montreuil.

Marquée encore par de nombreuses difficultés, la ville de Roubaix compte plus des 3/4 de sa population (soit 74 288 habitants) qui habitent en Zone urbaine sensible (ZUS)[34] et qui sont donc la cible prioritaire de la politique de la ville. Argenteuil (dans le Val-d’Oise) et Roubaix sont les deux seules communes de plus de cinquante mille habitants à avoir plus de la moitié de sa population en ZUS. Seules Marseille et Paris ont une population vivant en ZUS plus importante en nombre.

Roubaix partage avec Denain (Nord) le « titre » de la commune française la plus pauvre avec un revenu fiscal de référence moyen de 8 532,3 €, un taux de chômage de près de 20 % de la population active et 46 % des habitants vivant sous le seuil de pauvreté[35], malgré son quartier des affaires très développé[36] et la Zone Franche en centre-ville qui crée des emplois ne profitant pas forcément aux habitants roubaisiens[37]. C'est aussi l'une des villes les plus inégalitaires de France[38]. Ainsi, en 2011, Roubaix compte 155 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune ayant un patrimoine moyen de 2,85 millions d'euros, soit la 24e moyenne au niveau national[39]. La population roubaisienne est très mobile : la ville connait un taux de turn over de 42 % entre 2003 et 2008[40].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Roubaix en 2007 en pourcentage[41].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,4 
75 à 89 ans
6,4 
8,1 
60 à 74 ans
8,8 
15,5 
45 à 59 ans
15,8 
21,0 
30 à 44 ans
20,3 
23,7 
15 à 29 ans
24,0 
28,1 
0 à 14 ans
24,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[42].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Immigration[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, la population compte 18 163 immigrés en 2011 soit 19,3 % de la population totale. 12,1 % des habitants sont nés au Maghreb[43].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Roubaix fait partie de l'académie de Lille et abrite de nombreux établissements scolaires publics et privés.

La ville est progressivement devenue un pôle d'enseignement supérieur. Elle accueille environ 10 000 des 107 000 étudiants[44] de l'enseignement supérieur la métropole lilloise; c'est son troisième centre universitaire après Lille et Villeneuve-d'Ascq. De nombreuses institutions publiques et privées sont présentes à Roubaix :

À l'exception notable du groupe EDHEC, installé dans un campus boisé qui lui est spécifique, ces différents établissements sont dispersés dans le tissu urbain, du centre ville surtout. Nombre d'entre eux occupent d'anciennes usines ou autres bâtiments issus de l'activité textile. Un " campus de la distribution" est en cours de construction à proximité de la gare, afin de regrouper l'essentiel des institutions travaillant dans ce domaine.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Roubaix.
  • Athlétisme : la ville de Roubaix compte un club d’athlétisme (le Roubaix Athlétisme) et un club de marche athlétique (le Club des marcheurs de Roubaix) qui organise chaque année à la mi-septembre les 28 heures internationales de Roubaix à la marche.
  • Aviron : Émile Delchambre, Henri Bouckaert, Henri Hazebrouck, Jean Cau et Charlot, membres du Cercle de l’Aviron de Roubaix furent champions olympiques en quatre avec barreur en 1900.
  • Cyclisme : le vélo club de Roubaix est un des grands clubs formateurs du cyclisme (piste et route), de nombreux champions olympiques français y ont fait leur formation comme Arnaud Tournant. Le club est l’organisateur de la classique du Paris-Roubaix dont l’arrivée se déroule au vélodrome de Roubaix.
  • Cyclo-cross : Roubaix a accueilli quatre manches de la Coupe du monde de cyclo-cross en (2008-2009, 2009-2010, 2012-2013, 2014-2015).
  • Escrime : Le Cercle d'escrime de Roubaix représente un des clubs les plus importants de France, spécialisé en sabre, il a déjà figuré sur le podium des championnats de France. Il possède des tireurs internationaux notamment Saoussen Boudiaf qui a été sacrée championne d'Europe junior 2013 à Moscou et vice championne d'Europe avec l'équipe de France
  • Football : Roubaix a brillé en football en division professionnelle lorsque ses clubs ont su s’unir à ceux de Tourcoing : CO Roubaix-Tourcoing. En 1933, la finale de la Coupe de France de football a opposé deux clubs roubaisiens : l’Excelsior Athlétic Club de Roubaix contre le Racing Club de Roubaix. L’Excelsior a gagné 3 à 1.
  • Futsal : Roubaix AFS en Division 1 et Roubaix Futsal en Division 2.
  • Marche athlétique : L'une des plus longue course de cette discipline se dispute à Roubaix chaque année, les 28h de Roubaix. Elle accueille l'élite de ce sport autour du parc Barbieux. Le record actuel est de 255 km sur les 28heures. La course fêta sa 60e édition en septembre 2013.
  • Rugby à XV : Le Rugby Club Roubaix est en division d'honneur dans le comité des Flandres de rugby. Les matchs à domicile se déroulent sur le stade Maillard (Vélodrome de Roubaix).
  • Rink hockey : Le Club des Patineurs de Roubaix, actuellement en division 2.[réf. nécessaire]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Roubaisiens disposent de lieux de culte bouddhique, catholique, israélite, musulman et protestant.

