Metz

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Metz
Vue sur le Moyen pont et le temple Neuf entouré par les bras de la Moselle en 2005.
Vue sur le Moyen pont et le temple Neuf entouré par les bras de la Moselle en 2005.
Blason de Metz
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine (préfecture)
Département Moselle (préfecture)
Arrondissement Metz-Ville
Canton Chef-lieu de quatre cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz-Métropole
Maire
Mandat
Dominique Gros
2014-2020
Code postal 57000, 57050, 57070
Code commune 57463
Démographie
Gentilé Messins
Population
municipale
119 962 hab. (2011)
Densité 2 860 hab./km2
Population
aire urbaine
389 851 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 13″ N 6° 10′ 40″ E / 49.1203, 6.177849° 07′ 13″ Nord 6° 10′ 40″ Est / 49.1203, 6.1778  
Altitude Min. 162 m – Max. 256 m
Superficie 41,94 km2
Localisation

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Metz
Liens
Site web metz.fr

Metz (prononcer [mɛs ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune située au nord-est de la France. Elle est la préfecture du département de la Moselle et de la région Lorraine. Ses habitants sont appelés les Messins.

Metz témoigne par la richesse de son patrimoine d’une histoire commencée il y a trois mille ans. Ville tri-millénaire, oppidum celte de la tribu des Médiomatriques, puis cité romaine sous le nom de Divodorum, Mettis puis Metz, elle devient la capitale du royaume d’Austrasie et le berceau de la dynastie carolingienne.

Cité commerçante et bancaire d’importance du Saint-Empire romain germanique, place forte de premier ordre du Royaume de France, puis de l’Empire allemand, la ville présente une importante diversité architecturale, de l’antiquité au XXe siècle, riche d’un fort héritage médiéval et classique, d'influence française, mais aussi germanique, notamment dans le quartier impérial représentatif de l'architecture wilhelmienne[2].

Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 119 962 habitants, au cœur d'une unité urbaine d'environ 290 000 habitants et d'une une aire urbaine comptant 389 851 habitants en 2010 faisant d’elle la commune la plus peuplée de Lorraine.

S’affirmant comme cité de la communication et des technologies de l’information et de la communication avec sa technopole et son label ville internet depuis 2012, l’antique cité marchande et militaire s’est voulue « ville jardin » égrenant son paysage urbain et architectural au fil de l’eau et des parcs, à travers une politique pionnière en France en matière d’écologie urbaine[3],[4],[5].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Metz occupe une position unique au croisement des grands axes européens de circulation :

Ainsi les villes les plus importantes qui entourent Metz sont Luxembourg à 55 km au nord, Nancy à 53 km au sud et Sarrebruck à 60 km à l’est. La ville est située à peu près à mi-chemin entre Strasbourg à 130 km et Reims à 155 km. Paris se trouve à 320 km et Francfort-sur-le-Main à 230 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lorry-lès-Metz

Plappeville

Woippy / La Maxe Saint-Julien-les-Metz Rose des vents
Le Ban-Saint-Martin

Longeville-lès-Metz

N Vantoux

Coincy

O    Metz    E
S
Montigny-les-Metz

Marly

Pouilly Ars-Laquenexy

Peltre

La plupart des communes limitrophes sont membres de la communauté d'agglomération de Metz-Métropole et font partie de l’aire urbaine de Metz. Seules les communes de Coincy et Peltre ne sont pas membres de la communauté d’agglomération[6].

Topographie[modifier | modifier le code]

Metz est dominée par le mont Saint-Quentin qui culmine à 358 mètres à l’ouest de l’agglomération hors du territoire de la commune. La partie ouest de la ville se situe dans les vallées de la Moselle et de la Seille, marquées par quelques buttes en centre-ville et au Sablon. Les quartiers à l’est de la ville sont situés en hauteur sur les contreforts du plateau lorrain.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Située à l’est du bassin parisien, Metz est implantée au pied de la cuesta « les côtes de Moselle », auxquelles appartient le mont Saint-Quentin. Celle-ci est constituée d’une couche calcaire du Bajocien à son sommet, avec en dessous des marnes du Toarcien. La vallée de la Moselle en elle-même draine des sédiments constitutifs des îles.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Moselle se divise à Metz en plusieurs bras. Ici, vue depuis le pont de Verdun, l’île du Saulcy au fond, et l’île Saint-Symphorien à droite (commune de Longeville-lès-Metz).
Articles détaillés : Moselle et Seille.

Metz se situe dans la vallée de la Moselle, plus précisément à la confluence de la Moselle venant du sud-ouest et de la Seille qui irrigue la porte des Allemands à l’est, en provenance du Saulnois. La ville, installée sur les petites collines de Sainte-Croix et de la Citadelle, a rallié trois îles habitées dont les bras de la Moselle dessinent les contours : le Petit Saulcy, le Grand Saulcy et Chambière. Ces îles sont reliées entre elles par de nombreux ponts dont certains datent du Moyen Âge (cf. § Ponts) : le Moyen Pont, le pont des Morts, le pont des Roches, le pont Saint-Marcel, le pont de la Préfecture, le pont Moreau, le pont Saint-Georges et le pont des Grilles. Les rives de la Moselle font partie intégrante de la ville historique dotée de nombreux quais.
Au sein de la ville coulent également plusieurs ruisseaux tels celui de Vallières, le ruisseau Saint-Pierre, à Magny, ou encore le ruisseau de la Cheneau, souterrain sur plus du tiers de sa longueur, reliant le lac Ariane, de la Grange-aux-Bois à la Seille au niveau de Plantières.

Climat[modifier | modifier le code]

Metz dispose d’un climat océanique dégradé avec une nuance continentale assez marquée. Comparés avec ceux de l’ouest de la France, les écarts de température entre l’hiver et l’été tendent à devenir plus importants. Les hivers sont relativement froids, les étés relativement chauds, et les précipitations sont à peu près bien réparties toute l’année. Toutefois la position de la ville en fond de vallée adoucit le climat par rapport aux plateaux environnants, ce qui se remarque bien les nuits d’hiver.

Météo France utilise les relevés de la station de Metz Frescaty.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Reims 1 729 h/an 604 mm/an 21 j/an 22 j/an 66 j/an
Metz 1 638 h/an 754 mm/an 26 j/an 22 j/an 48 j/an
Nancy 1 638 h/an 764 mm/an 30 j/an 27 j/an 50 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Moyenne des relevés à Metz-Frescaty de 1971 à 2010[7]:

Relevés météorologiques de la station de Metz-Frescaty (normales 1981-2010)
jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température maximale moyenne (°C) 4,8 6,5 11,0 15,0 19,5 22,7 25,3 24,8 20,4 15,1 9,0 5,5 15,0
Température minimale moyenne (°C) -0,5 -0,4 2,4 4,7 8,9 12,0 14,0 13,6 10,4 7,1 3,2 0,7 6,4
Record de chaleur (°C) 16,1 20,8 24,3 29,6 32,4 37,7 37,3 39,5 34,0 26,8 21,2 18,1 39,5
Record de froid (°C) -20,1 -23,2 -15,3 -5,1 -2,5 1,9 4,3 3,9 -1,1 -6,2 -11,7 -17,0 -23,2
Précipitations (mm) 64,2 57,1 61,8 50,5 58,9 61,7 63,7 61,1 63,8 71,9 63,9 79,2 757,8
Ensoleillement (h) 54 78 126 178 202 219 226 213 158 98 49 41 1640

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : autoroutes A31, A315, A32 et A4.

L’agglomération messine est desservie par une importante infrastructure autoroutière[8] constituée par l’A4 (qui la relie à Paris, Reims et Strasbourg) et l’A31 (qui la relie à Luxembourg au Nord et à Nancy, Toul et Lyon au Sud). L’A31 se trouve en situation d’autoroute urbaine. Les autoroutes autour de Metz permettent de faire trois quarts d’un tour complet de la ville[9] de l’autoroute A4 en provenance de Paris-Reims à l’échangeur de Fey sur l’autoroute A31 en provenance de Dijon-Nancy. Une portion de 20 km manque à cet ensemble et pourrait de plus rejoindre les abords de Woippy.

L’ensemble des routes et voies express qui relient la métropole messine aux autres communes rayonnent autour d’un anneau de grandes avenues et de boulevards qui, aménagé selon le modèle allemand d’un Ring, distribue les accès depuis et vers l’hypercentre. Cette morphologie de boulevards périphériques rend la circulation automobile particulièrement fluide, y compris aux heures de pointe. Par ailleurs un boulevard inter-communal contournant la cité par le sud-ouest, dont l’achèvement est prévu pour 2010, créera une liaison entre la technopole (située à l’est) et le parc de la Seille, en évitant la traversée du quartier de Plantières Queuleu.

Stationnement[modifier | modifier le code]

Dans le centre-ville, les automobilistes disposent de 12 parkings payants (souterrains ou aériens sur plusieurs niveaux)[10].

  • Esplanade - 2 100 places, situé avenue Ney
  • Saint-Jacques - 1 178 places, situé place des Paraiges
  • Centre Pompidou - 702 places, situé rue aux Arènes
  • Théâtre - 620 places, situé place de la Comédie
  • Gare - 585 places, situé place du Général de Gaulle
  • Saint-Thiébault - 418 places, situé rue de Neufbourg
  • Paixhans - 410 places, situé rue du Général Fournier
  • Coislin - 390 places, situé rue Coislin
  • Cathédrale - 387 places, situé rue d'Estrées
  • Port Saint Marcel - 386 places, situé rue du Port Saint Marcel
  • Maud'Huy - 378 places, situé place Maud’huy
  • Mazelle - 270 places, situé place Mazelle

Depuis 2009, neuf points de stationnement sont équipés du système Mobile-City permettant de régler son temps de stationnement par téléphone sans avoir à utiliser d’horodateur[11]. La ville propose en outre de 3 505 places gratuites situées à proximité du centre-ville[12]. En septembre 2013, la mise en service du système de transport en commun en site propre Mettis s'accompagnera de la mise en place de trois grands parcs relais implantés à l'intersection des grandes infrastructures de voirie et des terminus du TCSP (Woippy, Metz Expo, Metz-Nord à Rochambeau)[13].

Aéroports[modifier | modifier le code]

L’aéroport régional Metz-Nancy-Lorraine, situé à 20 km du centre, à proximité directe de la gare de Lorraine TGV est relié par une voie expresse à la sortie sud-est de la ville, avant son ouverture en 1991 une grande part des voyages était assurée par l'aéroport de la base aérienne 128 Metz-Frescaty.

L’aéroport international de Luxembourg-Findel est également accessible à 70 km environ par l’autoroute A31. L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim est quant à lui accessible à la même distance par l’A320.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plan du système ferroviaire de Metz.

Le réseau ferré de Metz en provenance de trois directions majeures (Bruxelles, Lyon et Strasbourg), fait un tour complet de la ville. Plusieurs discours politiques ont mentionné l’idée d’une ligne de tram-train faisant ainsi le tour du centre-ville, en créant ou réhabilitant plusieurs gares autour du centre même. Actuellement ces discours n'ont plus cours. L’attention particulière que la région Lorraine porte à la qualité des transports en TER a cependant permis de renforcer la desserte TER de Metz-Nord et de Woippy.

La gare de Metz-Ville est la principale gare de l'agglomération tandis que la gare de Metz-Nord est dédiée au trafic TER. Les gares de Metz-Chambière et Metz-Devant-les-Ponts sont aujourd'hui fermées au service voyageurs.

Le réseau ferré régional Métrolor (nom commercial du TER Lorraine) a été refondu en décembre 2005 pour améliorer les déplacements entre les deux villes de Nancy et Metz : tarification régionale à prix réduit, 46 trains par jour allers-retours entre Nancy et Metz dont la plupart relient également Luxembourg, de nouvelles rames climatisées à deux niveaux ont été mises en service. Cet axe ferroviaire fort se poursuit au nord en direction de Luxembourg sur le sillon mosellan, au sud en direction d’Épinal et au sud-est en direction de Lunéville.

Depuis le 10 juin 2007, la gare de Metz-Ville est directement reliée à Paris en 82 minutes par la ligne à grande vitesse LGV Est européenne, renforçant les échanges entre l’agglomération lorraine et Paris. Par contre l'arrivée du TGV Est a coupé les liaisons ferroviaires rapides de la gare de Metz-Ville vers l’Allemagne. La gare de Lorraine TGV, située à 15 kilomètres de Metz, est désormais à 75 minutes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, la liaison avec l'Allemagne a été interrompue deux ans après la mise en service de la ligne à grande vitesse. Elle est aussi desservie par certains TER 200 en direction de Strasbourg.

De plus, la ville dispose avec la gare de triage de Woippy du plus grand triage français (650 000 wagons traités par an) et à la gare de triage de Metz-Sablon, du deuxième site français de recomposition des trains de transport combiné (140 000 wagons par an). Jusqu'en 1997 il existait également une gare réservée au trafic des marchandises, la gare de Metz-Marchandises.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Pour le tourisme, Metz est accessible par la Moselle canalisée directement au centre-ville par le biais de son port de plaisance situé sur le plan d’eau.

25 % des échanges internationaux de la Lorraine passent par voie d’eau. Le canal de la Moselle accueille déjà un trafic très important : dix millions de tonnes par an de marchandises sont chargées et déchargées sur ses ports soit plus de 95 % du trafic fluvial en Lorraine. L’augmentation de la hauteur libre entre Metz et la frontière luxembourgeoise par le rehaussement des ponts a été réalisée par le conseil régional afin de garantir le passage de bateaux chargés de plusieurs couches de conteneurs.
Le port de Metz-Mazerolle est situé sur un terrain de 5 ha et 800 mètres de quai, occupés dans leur totalité.

Le nouveau port de Metz possède 17 ha de terrains le long de 1 200 mètres de quais. Il est le premier port fluvial céréalier de France[réf. nécessaire] et le huitième port fluvial français avec 1,98 million de tonnes de fret en 2007[14].

Transports urbains en commun[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : tramway de Metz et trolleybus de Metz.

Metz dispose d'un réseau de tramway entre 1880 et 1948, date de leur remplacement par des trolleybus, qui circulent jusqu'en 1966[15]. Le réseau de tramway comporte sept lignes en 1914 et neuf en 1930.

Metz possède un réseau de bus géré par les Transports en commun de la région messine, dont 60 % du capital appartient à Metz Métropole et 40 % au Groupe Keolis, filiale de la SNCF.

Article détaillé : Bus en site propre Mettis.

Le parc de bus est moderne et bien entretenu[16]. Cependant il a du mal à se fondre de plus en plus dans la circulation automobile et piétonne, aussi le nouveau maire Dominique Gros a prévu la création de deux lignes performantes de bus en site propre appelées « Mettis » de 17,8 km reliant le nord et l’est de la ville et parcourant le centre, suivant un axe en partie commun aux deux lignes. Munies de plusieurs ramifications à travers l’agglomération, leur aménagement prend en compte l’existence de multiples parkings relais et de rabattement autour de la ville. Ces deux lignes ont été inaugurées le 5 octobre 2013.

Depuis février 2012, un service d'autopartage est disponible en ville : Autopi.

Piétons et bicyclettes[modifier | modifier le code]

C’est en 1995 qu’une commission municipale sur le déplacement à vélo fut mise en place par la municipalité avec comme objectif de définir les choix d’investissements pour mettre en cohérence les nombreuses pistes affectées à la « petite reine[17] ». À cette époque, le vélo n’était encore considéré par la mairie, que sous l’angle d’un mode de déplacement de loisir. Les projets de développement s’appuyaient essentiellement sur de grandes liaisons inter-quartiers voir intercommunales, loin du réseau de circulation routier. Elles s’inséraient dans le vaste réseau de pistes de promenade départementales qui reliaient déjà les Vosges jusqu’à Coblence en Allemagne[18], suivant le cours de la Moselle. Ce dispositif modeste était complété par une offre de gardiennage et de location de courte ou longue durée, en gare de Metz et rue d’Estrées (Metz-Vélocation).

Depuis le 7 juin 2008, la circulation à vélo est autorisée sur l’ensemble des secteurs piétonniers de la ville et dans les parcs, les jardins et les berges de la Moselle et de la Seille (ce qui est nouveau), ainsi que dans toutes les rues et dans tous les sens de circulations. Ce sont en tout environ 50 km d’équipements cyclables accessibles à Metz[19] et dans ses quartiers. Les zones 30 seront étendues au quartier du Sablon au printemps 2009 et par la suite à l’ensemble du centre-ville[20]. Une signalisation adaptée est mise en place pour mettre en avant ce mode de transport, et précise les règles de circulation parmi les piétons[21].

Près de 1150 places de stationnement affectées aux deux-roues sont aménagées à Metz dont 300 sont à proximité du centre-ville[22].

La fête du vélo a lieu tous les ans, au mois de juin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Place de Chambre

La ville de Metz s’est d’abord développée sur la butte Sainte-Croix à l’époque gallo-romaine, puis est restée à l’intérieur de ses remparts successifs correspondant à l’actuel centre-ville, jusqu’au XIXe siècle. Les constructions se caractérisent par les tonalités ocre jaune de la pierre de Jaumont. Lors de l’annexion allemande après 1871, la ville s’est étendue, avec de nouveaux quartiers à l’architecture prussienne, comme la Nouvelle Ville ou une partie du Sablon. En 1961, Metz a fusionné avec trois communes de sa proche périphérie : Borny, Magny et Vallières. Avec le rattachement de ces trois communes de l’est, le centre historique de Metz apparaît par conséquent à l’extrême-ouest de la commune.

Les quartiers est, de création récente, sont plus pavillonnaires, et certaines zones au sud-est de la commune ne sont pas encore urbanisées. Toutefois le quartier de Borny est marqué par des grands ensembles, tout comme Bellecroix et le nord de l’agglomération (Patrotte, Saint-Éloi). En outre avec le départ annoncé de plusieurs régiments militaires, de nombreux terrains au cœur de l’agglomération seront disponibles et devront être reconvertis, comme les sites de l’Île Chambière (2e régiment du génie) ou de la base aérienne 128 Metz-Frescaty.

Diversité architecturale[modifier | modifier le code]

L’histoire particulière de Metz et ses périodes d’annexion successives ont contribué à faire de la ville un marqueur des styles pratiqués par les urbanistes de chacune de ces époques. L’avenue Foch symbolise particulièrement cette opposition de styles. Pour répondre aux immeubles de style Renaissance rhénane ou de style baroque construits sous l’empire Allemand, les propriétaires français ont opposé par la suite des immeubles de style Louis XV ou Louis XVI[23]. Ce brassage donne à la ville une identité éclectique, mais cohérente, où la transition est assurée entre chaque quartier. Un nombre important d’édifices sont protégés (classés ou inscrits aux monuments historiques) ou bien répertoriés dans la base Mérimée.

Principaux édifices construits sous le Saint-Empire romain germanique :

Principaux édifices construits sous l’Ancien Régime:

Principaux édifices construits sous l’Empire allemand :

Principaux édifices construits sous le Second Empire et la République française :

La mairie de Metz a déposé le 20 novembre 2013 sa candidature au ministère de la Culture dans le but d’obtenir le classement de deux secteurs importants de son centre-ville au patrimoine mondial de l’Unesco, sous l'appellation "Metz royale et impériale" mettant en avant la dualité architecturale de la ville[24]. Le dossier s’appuie notamment sur la métamorphose de la ville entre 1852 et 1940, et la confrontation de styles liés à ses différentes périodes de développement urbanistique telles que les aménagement de Blondel autour de la cathédrale au XVIIIe siècle[25].
Au 9 janvier 2014, le Comité national des biens français au patrimoine mondial a approuvé la pertinence du dossier et l'éligibilité de la ville comme patrimoine mondial, lui permettant ainsi la candidature à l'UNESCO à court ou long terme, dans le second cas celle-ci sera mise en attente sur la liste indicative française[26].

En avril 2014 la ville de Metz figure officiellement sur la liste indicative française selon le site internet du Patrimoine mondial[27],[28].

Quartiers[modifier | modifier le code]

L’office du tourisme sur la place d’Armes, ancien corps de garde.

Le centre-ville aménagé en plateau piétonnier de 52 000 m2 fait de Metz l’une des premières villes piétonnes de France[29], animée par l’accueil et les services de quelque deux mille commerces et restaurants. La colline Sainte-Croix (183 m), point culminant du centre est le berceau de la ville de Metz à la confluence de la Seille et de la Moselle. Le quartier de l'Esplanade était semblable aux autres quartiers messins avant 1552. Il comportait des maisons, des églises et des monastères. Mais l’annexion de Metz à la France, cette même année, le transforma complètement. Il fait aujourd’hui, partie intégrante du centre ville.

Le « Nouvel Amphithéâtre », est essentiellement constitué du quai Paul-Vautrin, de la rue Sainte-Marie et de la rue du Faisan. Les maisons, situées à l’endroit des murs romains à chaînages de briques — toujours visibles dans les caves des immeubles, l’une d’elle servant parfois de salle d’exposition, fortifications romaines, suivent une forme de plan semi-elliptique, qui atteste vraisemblablement d’un théâtre construit au IIe siècle puis remanié en théâtre-amphithéâtre à la fin du IIIe siècle, après la destruction du grand amphithéâtre de 25 000 places, près de la gare centrale.

