Royaume-Uni

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le Royaume-Uni. Ne pas confondre l'État britannique du Royaume-Uni avec la nation de l'Angleterre, ni avec l'île de la Grande-Bretagne. Pour l'ancienne forme de la monarchie britannique, voir Royaume de Grande-Bretagne et Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. Pour des articles homonymes, voir GB.

52° N 1° O / 52, -1

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Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord *

United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland (en)

Drapeau
Drapeau du Royaume-Uni
Blason
Armoiries royales du Royaume-Uni
alt=Description de l'image EU-United Kingdom.svg.
Devise nationale Dieu et mon droit
Hymne national God save the Queen
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle parlementaire unitaire
Reine Élisabeth II
Premier ministre David Cameron
Langues officielles Anglais[1]
Capitale Londres

51°30′ N 0°7′ W

Géographie
Plus grande ville Londres
Superficie totale 243 610 km2
(classé 80e)
Superficie en eau 1,3 %
Fuseau horaire UTC +0 (été +1)
Histoire
Acte d'Union de 1707 1er mai 1707
Acte d'Union de 1800 1er janvier 1801
Traité anglo-irlandais 6 décembre 1922
Démographie
Gentilé Britannique
Population totale (2014) 64 308 261 hab.
(classé 22e)
Densité 264 hab./km2
Économie
PIB nominal (2014) 2 627 milliards de $[2] (6e)
PIB (PPA) (2014) 2 390 milliards de $[3] (6e)
IDH (2013) en augmentation 0,875 (très élevé) (26e)
Monnaie Livre sterling (GBP​)
Divers
Code ISO 3166-1 GBR, GB​
Domaine Internet .co.uk
Indicatif téléphonique +44

Le Royaume-Uni, en forme longue le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, en anglais United Kingdom et United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, est un pays d'Europe de l'Ouest et, selon certaines définitions, du Nord, dont le territoire comprend l'île de Grande-Bretagne et la partie nord de l'île d'Irlande, ainsi que de nombreuses petites îles autour de l'archipel. Le territoire britannique partage une frontière terrestre avec la République d'Irlande, et maritime avec la France à laquelle elle est reliée par l'Eurostar sous la Manche, et est entourée par l'océan Atlantique, avec la mer du Nord à l'est, la Manche au sud, et la mer d'Irlande à l'ouest. Les noms de Grande-Bretagne ou d’Angleterre sont souvent utilisés dans le langage courant, et de manière impropre, pour désigner le Royaume-Uni dans son ensemble.

Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle et une démocratie parlementaire (une des plus vieilles au monde), dont la capitale est Londres, première aire urbaine du pays et, selon les critères retenus, de l'Union européenne (UE). Londres est également la première place financière au monde et l'un des principaux centres d'affaires internationaux. Le pays est composé de quatre nations constitutives, à savoir l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, mais il possède également quatorze territoires d’outre-mer, vestiges de l'Empire britannique, qui fut le plus vaste empire de tous les temps. Guernesey, Jersey et l'Île de Man sont des dépendances de la Couronne mais ne sont pas rattachées au pays.

Berceau de la Révolution industrielle, le Royaume-Uni est un pays développé et est actuellement classé sixième économie mondiale par le PIB nominal et huitième à parité de pouvoir d’achat. Il est également une puissance nucléaire reconnue avec le sixième budget de la défense le plus élevé. Le Royaume-Uni possède une influence considérable sur le reste du monde par sa langue, sa culture, son économie, son système politique et son système juridique. Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne (UE), de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), du Groupe des huit (G8), du Groupe des vingt (G20), du Conseil de l'Europe, du Commonwealth of Nations, et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Royaume-Uni.

Naissance d'une Union[modifier | modifier le code]

Alors Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1843.

Les royaumes d'Angleterre et d'Écosse ont cohabité en tant que nations souveraines et indépendantes avec leurs propres monarques et structures politiques depuis le IXe siècle. La principauté indépendante de Galles tomba aux mains des monarques anglais à la suite du Statut de Rhuddlan en 1284. L'Irlande, conquise à partir du XIIe siècle, est un royaume indépendant mais en 1541, Henry VIII devient roi d'Irlande. À partir de l'Union des Couronnes en 1603, le Royaume d'Écosse partagent également le même souverain, mais Angleterre, Écosse et Irlande restent des États distincts. Durant l'interrègne anglais, le Commonwealth d'Angleterre annexe l'Écosse et l'Irlande, mais la situation précédente est restaurée avec la royauté en 1660. La Révolution financière britannique et le développement d'une presse indépendante et de très nombreuses sociétés par action renforcent l'économie anglaise, tandis que l'effondrement de la Compagnie du Darién du financier écossais William Paterson engloutit les économies des Écossais et suscite une grave crise financière. Celle-ci débouche sur l'Acte d'Union (1707), à travers lequel l'Angleterre (incluant le pays de Galles) et l'Écosse deviennent une union politique sous la forme du Royaume de Grande-Bretagne. L'Acte d'Union de 1800 a unifié le Royaume de Grande-Bretagne et le Royaume d'Irlande, qui est lentement tombé sous contrôle anglais entre 1541 et 1691, pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande en 1801. L'indépendance de l'État libre d'Irlande en 1922 a suivi la séparation de l'île d'Irlande deux ans auparavant avec six des neuf comtés de la province d'Ulster restant attachés au Royaume-Uni, ce qui mène donc en 1927 au nom officiel actuel de « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ». Le Royaume-Uni est donc une union de quatre nations (Angleterre, Écosse, pays de Galles et Irlande du Nord) dont la principale est l'Angleterre.

Empire britannique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire britannique.