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

La ville de Roubaix abrite cinq temples bouddhistes :

  • La pagode laotienne Lao Bouddha-Viharn, boulevard de Strasbourg ;
  • La pagode lao-thaï Wat Bouddha Bouxa Voramahavihaan, rue Favreuil ;
  • La pagode khmère Wat Raksmeysamaki, rue Horace Vernet ;
  • La pagode thaïlandaise Wat Yanwattanaram (thaï : วัดญาณวัฒนาราม), rue de Lannoy ;
  • La pagode vietnamienne Chúa Hô QuÓc, rue Daubenton.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin, de nuit.

La ville de Roubaix comprend de nombreux édifices :

  • Église Sainte-Bernadette (paroisse Notre-Dame de l’Alliance), avenue Alfred Motte ;
  • Église Saint-Antoine (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), boulevard d’Armentières ;
  • Église Saint Jean-Baptiste (paroisse de la Trinité), boulevard du Cateau ;
  • Église du Sacré-Cœur (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), boulevard de Strasbourg ;
  • Église Saint-Martin-Notre-Dame, Grand Place ;
  • Église Sainte-Élisabeth (paroisse de la Fraternité), rue Henri Lefebvre ;
  • Église Saint-Joseph (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), rue de France ;
  • Église Saint-Michel (paroisse de la Trinité), avenue Cordonnier ;
  • Église Saint-Rédempteur (Paroisse de la Fraternité), rue Bourdaloue ;
  • Église Saint-François (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), rue Saint-Joseph ;
  • Aumônier des Trois Ponts, avenue de Verdun ;
  • Église du Saint-Sépulcre (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), place d'Amiens ;
  • Église Notre-Dame de Lourdes (paroisse de l'Épiphanie), rue de l'Avenir ;
  • Église Saint-Vincent de Paul (paroisse Bienheureux Charles de Foucauld), rue du Danemark.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La présence d'une pratique cultuelle juive à Roubaix remonte à la fin du XIXe siècle[47]. Durant cette période la ville voit la création d'un temple voué au culte israélite, au numéro 51 de la rue des Champs[48]. Depuis sa destruction dans les années 2000[48], la ville n'abrite plus aucun lieu de culte israélite[49].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

À côté de quelques salles de prières, la ville de Roubaix accueille sept lieux de culte musulman :

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La position économique de Roubaix depuis la fermeture de nombreuses usines et la régression des emplois dans la ville, associée à une forte population de descendance ouvrière, en font la ville la plus pauvre de France en 2010[53].