Au pied de la Cathédrale Saint-Étienne de Metz, se situe le quartier de la place de Chambre, où était jadis un hôpital, le « Petit Saint-Jean en chambre ». Il fut fondé au XIIe siècle par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur le quai Vautrin. Six mètres au-dessus, il est surplombé par la terrasse de la place Saint-Étienne datant des années 1760. Sous la terrasse, des entrepôts contenaient le fourrage destiné aux chevaux des diligences. Enfin La fontaine adossée à cette terrasse, représente un vase antique orné de guirlandes de fleurs et date de 1764.

Le quartier des Piques était jadis traversée par une rue de la Fleur-de-Lys. Le tympan de la porte de la maison no 5 porte encore le nom sur une inscription gravée. Cette hôtellerie existait déjà en 1565. La façade présente des fenêtres à tympan de style gothique flamboyant (XVe siècle) et des arcades Renaissance. En 1793, la rue prit le nom de rue des Piques parce qu’il existait un entrepôt de ces armes, dans la grange Saint-Antoine. Le vaste bâtiment crénelé, à quatre étages, est l’ancienne Grange des Antonistes. La charpente et les tympans de fenêtres trilobées permettent de dater ce bâtiment du XIIIe siècle. C’était un grenier à blé, comme le Grenier de Chèvremont qui, lui, date du XVe siècle. Depuis la cour, à côté du grenier, une belle vue laisse entrevoir le chevet de la cathédrale. On trouve aussi une maison qui possède une belle salle voûtée gothique. Maurice Barrès y séjourna en 1907 et y médita son ouvrage Colette Baudoche (une plaque rappelle son passage). En face, une maison duXVIIIe siècle (no 16) possède un beau balcon en fer forgé, soutenu par des consoles moulurées.

Le quartier des Roches, en face du théâtre, doit son nom au rempart romain qui longeait la Moselle, du moyen pont des Morts au pont des Grilles[30]. Les fondations du rempart étaient dures comme des rochers. Les derniers vestiges furent démolis en 1622. Au Moyen Âge jusqu’au milieu du XXe siècle, des bains publics étaient installés dans ce quartier. Les maisons qui bordent la Moselle étaient habitées essentiellement par des bateliers et des pêcheurs. Une partie de ces maisons a été reconstruite dans les années 1970.

Basilique Saint-Vincent située sur l'île de Chambière
Le cloître Sainte-Constance, avec à gauche les vestiges de l'hôtel du Passetemps

Le nom « quartier des Îles » est un néologisme regroupant les quartiers nord de la vieille ville, baignés par la Moselle : le quartier des Roches et la place de la Comédie, le quartier Saint-Marcel, le quartier Saint-Vincent, celui du Pontiffroy, le quartier Fort-Moselle et les îles du Petit et du Grand Saulcy ainsi que les îles Saint-Symphorien et de Chambière.

La « Nouvelle Ville » actuelle était autrefois divisée entre deux communes. La partie sud du quartier appartenait à la commune du Sablon, tandis que la partie nord était partie intégrante de la ville de Metz, on y trouve le quartier germanique de la ville.

Les immeubles de rapport du nouveau quartier impérial, aux styles éclectiques, avenue Foch.

Le Quartier impérial de Metz a été construit par les Allemands en 1903 sur les anciens remparts de Cormontaigne. Avant 1914, les architectes allemands avaient prévu de prolonger l’urbanisation du quartier de la gare, vers le quartier Sainte-Thérèse. Ils eurent le temps d’édifier quelques grands équipements publics : l'École supérieure de jeunes filles de Metz, actuel lycée Georges-de-la-Tour, l'École pratique supérieure de Metz, actuel lycée Louis-Vincent, ou encore l'hôpital Bon-Secours. La déclaration de guerre française arrêta les projets. La construction du quartier fut achevée par les Français dans les années 1920-1930. En 1932, un concours d’architecture fut lancé pour y réaliser la construction d’une église. En 1938, la première pierre de l'Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Metz fut posée, mais la guerre interrompit les travaux. Ils reprirent en 1950, et l’église fut bénie en 1954. Elle acquit sa forme définitive, avec le grand bâton de pèlerin (70 m) élevé en 1963. Cette église fait 77 mètres de long, 25 mètres de large et 30 mètres de hauteur. Le jardin botanique de Metz est une enclave dans la commune de Montigny-lès-Metz. Sa superficie est de 4,4 hectares. Le service des espaces verts y produit 490 000 fleurs chaque année. Les serres abritent 4 500 espèces de plantes appartenant à 80 familles différentes. La roseraie présente quelque 80 variétés de roses. Le parc abrite des arbres rares, certains très anciens (jusqu’à 150 ans) : Sophora japonica, Cyprès chauve, Ginkgo biloba, etc. Deux bassins l’agrémentent, reliés par un ruisseau, où s’ébattent cygnes et autres volatiles. Des bronzes animaliers sculptés par Fratin, artiste messin du XIXe siècle, ornent le jardin.

Église Sainte-Ségolène.

Il est formé de deux quartier médiévaux de la ville, le quartier Sainte-Croix, s'élevant sur la colline éponyme, et le quartier Outre-Seille, son nom est lié au fait qu’il se trouvait au-delà d’un bras de la Seille, lequel coulait à l’emplacement des rues Haute-Seille et des Tanneurs.

Le quartier du Sablon correspond à une ancienne commune rattachée à Metz le 1er avril 1914 et qui comptait plus de 10 000 habitants, en outre il est aujourd'hui le second quartier le plus peuplé de la ville. Son territoire est scindé entre deux reliefs différents, à l'ouest se trouve une colline sur laquelle se situe le cœur historique du village, et à l'est la vallée de la Seille. Depuis le début du XXIe siècle, la moitié est du quartier est sujette à de nombreux travaux d'urbanisation et d'aménagement du territoire, dont le parc de la Seille et le quartier de l'Amphithéâtre, incluent notamment le centre Pompidou-Metz. Par ailleurs, on remarque les limites du Sablon coïncident quasi-exactement avec les voies ferrées à l’ouest, et avec le tracé de la Seille.

Le quartier de Plantières Queuleu dont le fort emblématique fut construit entre 1868 et 1870, est à l'origine une commune indépendante rattachée en 1906 à la ville. Ce quartier périphérique de la ville est situé en hauteur, entre le Technopôle, le parc de la Seille et la voie rapide-est de Metz. On y trouve notamment le cimetière de l’Est et les équipements sportifs de Metz Handball.

Le quartier de Bellecroix, à l’emplacement de la colline éponyme, est séparé du centre par la Seille et d’imposantes fortifications bastionnées d’après le plan de Vauban[réf. nécessaire]. Il était autrefois coupé en deux zones, la moitié ouest appartenait à la ville de Metz, la moitié est, était partie intégrante de la commune de Plantières-Queuleu. Sur son territoire est également bâti un fort, le Fort Bellecroix, construit entre 1734 et 1740, dont le belvédère permet d’avoir une superbe vue sur la vieille ville de Metz.

Jusqu'en 1961, Borny était une commune voisine de la ville, reprenant l'ensemble du canton de Metz-Ville-4, qui comprend l'ensemble de ses quartiers est. Aujourd'hui, il est le quartier le plus peuplé de la ville.
Entre 1964 et 1973, le quartier fait l'objet de la création d’une zone à urbaniser en priorité, la réalisation du projet a été confiée à l’architecte Jean Dubuisson, Grand prix de Rome. Un projet de réaménagement mené par Bernard Reichen et Philippe Robert[31] et programmé de 2001 à 2010 est en cours de réalisation.

Devant-les-Ponts est situé à l'ouest de Metz, sur la rive gauche de la Moselle. Le quartier a été incorporé à la ville de Metz en 1907, Devant-les-Ponts étant jusqu'alors une ville indépendante, qui incluait jusqu'alors le quartier de la Patrotte Metz-Nord.

Logement[modifier | modifier le code]

Conurbation[modifier | modifier le code]

L’aspect général est celui d’une agglomération étalée et en constante extension[32], de nouveaux quartiers devant prochainement être aménagés (extension du technopôle, coteaux de la Seille, nouveau quartier de l'Amphithéâtre, site du futur Centre hospitalier régional de Mercy, réaménagement du mont Saint-Quentin). Le tissu urbain est aujourd’hui très dense dans les vallées, dans la partie ouest et nord de la ville et rejoint de manière continue, le long d’un couloir situé autour la D 1 à l’est et la N 52 à l’ouest, dans la vallée de la Moselle (du sud au nord) ceux des communes de Woippy, Semécourt, Maizières-lès-Metz, Talange, Hagondange, Amnéville, Rombas, Clouange, Mondelange, Richemont, Uckange, Fameck, Florange, Bousse, Guénange, Terville, Thionville et Yutz, concentrant ainsi près de 600 000 habitants dans une même aire urbaine de 242 communes, sur 20 km, communément appelée « région messine »[33].

Projets urbanistiques[modifier | modifier le code]

Orientations du plan local d’urbanisme de Metz. Le Plan de déplacement urbain (PDU)[Quand ?] prévoit la création de deux nouvelles lignes de Transports en commun en sites propres (TCSP) ; Rôle d’étude et de conseil de l’Aguram.

Le Moyen-Pont en 2014 après réfection et élargissement.
Grands projets urbains
  • La ZAC de l’Amphithéâtre qui consiste en l’urbanisation d’anciennes friches ferroviaires, à proximité immédiate du centre-ville, a été conçu par l’agence Nicolas Michelin[34] chargée de la maîtrise d’œuvre urbaine du projet. Le parc de la Seille a été l’élément fondateur du nouveau quartier puis le palais omnisport de Metz, le premier édifice réalisé.
    La construction du centre Pompidou-Metz doit constituer la pierre d’angle du quartier.
  • Urbanisation des coteaux de la Seille au sud de Queuleu, construction d'un écoquartier vivant comprenant environ 1 600 logements, commerces, infrastructures, ainsi que des espaces verts et des postes cyclables, pour une capacité d'accueil de 4 000 habitants[35], pour ce projet la ville de Metz a signé une convention avec la CERQUAL dans le but d'acquérir pour cet écoquartier les certification Habitat & Environnement et NF Logement[36].
  • Construction de la ZAC du Sansonnet à Devant-les-Ponts, au sud du lieu-dit "les Quatre-Bornes", réalisé sur un vaste terrain vague, considéré comme un futur "quartier-jardin", il alliera logement et espaces verts (parc paysager réalisé en 2012), des jardins diversifiés (mise en place de jardins partagés – complétant la volonté de création de jardins du même type dans l'ensemble de la ville – pédagogique, thérapeutique, et autres vergers), un EHPAD, le tout est fondé sur un principe d'urbanisme durable[37].
Projets de développement
  • Mise en chantier du « Technopôle 2 » ; ZAC de la Petite-Woëvre, Actipole et Sebastopole
Aménagement et requalification urbaine
Équipements importants
Environnement et sport
  • aménagement et requalification du mont Saint-Quentin
  • transformation du complexe sportif Saint-Symphorien ;
Infrastructures de transport
  • création de lignes de bus en site propre (Mettis)
  • construction du boulevard inter-communal reliant au sud, le quartier de Grigy Technopôle à celui de l’Amphithéâtre ;
  • requalification de l’aéroport militaire BA128 de Metz-Frescaty, au sud-ouest de la ville ;
  • requalification et restructuration des voies routières de la ZAC d’Augny ;
  • mise à deux fois trois voies de l’A 31 entre la sortie sud de la ville et l’échangeur de Féy.
  • création de l'avenue de la Seille, avenue reliant la voie-rapide est (RN 233), au niveau de Plantières et Bellecroix, et le parc de la Seille ainsi que le Sablon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Mediomatrix avant le Ve siècle ; Mettensis (ou Metensis) au VIe siècle ; Civitas Mediomatricorum Mettis sous Honorius[38] ; Mettis en 511 (que l’on retrouve d’ailleurs sur des monnaies du règne de Thibert[38]) ; Mecusa, Mettiss & Metas au VIIIe siècle ; Mediomatricensis civitas en 990 ; Methis en 1086 ; Méz au XIIIe siècle; Mès en 1299 ; Mets pendant les XIVe et XVe siècles ; Mediomatrique & Mediomatricum au XVe siècle, mais également Mès, Mées ; Mets en 1444 ; Meta en 1544 & 1552 ; Metœ en 1552 ; les formes Metz ou Metze ne sont mentionnées qu’à partir du XIIIe et XIVe siècles entre autres[39] ; Metz uniquement à partir du XVIIe siècle.

Étymologie[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de Metz est attestée, à l’époque romaine, la cité de Divodurum Mediomatricorum. Elle est encore mentionnée sur la table de Peutinger sous les formes de Dividurum ou Divo Durimedio Matricorum[40].

Divodurum est un toponyme gaulois, composé des éléments divo « sacré » (même origine indo-européenne que le latin divinus, « divin » et « devin ») et duro- « forum, marché »[41]. Xavier Delamarre y voit le sens de « Place-des-dieux » (« enclos divin »)[42]. L'évolution phonétique de Divodurum s'est faite en Jouarre (Seine-et-Marne, Jotrum VIIe siècle)[43],[44].

Cependant, dans le cas de Metz, l'ethnonyme Médiomatriques, nom d'une tribu gauloise, a remplacé le toponyme originel au Bas Empire, selon un processus couramment observé ailleurs en Gaule (cf. Paris, Amiens, Reims, etc.). Le nom actuel est directement issu de la forme *MEDIOMATRICIS par coalescence.
À noter qu’un élément -metz est relativement répandu dans la toponymie française, tout en ayant une étymologie différente, exemple : Jametz, Limetz, Gometz, etc.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville se prononce actuellement [mɛs][45] — et non [mɛts] contrairement à ce que l’on peut entendre çà et là. Le t présent dans la graphie de « Metz » depuis plusieurs siècles ne se prononce pas, ce au moins depuis le XVIe siècle[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une situation de qualité et un site favorable expliquent le passé trois fois millénaire de Metz qui naît et se développe au confluent de deux rivières, la Moselle et la Seille au rôle économique déterminant. À l’intérieur de cette zone de confluence, la butte du Haut de Sainte-Croix constitue le berceau de la ville.

Rattachements géographiques et politiques[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Protohistoire[modifier | modifier le code]

En 1882, un biface datant de 200 000 ans av. J.-C. a été découvert dans une sablière de Montigny-lès-Metz[47]. Les hommes vivant à cette période étaient des chasseurs-cueilleurs, vivant selon le mode de vie non sédentaire propre aux nomades et dont les déplacements étaient liés en partie à leur approvisionnement en nourriture.

Les Hauts-de-Sainte-Croix ont livré quelques tessons du IVe millénaire av. J.-C., mais l’occupation attestée du site ne commence qu’au Ier siècle av. J.-C. avec la présence de fonds de cabane et des emplacements de maisons de bois et de torchis ainsi qu’une nécropole à urnes cinéraires[48].

L’oppidum des Médiomatriques[modifier | modifier le code]

Le nom du peuple des Médiomatriques, une tribu celtique qui allait donner son nom à Metz, apparaît dans un récit du général romain Jules César[49]. Cette tribu s’est fixée certainement au IIIe siècle av. J.-C. sur un territoire allant de l’Argonne aux Vosges mosellanes. De l'Argonne et sous la vallée de la Seille, le territoire était occupé par les Leuques fondateurs de Toul. L’espace au-delà des Vosges avait été abandonné aux Triboques. Ils édifièrent leur principal oppidum, c’est-à-dire leur capitale, au confluent de la Moselle et de la Seille sur la colline de Sainte-Croix. Cet oppidum était notamment un centre économique groupant des ateliers d’artisans travaillant les métaux et la terre cuite. Une assemblée de type oligarchique, composée des chefs des principales familles, détenait le pouvoir. L’organisation sociale, hiérarchisée, reposait sur trois classes : les chevaliers ou nobles, la plèbe et les esclaves.

Divodurum et la période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Divodurum Mediomatricorum.
Maquette de Divodurum

C’est en 58 av. J.-C. que les Romains occupèrent la ville et en en reconnaissant la position stratégique la transformèrent de cité agricole à cité administrative et militaire. Au lendemain de la conquête romaine, Metz, désigné par les Romains par le qualificatif Divodurum Mediomatricorum (« oppidum des Médiomatriques ») est intégré à la Gaule belgique dont la capitale est Durocortorum (Reims). L’importance de la ville était grande ; en 27, elle faisait partie des soixante capitales gauloises. Il faut pourtant attendre le début du IIe siècle pour voir apparaître le nom Divodurum mentionné pour la première fois par Tacite dans son premier livre des Histoires. Selon cet auteur, l’armée du Rhin de Vitellius, marchant en 69 contre l'Italie et contre l'empereur Othon, serait passé à Divodorum, où il aurait répandu la terreur en faisant exterminer 4 000 hommes « par rage et sans savoir pourquoi[50] ». De telle sorte qu'ensuite, à l'approche de ses colonnes, les cités tout entières accouraient avec leur magistrats et des prières[50].

La cité occupe initialement tout l’emplacement du Haut-de-Sainte-Croix et croît rapidement vers le sud pour atteindre au début du Ier siècle l’Esplanade et le Sablon. Le plan de la ville reproduit celui classique de la ville romaine. Le forum, lieu de rencontre indispensable à la vie publique de l’agglomération, devait se trouver entre la place Saint-Jacques et la place de la Cathédrale. Les fouilles archéologiques récentes ont révélé une agglomération de bâtiments en bois et torchis, établie selon le quadrillage propre aux villes romaines avec cardo (actuelle rues Serpenoise, Ladoucette, Taison) et decumanus (actuelle Fournirue), dont la surface avait quadruplé depuis la fin de l’indépendance.
Lors de la construction du parking souterrain du centre Pompidou-Metz, une fouille a été conduite à proximité immédiate de l'amphithéâtre de Metz permettant la mise à jour de nombreux vestiges datant du Ier siècle[51].

La longue période de la paix et l’intégration à l’Empire romain en fait une ville étape prospère. Elle devient le foyer le plus important de la civilisation gallo-romaine en Lorraine. Metz est un important carrefour routier où convergent les voies de Lyon, Reims, Trèves, Mayence et Strasbourg — préfigurant en quelque sorte les autoroutes actuelles (A4-A31). Le tracé des routes obéit à des impératifs stratégiques : assurer la défense à l’arrière du Rhin.

Rome privilégie les relations Sud-Nord, qui se traduit par la voie de Lyon à Trèves. Après avoir atteint la Moselle à Toul, elle traversait le territoire des Médiomatriques à Scarpone (actuellement Dieulouard), suivait la rive droite de la Moselle et atteignait Metz au Sablon. Puis elle empruntait la rue Scarponaise (devenue rue Serpenoise), la rue Ladoucette, et la rue Taison pour atteindre l’ancien oppidum qu’elle quittait par les rues des Trinitaires et rue Marchant en dévers.

La deuxième chaussée stratégique, reliant Reims à Strasbourg, atteignait Metz par le bas de Montigny, traversait la ville par les actuelles en Fournirue — cette apposition « en » est précisément à Metz l’héritage de la toponymie romaine des rues — et rue Mazelle, puis dépassait la côte de Queuleu vers Delme, Sarrebourg et Saverne dans la direction du Rhin.

À Divodurum, comme dans l’ensemble de la Gaule, la civilisation gallo-romaine atteint un sommet : la population estimée entre 15 000 et 20 000 habitants à son apogée, chiffre considérable pour l’époque où la plupart des villes connues en dehors de la région n’ont guère plus de 7 000 habitants. On y distingue les habitants de condition libre — citoyens romains venus d’Italie et non-citoyens parmi lesquels les propriétaires terriens, les membres des professions libérales — les affranchis et les esclaves.

Une partie de la population habite des constructions en pierre et de grands édifices voient le jour qui utilisent la pierre de Jaumont et surtout la pierre de Norroy. Parmi les plus prestigieux, l’amphithéâtre, construit certainement à la fin du Ier siècle à l’emplacement de l’actuelle gare de marchandises, disposait de 25 000 places. Il était le plus grand des Gaules et l’un des plus grands du monde romain. Est aussi avérée, la présence d'un petit amphithéâtre (postérieur au grand et probablement bâti avec une partie de ses pierres), situé au bord de la Moselle, entre les rues de la Paix, Saint-Louis et Sainte-Marie actuelles, et dont on arrive encore à repérer le tracé d'après la forme et la disposition des constructions l'ayant recouvert.

L’aqueduc de Gorze à Metz long de 22 km traversant la Moselle et dont on voit les arches à Jouy-aux-Arches alimentait la ville en eau. Les vestiges de plusieurs thermes — dont l’un sur le site de l’actuel musée — ont été trouvés. Par ailleurs, une vaste nécropole s’étend au sud de la ville de part et d’autre de la voie vers Lyon. Les nombreuses stèles funéraires exposées au musée gallo-romain de Metz ainsi que de nombreux vestiges mis au jour lors de fouilles, montrent que la vie économique était déjà très active à cette époque. De nombreux métiers relevant de l’artisanat sont exercés ; notamment ceux du cuir, du textile, du travail des os de cervidés et de porcs. Le travail de l’argile est en plein essor et la terre cuite fournit tous les récipients d’usage courant. Lors des fouilles opérées à Saint-Pierre-aux-Nonnains, on a retrouvé le four d’un potier nommé Casicos.

