Belfort

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Belfort
Le lion de Belfort, au pied de la citadelle.
Le lion de Belfort, au pied de la citadelle.
Blason de Belfort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort (préfecture)
Arrondissement Belfort (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 5 cantons
Intercommunalité Agglomération Belfortaine
Maire
Mandat
Damien Meslot (UMP)
2014-2020
Code postal 90000
Code commune 90010
Démographie
Gentilé Belfortains
Population
municipale
50 128 hab. (2011)
Densité 2 931 hab./km2
Population
aire urbaine
113 507 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 17″ N 6° 51′ 46″ E / 47.637942, 6.86281347° 38′ 17″ Nord 6° 51′ 46″ Est / 47.637942, 6.862813  
Altitude Min. 354 m – Max. 650 m
Superficie 17,10 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-belfort.fr

Belfort (prononcé [belˈfɔːʁ ][1]) est une commune française située au nord-est de la région Franche-Comté. Chef-lieu du Territoire de Belfort et un des pôles de l'espace métropolitain Rhin-Rhône, la commune comptait 50 128 habitants en 2011 pour une aire urbaine en totalisant 113 507 en 2011.

Établie dans la trouée de Belfort, la cité est implantée sur une importante voie de communication où les premières activités humaines se manifestent dès la Préhistoire. Cet emplacement particulier joue un rôle important tout au long de son histoire, notamment au XIVe siècle, quand la cité est connue sous le nom de Bellumfortum. Cette situation stratégique au cœur de la trouée de Belfort a fait d'elle une place forte militaire et une cité de garnison aux frontières des mondes rhénan et rhodanien.

Historiquement, elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace qui correspond aux actuels départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du Territoire de Belfort ainsi que le territoire de Landau en Allemagne. La ville a toujours fait partie de l'espace linguistique francophone à l'instar des vallées welches d'Alsace. Après l'annexion de l'Alsace-Moselle de 1871 à 1918 par l'Empire allemand, l'actuel Territoire de Belfort, alors dénommé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin », seule partie d'Alsace à n'avoir pas été annexée, demeure détaché puis accède au statut de département en 1922. Le décret du 2 juin 1960 portant sur l'harmonisation des circonscriptions administratives le rattache à la région Franche-Comté plutôt qu'à la région Alsace, décision confirmée en 1982 avec les lois sur la décentralisation qui donnent aux régions françaises le statut de collectivités territoriales.

Ses habitants sont appelés les Belfortains.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville se situe dans la trouée de Belfort, délimitée au nord par le massif des Vosges et au sud par le massif du Jura. Voie de communication importante entre monde rhénan et monde rhodanien, elle est traversée par l'autoroute A36, la route nationale N19, les voies ferrées Paris-Mulhouse, Strasbourg-Lyon et la LGV Rhin-Rhône, ainsi que par le canal de la Haute-Saône reliant la ville au canal du Rhône au Rhin.

La ville de Belfort et son Territoire se situent dans l'extrême nord-est de la région Franche-Comté[2], dans une zone frontalière. En effet, l'agglomération belfortaine se situe par la route à moins de 25 km de la frontière suisse et à environ 60 km de la frontière allemande. La ville est ainsi proche des villes de Bâle et Fribourg-en-Brisgau. À vol d'oiseau, Belfort est distante de 360 km de Paris, 260 km de Lyon et 120 km de Strasbourg[Note 1].

À l'échelle régionale et par les voies de communication, Belfort est à 36 km de Mulhouse, 65 km de Bâle, 70 km de Colmar, 90 km de Besançon, 95 km de Fribourg-en-Brisgau, 150 km de Strasbourg et 170 km de Dijon, aux portes de l'Alsace, de la Lorraine, de l'Allemagne et de la Suisse. Sa distance avec la capitale est de 500 km par l'autoroute[Note 1].

La ville se situe sur un axe structurant européen dit « Rhin-Rhône[3] », voie de communication entre Mer du Nord et Méditerranée, Europe du Nord et Europe du Sud.

Communes limitrophes de Belfort
Cravanche, Évette-Salbert Valdoie Offemont, Denney
Essert Belfort Pérouse
Bavilliers Danjoutin

Topographie[modifier | modifier le code]

La trouée de Belfort est le passage le plus aisé entre la plaine d'Alsace et le bassin du Rhône. Le site de la ville est entouré de plusieurs collines (de l'est au nord dans le sens des aiguilles d'une montre) : le mont de la Miotte, le mont Justice, le mont des basses Perches, le Haut du Mont et le mont Salbert. Le mont Rudolphe sur la commune d'Offemont est limitrophe de la ville. Les monts de la Miotte, du Salbert, des Hautes, Basses Perches et Rudolphe sont des sites fortifiés. Les terres, sur lesquelles Belfort est bâti aujourd'hui, sont relativement planes, d'une altitude variant entre 345 et 400 mètres.

 phtographie représentant Belfort vue de la Miotte, de nuit.
Belfort vue de la Miotte, de nuit.
Belfort vue de la Miotte, de jour.
Panorama vu du sommet du Salbert.

Géologie[modifier | modifier le code]

La ville présente une situation notable d'un point de vue géologique, puisqu'elle est située à cheval sur le sud du massif des Vosges (mont du Salbert) et sur le nord du massif du Jura (monts de la Justice, de la Miotte, des hautes et basses Perches). Elle se situe à l'extrémité sud de la faille géologique du fossé rhénan. Les sols de la ville sont constitués de roches issues de ces massifs : le grès des Vosges, datant du Trias moyen et les calcaires jurassiens du Jurassique. Des alluvions plus récentes ont été déposées par les cours d'eau dont la Savoureuse sur un axe nord-sud large de plus de 1 km entre Valdoie et Danjoutin. Au nord de la ville, on trouve des dépôts glaciaires du quaternaire et des strates issues du Viséen et Dévono-Dinatien[4],[5]. Une des conséquences de cette situation particulière est la couleur de la roche et donc de la terre. Ainsi à l'ouest de l'étang des Forges, elle est rouge (grès des Vosges), alors qu'à l'est, elle est grise (calcaire du Jura)[G 1].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

photographie de la savoureuse depuis le pont Carnot à Belfort avec en arrière-plan le théâtre du Granit
La Savoureuse vue depuis le pont Carnot, avec le théâtre du Granit en arrière-plan.
Article connexe : Savoureuse.

L'axe hydrologique principal de la ville est constitué par la Savoureuse[6]. Cette rivière de 40 kilomètres prend sa source au sommet du ballon d'Alsace et traverse la ville du nord au sud ; elle se jette dans l'Allan à Sochaux dans le Doubs. Dans sa traversée du centre-ville, les quais ont été aménagés pour permettre aux cyclistes et piétons de s'y promener. La ville se situe à quelques kilomètres de la ligne de partage des eaux entre la mer Méditerranée et la mer du Nord.

Climat[modifier | modifier le code]

Belfort est soumise à un climat semi-continental ou dit « dégradé »[G 2]. Elle subit, d'une part, des précipitations importantes tant en quantité qu'en fréquence et, d'autre part, des hivers rudes avec de fortes gelées et de la neige et des étés chauds et secs[7]. D'une manière générale, le climat de Belfort se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat belfortain en comparaison avec la moyenne nationale et quelques villes représentant les différents climats existant en France.

Tableau comparatif des données climatiques de Belfort[8]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Belfort 1 797 1 080 36 23 43
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Avec 1 080 millimètres de précipitations par an, la ville est une des plus arrosées du pays avec Pau (1 084 mm/an), Brest (1 109 mm/an) et Biarritz (1 483 mm/an). Ces précipitations ont lieu en moyenne 135 jours par an, dont 36 avec des chutes de neige. Elle bénéficie malgré cela d'un bon ensoleillement de 1 797 heures par an.

Les records de température maximale et minimale sur Belfort sont respectivement de 38 °C le 31 juillet 1983 et -21,4 °C le 1er janvier 1985. La température moyenne annuelle est de 9 °C.

Relevé météorologique de la station de Belfort (normales 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,8 1,1 3,5 7,9 13,7 11,1 12,6 9,4 6,2 1,7 −0,7 5,9
Température maximale moyenne (°C) 5,1 7 10,3 15,6 20 23,3 25,7 25,4 21 16 9,5 5,6 14,2
Record de froid (°C) −25,9 −25,4 −20,2 −7,2 −5,6 −0,1 0,8 4,4 −3 −8,2 −13,6 −22,6
Record de chaleur (°C) 17,2 21,4 25 29 31,8 35,5 38,9 38,5 34 29,2 22,3 19,1
Précipitations (mm) 97,7 86,7 88,7 72 99,7 85,7 81,2 88,1 96,1 106,1 99,3 119,9 1 121,2
Nombre de jours avec précipitations 12 11 12 11 13 11 10 11 10 12 12 13 139
Source : L'Internaute des Villes[9] et Lameteo.org[10]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

carte présentant les transports et zones d'activités principales de l'agglomération belfortaine
Belfort : transports et zones d'activités
carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Situation de Belfort au sein des voies de communications franc-comtoises.
photographie présentant l'entrée du hall voyageur de la gare SNCF de Belfort
La gare SNCF de Belfort.
Tramway de Belfort circulant dans les années 1930 dans le Faubourg de France.
Photographie montrant la plate-forme en béton lors des travaux du BHNS de Belfort devant la gare de Belfort
Plate-forme en béton lors des travaux du BHNS Optymo II devant la gare de Belfort, avenue Wilson
Tracé de l'EV6

Belfort se situe sur un axe de communication européen entre l'Europe du nord-est (Allemagne et Suisse) et l'Europe du sud-ouest (Espagne et sud de la France). L'autoroute A36, la ligne LGV Rhin-Rhône, la ligne classique Strasbourg-Lyon et le canal du Rhône au Rhin se superposent sur cet axe. Un second axe nord-ouest (Luxembourg et Belgique) sud-est (Suisse et Italie) se dessine autour de la RN 19 et la ligne de Belfort à Delle vers Bienne.

Parts modales des transports[modifier | modifier le code]

Belfort reste dominée par l'automobile, 65 % des déplacements sont effectués en voiture sur Belfort et son Territoire en 2010[B 1]. Cependant, la marche représente plus de 50 % des déplacements internes de la ville de Belfort[B 1]. En 2006, 70 % des déplacements domicile-travail dans la communauté d'agglomération belfortaine étaient réalisés en voiture[B 2]. Sur le même secteur et la même année, les modes doux tels que le vélo, la marche et les transports en commun représentent respectivement 3 %, 12 % et 8 % pour les navettes domicile-travail[B 2].

Axes routiers[modifier | modifier le code]

L'autoroute A36 Beaune - Mulhouse, qui passe au sud et à l'est de la ville, est l'axe principal la reliant aux autres villes françaises et étrangères. Elle a fait l'objet d'un élargissement sur l'axe Belfort-Montbéliard, passant de 2x2 voies à 2x3 voies de 2006 à 2008[11]. Le trafic y est élevé : en 2008, on comptait plus de 60 000 véhicules par jour entre les sorties de Sévenans et Belfort-Centre, entre 40 000 et 60 000 vers Montbéliard et entre 20 000 et 40 000 entre Belfort-Centre et Belfort-Glacis du Château et vers Mulhouse[B 3]. L'autoroute A36 est une des deux branches est de la Route Centre-Europe Atlantique. Une route nationale, la N19, passait originellement au centre de la ville. Elle est progressivement déclassée au profit de la route nationale N1019, passant au sud de la ville. Cette nouvelle route est aménagée en 2x2 voies[12], elle permet de rejoindre Paris, Nancy et la Suisse et constitue ainsi l'autre axe principal. En 2008, elle supportait un trafic compris entre 10 000 et 15 000 véhicules par jour entre les sorties Bavilliers et Grandvillars[B 3]. Le boulevard de contournement de la ville (l'ancienne route nationale N83) voit passer entre 15 000 et 40 000 véhicules par jour[B 3].

Liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville est équipée d’une gare principale, d’une halte ferroviaire (Trois-Chênes, sur la ligne de Vesoul ou Nancy), et dispose d’une gare TGV, la gare de Belfort-Montbéliard TGV sur la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, à une dizaine de kilomètres de Belfort.

Les TGV nationaux et internationaux desservent la gare TGV depuis le 11 décembre 2011, et rejoignent Dijon et Paris, Lyon et Marseille ou Montpellier, Strasbourg et Francfort, Mulhouse, Bâle et Zurich.

Les trains classiques et les TER complètent cette offre vers Montbéliard et Besançon, Mulhouse, Vesoul et Paris, Épinal et Nancy, et partent tous de la gare de Belfort (excepté le train de nuit Strasbourg - Nice et Port-Bou, unique train à ne pas avoir la gare de Belfort pour origine ou terminus).

En 2015, les trains suisses viendront à Belfort depuis Bienne, offrant une desserte ferroviaire régionale de la gare TGV. La remise en service de cette ligne Belfort - Delle ouvrira Belfort et son agglomération sur la Suisse, en particulier les villes de Delémont, Berne, Fribourg et Lausanne[13].

D'ici 2020, la ligne Épinal-Belfort pourrait être modernisée et électrifiée, permettant peut-être la liaison LGV Est - LGV Rhin-Rhône en gare de Belfort-Montbéliard TGV et de nouvelles relations directes par TGV vers Nancy, Metz et Luxembourg[14].