Le Royaume de Grande-Bretagne (également connu à ses débuts comme les Royaumes Unis de Grande-Bretagne) a joué un rôle important durant le siècle des Lumières, avec une présence forte en philosophie et en sciences ainsi qu'une grande influence dans la tradition théâtrale et littéraire. Tout au long du siècle qui suivit, le royaume a pris une part importante dans le développement des idées occidentales de démocratie parlementaire, avec une remarquable contribution en littérature, en arts et en sciences[réf. souhaitée]. La richesse de l'Empire britannique, comme celle des autres grandes puissances, fut aussi en partie générée par l'exploitation coloniale dont l'industrialisation, après 1750, du commerce d'esclaves, avec la flotte britannique du XVIIIe siècle, la plus imposante à l'époque. Cependant au début du XIXe siècle, la Grande-Bretagne a voté le Slave Trade Act (en) en 1807 et est devenue la première entité politique à avoir aboli durablement le commerce d'esclave.

L'Empire britannique (délimité en rose) en 1897.

Après la Révolution industrielle et la défaite de Napoléon lors des Guerres napoléoniennes, la Grande-Bretagne devint la première puissance mondiale du XIXe siècle. L'Angleterre est la première au monde dans la banque, la sidérurgie, les textile et les chantiers navals. La très forte expansion boursière des années 1840, appelée « railway mania », lui donne la moitié des 9 500 kilomètres de rail européen dès 1845. Ce succès l'amène à exporter la technologie ferroviaire sur les cinq continents. C'est aussi la première nation à vivre un essor rapide de la monnaie de papier grâce à son système bancaire.

À son apogée, l'Empire britannique, incluant le Royaume-Uni et toutes les entités dont il est légalement séparé mais qu'il contrôle, s'étendait sur un tiers des terres émergées et englobait un tiers de la population mondiale. L'Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l'histoire ait connu. On l'appelait communément l’« empire sur lequel le Soleil ne se couche jamais » (The empire on which the sun never sets) ; en effet, on dit qu'il y avait toujours une partie de l'empire où il faisait jour.

Sur tout le XIXe siècle, le pays a joué un rôle prédominant dans le développement de la démocratie parlementaire, en partie par l'émergence d'un système à multiples partis politiques et une expansion du suffrage universel. Le développement des arts et des sciences, avec des personnalités comme Isaac Newton, montre également le rôle moteur du Royaume-Uni dans la construction du patrimoine culturel et scientifique du XVIIIe siècle. À la fin de l'Époque victorienne, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel. La Première Guerre mondiale remet en cause cette domination, au profit des États-Unis, qui ont surpassé le pays en production et en commerce industriel après l'avoir rattrapé au tournant des années 1890, tout comme l'Empire allemand. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximale en 1921. Dès 1925, le Royaume-Uni annonce son retour à l'étalon-or, la livre étant passée à l'automne 1923 de 76 à 91 francs en dix semaines[4]. Cette décision de Winston Churchill, prise sous l'influence d'une "City" qui veut rester première place financière mondiale, est fustigée par l'économiste John Maynard Keynes, car reposant sur la parité d'une livre pour 4,86 dollars, qui pénalise l'industrie britannique[5]. L'indice de la production manufacturière n'atteint que 106 en 1928 en Grande-Bretagne, sur une base 100 en 1913, contre 118 en Allemagne et 139 en France[6].

Les anglais sont ainsi les perdants de la forte expansion des années 1920.

Trois grand pays industriels européens Royaume-Uni Allemagne France
Hausse de la production manufacturière entre 1913 et 1928 6 % 18 % 40 %

Trois phases de l'après-guerre : travaillisme, thatcherisme et blairisme[modifier | modifier le code]

Margaret Thatcher est la première femme Premier ministre de l'histoire du Royaume-Uni.

Après la Seconde Guerre mondiale, le travailliste Clement Attlee est porté au pouvoir par le raz-de-marée électoral de 1945. Au programme, nationalisations des services et création d'un État-Providence, avec le Service national de santé britannique (National Health Service, NHS). À la fin des années 1950, après la décolonisation, le Royaume-Uni perd son statut de superpuissance. Puis Edward Heath (1970-1974) doit affronter la question de l'Irlande du Nord. Dans les années 1970, les travaillistes veulent renégocier les termes de l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE) et doivent limiter les hausses de salaires à moins de 5 % alors que l'inflation dépasse 10 %, provoquant les grèves dures de l'Hiver du mécontentement.

L'objectif majeur de Margaret Thatcher (1979-1990) est de libérer les énergies individuelles[7]. Elle élève les taux d'intérêt, privilégie l'impôt indirect à l'impôt sur le revenu, élève la TVA à 15 %, et réussit à casser une inflation endémique et la puissance des syndicats lors de la longue Grève des mineurs britanniques de 1984-1985. Le système de retraite au Royaume-Uni est réformé en profondeur en 1986. En dix ans, le PIB a augmenté de 20 % et la productivité industrielle de moitié[8]. Les privatisations, s'accompagnent d'une forte désindustrialisation : baisse de 30 % de la main-d'œuvre industrielle et fermeture de 55 000 entreprises de 1979 à 1984[8].

La fin des années 1990 voit l'avènement du travailliste Tony Blair (1997-2007), proche de la City, et qui voit d'abord dans l'Europe un grand marché, soutenant les candidatures de presque tous les pays d'Europe de l'Est et la guerre d'Irak malgré une opinion publique britannique plutôt défavorable[9]. Il démissionne en 2007, pour laisser la place à son ministre des finances Gordon Brown, lui-même battu aux élections de 2010 par le conservateur David Cameron. C'est sous le ministère de ce dernier que se tient un référendum sur l'indépendance de l'Écosse le 18 septembre 2014[10].

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Royaume-Uni.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gouvernement du Royaume-Uni.
Le Palais de Westminster, au cœur de Londres, siège du pouvoir législatif britannique.

Le Royaume-Uni est, comme son nom l'indique, un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est de facto entièrement cérémonial. Celui-ci règne mais ne gouverne pas. Le pouvoir exécutif de cette monarchie parlementaire est exercé, au nom de la Reine, par le Premier ministre (actuellement David Cameron), et les autres ministres du cabinet. Le Premier ministre est nommé par la reine, il n'est pas élu. La reine doit choisir le chef du parti ayant gagné les élections législatives : le gouvernement risque d'être renversé à chaque élection législative. Le cabinet est le gouvernement de Sa Majesté. Comme tout régime parlementaire, ses ministres sont responsables devant le Parlement, qui peut le renverser à tout moment. Le Royaume-Uni est l'un des rares pays du monde actuel où la constitution n'est pas codifiée. Elle est constituée de conventions constitutionnelles et de divers éléments issus de coutumes et de la common law, ensemble que l'on désigne souvent sous la dénomination de loi constitutionnelle britannique mis en place depuis Guillaume le Conquérant (1066).