Le travail du fer débouche sur la fabrication de l’outillage courant. La cervoise, ancêtre de la bière, est fabriquée à partir d’épeautre. Le commerce est actif. La corporation des nautes de la Moselle est spécialisée dans le transport fluvial de produits lourds, et notamment les matériaux de construction. On connaît l’existence d’un marchand de sayons — une des grandes spécialités textiles des Médiomatriques — qui était en liaison commerciale avec l’Italie du Nord.

Au Sablon, accompagnant l'amphithéâtre, et son faubourg, se développe une nécropole. Sur l’acropole de Metz, actuelle place de la maternité Sainte-Croix, on prie les divinités religieuses anciennes (Épona, cavalière celtique et déesses-mères de la terre) et gréco-romaines (Jupiter, Mars, Mercure…) mais aussi comme partout de plus en plus les divinités d’orient (comme Isis l’égyptienne), sans oublier les cultes ancestraux de l'époque celte (avec Icovellauna). Une autre de ces religions d’orient se développe de plus en plus : le christianisme[52].

En 212, l’édit de Caracalla accorda la citoyenneté romaine à tous les Médiomatriques de condition libre. Les plus fortunés parmi les habitants de condition libre participent à la gestion municipale sous le qualificatif de magistrat. Les anciens magistrats forment l’ordre des décurions ou Sénat municipal. Nous ne savons rien des décurions messins.

Bas-Empire[modifier | modifier le code]

L’ancienne abbatiale Saint-Pierre-aux-Nonnains, édifice romain de plan basilical remanié au cours des siècles.

À partir de 245, les périodes de paix sont entrecoupées d’épisodes violents et de destructions. La ville est envahie et détruite une première fois en 253 par les Alamans. Dans ce climat de moindre sécurité, la ville s’entoure alors d’une enceinte de 3,5 mètres d’épaisseur percée de plusieurs portes où sont remployés des éléments d’architecture et des stèles des monuments romains. Le Sablon sera sacrifié et laissé en dehors, la ville ainsi forclose représente un rectangle d’environ 1 200 m sur 600 m ; sa superficie est rapportée à 70 hectares. Ces troubles et les premières invasions entraînent certainement un ralentissement des activités artisanales.

Une production nouvelle, la vigne, fait son apparition à partir de 283, date de l’autorisation accordée par l’empereur Probus. Ce vignoble se propage rapidement dans les alentours de la ville où apparaît[réf. nécessaire] également le mirabellier.

De la fin du IIIe siècle ou du début du IVe siècle date la construction de l’édifice de plan basilical connu sous le nom de basilique de Saint-Pierre-aux-Nonnains qui deviendra plus tard l’église de l’abbaye. Certains y voient une basilique civile, d’autres la palestre d’un ensemble thermal voisin.

Saint Clément conduit le Graoully sur les bords de la Seille.

En 297, la cité des Médiomatriques est intégrée dans la Belgique première et perd son territoire à l’ouest avec l’émergence de la cité de Verdun. Par contre, Metz bénéficie de la proximité de Trèves promue au rang de capitale de l’Empire. L’axe de communication Rhin-Rhône permet une diffusion plus rapide que dans le reste de la Gaule des nouvelles idées religieuses. L’Église de Metz est l’une des plus anciennes avec celles de Reims et de Trèves. La diffusion du christianisme arrive à Metz à la fin du IIIe siècle, vers 280, avec le premier évêque, Clément[53]. Prudent, l’évêque s’installe dans les vestiges de l’amphithéâtre. Il établit un sanctuaire, l’église Saint-Pierre-aux-Arènes, dans la fosse du grand amphithéâtre désaffecté. Ses traces ont été retrouvées par les fouilles allemandes de 1902, lors de la construction de la gare. Il faudra attendre les édits de tolérance de 311 et 313 pour que le christianisme sorte de la clandestinité et de la confidentialité.

Au IVe siècle, le nom Divodurum Mediomatricorum n’est plus d’usage, on rencontre la forme dérivée et simplifiée de Médiomatrix, laquelle finira par aboutir au nom de Mettis, rencontré pour la première fois vers 400 et duquel est issu le nom de Metz.

Au Ve siècle, alors que les troupes d’Attila franchissent le Rhin et déferlent sur la Gaule, Livier revient prendre la tête de l’armée messine vers l’an 450. Les Huns tentèrent un premier siège de la ville puis s’en allèrent ravager les villes de Toul, Dieuze et Scarpone. Lorsqu’ils revinrent attaquer la ville le 7 avril 451, les défenseurs étaient largement inférieurs en nombre et la ville fut largement incendiée et pillée et vit sa population décimée. Seul subsista l’oratoire dédié à saint Étienne et situé à l’endroit de la cathédrale actuelle. Défaits peu de temps après, les Huns repassent le Rhin et laissent le champ libre aux Francs[54]. L’oratoire de Saint-Étienne est dans les grâces divines et devient alors fort populaire. On parle de miracle. Il accueille le siège de l’évêque et devient en quelque sorte la première cathédrale de Metz, à l’intérieur même de celle-ci.

La capitale d’Austrasie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Austrasie.

Metz est la capitale du royaume d’Austrasie durant deux siècles de la période franque, de 511 à 751.

En 511 à la mort de Clovis, unificateur du peuple franc, ses enfants se partagent son royaume. Thierry Ier reçoit la région nord-est baptisée Austrasie. Thierry Ier fixe sa capitale à Reims, puis se ravise et la fixe à Mettis, qui occupe une partie plus centrale. Lui et ses successeurs relèveront la cité dont la population est alors estimée entre 5 000 et 10 000 habitants. Il construit son palais sur la colline Sainte-Croix dont la tradition a conservé le souvenir sous le nom de Cour d’Or. C’est aujourd’hui le nom des musées situés à cet endroit.

À la mort de Clotaire en 561, Sigebert Ier reçoit en héritage la partie orientale du royaume avec Reims pour capitale. Mais en 566, il célèbre à Mettis son mariage avec Brunehilde, la fille du roi des Wisigoths dont les noces sont chantées par le poète Venance Fortunat. Il choisit alors la ville comme résidence principale et en fait la capitale d’Austrasie. Lors du règne de Sigebert, la charge de maire du palais est pour la première fois mentionnée. Depuis le palais, Brunehilde joue un rôle politique de premier rang sur tout le pays pendant près d’un demi-siècle, ce qu’elle va faire avec toute son énergie, en secondant son fils Childebert II, proclamé roi d’Austrasie à Metz à l’âge de cinq ans, puis son petit-fils, Thibert II.

Ses successeurs abandonnent le soin de gouverner à leurs maires du palais. À l’origine, simples intendants au palais de la Cour d’Or, ils deviennent rapidement une sorte de premier ministre, occupant la première place dans les conseils de la Cour. Exerçant la réalité du pouvoir, ils finissent, en un siècle, par rendre leur charge héréditaire.

Le berceau des Carolingiens[modifier | modifier le code]

Page du sacramentaire de Drogon, IXe siècle, conservé à la Bibliothèque nationale.

L’Église prend une place importante au cœur de la ville : les édifices religieux se multiplient, de nombreuses nécropoles et lieux de cultes foisonnent à l’extérieur des remparts de Metz, et notamment au Sablon, surnommé alors quartier des Basiliques. En tant que capitale austrasienne, la ville messine avait vu en son sein la montée en puissance des pouvoirs religieux (vingt paroisses, soixante-sept églises, huit abbayes bénédictines intra-muros pour une population aux alentours de trente mille habitants à cette époque) et du pouvoir spirituel auquel allait bientôt être rattaché un pouvoir bien plus temporel, avec la disparition des comtes héréditaires notamment, vers le Xe siècle : l’épiscopat messin s’étant enrichi, il possédait des terres à l’envi, qui rapportaient à la ville des richesses incomparables. L’évêque Chrodegang fonde l’abbaye de Gorze à vingt kilomètres au sud de Metz qui devient un important foyer du chant messin — nommé à l’époque CANTILENA METENSIS[55]. Mais les nombreux ennemis et envieux sont le revers de la médaille. Elle s’en protégeait par d’épais remparts.

C’est à Metz que naît la dynastie des Carolingiens, inaugurée par Pépin le Bref en 751, descendant de deux familles de l’aristocratie austrasiennes : celles d’Arnoul, évêque de Metz et de Pépin de Landen, maire du palais. La ville cesse d’être capitale, tout en restant un des grands centres intellectuels des Gaules. Elle reçoit périodiquement la cour carolingienne alors que son abbaye Saint-Arnould devient la nécropole des Carolingiens et abrite les dépouilles des sœurs et de la première femme de Charlemagne, ainsi que celle de l’empereur Louis le Pieux. Charlemagne eut de constantes préoccupations pour Metz, dont il favorisa tout particulièrement l’Église et donna une impulsion nouvelle à sa célèbre école.

Une décision prise en 775 par Charlemagne et connue sous le qualificatif de « grand diplôme » est à l’origine du pouvoir temporel de l’évêque de Metz et devait déboucher sur la constitution d’un État indépendant. L’évêque bénéficie désormais de l’immunité pour tous ses biens. Ses possessions territoriales sont soustraites à l’action des juges royaux qui ne pouvaient y pénétrer. L’évêque et ses sujets échappent à la justice royale et aux impôts. Mais ces droits enlevés au gouvernement royal sont accordés à l’évêque qui a juridiction sur son clergé et sur ses sujets et perçoit les impôts.

Cette immunité s’étend à toutes les possessions de l’église de Metz, situées soit dans le pays messin, soit dans les pays voisins. Du Ve siècle au VIe siècle, elle a posé les bases de son futur État en incorporant les donations de toutes les premières églises situées dans les bourgades le long de la voie Metz-Strasbourg. Sous l’évêque Drogon, ces possessions débordent les limites du diocèse et se rencontrent en Alsace, dans la région de Liège et jusqu’en Aquitaine.

Réorganisée par Charlemagne, l’école de Metz atteint la célébrité sous l’épiscopat de son fils naturel Drogon. On y enseignait le latin, un peu de sciences, le catéchisme et aussi les arts mineurs. Quelques-uns de ses élèves laissèrent leur nom à la postérité : Amalaire, Aldric. Cette école possédait en outre une remarquable école de chant grégorien, sans doute la première de l’empire. Le pape lui-même y aurait envoyé des maitres experts et sa réputation fut telle que pendant un certain temps, le chant grégorien fut appelé chant messin.

Cette école de Metz consacra également une partie de son activité à la copie de manuscrits, d’où le développement d’un remarquable foyer artistique d’où sortirent les plus habiles miniaturistes du temps, qui décorèrent et ornèrent les superbes ouvrages du IXe siècle. Le chef-d’œuvre en a été le sacramentaire de Drogon, qui se trouve aujourd’hui à la bibliothèque nationale. Tout y mérite l’admiration : la calligraphie, les miniatures, les plaques d’ivoire sculptées servant de couverture.

En démembrant l’Empire carolingien par le traité de Verdun en 843, les petits-fils de Charlemagne ouvrirent cette bien longue querelle qui allait durer jusqu’au XXe siècle. L’Austrasie revient à Lothaire Ier. Metz devient la capitale du royaume de Francie médiane et certains conciles s’y tiennent. En 855 par le traité de Prüm, son cadet Lothaire II en reçoit la partie nord qu’il appellera Lotharingie. En 925, Metz, enjeu de cette lutte, passe sous la coupe des rois de Germanie.

En 959, après le partage de la Lotharingie par l’évêque Brunon de Cologne, la Haute-Lotharingie devient le duché de Lorraine. Metz et son territoire deviennent indépendants et sont intégrés au Saint-Empire romain germanique, siège d’un évêché disposant du pouvoir temporel.

Metz la riche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République messine.
Les portes médiévales en Chandellerue et Sainte-Barbe dans leur état en 1856.

La cité épiscopale s’approprie peu à peu les droits d’une « ville libre » du Saint-Empire romain germanique. La bourgeoisie s’enrichissant, elle fait de Metz au XIIIe siècle une république oligarchique, gouvernée par un collège d’échevins à la tête duquel le maître-échevin est élu pour un an. Comme à Nuremberg, les institutions de cette république sont l’apanage d’un cercle de familles riches, ici regroupées à travers six « paraiges ». À la différence de Mayence, Strasbourg ou Bâle, Metz conserve un patriciat suffisamment puissant pour tenir tête aux nouvelles corporations d’artisans[56] du XIVe siècle. Les XIIIe et XIVe siècles constituent l’une des périodes les plus prospères dans l’histoire de Metz, qui compte alors près de 30 000 habitants soit la plus grande concentration urbaine de Lorraine. Ses foires sont très fréquentées et sa monnaie, la première de la région jusqu’en 1300, est acceptée dans toute l’Europe[57]. On reste étonné de la facilité avec laquelle les bourgeois messins ouvrent leurs coffres aux grands personnages de l’époque, empereurs, ducs, évêques ou comtes. Ainsi, Édouard Ier de Bar emprunte sans problème en 1315 la coquette somme de 19 000 livres tournois et 112 sols d’or à Dame Poince, épouse de Nicolas de la Court[58]

Les changeurs de Metz, dont la corporation était organisée par les évêques depuis le XIIe siècle, prêtent eux aussi aux marchands, comme aux princes, voire à l’empereur. L’un d’eux, Charles IV, y promulgue le 25 décembre 1356[59], la fameuse « Bulle d’or », réglant définitivement les élections impériales du Saint-Empire romain germanique. Cette richesse attise les convoitises et entraîne la cité messine dans des conflits récurrents avec ses voisins. Dans cette lutte d’influences, tous les prétextes sont valables, y compris les plus insignifiants.

La peste apparait à Metz et dans le Pays messin en 1423 ; trois ans plus tard, le bilan est de 16 000 morts.

Après la guerre des quatre seigneurs opposant Jean Ier de Bohême, Baudouin de Luxembourg, Édouard Ier de Bar et Ferry IV de Lorraine à la cité messine (1324), Metz est de nouveau assiégée au cours de la Guerre de la hottée de pommes par Charles II de Lorraine, René Ier d’Anjou et Bernard Ier de Bade en 1428, sans succès.

En 1438, une nouvelle épidémie de peste fait 20 000 victimes.

En 1444, Charles VII et René d’Anjou assiègent de nouveau la ville, réussissant cette fois à rançonner les citains. Le petit-fils de René d’Anjou, Nicolas de Lorraine tentera lui aussi d’assiéger Metz en 1473, mais avec beaucoup moins de succès. La prospérité de la république messine décline à partir du XVe siècle. Les épidémies, et la guerre sans fin que lui font les ducs de Lorraine, en sont en partie responsables.

Metz est une des dix premières villes de France où se développent l’imprimerie et la typographie. Les premiers imprimeurs connus sont Jean Colini et Gérard de Villeneuve en 1482[60]. Sur le plan religieux, la proximité de la Suisse et l’appartenance au Saint-Empire romain germanique favorisent l’adoption de la Réforme dès les années 1520. La ville devient un important foyer protestant, qui ne disparaîtra qu'après la révocation de l’édit de Nantes[61].

Annexion de Metz à la France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Metz (1552).
Portrait de la ville et cité de Metz à l’époque de la Renaissance. Coll. Musées de Metz.
Fin de la République messine. Entrée à Metz d’Henri II, roi de France le 18 avril 1552. Huile sur toile d’Auguste Migette, vers 1850. Musées de la Cour d’Or

En 1552, le roi de France Henri II s’empare des Trois-Évêchés Metz, Toul et Verdun. Après l'entrée des troupes d'Anne de Montmorency dans la ville grâce à la complicité de certains paraiges, Henri II fait son entrée solennelle à Metz le 18 avril 1552. Il promet à la ville de conserver ses droits et usages locaux. Charles Quint, voulant reprendre ces villes du Saint-Empire, organise le siège de Metz. La ville, défendue par le duc François de Guise, reste aux mains des troupes françaises. Le siège est levé en janvier 1553[62]. Si l’empereur garde officiellement sa souveraineté sur la cité, Metz reçoit une garnison française permanente et se voit dotée d'une nouvelle citadelle dès 1561[63]. Dans les Trois-Évêchés, réunies ainsi par un artifice diplomatique au royaume de France, s'installe alors un régime original, celui de la protection, où les anciens pouvoirs des villes issues du Saint-Empire romain germanique sont peu à peu absorbés par les organismes mis en place par l’administration royale. Malgré les prières répétées des Messins à la Diète d'Empire, la question des Trois-Évêchés ne sera plus à l'ordre du jour des assemblées impériales à partir de 1582[64]. Cette annexion de facto sera ratifiée de jure par le traités de Westphalie, en 1648. Metz devient une place forte du royaume de France, tandis qu’elle continue de se développer.

Henri IV séjournera dans la ville du 15 au 21 mars 1603 dans le but d'apaiser la révolte de ses habitants qui s'étaient mutinés contre Roger de Comminges sieur de Saubole que le duc d'Épernon leur avait imposé comme gouverneur.

La Paix française[modifier | modifier le code]

Sur le plan religieux, les Juifs, dont la présence est attestée du IXe siècle au XIIe siècle, sont de nouveau autorisés à s’installer à Metz en 1565[65]. La communauté prospérera tout au long des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, pour atteindre 2 400 personnes en 1842. Après la révocation de l’édit de Nantes, les huguenots messins fuient en Hollande et en Allemagne, pour échapper aux dragonnades de Louis XIV[63]. L’émigration messine des huguenots vers Berlin, qui cause un réel préjudice à l’économie locale, se traduit en revanche à Berlin par un doublement de la population[66]. Cette émigration se poursuivra tout au long du XVIIIe siècle, vers l'Allemagne, mais aussi vers le Nouveau Monde[67].

Sur le plan politique, la ville devient le siège d’un parlement en 1633. Les "Treize" sont supprimés peu après en 1640[63]. Metz ne passe juridiquement sous souveraineté française, en tant que capitale de la province des Trois-Évêchés, qu’en 1648. Le 10 mai 1636, le parlement est transféré à Toul, avant d’être réinstallé à Metz le 1er décembre 1658. Le parlement des Trois-Évêchés sera provisoirement supprimé le 10 octobre 1771, pour être remplacé par la Cour souveraine de Nancy, avant d’être réinstallé le 26 septembre 1775 à Metz, jusqu’à ce que l’Assemblée Nationale décide de sa suppression définitive le 3 novembre 1789.

Sur le plan militaire, la ville conserve un rôle stratégique important tout au long du XVIIe siècle. Si le Pays messin n'échappe pas aux misères de la Guerre de Trente Ans décrites par Jacques Callot, la ville de Metz est préservée derrière ses remparts. Sous le règne de Louis XIV, le rôle de place forte de la cité messine est encore renforcé. Vauban s’en exprime au roi sur le rôle qu’il lui attribue en ces termes : « Les places fortes du royaume défendent leurs provinces, Metz défend l’État. »[68]. En 1678, ce dernier conçoit un premier « Projet général de fortifications » pour la ville de Metz. À peine vingt ans plus tard, en 1698, un second « Projet général de fortifications » est conçu pour renforcer les défenses de la ville[63]. Les travaux de fortifications se poursuivront tout au long du XVIIIe siècle.

Des Lumières à la Révolution[modifier | modifier le code]

La ville s'embellit au XVIIIe siècle. Le maréchal Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle, acquis aux idées des Lumières, décide de repenser l’urbanisme de Metz dès 1728. Après avoir doté la ville d’un nouveau théâtre sur l’Ile du petit Saulcy, il souhaite aérer le quartier de la cathédrale, en y créant une place royale centrale, entourée de plusieurs bâtiments publics. Après vingt ans de négociations avec le clergé et les bourgeois messins, il fait finalement appel à l’architecte Jacques-François Blondel pour mener à terme le projet de l’Hôtel de ville de Metz[69]. Ce projet ambitieux est suivi, en 1764, par la construction d'un nouveau portail néoclassique pour la cathédrale. Charles-Louis Clérisseau se charge en 1777 des plans de l'hôtel du Gouvernement, actuel Palais de justice de Metz, dans un style des plus classiques[69]. La construction d'un nouveau palais épiscopal, le marché couvert actuel, est entreprise. Le Parlement de Metz est supprimé en 1775[63]. Le souffle des Lumières se fait sentir dans la cité, où plus de sept loges maçonniques fleurissent, et jusque dans les abbayes messines, où les bibliothèques s'enrichissent de nombreux ouvrages encyclopédiques[63]. Après l'élection de Pierre-Louis Roederer en octobre 1789, Metz devient le chef-lieu du nouveau département de la Moselle en 1790[63].