En janvier 2014, une étude menée par le cabinet Compas sur les cent plus grandes communes de France confirme que Roubaix est la ville la plus pauvre avec un taux de pauvreté de 45 %. Cette étude porte sur les revenus de 2011, le seuil de pauvreté étant alors de 977 euros par mois[54],[55].

Roubaix demeure cependant un important pôle d'emploi, même si beaucoup de ceux-ci ne correspondent pas au niveau de qualification de la population résidante.

Textile[modifier | modifier le code]

Peignage Motte à Roubaix.

Roubaix est appelée le « Manchester français » au XIXe siècle, rivalisant et même dépassant la puissance textile anglaise.

Les ateliers textiles se développent beaucoup aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il se crée de véritables dynasties de marchands-fabricants roubaisiens dont demeure aujourd’hui « Schlumberger » de NCS dans les quartiers limitrophes avec Tourcoing. En 1820, la machine à vapeur fait son apparition ; en 1843, ce sont les self-acting mules grâce à Louis Motte-Bossut permettant le développement des grands ateliers mécaniques. À la fin du XIXe siècle, le rayon d’action de la ville s’étend au monde entier. À l’Exposition universelle de 1889 à Paris, huit maisons roubaisiennes sont représentées. En 1911, Roubaix, centre européen du textile, reçoit la visite du président Armand Fallières. C'est l’apothéose : la ville héberge l’Exposition internationale du textile et son hôtel de ville, œuvre de Victor Laloux édifié à la gloire de l’industrie textile, est inauguré. Cette grande prospérité économique liée en partie à la révolution industrielle n’est pas sans engendrer des conditions de travail difficiles.

Les quatre années d’occupation allemande durant la Première Guerre mondiale (1914-1918) laissent Roubaix nue et décharnée. Tous les stocks, tous les outils, beaucoup d’hommes ont disparu, soixante-quinze victimes sont d'ailleurs recensées à l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) de Roubaix. L’industrie textile est exsangue. Pourtant, en 1929, Roubaix a retrouvé sa place de capitale du textile. La crise de 1929 survient, puis les grèves de 1931-1932.

À partir de 1970, les difficultés s’accumulent sur l’industrie textile roubaisienne. Les dirigeants n’ont pas vraiment investi dans les textiles synthétiques ; le matériel de production est trop vieux pour soutenir une nouvelle course à la rentabilité. On commence à sentir la concurrence des ateliers des pays du Tiers Monde où les entreprises ne supportent pas les cotisations sociales pour une main d’œuvre bon marché. Les usines textiles ferment à Roubaix dès 1975 et leur matériel est souvent vendu dans ces pays. La ville s’enfonce dans le marasme et le chômage. La Lainière de Roubaix (Prouvost) employant plus de dix mille personnes encore aux débuts des années 1970 ferme définitivement au tout début des années 2000.

Si la page de la production est close, des entreprises sont encore basées sur Roubaix et font de la vente (La Redoute, Les 3 Suisses, Camaïeu). La vente est assurée par des réseaux logistiques répartis aux quatre coins du monde.

Assurances[modifier | modifier le code]

Le siège du courtier en assurances Verspieren a été longtemps situé à Roubaix mais a déménagé en 2008 à Wasquehal dans la ZAC du Grand Cottignies. Actuellement sur ce même site est installé le siège régional de l'assurance Swiss Life.

Commerce[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la ville de Roubaix tente à l’image de Troyes de devenir une place importante du tourisme d’achat. Le précurseur de ce mouvement est L’Usine, située dans une ancienne usine, il est désormais rejoint par le centre Mc Arthur Glen.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

  • Siège de la société OVH.
  • Siège de la société Ankama, un gros studio de création multimédia touchant le jeu vidéo, l'animation, la bande-dessinée, etc. De par son échelle et son importance dans ces domaines elle constitue un gros atout pour la ville de Roubaix.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, la ville de Roubaix est classée ville d’art et d’histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