Le gouvernement britannique est généralement constitué de dix-sept à vingt-trois ministres (actuellement vingt-deux) qui forment, autour du Premier ministre, le cabinet ministériel, à ne pas confondre avec le ministère, qui est la réunion d'une centaine de personnes : les ministres, les secrétaires d'État, les sous-secrétaires d'État et les secrétaires parlementaires privés. Par ailleurs, un phénomène s'accroît de plus en plus en Grande-Bretagne : la solidarité ministérielle. C'est-à-dire que si le Premier ministre engage la responsabilité ministérielle remise en cause par le Parlement, il n'est pas le seul à tomber, ses ministres tombent également.

Aussi, le gouvernement prend part à la procédure législative. En effet, la Chambre des Communes est disposée de telle sorte que le gouvernement fait face, avec sa majorité, à l'opposition. Le gouvernement peut aussi proposer des textes qui seront débattus et votés par la chambre.

Il n'existe pas de loi de séparation entre l'Église et l'état au Royaume-Uni : le monarque est également le chef de l'Église anglicane. Selon l'acte d'établissement de 1701 toujours en vigueur, les catholiques ne peuvent pas accéder au trône et sont interdits de gouverner le Royaume-Uni[11].

Relations extérieures[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni est membre de l'OTAN, de l'Union européenne, du Commonwealth of Nations et du G8. Il est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Il dispose aussi de la dissuasion nucléaire.

En tant que successeur de l'immense Empire britannique, le Royaume-Uni exerce une influence certaine dans le monde, encore renforcée par l'usage extensif de sa langue et sa relation exclusive avec les États-Unis.

Le 30 novembre 2011, son ambassade est saccagée à Téhéran, capitale de l'Iran. Le pays évacue donc son personnel diplomatique en Iran. La communauté internationale condamne l'acte de l'Iran[12].

Systèmes légaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droit britannique.

Le Royaume-Uni a trois systèmes de loi distincts : le droit anglais (English law), qui s'applique à l'Angleterre et au pays de Galles, et le droit nord-irlandais (Northern Ireland law) sont basés sur les principes de common law. Le droit écossais (Scots law) est un système hybride basé sur les principes de droit civil. L'Acte d'Union de 1707 garantit le système des lois séparées pour l'Écosse.

La Chambre des Lords était la plus haute cour pour les cas criminels et civils d'Angleterre, du pays de Galles et d'Irlande du Nord et pour les cas civils seulement en Écosse. Des récents changements de la constitution ont transféré en 2009 les pouvoirs de la Chambre des Lords à la nouvelle Cour suprême du Royaume-Uni.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni est divisé en quatre parties, souvent appelé home nations (nations d’origine) ou nations constitutives. Chaque nation est, quant à elle, divisée par les gouvernements locaux. La reine nomme un lieutenant-lord en tant que représentant personnel de différentes zones spécifiques à travers le royaume. Le tableau suivant dresse brièvement une description des quatre nations constituantes :

Nation Capitale Population
(2012)
Superficie
Drapeau de l'Angleterre Angleterre Londres 53 493 700 130 395 km2
Écosse Écosse Édimbourg 5 313 600 78 782 km2
Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles Cardiff 3 074 100 20 779 km2
Drapeau de l'Irlande du Nord Irlande du Nord Belfast 1 823 600 13 843 km2

Note : les territoires d'outre-mer sont des territoires qui sont sous la souveraineté et le contrôle formel du Royaume-Uni mais qui ne sont pas une partie du Royaume proprement dit.

Ni l'île de Man, ni les bailliages de Jersey et de Guernesey ne font partie du Royaume-Uni ; ce sont des dépendances de la Couronne britannique.

Territoires britanniques d'outre-mer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Territoire britannique d'outre-mer.

Les territoires britanniques d'outre-mer (British Overseas Territories, en anglais) sont quatorze territoires se trouvant sous la souveraineté et le contrôle formel du Royaume-Uni mais n'étant pas une partie du Royaume proprement dit (Grande-Bretagne et Irlande du Nord). Ces anciennes colonies ont choisi de rester territoire britannique.

Drapeau Nom du territoire Capitale Population Superficie Statut Localisation Observations Monnaie
Flag of Anguilla.svg Anguilla The Valley 12 800 (2002)
102 km² Self-governing Antilles Dollar de la Caraïbe orientale
Flag of Bermuda.svg Bermudes Hamilton 65 773 (2006)
53,3 km² Self-governing Au large des États-Unis, à l'Est Dollar des Bermudes
Flag of the Cayman Islands.svg Îles Caïmans George Town 44 270 (2005)
260 km² Self-governing Antilles Dollar des îles Caïmans
Flag of Gibraltar.svg Gibraltar Gibraltar 27 884 (2005)
6,5 km² Self-governing Sud de l'Espagne Revendiqué par l'Espagne. Livre de Gibraltar
Flag of the British Virgin Islands.svg Îles Vierges britanniques Road Town 21 730 (2003)
153 km² Self-governing Antilles Dollar américain
Flag of the Falkland Islands.svg Îles Malouines Port Stanley 2 967 (2003)
12 173 km² Amérique du Sud Revendiquées par l'Argentine. Livre des îles Malouines
Flag of Montserrat.svg Montserrat Plymouth 9 341 (2005)
102 km² Self-governing Antilles Plymouth est abandonnée depuis 1995. La capitale de fait est Brades. Dollar de la Caraïbe orientale
Flag of the British Indian Ocean Territory.svg Territoire britannique de l'océan Indien - 4 000[13] (2004)
60 km2[13] Archipel des Chagos[13]
(océan Indien)
Bail des États-Unis jusqu'en 2016 sur Diego Garcia avec une base militaire, revendiqué par Maurice[13] et les Seychelles[14]. Dollar américain
Flag of the Pitcairn Islands.svg Îles Pitcairn Adamstown 67 (2006)
47 km² Sud du Pacifique Dollar néo-zélandais
Flag of Saint Helena.svg Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha Jamestown 7 367 (2003)
410 km² Sud de l'Atlantique Livre de Sainte-Hélène
Flag of the Turks and Caicos Islands.svg Îles Turques et Caïques Cockburn Town 19 956 (2004)
497 km² Self-governing Antilles Dollar américain
Flag of the United Kingdom.svg Akrotiri et Dhekelia Cantonnement d'Episkopi 14 500 (2006)
254 km² Enclave sur l'île de Chypre Usage militaire uniquement Euro
Flag of South Georgia and the South Sandwich Islands.svg Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud King Edward Point ~200 (2006)
4 190 km² Atlantique Sud Revendiquées par l'Argentine Livre Sterling
Flag of the British Antarctic Territory.svg Territoire britannique de l'Antarctique Rothera entre 50 et 400 1 395 000 km² Antarctique Régi par le traité de l'Antarctique, contesté par l'Argentine et le Chili Livre Sterling