Du Premier au Second Empire[modifier | modifier le code]

En 1802, l'école royale d'artillerie de Metz fusionne avec l'école du génie de Mézières, donnant naissance à l'École d'application de l'artillerie et du génie. En 1808, l'Académie de Metz est créée avec un lycée et une faculté des Sciences[63]. Au cours des dernières campagnes de Napoléon Ier, à deux reprises en 1814 et 1815, la ville est assiégée par les forces coalisées. Elle ne se rend qu’à partir du moment où Napoléon signe la capitulation, lorsque la nouvelle atteint Metz. Pour ne pas avoir capitulé, la ville est surnommée la « forteresse de l’Est ».

Article détaillé : Siège de Metz de (1814).

En 1830, Metz approuve la révolution parisienne[63]. En 1852, le chemin de fer arrive à Metz, ce qui entraîne de profonds changements territoriaux, après la création de la voie ferrée reliant Devant-les-Ponts au Sablon, et l'édification d'une nouvelle gare en dehors des remparts, en plus de celle de Metz-Nord[70]. La ville est désormais reliée à Réding, Lérouville, Zoufftgen[71]. En 1861, une Exposition universelle ayant trait à l’agriculture, l’industrie, l’horticulture et les beaux-arts se tient sur l’esplanade[63].

En 1866, après la bataille de Sadowa, l’état-major français se rend compte que les murailles de défense de la ville ne pourraient résister à une invasion de l'armée prussienne. Ces murailles n'avaient été modernisées qu'à l'époque de Vauban et, bien qu'elles aient été rénovées depuis, elles n'apparaissent pas en mesure de résister à une attaque de l'artillerie moderne des prussiens. L'état major français décide alors de renfoncer les défenses de Metz par l'implantation de quatre forts détachés en des points stratégiques : Plappeville, Saint-Julien-lès-Metz, Queuleu et Saint-Privat. La construction de ces forts n'est pas totalement achevée lorsqu'éclate la guerre en 1870[72].

La guerre franco-prussienne (1870–1871)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Metz (1870).

L’année 1870 est une année douloureuse pour les habitants de Metz. Pendant la Guerre franco-prussienne de 1870, l’armée impériale du maréchal français Bazaine s’est réfugiée à Metz. Après la bataille de Borny-Colombey le 14 août à l’est de la ville, puis celle de Saint-Privat–Gravelotte à l’ouest le 18 août, Metz est assiégée le 20 août et capitule le 28 octobre[73]. Les troupes allemandes pénètrent dans la ville le lendemain. Abandonnée par la majorité des députés français, y compris les députés lorrains de la Meurthe, qui ont voté à la quasi-unanimité sa cession, « la plus forte citadelle de la France »[74] est rattachée au nouvel Empire allemand le 10 mai 1871, conformément au traité de Francfort. Metz devient le chef-lieu du Bezirk Lothringen, le district de Lorraine, intégré au nouveau Reichsland Elsaß-Lothringen et le reste jusqu’en 1918.

Sous l’Empire allemand (1871–1918)[modifier | modifier le code]

Le temple Neuf de Metz (1901) et le jardin d’Amour à l’extrémité de l'île du Petit-Saulcy

Malgré le départ d’une importante portion de ses élites et de dix à quinze-mille « optants » pour la France, la ville continue de s’agrandir et de se transformer, dominée par la personnalité de son évêque français Paul Dupont des Loges qui est élu député au Reichstag et dont il va devenir l’un des « députés protestataires ». L’émigration de Mosellans vers la France, en particulier vers Nancy et Paris, commence dès l’armistice et se poursuit pendant une vingtaine d’années. La germanisation de la ville et de ses habitants, inexorable du fait du renouvellement des générations et de l’installation d’immigrés allemands, se fait progressivement. Ces derniers deviennent majoritaires à Metz, dès les années 1890.

Comme dans le reste de la Moselle, l’enseignement du français est supprimé dans les écoles primaires, où les instituteurs allemands donnent l’enseignement en allemand. Le français est toutefois toléré, comme « langue étrangère », dans les établissements secondaires et dans quelques établissements bilingues. Mais les Messins de souche continuent logiquement à parler français en privé, par tradition ou par attachement à la culture française. Sous Guillaume Ier (1871–1888), on continue d’imprimer et d’importer des livres en français. Trois quotidiens francophones sont également tolérés face aux quotidiens germanophones Metzer Zeitung et Lothringer Zeitung. Le Lothringer Zeitung[75] s’adresse principalement aux immigrés allemands, commerçants, fonctionnaires ou militaires et fait systématiquement la promotion du Deutschtum[76]. Le Metzer Zeitung (1871–1918), journal indépendant[77], est en revanche plus critique à l’égard des pouvoirs publics[77], preuve d’une relative tolérance du pouvoir impérial. Remplaçant les sociétés musicales créées avant 1870, une trentaine de sociétés musicales et chorales voit le jour à Metz sous l'Annexion, de la Dilettanten Verein et le Metzer Liedertafel, au Kirchenchor Saint-Simon, en passant par le Metzer Liederkranz et le Gesangverein «Cecilia»[78].

La porte Serpenoise (état actuel 1903), coiffée de son talus herbeux rappelle l’enceinte bastionnée dont elle est issue.

Metz se transforme sous l’action des autorités allemandes qui décident de faire de son urbanisme une vitrine de l’empire wilhelmien. Une école de guerre est ouverte en 1872. De nombreuses casernes voient le jour après 1875. En 1898, le baron von Kramer, maire de Metz, demande à l’empereur Wilhelm II la permission d’étendre la ville, au détriment des terrains militaires. L’empereur décide alors de détruire les fortifications de Cormontaigne en conservant la tour Camoufle, la porte Serpenoise et la porte des Allemands. En 1902-1903, l’architecte Conrad Wahn conçoit un plan d’urbanisme pour la Neue Stadt, l’empereur imposant ses conceptions architecturales pour les bâtiments publics[79]. L’éclectisme architectural se traduit par l’apparition de nombreux édifices de style néoroman tels la poste centrale, le temple protestant ou la nouvelle gare ferroviaire ; de style néogothique tels le portail de la cathédrale et le temple de garnison ; de style néo-baroque tels la chapelle Saint-Charles-Borromée et le palais de l'intendance, ou encore de style néo-Renaissance tel le palais du Gouverneur. Des statues érigées à l’occasion de ces aménagements d’édilité glorifient l’empire. Une statue équestre monumentale de l’empereur Guillaume Ier est dressée sur l’Esplanade, une seconde statue, toute aussi imposante, du prince Frédéric-Charles, est élevée dans le jardin de Boufflers, tandis qu’une troisième statue de Frédéric III prend place non loin de la tour Camoufle[80]. Comme dans d’autres cités du Reich, une tour Bismarck, est élevée à la mémoire du chancelier Otto von Bismarck (1871–1890) sur le mont Saint-Quentin.

La gare de Metz (1905-1908)

Après la construction de la nouvelle gare en 1907, le réseau ferroviaire messin est modifié[81]. Deux gares supplémentaires sont mises en service sur l'agglomération pour desservir les quartiers Est et Nord: la gare de Metz-Abattoirs, rebaptisée plus tard « Metz-Chambière », avenue de Blida, et celle de Metz-Nord[82]. De nouvelles lignes sont mises en places en 1908[83]. En 1910, le maire Paul Böhmer peut écrire : « Une promenade à travers la ville convaincra chacun, qu’à côté du vieux Metz pittoresque de l’époque française, un Metz moderne est en train d’être érigé, qui doit sa création à l’initiative et la force de travail allemandes[84]. »

Pour ce point stratégique majeur de la défense de l’empire — il s’agit d’un carrefour routier et ferroviaire[85] de premier ordre — l’état-major allemand poursuit les travaux de fortification entamés par Napoléon III sous le Second Empire. Dès 1871, le système défensif de la ville avait profondément été corrigé, avec la construction d’une ceinture de forts éloignés de type « von Biehler » autour de l’agglomération, conformément au développement des techniques d’assaut. Lorsque le comte Gottlieb von Haeseler prend le commandement du 16e corps d’armée en 1890, Metz est devenue une place forte inexpugnable. Elle se présente sous l’aspect d’une ville de garnison allemande animée où se côtoient des Bavarois aux casques à chenille, des Prussiens et des Saxons aux casques à pointe et aux uniformes vert sombre, ou encore des Hessois aux uniformes vert clair. Cette garnison allemande oscille entre 15 000 et 20 000 hommes au début de la période[86], et dépasse 25 000 hommes avant la Première Guerre mondiale[87]. Au hasard des mutations, les plus grands noms de l’armée allemande comme Göring, Ribbentrop ou Guderian sont passés par Metz, acquérant la conviction que la ville était définitivement allemande[88].

Aux postes de commandement, beaucoup d’officiers allemands appartenant à l’aristocratie militaire prussienne sont affectés à la place forte de Metz, en particulier dans le XVIe corps d’armée. Ces officiers de carrière, avides de fêtes et de spectacles de qualité, s’installent avec leur famille à Metz[89]. Ils participent ainsi à la vie culturelle locale et animent la vie mondaine de la cité[87] : dans les salons ou à l’Opéra-théâtre de Metz, où l’on joue évidemment les œuvres de Wagner, on rencontre alors les Richtoffen, les Salmuth, les Gemmingen-Hornberg, les Zeppelin-Aschhausen, les Winterfeld ou les Bernuth. Les civils ne sont pas oubliés. Le 1er et 2 septembre 1906, Metz reçoit ainsi le spectacle Wild West de Buffalo Bill, pour quatre représentations[90].

Chaque année, l’empereur Guillaume II vient dans la cité lorraine, pour inspecter les travaux d’urbanisme et ceux des fortifications de Metz. Ses visites sont, pour la ville de Metz, l’occasion d’organiser des parades et des fêtes dignes d’un hôte impérial. Au cours d’une de ses visites, il déclare ainsi : « Metz et son corps d’armée constituent une pierre angulaire dans la puissance militaire de l’Allemagne, destinée à protéger la paix de l’Allemagne, voire de toute l’Europe, paix que j'ai la ferme volonté de sauvegarder[91]. » En 1914, Metz, que survolent quotidiennement les zeppelins de Frescaty, est devenue la première place forte de l'Empire allemand[87],[92]. La ville, bien défendue, ne sera pourtant pas épargnée par les combats de la Première Guerre mondiale.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. Très rares sont les appelés qui désertent et, parmi eux, beaucoup tomberont au champ d’honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest[93]. Dès le début des hostilités, 15 000 civils sont évacués de Metz vers la Hesse. Les blessés étant nombreux, Metz est bientôt transformée en ville-hôpital, comptant jusqu'à 32 hôpitaux. Leur nombre sera ramené à 12 à la fin de la guerre[94]. Rapidement, les camps se radicalisent, les autorités militaires interdisent les quotidiens francophones, censurent la presse et incarcèrent une poignée de sympathisants de la France à la forteresse d'Ehrenbreitstein[95]. À Metz, Adrienne Thomas voit passer les soldats montant au front, les nombreux blessés qui en reviennent, mais aussi l'impressionnant matériel des armées allemande et austro-hongroise, destiné notamment au champ de bataille de Verdun[94].

Dans l'Empire allemand, les matières premières, mais aussi les produits de première nécessité, manquent cruellement. Malgré la protection de sa ceinture fortifiée, l'agglomération messine est touchée par les combats. Au fil du conflit, les bombardements de l'armée française se font en effet de plus en plus intenses, passant de 6 en 1914, à 79 en 1915, 140 en 1916, 171 en 1917 et 308 en 1918[94]. En dépit de leur attachement à l’Empire, les Messins accueillent donc avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. La révolution bolchevique, propagée à Metz par cinq marins de Kiel, dont les Messins Becker et Voortmann, n'a pas le temps de s'enraciner. Dès le 16 novembre 1918, les mutins quittent la Lorraine, laissant place à l'armée d'occupation française, qui entre le 17 novembre au soir, dans une ville désertée[94]. Ainsi s'achève le rêve impérial des Hohenzollern.

Le retour à la France[modifier | modifier le code]

Rames du tramway de Metz sur le Moyen pont, vers 1920.

Après l’Armistice de 1918 et le retour à la France, la Moselle reste traumatisée par les déchirures de la guerre et les dommages collatéraux des nationalismes. Les intellectuels mosellans et messins réagiront diversement au rattachement de la Moselle à la France. Certains s’engagent sur la voie d’un nationalisme pro-français, revanchard et cocardier. D’autres s’engagent sur la voie antagoniste d’un nationalisme pro-allemand, tout aussi vindicatif et belliqueux. D’autres encore, comme Adrienne Thomas[96], Polly Maria Höfler (1907-1952), Ernst Mungenast ou Alfred Pellon[97], hésiteront entre un pacifisme sincère, mais naïf, et un régionalisme culturel identitaire[98]. Ces mouvements, plus ou moins autonomistes, seront ensuite largement exploités par les nazis[99]. Ce combat identitaire, souvent mené par des intellectuels idéalistes, qui s’inscrit parmi des courants de sensibilité à l’œuvre dans l’Europe entière, traduit aussi une crise d’identité propre à l’ensemble des Alsaciens-Lorrains[100].

Après les expulsions massives de la France, en 1918 et 1919, touchant toutes les classes de la société, Metz est économiquement très affectée. Sur l’intervention des États-Unis, de nombreux expulsés allemands peuvent cependant revenir à partir de 1920. Mais les classes supérieures, détentrices des capitaux, ne reviennent pas en Moselle[101]. La population germanophone (Lorrains germanophones + immigrés allemands), qui ne représente plus, dans les années vingt, que 30 % de la population messine, se compose maintenant essentiellement d’ouvriers et de petits commerçants. Dans cette population laborieuse, largement ouverte aux idées communistes, est entretenu un sentiment hostile à l’égard de la France. La « Volkstribune » et « L’Humanité d’Alsace et de Lorraine » entretiennent ce sentiment anti-français en dénonçant implicitement l’impérialisme de la France. Les catholiques et protestants germanophones partagent ces préjugés à l’encontre d’une France à leurs yeux trop laïque[102]. Cette situation perdurera pendant plus d’une génération.

Le rôle militaire de Metz est confirmé avec le siège du commandement de l’état-major de la région Est. De nombreux commerces rouvrent leurs portes. Plus de trois cents cafés que fréquentent assidûment les militaires, valent à la ville le surnom de « petit Paris de l’Est ». La population est devenue bilingue après 48 années d’annexion, et la culture allemande imprègne le mode de vie des Messins. Ainsi, paradoxalement, l’âge d’or de la presse allemande coïncide à Metz avec la période de l’entre-deux-guerres[103]. Plusieurs générations d’enfants ont été contraints, non seulement d’apprendre, mais aussi de parler en allemand à l’école, sous peine de sanctions[104]. Enfin, beaucoup de notables messins nés pendant l’Annexion, comme Gabriel Hocquard ou Robert Schuman, ont suivi une scolarité allemande complète, de l’école primaire à l’université. La majorité des Messins possédaient, par conséquent, une double culture franco-allemande solide à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne le 3 septembre 1939, à juin 1940, la « drôle de guerre » donne l’illusion à la France qu’elle tiendra ses positions grâce à la ligne Maginot et qu'elle obtiendra la victoire, comme en 1918. Le sort en décide autrement. Le 14 juin 1940, Metz est déclarée « ville ouverte ». Trois jours plus tard, le 17 juin 1940 à 17 heures précisément, une patrouille motorisée du 379e Infanterie-Regiment, ouvrant la voie à la 169e Infanterie-Division, entre dans la ville désertée. Une heure plus tard, le drapeau à croix gammée flotte déjà sur l'Hôtel de ville[105].

Discours du Reichsführer SS Himmler à Metz, en septembre 1940[106]
Article détaillé : Annexion de la Moselle.

De nouveau annexée dans les faits, Metz devient le poste avancé du Gau Westmark, la « Marche de l’Ouest » du Troisième Reich, dont le siège est à Sarrebruck. À l’encontre des accords signés entre les deux États, le régime nazi applique en effet de facto une politique d’annexion à Metz, comme dans le reste de la Moselle, qui forme le nouveau CdZ-Gebiet Lothringen. Le régime de Vichy se limite alors à des protestations si discrètes, qu’elles alimentent dans la population l’idée d’un pacte secret. L’administration municipale est reprise en main par les nazis, qui remplacent la plupart des cadres français. Les rues sont débaptisées, les enseignes des magasins enlevées pour être remplacées par des enseignes allemandes et la plupart des statues sont déboulonnées. Enfin, un Oberbügermeister, cumulant les fonctions administratives de maire et politiques de Kreisleiter, est placé à la tête de l’administration de la cité[107].

L'un des premiers mouvements de résistance en France, l’« Espoir français », naît à Metz en juillet 1940. L’organisation, chargée du renseignement, travaillant avec le 2e bureau français, sera malheureusement démantelée quelques mois plus tard[108]. Le 8 août 1940, les autorités allemandes suppriment les poilus encadrant le monument aux morts de Niclause[109], et remplacent l'inscription « Aux enfants de Metz morts victimes de la guerre » par « Sie starben für das Reich » pour rendre hommage aux soldats de 14-18[110]. Des défilés militaires, ou para-militaires des jeunesses hitlériennes, sont dès lors régulièrement organisés à Metz, en particulier sur la place d'arme, rebaptisée Paradeplatz pour la circonstance. Le 21 septembre 1940, le Gauleiter Bürckel y passe ainsi ses troupes en revue[105]. Le 1er octobre 1940, Metz intègre les communes voisines de Montigny, Longeville, Le Ban-Saint-Martin, Saint-julien et Vallières, créant ainsi la Großstadt Metz.

Après la visite du chef de la police allemande, Heinrich Himmler, au début du mois de septembre 1940[111], le chancelier Adolf Hitler se déplace en personne à Metz, pour Noël, le 25 décembre 1940[112]. Mais conscient du ressentiment des Messins, le Führer décide de ne pas faire de discours à la population civile. Hitler se contente de rendre visite à la 1re division SS, sa division d'élite, stationnée dans le secteur de Metz depuis août 1940. Il passe ainsi la nuit du 25 au 26 décembre 1940 avenue Foch, rebaptisée Hermann-Göring-Strasse, à l'ancien Bergamt, l'Hôtel des mines, en compagnie de Sepp Dietrich et des cadres de cette unité[112]. Le lendemain, 26 décembre 1940, Hitler passe en revue ses troupes d'élite, avant de les haranguer, avec sa verve accoutumée[113]. Il se rendra ensuite, dans l'après-midi du 26 décembre, à Sarrebourg[114].

Du fait de l’Annexion de la Moselle, la population messine appartenant à la Deutsche Volksgemeinschaft, ou « communauté du peuple allemand », est sous une surveillance policière étroite. Des Blockleiter, ou « chefs de quartier », souvent désignés d'office[115], sont chargés d’informer les Zellenleiter, ou « chefs de cellule » du NSDAP, en relation avec la Gestapo installée 14 rue de Verdun[115] et 12 rue aux Ours[116]. Les prisons de la rue Barrès et de la Chandellerue ne suffisant plus, le grand séminaire est bientôt transformé en prison[116]. Le ministre de l'Éducation et de la Propagande du Reich, Joseph Goebbels, se déplace en personne à Metz en 1941, pour visiter les locaux du Metzer Zeitung[117], un journal de propagande incitant les Mosellans à adhérer aux organisations nazies[118]. Partout, la propagande fait rage[119], relayée par de nombreuses organisations allemandes, comme les Hitlerjugend et les Bund Deutscher Mädel[120] (BDM), qui recrutent, avec beaucoup de mal, des Messins profondément attachés à la France. Le Gauleiter Bürkel sera finalement obligé de reconnaître que ces adhésions forcées étaient dépourvues de toute valeur. Le 1er avril 1941, le Stadtkreis Metz continue de s'étendre, intégrant les communes de Borny, Magny, La Maxe, Moulins, Plappeville, Sainte-Ruffine, Scy et Woippy[121]. Le Service du travail obligatoire pour les jeunes gens est imposé le 1er mai 1941[121]. Certains Messins rejoignent aussitôt le maquis[80]. À partir du 29 août 1942[122], les jeunes hommes sont enrôlés de force dans la Wehrmacht, la Kriegsmarine ou la Waffen-SS, et souvent envoyés sur le Front de l’Est, pour limiter les désertions. Ce sont les malgré-nous.

Au cours du printemps et de l’automne 1944, Metz est bombardée par l’aviation alliée à plusieurs reprises, faisant de nombreuses victimes civiles. Ainsi, le 1er mai 1944, un bombardement visant les lignes de chemin de fer touche durement le quartier du Sablon. Les voies ferrées de Woippy sont à leur tour bombardées le 25 mai 1944. Le 12 août 1944, la gare de triage du Sablon est de nouveau bombardée par le Tactical Air Command. Le 14 août 1944, le bombardement vise la base de Frescaty. Le 18 août 1944, c’est l’usine aéronautique Hobus-Werke de Woippy qui est visée, et de nouveau le terrain de Metz-Frescaty. La gare de marchandise de Metz est une nouvelle fois bombardée par les Américains le 20 octobre 1944. Le 7 novembre 1944, pas moins de 1 299 bombardiers lourds américains déversent des centaines de tonnes d’explosifs et de napalm sur les forts de Metz et divers points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée[123]. À chaque fois, la précision des bombardements étant assez aléatoire, la population messine est durement touchée. Les Messins se terrent autant pour échapper aux bombardements américains, qu’aux réquisitions, toujours plus coercitives, de l’armée allemande.