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L'église Saint-Martin.
  • L’église Saint-Joseph, église néogothique construite en 1878 par l’architecte Jean-Baptiste Bethune, classée au titre des monuments historiques en 1993[56].
  • l'ancien couvent des Clarisses; remarquable ensemble néo-gothique, conçu par le même Jean-Baptiste Bethune.
  • L’église Saint-Martin, la plus ancienne de la ville, dont l’origine pourrait remonter au IXe siècle (vers 881-887). Elle a été reconstruite de 1468 à 1521, à l’exception du chœur, et totalement remaniée et agrandie vers 1848 par Charles Leroy, architecte de la cathédrale de Lille. La chapelle Saint-Pierre datait de 1468, celle de Sainte-Croix de 1493, la tour de 1471, le doxal de 1654, la sacristie de 1734, les fonts baptismaux de 1824. Elle contient quatre monuments funèbres, un tableau de Van Audenaerd et trois de Watteau. Un fragment du mausolée du dernier seigneur de la maison de Roubaix, mort en 1498, est conservé à la bibliothèque de la ville. L'église Saint-Martin a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2009.
  • La chapelle des Carmélites, bâtie en 1830.
  • L’église des Pères Récollets, bâtie en 1850-1861.
  • L’église du Tilleul, dont la première pierre a été posée le 3 juin 1860 (style néo-roman).
  • Le salon des Gobelins, salle de spectacle installée dans l’ancienne église Notre-Dame, bâtie entre 1844 et 1847 par l’architecte Achille Dewarlez. Désaffectée au culte en 1983, elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques la même année[57].
  • La pagode Wat Bouddha Bouxa Voramahavihaan (Laos).
  • La pagode raksmeysamaki (Cambodge).
  • La pagode Ho Quoc de la communauté du Sud-Est asiatique du Nord de la France.
  • La pagode Yanavattharam (Thaïlande)

Roubaix possédait diverses chapelles dont il ne reste que le souvenir :

  • La Chapelle du Saint-Sépulcre, fondée en 1463 par Pierre de Roubaix, démolie en 1844.
  • La Chapelle de l'hôpital Sainte-Elisabeth, fondée en 1488 par Isabeau de Roubaix, qui y fut enterrée et dont on conserve à la bibliothèque de la ville trois livres d'heures, dont l'un comporte dix-sept miniatures attribuées à Vanderheyden ou à ses élèves.
  • La Chapelle St-Georges et St-Sébastien, fondée au XVe siècle par Pierre de Roubaix pour les compagnies du Serment, archers et arbalétriers, démolie en 1711.
  • La Chapelle St-Joseph de Fonienoit, dont on ignore l'origine. Elle existait encore en 1790.
  • La Chapelle Carette, dédiée à Notre-Dame d'Assistance, bâtie en 1718, démolie en 1858.

Architecture industrielle[modifier | modifier le code]

Les châteaux d’industrie, les courées, en particulier :