Voies aérienne et portuaire[modifier | modifier le code]

Belfort bénéficie de la proximité de l'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg (à environ 65 km) et de l'aéroport international de Zurich (à environ 165 km). L'agglomération belfortaine est équipée d'un aérodrome situé sur la commune de Chaux au nord de Belfort. Elle profite également de la proximité du port Mulhouse-Rhin à 40 km dont les plateformes multimodales reliées avec les transports routiers et ferroviaires permettent le transit international des conteneurs en provenance de Belfort.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Ancien réseau de tramway de 1913 à 1948[modifier | modifier le code]

Le réseau de tramways électriques de Belfort (TEB) est fondé en 1895. En 1898, sont mises en service les deux premières lignes de tramway allant de la gare à la mairie, et de Belfort à Valdoie. En 1912, les tracés sont repris par les chemins de fer d'intérêt local du Territoire de Belfort[15]. La ville sera alors desservie par un réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction électrique, qui fut en activité à partir de 1913. La dernière ligne ferma en 1948, évincée par le développement de l'automobile[C 1].

Réseau urbain et suburbain[modifier | modifier le code]

Les transports urbains sont représentés par le réseau de bus Optymo qui dessert tout le département avec 7 lignes urbaines, 7 lignes suburbaines, 12 lignes spéciales, 3 lignes directes[C 2]. Ce réseau est dense avec une fréquence cadencée à 10 minutes en journée sur le réseau urbain et de 20 minutes à toutes les heures sur le réseau suburbain. Une innovation de taille a eu lieu en 2009 : la possibilité de payer le ticket de bus par SMS, dispositif unique en France, cela pour faciliter l'accès aux usagers qui ne prennent pas régulièrement le bus. L'ensemble de sa flotte est doté de bus GPL[C 1], plus respectueux de l'environnement, ce qui lui a permis d'obtenir le Ruban du développement durable à la fin de l'année 2009[16]. En 2012, le réseau se distingue en étant le premier réseau français en termes de progression de la fréquentation : plus de 70 % en quatre ans. En 2011, plus de 8 millions de passagers ont emprunté le réseau Optymo[17].

BHNS[modifier | modifier le code]

Le 26 août 2013, Belfort et son agglomération se dotent d'un bus à haut niveau de service (BHNS)[C 3] adapté aux contraintes financières, et à la demande des voyageurs. Il propose cinq lignes de BHNS dont deux à une fréquence cadencée à 5 minutes et trois à 10 minutes ainsi que des lignes périurbaine cadencée à la demi-heure. Ce projet de BHNS Optymo II s'appuie sur une plate-forme TCSP de 4,5 km en centre-ville, des carrefours aménagés avec priorité aux feux tricolores munis d'un système d'aide à la conduite (SAC). Le matériel roulant sera renouvelé en 2017[18]. Le projet s'accompagne d'une rénovation urbaine du centre-ville[C 4].

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Belfort compte de nombreuses voies et bandes cyclables facilitant les déplacements à vélo dans la ville. Des voies de vélo permettent de rejoindre les communes de l'agglomération et de l'aire urbaine dont « la coulée verte du canal » permettant de rejoindre l'espace central de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle et l'agglomération de Montbéliard, la voie Belfort-Offemont-Vétrigne-Roppe, les voies Belfort-Valdoie-Lac de Malsaucy et Belfort-Valdoie-Éloie. Ce réseau local permet de rejoindre à quelques kilomètres l'EuroVelo 6 et se prolonge sur la liaison Belfort-Porrentruy en Suisse (Francovélosuisse)[B 4]. Depuis le 22 avril 2013, dans le cadre du projet de BHNS, 200 vélos en libre-service sont à disposition à Belfort. Répartis sur 21 stations, leur nombre sera porté à 270 en déployant des stations dans les communes limitrophes de la ville. Il est également prévu 700 vélos en location longue durée à Belfort et son agglomération[19],[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre historique de la vieille ville a connu plusieurs extensions en 1565, 1675 puis 1782[G 3]. Le centre-ville de Belfort s'est agrandi à l'ouest de la colline de la citadelle. Au XIXe siècle, la ville s'étend, notamment après l'arrivée des immigrés d'Alsace à la suite de la guerre franco-prussienne de 1870[G 4]. Des faubourgs sont aménagés sur la rive droite de la Savoureuse, comme les faubourgs de France, de Montbéliard, des Ancêtres, de Lyon ainsi que la gare. L'enceinte ouest et la Porte de France sont démolies pour ouvrir les commerces de la vieille ville sur le nouveau centre-ville naissant autour du Faubourg de France et de la gare. Des quartiers périphériques connaissent un essor important tels que les Barres, La Pépinière, Le Mont ou la Miotte à partir de 1939[G 5]. Le tissu actuel est dense et composé d'immeubles atteignant cinq ou six étages et de pavillons résidentiels.

Le baby boom, l’immigration venue du monde rural et des anciennes colonies d'après-guerre accroissent fortement les besoins en logement. C'est alors que sont construits de grands ensembles en périphérie de la ville, tels que les résidences au sud-ouest, les Dardel au nord de la ville, les Arsots au nord-est, à cheval sur la commune d'Offemont. Le quartier des Glacis du Château a été construit à l'est de la citadelle sur une zone peu urbanisée et qui, de fait, est à proximité immédiate du cœur urbain malgré l'obstacle que constituent les fortifications de la citadelle. Ces quartiers datent d'extensions entreprises en 1978[G 6]. Dans ces nouveaux quartiers, ce sont généralement des tours de quinze à vingt étages, de longues barres d'immeubles, quelques pavillons qui sont construits. Depuis 2007, ces quartiers connaissent de nombreuses opérations de restructuration et de réhabilitation (construction d'immeubles de quelques étages, de maisons de ville et rétablissement de commerces de proximité)[A 1].

Quartiers[modifier | modifier le code]

plan représentant la commune de Belfort et ses dix quartiers
Belfort et ses dix quartiers

En 1999, la mairie a divisé la ville en dix quartiers[A 2]. La Vieille Ville et le Centre Ville constituent le cœur urbain de la ville. Au sud se situe le quartier de la Pépinière ; à l'est, les Glacis du Château ; au nord-est, les Forges - la Miotte ; au nord, Belfort-Nord et Jean Jaurès ; au nord-ouest, le Mont - Les Barres ; et à l'ouest les Résidences - Bellevue et les Résidences - la Douce. Il convient d'ajouter à ces 10 quartiers la forêt du Salbert située au nord-ouest de la ville et rattachée à Belfort-Nord. Chaque quartier a un conseil qui joue le rôle d'instance d'information, de concertation et de débat en direction des habitants. Chaque conseil se réunit au moins une fois par trimestre sur l'initiative de son président.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville de Belfort compte 26 380 logements dont 24 621 résidences principales en 2008[D 1]. Du fait du caractère urbain, 20 885 logements sont des immeubles collectifs soit 85 % du parc total[D 1]. Les propriétaires représentent 31 % et les locataires 69 %[21]. Entre 2000 et 2009, 3 000 logements ont été construits à Belfort et dans sa première couronne dont 81 % de logements collectifs. La crise bancaire et financière de l'automne 2008 a entrainé une baisse de 15 points sur le prix des constructions de l'ensemble du Territoire de Belfort, cependant la baisse est sensiblement plus élevée dans le secteur périurbain que dans le cœur d'agglomération (Belfort et sa première couronne)[B 5]. En 2009, le prix du mètre carré pour un logement collectif neuf à Belfort s'élève en moyenne à 2 438 €, tandis que, pour la même année, il s'élève à 1 248 € pour les logements collectifs sur le marché de l'ancien[B 6].

En 2009, on compte 5 247 logements sociaux soit 25 % de parc total[B 7], cinq points de plus que les 20 % exigés par la loi SRU. Ces logements sont principalement concentrées dans les quartiers des Résidences et des Glacis du Château et représentent environ 4 000 logements[A 1]. La politique municipale vise cependant une répartition des logements sociaux dans l'ensemble des quartiers de la ville[A 1].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La rénovation urbaine du cœur-urbain en lien avec le projet de bus à haut niveau de service (BHNS) prévu pour 2013[C 4]. En 2012 est prévue la prolongation des zones piétonnes ; rive droite, le Faubourg de France jusqu'à la gare incluant son parvis et, rive gauche, des pont et boulevard Carnot jusqu'à la place d'Armes en passant par la place de la République[A 3] sera également piétonne. L'ensemble formera un axe piéton gare-place Corbis-Vieille Ville[A 4]. L'autre volet de la rénovation urbaine est celle des zones urbaines sensibles (ZUS). Les quartiers des Résidences et des Glacis du Château sont en cours de rénovation depuis 2007 dans le cadre du programme local de rénovation urbaine (PLRU)[A 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville se prononce [belfɔːʁ] bien que la prononciation vieillie ait été [befɔːʁ] ou [bɛfɔːʁ][22].

Une première mention écrite de la ville date de 1226, dans le Traité de Grandvillars, sous la forme latinisée Bellumfortum[F 1] ou française Belfort[23]. Il s'agit d'un composé fréquent des éléments Bel-, beau et -fort, forteresse, qui désigne généralement un « château fort » cf. Beaufort[24].

In castro de Belfort (1226), Castrum meum Bellofortem (1228), Mag. Willelmus de Belloforti clericus (1284), Biafort (1303), Ad ecclesiam de Belloforti/ecclesie Bellifortis (1342), Sloss/Statt und herrschafft Beffort (1492), Befurt (1644), Belfort (1659).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville est une composante essentielle de l'histoire du Territoire de Belfort. Le site du territoire est occupé depuis le Paléolithique. Cependant aucune place notable ne sera visible avant le haut Moyen Âge. La ville a toujours été un point de contact entre le monde rhénan et le monde roman et le territoire qu'elle occupe porte, à juste titre, le nom de Porte de Bourgogne et Porte d'Alsace.

Premières occupations du site[modifier | modifier le code]

Dès la Préhistoire, le site de Belfort est occupé. Les premières traces d'activités humaines remontent au paléolithique, des éclats de silex datant de 150 000 ans, ont été mis au jour, ce qui correspond à l'époque de l'Homme de Néandertal. Quelques outils datant de Cro-magnon ont été retrouvés. Au mésolithique, la présence de l'Homme moderne est plus probant et les sites se diversifient. Au néolithique, 21 villages sont recensés à proximité de Belfort. Le site des grottes de Cravanche, commune quasi-enclavée dans Belfort, a été révélé en 1876[F 2]. Il s'agit de l'un des sites locaux les plus remarquables où de nombreux objets et squelettes ont été extraits. Ils sont aujourd'hui exposés au Musée d'Histoire et d'Archéologie de Belfort[25].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant la conquête romaine en 58 av. J.-C., la partie est du Territoire de Belfort faisait partie de la Rauracie, le pays des Rauraques, dont le siège était Augusta-Rauracorum (Augst, près de Bâle) puis Bâle, tandis que la partie ouest, dont Belfort et d'autres localités, appartenaient à la Séquanie. En 58 av. J.-C., Arioviste et ses Germains, qui dominaient la région, ont été battus en un lieu que les historiens ne parviennent pas à situer, malgré la description qu’en fait Jules César dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules[F 3]. Ce pourrait être dans la plaine occupée par Belfort. Sous la domination romaine, la trouée de Belfort, lieu de passage entre le bassin du Rhône et la vallée du Rhin, est traversée par deux voies romaines importantes. La voie la plus au sud passe par Mandeure, Delle, Florimont en direction du Rhin, tandis que la plus au nord (Langres-Strasbourg) serpente au pied des Vosges. Des chemins secondaires quadrillent l’actuel Territoire de Belfort et l’un d’eux relie Mandeure, Bavilliers, Belfort, Offemont et rejoint la voie Langres-Strasbourg vers Rougemont-le-Château. Des villas romaines ont été construites à Offemont et à Bavilliers[G 7]. Des mosaïques et poteries issues de la Villa de Bavilliers sont exposées au Musée d'Histoire et d'Archéologie de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des grandes invasions au comté de Montbéliard[modifier | modifier le code]

Pendant la période des invasions barbares, de 250 à 500 environ, la région de Belfort voit s'installer de nombreux Germains de diverses origines comme le montre la toponymie : Francs, Vandales, Alamans, Burgondes[F 1]. Ils se romanisent rapidement. Le sud de l’Alsace, espace frontière entre les royaumes burgonde et alaman, ne connut guère la tranquillité avant que Charlemagne ne restaure l’ordre qui avait disparu avec l’Empire romain.