Article détaillé : Bataille de Metz.

Jusqu’en juillet 1944, la Wehrmacht ne considère pas la ville de Metz comme un site stratégique et n’hésite pas à réduire son dispositif défensif, en désarmant la plupart des forts de Metz. Toutefois, lorsque les forces alliées commencent à progresser en France, après le débarquement de Normandie, Metz redevient un site stratégique important pour la défense du Troisième Reich. Le commandement allemand se met alors à organiser la défense de la ville, pour tenter de contrôler l’avance alliée. C’est dans ces conditions, que se déroule la bataille de Metz, du 27 août au 13 décembre 1944. La IIIe Armée américaine, commandée par le général Patton, fait face à la 1re armée du général von Knobelsdorff. Les forts de Metz, épargnés pendant la Première Guerre mondiale, prouvent leurs valeurs défensives en bloquant l’armée américaine devant Metz. La bataille se solde par de lourdes pertes pour les deux armées[124]. Chars et bombardiers américains se heurtent pendant deux mois à une ceinture de béton, de fer et de feu. Dans ces combats, la population civile n’est pas épargnée. La bataille de Metz se termine enfin le 22 novembre 1944, par la victoire des Alliés. Le fort Jeanne d’Arc, tenu par la 462e Volks-Grenadier-Division, résistera jusqu’au 13 décembre 1944.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Revenu à la mairie dès la libération de Metz, Gabriel Hocquard eut la lourde tâche de sortir la ville du marasme où les événements l’avaient plongée[125]. Les bombardements américains n’ayant pas épargné la ville, les logements manquaient cruellement. En outre, les caisses municipales étaient vides. Avec sagesse, Gabriel Hocquard essaya d’aplanir les dissensions entre les expulsés et ceux qui étaient restés sur place[126]. Il restera préoccupé par le sort des réfugiés et s’attachera à aider les plus démunis. Son successeur, Raymond Mondon, allait changer le visage urbain de Metz, en l’inscrivant délibérément dans la modernité. Ce choix urbanistique, privilégiant la reconstruction à neuf, à la rénovation de l’immobilier ancien, conduira à certains excès[127]. Les opérations d’urbanisme de Saint-Ferroy, du quartier Coislin, du Haut-de-Queuleu, du secteur de Bellecroix, du secteur de Plantières-Queuleu, de Magny-village laissent aujourd'hui leur empreinte sur la cité messine.

Metz connaît alors une période de croissance, tant démographique, qu’économique et urbaine[128]. Sur le plan démographique, Metz passe de 89 863 habitants en 1954 à 117 199 habitants en 1975, après avoir absorbé les communes de Borny, Magny et Vallières[129]. Sur le plan économique, Metz se développe grâce à la création d’un aérodrome civil à Metz-Frescaty (1950), la canalisation de la Moselle de Metz à Coblence (1963)[130], la création d’un port fluvial[131], la construction des autoroutes Nancy-Metz-Luxembourg et Paris-Metz-Sarrebruck et enfin la création de zones industrielles périphériques à Borny (1962), à Devant-les-Ponts (1965) à Metz-nord (1971), et plus tard à Queuleu (1985)[132]. Après la crise du charbon, celle de la sidérurgie et celle du textile, la ville a diversifié ses activités. Depuis 1945, le rôle militaire de Metz n’a cessé de décroître et la démilitarisation de l’espace urbain se poursuit encore de nos jours[133].

À la fin des années 1970, deux événements notables peuvent être mentionnés. Le 17 juillet 1975, les vaisseaux Apollo-Soyouz se rejoignirent pour la première fois en orbite au-dessus de la cité messine[134]. Aboutissement d’un programme né des accords politiques conclus entre le président Nixon et les autorités soviétiques en 1972, les poignées de mains échangées par les deux cosmonautes soviétiques et les trois astronautes américains sont les premières à avoir eu lieu dans l’espace. Du 6 au 8 avril 1979, se déroula le congrès de Metz du Parti socialiste où s’affrontèrent François Mitterrand et Michel Rocard.

Le centre Pompidou-Metz en construction, janvier 2010

Les « Rencontres internationales de musique contemporaine[135] », organisées tous les ans à Metz de 1972 à 1992, et confrontant les plus grands noms de la scène musicale internationale à de jeunes compositeurs méconnus, mais talentueux, ont apporté à la ville un souffle nouveau. Ce dynamisme culturel, impulsé par son nouveau maire Jean-Marie Rausch, s’est concrétisé dans les infrastructures musicales de la cité messine par la création de l’Arsenal en 1989.

Désormais à 1 h 20 min de Paris grâce au TGV, Metz développe son université qui compte aujourd’hui plus de 20 000 étudiants. La cité, l’une des villes les plus fleuries d’Europe[136], développe les technologies de l’information et de la communication à travers le Technopôle de Metz. Ouverte sur l’Europe, la ville de Metz mène une politique de coopération active avec le Luxembourg et le Land de Sarre, que l’histoire a également assujettis à l’antagonisme franco-allemand.

Le 9 janvier 2003[137] est annoncée conjointement par le centre national d’art et de culture Georges-Pompidou et la ville de Metz la première décentralisation d’une institution culturelle nationale en France. Le 7 novembre 2006 est posée la première pierre du centre Pompidou-Metz, inauguré le 12 mai 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu de l’arrondissement de Metz-Ville et de Metz-Campagne, dont les cantons ceinturent le premier — singularité de ville chef-lieu non-inclus dans l’arrondissement, que Metz partage avec Strasbourg.

Siège du conseil régional de Lorraine, Metz est également préfecture de région. Les directions régionales des services de l’État sont réparties entre Metz et Nancy. En 2010, la commune de Metz a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[138].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire actuel, Dominique Gros, élu le 21 mars 2008, est le premier maire de Metz de gauche depuis l’institution du suffrage universel en 1848. Il met fin, de ce fait, à une gestion politique axée à droite (voir Liste des maires de Metz).

Cantons administratifs[modifier | modifier le code]

Metz est divisée en quatorze quartiers répartis dans quatre cantons qui forment l’arrondissement de Metz-Ville :

1er canton
(24 027 habitants)
2e canton
(25 245 habitants)
3e canton
(40 058 habitants)
4e canton
(34 446 habitants)
Les Îles
Devant-les-Ponts
Patrotte Metz-Nord
Ancienne Ville
Bellecroix
Plantières Queuleu
Magny
Metz-Centre
Nouvelle Ville
Le Sablon
Borny
La Grange-aux-Bois
Grigy Technopôle
Vallières-Les Bordes

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Metz.

Depuis 1947, trois maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1970 Raymond Mondon RI ministre, député de la Moselle
1971 2008 Jean-Marie Rausch centre-droit président de l'Union meunière de la Moselle, ministre du commerce extérieur, ministre délégué aux Postes et Télécommunications, ministre délégué au Commerce et à l'Artisanat, ministre délégué au Tourisme, sénateur de la Moselle, président du conseil général de Moselle, président du conseil régional de Lorraine, président de la Communauté d’agglomération de Metz Métropole, président d'Honneur du Centre Pompidou Metz
mars 2008 en cours Dominique Gros PS ingénieur protection de l’environnement, conseiller général de la Moselle[139]

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier régional de Metz-Thionville comporte 8 sites dont 5 dans l'agglomération messine: l'hôpital de Mercy, l'hôpital Félix Maréchal, l'hôpital Maternité ainsi que les maisons de retraite le Parc et saint-Jean. Il dispose d'une capacité d'accueil de 2031 lits[140].

Les Hôpitaux privés de Metz (HPM) comptent 5 sites à Metz (hôpital Robert Schuman, hôpital Belle-Isle, hôpital Sainte Blandine et les résidences Sainte-Clair et Sainte-Marie) et disposent d'une capacité d'accueil de 1032 lits[141].

Présence d'un hôpital militaire: l'Hôpital d’instruction des armées Legouest.

Garnison[modifier | modifier le code]

De part sa situation frontalière, Metz a été une importante ville de garnison, rôle assigné par la France au XVIe siècle, lors de l'annexion française des Trois-Évêchés, et confirmé par l'Allemagne lors de l'annexion allemande de l'Alsace-Moselle.

La réforme de la carte militaire de 2008, provoque le départ d’environ 5 000 hommes stationnés dans l’agglomération messine à partir de 2010.

Metz est l'une des sept villes françaises disposant d'un Gouverneur militaire, celui-ci réside dans le Palais du Gouverneur de Metz.

Unités tenant ou ayant tenu garnison à Metz :

Metz dispose également d'un hôpital militaire, l'Hôpital d’instruction des armées Legouest. Celui-ci remplace l'Hôpital militaire du Fort Moselle fondé en 1732.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Usine d’électricité. Réseau de chauffage urbain. Le traitement des déchets, compétence de la Communauté d’agglomérations de Metz-Métropole, a été réorganisé sur un site unique de la ZAC de la Petite-Woëvre qui traite tout le processus d’élimination des déchets, depuis le printemps 2008[142].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La volonté d’échanger et de bâtir des événements culturels, économiques et historiques avec la ville de Luxembourg aboutit à un premier jumelage qui se concrétise en 1952 — c’est l’un des plus anciens en Europe[réf. nécessaire].

Le 13 octobre 1957, Metz et Trêves s’unissent et commencent à développer ensemble des relations privilégiées, en particulier dans les domaines culturel et sportif. Ce pacte d’amitié, donne naissance à l’idée d’une région « supra frontalière » affirmée par le maire Raymond Mondon et concrétisée par son successeur Jean-Marie Rausch. Réunies par la Moselle canalisée, les deux villes nourrissent des espoirs de prospérité commune. En 1990, ce jumelage connaît un nouvel essor à travers la naissance à l’eurodistrict Metz-Sarrebruck qui approfondit ce concept.

En 1960, Metz célèbre son mariage avec Gloucester, importante ville du sud-ouest de l’Angleterre qui recèle d’innombrables ressources culturelles. Son dynamisme permet plusieurs fois par an des échanges avec Metz. Le jumelage est bien vivant et se consolide d’année en année à travers des événements sportifs et culturels.

Qualifiés de seconde génération, les jumelages avec Tyler (Texas, États-Unis) en 1983, Saint-Denis-de-la-Réunion en 1986, et Karmiel (Israël) en 1987 s’inscrivent sur des axes sensiblement différents, même si le fondement demeure l’amitié entre les peuples. Le rapprochement avec Tyler se dessine dans un cadre universitaire. Chaque année, des Texans viennent séjourner à Metz pour aborder un thème d’étude différent, portant par exemple sur l’informatique, les mathématiques, la science, et d’autres domaines.

En juin 1987, la ville de Karmiel en Israël, âgée seulement de 23 ans, s’unit à la ville millénaire de Metz. Une union concrétisée par une activité culturelle bouillonnante, qui se traduit, à l’initiative de la ville de Metz, par la construction d’un centre culturel français en 1990, bien pourvu en milliers de livres et films vidéo d’auteurs français. Karmiel semble très attachée à la langue française et propose à sa jeune population d’améliorer son expression en langue française et d’en découvrir les subtilités. Un échange entre jeunes Messins et Israéliens de Karmiel a connu un franc succès et permis la réalisation d’une étude sur l’utilisation de l’informatique au service de la commune. L’aide humanitaire et financière apportée par Metz durant la guerre du Golfe a aidé à souder les deux villes. En plus de leur amitié très vivante, les deux villes expriment une volonté réciproque d’aborder de nouveaux échanges sur les plans industriels et commerciaux.

Outre ces jumelages qui conduisent à développer des liens triangulaires, comme en témoignent les rencontres sportives, culturelles, économiques avec Trêves et Gloucester, Metz accueille chaque année de nombreuses délégations étrangères et a entrepris de s’investir en 1994 dans la reconstruction d’un village du Chouf au Liban.

Liste des jumelages :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 511, lorsque Metz était la capitale de l'Austrasie, elle comptait environ 7000 habitants.

Le territoire communal de Metz a successivement absorbé[144]:

La population de Metz a augmenté régulièrement depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette croissance démographique n’a jamais été interrompue jusqu'au milieu des années 2000, même si elle est était devenue très lente depuis les années 1970. Cela fait de Metz une exception parmi les grandes villes françaises qui ont presque toutes connu des périodes de recul démographique dans les années 1970 ou 1980.

La croissance de la ville s’est accompagnée d’une extension simultanée de son agglomération qui en absorbant celle d'Hagondange est devenue semblable a celle de Nancy. Avec 290 851 habitants en 2007 (délimitation 2010), elle forme la 21e unité urbaine française. L’agglomération de Metz s’est dotée d’une communauté d’agglomération (Metz-Métropole) qui regroupe quelque 230 000 habitants[145] en 2008.

L’aire urbaine de Metz compte 389 851 habitants (zonage 2010) faisant d'elle la 24e aire urbaine Française et la deuxième de la région Lorraine derrière Nancy (20e avec 434 290 hab.).

Les limites de l’agglomération messine avoisinent désormais celles de l’agglomération thionvilloise, au sein du Sillon mosellan et forme une conurbation de 600 000 habitants à travers 242 communes[33].

Il existe une volonté politique de développer un vaste ensemble urbain appelé Sillon lorrain qui associe les agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal, — idée déjà promue par les anciennes études prospectives de la Datar[Quand ?]—, soit une entité de plus d’un million d’habitants.

En 2011, la commune comptait 119 962 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 1].

           Évolution de la population de Metz (y compris les militaires)  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
36 878 32 099 39 131 42 030 42 793 39 767 56 888 54 817 51 332
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
45 856 53 131 54 072 60 186 59 794 58 462 60 419 68 598 62 311
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
69 624 78 767 83 119 70 105 85 701 102 771 107 537 111 869 114 232
1990 1999 2006 2011 - - - - -
119 594 123 776 124 435 119 962 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[146] puis Insee à partir de 2004[147]. ,
1910 : P. Vidal de la Blache[148] & Pierre Brasme[148])
Histogramme de l'évolution démographique de Metz

(Chiffres de Metz uniquement, dans ses limites qui ont varié au cours du temps comme détaillé plus haut)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Metz est situé dans l’Académie de Nancy-Metz.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La ville est dotée de quinze collèges et treize lycées :

  • collèges publics : Arsenal, Barbot, des Hauts-de-Blémont, Jules-Lagneau, François-Rabelais, Jean-Rostand, Robert-Schuman, Taison, Georges-de-la-Tour (XIXe siècle), Paul-Valéry, Paul-Verlaine et Philippe-de-Vigneulles ;
  • collèges privés : Anne-de-Méjanès et de la Miséricorde, de La-Salle ;
  • lycées d’enseignement général et technologique : Anne-de-Méjanès, de la Communication, de la Miséricorde, de La-Salle, Fabert (1804), Georges-de-La-Tour, Raymond-Mondon (hôtelier), Louis-de-Cormontaigne, Louis-Vincent et Robert-Schuman ;
  • lycées professionnels : Alain-Fournier, de La-Salle, Jean-Victor-Poncelet et René-Cassin.

Recherche et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université Paul-Verlaine.
Article détaillé : Université de Lorraine.
Logo de l’université de Lorraine (depuis 2012)

Metz n’a renoué avec l’université qu’en 1970, à force de persévérance politique. Les Allemands avaient supprimé toute université à Metz lors de l’annexion de 1870. Un campus ouvert[149] a été créé dans le cadre naturel de l’île du Saulcy, tout près du centre-ville, malgré l’obstacle que constituaient les ouvrages aériens de l’A31. Progressivement, les sites de Bridoux et du Technopôle de Grigy à l’est de la ville ont été investis pour permettre le développement de l’université de Metz. Elle compte au total 21 000 étudiants[150] sur trois sites principaux et porte le nom d’université Paul-Verlaine. Au 1er janvier 2012, l’institut polytechnique de Lorraine, les universités de Metz, Nancy-I et Nancy-II fusionnent pour créer l’Université de Lorraine. Un grand nombre d'écoles d'ingénieurs et d'établissements d'enseignement supérieur se sont implantés à Metz et plus particulièrement sur le Technopôle de Grigy :

Bâtiment principal des Arts et Métiers ParisTech, ouvert en 1997.
Georgia Tech Lorraine au technopole
  • Georgia Tech Lorraine, antenne européenne du Georgia Institute of Technology d’Atlanta (Georgie) États-Unis ; cursus franco-américains
  • École supérieure internationale de commerce
  • École d’enseignement supérieur en management de la chaîne logistique et des achats, et ingénierie d’affaires (ESIDEC)
  • Institut régional d’administration (IRA)
  • Centre d’innovation et de recherche franco-allemand associé de Metz (CIRAM)
  • Pôle de compétitivité matériaux innovants produits intelligents (MIPI)
  • Supinfo : International Institute of Information Technology
  • Centre de formation des enseignants de la musique de Lorraine (CeFEdeM de Lorraine).

La ville accueille déjà des centres de recherche comme le Centre d'innovation et de recherche franco-allemand associé de Metz et va élargir le nombre de ses structures de recherche avec l'ouverture prochaine de l'institut Lafayette et à l'horizon 2016 la construction de l'institut de recherche technologique M2P[151].

Projets :

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

  • "Étudiant dans ma ville"[152] : journées d’accueil des étudiants organisées par la mairie de Metz. Dans plusieurs endroits de la ville, sont présentées des informations et démarches indispensables pour bien vivre son année universitaire : cursus, logement, transports, loisirs, bourses… Ces villages associatifs sont accompagnés d'animations comme des repas, concerts ou encore des défilés, par exemple celui des étudiants d'écoles d'ingénieurs (Gadzarts).
  • La fête de la science a lieu en novembre en collaboration avec le ministère de la Recherche.
  • La journée d’accueil des chercheurs propose aux chercheurs la découverte de leur nouvelle ville, la communauté d'agglomération de Metz-Métropole les accompagnant dans leurs démarches administratives, leur recherche de logement etc.
  • « Devine qui vient manger dimanche » : chaque année au cours du mois de février, des familles messines invitent un étudiant étranger à un repas dominical.
  • Le concours national annuel de l’OVE encourage les étudiants eux-mêmes à faire des recherches sur les conditions de vie des étudiants. Divers sujet et aspects thématiques sont éligibles (cursus, financement de la vie étudiante, manières d’étudier, gestion du temps, hébergement, restauration, alimentation, pratiques culturelles et sportives, citoyenneté, mobilité étudiante, santé, etc.). Il s’adresse aux étudiants ayant soutenu avec succès un mémoire (d’un niveau au moins égal à la maîtrise) ou une thèse portant sur les conditions de vie étudiante, quelles que soient la discipline étudiée.
  • « Université de la Grande Région » : depuis septembre 2008, l’Union européenne soutient un projet transfrontalier dont le but est de créer un espace commun d’enseignement supérieur dans la Grande Région. Conçu pour une durée de trois ans et demi, il regroupe les universités de Sarrebruck, de Liège, de Luxembourg, de Metz, de Nancy, de Kaiserslautern et de Trèves. www.uni-gr.eu

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Étienne vue de la place de la Préfecture.
Nef et chœur de la cathédrale Saint-Étienne

Avec ses 160 chalets en 2008[153], le marché de Noël de Metz est, en termes de fréquentation, le deuxième de France après Strasbourg[154]. La fédérations des commerçants prévoit de créer un grand évènement fin 2010 sur la place de la République redevenue piétonne — des jeux d’hiver avec une grande roue et une patinoire extérieure qui pourraient rester jusqu’en février[155]

  • Décembre : Défilé de la Saint-Nicolas.
    • Marche Metz Illuminée, premier samedi du mois, à la tombée de la nuit, marche de 10 km à la découverte du patrimoine architectural de la ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Metz.

Le sport à Metz est principalement dominé par deux disciplines : le football (FC Metz) et le handball féminin (Metz Handball). Il existe néanmoins des clubs d’autres disciplines évoluant au niveau national. La ville dispose d’équipements sportifs nombreux et de qualité.