  • L'ancienne filature de coton et de laine Motte Bossut et Cie fondée en 1843. Réhabilitée, elle héberge aujourd'hui le Centre des archives du monde du travail. Elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1978[58].
  • La Condition publique, ancien bâtiment de conditionnement de la laine des années 1900, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[59].
  • L'usine textile Delattre, construite en 1840, rue du Curoir, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[60].
  • La Teinturerie Millecamps, des années 1890, rue Philippe-Lebon, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[61].
  • Les courées Dubar et Dekien, rue Jean-Moulin et rue Chanzy, des années 1840 à 1880, inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[62].
  • L'hôtel Auguste-Lepoutre, construit durant les années 1880 pour Amédée Prouvost, au 301 de l'avenue des Nations-Unies, exemple de maison d'industriel inscrite aux monuments historiques en 1999[63].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Vers le milieu du XVe siècle, Pierre de Roubaix fit bâtir un château-fort entouré d'une double enceinte de fossés. Une rue traverse maintenant l'emplacement de cette forteresse qui, durant trois siècles, servit de refuge aux habitants quand le territoire était envahi.
  • La Piscine, transformée en musée d’art et d’industrie par Jean-Paul Philippon. Édifiée entre 1927 et 1932 par l’architecte lillois Albert Baert, elle est fermée en 1985 pour des raisons de sécurité. Réhabilitée, elle abrite désormais, sur onze mille mètres carrés, les collections des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs du musée d’art et d’industrie de Roubaix, fermé au public en 1940.
  • L’hôtel de ville, œuvre de l’architecte Victor Laloux, inauguré en 1911. Hymne à la gloire de l’industrie textile, elle est notamment remarquable par sa frise qui présente six tableaux illustrant les différents aspects du travail de la laine et du coton (la récolte du coton et la tonte de la laine, le lavage et le peignage, la filature, le tissage, la teinture et les apprêts et la manutention finale). Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1998[64].
  • Le palais de justice, dit hôtel Pierre-Catteau, des années 1880, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[65].
  • L'hôtel Prouvost, de 1878, qui héberge aujourd'hui la caisse primaire d'assurance maladie, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[66].
  • Le rang de 17 façades de maisons bourgeoises entre les no 52 et 88 du boulevard du Général-de-Gaulle, inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[67].
  • La maison du peintre Rémy Cogghe, 22 rue Rémy-Cogghe, construite de 1893 à 1897 par l’architecte roubaisien Paul Destombes, inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1998[68].
  • La maison de l’architecte Pierre Neveux, construite par lui-même en 1935, 40 rue Anatole-France. Contemporaine de la villa Cavrois de Robert Mallet-Stevens, elle associe des éléments de modernité et d’Art déco et a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1998[69].
  • L'École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) dans un vaste bâtiment de 1889 inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1989[70].
  • L'ancienne salle de gymnastique La Roubaisienne, rue Chanzy, de 1876, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1997[71].
  • L'hospice de Barbieux, de 1894, qui renferme en son centre un jardin de Georges Aumont, paysagiste du parc Barbieux, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[72].
  • Le Discobolos, sculpture de Wim Delvoye à l'angle de la rue Saint-Antoine et de l'avenue des Nations-Unies, commandé par des habitants du Comité de quartier de l'Hommelet.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée d’art et d’industrie.
Un métier Jacquard.

Archives nationales du monde du travail[modifier | modifier le code]

Inaugurées en 1993 sous le nom de Centre des archives du monde du travail, les Archives nationales du monde du travail sont logées dans l’ancienne filature Motte-Bossut, construite entre 1862 et 1891, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1978.

Autres[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brasseries du Nord Pas-de-Calais.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Salon de la BD et des Arts Graphiques en mai[75]
  • Roubaix fête la vie de quartiers en juin 2009
  • Festival des Belles mécaniques (voitures anciennes) en juin
  • Festival Roubaix à l'accordéon en octobre
  • La Braderie de l'Art
  • Le Festival de l'Amitié et de la Citoyenneté en mai. En 2013, la ville de Roubaix fêtait la 11e édition de ce grand évènement.

Films[modifier | modifier le code]