Ensemble, ils couvrent une superficie d'environ 1 728 000 km2 et une population d'environ 260 000 personnes[15].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Royaume-Uni.
Le Ben Nevis est le plus haut point du Royaume-Uni.

La majeure partie de l'Angleterre a un relief très varié hormis le Nord et dans la péninsule de Cornouailles. Les deux principales rivières sont la Tamise (346 kilomètres) et la Severn (354 km) qui est le plus long cours d'eau du Royaume-Uni. Près de la ville de Douvres (Dover, en anglais), le tunnel sous la Manche relie la Grande-Bretagne à la France.

Il n'existe pas de sommet en Angleterre dépassant les mille mètres d’altitude ; le point culminant anglais, le Scafell Pike, culmine à 978 mètres d'altitude dans le Lake District, en Cumbrie.

La géographie de l’Écosse est variée, avec ses lowlands du Sud et ses highlands dans le Nord et l'Ouest – incluant le Ben Nevis (1 344 m), point culminant du Royaume-Uni (pourtant dépassé par le mont Paget (2 934 m), en Géorgie du Sud, point culminant des territoires d'outre-mer du Royaume-Uni).

On y trouve de longs et profonds bras de mer qui s'enfoncent dans les terres. L'Écosse possède près de huit cents îles, se situant pour la plupart dans l'Ouest et dans le Nord du pays, notamment les Hébrides, les Orcades (Orkney Islands) et les Shetland. Bien qu'Édimbourg soit la capitale, riche d'un bel héritage historique et architectural, la ville principale est Glasgow.

Le pays de Galles (Cymru, en gallois) demeure en majorité un terrain montagneux. Son point culminant, le mont Snowdon (Yr Wyddfa) culmine à 1 085 mètres. Cardiff (Caerdydd), capitale galloise depuis 1955, se situe dans le Sud. La plupart des populations se trouvent dans le Sud, notamment dans les villes telles que Swansea, Newport et Cardiff. La plus grande ville du Nord est Wrexham.

L'Irlande du Nord fait partie du patrimoine du Royaume-Uni. Lough Neagh est le plus grand lac de Royaume-Uni avec ses 388 km2. Le lac est situé à peu près à trente kilomètres au sud-ouest de Belfast. Le Slieve Donard est le plus haut sommet d'Irlande du Nord, et culmine à 849 mètres.

Au total, on estime que le Royaume-Uni possède près d'un millier d'îles ; huit cents pour la seule Écosse. La plupart de ces îles sont naturelles mais certaines ont été créées artificiellement à l'aide de pierres et de bois.

À titre comparatif, le Royaume-Uni possède une superficie proche de celle de la Roumanie, de l'Équateur, du Ghana ou de l'Ouganda.


Londres
Londres
Birmingham
Birmingham
Glasgow
Glasgow

Ville Division administrative Hab. Ville Division administrative Hab.

Liverpool
Liverpool
Édimbourg
Édimbourg
Leeds
Leeds

1 Londres Londres 7 744 942 11 Leicester Midlands de l'Est 296 594
2 Birmingham Midlands de l'Ouest 1 016 800 12 Bradford Yorkshire-et-Humber 278.984
3 Glasgow Glasgow 578 776 13 Coventry Midlands de l'Ouest 267 775
4 Sheffield Yorkshire-et-Humber 551 800 17 Stoke-on-Trent Midlands de l'Ouest 249 086
5 Liverpool Angleterre du Nord-Ouest 452 773 14 Kingston-upon-Hull Yorkshire-et-Humber 265 615
6 Édimbourg Édimbourg 451 851 15 Belfast Belfast 258 659
7 Leeds Yorkshire-et-Humber 440 954 16 Plymouth Angleterre du Sud-Ouest 253 188
8 Bristol Angleterre du Sud-Ouest 422 150 18 Derby Midlands de l'Est 247 530
9 Manchester Angleterre du Nord-Ouest 396 322 19 Wolverhampton Midlands de l'Ouest 246 236
10 Cardiff Galles du Sud 316 793 20 Nottingham Midlands de l'Est 240 373
Estimations pour 2010[16]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Royaume-Uni.
Représentation graphique des exportations en provenance du Royaume-Uni dans 28 catégories de couleurs.

Le Royaume-Uni est la septième économie mondiale en 2012, avec un produit intérieur brut (PIB) de 2 480 milliards de dollars, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, la France et le Brésil. Il était la sixième puissance économique mondiale en 2008, derrière la France[17]. En classement par PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA), le Royaume-Uni est le huitième pays, devant la France[18]. La ville de Londres est un centre majeur économique et commercial du niveau de mégapoles telles que New York ou Tokyo. Pendant vingt-cinq ans, l'économie britannique s'est vue être désignée par certains depuis les années 1980 comme le modèle anglo-saxon s'appuyant notamment sur les principes de libéralisme, de marché libre et de faible taxation.