Lors de la dissolution de l'Empire carolingien entériné par le traité de Verdun en 843, Lothaire Ier hérite de Belfort et gouverne la Francie médiane. Par le traité de Prüm en 855, la Francie médiane est à son tour dissoute et Belfort échoit cette fois-ci à Lothaire II en tant qu'extrémité sud de la Lotharingie. Le traité de Meerssen en 870 éclate la Lotharingie et l'Alsace dont fait alors partie Belfort qui passe sous l'autorité de Louis II de Germanie puis son fils Louis III de Germanie. Le partage suivant est décrété par le traité de Ribemont en 880Charles III le Gros obtient, en récompense de son soutien à son frère Louis III de Germanie contre les héritiers de Louis II de France, des droits sur des terres vosgiennes aux confins de l'Alsace dont Belfort et une partie de la dignité régalienne en Lotharingie. À la suite de la déchéance de Charles III le Gros, l'Alsace (dont Belfort) est intégrée au royaume de France jusqu'à ce qu'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, la reprenne en 923. En 1042, l'empereur germanique Conrad II le Salique fonde le comté de Montbéliard et le donne à son vassal Louis de Mousson et de Bar qui devient le premier comte de Montbéliard d'Altkirch et de Ferrette. À la mort de son fils Thierry Ier de Montbéliard en 1105, le comté revient à Thierry II et le comté de Ferrette et d'Altkirch à Frédéric Ier de Ferrette.

tableau représentant Renaud de Bourgogne, sa femme et son fils remontant aux bourgeois de la ville de Belfort les lettres de franchise
L'octroi de la charte de franchise aux habitants de Belfort par Renaud de Bourgogne en mai 1307 d'Albert Maignan, 1880

Le traité de Grandvillars et la charte d'affranchissement de la ville[modifier | modifier le code]

photographie montrant une représentation d'un Conseil des Neuf au Moyen Âge
Représentation du Conseil des Neuf au Moyen Âge

La première mention du château de Belfort a été faite dans le traité de Grandvillars[E 1], le 15 mai 1226[E 2]. Le traité avait pour but de régler un conflit de territoire entre Richard III de Montfaucon et Frédéric Ier de Ferrette. Le château de Belfort est un relais du pouvoir des comtes de Montbéliard et devient progressivement un centre de gravité d'autres seigneuries environnantes, l'ensemble est alors nommé « Terre de Belfort »[E 3]. En mai 1307, le petit-fils de Richard III, Renaud de Bourgogne, comte de Belfort affranchit la ville de toute corvée et tout servage. L'ensemble est consigné dans la charte de mai 1307[E 4]. Les lettres d'affranchissement sont cher payées par les habitants du bourg : 1 000 livres estèvenantes, sachant qu'un cheval à l'époque en coûtait 6[E 5]. Cependant cette franchise ne s'accorde qu'à un espace précis : le château, le bourg et la ville et aux seules personnes présentes lors de la remise de la charte et à ceux que les Belfortains accepteront dans leur communauté. Cela exclut les autres territoires de la « Terre de Belfort » et les paysans qui y sont rattachés[E 6]. Elle prévoit également un conseil de neuf membres, le « Conseil des Neuf », à qui est confié le gouvernement et le pouvoir judiciaire[E 7]. Cette « zone franche » nouvellement créée a une incidence sur le développement de la ville. Artisans, marchands ou hommes de tout corps de métier affluent et s'installent en ville. Bien que leurs origines soient incertaines, ils semblent venir de régions assez proches à l'exception du comté de Montbéliard, clause de la charte[E 8]. La seule exception fut un affranchissement d'un couple par Alix, marquise de Bade en 1362[E 9]. La grande épidémie de peste noire, qui frappe l'Europe de 1347 à 1349, touche également les campagnes environnantes[E 10], réduit d'un tiers le nombre de serfs environnants[E 11] et accentue l'essor relatif de Belfort. En 1342, l'église de Saint-Denis est transformée en collégiale de 12 chanoines de 8 prêtres et 4 clercs. Ces douze lettrés donnent une réelle stature institutionnelle à la ville malgré sa petitesse[E 12].

Possession autrichienne des Habsbourg[modifier | modifier le code]

La ville devient par la suite une possession autrichienne. Alix (marquise de Bade) qui a hérité du château après la mort de sa mère, Jeanne de Montbéliard en 1350, lègue son héritage en 1373 ou 1375 à son neveu Léopold III de Habsbourg qui devient alors seigneur de la ville[E 12]. En pleine guerre de Cent Ans, Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, cherche une entrée dans le Nord Franche-Comté pour faire diversion et reprendre la Lorraine. Antoine de Vergy, alors maréchal de France, engage une attaque avec 4 000 soldats contre Belfort. L'armée met la ville à feu et à sang en juin-juillet 1431[E 13]. La paix sera retrouvée pour deux ans grâce à la médiation des clercs de Bâle, alors ville de la chrétienté très active[E 14]. Cependant les tensions restent vivaces avec les Bourguignons. En 1433, la ville subit plusieurs violentes attaques bourguignonnes. Cependant la ville se positionne dans un réseau de communication liée à l'Autriche et jouit aussi de la solidarité des seigneuries locales telles que celles de Thann, Delle, Masevaux, Altkirch et Ferrette à la suite de l'appel de Jean Fouquet de Soppe, bailli de la ville pour la maison d'Autriche. Des travaux de renforcement des défenses sont aussi engagés[E 15] ce qu'il lui permet de résister aux attaques. La menace pèse toujours et pousse l'Autriche à fédérer ses quinze villes alsaciennes en unissant les bourgeois des villes et les chevaliers nobles. L'« Union des bonnes villes » est scellée le 20 août 1433 par la fondation de deux ordres : le Landschaft ou « Communauté de pays », et la Société de l'écu de Saint-Georges. Il s'agit d'une première volonté des gouvernés d'être associés à la vie politique les concernant. En 1435, la paix d'Arras est signée entre Charles VII du Saint-Empire et Philippe le Bon et minimisent provisoirement la menace bourguignonne[E 16]. Les assemblées entre villes et chevalerie deviennent de plus en plus fréquentes. En 1436, le Landtag ou diète se réunit régulièrement et intégrera les prélats, le corps religieux[E 17]. Entre 1439 et 1445, les Écorcheurs de Charles VII de France, conduits par le Dauphin de France, Louis XI, ravagent l'Alsace. La ville est occupée. Les Bourguignons (1424 à 1431), puis les confédérés suisses (1468) feront encore de nouvelles intrusions dans la Porte d'Alsace.

En 1469, les Habsbourg et le duché de Bourgogne concluent le traité de Saint-Omer qui mentionnent l’abandon des territoires de la Haute-Alsace (dont fait partie Belfort) et de la Forêt-Noire contre une certaine somme d’argent de la part des Bourguignons. Ce rattachement n'est que provisoire puisque la Haute-Alsace est rachetée, contre 76 000 florins, par les villes de la « ligue alémanique » (Berne, Bâle, Strasbourg, et Mulhouse) au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, à l'occasion de la signature du « traité de Basse-Union », le 4 avril 1474. Quelques mois plus tard, la guerre de Bourgogne éclate et précipite la fin du duché et de l'État de Bourgogne en 1477, confirmant ainsi la domination de la maison des Habsbourg sur Belfort et l'Alsace.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Conséquences de la Réforme luthérienne[modifier | modifier le code]

photographie des vestiges du couvent des capucins à Belfort
Vestiges du couvent des Capucins transformés en parc urbain

En 1525 éclate la guerre des Paysans en Allemagne qui s'étendra jusqu'aux marges du Saint Empire. À la suite des idées véhiculées par le réformateur de l'Église Martin Luther, les paysans se révoltent, le 16 avril, partout en Alsace, forcent et pillent les monastères. La bande de Chaux dirigée par Jean André est constituée de quelques milliers d'hommes. Elle se dirige vers Belfort pour rattacher les habitants à leur cause et pour rançonner les chanoines. Alors que les autres bandes dans le reste de l'Alsace sont réprimées, un accord entre Jean André et les Belfortains est conclu le 25 mai[E 18]. Les pourparlers engagés par la suite entre paysans et nobles ne sont qu'une diversion de la noblesse pour apaiser la contestation. Jean André de Chaux, qui avait fui dans les Vosges, est arrêté, jugé et décapité en 1527[E 19]. Ainsi au XVIe siècle, Belfort se retrouve à la frontière des mondes catholique et réformateur et voit défiler nombre de Huguenots cherchant refuge auprès des princes allemands acquis à la Réforme protestante ainsi que des mercenaires engagés dans les guerres de Religion. En 1552, Henri II soutient les princes allemands face à l'empereur Charles Quint et prend des positions en Lorraine, notamment Metz, Toul ou encore Verdun. L'Autriche décide alors d'asseoir son autorité sur Belfort, placée en position stratégique pour contrer le monarque français. Les Habsbourg installent alors Jean-Ulrich de Stadion et l'élève au titre de Grand Bailli en 1563 en rachetant le gage au seigneur de Morimont[E 20]. La cité est donc directement administrée par l'Autriche. En 1619, l'archiduc Léopold V d'Autriche-Tyrol fait construire le couvent des Capucins.

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

tableau représentant le maréchal de la Ferté rentrant dans la ville conquise de Belfort en 1654
Le maréchal de la Ferté s'emparant de Belfort en 1654 d'Albert Maignan, 1880

Les tensions entre catholiques et protestants qui renaissent en Bohême plongent l'Europe dans la Guerre de Trente Ans. Les armées suédoises viennent porter main forte aux princes allemands protestants et pénètrent en Alsace pendant l'été 1632. Les villes alsaciennes sous autorité des Habsbourgs tombent une à une. Belfort capitule sans combattre le 5 janvier 1633. La ville est tantôt sous le contrôle suédois, tantôt français et tantôt du Saint Empire. En 1633, un chevalier lorrain libère Belfort au nom de l'Empire. En 1634, les Suédois siègent de nouveau devant Belfort, qui se rend après une longue résistance. À la suite de la défaite suédoise à Nördlingen, la Suède ne peut plus tenir ses positions en Haute-Alsace. Le Traité de Paris, signé le 1er novembre 1634, place les villes alsaciennes, sauf Belfort restant une possession autrichienne, sous la protection de la France. Louis de Champagne, comte de la Suze, a été placé gouverneur dans la ville voisine de Montbéliard. Rapidement il prend conscience de l'intérêt stratégique de Belfort et s'empare de la ville dans la nuit du 27 au 28 juin 1636[E 21]. Gaspard de Champagne, fils de Louis de Champagne, devient comte de la Suze à la mort de son père et hérite de Belfort alors ruinée par la guerre, la population a été divisée par deux et ne dépasse pas les 500 habitants. Il continue la conquête de la Franche-Comté appelée Guerre de Dix Ans. En 1648, le Traité de Westphalie met fin aux hostilités. Malgré une période troublée, le jeune comte de la Suze rétablit une stabilité dans la ville, modernise le château médiéval, développe la métallurgie au sud de la Vieille Ville dans le quartier nommé encore aujourd'hui le Fourneau. Belfort devient une ville française. En 1651, Gaspard de Champagne rejoint Condé et la Fronde. Finalement c'est le marquis Henri de La Ferté-Senneterre qui reprendra la ville le 7 janvier 1654 au nom du roi de France. En décembre 1659, le roi offre Belfort au cardinal Mazarin, dont sa nièce Hortense Mancini hérite deux ans plus tard. La cité est alors pleinement intégrée au royaume de France[E 22], tandis que Montbéliard reste une enclave des ducs de Wurtemberg et le reste de la Franche-Comté, espagnol[F 4].

tableau représentant Vauban et Louvier qui visitent les travaux de fortifications de la ville et citadelle de Belfort en 1679
Vauban et Louvois visitant les travaux de fortifications de Belfort en 1679 d'Albert Maignan, 1880

Fortifications de Vauban et nouvel essor de la ville[modifier | modifier le code]

Quand Vauban découvre Belfort en juin 1675, il donne une description négative de la villotte de cent vingt deux maisons et du château qu'il découvre[E 23]. Louis XIV l'a missionné pour établir une ceinture de fer sur les frontières du Royaume de France. La nécessité première de Vauban est d'agrandir la ville et la fortifier pour empêcher des possibles incursions allemandes. Il revient par deux fois à Belfort en 1677 et en 1679 avec son ministre de Guerre Louvois pour organiser le pré carré. En juin 1686, la Ligue d'Augsbourg se crée pour contrer les aspirations annexionnistes du Roi de France. Le grand projet de fortification de Belfort devient une priorité et Vauban s'attèle à la tâche en accélérant les travaux en 1687[F 5]. Les aménagements gigantesques entrepris, tels que la fortification de la ville en pentagone avec des tours bastionnées, la déviation du canal, dureront jusqu'en 1703. Le visage de Belfort a totalement changé en quinze ans, la cité a doublé de taille et la population passe de 1 200 à 4 000 habitants. La ville devient une important centre administratif, siège d'une délégation permanente d'Alsace[F 6]. Montbéliard, après une brève conquête par Louis XIV, demeure allemande. Elle se retrouve alors délaissée par l'administration royale et les grandes routes traversant la région vont se croiser à Belfort[F 7]. De ce nouveau nœud routier partent les routes vers Paris, la République de Mulhouse, Colmar, Bâle et Montbéliard.

aquarelle représentant le vieux Belfort en 1750
Le vieux Belfort en 1750, aquarelle datant de 1818

Belfort, possession du cardinal Mazarin[modifier | modifier le code]

Louis XIV offre la plupart de ses seigneuries alsaciennes à son Premier ministre, le cardinal Mazarin. Par le jeu des héritages et descendances, Belfort se retrouve sous autorité de Louise d'Aumont, duchesse de Valentinois par son mariage avec un Grimaldi, prince héréditaire de Monaco. Leur train de vie les pousse à prélever davantage de taxes au comté de Belfort pour faire face à leur endettement. Cette tutelle est difficilement supportable par les Belfortains qui engagent des avocats pour se défendre. En 1719, certaines prérogatives de la charte de 1307 sont rétablies, notamment l'élection du « Conseil des Neuf », mais au lieu d'être renouvelés tous les ans, les conseillers sont élus à vie. Des protestations éclatent et conduisent à l'expulsion de deux conseillers hors de la ville[E 24]. Ces enjeux politiques sont par la suite davantage des rivalités entre grandes familles de la ville, telles les Antonin, Viellard ou Migeon. Cette oligarchie bourgeoise est parfois plus riche que la noblesse environnante[F 8] ce qui entraîne des conflits d'intérêts entre la représentation municipale du « Conseil des Neuf » et la représentation ducale, le prévôt François-Bernardin Noblat. Les procès durent jusqu'en 1788. La donation au cardinal Mazarin est annulée le 25 juillet 1791, au moment des événements révolutionnaires au nom de la souveraineté nationale[E 25].