Un Conte de Noël, 2008 comédie/drame de Arnaud Desplechin

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roubaix (Nord).svg
  • Roubaix possède deux blasons:
  • « Parti : au premier d’hermine au chef de gueules, au second d’azur au roc de sable encadré d’or, accompagné en chef d’une étoile du même accostée de deux canettes d’argent et en pointe d’une navette aussi d’or, à la bordure denchée du même »
  • « D’hermines au chef de gueules »[77].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Leroy, "Roubaix, l'imaginaire en actes" coll. "Passages en ville" Éditions : Light Motiv (59110 La Madeleine). Photographes : Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun. Préface : Marie Desplechin. 112 pages.
  • Xavier Houssin, 16, rue d'Avelghem, Buchet/Chastel, 2004 - roman - « À Roubaix, la rue d'Avelghem est empreinte de souvenirs pour le narrateur », début du résumé de quatrième de couverture de l'éditeur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. collectif, Lille métropole un siècle d'architecture et d'urbanisme 1890-1993, Paris, Le Moniteur,‎ , 176 p. (ISBN 2-281-19075-7)
  2. Collectif sous la direction de Thierry Baert, Métamorphoses - la réutilisation du patrimoine industriel de la métropole lilloise, Paris, Le Passage,‎ , 246 p. (ISBN 978-2-84742-282-5)
  3. a et b Ce quartier est aujourd'hui connu chez les plus jeunes sous le nom de « MADESC » acronyme de l'ancienne maison de quartier (Maison du Développement Économique Social et Culturel) sise au 135, rue de Flandre) ; Dominique Duprez, Mahieddine Hedli : Le mal des banlieues?: sentiment d'insécurité et crise identitaire. L'Harmattan, Paris 1992, p. 70 (ISBN 978-2-73841-168-6)
  4. Louis Trénard : Histoire de Roubaix. Éditions des Beffrois, Roubaix 1984, p. 311
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  6. « Buitenlandse Aardrijkskundige Namen », taaladvies.net (consulté le 29 avril 2014)
  7. « Etude linguistique ou historique de l'origine des noms de lieu en Flandre-française », flandrianostra.org (consulté le 29 avril 2014)
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978. Article Rebais, p. 559.
  9. Ernest Nègre, op. cit.
  10. Ferdinand Lot, Naissance de la France,‎ , 793 p., p. 142
  11. (en) T. F. Hoad, The Concise Oxford Dictionary of English Etymology, Oxford, Oxford University Press,‎ , p. 36b
  12. a, b et c Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), éditions Klincksieck,‎ , p. 32 - 33
  13. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 127. Articles Rançon et Rebets
  14. Duden Herkunftswörterbuch, Band 7, Dudenverlag ISBN 3-411-20907-0. p. 597b.
  15. Site du CNRTL : étymologie de "roseau"
  16. Ibid.
  17. Duden, op. cit.
  18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  19. « Ascq sous la Révolution », « 1802 », Part. 2, Chap. 6, page 98, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.
  20. Alfred Goblet, Le Peignage de la laine à Roubaix. Tourcoing et son évolution économique et sociale : thèse pour le doctorat, sciences politiques et économiques, Lille, Faculté de droit de l'Université de Lille,‎ , 233 p. (lire en ligne).
  21. Damien Roustel, « Comment Roubaix est devenue une « ville à majorité musulmane » », Le Monde Diplomatique,‎ (consulté le 24 octobre 2014).
  22. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  23. Revue du Nord, Université de Lille - Volume 61, Numéros 240 à 243, 1979, p. 481
  24. maintenu dans ses fonctions en 1944 par les groupements de résistants et réélu en avril 1945
  25. [PDF] Fiche gestion différentiée de Roubaix. Des projets de trame verte, s'appuyant notamment sur la requalification de la zone de l'Union sont à l'étude.
  26. Alix De Vogüé, « Réhabilitation Passivhaus par Ramery », Le Moniteur, no 5579,‎ , p. 34 (ISSN 0026-9700).
  27. « Criminalité et délinquance constatées en France - Année 2009 », sur la Bibliothèque des rapports publics,‎ (consulté le 13 août 2012).
  28. À Roubaix, certains quartiers « à risque » ne sont plus desservis par les bus
  29. Drogue : un réseau démantelé à Roubaix
  30. Le premier accord de coopération entre les villes a été signé le 21 novembre 1993 et renouvelé le 9 juin 2006. URL : http://www.um.sosnowiec.pl/fr/artykuly/k1,534,sosnowiec_activement/k2,539,coopration_avec_de_ltranger/k3,544,roubaix/
  31. Le premier accord de coopération entre les villes a été signé le 23 octobre 2003. [lire en ligne]
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  34. INSEE population communale 2006 en ZUS
  35. http://www.lagazettedescommunes.com/123564/pauvrete-en-finir-avec-la-politique-de-lautruche-2/