  • Le palais des sports Saint-Symphorien, était avec le stade tout proche, dans les années 1990, l’unique complexe affecté aux rencontres sportives. Après un incendie dévastateur en 1999, il a été entièrement rénové. Agrandi, la grande salle est aujourd’hui adjointe de multiples autres espaces affectés à des sports en particulier comme le patinage et le tennis de table. Le Metz Tennis de Table (Metz TT) est à ce propos le plus grand club de l'Est avec 350 licenciés et le seul club de France à posséder deux équipes dans des championnats professionnels[156]. Aux abords du bâtiment s’est progressivement établi un skate-parc. Les pistes cyclables le relient à la ville et au plan d’eau.
  • Le stade de football Saint-Symphorien peut accueillir près de 26 700 spectateurs assis dans sa configuration normale, mais également des concerts demandant de grandes capacités d’accueil. Un projet d'agrandissement est actuellement à l’étude pour augmenter sa capacité et éventuellement par la suite, l’insérer dans un complexe commercial et hôtelier[157].
Palais omnisports Les Arènes
  • Le palais omnisports Les Arènes inauguré en 2002 est un complexe polyvalent muni d’une grande salle d’une capacité de 4 300 places assises en gradins, plus la fosse[158], permettant d’accueillir des évènements sportifs et artistiques (chanteurs, musique, patinage, festival…) nationaux et internationaux. Outre des locaux techniques, d’accueil et administration de 3 200 m2, le bâtiment dispose d’une grande salle de 4 680 m2, une salle d’échauffement de 1 200 m2, une salle de gymnastique artistique de 1 150 m2, une salle de gymnastique rythmique, une salle de danse et de kendo, une salle d’arts martiaux, une salle de baby-gym, une salle de musculation et un centre médico-sportif. Ce palais omnisports a accueilli des manifestations sportives comme la coupe Davis, les championnats de France de gymnastique, le championnat du monde de handball féminin 2007, l’Open de Moselle et de nombreux concerts.
  • le street park affecté aux sports de glisse sur bitume est situé près du parc de la Seille et fut inauguré le 15 juin 2008. Il est construit autour du bowl qui existe depuis 2006. Il consiste en une surface totalement lisse et unie, conçue en relief sous le niveau du sol, pourvue de crevasses, virages serrés et rampes adaptés à la pratique du be-cross et du skate-board essentiellement. Ce parc est bordé d’une tribune d’une centaine de places et comporte 9 modules et le bowl sur 1 200 m2[159].
  • l’Anneau, outre plusieurs stades extérieurs présents dans l’agglomération, une nouvelle salle de 7 000 m2, de couleur orange, a été inaugurée le 28 novembre 2008. Située à l’est de la ville, à une extrémité du quartier de Borny, elle constitue un lieu unique dans le Grand Est[160] car entièrement affectée à l’athlétisme et couverte. Une piste de deux cents mètres sur six couloirs, une piste de soixante mètres, un sautoir à la perche, l’un pour la longueur, l’autre pour le triple saut et une aire pour le lancer de poids, des gradins capables d’accueillir mille personnes dont 491 assises. La ville y organisera un marathon annuel à partir de 2010.
  • le stade de rugby de La Grange-aux-Bois.
  • Cinq parcours de golf sont situés dans un rayon de 25 kilomètres du centre-ville, dont le golf de Metz-Technopôle situé entre le parc des expositions et la faculté du technopôle.
  • Pour les sports nautiques, c'est sur un site magnifique, à proximité du centre historique de Metz, entre le Temple Neuf et l’île du Saulcy, que se côtoieront initiés ou simples curieux venus découvrir les sports d'eaux vives. Le Bassin de la Pucelle, bassin artificiel d'eau vive est ennoyé deux fois par semaine à la suite de l’ouverture de vannes d’où se déverse l’eau du plan d’eau (débit de classe 2 en général) et sert de parcours de canoë et de kayak. Il est muni pour le public, de larges berges, de promontoires et de quais tout au long de sa course et a l’avantage d’être situé à proximité du campus universitaire de l’île du Saulcy. Il permet donc d’animer régulièrement le quartier. Le deuxième championnat du monde universitaire de canoë-kayak en eau vive s’y est déroulé en 1998, puis plus récemment les 5e et 6e manches du championnat de France N1 de Slalom (canoë-kayak) en 2009. En 2011 ont eu lieu les Championnats de France Canoë-Kayak multi-discipline, et tous les ans le « Rodéo Metz Challenge », compétition nationale de kayak freestyle.
  • Sur le plan d’eau Saint-Symphorien, on pratique l’aviron, le canoë-kayak, le ski nautique, la plongée, le pédalo. Les Régates messines[161], club de la championne du monde Christine Gossé, médaille de bronze aux jeux olympiques d’Atlanta, s’y adonnent à leurs prouesses. Ce club a terminé 8e sur 251 en 2008 au classement des clubs de la FFSA.

Piscines[modifier | modifier le code]

  • La piscine olympique Lothaire, en face des Arènes, de l’autre côté du parc de la Seille dont la vue donne sur les plantations de vignes, de houblon, et autres plantes aromatiques à l’ouest de la Seille découverte et sur les hauteurs de Queuleu à l’est, cet équipement est entouré à l’extérieur d’une plage, d’un terrain sous-baissé affecté aux jeux de balle, de deux city-stades, tables de ping-pong et pistes cyclables reliant le centre et les autres quartiers.
  • La piscine de Belletanche est situé entre la cité scolaire Robert-Schumann (qui dispose de son propre bassin) et la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Moselle. Coiffée d’un dôme, cette piscine possède un bassin de 25 mètres et un grand bassin pour enfants, particulièrement agréable pour les nourrissons, des tuyaux, des fontaines. Ses parois s’ouvrent par beau temps sur une plage extérieure.
  • La piscine du Square-du-Luxembourg se trouve quant à elle à proximité du campus du Saulcy, au bord de la Moselle. Un bassin unique à descente progressive permet aux enfants d’évoluer dans un espace séparé.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

- M - (Mathieu Chedid - album - En tete-a-tete) Le blues de Metz[164],[165] inconnu - L'ARTILLEUR DE METZ[166]

Cultes[modifier | modifier le code]

À Metz, comme dans le département de la Moselle, les dispositions juridiques de la loi du Concordat de 1801 demeurent en application.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Culte israélite[modifier | modifier le code]

En 2000, la communauté juive de Metz a célébré le 150e anniversaire de sa synagogue consistoriale, inaugurée le 30 août 1850. La synagogue de Metz, située dans la rue du Rabin-Élie-Bloch, est aussi un centre hébraïque réputé[168].

Texte du titre[modifier | modifier le code]

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Des débats font lieu d'un projet de construction d'une grande mosquée à proximité de la ville.[réf. souhaitée]

Culte bouddhique[modifier | modifier le code]

Metz dispose d'un lieu de culte bouddhiste, le centre bouddhiste Kadampa Dharmachakra, situé dans le quartier du Sablon. Lieu de méditation et d'enseignement bouddhiste, le centre a été fondé par Guéshé Kelsang Gyatso en 2003[169].

Culte néo-apostolique[modifier | modifier le code]

Église néo-apostolique de Metz
Église néo-apostolique de Metz

Une église néo-apostolique est située près du Parc des Expositions, rue de la Grange aux Bois. Cette église est la plus grande église néo-apostolique de France avec une capacité d'accueil d'environ 2 000 personnes.

Économie[modifier | modifier le code]

Parmi les secteurs économiques représentés à Metz, citons la métallurgie, la pétrochimie, l’automobile, la logistique, le commerce[précision nécessaire]

La technopole de Metz (le terme masculin technopôle (sic), encore employé localement par certains, a été refusé dès 1988 par l'Académie française, qui n'admet que la technopole ou le pôle de technologie) est situé au sud-est de la ville, et accueille 230 implantations et 4 000 salariés qui se répartissent en trois pôles : les entreprises de pointes liées à la télécommunication et à l’information, les grandes écoles et universités, et le centre d’affaires constitué du World Trade Center Metz-Saarbrücken et du Centre international de congrès. À proximité se trouve le parc d'activité commerciale Metzanine.

Le centre Saint-Jacques inauguré en 1976 a été construit en lieu et place de l’ancien quartier Saint-Jacques, dont ont été conservées les maisons sur son pourtour. C’est un centre commercial qui comprend cent vingt boutiques[170], un supermarché Simply Market, un parking souterrain de 1 200 places, et un hôtel-restaurant Novotel situé en centre-ville.

La plus importante zone d’activité commerciale de la région est situé en périphérie de la ville, sur les communes de Moulins-lès-Metz, Augny et Jouy-aux-Arches.

Metz accueille le siège de la chambre de commerce et d’industrie de la Moselle qui gère la zone d’Ennery et le CFA, ainsi que le Nouveau Port de Metz, (1er port fluvial céréalier français), le port de Metz-Mazerolle et le port fluvial de Thionville.

Le Pays messin est aussi traditionnellement une région de culture et production de la mirabelle en Lorraine, la ville de Metz donnant son nom à l’une des deux principales variétés du fruit.

La ville de Metz compte parmi les quatre principales villes du Sillon Lorrain avec Nancy, Épinal et Thionville, qui forment une aire de plus d’un million d’habitants.

Metz est par ailleurs l’une des quatre villes membres du QuattroPole avec Luxembourg, Trèves (Trier) et Sarrebruck (Saarbrücken). Ce réseau transfrontalier favorise la coopération inter-urbaine.

Enfin, Metz et sa voisine mosellane Thionville ont rejoint en 2007 une troisième coopération transfrontalière, LELA, renommée LELA+ à cette occasion. LELA+ s'appelle Tonicités depuis le 30 juin 2010[171]. Ce réseau de villes ayant pour but le développement transfrontalier de la région regroupe ainsi Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Longwy et Arlon.

À noter que l’économie du pays messin est liée à celle du Luxembourg : 70 000 Lorrains y travaillent actuellement. On estime qu’ils seront 135 000 travailleurs transfrontaliers en 2030[172],[173].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L’opéra-théâtre (1738-1753), place de la Comédie sur l’île du Petit Saulcy.

Le secteur sauvegardé de Metz n’a été instauré qu’en 1985[174], décision tardive par rapport à d’autres villes françaises. La ville de Metz s'est depuis engagée dans une procédure d'extension et de révision de ce secteur sauvegardé qui passe de 22,5 hectares à 162 hectares. Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du secteur sauvegardé a été mis en révision par arrêté préfectoral du 25 octobre 2010[175].

La pierre de Jaumont, pierre emblématique du Pays Messin, extraite à quelques kilomètres de Metz, constitue une grande partie des monuments de la ville, notamment ceux du centre-ville. La couleur ocre orne en conséquence une grande partie des monuments de la cité messine. Toutefois, à cause de la pollution automobile, la pierre de Jaumont a tendance à se noircir au fil du temps, ce qui nécessite de réguliers travaux de nettoyage, pour éviter de donner un aspect austère à la ville et à ses monuments.

Le regain d’intérêt pour l’architecture 1900 et notamment le legs allemand, depuis les années 1970, s’est accompagné de recherches, et de récentes publications ont vu le jour[176]. En 2007, la ville de Metz, par la voix de son maire d’alors, Jean-Marie Rausch, a proposé la candidature de son quartier impérial wilhelmien à l’Unesco au titre des sites du patrimoine mondial de l’humanité[réf. nécessaire].

Avec l’impulsion que représente le projet du Centre Pompidou-Metz, ville de la Grande Région, Metz a participé au programme de l’année européenne de Luxembourg et grande région capitale européenne de la culture 2007.

Le 18 novembre 2011, le ministère de la Culture et de la Communication a décerné, à l'unanimité et avec les félicitations du jury, le label Ville d'art et d'histoire à la Ville de Metz. L'obtention de ce label marque l'engagement de la ville de Metz de passer d'un stade de sauvegarde et de restauration de son patrimoine bâti à un stade de valorisation et d'animation du patrimoine dans son acceptation la plus large.

Le 9 janvier 2014 la centre-ville de Metz (Quartier impérial inclus) est retenu par le Comité des biens français du Patrimoine mondial en vu d'un classement potentiel au Patrimoine mondial de l'Unesco[177],[178].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

L’hôtel de Heu, XIVe et XVe siècles
Ancien palais épiscopal.

Places[modifier | modifier le code]

La place Saint-Louis, ancienne place du change, était un lieu de foire au XIIIe siècle qui abritait les banquiers.
La place des Charrons.
  • la place Saint-Jacques, XIe siècle et XVIe siècle supposée occuper l'emplacement du forum gallo-romain ;
  • la place de Chambre, XIIe siècle remaniée côté cathédrale au XVIIIe siècle ; plus ancienne place de la ville à avoir gardé en majorité sa morphologie d'origine ;
  • la place Saint-Louis, XIVe siècle ; de forme triangulaire, avec ses maisons à arcades qui, adossées au rempart médiéval, ont conservé leur mur gouttereau typique de l’architecture messine, et parfois aussi leurs créneaux à la façon des palais lombards ;
  • la place des Charrons, XVe siècle ; elle présente une des rares façades de style et d’époque Renaissance à Metz ;
  • la place Mazelle, XVIIe siècle, très fortement remaniée aux XXe et XXIe siècle ; ancien "marché" (macellum) situé entre les fortifications, l'ancien lit de la Seille (rues Haute-Seille et des Tanneurs) et le quartier Outre-Seille, donnait autrefois son nom à une porte de la ville et un pont (sur la Seille, vers la rue d'Asfeld) adjacents
  • la place d’Armes, la place Jean-Paul II (anc. place de la Cathédrale) et la place Saint-Étienne forment une composition de places articulées autour de la cathédrale, due au projet de l’architecte Jacques-François Blondel en 1764[179] ;
  • la place de la Préfecture, XVIIIe siècle.
  • la place de la Comédie fut pavée en 1732 par la ville qui décida d’y construire le théâtre dont les travaux durèrent de 1738 à 1752. C’était l’un des premiers théâtres construits en France et il demeure le plus ancien encore en activité. Composant une place ouverte sur le quai du bras de la Moselle et au-delà la cathédrale.
  • la place de la République, XIXe siècle, 1802, ancienne place royale ;
  • la place Saint-Simplice, XIXe siècle ; ouverte en 1809 par la destruction de l'église éponyme pour permettre une liaison de la place Saint-Louis à la rue Mazelle par le nouveau pont d'Iéna (sur la Seille) ;
  • la place de Maud’Huy, XIXe siècle ;
  • la place du Roi-George XIXe siècle place née de la construction de l'ancienne gare de Metz, devant la porte Serpenoise ;
  • la place Raymond-Mondon XXe siècle créées selon les perspectives pittoresques du plan d’urbanisme de la Nouvelle-Ville ;
  • la place Jeanne-d’Arc, XXe siècle, aménagée en raison de l'érection de la nouvelle façade de l'église Sainte-Ségolène, pour en faciliter et en dégager l'accès;
  • la place Coislin, XXe siècle dans son état actuel. Cette grande place carrée était jadis délimitée par des maisons à arcades, similaires à la place Saint-Louis voisine. Avec l’arrivée de nouvelles troupes françaises, la Caserne Coislin y fut construite entre 1726 et 1730[180]. La place fut progressivement déstructurée des années 1930, avec la destruction de la caserne, aux années 1960, avec l'aménagement de la gare routière et la constructions de buildings[181].
  • la place du Général-de-Gaulle (anc. place de la Gare) XXe siècle a été réaménagée sur un projet initial de Bernard Huet dans un aspect théâtral, lors de la création d’une voie de circulation et d’un parc de stationnement souterrain[réf. nécessaire]. Depuis 2013, la place est aplanie dans le cadre de la création du Mettis et de ses voies dédiées, afin de faciliter l'inter-modalité entre les différents modes de transport.

Ponts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des ponts de Metz.

La ville de Metz est traversée par la Seille et la Moselle laquelle, démultipliée en cet endroit, forme plusieurs îles. Aussi de nombreux ponts jalonnent les accès à la ville. Le quartier des Îles en particulier ne compte pas moins d’une dizaine de ponts de pierre. Ils contribuent au pittoresque du Vieux-Metz. Les plus anciens, datant du XIIe siècle, sont construits d’après un procédé romain de voûte à arceaux espacés servant au coffrage[182]. Les ponts les plus anciens sont :

  • le grand pont des Morts et le moyen pont des Morts,
  • Le pont de la Préfecture,
  • Le pont des Grilles, dont l’intrados des arches laissent percevoir l’ancien dispositif des grilles qui fermaient l’accès de la ville par la Moselle.
  • Le pont des Roches.
  • Le pont Saint-Marcel.
  • Le pont Moreau.
  • Le pont Saint-Georges.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Verrière du maître verrier Hermann de Münster (1384), façade ouest de la cathédrale.
L’église Sainte-Ségolène (XIIIe et XIXe siècles)
Vierge allaitant, début XVe siècle, église Saint-Martin de Metz

Cimetières[modifier | modifier le code]

Nécropole nationale de Metz-Chambière
  • le cimetière de l’Est, nécropole ouverte en 1834, fort prisé pour les tournages de films ;
  • le cimetière militaire de Chambière, XIXe siècle ;
  • le cimetière Saint-Simon ;
  • plusieurs cimetières de quartiers à Borny, Magny, Vallières et au Sablon.
  • le cimetière israélite : Quartier Chambière Avenue de Blida, il se trouvait à l'origine à l'extérieur de la ville, mais il a maintenant été rejoint et encerclé par une zone industrielle.

Patrimoine administratif[modifier | modifier le code]

Le palais de justice de Metz, ancien palais du gouverneur militaire.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fortifications de Metz.
La porte des Allemands avant 1900

Patrimoine naturel et paysager[modifier | modifier le code]

Ville eau, Metz est traversée par la Seille et la Moselle. « Ville-jardin », la nature y est présente jusqu’au cœur de la cité : avec plus de 470 hectares d’espaces verts, environ 37 m2 de verdure par habitant, Metz se place parmi les premières villes vertes de France. Des actions d’aménagement menées par la municipalité depuis trente ans ont permis de préserver, de compléter et d’embellir ces espaces. En remportant en 1994, le Grand prix européen du fleurissement, Metz se positionne comme une ville où il fait bon vivre et se promener. On peut citer notamment :

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives sont le plus vieux service municipal, en place depuis qu’il existe une administration communale, c’est-à-dire depuis la fin du XIIe siècle. Elles ont été conservés à différents endroits dans la ville depuis cette date et sont installées dans le cloître des Récollets et le réservoir des Hauts de Sainte-Croix depuis 2002. Elles conservent, entre autres, tous les documents concernant la vie politique, économique et culturelle de la ville, du Moyen Âge à nos jours, ainsi qu’une bibliothèque spécialisée en histoire[186].

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, une bibliothèque publique était mise à disposition des messins par les religieux de l’abbaye de Saint-Arnould. La confiscation des bibliothèques des maisons religieuses, lors de la Révolution, permit la création d’une bibliothèque municipale qui s’installa, en 1811, dans l’église et le monastère des Petits Carmes, rue du Haut-Poirier. Parmi les premiers bibliothécaires en chef ou conservateur, Auguste-Aimé Schuster, actif à ces fonctions vers 1870/1880. Également responsable de l'Académie de Metz à la même période, on lui doit de nombreuses biographies et publications scientifiques. En 1839, un musée fut installé à côté de la bibliothèque puis en 1977, la bibliothèque fut transférée dans des locaux modernes conçus par Michel Folliasson au Pontiffroy et devint une médiathèque.

Les Bibliothèques et Médiathèques de Metz (BMM) sont organisées en réseau et réparties sur sept sites : trois médiathèques, au Pontiffroy, à Borny (médiathèque Jean-Macé) et au Sablon ainsi que quatre bibliothèques de quartier : Patrotte, Magny, Seille, Bellecroix[187].

Les collections (imprimés, musique, cinéma) sont consultables 24 heures sur 24 sur internet[188] et les abonnés peuvent réserver en ligne les documents, les emprunter et les rendre dans tous les points du réseau. Des espaces Wi-Fi et des accès internet sont disponibles dans les trois médiathèques.

Les BMM proposent également tout au long de l’année des expositions et une programmation d’actions culturelles à destination de tous les publics. La Médiathèque du Pontiffroy, est le point central du réseau et a un rôle de conservation et de mise en valeur des collections.

La Bibliothèque des services numériques (BSN), construite en face du site Pontiffroy, ouvre ses portes fin 2009. Elle propose les services de vidéothèque et un concept de supports imprimés et numériques en relation avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication. De nombreux postes informatiques (PC et MAC) sont également mis à la disposition du public.

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Scène de l'Arsenal
  • L’opéra-théâtre, édifié sur une des îles, logé dans une composition symétrique créant une place face au bras de la Moselle du XVIIIe siècle, est le plus ancien théâtre de France encore en activité. Ce théâtre à l’italienne est également l’un des derniers à posséder ses propres ateliers où se créent costumes et décors.
  • L’Arsenal[189] dédie ses 10 000 m2 aux arts, en particulier la musique et la danse, mais il accueille également des expositions dans une vaste galerie située à l’étage, en surplomb de l’esplanade. Cet équipement est une reconversion en profondeur de l’ancien arsenal néo-classique du quartier de la citadelle par l’architecte Ricardo Bofill, qu’il a ainsi « recréé » entre 1986 et 1989, en ouvrant l’édifice sur un jardin et en le développant par le bas.
  • Les Trinitaires[189], ce haut-lieu du jazz, du rock, de la chanson, des musiques traditionnelles et classiques, et du théâtre et café-théâtre, imprègne la vie culturelle et nocturne messine. Situé sur les hauteurs de la colline Sainte-Croix, il emprunte son nom au couvent fondé par l’ordre des Trinitaires qu’il a investi depuis 1965[190]. Une partie du site, attenante aux musées, est attribuée à la fastueuse Cour d’Or des rois d’Austrasie. Le caveau, le petit théâtre, les bars, les salles d’expositions, le cloître aux arcs brisés, la chapelle des Jésuites (anc. salle Robert Ochs) et le club, ont entièrement été rénovés et équipés en matériels son et lumière par la ville de Metz en 2005, lors de sa réouverture. La programmation est variée : concerts nombreux, scènes ouvertes en direction des associations, soirées à thèmes, conférences, stages, et expositions.
  • Les Arènes, conçu par Paul Chemetov et Borja Huidobro, est intégré au nouveau quartier de l’Amphithéâtre. Ce complexe polyvalent dispose de 4 300 places[158] en gradins et plus encore, avec la fosse ouverte en version concert, qui se prête idéalement aux spectacles comme aux sports.
  • La salle Braun[189], est une salle à balcon en demi-cercle particulièrement destinée aux créations pour les tout-petits, tel l’univers de la marionnette. Le théâtre d’humour ou café-théâtre lui permet d’élargir son public.
  • L’orchestre national de Lorraine contribue à diffuser le répertoire classique et de création en région et au-delà. Il s’associe régulièrement aux productions de l’opéra de Metz.
  • Le Conservatoire à rayonnement régional Gabriel-Pierné organise tout au long de l’année de nombreuses animations sur entrée libre : concerts à l’Arsenal, spectacles à l’opéra-théâtre de Metz, auditions, récitals, conférences et masterclasses à l’auditorium du conservatoire.
  • Le Cotton Club Metz[191] décline un concept original de salle de spectacle modulable ouverte en 2004, proposant suivant les jours des concerts, la discothèque, etc. Elle est située sur la commune de Saint-Julien-les-Metz, et dispose d’une capacité de 600 places assises entre la fosse et les gradins, dans sa configuration originale du dîner-spectacle. Sa programmation est éclectique, en dehors des privatisations du lieu : café-théâtre, magiciens, comédies musicales, revues, concerts, soirées à thème, et aussi guinguette le dimanche après-midi.