Époque contemporaine (1789-1914)[modifier | modifier le code]

Des événements révolutionnaires de 1789 aux guerres de la Révolution de 1792[modifier | modifier le code]

Les idées de la Révolution française gagnent Belfort. Un cercle de personnalités locales et régionales se crée avec Jean-Baptiste Kléber, son demi-frère Burger, les familles Parisot, Strolz, Antonin et Felemez. Kléber participe activement à la rédaction des cahiers de doléances du comté de Belfort. De ce fait, lui et le chanoine Lubert poussent Marc David Lavie à représenter le comté à l'Assemblée constituante en tant que député du Tiers état[E 26]. La Grande Peur, qui s'est propagée en France lors de l'été 1789, n'atteint guère Belfort, car la ville n'était pas assez rurale pour connaître les émeutes paysannes et pas assez citadine pour générer un mouvement de sans-culottes important[F 8]. Lors de la création des départements, le 26 février 1790, Belfort devient chef-lieu de district du Haut-Rhin. Le 21 octobre de la même année, l'affaire de Belfort éclate, scandale dû à quelques soldats du régiment de Lauzun et du Royal-Liégeois. Une quinzaine d'officiers royalistes tentent d'entrer dans l'hôtel de ville[26]. Kléber disperse les trouble-fêtes[E 27].

Le contexte de guerre opposant la France révolutionnaire face aux puissances monarchiques européennes, dont l'Autriche, inquiète les Belfortains. Les troupes ennemies se massent à la frontière du Rhin. Des doutes se lèvent sur la neutralité affichée de Frédéric-Eugène, duc de Wurtemberg et prince de Montbéliard. Sous impulsion du conseil municipal, un détachement de troupes de la garnison et la garde nationale de Belfort, deux canons, rejoints par 150 hommes de la garde nationale d'Héricourt se réunissent. Plus de 5 000 hommes se massent devant Montbéliard qui se rend sans combattre, étonné d'une telle incursion, étant donné la position pacifique du prince. Cependant cette entreprise locale est désavouée par deux commissaires du Haut-Rhin. En effet cette agression pourrait avoir des conséquences diplomatiques lourdes, le duché de Wurtemberg pourrait rejoindre activement la coalition monarchique liée contre la France. Or la victoire française à Valmy le 20 septembre 1792 évite à Belfort d'être sanctionnée et permet aux idées de la Révolution de gagner les Montbéliardais[E 28].

tableau représentant le commandant Lecourbe défendant la ville de Belfort en 1815

Belfort sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Au début du Consulat en 1800, Belfort est une sous-préfecture du Haut-Rhin. La défaite de l'Empire napoléonien à Leipzig entraîne l'occupation de Belfort, due à sa position de voie de communication. Le 24 décembre 1813, l'armée bavaroise s'installe devant la cité, elle est rejointe par des Autrichiens, des Cosaques et des Hongrois. Le siège est le plus long et un des plus durs que la ville ait connus, 113 jours sans ravitaillement. Le commandant Jean Legrand qui défend la ville se rend le 12 avril 1814. La ville est alors occupée par les armées autrichiennes jusqu'en juin 1814[F 9]. En mars 1815, Napoléon Ier s'échappe de l'île d'Elbe et reprend temporairement le pouvoir en France, la défense du Rhin est confiée au général Claude Jacques Lecourbe. Face aux armées autrichiennes, il résiste pendant 15 jours, du 27 juin au 8 juillet 1815. La défaite de Napoléon à Waterloo entraîne la cessation des hostilités à Belfort qui n'a subi que de faibles dégâts[F 9]. La ville évite ainsi une nouvelle occupation.

aquarelle représentant la place d'Armes dans le vieux Belfort en 1860
Le vieux Belfort : la place d'Armes en 1860

Nouvelles fortifications de Belfort sous la Restauration et la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

En 1822, un complot, qui part de Belfort, vise à détrôner le roi Louis XVIII ; cette tentative avorte. Le général François Nicolas Benoît Haxo est chargé de fortifier les défenses de la frontière dont Belfort. Il réalise le camp retranché aux monts de la Justice et de la Miotte. Les travaux du fort de la Justice commencent en 1826 et ceux du fort de la Miotte en 1831 après la venue du roi Louis-Philippe Ier à Belfort. Haxo renforce également la citadelle en créant des enceintes supplémentaires élargissant de fait la place forte de la cité[E 29]. Il remplace l'ancienne caserne construite par Vauban par une nouvelle à l'épreuve des bombes. Ces aménagements font appel à une importante main d'œuvre pendant les 20 années que durent les travaux, entraînant une augmentation de population d'un millier d'âmes et stimule le commerce. Ce nouvel essor décline lors de l'épidémie de choléra subie par la cité en 1832. La ville reste une sous-préfecture et le premier Journal hebdomadaire de la ville et de l'arrondissement de Belfort est publié en 1831[E 30]. Bien que ce journal soit apolitique, il reflète l'intérêt des Belfortains pour la vie politique. Les libéraux modérés dominent la ville et sont partisans de la monarchie constitutionnelle.

Second Empire et Siège de Belfort de 1870-1871[modifier | modifier le code]

tableau représentant le colonel Denfert-Rochereau défendant Belfort pendant le siège de Belfort de 1870-1871
Le colonel Denfert-Rochereau défendant Belfort pendant le siège de Belfort de 1870-1871 d'Albert Maignan 1880
photographie montrant une vue générale sur la ville de Belfort prise depuis la citadelle après le siège de Belfort en 1871.
Vue générale après le siège de Belfort en 1871
Article connexe : siège de Belfort.

La IIIe République est proclamée deux jours après la défaite de l'empereur Napoléon III à Sedan le 2 septembre 1870. Le Colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau est alors nommé par le ministre de la Guerre Léon Gambetta, commandant de Belfort, le 17 octobre 1870. Les deux hommes croient en une possible victoire face à la Prusse et poussent la résistance à outrance[E 31]. Les armées du général Von Treskow encerclent la ville dès le 4 novembre et le 3 décembre tirent les premiers obus. Le 28 janvier 1871, Paris capitule et l'armistice est signé entre la France et la Prusse[F 9]. Cependant Denfert-Rochereau poursuit la résistance malgré les morts, le manque de ravitaillement et les maladies, telle le typhus. Il rend les armes après 103 jours de siège le 13 février 1871. Plus de 100 000 projectiles ont été lancés, laissant la ville dévastée[G 8]. Avec le traité de Francfort négocié entre Otto von Bismarck, alors chancelier de l'empereur Guillaume Ier d'Allemagne et Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif français (il devient président de la République française fin août 1871), le 10 mai 1871, l'Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées à l'Empire allemand. Seul l'arrondissement de Belfort du Haut-Rhin reste français. Un préfet est nommé dès le 14 mai, faisant du Territoire de Belfort un département de facto[G 9].

De la naissance du Belfort moderne à l'aube de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Prussiens quittent la ville le 2 août 1873 et, un an après, on entreprend la construction des forts du Système Séré de Rivières, dont le fort du Salbert, autour de la place fortifiée de Belfort. Ils seront achevés vers 1885. En 1875, Bartholdi s'attèle à la réalisation du Lion de Belfort qui symbolise la résistance de la ville pendant le siège de la ville en 1870-1871. Son œuvre sera achevée en 1879. La ville connaît une hausse significative de sa population grâce à l'arrivée d'immigrés alsaciens dont la plupart suivent les activités économiques déplacées pour conserver leur accès au marché français, quelques-uns, plus rares, refusant l'annexion[G 4]. De 1870 à 1914, la population passe de 6 000 à 34 000 habitants[27]. Les deux tiers des nouveaux venus sont originaires d'Alsace. Paul Lévy écrit[28] : « À ce moment encore on y entendait des chefs d'usine interpeller leurs ouvriers dans le plus pur dialecte de Mulhouse, et, dans les rues, des[=ja] dont le circonflexe s'allongeait à n'en plus finir, et des jurons d'Alsace sonores comme des tambours, tandis que le Mülhauser Tagblatt arrivait tous les jours par ballots. Le lycée s'y recruta en partie parmi les enfants des communes allemandes du voisinage, qui venaient en foule y apprendre le français. ». En 1879, plusieurs sociétés industrielles alsaciennes installent à Belfort des établissements qui leur permettront de conserver l'accès au marché français dont la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM), fabriquant des locomotives, moteurs et alternateurs qui deviendra ALS-THOM en 1929 puis ALSTHOM, et depuis 1998 Alstom, ainsi que l'entreprise DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie) spécialisée dans l'industrie du textile. Cet important apport alsacien explique que les patronymes alsaciens soient aujourd'hui extrêmement communs à Belfort et dans les environs (par exemple, l'un des présidents du Conseil général se nomme Yves Ackermann, l'un des maires de Belfort, Etienne Butzbach, l'un des deux députés du département, Zumkeller…).

Époque contemporaine (1914 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec la Première Guerre mondiale, Belfort connaît son quatrième siège en l'espace d'un siècle. La place, de nouveau fortifiée quelques décennies plus tôt, accueille à l'aube de la guerre les 35e et 42e régiments d'infanterie, rejoints par les 171e et 172e régiments d'infanterie, doublant les effectifs. Lorsque la guerre éclate, les Allemands violent la neutralité belge pour attaquer directement Paris. Ils voulaient éviter d'attaquer à la frontière alsacienne fortement protégée par le Séré de Rivières des places fortes de Verdun, Toul, Épinal et Belfort. De fait, les 35e et 42e régiments d'infanterie marchent vers Mulhouse qu'ils prennent par deux fois mais sont rapidement repoussés. Le front se stabilise au sud du Sundgau pour s'y enterrer jusqu'en 1918[E 32]. Belfort se prépare dès le lendemain de la mobilisation à la guerre. Le Général Frederic Thevenet (1851-1927) fait évacuer les populations les plus exposées, ainsi que les ressortissants étrangers et représentants d'entreprises suspectées de traiter avec l'ennemi. Un laisser-passer est instauré pour les Belfortains restant sur place. La ville sera une ville de ravitaillement, qui vivra pendant quatre ans au rythme des soldats, des blessés et des convois funéraires. L'Union sacrée jouera son plein dans la ville où toutes les synergies militaires et civiles sont activées pour résister[E 33]. Les usines SACM auront produit cinq millions d'obus, fabriqués par deux équipes féminines[E 34]. Bien que les combats aient lieu à 15 km[E 35], Belfort est régulièrement bombardé par l'aviation, nouvelle arme militaire, et un canon longue portée, le langer Max, situé à Zillisheim[E 36]. La fin de la guerre le 11 novembre 1918 se traduira par une « fête nationale, […] même internationale, étant donné la présence des Américains »[E 37].

Entre deux-guerres : l'officialisation du Territoire de Belfort[modifier | modifier le code]

Le rattachement de l'Alsace à la France pose de nouveau le problème du statut de Belfort : est-ce que la ville doit réintégrer l'Alsace ? Administrativement, elle dépend depuis 1871 de Besançon pour les services de l'Éducation nationale et de Vesoul pour la Poste et les services fiscaux[G 10]. De même les paroisses belfortaines ont été rattachées à l'archevêché de Besançon. De plus la législation applicable en Alsace, pour partie héritée de celle allemande, mais qui surtout n'a pas connu les évolutions du droit français depuis 1871 et notamment la séparation de l'Église et de l'État, diffère de celle s'appliquant à Belfort. En outre, Belfort aurait été reclassé au rang de préfecture à sous-préfecture. Enfin, les élus locaux se seraient sans doute peu satisfaits de perdre l'autonomie politique acquise, et que soient prises à Colmar les décisions les concernant. Pour ces raisons, Belfort et son Territoire deviennent, en mars 1922, le 90e département[G 10].