  36. Journal du net.com : les villes plus pauvres de France. URL : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/les-villes-les-plus-pauvres/
  37. http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2012/06/30/zone-franche-le-dispositif-s-essouffle-t.shtml
  38. http://www.inegalites.fr/spip.php?article1479
  39. Youenn Martin, « Où sont les plus gros patrimoines de la métropole lilloise ? », sur nordeclair.fr, Nord Éclair,‎ .
  40. Youenn Martin, « Champions de France de la précarité... », Nord Éclair,‎ (consulté le 24 octobre 2014).
  41. « Évolution et structure de la population à Roubaix en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  42. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 août 2010)
  43. Commune : Roubaix - 59512, Insee 2011.
  44. données issues des travaux menés par l'Agence de développement et d'urbanisme de Lille métropole dans le cadre de l'élaboration du Schéma métropolitain de l'enseignement supérieur et de la recherche
  45. http://www.grand-lille.cci.fr/2011/08/26/cepreco/
  46. Créée après la première guerre mondiale, l'École de reconversion professionnelle André Maginot l'E.R.P. André Maginot, située du Général Sarrail en centre ville, reconvertit des adultes ayant la qualité de travailleurs handicapés ou celle de salariés en difficulté de santé sur leur poste de travail pour suivre des formations menant au bac pro (http://www.erpmaginot.fr/).
  47. Isidore Cahen et Hippolyte Prague, Archives israélites - Recueil politique et religieux, 1894, tome LV, 442 p., p. 23 : « M. Maurice Marx, fils du ministre-officiant de la Synagogue de Roubaix, a été nommé dans le courant de novembre au commandement de la canonnière l'Onyx. Ce jeune officier est un ancien élève de l’École polytechnique ».
  48. a et b Franck d’Almeida et Frédéric Viey, Histoire des communautés juives du Nord et de Picardie, juin 2009, 148 p., p. 24 - 25. URL : http://www.synagoguedevalenciennes.com/pages_Histoire_des_Juifs_FR/Histoire_des_communautes_juives_du_nord_et_de_picardie_par_frederic_viey_synagogues_du_Nord.html
  49. Michel Wieviorka, The Lure of Anti-Semitism: Hatred of Jews in Present-Day France, 2007, 405 p., p. 98.
  50. http://www.ville-roubaix.fr/actualites/actualite-detaillee/article/mosquee-abou-bakr-les-travaux-sont-lances.html
  51. http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2011/08/14/le-dome-est-pose-sur-la-mosquee.shtml
  52. http://www.lexpress.fr/informations/roubaix-l-imam-l-a-tuee_598651.html
  53. Le Journal du Net, « 1er ex-æquo : Roubaix (Nord) », sur www.journaldunet.com,‎ (consulté le 26 décembre 2010).
  54. « Et la ville la plus pauvre de France est... », sur europe1.fr,‎ (consulté le 24 octobre 2014).
  55. Cabinet Compas, « Les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France », sur www.lecompas.fr,‎ .
  56. « Notice no PA00107928 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Notice no PA00107789 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « Notice no PA00107791 », base Mérimée, ministère français de la Culture et « Notice no IA59001508 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Notice no PA59000015 », base Mérimée, ministère français de la Culture et « Notice no IA59001624 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Notice no PA59000016 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Notice no PA59000017 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Notice no PA59000018 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Notice no PA59000042 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Notice no PA59000020 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. « Notice no PA59000026 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. « Notice no PA59000027 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  67. « Notice no PA59000028 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. « Notice no PA59000022 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  69. « Notice no PA59000023 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  70. « Notice no PA00107907 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  71. « Notice no PA59000011 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. « Notice no PA59000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  73. Manufacture des Flandres
  74. http://www.coliseeroubaix.com/le-colisee/histoire.php
  75. Salon de la BD et des Arts Graphiques de Roubaix
  76. NHL : Antoine Roussel, un jeune roubaisien fait de bons débuts dans la plus grande ligue de hockey-sur-glace.
  77. Source : Le généalogiste fou