Les Britanniques furent les premiers à entrer dans l'ère de la Révolution industrielle en développant notamment, comme la plupart des pays en voie d'industrialisation à l'époque, des industries lourdes telles que la construction navale, l'industrie minière, la production d'acier et le textile. Le Royaume a créé un marché outre-mer des produits britanniques lui permettant de dominer le marché international durant le XIXe siècle. Cependant, tant du fait de l'industrialisation des autres pays que de la perte d'emplois dans l'agriculture, le Royaume-Uni a vu son avance économique diminuer par rapport aux autres. En conséquence, l'industrie lourde a lentement décliné tout au long du XXe siècle. Pour autant, le secteur tertiaire, lui, s'est sensiblement développé et pèse maintenant près de 73 % du PIB britannique.

Le secteur tertiaire du Royaume-Uni est dominé par les services financiers, en particulier dans les domaines de la banque et de l'assurance. Londres est le plus grand centre financier du monde, en particulier grâce à la Bourse de Londres, au London International Financial Futures and options Exchange et au Lloyd's of London tous situés dans la City, grossièrement équivalent à La Défense de Paris. La capitale possède aussi la plus forte concentration de sièges de banques étrangères. Durant ces dernières décennies, un centre financier sur les rives de la Tamise s'est développé dans le quartier des Docklands qui a ensuite accueilli les bureaux des banques HSBC et Barclays. Il existe un certain nombre de multinationales non-basées au Royaume-Uni, ayant choisi pour siège social européen ou étranger Londres ; par exemple le premier groupe financier du monde, Citigroup. Notez aussi qu'Édimbourg possède d'importants centres financiers.

Le tourisme représente une part majeure de l'économie britannique : avec plus de vingt-sept millions de touristes par an, le Royaume-Uni est la sixième destination touristique mondiale.

Gratte-ciels de la City (premier plan à gauche) et de Canary Wharf (arrière-plan à droite), symboles de la puissance économique de la capitale britannique.

Le secteur secondaire a, quant à lui, amplement diminué depuis la Seconde Guerre mondiale. Il constitue encore, néanmoins, une part importante de l'économie britannique. L'industrie britannique des moteurs en représente une partie majeure, bien diminuée néanmoins depuis l'effondrement de MG Rover. La production d'avions civils et militaires, dirigée par la plus grosse firme aérospatiale du Royaume-Uni : BAE Systems et l'européen EADS (dirigeant d'Airbus). Rolls-Royce détient une part très significative du marché mondial des moteurs aérospatiaux. L'industrie chimique et pharmaceutique est, elle aussi, puissante avec les seconds et sixièmes plus grands noms de l'industrie pharmaceutique dans le monde : respectivement GlaxoSmithKline et AstraZeneca, tous deux basés au Royaume-Uni.

L'industrie « créative » (art, cinéma, mode, design, etc.) représentait 7,3 % du PNB et a monté d'en moyenne 5 % par an entre 1997 et 2004.

Le secteur agricole représente lui seulement 0,9 % du PIB. À cause du climat, l'agriculture ne couvre que la moitié des besoins alimentaires et est éclaboussée par des scandales (vache folle, fièvre aphteuse).

Le Royaume-Uni possède d'importantes richesses énergétiques : charbon, gaz, pétrole, etc., bien que ces deux dernières soient en diminution. La production d'énergie primaire est responsable de 10 % du PIB britannique, une part bien plus importante que la majorité des pays industrialisés.

La monnaie du Royaume-Uni est la livre sterling (en anglais pound sterling) représentée par le symbole « £ ». La Banque d'Angleterre est la banque centrale qui gère notamment la fabrication des pièces et billets. Les banques en Écosse et Irlande du Nord se réservent le droit de mettre en circulation leurs propres billets, à condition toutefois de maintenir un nombre suffisant de billets de la Banque d'Angleterre en réserve pour couvrir la mise en circulation. Le Royaume-Uni a préféré ne pas adopter l'euro lors du lancement de cette monnaie en 1999 bien que le gouvernement ait prévu de tenir un référendum pour décider de l'adoption de la monnaie si « cinq tests économiques » se révèlent concluants. L'opinion britannique est toujours contre même si elle a récemment montré un intérêt grandissant puis redescendant quant à son adoption.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie du Royaume-Uni.

Population[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2014, la population du Royaume-Uni est de 64 308 261 habitants, soit la troisième de l'Union européenne après l'Allemagne et la France. La croissance démographique s'est accélérée au cours des dernières années en raison de l'immigration mais aussi à une hausse de la natalité et une plus haute espérance de vie. Près d'un quart des Britanniques vivent dans le Sud prospère de l'Angleterre et sont principalement une population urbaine avec un nombre estimé à 8,2 millions d'habitants rien que pour la capitale londonienne.

Immigration et ethnicité[modifier | modifier le code]

Le recensement établi en 2011[19] comptabilise les différentes ethnies peuplant le Royaume-Uni ainsi :

Groupe ethnique Population Pourcentage
Blancs 55 010 359 87,1 %
Asiatiques, dont :
- Indiens
- Pakistanais
- Bangladeshis
- Chinois
- Autres asiatiques
4 373 339
1 451 862
1 174 983
451 529
433 150
861 815
7,0 %
2,3 %
1,9 %
0,7 %
0,7 %
1,4 %
Noirs 1 904 684 3,0 %
Métis 1 250 229 2,0 %
Autres (dont Arabes) 580 374 0,9 %

L'immigration, de nos jours, provient principalement des pays qui formaient jadis l'Empire britannique, notamment l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni a absorbé une immigration substantielle dont les trois principales origines des flux est l'Europe, l'Afrique et l'Asie du Sud. En 2011, près de 12,9 % de la population au Royaume-Uni s'identifiait en tant que minorité ethnique. Dans certaines villes, le pourcentage de groupes ethniques est conséquent : 40,1 % pour Londres, 34,4 % à Birmingham et 39,5 % à Leicester.

Il existe aussi au Royaume-Uni un flux d'émigration avec environ 0,5 million de Britanniques vivant à l'étranger. Un autre demi-million vit ou travaille à l'étranger sur une certaine période de l'année, notamment en Australie et en Espagne.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion au Royaume-Uni.