Musées[modifier | modifier le code]

Portrait de Marie-Louise de Savoie-Carignan par Joseph-Siffrein Duplessis conservé à la section Beaux-Arts des Musées de la Cour d'Or
  • Les musées de la Cour d’Or[192] existent depuis 1839. Au cours du XXe siècle, ils acquièrent une section d’archéologie et d’art gallo-romains, une section architecture, une section beaux-arts et une section d’histoire militaire. La visite se consacre particulièrement à l’histoire de Metz et du pays messin de l’Antiquité gallo-romaine au XXe siècle dans un édifice composite regroupant l’ancienne abbaye des Petits-Carmes, le grenier de Chèvremont. Une partie du musée est élevée sur les vestiges de thermes antiques de la ville intégrées à la visite.
Article détaillé : Centre Pompidou-Metz.
  • La Maison natale de Paul Verlaine, située en face du Palais de justice, transformée en musée en 2011 par l'association Les amis de Verlaine[193]. La vie et le parcours du poète y sont retracés, au sein d'un cadre semblable à celui dans lequel l'auteur a vécu ses sept premières années[194].

Lieux d’expositions[modifier | modifier le code]

  • L’école supérieure d’art de Metz[189] (Ésamm). Créé en 1951, cet établissement propose durant l’année un programme d’expositions, d’événements bénéficiant d’une politique éditoriale. Dans le paysage européen, l’Ésamm met en œuvre une convention Erasmus avec de multiples écoles d’art qui permet une forte mobilité des étudiants. Le territoire de la Grande Région (Lorraine, Sarre, Rhénanie-Palatinat, Wallonie et Luxembourg) lui offre un terrain d’ouverture vers l’international.
  • Le fonds régional d’art contemporain de Lorraine (Frac de Lorraine 49 Nord-6 Est[195]). Localisé en latitude et longitude dans le plus ancien édifice civil de la ville, au cœur d’un quartier voué à l’art et à la culture, créé en 1983, il a investi l’hôtel Saint-Livier, précédemment occupé par le conservatoire de musique. Le Frac organise des expositions temporaires d’œuvres de la collection, proposant des visites guidées, des rencontres avec des artistes, des critiques d’art. Des manifestations pluridisciplinaires, tournées vers les différentes formes d’expression artistiques (vidéo, performance, cinéma, musique, danse, littérature…) sont également proposées, ainsi que des ateliers et conférences.
  • La maison de la culture Saint-Marcel[189]. Située dans le quartier des Îles de Metz, cette institution propose des expositions à la galerie Raymond-Banas et des spectacles sur le mode du café-théâtre, concerts, ou stages d’initiations dans la salle « Le Relais ».
  • Faux Mouvement[189]. Centre d’art contemporain qui privilégie les collaborations internationales depuis plus de vingt ans. La vitrine de la galerie permet aux artistes d’investir l’extérieur.
  • Les archives municipales[189] ont récemment[Quand ?] été transférées sur le site de l’ancien couvent des Récollets, dont une partie est classée (monument historique), sur la Colline Sainte-Croix, au passé celte, romain et médiéval. Elles occupent les deux anciens réservoirs qui permettent le stockage massif et en toute sécurité des documents tandis que le public est accueilli dans le cadre élégant des Récollets.
  • Le parc des expositions de Metz (rénové depuis 2008)[196]. Une surface totale d’exposition de 273 000 m2, dont 34 000 m2 de surface couverte, 15 salles de 10 à 600 places, restauration, bar, banque, 5 500 places de stationnement, parc desservi par un réseau d’autoroutes, à 15 km de l’aéroport régional, et à proximité d’un golf 18 trous et d’un plan d’eau.
  • Le centre Pompidou-Metz, inauguré en mai 2010 avec l'exposition « Chefs-d’œuvre ? ».

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le cinéma Caméo Ariel

Le centre piétonnier dispose de deux cinémas : le « Palace », cinéma grand public, et le « Caméo Ariel » classé Art et essai par l’AFCAE. Un multiplexe Kinepolis est implanté à proximité de la ville dans la commune de Saint-Julien-lès-Metz.

Article détaillé : Liste de films tournés en Moselle.

Autres structures culturelles[modifier | modifier le code]

  • L’harmonie municipale[197]. Née en 1790, cette formation qui fut musique des citoyens de la Garde nationale, musique de la Garde nationale, puis musique des sapeurs-pompiers, devint harmonie municipale en 1932. Successivement dirigée par des musiciens confirmés, pour la plupart issus du conservatoire de Paris ou du conservatoire de Metz, l’harmonie municipale a peu à peu orienté son répertoire vers des musiques moins traditionnelles, ponctuant ainsi son registre classique de styles allant du jazz au folklore étranger, en passant par les musiques de films. Aux traditionnels concerts de Noël et de printemps donnés à l’Arsenal, s’ajoutent ceux du 21 juin au Jardin botanique à l’occasion de la fête de la Musique et du 14-juillet à l’Esplanade. Sans oublier d’autres manifestations ponctuelles et bien sûr les concerts en plein air dans les quartiers messins dès la fin de mai.
  • Le cercle lyrique de Metz[197] propose à chaque saison des opérettes et opéras des répertoires baroques Français et internationaux à grand spectacles, diverses créations de récitals et ballets, des conférences correspondant au programme lyrique de l’opéra-théâtre et de certains concerts de l’orchestre national de Lorraine.
  • Old Town Bicyclette: Label associatif qui a pour but de promouvoir la scène musicale alternative en Moselle en organisant des concerts avec des artistes locaux et internationaux. Faisant ainsi vivre l'esprit "Underground" dans des lieux tels que L'Astrophone, l'Eurofoot café, le café Jeanne d'arc, Le Cococabanna… Les sorties d'antant des cafés concerts et pianos-bars perdurent encore grâce à eux.
  • L’Orchestre de chambre[197]. Fondé au printemps de l’année 2000 cet ensemble invite chaque année un jeune soliste de la région ou très proche et propose des programmes sur différents répertoires comme la mandoline, glassharmonica, clarinette, bandonéon et haute-contre. Certains concerts sont également rejoués en décentralisation dans différentes villes de la région.
  • Musique d’orgue[197]. L’orgue Renaissance de la cathédrale, ainsi que l’ensemble d’orgues Cavaillé-Coll (église Notre-Dame, chapelle Sainte-Chrétienne et chapelle Sainte-Glossinde) sont mis en valeur à chaque saison par les récitals d’orgue comme les concerts traditionnels de l’Avent et des animations entre juin et septembre. L’association Plein Jeu dirigée par l’organiste messin Philippe Delacour propose une série de concerts-projets à l’église Notre-Dame. Des journées consacrées à l’orgue, en collaboration avec la Route des orgues de moselle sont régulièrement organisées.
  • Scola Mettensis
  • "Frag/ments"[197]. Institution créée en 2001, qui s’est donné pour mission de promouvoir les musiques dites nouvelles, peu médiatisées mais inventives. Musiques électroniques, acoustiques, électroacoustiques, amplifiées, improvisées, sortant des sentiers battus. Cette association estudiantine organise concerts, rencontres d’artistes, expositions et enregistrements. Elle développe également des partenariats avec les structures artistiques de la ville et de la Région.
  • La fondation Jeunes Talents[197]. Elle organise un festival annuel servant de tremplin aux jeunes talents. Des concerts de musique hauts de gamme en récitals classiques, en passant par les tremplins jeunes espoirs, ce festival permet à de jeunes diplômés des classes supérieures du conservatoire de Metz de se produire en public, dans une salle consacrée à toutes les musiques.
  • Cinémetz[197] est un collectif de soutien à la vie cinématographique messine, composé de plusieurs associations en partenariat avec les cinémas du centre ville, Caméo-Ariel et Palace.
  • Dazibao[197] est un programme culturel pour les jeunes publics.
  • Le centre de formation des enseignants de la musique de Lorraine (CEFEDEM). Créé en 2001, cet établissement forme des artistes-enseignants spécialisés travaillant en conservatoires.

Cadre de vie et tourisme[modifier | modifier le code]

Place Saint-Jacques située au cœur du centre historique et piétonnier de la ville.

Metz a été l’une des premières villes françaises à mettre en place un périmètre piétonnier en centre-ville, développant le concept d’écologie urbaine sous l'instigation de Jean-Marie Pelt. Le plateau piétonnier s’étend sur un linéaire de 5,6 kilomètres[198]. La cité laisse ainsi mieux se découvrir ses maisons médiévales, ses arcades, ses boutiques nombreuses et renommées[199], son plan d’eau, ses promenades fleuries, Saint-Pierre-aux-Nonnains (l’une des plus vieilles églises d’Europe), sa cathédrale majestueuse aux vitraux du XIIe au XXe siècle aux passants, amateurs de culture ou de shopping.

Au cœur de la ville, la place Saint-Jacques située non loin de l’emplacement du forum gallo-romain et la vaste place de la République qui ouvre sa perspective sur le paysage du mont Saint-Quentin à travers le jardin régulier de l’Esplanade, constituent deux des lieux les plus passants et animés (cafés, cinémas, etc.). Sous l’esplanade est aménagé un important parc de stationnement souterrain (d’une capacité de 2 300 places) depuis les années 1960 où une galerie bordée de commerces relie l’Arsenal aux Galeries Lafayette. Les travaux en cours d’achèvement recréent un plateau multimodal et piétonnier de près de 17 000 m2 transformés et bénéficiant du transfert des voies de transit en sous-sol.

Quelques centaines de mètres en contrebas de l’Esplanade, le port de plaisance est installé sur le quai des Régates du plan d’eau. Disposant d’une capacité de soixante emplacements, il a reçu en 2008 le Pavillon Bleu d’Europe pour la variété des activités nautiques proposées, la qualité et le confort des installations mises à la disposition des plaisanciers (l’investissement est à hauteur de 1,7 million d’euros par la Ville), ainsi que pour sa situation en quasi centre-ville.

Le camping de Metz, ouvert de mai à septembre, est situé au bord de la Moselle, sur une superficie totale de 35 000 m2 dont 20 000 sont réservés aux 150 emplacements des campeurs[200]

La ville a été récompensée par un Grand Prix et dispose des quatre fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[201].

Le New York Times a classé Metz à la 39e place des destinations à visiter en 2009[202], une recommandation qui doit beaucoup à l’ouverture du centre Pompidou-Metz et à la richesse architecturale de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités messines.

L'article « Personnalités messines » classe par ordre chronologique les articles de l'encyclopédie concernant des personnalités liées à l'agglomération messine, ou nées dans celle-ci. Certaines personnalités nées à Metz, comme Paul Verlaine, ont suivi ailleurs le cours de leur destin. D’autres personnalités se sont installées quelque temps à Metz, comme François Rabelais, avant de chercher fortune ailleurs. D’autres enfin, nées en France, en Allemagne, ou au Luxembourg, comme Robert Schuman, se sont installées dans la région, participant au rayonnement culturel de la ville.

Personnalités nées à Metz[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville de Metz[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti d'argent et de sable[203].
Commentaires : Ce blason est hérité de la République messine ayant perduré pendant trois siècles au Moyen Âge. Il s'agit de celui du « Commun », il aurait été porté soit par groupement de familles messines (celles qui n'auraient pas fait partie des cinq associations de familles patriciennes regroupées par quartiers : les paraiges d'Outre-Seille, de Port-Sailly, de Porte-Moselle, d'Outre-Moselle et de Jurue) ou alors par une association des corporations commerçantes de la ville.

La devise de la République messine , est Si nous avons paix dedans, nous avons paix dehors[204],[203],[205].

« Jamais d’aultres armes nous prendrons
Que celles que nous élizons,
Et nous disons pour réconfort
Nous voulons la liberté ou la mort.[réf. nécessaire] »

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la ville de Metz a été collectivement décorée de la légion d’honneur[206], puis elle sera aussi décorée de la Croix de guerre 1939-1945.
Blason Blasonnement :
Parti d'argent et de sable, à la demi-figure de femme nue, de carnation, mouvant de la pointe, couronnée de trois tours crénelées d'or, tenant de la dextre une épée haute en barre d'azur, et de la sénestre un étendard tricolore monté et frangé d'or [brochant la partition] au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire[207].
Commentaires : Armes de la ville de Metz sous le Premier Empire[207].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le lycée hôtelier Raymond-Mondon est considéré comme l’un des meilleurs de France avec ceux de Paris[réf. nécessaire].

Plats cuisinés[modifier | modifier le code]

Desserts, pâtisseries et confiseries[modifier | modifier le code]

Tarte au fromage, dite de Metz, au me'gin ou Kääskùùche en Lorraine germanophone

Certaines confiseries sont intimement liées à des périodes particulières de l’année comme :

Alcools[modifier | modifier le code]