Le 3 mai 1936, le Front Populaire remporte les élection législatives et Léon Blum est nommé président du Conseil[E 38]. La série de mesures sociales prises par les accords de Matignon, signés dans la nuit du 7 au 8 juin de la même année connaissent un écho particulier à Belfort. Fortement industrialisée, la ville connaît d'importants mouvements de grèves, notamment dans les usines Alsthom, à l'usine à gaz (centrale électrique), privant même la ville d'électricité, et à DMC. Ce mouvement s'est même étendu aux grands commerces comme les Galeries modernes, futures Galeries Lafayette et Monoprix. Les salariés cherchent à acquérir davantage d'avancée sociale[E 39]. Les employés de l'usine à gaz obtiennent, à titre d'exemple, une troisième semaine de congés payés, alors que les accords de Matignon n'en prévoyaient que deux[E 40].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, débutée en 1939, Belfort fait partie de la zone occupée et subit l'occupation allemande. Le secteur de la gare, nœud de communication ferroviaire, est régulièrement bombardée par l'aviation américaine engendrant des dégâts collatéraux, le quartier de la Pépinière sera presque entièrement détruit. Le ravitaillement est relativement assuré pendant l'occupation, cependant la stagnation du front en septembre 1944 complique la situation. À la fin du mois d'août, le gouvernement de Vichy s'installe dans le Territoire, le maréchal Philippe Pétain s'installe à Morvillars et Pierre Laval, son premier ministre, à Belfort même. Les miliciens et collaborateurs, qui les accompagnent, commettent des exécutions sommaires et autres actes mafieux au mois de septembre[E 41]. La Gestapo s'installe faubourg des Ancêtres, arrête, torture et exécute le résistant Henri Veit. Les Alliés sont stationnés depuis le 16 septembre sur la ligne de front Ronchamp-Pont-de-Roide.

Quatre convois de déportation ont quitté Belfort fin août 1944 vers l'Allemagne

Le 15 août 1944, les prisonniers politiques et alliés arrivés de l’ouest de la France par le convoi de Langeais et ceux du sud-ouest de la France sont internés au fort Hatry dans l'attente d'une déportation vers l'Allemagne. Ils resteront près de 15 jours enfermés dans la caserne avant d’être déportés en Allemagne par quatre convois :

Entre le 24 août et le 29 août 1944, 241 prisonniers sont libérés par petits groupes dans la ville[32].

  • le 5 septembre, 176 hommes sont déportés vers Buchenwald[33].
  • le 3 octobre, 60 détenus à la caserne Friedrich sont déportés vers Buchenwald[34].
  • le 17 novembre, un dernier transport de 89 hommes est dirigé vers Gaggenau, situé en Pays de Bade près de Rastatt au sud de Karlsruhe[35].

Afin d'éviter que les jeunes belfortains ne les rallient, ils sont réunis sous un prétexte au fort Hatry et raflés le 14 septembre 1944 pour être affectés au travail forcé dans les usines allemandes. Ils ne retourneront en France que peu avant la capitulation du Troisième Reich, le 8 mai 1945[E 42]. La Première armée française dirigée par le général Jean de Lattre de Tassigny est obligée de maintenir le front en attendant la réfection des voies de communication pour permettre le ravitaillement des armées. À la suite du renoncement de Tassigny dans les Vosges le 17 octobre, le général décide de reprendre le plan initial en libérant en premier lieu Montbéliard. Cette ville sera libérée le 17 novembre à la suite d'un plan secret établi par Tassigny laissant la voie ouverte à la libération de Belfort. Cependant le fort du Salbert, au nord-ouest de la ville, bloque l'accès à la ville. Le 19 novembre, une attaque est entreprise contre le fort. Pendant la nuit, 1 500 hommes des Commandos d'Afrique, armées de mitraillettes et de grenades, infiltrent la forêt du Salbert, supprimant silencieusement sur leur passage les postes de garde allemands. Les fossés sont descendus à la corde, les remparts escaladés à l'aide d'échelles démontables. Après cinq heures de marche, la colonne surprend la garnison du fort et la maîtrise rapidement. Le 20 novembre, à l'aube, dévalant les pentes du Salbert, les commandos, bientôt suivis des chars, pénètrent dans Belfort. Après deux jours de combats de rues, Belfort est libérée, le 25 novembre 1944. Le Territoire sera totalement libéré trois jours plus tard[E 43].

Des années d'après-guerre à nos jours[modifier | modifier le code]

Dès la libération de la ville, l'ancien maire Pierre Dreyfus-Schmidt (parti radical), ayant participé activement à la libération de la ville, retrouve son poste par arrêté préfectoral en novembre 1944. Il est confirmé dans son rôle par sa réélection en mai 1945[G 11]. Les cinq années d'après-guerre sont florissantes, grâce à la relance économique liée à la reconstruction. Patronat et syndicats s'entendent, avec par exemple la création du comité d'entreprise d'Alstom. Cette embellie est de courte durée et les usines locales connaissent des grèves, quasiment toutes les années, les plus sévères ayant lieu en 1950 et 1955[G 12]. Le décès de Pierre Dreyfus-Schmidt en 1964 entraîne une guerre de succession entre différents partis de sensibilité de gauche et du centre dont le Parti socialiste unifié (PSU), la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), le Parti communiste (PC) et le Mouvement républicain populaire (MRP). Ce conflit permet à Jean-Marie Bailly de l'Union des démocrates pour la République (UDR) d'accéder à la mairie en 1971[G 13]. Ceci et le relatif échec des événements de mai 1968 entraînent une chute du nombre de syndiqués à Alsthom passant de plus de 2 000 à moins de mille. La société Alsthom connaît également, l'année de son centième anniversaire, 60 jours de grève, appelée « Grève du Centenaire »[G 14]. En 1970, la ville s'engage dans des travaux de rénovation et d'embellissement, en passant par la rénovation des façades, l'aménagement ou le réaménagement de parcs urbains et le fleurissement de la ville[G 15]. La réalisation des différents projets a pris une trentaine d'années[36]. En 1983, Jean-Pierre Chevènement est élu maire de Belfort. Ses mandats et son rôle dans la vie politique du département ont marqué et marquent encore la ville[G 16]. Belfort fête en 2007 le 700e anniversaire de l'affranchissement de la ville par Renaud de Bourgogne et en 2011, les 130 ans du Lion, année où il a été enfin inauguré.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Belfort est la préfecture du département du Territoire de Belfort et chef-lieu de son unique arrondissement. Elle est également le siège de l'inspection académique du Territoire de Belfort rattachée à l'académie de Besançon. Elle est également la ville-centre de la communauté d'agglomération belfortaine.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de mai 2012, le taux de participation au premier tour est 75,16 % ; François Hollande (PS) obtient 29,50 % des voix, Nicolas Sarkozy (UMP) 23,07 %, Marine Le Pen (FN) 19,04 % et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) 13,02 %. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 75,48 %, François Hollande obtient 56,73 % des suffrages exprimés et Nicolas Sarkozy 43,27 %[37].

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de mai 2007, le taux de participation au premier tour est 81,37 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 29,76 % des voix, Ségolène Royal (PS) 28,08 %, François Bayrou (UDF) 15,54 % et Jean-Marie Le Pen (FN) 12,62 %. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 82,38 %, Nicolas Sarkozy obtient 51,14 % et Ségolène Royal 48,86 %[38].

Élection cantonale[modifier | modifier le code]

Les dernières élections cantonales ont eu lieu en 2008 et 2011. Damien Meslot (UMP) est élu dans la canton de Belfort-Centre depuis 1992, Christophe Grudler (Modem) dans le canton de Belfort-Est depuis 1998, Marie-José Fleury (PS) dans le canton de Belfort-Nord depuis 2011, Samia Jaber (MRC) dans le canton de Belfort-Sud depuis 2008 et Christian Proust (MRC) dans le canton de Belfort-Ouest [39].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Article connexe : liste des maires de Belfort.

Depuis 1944, la ville est principalement administrée par des partis politiques de gauche et du centre. Pierre Dreyfus-Schmidt du parti radical reprend son poste de maire dès la libération de la ville en 1944, il est réélu maire en mai 1945[G 11]. Seuls Jean-Marie Bailly et son successeur Pierre Bonnef, tous deux de l'Union des démocrates pour la République (UDR), parti de droite, accèdent à la mairie en 1971 et en 1977[G 13]. Jean-Pierre Chevènement a été maire de 1983 à 1997 sous la liste du Parti Socialiste. Puis à partir de 1992, il commence à se distancier du PS. Il sera réélu en 1995, sous la liste du parti politique qu'il crée, le Mouvement des citoyens. Il démissionne quand il devient ministre de l'intérieur au profit de Jackie Drouet. De nouveau réélu premier conseiller de la ville en 2001, il démissionne de son poste en 2007.

C'est alors que l'ancien maire de la ville Étienne Butzbach (PS, ancien MRC) reprend le poste. Il est réélu au second tour de l'élection municipale en 2008 avec 48,27 % des suffrages exprimés[A 5]. Le Conseil municipal est composé de 45 élus dont 34 sous le groupe Unis pour Belfort rassemblant diverses gauches dont Étienne Butzbach et deux groupes d'opposition, huit sous le nom Tous ensemble pour Belfort et trois, Un nouveau souffle pour Belfort[A 6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Belfort est la commune centre de la communauté d'agglomération belfortaine (C.A.B.) regroupant 94 492 habitants[D 2] en 2009. La commune de Belfort et la communauté d'agglomération sont membres du syndicat mixte de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle, regroupant 308 601 habitants en 2007 et dont Belfort est la plus grande ville. Ce pôle constitue le premier pôle régional[B 8].

Cantons[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en cinq cantons qui regroupaient 50 199 habitants[D 3], au 1er janvier 2009 :

Canton Population
canton de Belfort-Centre 10 280
canton de Belfort-Est 14 382
canton de Belfort-Nord 8 457
canton de Belfort-Ouest 9 006
canton de Belfort-Sud 8 074

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des maires de Belfort.

Depuis 1945, 12 maires se sont succédé :

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1946 Pierre Dreyfus-Schmidt RRRS  
1946 1958 Hubert Metzger    
1958 1964 Pierre Dreyfus-Schmidt URP  
1964 1971 Jean Legay    
1971 1974 Jean-Marie Bailly UDR Secrétaire d'État
1974 1977 Pierre Bonnef UDR  
1977 1983 Émile Gehant PS  
1983 1997 Jean-Pierre Chevènement PS Ministre
1997 2001 Jackie Drouet MDC  
2001 2007 Jean-Pierre Chevènement MRC Ancien Ministre
2007 2014 Étienne Butzbach MRC Conseiller Régional
2014 en cours Damien Meslot UMP Député

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

photographie montrant l'hôtel de département du Territoire-de-Belfort vue de face
L'hôtel de département du Territoire-de-Belfort
photographie du tribunal de grande instance de Belfort
Le tribunal de grande instance de Belfort

En tant que préfecture départementale, Belfort est le siège du conseil général du Territoire de Belfort. Les différentes instances sont réunies dans le quartier Vieille-Ville Fourneau sous le nom de Cité administrative.

Befort possède un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants[40].

La commune dépend de la cour d'appel de Besançon, du tribunal administratif de Besançon et de la cour administrative d'appel de Besançon [41].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Développement durable[modifier | modifier le code]

Belfort est engagée dans une politique de développement durable. Elle vise la réduction des gaz à effet de serre à hauteur de 20 %, une baisse de consommation d'énergie de 20 % et une utilisation des énergies renouvelables à 20 % des besoins. Concrètement, il s'agit de mettre en place des ampoules basse-consommation pour l'éclairage public, des LED pour les feux tricolores ou encore de rénover les écoles publiques afin qu'elle consomment moins d'énergie[A 7].

La Ville en lien avec la communauté d'agglomération et le département a également choisi des bus urbains GPL pour éviter au maximum le rejet de CO2. Les modes doux comme le vélo ou la marche sont privilégiés avec l'aménagement de voies et bandes cyclables et d'espaces piétons. Un projet d'éco-quartier est prévu dans le quartier du Mont-Les Barres, près de Techn'hom[A 8].

photographie du square Lechten à Belfort
Vue du square Lechten.

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville de Belfort compte de nombreux espaces verts avec 450 ha de forêts, dont celles du Salbert, de la Miotte, de la Justice ou encore les abords de l'étang des Forges et 150 ha d'espaces verts dont le square de la Roseraie, le square Lechten, le square Géant, le square Merloz, le square de Leonberg, le parc du Souvenir, le parc du Fort Hatry réaménagé, le parc François Mitterrand et le nouveau parc urbain des Ballons[A 9]. Belfort est également « Ville Fleurie Quatre Fleurs »[A 10]. Seules Mandeure et Montbéliard, dans la catégorie villes de plus de 5 000 habitants, ont obtenu cette distinction en Franche-Comté[42]. Toutes les plantes et fleurs de Belfort sont issues des serres municipales. Le projet de fleurissement couvre tous les quartiers de la ville et suit les quatre saisons.

Jumelage et coopérations décentralisées[modifier | modifier le code]

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

La ville de Belfort est jumelée avec cinq villes d'Europe et d'Afrique[A 11] (le ministère français des Affaires étrangères référence quatre de ces jumelages et les caractérise comme coopérations décentralisées[43]) :

Coopérations décentralisées[modifier | modifier le code]

Belfort a développé des projets de coopérations avec la ville de Mohammédia au Maroc, Boumerdès en Algérie et Hébron et Jérusalem Est en Palestine. Ces coopérations portent sur la gestion des collectivités, des échanges universitaires, éducatives et culturelles[43],[A 12] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Étude démographique de la ville de Belfort (population, âge, emplois, revenus, formations…).