Selon le recensement de 2011[20], les habitants de l'Angleterre et du pays de Galles se déclaraient à 59,3 % chrétiens, 25,1 % sans religion, 4,8 % musulmans, 1,5 % hindous, 0,8 % sikhs, 0,5 % juifs et 0,4 % bouddhistes. Le christianisme se partage entre l'anglicanisme principalement en Angleterre, le presbytérianisme, le méthodisme et le catholicisme en Écosse, au pays de Galles et en Irlande du nord.

Seul un sujet de confession anglicane peut accéder au trône de la monarchie britannique, constituant en cela une forme de discrimination vis-à-vis des autres religions[21]. Selon l'acte d'établissement de 1701, il est interdit aux catholiques de gouverner le Royaume-Uni[11]. Cette loi est toujours en vigueur de nos jours.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Royaume-Uni.

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système éducatif britannique.

Le Royaume-Uni possède aussi un système d'éducation semi-public très étendu et développé. Le pays possède certains des établissements d’enseignement supérieur les plus influents et réputés au monde, en particulier l'université d'Oxford et l'université de Cambridge (Oxbridge), mais aussi le University College de Londres (UCL) et l'Imperial College London. En 2007 on comptait 112 universités et university colleges... Le taux d'alphabétisation s'élève à 99 % et l'école y est obligatoire dès cinq ans jusqu’à l'âge de seize ans (quinze pour les natifs fin juillet ou août).

Science[modifier | modifier le code]

En 2006, le Royaume-Uni est la zone où la recherche est la plus productive après les États-Unis[réf. nécessaire]. Le pays forme un grand nombre de scientifiques et d'ingénieurs. On attribue aux britanniques des découvertes scientifiques telles que l'hydrogène, l'oxygène, la gravité, les électrons, la structure ADN et des inventions comme la télévision, le vélo moderne, l'ordinateur. Le Royaume-Uni fut aussi le premier pays à introduire la radio publique en continu, un système de transport public par rails et un réseau de radar civil et militaire entièrement opérationnel.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature anglaise.
Charles Dickens, auteur du célèbre roman Oliver Twist

Les pays composant le royaume ont donné de grands et remarquables écrivains et poètes. William Shakespeare, qui a écrit de nombreuses pièces de théâtre, est considéré comme le plus grand auteur de langue anglaise (on parle de « la langue de Shakespeare » à propos de l'anglais).

On note parmi les auteurs anglais Geoffrey Chaucer (1343-1400), William Shakespeare (1564-1616), Samuel Taylor Coleridge (1772-1834), Jane Austen (1775-1817), Percy Bysshe Shelley (1792-1822), John Keats (1795-1821), William Makepeace Thackeray (1811-1863), Charles Dickens (1812-1870), la famille Brontë, George Eliot (1819-1880), Lewis Carroll (1832-1898), Robert Muchamore, Anthony Trollope, George Meredith, George Orwell, William Wordsworth, Alfred Tennyson, Robert Browning, Elizabeth Barrett Browning, Dame Agatha Christie, T. S. Eliot, Virginia Woolf, Wilfred Owen, J. K. Rowling, J. R. R. Tolkien, Ian Fleming et Douglas Adams.

Parmi les auteurs du pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande du Nord, il y a Robert Burns, Dylan Thomas, Sir Walter Scott, Sir Arthur Conan Doyle, Robert Louis Stevenson, Iain Banks, Muriel Spark, Irvine Welsh, Ken Follett, C. S. Lewis ou encore Colin Bateman.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma britannique.

Le cinéma britannique a longtemps influencé le développement du cinéma avec par exemple les Studios Ealing affirmant être les plus vieux existants. Malgré une histoire riche de succès, l'industrie est caractérisée par des débats incessants concernant son identité et l'influence du cinéma américain et européen. On compte parmi les plus célèbres productions :

Musique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Musique britannique et Rock britannique.

Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, tels l'Orchestre symphonique de la BBC, l'Orchestre philharmonique de Londres, l'Orchestre philharmonique royal et surtout l'Orchestre symphonique de Londres, conduit par Valeri Guerguiev.

Le pays a énormément contribué au développement de la musique rock, particulièrement durant les années 1960, 1970 et première moitié des années 1980. Plus précisément, la pop/pop-rock (The Beatles, Cliff Richard, Rod Stewart, Phil Collins, Chris Rea, Sting, Sade (groupe), le rhythm and blues (The Animals, Manfred Mann) le rock 'n' roll (The Shadows, The Rolling Stones, The Who), le rock psychédélique (Barclay James Harvest) le blues rock (The Yardbirds, Eric Clapton, Jeff Beck), le folk rock (Cat Stevens, Donovan, Fairport Convention), le garage rock (The Kinks), le hard rock (Led Zeppelin, Deep Purple), le glam rock (Queen, David Bowie), le boogie rock (Status Quo), le rock progressif (Pink Floyd, Genesis, Yes, Electric Light Orchestra, Emerson, Lake and Palmer, The Moody Blues, Kate Bush, King Crimson, Supertramp, Jethro Tull, Procol Harum, Gentle Giant, Camel), le heavy metal (Black Sabbath, Judas Priest, Motörhead puis la New Wave of British Heavy Metal (Iron Maiden, Saxon, Def Leppard)), le punk rock (Sex Pistols, The Clash) et la new wave (The Police, Talk Talk, Depeche Mode, Erasure, The Cure, Tears for Fears, Simple Minds).

Plus récemment, le Royaume-Uni a contribué à l'expansion de genres tels que le rock alternatif, la techno la house music, le metalcore, la musique électronique, la pop moderne, le R'n'B contemporain ainsi que d'autres. Parmi les artistes britanniques récents les plus connus, il y a The Babyshambles, Arctic Monkeys, Muse, Coldplay, Blur, Oasis, The Libertines, Jamiroquai, Radiohead, les Spice Girls, Mika, Elton John, Adele ou encore les One Direction.