Plaque émaillée produite par les brasseries Amos

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dom Jean François et Dom Nicolas Tabouillot, Histoire de Metz, Éd. du Palais royal, 1974, (7 vol.), [reprod. de l’éd. de 1769].
  • Jean-François Huguenin, Les chroniques de la ville de Metz : enrichies du plan de Metz et des attaques dirigées contre cette ville par Charles-Quint en 1552, Éditeur S. Lamort, Metz, 1838, 894 p. [lire en ligne]
  • Justin Worms, Histoire de la ville de Metz : depuis l'établissement de la république jusqu'à la Révolution française, Éditeur Alcan, 1849, 302 p. [lire en ligne]
  • René Bour, Histoire de Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1978 [détail de l’édition]
  • François-Yves Le Moigne (dir), Histoire de Metz, Privat,‎ 1986 [détail de l’édition]
  • Bernard Vigneron, Divodurum mediomatricorum : Metz antique, Maisonneuve, Sainte-Ruffine, 1986.
  • Collectif dirigé par Sylvie Hamel et Jacques Walter, Metz, Série « France » no 5, Éditions autrement, octobre 1991, 187 p. (ISBN 978-2-86260-343-8).
  • Jeanne Vincler, Les Huguenots de Metz – Tome 1 en leurs seigneuries, Éditions de Mazirot, novembre 2007. (ISBN 978-2-915701-06-7).
  • Sylvie Hamel, Un jardin en Moselle, Ed. de la Bellivière, (ISBN 978-2-9527110-1-2)
  • Académie nationale de Metz, Metz, l’annexion en héritage 1871-1918, 328 p., Gérard Klopp éditeur, 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Niels Wilcken: Metz et Guillaume II. L'architecture publique à Metz au temps de l'empire allemand 1871-1918, Éditions Serpenoise, Metz, 2007.
  3. Vincent Berdoulay, Olivier Soubeyran: L'écologie urbaine et l'urbanisme: Aux fondements des enjeux actuels, éditions La Découverte & Syros, Paris, 2002 (note 20, p. 29)
  4. 30 ans d'écologie urbaine sur lefigaro.fr (consulté le 15/02/2014)
  5. En matière d’écologie urbaine, le nouveau conseil municipal élu en 1971 se posa en réaction contre les opérations urbaines brutales de tabula rasa qui caractérisèrent l’après Seconde Guerre mondiale, autour de la figure de Jean-Marie Pelt, premier-adjoint, et engagea une politique urbaine de réhabilitation des quartiers anciens, de « piétonnisation » de l’hypercentre, et de développement des parcs et jardins.
  6. Carte des communes sur le site de Metz-Métropole
  7. http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/climat_france?89461.path=climatstationn%252F57039001
  8. Un flux de 120 000 véhicules parcourt quotidiennement le territoire de la métropole messine, carrefour logistique et plate-forme autoroutière majeure de France et d’Europe au croisement de deux axes autoroutiers stratégiques ; le 1er, nord-sud, assure les liaisons entre Europe du Nord et Méditerranée (Anvers-Amsterdam-Bruxelles-Marseille-Barcelone-Milan); le 2e, ouest-est, entre l’Atlantique à l’Europe de l’Est. Page web du site de Metz-Métropole
  9. Vue satellite sur le Géoportail de l’IGN.
  10. http://www.visitermetz.com/ou-se-garer-a-metz
  11. « Payer son parking par téléphone », Metz Magazine, no 3, mars 2009, p. 18.
  12. http://www.metz.fr/metz2/quotidien/parking/d4_gratuit.php
  13. http://www.metzmetropole.fr/site/projet_transport_06.php
  14. Trafic total des ports fluviaux en 2002 et 2007 [PDF], site du ministère des Transports
  15. http://www.amtuir.org
  16. D’après le site web de Metz-Métropole.
  17. Surnom populaire de la bicyclette, les origines de cette expression en vidéo sur le site netprof.fr
  18. Site web de l’association Véloroutes et Voies Vertes.
  19. Circulation à vélo sur le Site web de la Ville de Metz
  20. Catherine Mohrain, « Accro du vélo » dans Metz Magazine, no 3, mars 2009.
  21. Mise en service le 19 janvier 2009 d’une « zone de rencontre » dans le secteur historique de Metz, première en France à cette échelle. Site web du Moniteur.
  22. Metz s’ouvre aux vélos. Allocution filmée de René Darbois, adjoint au maire chargé de l’écologie urbaine et du développement durable et solidaire. Juin 2008.
  23. Guide du routard 2012 - Lorraine - p. 91
  24. Dossier présenté par la ville de Metz au ministère de la culture en vue de l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco
  25. Article de La Plume culturelle au sujet de la candidature messine à l'Unesco
  26. Article réduit concernant la validation du dossier messin pour l'Unesco par le Comité des biens français du patrimoine mondial
  27. Page de la France sur le site du patrimoine mondial de l'Unesco
  28. La page de la candidature de la ville de Metz sur le site internet du patrimoine mondial
  29. Présentation de Metz, sur le site web Echecs Mag.
  30. Au Moyen Âge, un port fluvial permettait, au lieu-dit « Les Roches », de décharger les pierres nécessaires à la construction de la cathédrale.
  31. Éléments du grand projet de ville de Metz-Borny sur le site de l’agence Reichen & Robert.
  32. Présentation de la communauté d’agglomération sur le site de Metz-Métropole.
  33. a et b Vers une redéfinition de l’agglomération messine, thèse de Patricia Zander, docteur en géographie, publiée en 1994
  34. Site web de l’agence Nicolas Michelin
  35. La "ville jardin" plante des graines d'Eco-quartier, article sur les "Côteaux de la Seille" sur le site de la ville de Metz
  36. Eco-quartier "Les Coteaux de la Seille" : signature de la convention Ville de Metz - CERQUAL
  37. "ZAC du Sansonnet : un quartier jardin" sur le site de a ville de Metz
  38. a et b Dictionnaire topographique de l’ancien département de la Moselle, comprenant les noms de lieu anciens et modernes, E. de Bouteiller, 1874, p. 167
  39. a et b Henry Hiegel, Dictionnaire étymologique des noms de lieux du département de la Moselle, Sarreguemines,‎ 1986
  40. Quelques origines de noms de lieux en Lorraine
  41. Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, éditions Errance 1994. ISBN 978-2-87772-089-2
  42. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p. 156.
  43. Ibidem
  44. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 370a
  45. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  46. « Metz : l’âge d’or au XIIIe siècle » sur le site En-Moselle.com
  47. René Bour, Histoire de Metz, Éd. Serpenoise, 1979, p. 17.
  48. Claude Lefebvre, Jeanne-Marie Demarolle, De Divodurum à Mettis, (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, p. 12-13.
  49. Assassiné en 44 av. J.-C., César n’eut pas le temps de devenir dictateur. C’est son successeur Octave qui devint le premier Empereur.
  50. a et b Tacite : Histoires, I, 63.
  51. Inrap rapport d'activité 2006 page 24
  52. Metz, les gaulois et les Romains sur le site tout-metz.
  53. Paul Diacre, Gesta Episcoporum Mettensium (Histoire des évêques de Metz).
  54. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, c. 575.
  55. Site de la mairie de Metz consacré au chant messin
  56. Alain Girardot, La République messine, (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, éd. Privat, 1986, p. 137 et suivantes.
  57. François-Yves Le Moigne, op. cit..
  58. E. de Bouteiller, La Guerre de Metz en 1324, Firmin-Didot, Paris, 1875.
  59. Wolfgang D. Fritz, Die Goldene Bulle Kaiser Karls IV. vom Jahre 1356 (Monumenta Germaniae Historica, Fontes iuris Germanici in usum scholarum separatim ediiti 11), Weimar, 1972.
  60. Guillaume Ferdinand Teissier, Essai philologique sur les commencemens de la typographie à Metz, et sur les imprimeurs de cette ville, 1828. [lire en ligne]. (Téléchargement du livre
  61. Marie-José Laperche-Fournel :Stratégies matrimoniales en milieu protestant. Quelques réseaux familiaux messins au XVIIe siècle , in Histoire, économie & société, 1997 (p. 617-646).
  62. François Roth, Histoire de la Lorraine et des Lorrains, éd. Serpenoise, 2006.
  63. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986 (p. 433-434).
  64. René Bour, Histoire illustrée de Metz, Paul Even, Metz, 1950, p. 125-129.
  65. À la découverte de la communauté juive de Metz, Information juive, décembre 2008 et Metz et la Lorraine
  66. Les protestants français établissent en Prusse des temples, des écoles et des manufactures, permettant un développement de la tannerie et du textile. La colonie française joue un rôle central dans le développement des arts, des lettres et de la technique, dans ce qui deviendra la Prusse, nouvelle force politique en Europe. À Berlin, les Messins participent aussi à l’histoire des indiennes de coton en Europe
  67. Ainsi, entre 1720 et 1792, des Mosellans émigrent en Louisiane, dans ce qui est alors la Nouvelle-France. Ils fondent des bourgs et des villages qu'ils baptisent "Lorraine", "Moselle" ou "Metz", toponymes que l'on retrouve aujourd'hui en Californie, dans le Kansas, le Missouri ou l'Indiana. Exploration et colonisation de l'Amérique du Nord
  68. Bernard Pujo, Vauban, Albin Michel, 1991 p.  81.
  69. a et b Gérard Michaux, Metz défend l’État, in François-Yves Le Moigne: Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 269-273).
  70. Nouvelle gare qui sera renommée « Metz-Devant-les-Ponts » après la construction de la gare route de Thionville, en 1908.
  71. Depuis 1973, la portion de voie ferrée du réseau messin, incluse avant 1908 à la ligne menant à Zoufftgen, ne sert plus qu'au transport de marchandises, ce qui a fortement fait décliner l'utilisation de la gare de Devant-les-Ponts, qui ne ressemble plus qu'a un simple entrepôt. Par ailleurs, en 1970, naît le projet d'installation d'un triage à Metz-Sablon.
  72. La Revue de l’histoire, no 5, consacrée à Napoléon III, « Le siège de Metz ».
  73. Ordre général de rendre les armes donné à l'armée du Rhin le 28 octobre 1870 : Texte sur Wikisource
  74. Extrait du discours de Léon Gambetta (1870) sur assemblee-nationale.fr
  75. Zeitung für Deutsch-Lothringen avant 1878
  76. Le Deutschum peut se définir comme une conscience de la nationalité allemande et un mouvement patriotique.
  77. a et b François Roth, Le Temps des journaux : Presse et cultures nationales en Lorraine mosellane 1860–1940, § III.2 « Un journal allemand indépendant : Metzer Zeitung », PUN, 1983, p. 80 et suivantes.
  78. H. Tribout de Morembert : La musique à Metz à travers les âges, in Académie nationale de Metz, 1979 (p. 45)
  79. Structurae.de, article « Poste principale », année 1898.
  80. a et b René Bour, Histoire de Metz, Paul Even, Metz, 1950
  81. Le réseau est modifié au détriment du premier chemin de fer reliant le Sablon à Devant-les-Ponts, pour relier la gare actuelle à Patrotte Metz-Nord. De nouvelles voies sont construites le long de la Seille, et sur l'île Chambière, pour aboutir à une jonction avec la voie ferrée de 1852, avant Woippy.
  82. La Gare de Metz-Nord pour compenser le déclin de son homonyme renommée Metz-Devant-les-Ponts, sur l'ancienne ligne à laquelle a été rajouté en 1873 une liaison vers Conflans-Jarny, déclassée en 1973 avec la desserte voyageurs de l'ensemble de la section du réseau de la ville, ainsi qu'une gare des marchandises au Sablon
  83. Ligne de Metz-Ville à Château-Salins et Ligne de Metz-Ville à la frontière allemande vers Überherrn, toutes deux aujourd'hui déclassées.
  84. Structurae.de, article « Poste principale », année 1910.
  85. C’est le terminus de la Kanonenbahn Berlin - Metz, une ligne de chemin de fer stratégique.
  86. René Bour, op. cit., 1950, p. 227.
  87. a, b et c L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 », d’après le professeur Philippe Martin de l’université de Nancy 2.
  88. François Roth, Metz annexée à l’Empire allemand : 1871-1918, (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986 (p. 362).
  89. Compte tenu de la reproduction socio-professionnelle des classes supérieures et du mode de formation des élites dans la société wilhelmienne, ceci explique, au moins partiellement, que plus d’une trentaine de généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale voient le jour à Metz entre 1880 et 1905 ; nombre très important pour une ville comptant moins de 50 000 civils à cette époque (42 695 civils en 1880 et 47 384 en 1905).
  90. Charles Eldridge Griffin: Four Years in Europe With Buffalo Bill, Chris Dixon, Albia 1908, p. 117 et 152 (éd .2010).
  91. François Roth, « Metz annexée à l’Empire allemand » dans François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986 (p. 339).
  92. François Roth, « Metz annexée à l’Empire allemand » dans François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, p. 350.
  93. Plus de 380 000 Alsaciens et Mosellans servirent l’Allemagne jusqu’à la fin de la guerre, souvent jusqu’à l’ultime sacrifice. Leurs tombes sont aujourd’hui entretenues par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge[2].
  94. a, b, c et d 1918:l'Allemagne quitte Metz, article Le Républicain lorrain, du samedi 24 août 2013.
  95. René Bour, Histoire de Metz, Metz, 1950, pp. 238-239.
  96. Auteur de Die Katrin wird Soldat, un roman paru en 1930, dont l’intrigue se situe à Metz, et qui sera brûlé par les nazis pour son « pacifisme ».
  97. Alfred Pellon (1874-1949) dira à la fin de sa vie : « Nous autres Lorrains, nous n’avons pas de Patrie. »
  98. Jacques Lorraine, Les Allemands en France : la théorie du sang et la France, la zone interdite Est, la Bretagne, l’Alsace et la Lorraine, terre d’épreuve, éd. du Désert, 327 p. , Alger-Oran, 1943–1945.
  99. Meißner Otto, Elsaß und Lothringen, Deutsches Land, Verlkagsanstalt Otto Stollberg, 324 p. , Berlin, 1941.
  100. Jacques Lorraine, op. cit.
  101. François Roth, À l’épreuve des guerres mondiales : L’entre-deux guerres messin, (dir. François-Yves Le Moigne), « Histoire de Metz », Privat, Toulouse, 1986 p. 375-378
  102. François Roth, À l’épreuve des guerres mondiales : L’entre-deux guerres messin, (dir. François-Yves Le Moigne), « Histoire de Metz », Privat, Toulouse, 1986 p. 378-382
  103. François Roth, Metz annexée à l’Empire allemand (1871–1918) : Deux cultures rivales ?, (dir. François-Yves Le Moigne), « Histoire de Metz », Privat, Toulouse, 1986 p. 370
  104. Les vieux Messins rappellent comme les enfants qui, dans les cours d’école jouaient au loup ou à chat perché, ne se disaient pas « Pouce ! » mais « Frei ! »
  105. a et b La Paradeplatz et le Rathaus, Le Républicain Lorrain, article publié le 27 aout 2013.
  106. National Archives and Records Administration:RG 242, T-580, Roll 37, Ordner 238 A (Document dactylographié annoté par Himmler)
  107. François Roth, A l'épreuve des guerres mondiales : La seconde annexion, (dir. François-Yves Le Moigne), « Histoire de Metz », Privat, Toulouse, 1986 p. 386
  108. René Schamber, L'Orage sur Metz, Metz, 1948
  109. Le monument aux morts du messin Paul Niclausse avait été inauguré le 11 août 1935.
  110. Anthony Kemp: Lorraine - Album mémorial - Journal pictorial : 31 août 1944 - 15 mars 1945, Heimdal, 1994. (p. 379)
  111. George H. Stein: The Waffen SS: Hitler’s elite guard at war, 1939-1945, 1984, p. 28, n.7: Ansprache des Reichsführers SS aus Anlass der Übergabe der Führer-standarte an die Leibstandarte 'Adolf Hitler', Metz, Fort Alvensleben, am 7. September 1940 (RFSS/T-175, 90/2612641ff).
  112. a et b Visite inopinée, article du Républicain Lorrain du 26 janvier 2013 sur republicain-lorrain.fr.
  113. Hans Quassowski : Twelve Years With Hitler: A History of 1. Kompanie Leibstandarte SS Adolf Hitler 1933-1945, Schiffer Publishing Ltd, 1999, page 121. (Discours à la LSSAH, le 26 décembre 1940 à Metz).
  114. Hitler ne repassera à Metz que dans la nuit du 16 au 17 juin 1944.
  115. a et b Élisabeth Hanriot: Souvenirs de Metz sous l'annexion hitlérienne, Cahiers lorrains, 1985, (p. 307-322) [3]
  116. a et b Les résistants mosellans, Scérén, 2006
  117. Le Metzer Zeitung, qui occupe les locaux du Républicain Lorrain, reprend insidieusement le titre d'un journal de Metz fondé en octobre 1871 par les frères Lang, et qui avait cessé ses éditions le 15 novembre 1918. (François Roth: Le Temps des journaux 1860-1940, Presses universitaires de Nancy, Bar-le-Duc, 1983, p. 80-81).
  118. L’armistice du 22 juin 1940 et les départements lorrains sur republicain-lorrain.fr.
  119. La "Propagandakompanie 696", rattachée à la 1re armée allemande, passa plusieurs fois à Metz entre 1940 et 1944.
  120. Bund Deutscher Mädel, les demoiselles de la Nation ou BDM deviendra par dérision « Bund Deutsche Matratzen », les matelas de la nation, ou encore les Bubbi Druck Mich, c.-à-d. Serre-moi fort, "Bubbi", lorsqu’au cœur de la guerre, certaines d’entre elles devront remonter le moral des troupes. (Benoit XVI : une jeunesse allemande sur [4]
  121. a et b René Bour, Histoire de Metz, Paul Even, Metz, 1950 (p. 251-253)
  122. L’ordonnance instituant le service obligatoire dans la Wehrmacht pour les Mosellans est promulguée dès le 19 août 1942.
  123. Jean Colin, (général), Contribution à l’histoire de la libération de la ville de Metz, Académie nationale de Metz, 1963 (p. 13).
  124. Le général Friedrich von Mellenthin, alors officier à l’état-major du groupe d’armées G, dira plus tard : « La bataille de Metz fut une suite d’erreurs provoquées, en grande partie, par un optimisme débordant exprimé par ceux qui dirigèrent les opérations. » (« Objectifs atteints mais… », in Les Années Liberté, Metz, 1994.)
  125. François Roth, « À l’épreuve des guerres mondiales », (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 391)
  126. « Tous, nous avons souffert, de façon différente… Mon idéal, c’est de voir la population de Metz unie, profondément unie. » Séance du conseil municipal, fin 1944, op. cit., (p. 396)
  127. Jean-Claude Berrar : Metz défigurée dans les années 1960-70. Éditions Serpenoise, 2011.
  128. François Reitel, "Metz, Capitale de la région lorraine : l’expansion démographique, économique et urbaine", (dir. François-Yves Le Moigne), "Histoire de Metz", Privat, Toulouse, 1986, p. 409.
  129. François Reitel, « Metz, Capitale de la région lorraine : l’expansion démographique et urbaine », (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 410-411)
  130. François Reitel, Metz, Capitale de la région lorraine, (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p@7)
  131. Le 18 octobre 1982, l’explosion d’un silo au port céréalier de Metz, tua douze personnes et en blessa gravement une autre. (Article de Libération du 21/08/1997 sur Libération.fr
  132. François Reitel, Metz, « Capitale de la région lorraine : les zones industrielles », (dir. François-Yves Le Moigne), Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 410-411)
  133. François Reitel, "Metz, Capitale de la région lorraine: Une difficile réinsertion dans la communauté nationale", (dir. François-Yves Le Moigne), "Histoire de Metz", Privat, Toulouse, 1986, (p. 405-46)
  134. « Then at 2:17:26 p.m. on the 17th of July [1975], Stafford opened hatch number no. 3, which led into the Soyuz orbital module. […] High above the French city of Metz, the two commanders shook hands. In the background was a hand-lettered sign in English — « Welcome aboard Soyuz ». » D’après Astronautix.com
  135. Article sur Larousse.fr
  136. Villes-et-villages fleuris.com, « Metz » (consulté le 19 décembre 2010)
  137. Centre Pompidou-Metz, « Les étapes du projet »
  138. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  139. Article « Le maire de Metz » sur le site internet de la mairie.
  140. http://www.chr-metz-thionville.fr/articles/chiffres-cles
  141. http://www.hpmetz.fr/informations/presentation-des-hpmetz
  142. Une déchèterie flambant neuve Article web no 1864 du 5 juin 2008, Le Point.
  143. http://www.metz.fr/actus/2012/121011_metz_djambala_villes_jumelees.php
  144. Notice communale Metz sur le site Cassini de l’EHESS
  145. L’institution présentée sur le site de la Metz-Métropole.
  146. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  147. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  148. a et b Chiffres de 51 332 pour un recensement en 1872, 53 171 en 1880 et 68 598 en 1910 d’après P. Vidal de la Blache, Évolution de la population en Alsace-Lorraine et dans les départements limitrophes dans Annales de Géographie. 1916, t. 25, n° 135, p. 179.
    Pierre Brasme, Docteur en Histoire contemporaine, membre correspondant de l’Académie nationale de Metz, précise quant à lui dans La population de Metz au XIXe siècle (1815-1914) : « 1871 (51 300 habitants, dont 40 000 civils) », année pour laquelle le recensement est le 1er décembre, et « 1910 (68 600 habitants, dont 55 000 civils) ». Le site Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui, qui ne donne que 54 965 habitants pour 1910, a donc manifestement omis de compter les militaires en 1910 alors qu’il les comptait en 1871.
  149. Les bâtiments sont disposés isolément sur un site verdoyant, essentiellement dévolu au piéton.
  150. L’enseignement sur le site de Metz-Métropole.
  151. http://www.irt-m2p.eu/UserFiles/File/m2p-moselle-une-juin2013.pdf
  152. http://metz.fr/agenda/fiche-10610.php
  153. Marchés de Noël de Metz, les lumières sur la ville
  154. http://www.lesechosdelafranchise.com/metz-nancy/enjeu-metz-attirer-les-transfrontaliers-et-les-luxembourgeois-961.php
  155. Le journal de Metz-Orne, dans Le Républicain lorrain du 22 novembre 2009, Le marché de Noël inauguré hier à Metz, p. 2.
  156. http://www.lasemaine.fr/2012/10/18/la-force-du-poignet
  157. projet-grenat-2010
  158. a et b Présentation du palais omnisport, site web de la mairie de Metz.
  159. « Ouverture d’un street park », article paru dans Vivre à Metz, no 335, juin 2008, p. 8.
  160. Article du 4 décembre 2008, Nouvelle halle d’athlétisme à Borny, journal internet local La Semaine
  161. Le plus ancien club sportif de Metz en activité célébrera ses 150 années d'existence en août 2011 [5].
  162. http://www.leparisien.fr/montpellier-34000/gratuits-metro-a-metz-nancy-et-toulon-20-minutes-a-montpellier-21-09-2010-1077425.php
  163. Arrêt de la diffusion de Tout1nfo
  164. http://www.dailymotion.com/video/x7gy5k_m-le-blues-de-metz_music
  165. http://www.greatsong.net/PAROLES-M-MATHIEU-CHEDID,LE-BLUES-DE-METZ,101001044.html
  166. http://www.deljehier.levillage.org/textes/chansons_paillardes/l_artilleur_de_metz.htm
  167. « Liste des églises évangéliques dans le département de Moselle : Metz », sur l'annuaire électronique des Églises évangéliques (consulté le 17 septembre 2014)
  168. La Communauté israélite de Metz et sa synagogue
  169. Centre bouddhiste Kadampa Dharmachakra sur bouddhismemetz.org.
  170. Site web du Centre Saint Jacques
  171. Républicain Lorrain
  172. SMOT, schéma de mobilité territoriale à l’attention des transfrontaliers, site du conseil régional de Lorraine.
  173. Présentation du SMOT le 8 janvier 2009 sur le site GouvActu AdmiNet.
  174. Au moment des premières expériences de secteurs sauvegardés dans les années 1960, les prises de position de François Sorlin défavorables à Metz ont aiguisé l’appétit des promoteurs immobiliers. Grandeur et misère du patrimoine d’André Malraux à Jacques Duhamel, extrait, Ministère de la Culture.
  175. http://www.metz.fr/metz2/municipalite/cyber_mairie/conseil/point.php?id_chapitre=684
  176. Christiane Pignon-Feller, Metz 1848-1918 : les métamorphoses d’une ville, Metz, éd. Serpenoise,‎ 2005, 631 p. (ISBN 2-87692-584-2).
  177. http://www.toulouse7.com/2014/01/10/metz-debarquement-verdun-patrimoine-unesco/
  178. http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2014/01/11/unesco-metz-rejoint-la-liste-indicative-francaise
  179. Places et Monuments, Institut Français d’Architecture, coll. Mardaga, Liège, 1984, p. 124-126.
  180. François-Yves Le Moigne (dir.) : Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986. (p.266-267).
  181. Jean-Claude Berrar : Metz défigurée, édition Serpenoise, 2011.
  182. Auguste Choisy, Histoire de l’architecture, Tome second, Paris, Éditions Serg,‎ 1899 (réimpr. 1976), 629 p. (ISBN 2-85869-010-3), Travaux d’utilité générale : routes, ponts etc., chap. XVII (« L’architecture civile au Moyen Âge »), p. 439. « Les ponts de Metz, qui paraissent dater aussi du XIIe siècle, étaient construits eux aussi d’après un procédé romain (tome I, page 409) : des arceaux parallèles et, sur ces arceaux, des couchis minces servant de moule pour le corps de la voûte. »
  183. Jean-François Huguenin, Philippe de Vigneulles, Jean Aubrion, St. Thiébault et Praillon, Les Chroniques de la ville de Metz : 900-1552, Typ. de S. Lamort, 1838, 896 p., p. 8.
  184. Cahiers d'Albert Schweitzer n°110-111, janvier-juin 1998, page 34
  185. Georges-Henri Pingusson, architecte : L’Œuvre lorraine, coll. « Itinéraires du patrimoine », éd. Serpenoise, 1997, 18 pages
  186. Journées européennes du patrimoine 19 et 20 septembre 2009 — 27. Archives municipales, dans Metz Magazine, hors série no 3, 2009, p. 8.
  187. Présentation des Bibliothèques et Médiathèques de Metz sur le site web municipal.
  188. Site internet des Bibliothèques et Médiathèques de Metz
  189. a, b, c, d, e, f et g Site web municipal www.mairie-metz.fr
  190. Les Trinitaires sur le site de la mairie de Metz. Consulté le 10 octobre 2009.
  191. Site web du Cotton Club
  192. Site web des Musées de la Cour d’Or.
  193. Site internet des Amis de Velaine, rubrique "Présentation" du musée.
  194. Site internet des Amis de Verlaine, rubrique "Visite" du musée
  195. Site du Frac Lorraine.
  196. Site web du parc des expositions de Metz-Métropole
  197. a, b, c, d, e, f, g, h et i Page culture et sport du web municipal.
  198. Magazine Ville et Transports no 442, p. 46 à 54
  199. Association Metz la commerçante
  200. Terrain de camping municipal Metz plage.
  201. Source : Villes et villages fleuris
  202. Source
  203. a et b Gaso-Banque du blason
  204. René Bour: Histoire illustrée de Metz, Paul Even, Metz, 1950 (p.79)
  205. La devise « Si paix dedans, paix dehors » a été inscrite sur la porte Sainte-Barbe après la guerre des quatre seigneurs. La première mention de ces armoiries, « L'écu du baucent de notre cité » date de 1324. D'après le site de l’Union des cercles généalogistes lorrains.
  206. Décret du 27 octobre 1919
  207. a et b Armoiries de Metz sur www.genealogie-bisval.net
  208. Une nouvelle identité pour la ville, article précisant les références graphiques et ses applications, paru le 9 janvier 2009 sur le site de la mairie de Metz.