Seuil de comptabilisation[modifier | modifier le code]

D'après l'Insee, au 1er janvier 2011, Belfort comptait 50 128 habitants (population municipale)[D 4]. Il s'agit de la ville la plus densément peuplée de la région, avec presque 3 000 habitants au kilomètre carré[D 5]. Son aire urbaine comptait 113 507 habitants en 2011, ce qui la classait 82° plus grande aire urbaine de France[D 6].

La population de Belfort peut être perçue sous différents prismes. La population municipale en 2009 : 50 199 habitants, soit la seconde ville la plus peuplée de Franche-Comté, derrière Besançon et devant Montbéliard et Dole. La population de l'unité urbaine en 2008 : 80 739 habitants, soit la troisième unité urbaine la plus peuplée de Franche-Comté, derrière Besançon et Montbéliard et devant Dole. La population de la communauté d'agglomération en 2009 : 94 492 habitants, soit la troisième communauté d'agglomération la plus peuplée de Franche-Comté, derrière Besançon et Montbéliard et devant Dole. La population de l'aire urbaine en 2011 : 113 507 habitants, soit la troisième aire urbaine la plus peuplée de Franche-Comté, derrière Besançon et Montbéliard et devant Dole. La population du Pays au sens de la Loi Voynet en 2009 : 308 601 habitants (incluant le bassin de Montbéliard), soit le premier devant Besançon et le Pays Dolois.

Évolution[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 50 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 593 4 400 4 210 4 738 5 753 5 687 5 617 6 664 7 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 510 8 101 8 400 8 030 15 173 19 336 22 181 25 455 28 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
32 567 34 649 39 371 39 301 40 516 42 511 45 625 37 387 43 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
48 070 53 214 54 615 51 206 50 125 50 417 50 863 50 128 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45].)
Histogramme de l'évolution démographique


Population par quartiers[modifier | modifier le code]

Les quartiers municipaux correspondent à plusieurs IRIS définis par l'Insee et repris par l'agence de développement du Territoire de Belfort (AUTB). En 2006, la population par quartiers[B 9] et par IRIS sont les suivantes :

Population des quartiers de Belfort en 2006

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Belfort présente des caractéristiques atypiques au niveau de la répartition hommes/femmes par âge. En effet, on observe un fort taux d'hommes pour les tranches 15-29 ans (5,4 points en plus) et 30-44 ans (2,7 points en plus). Ceci peut s'expliquer par l'offre de formation universitaire principalement tournée vers des formations techniques, mécaniques et industrielles, mais également par le marché de l'emploi orienté sur ces mêmes filières, ainsi que la présence de garnisons militaires. Ces ensembles attirent davantage les hommes que les femmes. Ce constat est le même à l'échelle de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle[B 10].

Pyramide des âges à Belfort en 2008 en pourcentage[D 7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
5,3 
75 à 89 ans
10,3 
10,3 
60 à 74 ans
12,3 
16,8 
45 à 59 ans
18,5 
21,4 
30 à 44 ans
18,4 
28,1 
15 à 29 ans
22,8 
17,8 
0 à 14 ans
16,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Belfort est située dans l'académie de Besançon.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

En 2012, Belfort compte 40 établissements relevant du premier degré, 16 écoles élémentaires (du CP au CM2) et 18 écoles maternelles, établissements publics[46] et 3 écoles primaires (élémentaires et maternelles) relevant du privé[47].

Liste des écoles maternelles publiques[A 13]

Liste des écoles élémentaires publiques[A 14]

  • École élémentaire Louis Aragon
  • École élémentaire Raymond-Aubert
  • École élémentaire Les Barres
  • École élémentaire Châteaudun
  • École élémentaire Émile-Géhant
  • École élémentaire Jules-Heidet

Listes des établissements privés du premier degré[47]

  • Institut Sainte-Marie
  • Cours Notre-Dame-des-Anges
  • Institut Saint-Joseph

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

En 2012, on dénombre à Belfort cinq collèges et trois lycées d'enseignement général et technologique publics, deux lycées professionnels privés[A 15], deux collèges et lycées d'enseignement général et technologique privés et un lycée professionnel privé[48]. Un lycée professionnel agricole se situe à proximité de Belfort sur la commune voisine de Valdoie[49] et un lycée professionnel privé sur la commune voisine de Bavilliers[50].

Collèges publics

Collèges privés

  • Collège Notre-Dame-des-Anges
  • Institution Sainte-Marie

Lycées d'enseignement général et technologique publics

Lycées d'enseignement général et technologique privés

  • Lycée Cours Notre-Dame-des-Anges
  • Lycée Sainte-Marie

Lycées professionnels publics

Lycées professionnels privés

Lycée professionnel agricole

Le lycée Condorcet est le plus ancien lycée de la ville. Situé derrière la gare, il fut créé juste après la création de facto du Territoire de Belfort en 1871 et ouvert à la rentrée 1873. Le « lycée national de Belfort » sera rebaptisé lycée Roosevelt après la Seconde Guerre mondiale, mais plus souvent appelé « lycée de garçons », jusqu'à sa dénomination définitive : « lycée Condorcet », en 1994[51].

Le plus grand lycée de la commune, en terme d'effectifs, est le lycée Raoul Follereau, accueillant 1600 élèves. Il fut ouvert en 1962 et regroupe actuellement les anciens lycées Cassin et Follereau.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'aire urbaine Belfort-Montbéliard compte plus de 6 000 étudiants répartis sur différents sites. L'université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), école d'ingénieurs, répartie sur trois campus de l'aire urbaine, dont Belfort, compte 2 555 étudiants[52] pour l'année 2011-2012. L'université de Franche-Comté est implantée aussi dans l'aire urbaine à travers l'UFR STGI avec 798 étudiants en 2011. Le département AES/Droit Léon Delarbre et le département des Sciences Louis Néel se situent à Belfort. L'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Belfort, comptant 104 étudiants[53] en 2010-2011, et la bibliothèque universitaire Lucien-Febvre sont implantés sur le site Marc-Bloch en centre-ville. L'IUT de Belfort-Montbéliard offre des formations en Informatique, Génie mécanique, Génie électronique (GEII) Techniques de Commercialisation (TC) et Carrières sociales et réunit 1 215 étudiants. La chambre de commerce et d'industrie abrite une école de commerce, École supérieure des technologies et des affaires (ESTA). L'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) est implanté aussi sur le site de Belfort du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard.

Les lycées de la ville hébergent des classes préparatoires scientifiques (filière PTSI/PT au lycée Raoul Follereau) et économiques (prépa HEC au lycée Gustave Courbet). Des lycées proposent également des brevets de technicien supérieur (BTS) dont le BTS MUC NRC assistante de direction au cours Notre-Dame et le BTS TPIL (Techniques physiques pour l'industrie et le laboratoire) à l'institution Sainte-Marie.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville et son agglomération accueillent plusieurs établissements de santé, le principal étant le centre hospitalier de Belfort-Montbéliard divisé en deux sites urbains sur les villes de Belfort et Montbéliard et d'un futur site médian situé au sud de Belfort prévu pour 2015[A 16],[54]. Cette offre de soins est complétée par la clinique de la Miotte[55] et d'autres établissements situés dans l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festivals de Musique[modifier | modifier le code]

photographie montrant la scène de l'Arsenal prise en hauteur depuis la citadelle montrant des personnes venant assister à un concert du FIMU
Scène de l'Arsenal depuis le Lion lors du FIMU

La ville de Belfort est animée par de grands rassemblements annuels, dont les Eurockéennes (depuis 1989) et le Festival international de musique universitaire (FIMU), depuis 1986. Celui-ci dure trois jours et se déroule dans la Vieille Ville, le week-end de la Pentecôte. Des centaines de concerts gratuits dans tous les genres, par des orchestres venus du monde entier, attirent 80 000 festivaliers en 2009, 75 000 en 2011 et 90 000 en 2012[56],[A 17]. Sur la presqu'île du lac de Malsaucy, les Eurockéennes de Belfort sont, elles, un des plus grands festivals de musique de France, réunissant 95 000 festivaliers par an. Elles accueillent des chanteurs et des groupes de renommée internationale[57],[A 18]. Depuis peu, un éco-festival a vu le jour : le Printemps des Artishows organisé par des étudiants et ouvert à tous[58]. Le deuxième fossé du château de Belfort accueille depuis 1980 des soirées musicales dans les batteries Haxo basses. Six concerts sont donnés gratuitement au public belfortain et de la région ainsi qu'aux touristes de passage, de la mi-juillet à fin août. Le Pôle des Musiques actuelles organise régulièrement des concerts à la Poudrière, à l'arsenal, aux pieds du Lion.

Festival de cinéma[modifier | modifier le code]

Chaque année, de la fin novembre au début décembre, a lieu le festival international du film Entre vues[59] : il s'agit d'un festival principalement consacré aux jeunes auteurs. Il se déroule au cinéma des Quais. Le festival du Film documentaire, en novembre, est organisé par la Médiathèque départementale.

Autres événements[modifier | modifier le code]

D'autres événements animent également la ville[A 19]. La foire aux livres a lieu de fin octobre à début novembre au cours de laquelle plusieurs centaines de milliers de livres d'occasion sont disponibles au Palais des Congrès de l'ATRIA et à la bibliothèque municipale des 4 As. Il s'agit de la plus grande foire aux livres de l'est de la France. La bourse aux minéraux et fossiles est organisée par le Club Géologique Belfortain avec de nombreux exposants proposant minéraux, fossiles, météorites et gemmes. Le marché aux puces de Belfort a lieu en Vieille Ville, le premier dimanche de chaque mois, de mars à décembre. Il s'agit de l'un des plus grands de l'est de la France. La "Passerelle des arts" a lieu le 15 août le long des quais de la Savoureuse, où des peintres travaillent en temps réel et exposent leur peinture. Belflorissimo est une manifestation organisée au mois de mai, la place Corbis accueille pendant trois jours paysagistes, fleuristes et exposants divers (artisanat, gastronomie, etc).

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

On compte plusieurs associations sportives dans la ville. On compte deux principaux clubs de football à Belfort, l'association sportive municipale belfortaine football club (ASMB) qui évolue en CFA groupe B (saison 2011-2012)[60] et l'association Sportive Belfort Sud (ASBS) qui évolue en CFA 2 groupe C (saison 2011-2012).

Le club de handball Belfort Aire Urbaine Handball évolue en Nationale 1 pour la saison 2011-2012[61]. L'équipe de hockey sur glace des lions de Belfort ou ASM Belfort Hockey est basée à Bavilliers et évolue en Division 3[62]. La danse sur glace est représentée par l'ASM Belfort Danse et Ballet sur glace[63].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville est équipée en outre de deux piscines couvertes, une en plein air et d'une patinoire, gérées par la Communauté d'agglomération Belfortaine[A 20], plusieurs gymnases dont le gymnase Le Phare d'une capacité de 1 500 places, de nombreux terrains de football, une base nautique sur l'étang des Forges[A 21] et d'un skatepark.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Belfort accueille plusieurs manifestations sportives chaque année. Le semi-marathon du Lion[64] est une course à pied de renommée internationale de 21 km sur bitume, entre les villes Belfort et Montbéliard. Les lignes de départ et d'arrivée sont inversées chaque année entre ces deux villes. En 2012, la 29e édition partira de Belfort[A 22]. D'autres manifestations athlétiques ont lieu telles que la Montée du Grand Ballon[A 23], course au départ de Belfort et à l'arrivée au Ballon d'Alsace située au nord du département, soit une course de 16 km et un dénivelé de plus de 1 000 m[65], la Transterritoire[A 24] et le Triathlon international, en 2013, la ville accueillera les championnats du monde longue distance en triathlon[A 25]. La ville fut 29 fois ville-étape du Tour de France de cyclisme. Elle sera la ville de départ de la 8e étape Belfort-Porrentruy[66] en 2012.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite est représentée par deux grands journaux régionaux, L'Est Républicain et Le Pays, avec chacun leur édition locale. Ils possèdent également des bureaux au centre-ville. Plusieurs radios nationales diffusent également des décrochages locaux, notamment RTL2[67] ou encore Fun Radio[68]. Des radios telles Omega[69] ou France Bleu Belfort Montbéliard[70] émettent localement leurs émissions. Il existe également la webradio étudiante de l'aire urbaine Superflux[71].

La mairie de Belfort édite également un magazine mensuel d'information communale Belfort'Mag, imprimé à 31 000 exemplaires par mois[A 26].

Religions et lieux de culte[modifier | modifier le code]

photographie de l'église Saint-Joseph
L'église Saint-Joseph.
photographie de la chapelle de Brasse de Belfort
La chapelle de la Brasse.
photographie du temple Saint-Jean
Le temple Saint-Jean.

Le christianisme et l’islam sont les religions les plus pratiquées par les Belfortains. Le catholicisme serait la branche du christianisme la plus représentée au côté des branches orthodoxe et protestante. Le judaïsme est également présent.

La ville est le siège du diocèse de Belfort-Montbéliard et de son évêque, bien que la « maison du Diocèse » se situe à Trévenans, commune au sud de Belfort. La ville appartient au doyenné homonyme et compte sept églises catholiques[72] dont la cathédrale Saint-Christophe, élevée par Jacques Philippe Mareschal dans la vieille ville. Au centre-ville se situe Notre-Dame des Anges, Saint-Louis dans le quartier Belfort-Nord, Saint-Joseph et la chapelle de Brasse dans le quartier Jean Jaurès, Sainte-Thérèse de LisieuxThérèse dans le quartier du Mont – Les Barres, Sainte-Jeanne-Antide dans le quartier Résidences – Bellevue et Sainte-Jeanne d’Arc dans le quartier de la Pépinière.