Média[modifier | modifier le code]

Principal groupe de média, la BBC est une société publique de production et de diffusion de programmes de radio et de télévision. Elle a acquis, notamment par ses reportages, une réputation de très grande qualité, ainsi qu'en attestent de nombreuses récompenses internationales.

Les principales chaînes de télévision sont BBC One, BBC Two, ITV1, Channel 4 et Five.

La radio est dominée par BBC Radio dont les deux principales stations sont BBC Radio 2 (station généraliste, qui est la radio la plus écoutée au Royaume-Uni, avec 13,7 millions d'auditeurs hebdomadaires) et BBC Radio 1 (station musicale).

Dans la presse écrite quotidienne généraliste on peut diviser les journaux en deux catégories, ceux dits de qualité, d'autres plus populaires types tabloïds, journaux à ragots. Dans la première catégorie on trouve The Daily Telegraph, The Guardian, The Independent, The Times. En tête de la presse à sensation The Sun est le quotidien de langue anglaise le plus diffusé au monde (1/4 du marché britannique). La plupart des quotidiens ont une édition de fin de semaine plus fournie avec de nombreux cahiers et suppléments.

Sport[modifier | modifier le code]

Les règles actuelles du football, du rugby, du hockey, du bandy, du shinty, du cricket, du rounders, du stoolball, du polo, du water-polo, du netball, de la boxe, du golf, du tennis, du tennis de table, du badminton, du squash et d'autres ont été codifiées au Royaume-Uni.

Le sport le plus populaire est le football. Le Royaume-Uni ne joue pas en tant que nation, chaque pays possède sa propre équipe : pays de Galles, Écosse, Irlande du Nord, Angleterre. On note de nombreux clubs renommés tels que Manchester United, Liverpool, Chelsea, Arsenal, et Newcastle United pour l'Angleterre ; le Celtic et les Rangers pour l’Écosse.

La plupart des équipes du Royaume-Uni se nomment « équipe de Grande-Bretagne », comme l'Équipe de Grande-Bretagne de Coupe Davis ou l'Équipe de Grande-Bretagne de basket-ball.

En cyclisme, le vainqueur du Tour de France 2012 est le britannique Bradley Wiggins.

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an New Year's Day Le premier jour de la nouvelle année est férié partout
2 janvier Deuxième jour de l'an January 2nd Holiday Le deuxième jour de la nouvelle année est férié en Écosse seulement
17 mars Saint-Patrick St. Patrick's Day Jour férié en Irlande du Nord seulement
Vendredi avant le dimanche de Pâques
(cf. calcul de la date de Pâques).
Vendredi saint Good Friday Crucifixion de Jésus
Lundi suivant le dimanche de Pâques. Lundi de Pâques Easter Monday Résurrection de Jésus (pas en Écosse)
Premier lundi de mai 1er mai May Day Traditionnellement 1er mai
Dernier lundi de mai ou premier lundi de juin Jour férié du printemps Spring Bank Holiday Traditionnellement Pentecôte
12 juillet Bataille de la Boyne Battle of the Boyne / Orangemen's Holiday Jour férié (en Irlande du Nord seulement)
Premier lundi d'août Jour férié de l'été Summer Bank Holiday Jour traditionnel (en Écosse seulement)
Dernier lundi d'août Jour férié de l'été Summer Bank Holiday Jour traditionnel (pas en Écosse)
25 décembre Noël Christmas Day Naissance de Jésus
26 décembre Lendemain de Noël/Boxing Day Boxing Day L'origine du nom est incertaine, mais il pourrait se référer à l'ouverture des boîtes (boxes en anglais) contenant des cadeaux, le don de cadeaux en boîtes aux commerçants en guise de remerciement pour un service fiable, cadeaux donnés aux domestiques des ménages qui avaient droit à un jour de congé pour visiter leur famille ou peut être l'ouverture des boîtes de quête des églises de distribuer l'aumône aux pauvres. Certains pensent qu'elle se réfère au sport de la boxe, bien que cela soit peu probable.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Une des plus anciennes monarchies du monde.
  • Premier pays à émettre des timbres postaux en 1840 avec le Penny Black.
  • Fait partie du monde anglo-saxon et du Commonwealth
  • Le format de la date est JJ/MM/AA (exemple : 24/03/87) ou 24 March 1987. On écrit aussi 24th March 1987 (comprendre : 24e (jour) de mars) lorsque la date est écrite littérairement
  • L'heure s'écrit généralement en format 12 heures, c’est-à-dire avec am (Ante Meridiem qui signifie en latin « avant midi ») et pm (Post Meridiem soit « après midi »). Le format 24 heures est cependant utilisé dans quelques documents officiels, pour les horaires et par les militaires. Noter qu'on utilise parfois un point au lieu de deux petits points > 8:00pm ou 8.00pm
  • Les décimales sont séparées par un point (le français utilise une virgule) et les milliers par une virgule (une espace en français). Pour illustrer : 60,3 en français donne 60.3 en anglais. 25 000 en français s'écrit 25,000 en anglais.
  • Tension et fréquence électrique : 240 V (+10 % / -6 %), 50 Hz

Attention, pour certains pays comme la France, l'utilisation d'un adaptateur pour les prises de courant est obligatoire.

Noms officiels et symboles[modifier | modifier le code]

Noms officiels[modifier | modifier le code]

Le nom officiel du Royaume-Uni est :

  • Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord[22] en français
  • United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, en anglais

Aussi, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires reconnaît le gallois, le gaélique écossais, l'irlandais, le cornique et le scots comme langues régionales du Royaume-Uni respectivement nommé ainsi :

  • Teyrnas Unedig Prydain Fawr a Gogledd Iwerddon en gallois
  • An Rìoghachd Aonaichte na Breatainn Mhòr agus Eirinn a Tuath en écossais
  • Ríocht Aontaithe na Breataine Móire agus Thuaisceart Éireann en irlandais
  • An Rywvaneth Unys a Vreten Veur hag Iwerdhon Glédh en cornique
  • Unitit Kinrick o Great Breetain an Northren Ireland en scots

Symboles[modifier | modifier le code]

Drapeau Régions Saint Patron Symbole
Flag of England.svg Angleterre Saint Georges Rose
Flag of Scotland.svg Écosse Saint André Chardon
Flag of Wales 2.svg Pays de Galles Saint David Poireau/Jonquille
St Patrick's saltire.svg Irlande du Nord Saint Patrick Trèfle/Lin cultivé
  • L'hymne national est God save the Queen ou God save the King lorsque le monarque est un homme. Cependant le véritable nom est God save the King.
  • Britannia est la personnification du Royaume-Uni donnée durant l'occupation romaine du Sud et du centre de la Grande-Bretagne. Elle est symbolisée par une jeune femme avec des cheveux soit châtains, soit blonds, coiffée d'un casque corinthien et d'une robe blanche. Elle possède un trident de Poséidon et un bouclier arborant le drapeau britannique. On la décrit parfois montant un lion. Britannia est souvent associée à la puissance maritime comme dans le chant patriotique : Rule, Britannia!.
  • Le lion est aussi symbole du Royaume-Uni et est présent dans les armes royales du Royaume-Uni. On en trouve un derrière Britannia sur les pièces de 50 pence et un autre est couronné sur celle de 10 pence. Les armoiries d'Angleterre sont « de gueules à trois léopards d'or », c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur d'où le lion comme emblème de l'équipe nationale de football anglaise et son célèbre hymne de football Three Lions. Les armoiries de l'Écosse ainsi que l'étendard royal d'Écosse présentent eux aussi un lion.
  • On retrouve aussi le bulldog associé à Winston Churchill et sa féroce opposition à l'Allemagne nazie.
  • La Grande-Bretagne, en particulier l'Angleterre, est souvent personnifiée à travers le personnage de John Bull, équivalent de l'Oncle Sam américain.
  • Les vieux paysages britanniques, et particulièrement certains de ses éléments distinctifs comme le chêne et la rose, ont longtemps servi pour la représentation visuelle de l'identité britannique. La rose rouge est l'emblème à la fois de l'équipe d'Angleterre de rugby à XV et de la Rugby Football Union.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au Royaume-Uni, certaines autres langues ont été officiellement reconnues en tant que langues régionales d'après la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Dans chacune de ces langues, le nom officiel du Royaume-Uni est :
    • Gallois : Teyrnas Unedig Prydain Fawr a Gogledd Iwerddon
    • Écossais : An Rìoghachd Aonaichte na Breatainn Mhòr agus Eirinn a Tuath
    • Irlandais : Ríocht Aontaithe na Breataine Móire agus Tuaisceart na hÉireann
    • Scots : Unitit Kinrick o Great Breetain an Northren Ireland
    • Cornique : An Rywvaneth Unys a Vreten Veur hag Iwerdhon Glédh
  2. PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  3. PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  4. "1900-2000, un siècle d'économie", page 119, aux Éditions Les Échos, coordonné par Jacques Marseille
  5. "1900-2000, un siècle d'économie", page 438, aux Éditions Les Échos, coordonné par Jacques Marseille
  6. "Histoire du XXe siècle: 1ères et terminales agricoles", par Florence Cattiau, Maryse Chabrillat, Annie Constantin, Christian Peltier, Gwenaëlle Lepage, chez Educagri Éditions, 2001 [1]
  7. Roland Marx, La Grande-Bretagne depuis 1945, op. cit., p. 52.
  8. a et b Roland Marx, La Grande-Bretagne depuis 1945, op. cit., p. 56.
  9. « Guerre en Irak : le gouvernement américain contre l'opinion », enquête Ipsos, 7 février 2003.
  10. Grande-Bretagne et Écosse : deux référendums vus d’Irlande, Fabien Aufrechter, Le Journal International, 13 Septembre 2014
  11. a et b « Acte d'établissement de 1701 », sur constitution-du-royaume-uni.org,‎ 1701 : « il a été également promulgué, que toute personne qui était alors ou est devenue par la suite réconciliée avec l’Église de Rome, ou communierait selon le rite de l’Église de Rome, ou prétendrait être de confession papiste, ou épouserait un papiste, devrait être exclue et être pour toujours incapable d’hériter, de posséder ou de jouir de la Couronne et du gouvernement de ce royaume »
  12. http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/iran-apres-le-saccage-de-son-embrassade-le-royaume-uni-evacue-6850107.html
  13. a, b, c et d (en) « The World Factbook - British Indian Ocean Territory » (consulté le 8 février 2010).
  14. (en) « The World Factbook - Seychelles » (consulté le 8 février 2010).
  15. http://www.fco.gov.uk/en/travel-and-living-abroad/travel-advice-by-country/country-profile/
  16. « Reino Unido - las ciudades más importantes », World Gazetteer.com (consulté le 26 avril 2010)
  17. et septième en 2009, derrière l'Italie, depuis que la parité de change euro/livre a fortement changé en 2008 (la livre sterling s'est fortement dépréciée par rapport à l'euro, atteignant un point bas sur dix ans), la France est passée devant le Royaume-Uni. Ce classement est donné par le directeur du National Institute of Economic and Social Research, institut de recherches britannique (en) cité par le Financial Times le 11 janvier 2008.
  18. « classement PIB PPA », sur CIA factbook (consulté le 07 décembre 2012)
  19. (en)2011 Census: KS201UK Ethnic group, local authorities in the United Kingdom ONS
  20. (en) United Kingdom Census 2011, « Religion, local authorities in England and Wales » [xls], sur Office for National Statistics,‎ 27 mars 2011 (consulté le 23 octobre 2013)
  21. « Révolution de la monarchie britannique : demain, une reine catho sur le trône ? », Atlantico,‎ 19 septembre 2011 (lire en ligne)
  22. La graphie « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande-du-Nord », avec quatre traits d'union, est plus conforme à la tradition française de marquer l’unité d’une entité administrative ou politique, française ou étrangère, par des traits d’union entre les différents éléments du nom (« Pays-Bas », « Grande-Bretagne», « Bouches-du-Rhône »…).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Cottret, Histoire de l'Angleterre. De Guillaume le Conquérant à nos jours, Paris, Tallandier, janvier 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]