L'Église orthodoxe est représentée par la paroisse de la Résurrection du Christ implantée dans la ville depuis 80 ans[73]. Dans le quartier Jean Jaurès, un édifice affecté à ce culte, bâti en 1994, est fortement marqué par l'identité russe[A 27].

Belfort fait partie de la paroisse protestante luthérienne de Belfort-Giromagny[74]. Situé au centre-ville, le temple protestant luthérien Saint-Jean, inauguré en 1877[A 27], abrite un orgue polyphonique de haute qualité.

Située également en centre-ville, la synagogue de Belfort[75] a été ouverte au culte en 1857[76]. Elle présente une architecture remarquable rappelant celle de la Palestine et du fait des origines orientales du judaïsme, l'intérieur suit le rite mosaïque excluant l'usage de figures et de représentation d'emblèmes.

L'islam compte de nombreux lieux de culte. La grande mosquée Omar ibn al-Khattâb[77] aux Glacis du Château est un bâtiment de conception récente et moderne, ouvert depuis 2010[78]. Les autres mosquées sont la mosquée turque[79], la mosquée Koba[80] et la mosquée Es Sunna[81].

Économie[modifier | modifier le code]

Belfort est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Territoire de Belfort[82] et abrite l'École supérieure des technologies et des affaires (ESTA). Elle gère également le port fluvial à Botans sur le canal de Montbéliard à la Haute-Saône.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2005, le revenu moyen par unité de consommation s’élève à 17 900 € dans la communauté d'agglomération belfortaine, tandis qu'il est de 16 700 € dans celle de Montbéliard et 18 100 € au niveau national[D 8],[Note 4]. Les inégalités de revenus entre les deux communautés s'expliquent par deux phénomènes parallèles, à savoir le nombre important de ménages à faible revenu dans l'agglomération montbéliardaise et le phénomène de gentrification à Belfort, avec principalement l'installation de cadres entre 1999 et 2008 dans le cœur urbain[D 9]. Le centre-ville de Belfort se caractérise également par la présence de personnes vivant seules, notamment les étudiants et les diplômés, les couples avec enfants s'installent dans des pavillons résidentiels en périphérie des villes, tandis que les logements sociaux sont principalement occupés par une population défavorisée (chômeurs ou personnes non diplômées) ou immigrée[D 10].

Comparatif des revenus
Revenus[83] Revenus moyens par ménage[Note 5] Nombre de redevables de l'ISF Impôt moyen sur la fortune Patrimoine moyen des redevables de l'ISF
Belfort 13 856 € / an 140 5 181 € / an 1 440 236 € / an
Paris 25 948 € / an 59 915 189 612 € / an 37 367 973 € / an
Moyenne nationale 15 027 € / an 5 683 € / an 1 493 167 € / an

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de l'Insee de décembre 2007, l'ancienne zone d'emploi de Belfort était la 5e zone d'emploi la plus attractive du Grand-Est français (derrière Nancy, Metz, Strasbourg, et le bassin houiller) et se plaçait au 21e rang national sur 348 zones d'emploi métropolitaines, cette attractivité ayant été mesurée avant Techn'hom. En effet depuis le 1er juillet 2011, l'Insee a en effet redéfini le découpage des zones d'emploi en Franche-Comté. La cité du lion fait partie de la première zone d'emploi de Franche-Comté : zone d'emploi Belfort-Montbéliard-Héricourt avec 371 488 habitants soit 32 % de la population franc-comtoise et 144 535 emplois soit 31 % de l'emploi en Franche-Comté en novembre 2011[D 11]. Cette zone d'emploi recense plus de 8 300 cadres des fonctions métropolitaines, soit le nombre le plus élevé des zones d'emploi franc-comtoises, avec une forte concentration dans la recherche-conception. Cette répartition rapproche la zone d'emploi des aires urbaines de plus de 500 000 habitants (hors Paris)[D 12].

En 2006, la population active représente 23 550 personnes soit un taux d'activité de 68 % pour une population âgée de 14 à 64 ans, 6 % de retraités ou préretraités, 14 % de jeunes scolarisés (étudiants, élèves ou apprentis) et 12 % de personnes sans activité[B 12].

Répartition des actifs par CSP[83]
CSP Belfort France
Agriculteurs 0,1 % 2,4 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 4,2 % 6,4 %
Cadres, professions intellectuelles 12,9 % 12,1 %
Professions intermédiaires 22,3 % 22,1 %
Employés 30,6 % 29,9 %
Ouvriers 29,9 % 27,1 %

De même que de forts écarts de revenus existent entre les différents quartiers, les différences de formations sont également élevées, 23 % des Belfortains n'ont aucun diplôme, ce chiffre atteint 42 % dans les quartiers d'habitat social, principalement les Résidences et les Glacis du Château. Inversement 23 % des Belfortains sont diplômés de l'enseignement supérieur, ce chiffre grimpe à 36 % dans les quartiers du cœur urbain, à savoir Centre-Ville, Faubourg de Montbéliard, Chateaudun 1 et Vieille-Ville.

Population non scolarisée de 15 ans ou plus en pourcentage en 2006[B 11]

trois graphiques en barre représentant la niveau de scolarisation des personnes de plus de 15 ans ayant terminé leurs études à Belfort, en cœur urbain et dans les quartiers d'habitat social

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Belfort est le siège de la Chambre d'Agriculture du Territoire de Belfort. La Ville ne compte aucune exploitation agricole, mais on dénombre 250 agriculteurs dans le territoire l'entourant. L'ensemble des exploitants travaillent en périurbain étant donné la petitesse du Territoire et son caractère urbain. Un projet de fusion avec la Chambre d'Agriculture du Doubs, département limitrophe, est en projet pour janvier 2013[84].

Tissu industriel et de haute technologie[modifier | modifier le code]

La ville a toujours été tournée vers l'industrie. En effet, Belfort s'est en partie développée grâce à elle : l'entreprise Alsthom, Bull, ou l'usine à gaz. Aujourd'hui certaines industries ont fermé, comme Bull en 1993[A 28]. L'industrie de la ville s'est résolument tournée depuis vers les hautes technologies. La ville a lancé un programme d'action sur Techn'hom, à la suite d'importantes rénovations et améliorations déjà faites en 2009 qui se sont achevées en 2011. La SEMPAT, société mixte spécialisée en immobilier d'entreprise, créée par les collectivités locales il y a une vingtaine d'années[A 28], gère les parcs d'activité de Techn'hom proche du centre ville et de La Jonxion située au sud de la ville dans l'espace central de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle[85]. Elle est devenue une des sociétés d'économie mixte les plus importantes d'Europe[A 28]. La technopole Techn'hom accueille de grands groupes mondiaux tels que Alstom et General Electric Energy[86]. Alstom produit sur le site de Belfort les locomotives TGV et de fret, mais aussi les turbines à vapeur, alternateurs, supraconducteurs. General Electric Energy est spécialisée dans les turbines à gaz et cycles combinés, les centrales de production d'électricité, piliers de l'économie de la ville. Alstom compte 2 700 emplois et General Electric Energy 2 000 emplois. On note aussi la présence du groupe Nipson. Techn'hom concentre plus de 120 entreprises[87] et 7 500 emplois[A 29].

Administration publique, enseignement et culture[modifier | modifier le code]

L’administration militaire est représentée par le 35e régiment d’infanterie et compte 1 200 emplois. L’enseignement représente plus de 1 300 emplois. Les services municipaux emploient 300 personnes et les services départementaux, 520 personnes.

Le cœur urbain[modifier | modifier le code]

Le cœur urbain forme avec Techn'hom un double pôle urbain. Il est constitué du centre-ville, la vieille ville et le centre-sud. Il totalise 11 000 emplois générés par de nombreux commerces et boutiques, deux galeries marchandes (4 As et Faubourgs accueillant une Fnac) et un grand magasin (Galeries Lafayette). Un nouveau projet de galerie est envisagé dans le cadre de la rénovation des Galeries Lafayette[B 13]. Le cœur urbain représente 30 % de l'offre commerciale du Territoire de Belfort[B 14]. Le domaine de la santé est présent avec 2 000 emplois sur le site de Belfort du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard[B 15].

Les zones commerciales[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses agglomérations, des zones commerciales sont apparues à la périphérie de la ville. L'une d'entre elles s'est développée autour du centre commercial E.Leclerc qui a la particularité de se trouver en bordure de centre-ville et d'avoir un accès autoroutier dans le secteur centre-sud. Le cinéma des quais fait la jonction entre centre-ville et centre sud. Au sud de la ville, une zone commerciale s’est développée de manière empirique le long de l'ancienne route nationale N 19 parallèle à l’A36 entre la sortie Belfort-Les Résidences et la sortie Sevenans. On y retrouve de grandes enseignes de l’électroménager, de l’équipement de la maison, du sport, de l'habillement et une grande surface de distribution Cora. Le Pôle sud concentre 33 % de l'offre commerciale du département[B 14]. Au nord-est, la Porte des Vosges et la Porte de Belfort forment une zone en devenir autour du centre commercial Auchan à Bessoncourt, réunissant 13 % de l'offre commerciale totale du département[B 14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le centre ancien constitue un ensemble architectural homogène, dense et constitué de vieux immeubles d'habitation et d'édifices publics bien préservés. On note l'harmonie des couleurs des façades de la Vieille Ville et des faubourgs du Centre Ville, telles les couleurs rose Sologne, jaune Périgord, rouge Basque, bleu Morbihan ou encore vert Chartreuse[88]. Beaucoup de bâtiments sont construits en grès des Vosges. Belfort compte en outre 211 œuvres recensées au patrimoine architectural et mobilier par le Ministère de la Culture[89].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Belfort présente de nombreux monuments remarquables hérités de son histoire[90].

Le Lion de Belfort[modifier | modifier le code]

Le Lion de Belfort est l'œuvre du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, fait de blocs de grès rose taillés séparément puis assemblés contre la falaise calcaire du château. Il mesure 22 m de long et 11 m de haut. Les travaux ont commencé en 1875 et se sont achevés en 1880. Il a été réalisé en hommage à la résistance de Belfort lors de son siège de 1870 et à ses victimes[A 30]. Le Lion est couché au pied de la Citadelle, tête relevée tournant le dos à l'est, à l'Alsace perdue et à l'ennemi allemand d'antan. Il a été inauguré officiellement le 18 septembre 2011 lors des célébrations des 130 ans du Lion. Véritable symbole de la Ville ayant supplanté l'historique Tour de la Miotte, il est représenté sur le logo de la ville. De plus, on peut retrouver plus de 250 « lions » en Vieille Ville[91].

La citadelle de Vauban[modifier | modifier le code]

Point stratégique depuis le XIIe siècle, la Citadelle fut construite par Gaspard de Champagne, comte de la Suze à partir de 1648. Louis XIV confie à Vauban le projet de fortifier Belfort en se basant sur les ruines de l'ancien château médiéval. C'est l'unique exemple en France du deuxième système de fortification de Vauban. Puis à partir de 1817, le Général Haxo transforme le château en une forteresse moderne, en particulier en remplaçant la caserne construite sous Vauban par une caserne à l'épreuve de la bombe, que l'on peut voir au-dessus du Lion[A 31]. Les glacis du château, les batteries Haxo et la cour d'honneur sont librement accessibles ainsi que la Tour des Bourgeois, vestige du château féodal. Depuis 2007, le grand souterrain offre une visite moderne et patrimoniale en son et lumière sous le nom la Citadelle de la Liberté. L'ancienne caserne au sommet de l'édifice renferme le Musée d'Histoire et d'Archéologie de Belfort[90]. L'enceinte est encore partiellement érigée dans sa partie nord et sud. La Porte de Brisach, datant de 1687, est surmontée d'un fronton aux armes du Roi Soleil et a été conservée dans son état primitif. Les remparts qui l'entourent sont du XVIIe siècle.

Divers sites fortifiés[modifier | modifier le code]

photographie montrant l'entrée du fort du Salbert
L'entrée du fort du Salbert.
Article connexe : Fortifications de l'Est.

D'autres forts ont été construits, notamment au sommet des collines entourant la ville dont les forts de la Justice, de la Miotte et Hatry. Le fort du Salbert est une fortification de type Séré de Rivières datant du XIXe siècle. La visite en est dangereuse du fait des trous et des puits non sécurisés. La tour de la Miotte surplombe l'étang des Forges d'un endroit facilement accessible d'où on peut profiter d'un vaste panorama sur la ville et le massif des Vosges.

Monuments de la vieille ville[modifier | modifier le code]

Le quartier le plus ancien de la ville s'est développé au pied de la Citadelle. L'architecture est un héritage de l'Alsace avec des maisons à colombage aux couleurs vives et gaies. Sur la Place d'Armes se trouvent la Cathédrale Saint-Christophe et l'Hôtel de Ville. La Cathédrale, en grès des Vosges, a été construire en 1727 pour remplacer l'ancienne collégiale de Saint-Denis devenue trop exiguë[A 27]. L'hôtel de ville résulte d'un achat fait en 1785 auprès de notables et Jean-Baptiste Kléber fut chargé de sa transformation. La Salle d'Honneur, abritant les Cinq tableaux retraçant l'Histoire de Belfort, fut aménagée en 1810[A 27]. Le monument des Trois Sièges (1813, 1815 et 1870), Place de la République, est une œuvre posthume de Bartholdi érigée le 15 août 1913 en hommage aux trois défenseurs de Belfort : Jean Legrand, Claude Jacques Lecourbe et Pierre Philippe Denfert-Rochereau. Le monument est surmonté d'un groupe de quatre personnages symbolisant la France (avec le coq national) soutenant la ville de Belfort (épée à la main), un jeune combattant et une petite Alsacienne. La statue Quand-Même d'Antonin Mercié, située place d'Armes, représente également une Alsacienne en costume traditionnel soutenant un soldat d'une main et tenant, de l'autre, un fusil en direction de l'est. Le Musée des Beaux-Arts occupe la Tour 41 et les expositions temporaires des Musées de Belfort, la Tour 46.

Église Saint-Joseph[modifier | modifier le code]

photographie montrant principalement la tour de l'église Saint-Joseph
Église Saint-Joseph.

L'église Saint Joseph est de style néogothique en grès des carrières de Clairegoutte près de Lure. Située dans le quartier Jean Jaurès, elle fut bâtie entre 1893 et 1925[A 27] par les Alsaciens réfugiés après la défaite française de 1870 et l'annexion de l'Alsace dans l'Empire allemand. Elle est aujourd'hui la plus grande église du Territoire de Belfort, pouvant accueillir 3 000 personnes.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Belfort propose une offre culturelle variée et diversifiée à travers musées, écoles, institutions et associations.

Musées[modifier | modifier le code]

Article connexe : musées de Belfort.
photographie du musée d'Art moderne de Belfort
Musée d'Art moderne, donation Maurice Jardot
photographie de l'entrée de la Tour 46 de Belfort
Entrée de la Tour 46, salle des expositions temporaires des Musées de Belfort

Belfort compte trois musées et d'importantes collections par rapport à sa taille. Les trois musées détiennent le label « musée de France ». Le musée d'Art moderne regroupe 112 œuvres héritées de la donation de Maurice Jardot à la ville en 1997. Les œuvres présentées sont de Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque ou encore de Le Corbusier[A 32]. La Citadelle accueille le musée d'Histoire et d'Archéologie dont l'espace Bartholdi. Plus ancien musée de Belfort créé en 1872[92], il s'organise autour d'un fond archéologique de la vie quotidienne locale du Néolithique (les Grottes de Cravanche) à la période romaine, avec des poteries d'Offemont et les mosaïques de la Villa de Bavilliers et aux migrations germaniques (la nécropole burgonde de Bourogne). De larges collections militaires sont également exposées, comportant notamment des armes et uniformes issus des trois conflits franco-allemands. Depuis 2011, l'espace Bartholdi rend hommage au célèbre sculpteur[A 32]. Le musée des Beaux-Arts regroupe 150 œuvres à la Tour 41 autour des thèmes de l'allégorie, la peinture religieuse, la nature, les portraits et au sculpteur et peintre contemporain Camille Lefèvre[92]. Les collections datent du haut Moyen Âge à nos jours[A 32]. La Tour 46 accueille les expositions temporaires.

Théâtres[modifier | modifier le code]

Le théâtre Le Granit, scène nationale de Belfort, est un théâtre public qui propose 45 spectacles par saison en théâtre, musique, cirque et jeune public. Une salle y est réservée pour la création et les répétitions des groupes de théâtre accueillis par l'association La Coopérative orientée vers le théâtre contemporain. L'Espace Louis Jouvet, au centre-ville, accueille trois troupes : le Théâtre du Pilier, la Compagnie Cafarnaüm et la Compagnie François Jacob et également les associations estudiantines Comet[A 33]. Tréteaux 90 est une compagnie théâtrale réunissant une soixantaine d'amateurs[A 33]. Le Théâtre de marionnettes, fondé en 1981 par le biais de la Compagnie Une Poignée d'Images promeut l'art de la marionnette sous toutes ses formes[A 33]. Lieu de référence en France et en Europe, le Théâtre de marionnettes sera rénové à partir de mars 2012[93]

Danse, musique, arts plastiques[modifier | modifier le code]

Le Centre chorégraphique national de Franche-Comté se situe à Belfort[94]. Comme tous les CCN, il est un lieu de création, de production, de formation et de diffusion en danse contemporaine[A 34]. L'Orchestre d'harmonie de la ville de Belfort est né de la fusion en 2000 de deux anciennes troupes : la Lyre Belfortaine et l'Harmonie Alsthom. Soixante-quinze musiciens composent l'orchestre qui se produit dans toute la région, voire à l'étranger[A 35]. Le Conservatoire de musique et danse est un réseau de huit sites répartis sur tout le département. Il propose des formations diplômantes ou non en musique et danse, il compte 1 400 élèves et 90 enseignants[A 36]. L'École d'art Gérard Jacot a pris ses quartiers dans un ancien bâtiment de l'armée rénovée. Les arts plastiques y sont enseignés à tous[A 36]. Le Pôle de musiques actuelles est une association proposant régulièrement une programmation de musique clubbing, électro et rock[95] dans la salle de la Poudrière, d'une capacité de 235 personnes[A 37]. Le RockHatry, situé au Fort Hatry, est un lieu de ressources de musiques actuelles et de répétition pour le Pôle de musiques actuelles.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La ville de Belfort abrite plusieurs bibliothèques[A 38]. Le réseau de bibliothèques municipales de Belfort se divise en trois sites. La bibliothèque des 4 As, principale bibliothèque du réseau, est située en centre ville. Deux bibliothèques annexes de quartier complètent ce réseau, la bibliothèque des Glacis du Château et la bibliothèque de la Clé des Champs.

Le fond primitif de la bibliothèque contient une partie des livres des couvents des Capucins de Belfort, de Neuf-Brisach, de Thann et des couvents jésuites de Lucerne. La bibliothèque met à disposition de ses usagers plus de 250 000 documents et organise des expositions, des conférences, des lectures, des spectacles, des projections de films, des concerts et des rencontres avec des auteurs, illustrateurs ou réalisateurs.

La bibliothèque universitaire Lucien Febvre propose 20 000 ouvrages à la disposition des étudiants de l'Aire Urbaine[A 38].

Salles de cinéma[modifier | modifier le code]

Le Cinéma des quais (Cinéma Gaumont-Pathé) est un multiplexe regroupant l'ensemble des anciens cinémas de la ville. Ouvert en novembre 2002[96], il compte 14 salles et 3 030 places. L'offre cinématographique usuelle est complétée par l'association Cinéma d'Aujourd'hui proposant des films d'art et d'essai, une tournée sur 8 sites du Territoire de Belfort ainsi que des séances en plein air[A 39].

Salles de spectacles et concerts[modifier | modifier le code]

En centre ville, la Maison du Peuple est une salle de spectacle d'environ 900 places[A 37]. Cet offre est complétée à l'échelle de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle par le parc des expositions de Belfort-Andelnans[97] et la salle multimodale de l'Axone de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle à Montbéliard. D'une capacité de 6 000 places, elle est affectée aux concerts, spectacles et manifestations sportives[98].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas à proprement parler de gastronomie traditionnelle belfortaine, mais, la ville faisant partie de la Franche-Comté et historiquement de l'Alsace, les restaurants et commerces proposent les spécialités culinaires des deux régions. La friture de carpe peut être considérée comme une tradition, favorisée par le très grand nombre d'étangs des environs, mais ce n'est pas une exclusivité locale. Les raves râpées, salées et fermentées, utilisées de la même façon que la choucroute, font aussi partie des habitudes locales.

Récemment, bien que n'étant pas des recettes traditionnelles, des spécialités ont été proposées par des artisans belfortains[A 40]. Le brimbul est un apéritif à base de myrtilles. Cette baie, appelée brimbelle dans la région, est à l'origine du nom. L'épaule du Ballon est une épaule d'agneau entièrement désossée et délicatement farcie aux myrtilles. Le belflore est un gâteau contenant des framboises, des amandes et des noisettes. Les facettes sont des chocolats à l'effigie des différents symboles de la ville. La patte du Lion est un pain cuit en forme de patte de lion. La langue du Lion est une saucisse fumée ou une terrine de langues de veau et légumes.

D'autre part, Belfort se trouve à mi-chemin des deux zones d'Appellation d'Origine Contrôlée pour le munster (qui concerne quelques communes du nord du département du Territoire de Belfort) et le comté, dans le département voisin du Doubs. La ville a longtemps abrité une laiterie, au bord de l'étang des Forges, qui produisait notamment de la cancoillotte.

Enfin, un essai de culture de la vigne a lieu depuis quelques années sur le coteau de la Miotte, pour tenter de renouer avec la vieille tradition de production de vin qui existait autrefois presque partout en France, ne serait-ce que pour le vin de messe. Ce minuscule vignoble produit un vin blanc que l'on peut rapprocher de ceux du Jura.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : personnalités liées à Belfort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Belfort

Les armes de Belfort se blasonnent ainsi :

« d'azur à la tour crénelée et couverte d'or, ajourée et ouverte du champ, maçonnée de sable et girouettée d'argent, accostée des lettres B à dextre et F à senestre capitales aussi d'or, à la champagne cousue de gueules chargée de la croix de la Légion d'honneur. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Pierre Falga, « Les villes les plus accessibles aux handicapés », L'Express,‎ 9 février 2011 (lire en ligne)
  • Alexandre Bollengier, « Qu’est-ce que tu vas faire à Belfort ? », Le Monde,‎ 21 octobre 2008 (lire en ligne)
  • Philippe Viguie Desplaces, « Belfort marque son territoire », Le Figaro,‎ 30 janvier 2008 (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Tenoux, « Belfort en couleurs après sa rénovation », Le Monde,‎ 13 janvier 2007 (lire en ligne)
  • « Les 50 qui font bouger Belfort », L'Express,‎ 11 septembre 2003 (lire en ligne)

Revues[modifier | modifier le code]

Guides[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Petit Futé Belfort-Montbéliard 2005, Petit Futé,‎ 2005 (ISBN 9782746909489)
  • Collectif et Édith Campbell (dir.), La Route des Communes, Territoire de Belfort, C'Prim, coll. « La route des communes » (no 1),‎ 2004 (ISBN 9782915193046, OCLC 470197574)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoire

Géographie

Transports et communication

Histoire

Patrimoine

Sport et manifestations sportives

Politique et administration

Divers

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Distances calculées sur maps.google.fr.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Les études sociologiques menées par l'Insee et l'AUTB, l'Agence de Développement du Territoire de Belfort, portent principalement sur l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle.
  5. Les salaires médians présentés sont ceux des communes et non des communautés d'agglomération.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Béfort » [beˈfɔːʁ ] était une prononciation possible bien qu'aujourd'hui obsolète et vieillie.
  2. « Localisation de Belfort en Franche Comté », sur Geoportail, le portail des territoires et des citoyens (consulté le 20 avril 2012).
  3. « Positionnement de Belfort au sein de la Métropole Rhin-Rhône », sur le site de la Métropole Rhin-Rhône (consulté le 19 janvier 2012).
  4. « Carte géologique simplifiée de Montbéliard », sur le site de l'académie de Besançon (consulté le 27 décembre 2011).
  5. Carte géologique de la France au 1/50000e consultées sur InfoTerre (feuilles de Lure et de Belfort).
  6. « La Savoureuse », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (SANDRE),‎ 26 juillet 2011 (consulté le 20 avril 2012).
  7. « Le climat change, la Franche-Comté s'adapte », sur le site du conseil économique et social de Franche-Comté (consulté le 20 avril 2012).
  8. « Le climat de Belfort », sur le site internaute.com, société Benchmark Group (consulté le 20 avril 2012).
  9. « Le climat de Belfort », sur le site internaute.com, société Benchmark Group (consulté le 20 avril 2012)
  10. « Normales climatiques 1981-2010 Belfort », sur le site lameteo.org (consulté le 21 janvier 2013)
  11. « Élargissement de l'autoroute Belfort-Montbéliard », sur le site de la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR),‎ mars 2008 (consulté le 20 avril 2012).
  12. « RN19 et nouvel RN19 », sur le site du Conseil général du Territoire de Belfort (consulté le 30 avril 2012).
  13. « la liaison Belfort-Delle », sur le site de Réseau Ferré de France (consulté le 11 décembre 2011).
  14. « la liaison Épinal-Belfort », sur le site de la Liaison Épinal-Belfort (consulté le 11 décembre 2011).
  15. « Les Chemins de Fer Secondaires de France : Département du Territoire de Belfort. », le site de l'association Fédération des amis des chemins de fer secondaires,‎ 2008 (consulté le 18 avril 2012).
  16. « Lauréats 2009-2011 », sur le site des rubans du développement durable (consulté le 19 avril 2012).
  17. « Huit millions de voyageurs en 2011 », sur le site du journal Le Pays,‎ 14 janvier 2012 (consulté le 19 avril 2012).
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Cet article est reconnu comme « article de qualité » depuis sa version du 9 juillet 2012 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.